Translation




 

 

 
 
French to English French to German French to Italian French to Spanish
French to Japanese French to Korean French to Russian French to Chinese (Simplified)
 

 

 
 

 

 

 

 

Ombre et lumière

14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 07:30

 

Pays :

 DANEMARK

Département :

 VEJLE

 

Le bourg :

  Un château féodal avec des fenêtres... Curieux !  Situation :    (--> le voir sur une carte)

   La ville de Kolding est sur la face Est du Danemark à 50km au Sud de l'aéroport de Billum et à 60km à l'Ouest de Copenhague.
  Le site de Koldinghus est au Nord du centre piéton actuel.

  Coordonnées du château :

55° 29' 28.846" N 9° 28' 24.553" E
 55.491346°  9.473487°

 

Le château :

    C'est un peu le hasard qui m'a conduit dans ce pays et dans cette ville. En regardant le plan pour trouver une auberge dans Kolding, je découvre la forme stylisée d'un château nommé Koldinghus.

 

    L'extérieur :

La découverte

    Ce bâtiment d'origine médiévale est facile à trouver puisque posé sur une colline. Il dépasse en hauteur les maisons de la ville. Avec un peu d'attention, il est facile de voir que le château était précédé de deux remparts et d'un fossé.

    Après une petite montée, une imposante tour carrée me "regarde". Elle est accrochée à une courtine à multiples fenêtres de couleur rouge parfois délavée. La brique règne en maître dans cette région où la pierre manque. Cette couleur rouge camaïeu est due à un incendie qui a ravagé les bâtiments il y a 200 ans.

 

Que de détails !

    Sur l'autre face, le contraste des architectures est impressionnant. D'abord il y a le toit peu médiéval (Ceci est une construction du 20ème siècle), puis au fond une tour circulaire sans archère, ni bouche à feu, et enfin une immense courtine dépourvue de créneau et de bretèche (voir vocabulaire). L'évolution architecturale sur plusieurs siècles puis l'incendie ont détruit beaucoup de caractéristiques de défense féodale.
     En cherchant la porte d'entrée, je découvre ce rajout en ardoise. La raison est simple : Pour ne pas "déflorer" les murs historiques, les archéologues ont décidé de "boucher" les manques de "matériaux" par un contraste foncé.  Très belle idée n'est ce pas ?
   La porte n'a hélas pas gardé de trace de pont levis, herse, assommoir, etc....  Seuls les blasons ont une origine du 16ème siècle.

 

   L'intérieur :

        Dans la cour intérieure, les bâtiments comportent la même mixité qu'à l'extérieur. Des tours escaliers desservent les étages dont les salles affichent des fenêtres très 19ème siècle. L'ensemble s'apparente plus à une usine du milieu du 20ème siècle qu'à une fortification médiévale. En réalité, les architectes et les archéologues ont aussi pensé à réhabiliter les bâtiments en musée. Hélas, il était fermé le jour de ma visite.
    Je quitte le lieu car la pluie menace, mais avant j'admire le paysage ainsi que le vivier.

 

 

  Histoire du château :

* Au 11ème siècle, une tour fortifiée est construite sur la colline proche du Fjord (?).
* En 1258, le Roi Christoffer Ier du Danemark fait construire un château sur la colline.
* Vers 1441, le Roi Christoffer III du Danemark fait agrandir le château sur la face Nord.
* Vers 1534, avec l'arrivée des bombardes et canons, le Roi Christian III du Danemark fait agrandir et consolider la défense du château sur la face Sud. Dans la cour, il aménage les petites tours lui donnant sa forme "définitive". Il semble que le Koldinghus devienne le château Royal.
* Vers 1600, le Roi Christian IV du Danemark réside dans le château. Les murs sont ouverts de nombreuses fenêtres.
* Au début du 19ème siècle, le Danemark est l'allié des Espagnols et de la France Napoléonienne contre l'Angleterre et le Suède (ennemi de toujours).
* En 1808, des troupes Espagnoles et Françaises habitent le château. Le froid Nordique est terrible pour ces "Sudistes" et les feux sont nombreux dans le château et la cour. Hélas, un incendie violent décime les bâtiments.
* Au 20ème siècle, des travaux de reconstruction sont réalisés et un musée est aménagé.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. L'intérieur est un musée payant. ainsi qu'un restaurant.

