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Ombre et lumière

23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 06:30
     En France les châteaux forts se comptent par milliers. Nombre d'entre eux sont en ruine et souvent peu connus ou peu mis en valeur. D'autres ont la chance d'avoir une association de sauvegarde consolidant les murs et taillant les hautes herbes, c'est le cas pour celui-ci.
   Le château de Bressieux fut pour moi une révélation . Lorsque je l'ai découvert au milieu du 20ème siècle, j'ai de suite compris que les châteaux seraient "ma vie" .
  Voici l'un des 3 châteaux forts Français ayant fait de moi "un chevalier blogeur".
 

 

Département :   38 - ISERE

 

Le bourg :

   Situation :    (--> le voir sur une carte)

      Le village de Bressieux se situe à 25km à l'Ouest de Voiron et à 8km au Sud de La Côte Saint André, proche de l'aérodrome Grenoble-Saint Geoir.

   Le château de Bressieux est situé à égale distance (1km) entre Saint Siméon de Bressieux et Saint Pierre de Bressieux.

   Coordonnées du château :

45° 19′ 21″ N 5° 16′ 45″ E
 45.3225°  5.279167°

 

Le château :

      L'extérieur

L'arrivée

    Il y a plusieurs possibilités pour garer son destrier dans ce petit bourg, soit près de l'église ou de la mairie, mais c'est oublier qu'un château est souvent précédé par des remparts. En choisissant l'option "externe", je découvre une des portes fortifiées du bourg.

    Puis proche de la mairie et du petit musée, l'imposante tour du rempart.

Je suis dans l'ambiance !

 

La découverte

   Après avoir emprunté un agréable petit chemin en pente passant proche du cimetière et surtout d'un restaurant dont mes naseaux retiennent l'odeur , j'arrive sur le plateau à 520m d'altitude.   

Comme ce château fort est beau ! 

 

Le fossé

    Je ne vais pas vous montrer de suite le château, car je souhaite vous faire comprendre ce que ressent un assaillant. Le 1er obstacle est bien sur le fossé. Aujourd'hui, la végétation l'a partiellement envahi mais avec sa profondeur il diminue les velléités des attaquants. Sous les flèches des défenseurs, je pense que leur vision était déformée :) .

     Si l'attaquant remonte à l'extérieur du fossé, il est observé par les guetteurs sur les tours. Ses chances paraissent faibles d'utiliser la surprise.

    Et si l'envie saugrenu lui vient d'attaquer par l'autre coté, il doit affronter la haute et puissante tour extérieure qui est en réalité le donjon du château.

 

Rempart et plan

   En prenant un peu de recul dans la basse cour, je découvre le site castral. Pour comprendre l'architecture du château de Bressieux, je vous propose d'étudier le plan.

Ne vous semble t il pas curieux ?

* D'abord, il n'y a pas d'emplacement pour une poterne (voir vocabulaire).
* Et puis, le donjon n'est pas au centre bien protégé dans ses remparts mais à l'extérieur. Il participe à la défense du château. Ce n'est pas exceptionnel, au château de Guédelon et dans de nombreux châteaux Savoyards en Suisse ce style de construction existe, mais avec des donjons beaucoup plus puissants.
* Ensuite, il ne semble pas y avoir de tour cotés Sud-Est et Sud-Ouest créant un point de fragilité dans la défense.
* Par contre, ce vieux château possède une tour-porte d'une grande élégance mais curieusement placée dans un angle (comme pour participer à la défense). 

  

Le croquis

    Pour comprendre l'importance des tours encadrant la porte dans le système de défense du château et imaginer la difficulté d'un assaillant à l'approcher, je vous propose le dessin du site au 13ème siècle, (croquis admirable réalisé par Eric Tasset dans son livre sur les châteaux forts de l'Isère). 

 

Tours et porte d'entrée

Cette porte est le chef d'oeuvre du château de Bressieux.

   Il y a d'abord l'imposante ouverture ayant reçu des 2 vantaux majestueux, évidemment un pont levis (disparu) était la 1ère défense, puis une herse retardait les assaillants.

   Ensuite, il y a 2 tours rondes encadrant l'entrée. Elles comportent de hautes archères droites pour la défense éloignée, puis un crénelage avec mâchicoulis (voir vocabulaire) pour la défense de prêt.

 

Particularité architecturale

    Avec l'amélioration de la puissance des armes de jets, les défenseurs en haut des créneaux pouvaient facilement être touchés par les flèches des assaillants. La solution a été de rehausser les courtines et les tours.

    Conséquence de la rehausse : Les 2 tours en briques rouges encadrant la porte d'entrée comportent les traces des anciens créneaux.

 

    Dans le château fort :

La porte d'entrée (encore !)

     En entrant, ma première réaction et d'admirer (à nouveau) les 2 tours d'entrée. Quelle chance qu'elles soient un peu ruinées, elles révèlent leur intérieur sobre, non habitable mais fonctionnel pour la défense. Les fenêtres ont évidemment été ouvertes après l'époque médiévale, pour donner plus de lumières aux sombres constructions du moyen âge.

 

La cour et les bâtiments

      Dans une ruine je ne m'attends jamais à de luxueux bâtiments et c'est sans surprise que je découvre cette cour emplie de détails fascinants !

   Il y a d'abord les vestiges des murs des communs et de la cave à glace (voir le plan) et surtout au fond, les habitations seigneuriales avec les restes de cheminées, de coussièges (voir vocabulaire), de portes etc.. Un bonheur pour un admirateur de ruine comme moi.

