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Ombre et lumière

27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 07:30

 

Département :   73 - SAVOIE 

 

Le bourg :

Comme souvent les ruines aiment se cacher dans les bois.

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

       Le château se situe dans le massif de la chartreuse à 15 km à l'Ouest de Chambéry et à 30km à l'Est de Grenoble. A la sortie du village de Saint Pierre d'Entremont, prendre la D912 en direction de Epernay, puis à 3 km.

   Une petite route goudronnée monte vers le hameau de Teppaz.

        Coordonnées du hameau :

45+ 25' 56.244" N 5° 32' 42.834" E
 45.43229°  5.878565°

 

Le château :  

    Dans le petit hameau de Teppaz, je gare mon destrier à l'entrée puis je scrute l'horizon à la recherche de la ruine du château de Montbel. Il y a quelques panneaux indicateurs pour randonneurs, mais rien sur la ruine. Un peu de marche vers la colline me donnera une meilleure vision.

     Et après 5 minutes, le château apparaît là.

Le voyez vous ?

   Regardez, il est là, à 860 mètres d'altitude.

        Vos yeux ne semblent pas habitués à trouver des ruines qui ont la fâcheuse habitude de se cacher dans la dense végétation.

Pour vous, je fais un zoom.

 

   L'extérieur :    

     Le site du château de Montbel est vaste. Il occupe tout le sommet de la colline et domine les 2 vallées. L'emplacement est vraiment idéal pour la surveillance. Avec 3 faces en à-pic la protection du château est aisée.
    Je comprends maintenant pourquoi en 1307 le Comte de Savoie (voir liste) a dû envoyer une armée équipée de catapultes et de puissants engins de jet pour en venir à bout.

    Au pied de la colline, je pressens que les ronces seront au rendez-vous Si je ne trouve pas un sentier, la glissade sera le risque .......que je vais prendre pour vous ramener des photos de cette ruine historique (ne suis pas extraordinaire pour vous plaire  ).

    Heureusement, vers l'Ouest, un pseudo sentier grimpe entre les arbres.

 

   Le rempart extérieur :

      La première surprise est l'immense rempart entourant le sommet. Je pense que la colline a du être partiellement arasée par l'homme, car une telle surface aussi plane est assez rare dans le massif de la Chartreuse.

     Ce rempart rectangulaire d'une centaine de mètres de long est constitué de pierres pauvrement taillées et sans ouverture de tir. Il protégeait sûrement la basse cour. Un peu plus loin, il me semble distinguer les restes d'une tour d'angle, mais mon imaginaire est fertile dans un tel lieu, il me faut plus de rigueurs.

 

   L'intérieur du château :

Derrière cet assemblage de pierres et d'arbres se cache.......

     Dans la basse-cour, en levant les yeux, je remarque quelques murs qui tentent de survivre malgré l'attaque des arbres.

Est ce un 2ème niveau de rempart, ou les restes de bâtiments (communs, écurie...) ?

    Difficile à déterminer pour un castellologue amateur comme moi.  

 Pourtant, quelques mètres plus loin il me semble distinguer une citerne ainsi que des rochers taillés et aménagés. Il n'y a hélas aucune pierre sculptée.

   Le château ayant été abandonné depuis 5 siècles, les belles pierres ont peut être été récupérées pour aménager le petit hameau de Teppaz.

  Les murs peu épais et le rocher taillé prouvent la construction de nombreux bâtiments dans ce château, mais la végétation et l'état de ruine m'empêchent d'en définir les fonctions.

 

   Le donjon :

Évidemment, tout château médiéval comporte sa tour maîtresse.

   Celle du château de Montbel n'a plus sa splendeur d'antan mais quelques détails architecturaux permettent de la comprendre.

      L'épaisseur du mur est correcte quoique faible pour un donjon presque inclus dans le rempart.  Ce n'est pas un donjon-bouclier comme dans certains châteaux, il est loin de l'entrée et de la position d'attaque des ennemis. Il est bien appareillé avec des pierres de taille. Les trous de boulin (voir vocabulaire) montrent son ancienneté.
 
     En levant les yeux, je peux voir de nombreux étages ainsi que des traces de fenêtres de confort. Bien qu'il ne reste que peu de mur, par sa dimension il est évident que ce donjon n'était pas la tour de refuge ultime en cas d'attaque mais bien un bâtiment habitable. Hélas, aucune trace de cheminée ni de décors est visible, mais j'ai l'impression de voir les restes des latrines. 

    Réchauffé par le soleil du mois d'avril, bercé par le chant de oiseaux, transporté par le souffle léger du vent dans les branches, je regarde les montagnes encore enneigées de la Chartreuse.

    Les ruines castrales sont toujours dans des endroits merveilleux.

Qu'en pensez vous ?

