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Ombre et lumière

5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 06:30

 

Département :  38 - ISERE

 

Le bourgAuriez vous un peu d'EPO ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La station de l'Alpe d'Huez est située à 35km au Sud-Est de Grenoble et à 10km au Nord-Est de Bourg d'Oisans.

 

   Coordonnées du bourg :

45° 5′ 37″ N 6° 4′ 17″ E
 45.09361°  6.07139°

 

   Coordonnées du site archéologique :

45° 5′ 6.64″ N 6° 5′ 6.53″ E
 45.085178  6.085149

 

 

Le château :  

     L'extérieur :

Suis je devenu fou ?

    Le bourg de l'Alpe d'Huez est surtout connu pour  :

* Son arrivée mythique du Tour de France Cycliste avec ses 21 virages (je les ai grimpés en vélocipède... c'est très long).

* Ses nombreuses pistes de ski s'étendant sur plusieurs communes.

   Mais personne connaît l'existence d'une construction fortifiée du Moyen Âge !

Suis je devenu fou au point de voir partout des châteaux forts ?

  Comme il est puissant ce château fort de l'Alpe d'Huez !

La découverte

    Grâce à une carte ign très précise, je sais que je dois marcher en direction de l'altiport puis dépasser le site du ball-trap. Et là, avec des yeux ébahis de jouvenceau devant une belle, je m'extasie devant ce paysage.

Que c'est beau un château fort !

  Ne me dites pas que point de construction il y a. Je vous assure que ce haut rocher possède une ruine fortifiée d'origine médiévale.

Regardez mieux

 

Pourquoi un château à cette altitude ?

   Traditionnellement au moyen âge, une construction fortifiée est aménagée pour surveiller une route, un guet et parfois un col.

Mais ici, point de tout cela ! 

   Un château fort permet aussi à un seigneur de marquer son territoire et sa puissance. La construction est souvent posée sur une butte pour être vue de tous.

Mais il n'y a point de puissance à montrer si haut et si loin de tout ! 

 

Serait ce une folie d'un Dauphin ?

* Je ne peux imaginer que les Dauphins de mon Dauphiné (voir la liste) aient construit ce site sur un coup de tête.

* La raison principale de ce château est la surveillance d'une mine d'argent (je vous la montrerai prochainement) ainsi que la protection des mineurs et de leur famille. Ruines de l'église de l'ancien village

* Une petite ville avec des bâtiments "industriels" (dont voici le plan) existaient à 1800m d'altitude à partir du 12ème siècle.

 

L'église  (repère 2 sur le plan)

* Comme souvent avec la découverte de château fort, il faut monter.

* Après une petite ascension je découvre un premier plateau surplombant l'ancien village.

* Les contours d'une église sans transept sont visibles. Les vieux murs en pierres ont été consolidés suite aux fouilles récentes.

* L'oratoire, situé coté chevet, n'est pas d'origine médiévale (voir historique ci-dessous).

* Autour de l'église (dédiée à Saint Nicolas), les archéologues ont trouvé un cimetière.

 

L'approche du château

    Un château fort au milieu des montagnes de l'OisansAu sommet de la butte, apparaît une construction avec au centre, un mat portant fièrement le drapeau moderne du Dauphiné. Je trépigne d'impatience en gravissant la pente quand soudain, je suis en arrêt.

  Une plateforme semble avoir été aménagée.

Était ce une basse cour ?

  Qu'importe mon graal est proche, c'est le plus important.

 

Le château  (repère 1 sur le plan)  

    Les mur paraissent impressionnants, mais ce n'est qu'une illusion causée par un fossé entourant le site fortifié. Il ne reste hélas du château de garde qu'un épais mur circulaire très consolidé de 18 mètres de diamètre.

  Il est impossible de deviner si archères, bretèches, mâchicoulis (voir vocabulaire) existaient.