 

  

Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Danemark médiéval
commenter cet article
12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 07:30
La rubrique CINEMA regroupe les films ayant pour thème Le Moyen Age ou ayant comme cadre (même partiellement) un château médiéval.



  Affiche du film : Les visiteurs II - Les couloirs du temps
Année 1998
Réalisateur Jean Marie Poirée

 

  Acteurs   Rôles
 Christian Clavier  Jacquouille la fripouille  //  Jacques-Henri Jacquard
 Jean Reno  Hubert Godefroy Amaury de Malfête, Comte de Montmirail, d´Apremont et de Papincourt
 Murielle Robin  Frénégonde de Pouille  //  Béatrice de Montmirail
 Marie-Anne Chazel  la clocharde Ginette Sarclay
 Isabelle Nanty  Fabienne Morlot


 
 
 
  Présentation du film
 
   « Au 12ème siècle - Les préparatifs du mariage de Godefroy Comte de Montmirail et de Frénégonde de Pouille sont interrompus. Des malandrins  viennent de dérober au Duc (voir titre de noblesse), le père de Frénégonde, les bijoux mais surtout la "dentelette" de Sainte Rolande, relique sacrée qui assure la fécondité aux femmes de cette famille.
      Evidemment, c'est Jacquouille et Ginette qui ont dérobé ces objets et sont repartis dans le 20ème siècle.

   S'il veut se marier et assurer sa descendance,
Godefroy doit repartir dans le présent et récupérer les objets du larcin à ce diable de Jacquouille
 
 
 
  Ce que j'en pense
 
     Le 1er épisode était une belle petite surprise, le 2ème est une utilisation facile du succès du précédent. Peu de nouveaux gags, mais plus de châteaux (youpiii).



Où est le Moyen Age ?

       Beynac, Biron, Carcassonne, Ermenonville, Pierrefonds, Vaux le Vicomte, Luzarches sont les châteaux et fortifications que nous apercevons durant les péripéties de Jacquouille et Godefroy Comte de Montmirail.

 

 

  Vers menu
cinéma
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Films : Châteaux forts et Moyen Age
commenter cet article
11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 07:30

 

Département :  40 - LANDES

Le bourg :

Cette butte porte elle un château ?   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Castelnau Tursan est situé à 12km au Sud-Ouest de Aire sur l'Adour, à 30km au Sud de Mont de Marsan et à 15km à l'Est de Hagetnau.

     Coordonnées du bourg :

43° 39′ 32.04″ N 0° 24′ 21″ W
 43.6589°  -0.405833°

 

Le château :

    L'extérieur  :

Pourquoi me suis je rendu dans ce village ?

    Une brochure, récupérée dans une brocante, stipule que ce village possède un château en ruine, mais curieusement, mon dictionnaires des châteaux forts affirme que Castelnau-Tursan possède un "Tuc" (motte castrale).

   Je me dois d'élucider cette contradiction.

 

La découverte

    Le village n'est pas grand et il est aisé de voir le point le plus élevé juste derrière l'église. Je descends de mon destrier et  je vois ce spectacle arboré.

    Cette curieuse "touffe de feuilles" ne ressemble ni à un château ni à une motte castrale comme je vous en ai présentée en Dordogne.

Me serais je trompé de butte ou de bourg ?

 

L'enquête commence

    Lentement j'avance vers les arbres et j'ai l'impression qu'ils s'écartent pour me laisser voir une "bosse". En contournant la motte, je comprends que je marche dans la basse-cour et qu'en face de moi, un château était posé. Pour le moment, je suis incapable de savoir si la construction fortifiée était en bois ou en pierre.

Reste t il encore des traces de sa présence ?