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle, certains historiens pensent que la butte aurait pu avoir une motte castrale (voir vocabulaire).
* En 1098, Philippe, seigneur de Montbel et d'Entremont est cité dans un texte narrant le départ aux croisades (Est ce l'ancêtre de la future famille d'Entremont ?).
* Au 12ème siècle, Philippe meurt au siège d'une place forte durant la croisade. Son fils Hugues Ier lui succède sur les terres allant du Granier à Saint Hugues.
* Vers la fin du 12ème siècle, Guillaume, fils de Georges de Montbel, semble être le premier seigneur reconnu d'Entremont.
* A la fin du 12ème siècle, la famille d'Entremont construit une fortification proche du lieu dit Teppaz.
* Au début du 13ème siècle, comme de nombreux seigneurs de cette région frontalière entre le Dauphiné et la Savoie, la famille d'Entremont essaie de rester indépendante. Tâche difficile que d'autres seigneurs ont tenté (voir exemple du seigneur de Clermont en Isère).
* En 1234, le seigneur Guillaume d'Entremont cède devant la pression des Dauphinois. Il rend hommage pour son château et ses terres au Dauphin André. Ce territoire devient une frontière face à la puissante Savoie.
* En 1240, le fils de Guillaume rompt l'hommage au Dauphin et devient vassal d'Amédée IV Comte de Savoie (voir liste des comtes de Savoie).
* En 1245, le Dauphin Guigues VIII revendique ses droits sur le territoire (les conflits entre Savoyards et Dauphinois sont nombreux, celui-ci est une "excuse" de plus pour justifier les incursions dans les différentes vallées frontières).
* En 1278, le nouveau Dauphin Jean Ier réclame à nouveau ces territoires, mais la famille d'Entremont confirme leur hommage au Comte de Savoie Philippe Ier.
* En 1306, contre toute logique, le nouveau seigneur Rollet d'Entremont remet son château, ses terres et son armée au service du Dauphin Jean II.
* En 1307, le Comte de Savoie Amédée V le Grand n'accepte pas cette trahison. Avec une puissante armée et des engins de jet, il attaque le château de Montbel. Les 300 soldats Dauphinois enfermés dans la forteresse résistent quelques jours à ce siège. Mais devant la puissance Savoyarde, le château se rend.
* Vers 1308 (?), le seigneur d'Entremont a l'autorisation du Dauphin de construire un autre château sur la rive gauche de la rivière Guiers Vif (voir sa description ici). C'est depuis ce jour que le village est coupé en 2. Même au 21ème siècle, un coté est Savoyard et l'autre coté est Isérois (voir carte).
* En 1314, le traité de Villard-Benoit valide la possession du territoire de Montbel aux Savoyards. Le château très détruit par le siège est quelque peu remanié pour héberger une garnison.
* En 1349, le Dauphiné est "transporté" au Royaume de France. Les conflits de frontière pour ce territoire n'existeront plus.
* A la fin du 15ème siècle, avec l'amélioration des équipements de guerre, comme les canons, cette forteresse n'est plus vraiment utile. Elle semble abandonnée. Son avenir est évident : Ruine elle sera.
* Au 21ème siècle, la visite est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre est important. Ruine réservée aux passionnés (ou aux randonneurs ayant besoin d'ombre).

 

Comme toujours, la vue en Savoie est magnifique !

 

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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 07:30

 

Département :   15 - CANTAL 

 

Le bourg :

Sur sa colline, le château attend le visiteur:   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le château d'Alleuze est situé à 100km au Nord de Millau, à 60km à l'Est d'Aurillac, à 8 km au Sud de Saint Flour et à 5 km à l'Ouest du célèbre viaduc de Garabit

   Coordonnées du château :

44° 57' 23.184" N 3° 5' 26.707" E
 44.95644°  3.090752°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

      Tranquillement assis "dans" mon destrier à moteur, je serpente la petite route qui est censée me conduire vers la ruine du château d'Alleuze.

     Soudain, au détour d'un virage, elle apparaît. Certes la ruine est encore loin, mais sa forme caractéristique des châteaux de la région est bien visible.

 

Rapide analyse

    Cette architecture très simple peut se voir pour de nombreux châteaux du Cantal. Elle devait être idéale et efficace puisque des fortifications ayant été construites plusieurs années (et même des siècles) après ont repris ce plan. Par exemple, Anjony (voir ici) a été construit lorsque Alleuze devenait une ruine.
  Comme souvent, je laisse mon destrier loin du site et je savoure en marchant ce plaisir qui monte.

 

Une construction classique 

       Le château est construit sur un promontoire isolé en bordure de ravin de la Barge et du torrent des Ternes, proche de la retenue artificielle créée par le barrage de Grandval.

      A l'époque médiévale, le site était facile à défendre car l'ennemi ne pouvait arriver que d'un seul coté. Sur ce promontoire avancé, c'est un lieu de surveillance parfait.

      En faisant le tour de la butte, je découvre ce château d'architecture assez classique. C'est un logis rectangulaire flanqué aux 4 angles de tours circulaires talutées.

    Ce qui me surprend en inspectant les pourtours du château, c'est la mauvaise qualité des parements. Cela dénote une construction hâtive avec hélas peu d'évolution architecturale malgré ses 300 ans d'existence "et de cohabitation avec l'homme".

     Les tours d'angle comportent des archères plongeantes à étrier. Elles semblent avoir été ajoutées ou modernisées.
  C'est par une brèche dans un mur que je pénètre lentement dans le logis.

 

Le logis

      De l'extérieur, le château paraissait assez grand, mais à l'intérieur, "enfermé" par les hauts murs peu lumineux, l'exiguïté me surprend. Évidemment, dans un château abandonné depuis 400 ans il ne reste que peu d'éléments, et aucun mur intérieur. Mais avec un peu d'attention, l'architecture révèle ses secrets.