   Dans les cuisines il y a des traces de four et l'inévitable puits.

 

Le donjon

    Point de château fort sans une puissante et magnifique tour maîtresse souvent nommée : Donjon. Elle est haute, partiellement habitable et surtout elle est ouverte à la visite. Mais avez vous remarqué quelques détails ?... Regardez la mieux.

1 - Il n'y a pas de crénelage. Cette tour a été arasée. Elle devait être belle il y a 6 siècles !
2 - Des archères droites et courtes protègent la longue courtine.
3 - L'ouverture basse avec l'escalier en fer est récente.
4 - L'ouverture en arc brisé était la porte au moyen âge.

 

L'interieur du donjon

   Sa découverte commence par une salle basse devant être le ratier (à vérifier). Elle est sombre et devait servir de cave. Puis vient la montée aux étages en empruntant un escalier dans l'épaisseur du mur. En moyenne, les murs de ce donjon ont une épaisseur de 2 mètres.

   A l'étage intermédiaire, je retrouve la porte médiévale. et au sommet j'ai une vue imprenable sur le logis, puis la cuisine avec le puits et enfin les magnifiques tours portières.

 

 

Histoire du château :

* Vers l'an 800, une petite fortification semble être construite sur une colline au Sud Ouest (à vérifier).
* En 1025, un premier château (en bois ?) semble avoir été construit par le seigneur Bornon.
* A la fin du 11ème siècle (?), le seigneur Aymard Ier fait  creuser un fossé circulaire pour protéger la motte fortifiée.
* En 1107, un texte cite le château de Bressieux (castrum Bressiacum) relevant de l'archêque de Vienne.

* En 1164, Aymard III, seigneur de Bressieux, fonde une abbaye à Laval Bénédite (2km au Sud du château).
* En 1189, Aymard III part pour le 3ème croisade.
* A la fin du 12ème siècle, le seigneur Aymard III fait  construire un château en galets roulés.
* Au milieu du 13ème siècle, le seigneur Aymard VI fait araser partiellement les mur en galets roulés et reconstruit le château en briques.
* Vers 1260 (?), un rempart entoure le village. Cette fortification comporte 8 tours (à vérifier).
* En 1276, construction du donjon et agrandissement du fossé.
* En 1327, Hugues de Bressieux rend hommage pour son château et ses terres au Dauphin du Dauphiné (voir liste des Dauphins).
* En 1402, après 4 siècles de règne de la lignée des seigneur de Bressieux, Geoffrey meurt sans héritier mâle (il a eu 7 filles ). Château et terres reviennent à son petit fils : Humbert de Grolée.
* En 1424, Humbert de Grolée meurt à la bataille de Verneuil.
* En 1538, après être revenu victorieux des campagnes d'Italie, Aymard Antoine de Grolée reçoit dans son château de Bressieux le roi de France François Ier (voir liste des rois).
* En 1612, le roi de France élève la baronnie de Bressieux en Marquisat (voir titre de noblesse).
* En 1792, les révolutionnaires chassent le propriétaire.
* En 1966, le dernier propriétaire du château en fait don à la commune.
* En 1904, la ruine est classée aux Monuments Historiques.
* En 1981, création d'une Association de Sauvegarde du Château de Bressieux.
* De 1983 à 1992, fouilles archéologiques.
* En 1992, ouverture d'un musée dans le petit village montrant les résultat des fouilles.
* Au 21ème siècle, la découverte et la visite de la ruine sont libres et gratuites. Le risque de recevoir une pierre est minimal. Cette ruine est fragile, veuillez ne pas monter sur les murs ni tenter de faire de l'escalade .

 

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 06:30

 

Département :   31 - HAUTE GARONNE

 

Le bourg :Là haut, sur la colline, mon graal !

   Situation :   (--> le voir sur une carte 

      La commune de Roquefort sur Garonne est située à 25km au Nord-Est de Saint-Gaudens, à 9km au Sud-Ouest de Cazères, à la confluence de la rivière Salat et de la Garonne.

  Coordonnées du bourg :

43° 9′ 55″ N 0° 58′ 29″ E
 43.165278°  0.974722°

 

Le château :

      L'extérieur :

L'arrivée

      Dans le village, situé à 260m d'altitude, j'ai un picotement de castellologue m'obligeant à lever la tête. Évidemment, sur la colline à 150m plus haut, une magnifique ruine me nargue.

    Sous le lourd soleil du sud de ce département, j'entame une montée dans la rocaille et les épineux. Les petits dragons (que vous nommez lézards), peu habitués à un chevalier Dauphinois lourdement armé, fuient prestement laissant la ruine inhabitée.

 

La montée

    Rapidement, je découvre le premier rempart. Il est certes très en ruine mais enrichissant. Le mur est peu épais, linéaire avec des pierres pauvrement taillées et peu jointives. Curieusement,  il n'y a aucune trace de bouche à feu ou canonnière (voir vocabulaire). Ce château a du être abandonné avant la fin du 15ème siècle.

    Quelques archères droites rudimentaires apparaissent mais sans logique de défense efficace. La faible hauteur ne laisse pas présager de la présence de hourdage ou autre système en encorbellement

 

   L'intérieur :   

Que de couleurs devant cette grise ruine !Les courtines du château

      Quelques dizaines de mètres plus loin, des parois puissantes sont en équilibre au bord de la falaise. Les murs semblent plus épais et des trous de boulin animent un peu ses grises parois hélas arasées.