 

     L'intérieur :

         Évidemment, ce site n'a pas été habité depuis 600 ans, il semble logique que peu d'indice soient encore présents. Les durs hivers et l'abandon n'ont rien laissé des aménagements de confort. Je ne peux que rêver en admirant le fossé depuis le petit mur.

  Durant mon rêve éveillé, j'ai l'impression d'entendre une voix de femme qui se lamente.

Est ce la belle jeune femme dont parle la légende ? (je vous la conterai dans quelques jours).

   Comme souvent avec une ruine médiévale, je me console en admirant la beauté du paysage.

L'Oisans est vraiment magnifique.

 

 

Historique du château et du village

* Au 12ème siècle, découverte d'une mine argentifère. Un village est construit pour abriter les mineurs exploitant le précieux métal. Pour les surveiller et protéger ce site vital à l'économie de "ma" province, le Dauphin (voir titre de noblesse) fait construire un château.

* Au 13ème siècle, avec l'extension du village, l'église est agrandie.

* Au 14ème siècle, la mine est abandonnée et le village déserté. Le château devient ruine.

* A la fin du 19ème siècle, un petit oratoire est construit sur les vestiges de l'église.

* Au 20ème siècle, des fouilles sont organisées pour comprendre l'architecture du village et des bâtiments d'extraction de l'argent. Le mur du château est reconstruit pour marquer son emplacement.

* Au 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite. Il est préférable de le visiter après la fonte des neiges. Durant l'été, l'office de tourisme organise des visites commentées. Renseignez vous.

Faites attention aux enfants, la montagne n'est pas un terrain de jeu et les parois sont abruptes.

 

Quelle chance j'ai d'habiter cette région !

 

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 06:30

 

Département :   40 - LANDES
 

Le bourg :

Ma vue se déforme devant la beauté de cette fortification   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Vielle Soubiran est situé à 10km à l'Est de Roquefort des Landes (voir son château et son église) et à 32km au Nord-Est de Mont de Marsan (voir ses remparts).

 

     Coordonnées du bourg :

44° 2′ 44.88″ N 0° 11′ 2″ W
 44.0458°   -0.183889°

 

 

L'église :

    L'extérieur  :

La découverte

    Il est impossible de ne pas voir cette église trônant magnifiquement proche du centre bourg. Avec le rasant soleil de septembre, mes yeux ne voient que les contours de cette construction.

Avec ce handicap, vais je trouver les traces des fortifications de l'église ?

 

L'enquête commence

* En haut du clocher-mur, une curieuse construction en bois me regarde.

Est ce le vestige d'une bretèche (voir vocabulaire) ?

* Que nenni, c'est un rustique et néanmoins original abat-son pour les cloches.

Ces corbeaux sous les poutres ont ils supporté

une construction en encorbellement ?

* J'ai quelques doutes.

* Sur chaque coté de l'église, les contreforts à larmier ne sont pas un indice de fortification.

* Ils pourraient peut être attester d'une construction du 12ème siècle (?), l'absence de transept semble confirmer ma rapide déduction.

* Entre chaque contrefort, aucune trace d'archère, il n'y a que des fenêtres haut perché de style gothique.

  Avez vous remarqué la petite fenêtre romane en partie basse

me suggéreant que la construction date du 12ème siècle ?

 

Les défensesChevet fortifié de l'église de Vielle Soubiran

    Soudain, de belles archères droites à peine décalées en verticale me font face. Elles appartiennent au chevet circulaire de l'église  construit en blocs taillés de moyen appareil. Je suis si ébloui par ces fentes médiévales que j'en oublie de regarder sous le toit.

Incroyable !....Un chemin de ronde.

Mais fait il le tour de l'église ?

 

Le chemin de ronde

   Je contourne l'église et en haut il y a toujours les traces d'un crénelage dont les pierres semblent différentes du mur en dessous. Le crénealage continue, continue, continue, continue, continue le long de la nef de l'église.

  Sur l'autre face, une surprise m'attend. Les créneaux semblent avoir été bouchés (consolidations ?).