     Le bâtiment devait avoir 3 étages, et chaque salle comportait des cheminées, elles sont encore visibles sur les murs de courtine.

   Excepté quelques puits de lumière, les courtines ne comportent aucune ouverture ou système de défense. Elle était assurée uniquement par les 4 tours d'angle et un chemin de ronde avec mâchicoulis (voir vocabulaire). 

 

 Observation et défense, les deux fonctions sont respectées pour ces tours.  Les tours

      La première fonction de ces tours est l'observation, et par leur hauteur, elles permettent une vision à 360° sur les collines, mais aussi sur la rivière qui était un axe de circulation et de commerce.

      Mais en cas d'attaque, les tours doivent protéger les courtines sans défense. Par les archères dans les angles, la protection est correctement assurée. 

     Les évêques de Clermont, propriétaires des lieux, n'ont jamais investi dans l'amélioration de défense, et à l'arrivée des canons, ce château dépourvu de bouche à feu fut abandonné.

    Dans les tours, une surprise m'attend :  Des petites salles polygonales voûtées en calotte.

Ont elles été créées pour les prisonniers au 14ème siècle, ou pour le confort des soldats entre 2 tours de garde ?

    Qu'importe, au 21ème siècle, cette architecture fine est un plaisir pour le visiteur sachant regarder dans le silence....

  Mais de silence il n'y avait pas ce jour, car les oiseaux très nombreux piaillaient en tourbillonnant. 

 

 

Histoire du château :

* En 1252, le castrum "belodie" est cité dans un texte, il appartient à l'évêque de Clermont.
* En 1257, une paroisse existe dans le village.
* En 1279, le château est toujours possession des évêques de Clermont. Cette région est pauvre et peu peuplée, l'entretient du château a un coût important au vue des faibles ressources.
* Au début du 14ème siècle, le château devient une prison. Les gardiens ne sont pas des soldats, mais des habitants des villages peu entraînés au combat.
* En 1345, des bandes de Routiers (souvent à la solde des Anglais) sévissent dans la région
* En 1382, le terrible Bernard de Garlan et sa troupe attaquent le château qui se rend sans combattre. Le nouveau "propriétaire" occupe le site devenant le quartier général de ses futures "forfaitures". Il menace la ville de Saint Flour, et rançonne les paysans et les marchants ambulants.
* En 1383, les troupes Royales (voir liste des rois) tentent de chasser les Routiers. Les soldats se heurtent à une défense acharnée, et échouent.
* En 1384, Saint Flour se sent menacée par ces "guerriers" à la solde des Anglais. Une armée de 200 Sanflorains s'attaquent au château, mais ne peuvent vaincre ces Routiers bien retranchés.
* En 1391, les Routiers abandonnent le château contre le paiement d'une rançon. Mais l'évêque de Clermont n'a pas retenu la leçon et délaisse ce site. Il ne le fait pas garder par des soldats. Saint Flour émet une ordonnance demandant la destruction du château.
* En 1395, l'évêque n'ayant pas exécuté l'ordonnance, Saint Flour en émet une autre, hélas, non exécuté.
* Vers 1405, sans l'autorisation de l'évêché, la ville de Saint Flour prend la décision de démanteler le château pour éviter qu'il redevienne le refuge de bandits, ou de mercenaires à la solde des Anglais.
* Vers 1410, l'évêque de Clermont intente un procès pour destruction de biens.
* En 1412, la ville de Saint Flour est sommée de reconstruire le château à ses frais.
* En 1536, sentant la menace des guerres de religion, l'évêque consolide le château et installe quelques hommes d'arme.
* En 1575, les Huguenots s'emparent du château.
* A la fin des guerres de religion, le château est inhabité et laissé à l'abandon.
* En 1927, la ruine est inscrite aux Monuments Historiques.
* A la fin du 20ème siècle, une association tente de faire revivre le château par des activités médiévales, ou "son et lumière".
* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre existe. Le lieu est si beau, prenez le risque avec... précautions.

 

4 tours rondes avec courtines droites. Quel magnifique symbol du château fort !

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 07:30

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

 
    « Enfants des croisades, les ordres religieux-militaires ont toujours suscité un imaginaire auréolé de légendes. Les deux premiers ordres, celui des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (futur ordre de Malte) et celui des chevaliers du Temple, plus connus sous le nom de Templiers, sont nés en Terre sainte entre la fin du XIe et le début du 13ème siècle.
    Ils ont ensuite été rejoints par les chevaliers teutoniques, l'ordre de Saint-Thomas et de nombreux autres défenseurs de la chrétienté dans la péninsule Ibérique. Chacun de ces ordres présentait un double aspect: d'une part, un rôle militaire, puisque les moines-soldats ont développé une intense activité défensive en encadrant une partie des croisés, structurant une armée embryonnaire et établissant ainsi les valeurs de la chevalerie ; d'autre part, un rôle hospitalier auprès des malades et des plus démunis - Saint-Jean d'Acre, Malte, Rhodes sont autant de lieux témoignant de leur œuvre d'assistance.
    Ecrit par une équipe de spécialistes européens et servi par une très riche iconographie, cet ouvrage nous offre une vue synthétique des ordres militaires au Moyen Age, à travers une analyse précise de la nature de ces institutions. Situation géographique, contexte historique dans lequel ils ont pris naissance mais aussi disparu, importance et sens de leur action sont étudiés pour chacun d'eux. Créateurs d'un nouveau modèle de société, les ordres militaires font partie des institutions qui ont forgé notre histoire puisqu'ils ont contribué à établir les fondations de cette entité que nous appelons aujourd'hui l'Europe. »
 
 
 
Mon avis :
 
L'Histoire VRAIE, enfin  !!!!!
 