  Enfin, je trouve une porte pour entrer dans le palais; J'avais l'appréhension de rester dehors .

 

Logis et donjon

     La divination et la déduction sont les qualités à posséder dans ce château, car les pans de murs sont peu parlants et les salles impossible à nommer avec certitude. Pourtant il est possible de voir :

- Une construction posée sur le rocher.
- Un alignement ayant supporté un plancher.
- Des archères droites et courtes.
- ...

 Ce site très ruiné comporte une belle surprise : Une salle voûtée.... Est ce la citerne ?

       Il y a encore beaucoup à découvrir au milieu des pans de murs car le site est imposant. Il suffit de regarder cette vue satellite.

  Je vous laisse à vos rêveries et je cherche un beau rocher pour poser mon séant et admirer le magnifique panorama.

 

    
Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction d'un château  pour surveiller les 2 vallées. Une famille Roquefort est citée dans les textes.
* En 1213, durant la croisade des Albigeois, les troupes de Simon de Montfort prennent le château.
* Au 14ème siècle, le château est possession de la famille de Comminges.
* A la fin du 14ème siècle, il semble qu'un rempart extérieur soit construit.
* Au 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite. Étant sur une propriété privée, il est conseillé de respecter ce lieu. Le risque de recevoir une pierre est important.

L'un des plus grands plaisirs durant la découverte d'une ruine de château fort

 

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 06:30

 

Département :   66 - PYRENEES ORIENTALES 

 

Le bourg : 

  Situation :   (--> le voir sur une carte)

       Le petit bourg de Caudiès de Fenouillèdes se situe à 55km au Nord-Ouest de Perpignan et à 12km au Sud-Est de Quillan.

    Le hameau de Fenouillet est à 5 km au Sud de Caudiès de Fenouillèdes.

  Coordonnées du château :

42° 47' 25.57" N 2° 22' 49.336" E
 42.790436°  2.380371°

 

Le château : 

      L'extérieur  :

L'arrivée

    Le spectacle est incroyable en arrivant dans ce fond de vallée. Une ruine s'accroche par magie au rocher et se fait presque son double.

  La face Nord est très abrupte, je pressens qu'il faut faire le tour pour trouver un sentier "grimpable"..

 

Il est là !

    Le sentier sur la face Sud légèrement pentu serpente dans une végétation odorante. Mon Graal est au bout, magnifique et  ..... en ruine (mais vous vous en doutiez chers lectrices et lecteurs perspicaces ).

Quelle curieuse ruine !

 

    Elle ne ressemble pas aux classiques architectures parallélépipédiques des châteaux du 13ème siècle. Sa forme épouse le tracé submittal de la colline et fait corps avec le rocher. Les courtines sont "courtes" et les tours rondes sont ni flanques (voir vocabulaire), ni extérieures.

  Je suis "déboussolé"  car cette ruine diffère beaucoup de mes certitudes et repères médiévaux.

   C'est grâce à ce plan que je comprends le château de Sabarda.

 

Le plan

  Le château mesure 19m de long pour 10m de large avec des courtines de 8m de hauteur.

 Légende :

1 - Rampe accès puis porte,
2 - Plate-forme,
3 - Baie,
4 - Galerie naturelle aménagée,
5 - Vestige d'une petite fenêtre chanfreinée,
6 - Tour semi-circulaire (mon imaginaire croit distinguer un crénelage),
7 - Tour talutée avec un mur de 1,2m d'épaisseur.

 

    L'intérieur :

  Évidemment, point de luxe dans ce château qui  a certainement été une fortification de surveillance pour soldat.
   Les murs sont épais avec un remblai de pierres de rebut ou d'éclats de taille. Différentes tailles et qualité de pierres ont été utilisés certainement pour des aménagements sur plusieurs siècles. 

 

 
Histoire du château :

* En 1109, Guilhem Petri, Vicomte (voir titre de noblesse) de Fenouillet, rend hommage au Comte de Cerdagne pour son château et son rocher fortifié de "Samardana".
* En 1117, Guilhem Petri rend hommage pour ses teres et châteaux et Raimon Berenger.
* En 1209, début de la croisade contre les Albigeois. Le château ne semble pas avoir souffert de ces années de luttes entre les Cathares et l'armée du Roi de France (voir liste des rois).
* En 1290, le château de Sabarda figure dans la liste des fortifications du Roi de France Philippe le Bel.
* A la fin du 13ème siècle, sur ordre du roi, le Sénéchal de Carcasonne assigne des gardes à Sabarda.
* Au début du 14ème siècle, Pierre de Scoys est châtelain de Sabarda.
* Vers 1320, les fortifications du château sont amélioré et des armes de tir (carreaux d'arbalète) sont stockés.
* Vers le milieu du 15ème siècle (?), le château semble abandonné.
* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite.Le risque de recevoir une pierre existe, et les salles enterrées sont des pièges importants.

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 06:30
 
   Il m'arrive parfois d'être sans voix devant une ruine ou plutôt sans mot. Elle est belle, elle est extraordinaire, elle est unique mais parfois, elle est si originale que je ne sais que penser ou décrire.
  L'église fortifiée de Woël en Lorraine est dans ce cas. Je vais donc laisser les images vous envoûter et mes mots vous... heu... "coquiner".
 