 

Bilan

  En découvrant la façade au début de l'article, je n'imaginais pas que l'église de Vielle Soubiran entourée par son cimetière fut si massive, si légère (en même temps) et si bien fortifiée avec sa salle de repli.

  En prenant un peu de recul, j'essaie d'imaginer ce que pensait un assaillant il y a 600 ans.

 

    L'intérieur  :

* Hélas, comme souvent pour les églises dans notre siècle, je trouve porte close.

* Point d'image je vous donnerai de cette merveille.

 


Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle (?), construction d'une église.
* Au 14ème siècle, fortification de l'église.
* Au 15ème siècle, aménagement de l'église.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Roch) est libre et gratuite depuis la place du village. La visite des fortification est interdite.

 

Quel majestueux vaisseau traversant les siècles !

 

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fortifiées
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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 07:30

 

Département 85 - Vendée

Le bourg :
    Ce rempart sent le Moyen Age... hummmmSituation :   (--> le voir sur une carte)
       Le bourg de "Les Essarts" est situé à 40km au Sud-Ouest de Cholet, à 15km au Nord-Est de La Roche sur Yon et à 20km au Sud-Ouest du très connu château du Puy du Fou.

      Coordonnées du château :

46° 46' 32" N 1° 13' 31" W
 46.775626  -1.225297


Le château :
  La découverte

     Depuis le parking proche de l'église et l'office de tourisme, je vois au loin une construction millénaire (ou presque). Mon instinct de chasseur de ruine m'informe que je vais passer au moins 3 heures de bonheur à contempler chaque pierre.
 
  1ère analyse rapide
     Actuellement, la ruine ne semble pas être entourée par un fossé, mais le bruit de l'eau toute proche me fait penser qu'il y a quelques siècles des douves devaient constituer la 1ère protection. L'humidité dans le champs (suite à l'orage de la veille) confirme mon hypothèse.

La tour Sarrasine est encore belle malgré ses 900 ans
  2ème analyse rapide
      La ruine comporte une tour parallélépipédique. Ce type de construction "carrée" a souvent été abandonné à partir du 13ème siècle. Ce site serait donc du 11ème ou 12ème. Je dois trouver d'autres indices confirmant cette datation rapide.

   Les défenses du rempart
       La courtine arrasée ne peut pas me livrer d'information sur le crénelage, hourd ou mâchicoulis (voir vocabulaire), mais elle montre une petite archère droite confirmant mon hypothèse. Comme d'autres archères du même type s'offrent à moi, j'ose avancer une date de construction du 12ème siècle.

   La tour d'angle nommée Sarrasine
      Par ses dimensions, cette construction m'impressionne. Ce n'est pas une simple tour d'angle de défense, elle a dû servir d'habitat (la suite de la visite prouvera ma supposition).

  L'avantage d'une tour carrée, c'est qu'elle est facile à construire (2 pierres à 90° forment un angle solide) mais elle crée des angles morts pour la défense et la surveillance.

  Les architectes ont donc renforcé ce point faible par une petite échauguette à chaque angle.

 

   Les tours d'angle

     En contournant le site, je vois aux angles, les vestiges d'autres tours carrées dont la moins abîmée est la Tour-Nord.

N'y aurait il dans ce château que des constructions du 12ème siècle ?

Le site aurait il oublié d'évoluer ?

 

   Les tours du châtelet

       Dans l'alignement de la Tour Sarrasine, je découvre une construction défensive ronde avec de magnifiques canonnières. A quelques mètres, sa consoeur me regarde avec fierté. En partie basse, une large canonnière assurait le dévastateur tir tendu, mais au dessus, me salue une incroyable arbalétrière.

Le logis renaissance ressemble à un châtelet d'entrée

 

   Châtelet ou logis seigneurial ?

       Presque à l'opposé des 2 tours rondes, je découvre, précédé par un ruisseau (anciennes douves), une sorte de châtelet d'entrée :

* Deux tours rondes à la base très évasée,

* Défendues par des canonnières,

* Entourant une porte (avec pont-levis),

* Avec les vestiges des piles de la rampe d'accès.