 

Je monte

    La découverte d'un site aussi ancien doit se faire avec respect et douceur. Je monte donc lentement la pente de la motte quand soudain, je crois voir un indice. Je n'ose y croire, devant moi un bloc de pierres

   Je vois que certains d'entre vous doutent de ma découverte, et pourtant ce sont bien des pierres taillées et ajustées qui s'accorchent. Ce reste de mur suit la paroi et s'incurve.

 

    L'intérieur :

          Arrivée sur la plate-forme, je vois... heu... je vois... une plate-forme. Il n'y a plus aucune trace de mur de tour ou de défense, mais l'impression de site historique se ressent. Même sans rempart je me sens en hauteur, près à défendre ce site contre tous les  "Anglois".

   Après mon délire, je reprends de la sagesse en regardant l'horizon.

 

Conclusion

     Ce site n'est ni une simple motte, ni une ruine de château fort. C'est un compromis des deux..... que je nommerai : Une découverte pour Chevalier Dauphinois.

 

 

Histoire du château :

* En 950, un guerrier prénommé Louis, bâti un château en bois sur cette butte.
* Au 11ème siècle, une famille est citée et possède un château.
* En 1274, Raymond Bernard de Castelnau fait aveu au Duc d'Aquitaine (qui est aussi Roi d'Angleterre) pour son château et ses terres.
* Au 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite.

 

La vue est toujours magnifique depuis un château fort



  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 40 Vers Menu châteaux des Landes
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Guyenne : 33 40
commenter cet article
6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 07:30

 

Département :   56 - MORBIHAN

 

Le bourg :

Plan des fortifications primitive de La Roche Bernard  Situation  (--> le voir sur une carte)

       Le petit bourg de La Roche Bernard est situé à 10km au Sud de Ploërmel et à 30km au Nord-Ouest de Redon.

   Coordonnées du site :

47° 31' 5" N 2° 18' 14" W
 47.51815  -2.304082

 

Description du site : 

      L'extérieur

Préambule

     L'échec fait aussi parti de la vie d'un castellologue amateur. Je vous ai déjà narré des recherches (dont une en Suisse) où je suis revenu bredouille.

   Ma croisade en Bretagne m'a aussi apporté un exemple de fortification inexistante.

 

L'espoir

    En arrivant dans La Roche Bernard, je découvre un plan plein de rêve pour moi :

Un dessin montrant une fortification sur une hauteur au dessus de la rivière.

  Certes, cette représentation ressemble plus à une fortification en bois sur motte (voir exemple de motte) du 10ème siècle qu'à un fier château en pierres.

Mais n'est ce pas un bon début de recherche ?

 

La recherche commence

     Entourant la pointe Ouest du bourg, un mur peu épais et très reconstruit serait peut être un rempart médiéval. Mais j'ai quelques doutes.

  Au bout du mur, une plate-forme hélas sans trace de construction ni de banquette (voir vocabulaire). Les vestiges et indices de fortifications médiévales ont disparu depuis longtemps.

 

 

  Histoire du bourg :

* Au début du 10ème siècle, un Normand nommé Bernhard, s'établit en ce lieu et fortifie le rocher (certains historiens contestent cette hypothèse).
* Vers 936, après son retour d'Angleterre, Alain Barbe Torte, Duc (voir titre de noblesse) de Bretagne, combat les Normands.
* Vers 939, le Duc de Bretagne signe une paix avec les Normands. Les bourgs sont récupérés par les Bretons, puis de nombreux sites sont fortifiés, dont La Roche Bernard.
* Au 14ème siècle, après l'avènement de Jean de Monfort à la tête de la Bretagne, il semble que le château de La Roche Bernard soit détruit.
* Au 21ème siècle, la découverte du village est agréable, ainsi que les rochers surplombant le port. Mais il n'y a pas de ruine castrale à voir.

 

Faites l'amour, pas la guerre

  Vers menu châteaux forts du 56 Vers Menu châteaux du Morbihan
Repost 0
4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 07:30
 

Pays :

 ITALIE  
 

Région :

 TOSCANE  
 
Province :
 FLORENCE  

 

Le bourg :

   Situation :  (voir sur une carte)

       Le petit bourg de Stia est situé à 50km à l'Est de Florence et à 20km au Nord-Ouest de Bibienna.