Département :    55 - MEUSE

Le bourg :  
      Situation :   (la voir sur une carte)
   Le bourg de Woël est situé à 30km au Sud-Est de Verdun et à 45km au Nord de Commercy, et à 40km à l'Ouest de Metz.

    Coordonnées du bourg :

49° 2′ 24″ N 5° 43′ 49″ E
 49.04°  5.730278°


L'église:
    L'extérieur :
Devant la belle
Elle est là devant moi, cette église qui figure sur de nombreuses notices vantant la beauté de cette région.
   L'église fortifiée de Woël est l'un des 3 sites que je voulais découvrir durant ma croisade Meusienne (ou Meusoise ?).
   Curieusement, je suis sans acte de folie .... Pourtant grâce à cet article, vous savez comment j'ai l'habitude de découvrir une fortification médiévale... et de faire des folies.

Proche d'elle

Suis je impressionné ou ai je peur d'être déçu ? 

  Je ne sais, alors je marche lentement dans l'herbe pour mieux ressentir les pierres.

Je suis à ses pieds
   Comme devant une belle que l'on veut séduire , je suis à ses pieds pour mieux la contempler et lui montrer que je ne veux faire qu'un. Mais elle se refuse toujours .
   Alors, coquin je deviens et je regarde sous sa jupe  (qui est en réalité un hourdage - voir vocabulaire).

Elle résiste
    Elle m'a vu trop empressé, alors, je recule un peu pour lui montrer mon respect.... (Ce n'est pas facile de séduire une beauté )
    Je la contourne pour trouver une faille dans ses doutes (Les hommes sont ainsi, séducteurs point romantiques ).
    Il y a bien ce sourire (ouverture avec meneau), mais les trous de boulin en dessous (vestige d'une passerelle ?) ne sont pas suffisants pour accrocher mon échelle de corde comme Roméo sous le balcon .

Vais je la pénétrer ?
    Alors, tel un goujat , je cherche à la prendre de force en pénétrant par cette entrée. Mais close elle est. Alors épuisé, je me laisse attendrir par son diadème (un linteau sculpté), et ses dentelles (autre sculpture sur le piédroit).
 
J'ai presque réussi
    Profitant de sa faiblesse passagère, je cours voir son choeur (sans le h, c'est 'amour ). La fenêtre de son coeur choeur est partiellement ouverte, je vole pour un moment son antre.

Votre chevalier Dauphinois ne serait dont pas un Saint ? 

    Si un jour vous découvrez cette emblématique église fortifiée avec son clocher à hourd, dites moi si elle n'a pas été traumatisée par notre rencontre , puis contez moi vos réactions.  

 

 
Histoire de l'église :  

* Au 12ème siècle (?), construction d'une église.
* Au 13ème siècle (?), construction d'un portail "occidental" et aménagement de la nef.
* Au 16ème siècle, création des bas-cotés,  du portail latéral Sud et du choeur.
* En 1714, restauration du choeur.
* Au 18ème siècle, construction (ou aménagement ?) des voûtes du rez de chaussée.
* En 1914, l'église paroissiale Saint Gorgon est classée aux Monuments Historiques.
* Durant la 1ère guerre mondiale, le bourg et l'église subissent quelques dommages.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église Saint Gorgon est libre à l'extérieur. La visite des fortifications intérieures est impossible.

 

 

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églises
fortifiées
de France
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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 06:30

 

 

Pays :

ESPAGNE
 
 

    Région :

ANDALOUSIE  
       
  Préambule :
 
   Après avoir visité  plus de 3000 châteaux forts et ruines médiévales, je peux affirmer que certains sites fortifiés sont magiques :
        * Soit parce qu'ils sont uniques,
        * Soit par leur histoire mouvementée,
        * Soit par leur mystère architectural,
        * Soit par les questions sans réponse qu'ils me posent.
 La ruine ci-dessous en est un bel exemple.
 

 

Le bourg :

  Situation :

     La ruine se situe à 45km au Sud-Est de Séville, à 30km à l'Est de Las Cabezas et à 12km à l'Ouest de Montellano. Le lieu-dit est en bordure de la route A-8128. 

 

Le château :

     L'extérieur :

Pourquoi le choix de cette ruine

    J'erre tranquillement sous le chaud soleil de l'Andalousie en direction du Castillo de Cote, but de ma journée de découverte castrale quand soudain, surgit dans un virage les contours d'une citadelle inconnue (j'exagère un peu, une ruine ne surgit pas et point citadelle cela est ).
    Je regarde ma carte mais aucune fortification est indiquée. Je consulte mon carnet de notes spéciales chasseur de ruine, mais aucune trace d'un vestige. Je prends mes lunettes spéciales "château fort" (car avec le soleil, les mirages sont nombreux) et je vois ceci.
     Je les nettoie un peu et avec un zoom, je distingue cela.
Cette mystérieuse ruine doit me livrer son secret, mais ...... comment m'y rendre.
    C'est en questionnant de valeureux travailleurs dans les champs (je vous rappelle qu'il faut au moins 34°C à l'ombre) que j'apprends qu'elle se situe sur un terrain privé au lieu dit : LOPERA.

L'approche
    Après avoir demandé l'autorisation au propriétaire, je marche sur les sentiers à tracteur en direction de la colline portant la ruine. Rapidement, je constate que l'ancien château était posé sur un sommet aplani. Sur la gauche se distingue un plateau ayant certainement porté les communs.