  Le plus surprenant est la présence de fenêtres :

* Une de "forme médiévale" au dessus de la porte (Était ce une bretèche reconvertie ?),

* Une autre sur la courtine de gauche.

  Cette dernière à meneau en croix est magnifique avec ses ciselures et surtout avec sa base sculptée symbolisant une corde (J'aborderai la signification de ce détail ultérieurement).

    Ce curieux bâtiment faisant parti du système défensif n'est pas le châtelet d'entrée principal, mais une sorte d'issu de secours reconverti en logis seigneurial.

 

   Châtelet principal d'entrée

      Après avoir découvert la totalité des remparts et fortifications, il est temps de me rendre à la porte d'entrée si bien défendue.

   Deux puissantes tours rondes encadrent les 2 portes d'entrée :

* Un large à double ventail pour les carrosses et chevaux,

* Une petite pour les piétons.

    Deux détails me font affirmer que ces portes étaient précédées de 2 pont-levis (un pour chaque entrée).

* Au dessus les fentes pour accueillir les flèches de levage.

* L'encadrement taillé autour des 2 ouvertures pour accueillir le pont.

 

   Quel incroyable détail !

     Grâce au soleil, je remarque à la base de l'encadrement de la porte une curiosité architecturale. Il y a un morceau de fer entre entre 2 pierres taillées. Cette particularité se retrouve à la même hauteur sur les 2 faces de chaque porte.

   D'après le spécialiste de ce château, ce morceau de fer est le vestige du ressort bloquant par le haut l'axe de rotation du pont-levis.

 

        L'intérieur du château :
    Pour découvrir l'intérieur de ce magnifique château fort, il faut cliquer ici.

 

Les 2 tours encadrent la porte et surveillent les passants

   Je souhaite remercier les membres de l'association des amis du vieux château des Essarts pour leur accueil cordial, leur disponibilité et leur patience à répondre à toutes mes questions.

 

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 07:00

 

   La découverte de l'extérieur de ce château fort est décrite ici.


L'intérieur du château :Plan du château fort des Essarts - Vendée

   Préambule

      La découverte de ce magnifique château fort étant payante, je ne vous montrerai pas tout comme la porte Romane, les tours d'angle, la poterne, les communs, etc...

  Il faut que vous ayez quelques surprises lors de votre visite prochaine.


   Le plan
      Avant de visiter les merveilles de cette ruine, il est important d'en comprendre l'architecture grâce à ce plan :

B - Boulangerie,

C - Corps de bâtiments, Communs,

E - châtelet d'Entrée,

L - Logis seigneurial et châtelet Est,

P - Poterne,

R - Remparts, courtines

S - tour Sarrasine,

T - Tour d'angle carrée,

V - Vestige d'une tour carrée d'angle.

Un châtelet fortifié ne laissant que peu de chance aux attaquants
   Le châtelet d'entrée
      Après avoir donné quelques piastres au guichet, je découvre l'intérieur du châtelet d'entrée. Comme je le pressentais, ce château possédait une herse dont le rainurage est encore visible.

   En partie supérieure, des pierres décalées de l'axe m'interpellent.

Qu'est ce donc cette curiosité architecturale ?

   L'un des spécialistes de l'association des "Amis du Vieux Château des Essarts" affirme que ces pierres supportaient des poutres en bois d'une salle supérieure. Cette salle comportait le mécanisme de manoeuvre de la herse ainsi que la herse lorsqu'elle était relevée.

 

   Une des tours du châtelet d'entrée

      J'entre dans la tour gauche du châtelet. Cette salle servaient à la défense du château et surtout de sa porte. L'ambiance n'est donc pas "festive" avec ses mur épais dénués de décoration et la faible lumière dûe aux 3 ouvertures de tir.

  L'une de ces ouvertures vous est connue car nous l'avons observée à l'extérieur : C'est l'arbalétrière.