  Coordonnées du château :

43° 48' 3.676" N 11° 42' 35.287" E
 43.801021°  11.709802°

 

Description du château

     L'extérieur : 

Pourquoi ce site castral ?

      C'est en cherchant la route pour aller au château de Poppi que je découvre cette pancarte : Palagio Fiorentino. Une construction du 13ème siècle que je n'avais pas cochée sur ma carte.

Est elle entière ?

A t elle été transformée à la renaissance ?

L'enquête commence.

 

La découverte

      Au 1er contact, je suis dans l'ambiance d'un chercheur de ruine. La "belle" se cache. Mais rapidement, dans une trouée, je distingue une construction très ambiguë.

   Elle comporte en partie basse de nombreuses fenêtres et des traces d'une porte surélevée, système de défense classique au Moyen Âge. La base de cette tour semble légèrement inclinée (construction classique pour une tour du 12ème siècle). 

   La partie supérieure semble plus hétéroclite. Evidemment, les escaliers extérieurs si surprenants ne sont point d'origine. Mais ce sont les créneaux avec de hauts merlons (voir vocabulaire) qui me font penser à une reconstruction très libre. Je suis amusé par un détail se voulant médiéval : La porte extérieur.

 

     L'intérieur :

          Sur le bord de la route principale, un portail m'invite à entrer. Mais rapidement, je me rends compte que la renaissance (et peut être même le post-médiéval) a marqué le site. Croyez moi, c'est une jolie femme qui me le dit (et les femmes ne sont elles pas l'avenir de.... l'homme-Dauphinois ).

   Sans visiter ce château je repars vers une vraie ruine de Toscane. Elle se situe sur les hauteurs de Stia à quelques kilomètres.

 

 

Histoire du château :
    Je n'ai hélas aucune information historique sur cette surprise non marquée sur ma carte. Mais grâce à une princesse Italienne ayant un joli blog ici, je peux  vous en donner un bref résumé :

* En 1230, le château appartient aux Comtes (voir titres de noblesse) Guidi, une des branches des plus puissantes dynasties feudataires arétines
* Au 16ème siècle, suite à décadence et de l’extinction de la famille Guidi, la fortification n'est plus entretenue.
* A la fin du 19ème siècle Carlo Beni (un riche avocat) achète les ruines et confie sa reconstruction à un architecte. Le but est de recréer l'ancienne architecture, avec la consigne de dessiner le nouveau palais semblable à la vieille demeure médiévale.
* Au 20ème siècle,  le site est propriété de la commune de Stia. Il est le siège d'un Musée.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est possible. La visite du musée est payante.

 

 
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Italie médiévale
commenter cet article
2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 09:30

Livre pour enfants

 

Cliquez sur l'image pour accéder aux sites de libraires du web que je vous ai sélectionnés !

 

4ème de couverture :

 
    «   De l'origine des chevaliers jusqu'aux croisades. L'enfant découvrira la vie hors du commun de ces hommes d'exception, dont certains sont restés célèbres, comme le roi Arthur, Lancelot, Bayard, etc...    »

Quelques extraits du livre :

 

   Qu'est-ce qu'un chevalier ?

  Toujours prêt à se battre (mais il a été élevé pour cela), le chevalier est un professionnel de la guerre. Il est au service d'un seigneur ou d'un roi, à qui il doit entière fidélité.

  Protégé par son armure, il combat à cheval et manie la lance.

 

   Le temps des chevaliers

   Le Moyen Âge est une longue période qui s'étend du 5ème siècle, au moment de la chute de l'Empire romain, jusqu'au 15ème siècle. Soit 1000 ans.

   Des guerres éclatent sans cesse, et les frontières se font et se défont. Au 10ème siècle, l'Europe est divisée en une multitude de petits territoires, avec à la tête de chacun un seigneur. Comme un petit roi en son domaine, le seigneur rassemble autour de lui une armée privée constituée de cavaliers.

   Associés à l'autorité du seigneur, ces guerriers vont constituer une véritable classe : La chevalerie.