 

Analyse du rempart

   Depuis la base de la "motte", je constate qu'il ne reste que des fragments de rempart mais ils sont fascinants.
   Il y a d'abord cette curieuse fente faisant penser aux rails d'une herse, et sur sa gauche  des "trous" ayant dû recevoir une poutre de protection du 2ème ventail d'entrée. Mais je suis sceptique .

--> 1er mystère : Il est rare de construire une entrée si proche du donjon. A moins que la porte aient été mise dans une barbacane (j'en doute) ou qu'un chemin en S obligeait l'assaillant à être sous le feu des défenseurs depuis le donjon (mais cette belle idée est stupide pour ce site).

 

Analyse des tours d'angle

   Toujours avec un peu de recul, je constate que le rempart comporte aux angles des vestiges de tours parallélépipédiques. Certaines utilisent le rocher pour se hausser d'avantage . Mais je ne comprends pas sa construction.

--> 2ème mystère : Pourquoi avoir construit cette tour carrée à 45° par rapport aux courtines. Ceci est moins efficace pour la défense rapprochée des remparts ?

 

La courtine

   En approchant, je constate qu'une partie du rempart est construit sur le rocher, mais c'est surtout l'architecture de la courtine qui me fascine. Grâce aux méfaits du temps, le remblai est visible. Il est réalisé avec des reste de pierres. Dans sa partie peu abîmée, la courtine comporte des pierres taillées de dimensions très inégales, et pourtant l'ensemble est parfaitement aligné.

--> 3ème mystère :  Pour éviter le travail de sape (des expérimentés sapeurs) permettant de détruire un mur de rempart,  les joints font l'objet de soins importants. Pourquoi, si près du donjon, ces joints sont "primitifs" ?

 

La poterne

   La poterne est très intéressante. Elle montre l'impressionnante épaisseur du mur, la qualité de taille des pierres du piédroit dans l'angle intérieur, et grâce au trou dans la paroi, la grosseur de la poutre de verrouillage de la porte.

   Mais le détail le plus fascinant est le linteau. (Cette caractéristique sera importante dans quelques minutes).

 

    L'intérieur du château :

La haute-cour

    Après avoir traversé la poterne (en baissant la tête) je découvre une cour (mais avec les ruines, il faut se méfier de ce mot, communs ou logis cela pouvait être).

   En prenant un peu de recul, je constate l'épaisseur importante du mur, ma supposition de rempart était correcte. Mais comme à l'extérieur je suis étonné par les coins entre les pierres .

--> 4ème mystère :  Pourquoi avoir inséré des petites pierres dans les joints ?

 

Vestige d'un bâtiment

   J'erre pour découvrir des détails et je vois un mur peu épais appuyé au donjon. Ce vestige prouve l'existence d'un bâtiment et réfute ma théorie de la haute cour . Ma déception est de courte durée car un mystère s'offre à moi sur le mur du donjon. Regardez ces trous.

--> 5ème mystère : Je m'attendais à des ouvertures carrées pour recevoir des poutres de toit , mais sur ce mur du donjon, je ne vois rien pour soutenir le toit des communs. A quoi pouvaient servir ces petits trous "superficiels" ?

 

Le donjon

   Dans mes recherches d'indices j'avais presque oublié (pff distrait je suis parfois ) la plus grande construction de ce château : Le donjon.

 

  Il est si intéressant que je vous propose de le découvrir dans cet article.

 

 

 

 
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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 06:30

 

 

Pays :

 ESPAGNE
 
 

Région :

 CATALOGNE  

 

Le bourg : 

A t il honte ou est il joueur ?    La situation :    (--> le voir sur une carte)

     Sant Marti de Tous est situé à 12km au Sud-Ouest de Igualada et à 60km au Nord-Est de Tarragone.  

 

 

Le château : 

    L'extérieur :

Pourquoi suis je ici ?

    Ma carte montre le symbole d'un vestige mais sans indication. Le petit village étant sur ma route vers Santa Coloma de Queralt (un des 3 buts de ma journée) je décide de découvrir ce site au petit matin.

 

La découverte

 

         Caché derrière les arbres en haut de la colline, le bâtiment ne semble pas fortifié.

Est ce le château que je cherche ?

 

Analyse

    En contournant le site boisé, les courtines révèlent de nombreux aménagements de confort comme de larges fenêtres trilobées à fines colonnettes. Je ne suis pas certain que tous les emplacements soient d'origine car les murs semblent indiqués des ouvertures récentes avec insertion de pierres de récupération.

    Qu'importe, ce château a un petit air Médiéval (et Renaissance ?) agréable.

 

Un vrai château fort

   En remontant la petite rue du village, je tombe sur une tour qui... wahouuu...  est très impressionnante. Imaginez vous, 6 siècles plus tôt sous le tir des flèches aux pieds de ce bâtiment.

Et sans heaume bien sur ! 

 

La vérité

   En réalité le château n'est pas très haut, mais à la base des murs, tout est disproportionné bien sur; Ce bâtiment a perdu ses courtines externes mais il lui reste une forme "brute" agréable pour votre chevalier.

    Bien que l'entrée soit dépourvue de pont-levi, archère, châtelet ou bretèche (voir vocabulaire), il reste une belle porte plein-cintre qui me quémande de la "toquer".