      Les Templiers vous font rêver, Voilà le livre qu'il vous faut. 
  Certes, ce n'est pas un livre de mystère comme "Da Vinci Code", ce n'est pas une épopée romanesque d'un trésor comme tant d'autres livres vous le font croire. Cet ouvrage est la synthèse de la recherche sur les ordres religieux et militaires.
 
     C'est aussi les "fondements" de la construction d'une Europe (enfin, c'est ce que j'ai cru comprendre).
 
  Je ne connaissais presque rien sur ce sujet. Quelques émissions de télé, quelques descriptifs dans des revues et beaucoup de films et romans. Bref, ma vision était pauvre et fausse.
 
Maintenant, je sais................... qu'il me faut en lire d'autres.
 
  En plus de la richesse de ces textes, cet ouvrage est aussi un merveilleux livre d'image. Je ne lui ai pas trouvé de défaut............ En fait, si, il en a un !............ Il faudrait qu'il fasse 8000 pages pour que je puisse continuer à le lire (hihihi).
   
 
   Après la lecture de ce bel ouvrage, je suis allé voir mon banquier pour obtenir un prêt  et faire le tour de l'Europe à la redécouverte des ruines qui ont marqué l'histoire des Templiers................ mais il n'a pas voulu (il ne doit pas être passionné d'histoire comme moi).
 
  Alors, si vous allez un jour visiter ces lieux chargés d'histoire, pensez à moi, prenez quelques photos pour mes pages.
vers menu livres templiers  
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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 07:30
 

  Dans le département actuel de l'Allier, l'ancienne province du Bourbonnais, il existe un très vieux château qui tente difficilement de survivre à l'abandon de l'homme et à l'attaque des grands arbres.
  Cette ruine a été une puissante forteresse durant 2 siècles mais elle est aussi porteuse d'une légende nommée : 

 

 
Les amoureux du château de Murat

 

 

   Il était une fois, dans un hameau proche de la puissante citadelle de Murat, une belle et douce fée qui était tombée amoureuse d'un....... humain.
   Normalement,Qu'il est bel homme !.... Charmée je suis ! une fée aime la compagnie des hommes, même si parfois ils sont bizarre, mais là, c'est de sentiments amoureux dont il est question  (Hooo, voila une légende qui commence bien, n'est ce pas mesdames !).
 
   Bien sur, il était beau grand, fort, intelligent, serviable, attentionné, à l'écoute des gentes dames  (Que voila des qualités que vous recherchez, n'est ce pas mesdames !), et avec des yeux d'un bleu irréel. Vous comprenez que notre fée ne pouvait que tomber en amour. 
 

   Mais (Hé oui, il y a toujours un MAIS dans les histoires d'amour, n'est ce pas mesdames !) cet homme parfait en aimait une autre : La princesse blonde et réelle du village voisin.

   Notre belle fée ne savait que faire et, secrètement, se mit à pleurer, à pleurer, à pleurer, à pleurer  (j'arrête là sinon je vais noyer la page).
   Ses larmes transformèrent doucement notre bonne fée en petite espiècle puis en...... (Devinez !).

 
   Jalouse, elle ourdit une "méchanceté"  ("ben, c'est pas gentil" pensent les très jeunes princesses lectrices de mon blog).
 
  L'argent va t il faire le bonheur de ce couple ?Une nuit, pendant que notre amoureux dormait avec le sourire béat  (Béat de bonheur nous sommes dans ces moments, n'est ce pas mesdames !), avec sa magie de fée, elle s'introduisit dans son rêve, et lui montra un trésor enfoui dans les oubliettes du château. Et un coffre de magnifiques bijoux pour sa belle  (Et les bijoux, c'est très beaux, n'est ce pas mesdames !).
 

  Au petit jour, notre amoureux décida de vérifier si son rêve était prémonitoire. D'un pas rapide, il se rendit dans les pièces souterraines du château  (Je vous passe les détails de ses salles peu propres, car vous n'aimez pas la poussière, n'est ce pas mesdames !).
  Hélas, sa folie lui fit oublier le rendez-vous avec sa belle princesse.... Et le rire démoniaque de notre "fée" se fit entendre..... Elle avait accompli la première partie de sa vengeance de jalousie.... Il lui fallait maintenant concrétiser le 2ème acte.
 
  Soeur Anne, ne vois tu rien venir ? D'un coup d'aile, la "fée" arriva devant le balcon de la princesse, où ses yeux bleus scrutaient l'horizon dans l'espoir de voir l'être aimé  (Quel beau moment l'attente de l'aimant, n'est ce pas mesdames !).

Rien, personne, point de destrier, point de pourpoint, aucun chapeau au panache blanc !