 

   Des guerriers professionnels

    La chevalerie est un métier. La mission du chevalier est :

* D'assister le seigneur,

* De protéger son château,

* De l'escorter lors de ses sorties

* De se battre à son côté quand il part guerroyer.

 

   Qui sont les chevaliers ?

   Au moyen âge, beaucoup d'hommes et de femmes sont des serfs. Ils consacrent leur vie à :

* Travailler pour leur seigneur,

* Se soumettre à de lourds impôts

* Accepter de nombreux services,

* ....

   Les chevaliers sont essentiellement des hommes libres, ou qui ont été affranchis par leur seigneur. Ils forment sa garde rapprochée....

 
 
Mon avis :
 
Vos enfants connaîtront tout sur le Chevalier Médiéval

 

       La présentation ci-dessus peut paraître un peu simpliste, mais ce livre est pour des enfants de 6 à 9 ans. Évidemment cet ouvrage est moins complet que celui de Nathan présenté ici, mais il ne s'adresse pas à la même tranche d'âge.

   Avec ses 64 pages, presque tous les sujets sur le chevalier et son environnement sont abordés (Tournois, attaque, croisade, vie...).

     Chaque thème est mis en valeur sur une double page (parfois 4 pages sont nécessaire) avec 1 à 3 images suggestives et vivantes.

 

   La prose est claire, technique (mais accessible), de qualité. J'ai dévoré le livre comme si j'avais 10ans (oui, j'ai 10 ans, je sais que c'est pas vrai mais j'ai 10 ans). J'ai toujours eu un grand respect pour les éditions Fleurus et cela se vérifie encore avec ce livre.

  

   Voila un ouvrage que vos chères "têtes blondes" dégusteront avec des yeux qui brillent. Et je vous prédis que vous leur emprunterez pour mieux "me" connaître.

   
  
  
  Vers menu bibliothèque pour enfants
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Bibliothèque médiévale pour enfants
commenter cet article
1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 06:30
 
   Les fortifications des églises sont parfois impressionnantes (comme ici) et parfois réduites à leur plus simple expression. Voici un exemple de "système défensif minimal".
 


Département :    55 - MEUSE

Le bourg :  
    Situation :    (le voir sur une carte)
        La petite commune de Pagny la Blanche Côte est située à 20km au Sud-Ouest de Toul et à 10km au Sud-Est de Vaucouleurs.

   Coordonnées du bourg :

48° 32′ 30″ N 5° 43′ 19″ E
 48.541667°  5.721944°


L'église:
     L'extérieur :
L'approche
      Comme vous le savez, je suis un admirateur des ruines oubliées, souvent perdues dans la nature. Évidemment, les églises ne sont pas en haut des collines, seules, noyées dans une végétation dense ou uniquement entourées d'arbres.
    Mais n'est il pas plaisant de découvrir dans un petits village de Meuse un spectacle aussi champêtre ?
    Après ce moment bucolique , je reprends mes esprits de chevalier-médiéviste pour tenter de découvrir si cette blanche église possède toujours des traces de fortifications.

Est ce une église fortifiée  ?
    Massive cette église l'est, mais sur le clocher je ne vois aucune archère (voir vocabulaire) ni fente de tir, et il n'y a pas au dessus de la nef de vestige de salle de repli comme dans d'autres églises de la région (voir Malaumont).

Me serais je trompé d'église ?


Mais où sont les défenses ?
    Certains murs ou constructions sont amusants avec quelques sculptures et un mélange de brique et pierre. Mais l'amusement du regard n'est point trouvaille de preuve défensive.
   Pour découvrir une fortification il faut regarder en bas et aussi en haut. Je lève donc la visière de mon heaume pour découvrir un clocher ressemblant à un donjon médiéval.
     Les murs sont épais avec un parement irrégulier mais de belle facture. Les joints sont parfaits. Voila un travail magnifique fait par des bâtisseurs qualifiés.
    La paroi comporte des ouvertures droites et courtes qui me semblent comporter un ébrasement (voir vocabulaire) à l'intérieur. Sont ce des fentes de tir ?

La découverte de l'intérieur m'apportera t elle la réponse ?