 

    L'intérieur :

       Le château est privé, habité et non visitable.
   Le brouillard matinal étant levé, je profite de la vue qui est une des richesses de mes découvertes castrales. 

 

 

Histoire du château :

* Au 20ème siècle, une campagne de consolidation est menée.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est possible. La propriété est privée et interdite à la visite.

 

 

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 06:30

 

Département :   81 - TARN

 

Le bourg :

Au loin, une solide construction ressemble peu à un château fort    Situation :    (--> le voir sur la carte)

    La petite commune d'Escoussens se situe à 15km à l'Ouest de Mazamet et à 16km au Sud de Castres.

     Coordonnées du bourg :

43° 30′ 4″ N 2° 12′ 46″ E
 43.501111°   2.212778°

 

Le château :

      Mon dictionnaire des châteaux forts m'indique d'une beauté fortifiée médiévale m'attend à Escoussens. Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant cette construction ne ressemblant pas à une forteresse. 

 

   L'extérieur :

La découverte

   Aucune tour, aucune échauguette (voir vocabulaire), aucun crénelage, point de mâchicoulis !

Me serais je trompé de bourg ou de construction ?

 

Rapide analyse

    Un rempart : C'est ce qui s'offre à moi en approchant du château. Il semble très refait et très arasé. Aucune archère, ou système de défense apparaît. Même en contournant ce mur, je ne reconnais pas une fortification médiévale.

    En pénétrant (par les yeux uniquement car respectueux des propriétés je suis) je vois une maison aux fenêtres nombreuses et récentes et à l'escalier magistral. Une brochure récupérée chez un bouquiniste m'informe que le fossé a été comblé et l'escalier enjambe son fantôme. 

    La surprise minimale fait aussi partie de la vie d'un chasseur de châteaux forts.

N'est ce pas merveilleux comme loisir ? 

 

   L'intérieur :

      La propriété est privée et non visitable. 

 

 

Histoire du château :

* Avant le 12ème siècle (je n'ai pas retrouvé la date), une petite construction fortifiée (en bois ?) est construite en ce lieu et un village s'y blotti.
* En 1185, Roger II de Trencavel autorise la construction d'un château pour son vassal : Le seigneur de Dourgne et Puylaurens.
* En 1209, début de la terrible croisade des Albigeois.
* Vers 1212 (?), les troupes de Simon de Montfort attaquent et brûlent le château.
* En 1228, le site est rattaché au Royaume de France (voir la liste des rois).
* Vers 1239, après l'assassinat de Raymond de Dourgnele, le château est donné en fief à Philippe de Montfort.
* Au 19ème siècle (?), le fossé est comblé,  un escalier dessert la porte d'entrée.
* Au 21ème siècle, la visite de l'extérieur est libre et gratuite. La découverte de l'intérieur est interdite : Propriété privée.
Nota : J'ai pris quelques informations dans le livre de Devic et Vaissette : "Histoire générale du Languedoc".

 

Voyez vous le fossé ?

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 06:30

 

Pays :

 ESPAGNE

Région :

 CATALOGNE
   
 

 

Le bourg : 

    La situation :    (--> le voir sur une carte)

       La ville de Sant Feliu de Guixols est situé à 30km au Sud-Ouest de Girona et à 90km au Nord-Ouest de Barcelone. 

 

Le monastère :  

     L'extérieur :

La découverte

        En bordure d'une place, proche du centre ville et de la piscine, une curieuse fortification se laisse admirer par les passants et les automobilistes. De loin, l'architecture est confuse.

Est ce une église ou les restes du rempart de l'ancienne ville ? 

 

L'approche

     En approchant, le mystère reste entier. La tour est trop imposante pour une simple église et trop isolée pour une fortification de ville. L'enquête continue.

Avez vous remarqué une curiosité de construction sur cette tour ?  

 

La tour ronde

          Je vous laisse un peu de temps pour mieux regarder l'image.

Avez vous trouvé ?

  Regardez bien en haut.

        Il y a évidemment des archères droites (voir vocabulaire), le classique système de défense et aussi de magnifiques corbeaux pour soutenir des hourds en bois permettant le jet à la vertical protégeant la base de la tour.

    Vous avez aussi remarqué le "cimentage" récent du mur et la piètre taille des pierres.

    Mais l'attrait du sommet de cette tour est : La "rehausse" et les traces des anciens créneaux (sous les archères). Au 13ème siècle, avec l'amélioration de la puissance des armes de jet (arcs par exemple), les seigneurs ont fait élever de plus haut mur.

    Cette modification architecturale est classique pour les "vieux" châteaux forts mais elle est rarement aussi visible.

 

Les fortifications

     En marchant le long des courtines extérieures, je suis surpris de la disparité des constructions. Des contreforts côtoient des tours carrées enlaçant des ouvertures de l'église.

    Autre curiosité : En contournant la tour ronde, je constate que c'est en réalité une moitié de tour soutenue par des contreforts.

Est du à une reconstruction récente ? 

   En découvrant le plan sur la grille d'entrée, je n'ai pas plus d'information sur la fortification.

 

   L'intérieur :

      En me "contorsionnant", j'aperçois les vestiges inaccessibles des bâtiments du 10ème - 12ème siècle. L'entrée de l'église est très élégante avec ces groupes de 3 ouvertures géminées à colonnette.
    Dans l'église, des travaux de ravalement défigurent (momentanément) les murs et le choeur. Pourtant, je suis en arrêt sous la voûte.