 
   La "fée" jubile, et avec des yeux brillants elle explique à la princesse que son aimant a préféré la chasse aux trésors à la chasse aux bisous. Est ce les yeux lumineux, ou le ton narquois de la fée qui ont fait douter la princesse.... qu'importe, elle décide de se rendre au château à pieds (L'amour donne des ailes, n'est ce pas mesdames !).
 Voila un humain qui va connaitre les joies de la maltraitance !

   Pendant ce temps, au château un drame se déroule. Les rires presque Satanique de la fée avaient attiré les sbires de Belzébuth. Voyant un humain sans défense dans les couloirs poussiéreux, ils décidèrent de jouer avec lui.... et.... en le traînant par un pieds, ils s'amusèrent à lui faire découvrir les entrailles des catacombes la tête en bas.
 
   La princesse ayant marché toute la journée arrive à la nuit tombante. Ses pieds sont ensanglantés par les roches saillantes, la fatigue se lit dans sa démarche, mais elle a le courage de l'appeler  (Ha, l'amour !.... ah oui, l'amour ..., n'est ce pas mesdames !).
 
   Proche de la rivière, elle voit presque sans vie le corps de son "aimant". La nuit est froide, et pour le réchauffer, elle se couche proche de lui...... Mais la froideur des montagnes a raison de leur force.
 
 Au petit matin les paysans découvrent 2 corps inanimés mais entrelacés dans un geste d'amour éternel.
 
 
   Les soirs d'hiver, à la veillée :
      - Les vieux disent que durant l'été, les murs ont une couleur rouge du sang de l'aimant,
      - et les vieilles prétendent qu'en hiver, les fantômes des 2 amants montrent leurs amours à ceux qui acceptent de braver le froid......
 

Qu'importe le temps, nous traverserons les saisons ensemble !


 Comme au printemps il ne se passe rien, je suis allé visiter ce château au mois d'avril...  et pourtant j'ai vu....(chuuuut, c'est mon secret).
 


 En Alsace, dans le château de Landsberg, il existe une légende qui parle d'une fleur d'Amour (hooooo).
 

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 07:30

 

Embarquement pour quatre siècles de croisades françaises

 

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

 
    « Achevé vers 1474, le manuscrit de Sébastien Mamerot superbement illustré est le seul document d’époque rendant compte de plusieurs siècles de croisades françaises, aux cours desquelles les rois de France tentèrent de s’emparer de la Terre sainte.
    Jean Colombe, enlumineur du Moyen-Âge surtout connu pour son travail sur les Très Riches Heures du Duc de Berry, est le principal auteur des 66 miniatures splendides du manuscrit . »
 

Note de l'éditeur :

      Inspiré par la guerre Sainte xénophobe déclenchée par une annonce du pape Urbain II  (équivalent chrétien du djihad) Mamerot a dédié son œuvre à son mécène Louis de Laval, gouverneur de Champagne.

     L'oeuvres "Les Passages d'Outremer" comprend 277 feuillets de parchemin, illustrés par Colombe et par les meilleurs calligraphes de l’époque médiévale.

    Il est aujourd’hui conservé à la BNF (Bibliothèque nationale de France).

 

Note de journaliste :  

        À partir de ce manuscrit exceptionnel, les éditions "TASCHEN" ont réalisé un fac-similé qui reproduit jusqu’à la couleur des rehauts dorés médiévaux.
      Présentée sous coffret, cette oeuvre est en 2 volumes :
             * Le 1er contient le fac-similé du manuscrit original,
             * Le 2ème est l’adaptation complète de celui-ci et les descriptions des miniatures de Jean Colombe
  Ces livres témoignent avec richesse de cette période historique qui fut longue, glorieuse et sanglante.
       Les batailles, obsèques, cérémonies religieuses, couronnement et processions royales sont représentés par des enluminures retraçant des siècles de guerre sans merci.
   Ces livres nous permettent de mieux comprendre pourquoi nous en sommes là aujourd’hui.
 
Mon avis :
 
Un livre unique!
 
      Je n'ai pas assez de mots pour décrire un tel livre. Un ouvrage unique ne se détaille pas, ne se livre pas simplement dans un blog. Il se regarde :

 

livre-une-chronique-des-croisades-06

livre-une-chronique-des-croisades-03
livre-une-chronique-des-croisades-04 livre-une-chronique-des-croisades-05
 
     Je l'ai en main depuis peu, je n'ose parfois le toucher tant il est parfait, et la perfection fait peur aux hommes (n'est ce pas mesdames).  Je regarde les enluminures durant de long moment oubliant de lire, oubliant le temps, oubliant ce 21ème siècle, oubliant de....
    Voila un cadeau qui séduira les passionnés de cette époque, les amoureux des beaux livres, les fous d'enluminure.
 
Je vous quitte pour le dévorer encore, et encore, et encore !
 
 
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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 07:30

 

Département :   40 - LANDES

Le bourg :

L'église tente de ressembler à une pieuvre happant les visiteurs   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Vicq d'Auribat est situé à 18km au Nord-Est de Dax et à 50km au Sud-Ouest de Mont de Marsan.

   Coordonnées du bourg :

43° 47′ 8.88″ N 0° 51′ 30″ W
 43.7858°  -0.858333°

 

L'église :

    L'extérieur  :

La découverte

     Parfois en découvrant une église sensée être fortifiées, i faut que je redouble d'attention et que je sorte ma loupe.

   Mais à Vicq d'Auribat, point est besoin de réflexion longue, il est évident que la construction haute devant moi est une tour de garde et de défense.