      L'intérieur :
      Hélas, l'église paroissiale est fermée.
  Je pressentais que les indices de fortifications du moyen âge seraient minces, malgré les informations d'une vieille brochure régionale. L'échec fait aussi partie de la vie d'un castellologue amateur.

Histoire de l'église :

* Au 13ème siècle, présence d'une tour jouxtant un bâtiment religieux.
* Au 16ème siècle, le choeur de l'église est remanié.
* A la fin du 17ème siècle, construction des collatéraux.
* Vers 1644, reconstruction des voûtes de la nef.
* A la fin du 20ème siècle, une association de sauvegarde est créée. Leur budget étant limité, tous mécènes ou dons seraient un plus pour sauvegarder ce témoin de notre histoire.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Grégoire le Grand) est libre à l'extérieur. La découverte des fortifications intérieures est impossible.

 

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Cliquez pour revenir au menu des Châteaux de la Meuse Vers Menu châteaux de la Meuse
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Lorraine : 54 55 57 88
commenter cet article
29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 07:30

Livre pour enfants

 

Cliquez sur l'image pour accéder aux sites de libraires du web que je vous ai sélectionnés !

 

4ème de couverture :

 

* Explorez les châteaux du moyen âge !

* Découvrez les modes de vie des écuyers et des chevaliers.

* Observez leurs incroyables machines de guerre.

* Percez tous les secrets des chevaliers du Moyen Âge.

* Découvrez leur vie quotidienne, ainsi que celle des seigneurs et des paysans.

* Visitez comme si vous y étiez les châteaux du Moyen Âge, grâce à de superbes reconstitutions en trois dimensions.

Cet ouvrage contient une multitude d'informations qui vous passionneront.

 

 

Résumé :

 
    «   Cet ouvrage enchantera les enfants passionnés par le Moyen-âge et les chevaliers.

 

   D’incroyables images en trois dimensions et des informations rédigées par de grands experts permettront aux jeunes lecteurs de plonger dans l’univers des chevaliers.

 

Deux sections composent l’ouvrage :

    * Une introduction très riche et très complète :

                - Retrace les modes de vie des chevaliers,

                - Décrit leurs incroyables machines de guerre et leurs armes les plus étonnantes,

                - Explique la construction et l’organisation des châteaux du Moyen Âge.

     * Des focus détaillent ensuite :

                - L’armure des chevaliers,

                - Les grands moments de leur vie : les joutes, les banquets,

                - Les châteaux les plus célèbres : le Mont-Saint-Michel, le Castel del Monte »

 
Mon avis :
 
Plus besoin de loupe après la lecture de ce livre !

 

       Que puis je ajouter à la prose ci-dessus ? Tout est dit !

 

   Dans les 64 pages, l'auteur retrace les us et coutumes des chevaliers.

* Chaque page comporte peu de texte mais il est clair et compréhensible.

* Les images sont annotées,

* Le chevalier est vu dans son contexte,

* Dans l'environnement du chevalier, c'est le monde médiéval qui est montré.

Un vrai plaisir à lire pour et par des enfants.
    Il faut bien que je critique un peu ce livre, sinon, je ne serais pas crédible. Alors, je ne lui vois qu'un seul défaut.
Il a été écrit pas un Anglais
 
    Diantre, mais pourquoi les responsables de chez Larousse, société bien Française, ont été chercher un Anglois, un envahisseur de l'Aquitaine, pour expliquer la chevalerie ?
    Que ce rédacteur roule à gauche n'empêche pas ce livre d'être de qualité.
N'est ce pas le plus important ?
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Bibliothèque médiévale pour enfants
commenter cet article
27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 07:30

 

Département  40 - LANDES

Le bourg :

Les modifications ont été importantes sur cette église   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Poyartin est situé à 15km au Sud-Est de Dax, à 3km au Sud-Sud-Ouest de Montfort en Chalosse.

     Coordonnées de l'église :

43° 41′ 8.94″ N 0° 52′ 1.85″ W
 43.685816°  -0.86718°

 

L'église :

    L'extérieur :

La découverte

    En arrivant devant l'église je suis fasciné, non pas par des systèmes défensif (but premier de ma visite à Poyartin), mais par les modifications architecturales qu'a subi cette église.