Avez vous remarqué ce curieux morceau de fer ?

     D'après le spécialiste de ce château, ce morceau de fer est le vestige d'une butée/support bloquant l'arbalète pour que le soldat puisse tendre la corde sans devoir supporter la lourde arme et être plus rapide à tirer puisque l'arme est déjà positionnée devant la fente et non pas posée au sol.

  Remarque :  En partie basse, la salle possède un ratier (voir vocabulaire) qui aurait servi de prison. Cette pièce basse (non visitable en ce début du 21ème siècle) aurait enfermé en 1420, Jean V Duc de Bretagne.

La tour Sarrasine est majestueuse 

   La Tour Sarrasine - Découverte

     Cette tour carrée est incontestablement le symbole du système défensif médiéval : Solide, haute, puissante.

  Sur une face à l'extérieur, avec un peu d'attention, il est possible :

* De distinguer 2 traces de portes superposées accédant certainement au couloir du rempart.

* De voir les petites ouvertures de lumière de l'escalier intérieur.

 

   La Tour Sarrasine - salle basse

      En entrant par la porte basse, je suis transporté 800 ans en arrière.

   La salle du rez de chaussée est austère. Sa fonction défensive est marquée par les archères dont certaines ont été agrandies. Pour éviter que les soldats prennent froid, une cheminée sans décoration (ceci n'est pas un logis seigneurial) réchauffaient la pièce basse.

 

   La Tour Sarrasine - les étages

     Pour atteindre les étages d'une tour médiévale, il faut emprunter un étroit escalier en colimaçon. Au 1er étage, la couleur rouge de la salle me surprend. Ceci est causé par l'oxyde de fer dans le calcaire.

Avez vous remarqué la voûte en ogive dite "Plantagenet ou "Angevine" ?

   Je m'extasie, j'absorbe le travail millénaire, j'admire les noms gravés qui font le plaisir de mon ami le Chercheur d'Empreintes. Après de longues minutes, je ressors pour découvrir.... 


   La boulangerie
      La construction identifiée comme boulangerie n'est pas médiévale puisqu'elle a été aménagée au 17ème siècle. Ce bâtiment, appuyé sur le rempart, comporte encore une archère primitive (aujourd'hui obstruée).

  Évidemment, la construction la plus importante de la pièce est : le four.

 

   Le logis seigneurial

      Pour découvrir ce magnifique bâtiment, je vous invite à cliquer sur ce lien.

 

Cette arbalétrière a été utilisé très souvent pour la défense du château fort

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 06:30

 

La découverte de l'extérieur de ce château fort est décrite ici.     

 

La visite de l'intérieur du château a commencé ici.

 

L'intérieur du logis seigneurial : 

Admirez ce logis renaissance

  La surprise

     Depuis l'extérieur, je n'avais pas imaginé la délicatesse et la beauté de cette construction. Même si elle est fortement abîmée, les détails montrent la richesse et le confort du logis.

   Pour mieux vous faire comprendre sa beauté, voici une gravure réalisée il y a 1 siècle.

Auriez vous aimé habité dans cet élégant bâtiment ?

 

   La lumière

     Les premières constructions médiévales en pierres étaient froides et ne disposaient que de fines ouvertures verticales ne laissant passer que peu de lumière.

  Ce moderne logis comporte de larges fenêtres dont les montant scluptés montrent la richesse et le goût  du propriétaire.

 

Quel luxe dans ce logis !

   Le confort

      Pour donner de la chaleur à ces hautes pièces aux murs épais, il faut une cheminée large. Évidemment, cette construction devient un objet de luxe montrant la noblesse du propriétaire par ce cordon sculpté.

N'est ce point curieux sur une cheminée ?

    Le seigneur étant descendant de Charles de Blois-Chatillon Duc de Bretagne, il est autorisé à porter l'insigne ornemental de cette branche familiale : La Corde.

   Cette corde se retrouve sur de nombreux vestiges décoratifs du château.