Quelle magnifique passion j'ai avec tous ces moments d'extase !

 

 

  Histoire du monastère :

* Au 10ème siècle, construction d'un monastère.
* Au 20ème siècle, une campagne de consolidation est menée.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite du musée est payante. 

 

 

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 06:30
 

 

    "Mon" Dauphiné n'est pas la province la plus riche en châteaux forts, ni en ruines inoubliables mais elle comporte quelques beautés du Moyen Âge ayant doucement évoluées tout en gardant leur identité.
   Voici un bel exemple dans un petit bourg nommé :  Le Cheylas.

 

 

Département :   38 - ISERE 

 

Le hameau

   Situation :    (le voir sur une carte)

       Le hameau de "Le Cheylas" se situe dans la vallée du Grésivaudan à 25km à l'Est de Grenoble sur la rive gauche de la rivière Isère. 

 

   Coordonnées du manoir :

45° 22' 15.967" N 5° 59' 21.012" E
 45.371102°  5.98917°

 

  Toponymie :  (voir initiation)

---->    "Manoir de la TOUR" semble évident puisqu'il y a.... une tour dans le manoir... Je m'étonne parfois.

 

----> La signification de  "Le Cheylas" est plus complexe :

* Au 11ème le site se nomme : Castellato,
* Puis Chaelais,
* Au 13ème c'est : Chellas,
* Au 14ème c'est : Cheylas puis Cheylasiis,
* Au 15ème c'est : Cheylasio,
* Au 16ème c'est : Cheilas,
* Au 17ème c'est : Cheylas..... Quelle vie !

* Qu'importe les orthographes, il semble évident que depuis l'origine, le mot "château" en vieux Français (Castellum) soit l'origine du nom.

* Mais, une autre hypothèse existe. Ce nom proviendrait du vieux patois "Chala" désignant un lieu de passage.

 

 

Description du manoir :

    L'extérieur

L'arrivée

    Isolée dans la plaine entre la route et la rivière Isère, il est impossible de ne pas voir cette élégante bâtisse. Même si elle se cache comme une coquette, je pressens que sa découverte me changera des ruines cassées et poussiéreuses habituelles.

 

La découverte

     Lorsque les arbres laissent la place aux petits arbustes, le manoir devient magnifique. Au 21ème siècle, ce bâtiment parait sans défense, mais il est fort probable qu'un rempart l'entourait et, avec l'Isère si proche, il semble évident que des douves encerclaient l'enceinte.

   L'ensemble forme un U composé de 2 quadrilatères un peu irrégulier (l'ossature médiévale je suppose) et d'un bâtiment plus récent.  La construction comporte 3 étages sans archère, chemin de ronde, mâchicoulis etc...

 Mais ce manoir a une caractéristique importante. Comme moi, vous avez remarqué la magnifique tour de 14 mètres de haut.

 

La tour

    Cette tour-escalier est vraiment le chef d'oeuvre marquant de ce manoir. Elle n'est pas imposante, elle n'a pas eu la chance d'être un donjon habitable, elle n'a pas une hauteur qui la rend remarquable et pourtant ,elle est (presque) inoubliable !

    Il y a ses fenêtres toutes blanches à meneau en croix illuminant sa façade d'un gris classique, puis il y a cette belle échauguette d'angle qui semble coincée, presque honteuse d'être là.

    Avez vous remarqué que sa forme est ronde sur les 3 premiers niveaux mais qu'au dessus elle est polygonale ?

Quelle est donc la raison de ce changement d'architecture ?

 

     Évidemment, les formes agressives des défenses ont disparu et c'est la douceur presque renaissance qui émane de cette tour. Et "cerise sur le gâteau", cette ronde construction possède un "encorbellement" magnifique.

  L'oriel est à regarder et à déguster ! 

 


Histoire du manoir :

* Au 12ème siècle (?), une maison forte est construite proche de la rivière. Peu de détails existe dans la littérature régionale.
* En 1515, Sébastien Guiffrey, propriétaire du manoir, décède dans son autre château du Touvet (à 5km au Sud-Ouest).
* Son fils, Claude Guiffrey du Cheylas (né au château) devient le nouveau propriétaire.
* Au milieu du 16ème siècle, Claude décède de la peste.
* En 1558, la dernière héritière du manoir épouse Guy Balthazar qui devient le seigneur du Cheylas, du Touvet et de Boutières.
* En 1591, durant la bataille entre l'armée Royale Française et les Savoyards, le manoir devient le quartier général de François de Bonne, Duc de Lesdigiuères, alors Lieutenant général du Dauphiné.
* En 1760, Merlin de Cheylas est cité dans un texte revendiquant la propriété du manoir.
* A la fin du 19ème siècle, le manoir devient une ferme.
* A la fin du 20ème siècle, un  antiquaire s'établit au manoir.
* Au 21ème siècle, la découverte  depuis la route est libre et gratuite. La visite est interdite : Propriété privée.

 

 

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 06:30

 

Département :   50 - MANCHE

Quelle puissance dans ce château fort d'Avranches

 

Le bourg :

   Situation  (--> le voir sur une carte)

        Le bourg d'Avranches est situé à la base de la presqu'île du Cotentin, sur la face Ouest, à quelques kilomètre à l'Est de la Bretagne (Ille et Vilaine). 