 

La tour-clocher

    Normalement, pour cette construction accrochée à une église, je devrais écrire : Le clocher-tour. Mais sa fonction de tour défensive est si impressionnante que je me demande si le clocher ne fut qu'une fonction secondaire durant les siècles guerriers.

Quelle curieuse architecture !

   Avec une arcade en arc brisé sur chacune des 3 faces, elle ressemble à une pieuvre ou à un croisement entre éléphant et girafe. Cette sensation est renforcée par les larges contreforts à larmier s'appuyant sur les angles. Leur petitesse est surprenante par rapport à la hauteur de l'édifice.

  Les ouvertures verticales de la façade ressemblent à des archères (voir vocabulaire). Mais c'est encore un croisement entre une meurtrière et une fenêtre Romane.

 

Prendre du recul

   Je suis si hypnotisé par la tour que j'ai oublié de regarder le reste de l'église. En un bond je prends un peu de distance et je vois..... qu'il n'y a rien d'autre à voir. La nef et l'abside sont basses et semblent très récentes. L'église est si désarmée face à une attaque qu'en s'accrochant, elle semble dire à la tour : Ho toi, la grande, protège nous  "Ho toi, la grande, protège nous !".

L'escalier vers mon paradis

Encore la tour 

   La tour-clocher est si fascinante que mes yeux ne font qu'un pour elle . Le haut de la construction possède des fenêtres Romanes à mi-hauteur mais surtout un crénelage borgne que nombre de châteaux forts lui envieraient. J'ai hâte de visiter cette beauté.

 

    L'intérieur :

Le porche

    Fébrile, j'entre dans le porche qui joue avec la lumière. Je ne regarde même pas le portail d'entrée de l'église qui pourtant est composé de 3 arcatures Gothique retombant sur un imposant piédroit en calcaire blanc.

    De chaque coté de la porte 2 arcatures trilobées ont dû recevoir des sculptures de Saint (aujourd'hui disparues). Mais un mystère demeure :

       * Qui a tracé cette croix ?

       * Quelle est la signification de celle-là ?

 

L'escalier

   Évidemment, vous avez compris que mon centre d'intérêt est l'escalier montant vers le paradis du Chevalier-Castellologue.

  Chaque pas fait craquer la marche et j'ai l'impression d'entendre une voix douce me dire : "Monte Chevalier, viens me retrouver là haut !Voici l'échelle sociale de votre Chevalier Dauphinois !

 

La tour - étage 1

     Au 1er étage, je suis dans une salle sombre où un rayon du soleil pénètre par l'archère élargie. Après un temps d'adaptation, je vois une pièce presque carrée avec de nombreuses ouvertures dont celles au Sud et au Nord comportent une coussiège unique.  

    Ce lieu devait être la salle de garde, mais curieusement il n'y a pas de cheminée (Y en avait il une ?).

   Je reprends l'escalier et avant d'arrivée en haut, je contemple à nouveau cette salle ayant vu tant de défenseurs.

 

La tour - étage 2

   La salle supérieure est évidemment celle de surveillance avec les merlons borgnes et les créneaux aujourd'hui obstrués par un plexiglas transparent. Il n'y a plus de coussiège pour se reposer. Le gardien devait être debout et vigilants pour regarder l'horizon..

    Au 21ème siècle, les gardiens annonçant une attaque n'existent plus et la seule vie active est due aux 2 cloches sonnant des heureux évènements.

 

La nef et l'abside

    Ayant savouré les défenses de cette église fortifiée, je redescends pour pénétrer dans la nef sans grande conviction. Comme je le pensais, la restauration a aseptisé l'ambiance médiévale, mais le "neuf" a aussi son bon coté.

 

 
Histoire de l'église :

* Au 11ème siècle (?), construction d'une église.
* Au 20ème siècle, une imposante restauration défigure un peu la nef et l'abside mais redonne vie à la tour-clocher.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Vincent) est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher fortifié est possible en dehors des offices.

 

Ombres et lumières jouent avec moi

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 07:30
     Mon blog est consacré aux constructions fortifiées du moyen âge d'Europe. Mais en tant que Chevalier Dauphinois, je me dois de présenter aussi des châteaux forts de ma province. Elle n'est certes pas la plus riche en ruines magnifiques, mais par quelques articles je souhaite vous montrer "mon" Dauphiné médiéval.
 

 

Département :   38 - ISERE 

 

Le bourg

  Situation :   (le voir sur une carte)

       Le village de La Motte Saint Martin se situe à 30km au Sud de Grenoble et à 8km au Nord-Ouest de La Mure.

   Le château de la Motte les Bains est situé en contre-bas, proche de la rivière.

   Coordonnées du château :

44° 57' 14.616" N 5° 42' 38.966" E
 44.95406°  5.710824°

 

Le château :

     L'extérieur :

L'arrivée

    En le voyant à travers les bois, je pressens que cette construction a perdu sa puissance médiévale au profit d'un classicisme du 17ème siècle.

    Comme parfois, les constructions sont cachottières, je décide de descendre par la petit chemin.

 

La découverte

      Même en contre-bas, proche de la rivière je ne vois pas de fortification. De plus, la construction joue à se cacher : "Je t'aurais un jour, je t'aurais".