 

   Le luxe

     La partie centrale de la ruine de ce logis est fascinante. Dans ce vestige ressemblant à une tour, apparaît une colonne.

Quelle était la fonction de cette curiosité dressée ?

  Cette fine colonne soutenaient les marches du monumental escalier. Leurs vestiges sont encore visibles sur les murs.

  Pour éclairer cet escalier intérieur, il y a de nombreuses petites niches ayant contenu des bougies.

  J'imagine très bien une belle (à mon bras bien sur) monter lentement ce circulaire escalier dans le doux frémissement de sa longue robe de soie.

 

   La suite de la visite

      La découverte de ce magnifique château fort étant payante, je ne vous montrerai pas tout mais sachez qu'il y a encore de nombreuses merveilles à déguster.

 

 

Histoire du château : 

* Au 1er siècle, les Romains établissent un camp à la croisée de 2 voies importantes.
* Au 10ème siècle (à vérifier), sur une motte est posé un château en bois.
* Au 12ème siècle, revenu des croisades en Terres Saintes, le seigneur de ce territoire fait construire un château encadré de 4 tours carrées.
* Au 13ème siècle, pour améliorer les défenses et répondre aux nouvelles armes et techniques de combat, le châtelet d'entrée est construit et des tours rondes sont aménagées. La puissante  tour Sarrasine est conservée et devient un  donjon habitable.
* Au 14ème siècle, un confortable logis est aménagé à l'opposé de la tour Sarrasine.
* Au 15ème siècle, la guerre de Succession de Bretagne fait rage.
* Au 16ème siècle, le seigneur des Essarts, chef des armées Catholiques, entre en guerre contre Henri de Bourbon, roi (voir titre de noblesse) protestant de Navarre (futur Henri IV - voir liste des rois).
* En 1598, Henri IV se rend au château des Essarts. Il accepte le mariage de la fille du seigneur des Essarts avec son fils. Il semble que de la discussion des 2 anciens ennemis aboutisse, 10 jours plus tard, la signature de l'Edit de Nantes. L'un des évènements majeurs de la France s'est il joué dans ce château ?
* Au 17ème siècle, la cour reçoit plusieurs bâtiments.
* Au 18ème siècle, le malheur des guerres passent par ce château : Révolution Française et Guerre des Vendéens brûlent et transforment le site en une pauvre ruine.
* Au 19ème siècle (entre 1854 et 1857), le nouveau propriétaire, Louis Armand de Lespinasse (Lieutenant d'ordonnance de l'Empereur Napoléon Bonaparte) préfère construire un château plus "moderne" à quelques mètres de là. Le vieux château fort donne ses pierres à la nouvelle construction.
* A la fin du 20ème siècle, grâce à une association dynamique, des travaux de reconstruction et de consolidation sont réalisés.
* En 2011, le 3 juillet, le château regarde les équipes cyclistes de la 2ème étape du Tour de France.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du château est libre et gratuite. La visite des ruines et bâtiments est payante. Des passionnés aux yeux qui brillent et à la verve incroyable répondent à toutes les questions et font revivre la ruine.
  De plus, un jardin botanique est aménagé dans l'enceinte montrant érable, tilleul, marronnier, Ginko Boloba, cèdre du Liban, etc...
  Chaque arbre comporte une fiche descriptive avec des détails botaniques et aussi la vision qu'en avaient les Romains, Grecques, Gaulois etc...

 

A quelques mètres de la ruine féodale, le château neuf se dore au soleil

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 07:30

  



    





Signification au 21ème siècle :

"Un coup de Jarnac" signifie une malhonnêteté, un coup donné par traîtrise, une action négative à laquelle on ne s'attendait pas.
 
 
 
Naissance :

   Au 16ème siècle, et plus exactement en 1547.
 
 
 
Origine de l'expression :
 

  En 1509, naquit Guy Chabot, qui devint plus tard Seigneur de Jarnac.