     Ce contrefort médiéval est englué dans un mur très récent et cimenté, cet autre contrefort n'a pas plus de chance et sa fonction de soutien est inexistante. Par contre, cette construction basse ressemble à un "bébé" contrefort très récent.

Pensez vous qu'il va grandir comme ses parents

     Évidemment certaines modifications sont amusantes. Par exemple, cette fenêtre bouchée fantomatique d'un éclairage qui n'est plu.

 

Suis je devenu un touriste ?

    Mais je ne suis pas venu en ce lieu pour plaisanter sur les déformations de fonction des pierres, ni pour faire du tourisme mais pour trouver un système défensif sur une église.

    Comme souvent, pour comprendre un édifice fortifié, je prends un peu de recul.

Quelle magnifique tour !

Le clocher-tour

     Il est presque difficile pour moi de nommer cette haute construction : un "Clocher-tour" . C'est réellement une tour de défense, et même j'ose écrire : Un donjon.

     Comme moi, vous avez remarqué aux 4 angles les puissants et hauts contreforts à ressauts et larmiers. Il me parait presque impossible que ces renforts soient du 14ème siècle tant ils sont massifs (et pourtant, ils le sont).

   Sur une face, des archères droites légèrement décalées comportent à la base une ouverture ronde pour arquebuse. Le crépi des parois n'est évidemment pas médiéval. Il a certainement été posé lors de la restauration du 18ème siècle (?). Il m'empêche de voir la qualité de la taille et les joints. Je présume que les contreforts reflètent la méthode de construction des murs.Ce sont des bloc de calcaire plus ou moins "conglomératiques", gréseux.

     Sur l'autre face, une archère droite unique et un peu abîmée tient compagnie à 2 ouvertures carrées. Le manque de corbeau pour soutenir un mantelet (voir exemple) me surprend.

 

La puissance du clocher-tour écrase la beauté de l'égliseQuelle incroyable tour

    Pensant avoir tout vu sur cette tour, je prends à nouveau un peu de recul. Et là je suis encore comblé par la haute construction.

    Ce n'est pas le curieux toit en bulbe prolongé d'un clocheton avec un revêtement en ardoise qui me surprend, mais...

L'avez vous vue ?

   Évidemment, c'est la bretèche qui est l'admiration mes yeux bleus, de mon extase sans limite (Vous ai je déjà dit que je suis exubérant devant une construction fortifiée   ). Si vous êtes perspicace vous allez me dire :

"Que protège cette bretèche, chevalier ?"

  Heu... Vous avez raison, un toit se situe en dessous. Il y a déjà eu un violon sur un toit, pourquoi n'y aurait il pas une bretèche sur un toit .

"Chevalier, soit un peu sérieux !"

   Puisqu'une bretèche (voir vocabulaire) protège très souvent une porte, cela signifie que le bâtiment en dessous a été construit plusieurs siècles après le clocher-tour.

 

    L'intérieur :

        En entrant dans le porche, je sais que l'escalier montant dans le tour me sera interdit. J'entre donc pour prier en espérant qu'un miracle se produit.

   Mais aucun maître des clefs s'avance vers moi  . Je me console en regardant cette église sans transept puis en admirant le luxueux choeur. Quel contraste avec la simplicité du collateral.

 

 
Histoire de l'église :

* A l'époque Romaine, un petit village est créé.
* A la fin du 11ème siècle, les chevaliers de Malte construisent une petite église dont il resterait l'abside (selon l'historienne Monique Veaux).
* Au 14ème siècle (?), construction d'une église.
* Au 15ème siècle, durant la guerre de 100 ans, une puissante tour de défense est construite.
* Au 16ème siècle, ajout d'un collatéral.
* Au 17ème siècle, un porche est ajouté.
* A la fin du 18ème siècle, l'église est restaurée.
* En 1998, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Hippolyte) est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

Nef basse et haute tour, Quel contraste !