   Coordonnées :

48° 41' 14.798" N 1° 21' 39.316" W
 48.687444  -1.360921

 

Le château :

      L'extérieur

  Premières sensations

     Proche du centre ville, derrière la mairie, une imposante masse de pierres se laisse admirer.

    En voyant ce château, je cherche de loin les traces du donjon médiéval du 11ème siècle (voir ce croquis) qui aurait inspiré les architectes de la Tour de Londres.

N'est ce pas un incroyable site fortifié ?

 

   La découverte commence

      L'accueil médiéval commence pas un rempart épais accroché à une tour ronde . Bien qu'arasé, donc sans crénelage (voir vocabulaire), l'ensemble présente encore des signes de défense comme par exemple cette archère droite du 13ème siècle (?).

     Plus loin, une tour flanque reconstruite s'appuie sur une courtine posée sur le roc. Elle comporte plusieurs fentes dont une archère à couleuvrine du 14ème siècle (?).

Quelle ambiance !

    Je dois trouver rapidement l'entrée pour découvrir le puissant donjon.

 

Est ce le donjon médiéval d'Avranches ?  Est ce le donjon ? 

      Au cours d'une de mes visites dans un autre chantier archéologique, il y a une dizaine d'années de cela, le guide nous avait dit : " Il faut être prudent devant un bâtiment ou une portion de mur, ce que nous croyons voir n'est pas ce que nous imaginons."

    En face de cette puissante tour j'imagine, comme beaucoup d'habitants d'Avranches, que c'est le donjon médiéval.

Il n'en est rien !

     Cette haute construction n'est qu'une petite partie du système de défense qui entourait la ville haute. Le donjon a été partiellement détruit il y a 2 siècles et maladroitement et hâtivement consolidé par la municipalité de l'époque.

    Pour les passionnés, je vous propose la lecture de ce site incroyable.

 

  La découverte continue

    L'une des entrées actuelles du site fortifié est dans cet angle. Je monte rapidement les quelques marches et une façade avec un contrefort "récent" m'entraîne dans un monde médiéval. Le site, bien que très "refait et consolidé", me transporte 600 ans en arrière avec une tour de défense semi-circulaire et des boulets de pierre. Il ne devait pas être aisé de se trouver sous les mâchicoulis

    Mais la tendresse de notre siècle adoucit les créneaux et mes "naseaux n'ont point que les odeurs de poussières.

 

  La tour 

     Bien quelle ne soit pas le donjon médiéval, cette puissante tour dispose des classiques mais efficaces défenses rapprochées comme une bretèche ou des mâchicoulis puis les systèmes de défense de loin comme les archères.

   Du sommet, la vue est magnifique sur les remparts, la ville et surtout l'horizon .

 

 
Histoire du bourg et du château :

* Au 10ème siècle, construction du donjon demandé par le Comte (voir titre de noblesse) de Normandie Richard Ier (voir liste des comtes/ducs de Normandie). Le but étant de surveiller la frontière face à la Bretagne.
* En 1015,  Robert, demi-frère du Duc de Normandie, habite le donjon.
* Durant le 1er tier du 11ème siècle, le fils de Robert possède le donjon et les terres avec le titre de Comte.
* Quelques années après, ayant usurpé des terres de l'abbaye de Saint Benoit sur Loire, ce Comte est banni et Avranches est possession de son cousin : Guillaume Werlenc.
* En 1050, ce nouveau Comte d'Avranches entre en conflit avec le Duc de Normandie. Il est banni et s'enfuit en Italie.
* En 1055, Richard Goz est le nouveau Comte d'Avranches.
* En 1065, le nouveau Comte d'Avranches, Hugues le Loup (fils de Richard Goz) fonde l'abbaye de Saint Sever.
* En 1066, Hugues donne des bateaux à Guillaume le Conquérant et participe à la conquête de l'Angleterre.
* En 1101, à la mort de Hugues, son fils devient le Vicomte d'Avranche (voir titre de noblesse). La cité est si importante que le Duc de Normandie, Etienne de Blois, donne sa fille en mariage au Vicomte.
* Quelques années après, le Vicomte meurt en mer sans descendant. La cité revient à son cousin : Briquesart de Bayeux.
* Au milieu du 12ème siècle, la cité d'Avranches perd sa position dominante.
* En 1203, les Bretons attaquent le château et détruisent les murailles.
* En 1204, la Normandie continentale est rattachée au Royaume de France. Avranches devient une cité Royale.
* Au 13ème siècle, sur la demande du roi Louis IX (voir liste des rois), construction d'un rempart entourant la cité "médiévale".
* Au 14ème siècle, amélioration des défenses de la ville.
* En 1590, l'armée du Duc de Montpensier attaque Avranches. Les canons ébranlent puis réduisent les défenses de la ville assiégée. La raison ?....   Les habitants de la cité prennent le parti de la Ligue ultra catholique, et refusent de reconnaître Henri IV "Le protestant" comme roi légitime (voir liste des rois).
* En 1639, certains habitants n'acceptant pas les impôts levés par Richelieu "contre les Salines" se rebellent et brûlent les faubourgs. Le château est épargné.
* Au 19ème siècle, destruction du château royal et de son donjon carré, ainsi que les portes fortifiées.
* En 1944, les bombardements détruisent partiellement murs et portes.
* A la fin du 20ème siècle, quelques murs et tours sont consolidés et remontés.
* Au 21ème siècle, la découverte des remparts et du donjon est libre et gratuite.

 

La vue est l'une des richesses d'une ruine médiévale

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