 

   Je contourne la propriété clôturée en espérant voir enfin une trace d'archère ou de mâchicoulis (voir vocabulaire), mais rien d'évident s'offre à moi. Le bâtiment a une forme parallélépipédique avec 4 tours carrées aux angles, mais tout ceci semble trop refait, trop moderne.

    Avec mon oeil d'aigle de chasseur de ruine, je crois voir des vestiges de rempart précédent le château. Puis devant la porte principale, un mur arasé réalisé avec des pierres pauvrement taillées et appareillées.

 

     Moi qui rêvais de vous montrer une beauté Dauphinoise, le Gratin des fortifications, je repars la tête basse en espérant que ma prochaine découverte sera..... inoubliable.

 

 
Histoire du château :

* Au 12ème siècle, une maison forte est construite proche de la rivière.
* En 1339, la fortification comporte une enceinte de 80m puis une 2èmede 160m entourant les communs, petit habitat, citerne et un gros donjon.
* A la fin du 17ème siècle, un nouveau château est construit sur les bases de la fortification médiévale.
* Au 18ème siècle, la construction est transformée en établissement thermal.
* En 1926, les thermes cessent leur activité.
* Dans la 2ème moitié du 20ème siècle, les bâtiments deviennent une centre d'accueil pour des colonies de vacances des enfant de la Seyne sur Mer.
* Quelques années plus tard, le site devient un centre pour désintoxication des toxicomanes.
* A la fin du 20ème siècle, le château n'accueille aucune personne. La solitude est son destin.
* Au 21ème siècle, la découverte de loin depuis le sentier est libre et gratuite. La visite est interdite : Propriété privée.

 

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 07:30

 

Pays :

 DANEMARK

Département :

 VEJLE

 

Le bourg :

  Un château féodal avec des fenêtres... Curieux !  Situation :    (--> le voir sur une carte)

   La ville de Kolding est sur la face Est du Danemark à 50km au Sud de l'aéroport de Billum et à 60km à l'Ouest de Copenhague.
  Le site de Koldinghus est au Nord du centre piéton actuel.

  Coordonnées du château :

55° 29' 28.846" N 9° 28' 24.553" E
 55.491346°  9.473487°

 

Le château :

    C'est un peu le hasard qui m'a conduit dans ce pays et dans cette ville. En regardant le plan pour trouver une auberge dans Kolding, je découvre la forme stylisée d'un château nommé Koldinghus.

 

    L'extérieur :

La découverte

    Ce bâtiment d'origine médiévale est facile à trouver puisque posé sur une colline. Il dépasse en hauteur les maisons de la ville. Avec un peu d'attention, il est facile de voir que le château était précédé de deux remparts et d'un fossé.

    Après une petite montée, une imposante tour carrée me "regarde". Elle est accrochée à une courtine à multiples fenêtres de couleur rouge parfois délavée. La brique règne en maître dans cette région où la pierre manque. Cette couleur rouge camaïeu est due à un incendie qui a ravagé les bâtiments il y a 200 ans.

 

Que de détails !

    Sur l'autre face, le contraste des architectures est impressionnant. D'abord il y a le toit peu médiéval (Ceci est une construction du 20ème siècle), puis au fond une tour circulaire sans archère, ni bouche à feu, et enfin une immense courtine dépourvue de créneau et de bretèche (voir vocabulaire). L'évolution architecturale sur plusieurs siècles puis l'incendie ont détruit beaucoup de caractéristiques de défense féodale.
     En cherchant la porte d'entrée, je découvre ce rajout en ardoise. La raison est simple : Pour ne pas "déflorer" les murs historiques, les archéologues ont décidé de "boucher" les manques de "matériaux" par un contraste foncé.  Très belle idée n'est ce pas ?
   La porte n'a hélas pas gardé de trace de pont levis, herse, assommoir, etc....  Seuls les blasons ont une origine du 16ème siècle.

 

   L'intérieur :

        Dans la cour intérieure, les bâtiments comportent la même mixité qu'à l'extérieur. Des tours escaliers desservent les étages dont les salles affichent des fenêtres très 19ème siècle. L'ensemble s'apparente plus à une usine du milieu du 20ème siècle qu'à une fortification médiévale. En réalité, les architectes et les archéologues ont aussi pensé à réhabiliter les bâtiments en musée. Hélas, il était fermé le jour de ma visite.
    Je quitte le lieu car la pluie menace, mais avant j'admire le paysage ainsi que le vivier.

 

 

  Histoire du château :

* Au 11ème siècle, une tour fortifiée est construite sur la colline proche du Fjord (?).
* En 1258, le Roi Christoffer Ier du Danemark fait construire un château sur la colline.
* Vers 1441, le Roi Christoffer III du Danemark fait agrandir le château sur la face Nord.
* Vers 1534, avec l'arrivée des bombardes et canons, le Roi Christian III du Danemark fait agrandir et consolider la défense du château sur la face Sud. Dans la cour, il aménage les petites tours lui donnant sa forme "définitive". Il semble que le Koldinghus devienne le château Royal.
* Vers 1600, le Roi Christian IV du Danemark réside dans le château. Les murs sont ouverts de nombreuses fenêtres.
* Au début du 19ème siècle, le Danemark est l'allié des Espagnols et de la France Napoléonienne contre l'Angleterre et le Suède (ennemi de toujours).
* En 1808, des troupes Espagnoles et Françaises habitent le château. Le froid Nordique est terrible pour ces "Sudistes" et les feux sont nombreux dans le château et la cour. Hélas, un incendie violent décime les bâtiments.
* Au 20ème siècle, des travaux de reconstruction sont réalisés et un musée est aménagé.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. L'intérieur est un musée payant. ainsi qu'un restaurant.