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Vers Menu châteaux des Landes
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Guyenne : 33 40
commenter cet article
26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 07:30

 

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

 
    «  Entre le 10ème et le 15ème siècle, seigneurs, rois et ingénieurs militaires ont couvert le territoire français de châteaux forts, de forteresses et de citadelles : Plus de 20 000 places seront fortifiées sur le territoire français avant que les progrès de l'artillerie ne sonnent le glas des châteaux forts auxquels on préférera alors les villes-citadelles. La France offre donc une des plus belles richesses patrimoniales mondiales de fortifications.

     Cet ouvrage est une présentation sélective de soixante-cinq forteresses françaises ayant survécu à moult guerres, destructions et incendies à travers les siècles . »

 
 
 
Mon avis :
 
Simple, belles images, variété des sites
 
      Bien que le titre laisse croire qu'il s'agisse de forteresses donc de constructions fortifiées prêtes à recevoir des boulets de canon (à la lecture du titre j'ai pensé à Vauban ou aux forts du 19ème siècle), une grande partie du livre montre des châteaux forts et autres bâtiments d'origine médiévale (période unique de ce blog). Il y a  par exemple :
     * Le fort Lalatte,
     * Le mont Saint Michel,
     * Le château de Tarascon,
     * Le pont fortifié de Cahors,
      * Etc.
   Chaque bâtiment est présenté sur 2 ou 4 pages. De belles images accompagnent un texte court et bien écrit. Ce livre ne vous révélera pas toute l'histoire des bâtiments et ne vous décrira pas l'intégralité des méthodes de construction ni des systèmes défensifs, mais il est un compromis entre, beau livres d'image mais sans texte et livre touristiques sans agréable photos.
    Ce n'est pas un livre indispensable mais il peut être un joli cadeau pour un passionné de fortifications ou de tourisme intelligent. Et puis, les éditions Ouest France sont un gage de qualité.

 

 

Les pemières lignes du livre :

 
 

Introduction

   Depuis son apparition, l'un des soucis permanents de l'homme a été sa protection face aux divers dangers qu'il pouvait rencontrer, de quelque ordre qu'ils soient :

        * Météorologique,

        * animal,

        * ou encore humain.

 

   Cela le conduit très rapidement à élever ses premières fortifications qui revêtent alors différents aspects, diverses formes, allant d'un entassement de branches d'arbres et de pierres à l'entrée d'une caverne à un ouvrage de terre et de bois, entouré de palissades et ceint de fossés en passant par la construction des cités lacustres.

     Avec la naissance des civilisations apparaît l'adoption d'une architecture dite militaire. Les villes et cités ne peuvent plus survivre et donc se protéger sans s'entourer de remparts, la population sans trouver refuge dans un espace fortifié où elle pourra résister face à un ennemi potentiel.

    En l'espace de 7 siècles, seigneurs, rois puis ingénieurs militaires édifieront ainsi sur le territoire français châteaux forts, forteresses et citadelles nous laissant ainsi un gigantesque et formidable patrimoine. Ainsi, entre les Xe et XVe siècles, plus de vingt mille sites ont été fortifiés dans notre pays.

 

Du château fort à la ville-citadelle

    Au 12ème siècle, le château fort connaît son apogée et offre à la fin du Moyen Âge des formes toujours plus complexes et variées pour deux raisons principales : les impératifs défensifs certes mais également une exigence de plus en plus fréquente de confort.

    Le 15ème siècle marque leur déclin, murailles et remparts devenant inopérants, vains face à une arme qui tend à devenir de plus en plus destructrice et meurtrière : l'artillerie.

     Si les châteaux forts remplissent encore leur fonction au cours des guerres de Religion, on n'en construit plus alors de nouveaux. Pire, on aspire à leur destruction. Ainsi, Henri IV ordonnera le démantèlement de nombreeses forteresses qu'il considérait comme dangereuses pour l'autorité royale.

     Dès lors, ce sont les villes-citadelles qui se chargeront d'assurer la défense du territoire national.

 

 

 Je vous invite maintenant à découvrir les châteaux forts de France.  
 
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans LIVRES sur l'époque médiévale
commenter cet article