 

  

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 07:30
La rubrique CINEMA regroupe les films ayant pour thème Le Moyen Age ou ayant comme cadre (même partiellement) un château médiéval.



  Affiche du film : Les visiteurs II - Les couloirs du temps
Année 1998
Réalisateur Jean Marie Poirée

 

  Acteurs   Rôles
 Christian Clavier  Jacquouille la fripouille  //  Jacques-Henri Jacquard
 Jean Reno  Hubert Godefroy Amaury de Malfête, Comte de Montmirail, d´Apremont et de Papincourt
 Murielle Robin  Frénégonde de Pouille  //  Béatrice de Montmirail
 Marie-Anne Chazel  la clocharde Ginette Sarclay
 Isabelle Nanty  Fabienne Morlot


 
 
 
  Présentation du film
 
   « Au 12ème siècle - Les préparatifs du mariage de Godefroy Comte de Montmirail et de Frénégonde de Pouille sont interrompus. Des malandrins  viennent de dérober au Duc (voir titre de noblesse), le père de Frénégonde, les bijoux mais surtout la "dentelette" de Sainte Rolande, relique sacrée qui assure la fécondité aux femmes de cette famille.
      Evidemment, c'est Jacquouille et Ginette qui ont dérobé ces objets et sont repartis dans le 20ème siècle.

   S'il veut se marier et assurer sa descendance,
Godefroy doit repartir dans le présent et récupérer les objets du larcin à ce diable de Jacquouille
 
 
 
  Ce que j'en pense
 
     Le 1er épisode était une belle petite surprise, le 2ème est une utilisation facile du succès du précédent. Peu de nouveaux gags, mais plus de châteaux (youpiii).



Où est le Moyen Age ?

       Beynac, Biron, Carcassonne, Ermenonville, Pierrefonds, Vaux le Vicomte, Luzarches sont les châteaux et fortifications que nous apercevons durant les péripéties de Jacquouille et Godefroy Comte de Montmirail.

 

 

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cinéma
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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 07:30

 

Département :  40 - LANDES

Le bourg :

Cette butte porte elle un château ?   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Castelnau Tursan est situé à 12km au Sud-Ouest de Aire sur l'Adour, à 30km au Sud de Mont de Marsan et à 15km à l'Est de Hagetnau.

     Coordonnées du bourg :

43° 39′ 32.04″ N 0° 24′ 21″ W
 43.6589°  -0.405833°

 

Le château :

    L'extérieur  :

Pourquoi me suis je rendu dans ce village ?

    Une brochure, récupérée dans une brocante, stipule que ce village possède un château en ruine, mais curieusement, mon dictionnaires des châteaux forts affirme que Castelnau-Tursan possède un "Tuc" (motte castrale).

   Je me dois d'élucider cette contradiction.

 

La découverte

    Le village n'est pas grand et il est aisé de voir le point le plus élevé juste derrière l'église. Je descends de mon destrier et  je vois ce spectacle arboré.

    Cette curieuse "touffe de feuilles" ne ressemble ni à un château ni à une motte castrale comme je vous en ai présentée en Dordogne.

Me serais je trompé de butte ou de bourg ?

 

L'enquête commence

    Lentement j'avance vers les arbres et j'ai l'impression qu'ils s'écartent pour me laisser voir une "bosse". En contournant la motte, je comprends que je marche dans la basse-cour et qu'en face de moi, un château était posé. Pour le moment, je suis incapable de savoir si la construction fortifiée était en bois ou en pierre.

Reste t il encore des traces de sa présence ?

 

Je monte

    La découverte d'un site aussi ancien doit se faire avec respect et douceur. Je monte donc lentement la pente de la motte quand soudain, je crois voir un indice. Je n'ose y croire, devant moi un bloc de pierres

   Je vois que certains d'entre vous doutent de ma découverte, et pourtant ce sont bien des pierres taillées et ajustées qui s'accorchent. Ce reste de mur suit la paroi et s'incurve.

 

    L'intérieur :

          Arrivée sur la plate-forme, je vois... heu... je vois... une plate-forme. Il n'y a plus aucune trace de mur de tour ou de défense, mais l'impression de site historique se ressent. Même sans rempart je me sens en hauteur, près à défendre ce site contre tous les  "Anglois".

   Après mon délire, je reprends de la sagesse en regardant l'horizon.

 

Conclusion

     Ce site n'est ni une simple motte, ni une ruine de château fort. C'est un compromis des deux..... que je nommerai : Une découverte pour Chevalier Dauphinois.

 

 

Histoire du château :

* En 950, un guerrier prénommé Louis, bâti un château en bois sur cette butte.
* Au 11ème siècle, une famille est citée et possède un château.
* En 1274, Raymond Bernard de Castelnau fait aveu au Duc d'Aquitaine (qui est aussi Roi d'Angleterre) pour son château et ses terres.
* Au 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite.

 

La vue est toujours magnifique depuis un château fort



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