 
   En 1547, une affaire d'honneur l'obligea à se battre en duel à l'épée contre  François Vivonne de la Châtaigneraie. Son adversaire était une "fine lame" et le combat devait être inégal.
 
   Au cour du duel, le seigneur de Jarnac réussit à blesser son adversaire au jarret l'obligeant à stopper le combat. Cette "botte" n'était pas interdite dans un duel à l'épée mais n'était pas pratiqué par des "hommes d'honneur".
 
 C'est cette surprise qui a été retenue dans l'expression, mais curieusement elle s'est transformée en traîtrise.

 


 
   
 

 

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 06:30

 

Département :   22 - CÔTES d'ARMOR

 

Le bourg : 

Où es tu beauté médiévale ?    Situation  (--> le voir sur une carte)

     Le bourg de Ploubèzre est situé à 8km au Sud de Lannion.

         Le lieu-dit de Coatfrec est à 5km à l'Est de Ploubèzre proche d'une rivière nommée : Le  Léguer. 

  Coordonnées du bourg :

48° 42' 32" N 3° 25' 19" W
 48.708918  -3.422005

 

Curiosité

   Sur mes différents documents, cartes, livres, brochures, le château est nommé :

      * Coatfrec (c'est le nom que je retiendrais)

      * Coëtfrec

      * Coëffrec

      * Coat Frec

 

  Préambule :

Les ruines sont cachées

    A l'époque médiévale, les arbres étaient coupés pour servir de bûches dans les cheminées ou pour être transformés en poutres, plafonds, portes etc...  Conséquence, autour des fortifications, il n'y avait pas de bois ni de forêt, les châteaux se voyaient de loin.

   Mais au 21ème siècle, les ruines sont cachées  et il faut redoubler d'astuces pour les trouver, surtout si aucun panneau indicateur a été posé.

 

Comment trouver la ruine de Coatfrec ?

    La 1ère méthode consiste à regarder une carte précise au 1/25000ème comme celle-ci. Puis, pour mieux comprendre la topologie du site, il suffit de louer un satellite.

 

Le château :  

      L'extérieur :  

Je le cherche 

     Je n'avais pas accès ce jour là au satellite espion positionné "pour moi" au dessus du château de Coatfret. Il faut donc un peu de logique pour trouver ce château caché dans un bois très dense. Depuis le hameau, en allant vers l'Est, en direction de la rivière une beauté apparaît.

 

 1ère analyse

       Ce petit bout de mur à travers les arbres est plein de renseignements. Il montre des pierres bien taillées et petites avec un angle de mur bien saillant (donc j'opterais pour le 13ème siècle ?). Mais la présence d'une bouche à feu avec fente de visée me fait pencher pour le 15ème siècle. Cette pierre percée semble avoir été posée après la construction du mur, mes 2 datations ne sont pas incompatibles. ;)

     Quelques mètres plus loin, une petite bouche à feu montre l'évolution défensive de ce château. Il fut donc important pour la région !

 

Restes des mâchicoulis servant de jardin :)

Une tour

    Enfin je vois le site en entier (rassurez vous, je n'ai pas coupé les arbres pour le voir ). La découverte commence par une imposante tour ronde. Elle est fascinante et riche d'enseignements (oui, je sais... le superlatif est mon défaut devant une ruine ).

  Évidemment dans sa partie supérieure, il y a les consoles formant un mâchicoulis ((voir vocabulaire) et ayant supporté le crénelage du chemin de ronde.

   Je passe rapidement sur la description de sa base faite de pierres correctement taillées mais curieusement asymétriques (avez vous remarqué certaines pierres aux dimensions imposantes ). Je préfère m'attarder sur une curiosité de construction.

 

Quelle curiosité architecturale !

Avez vous déjà vu cela ?

** Évidemment, un système de défense rond pour tirer à l'arquebuse ou au petit canon est assez classique, ce n'est donc pas cela qui m'interpelle.

** Une courtine jointant parfaitement avec une tour ronde n'est pas une grande surprise.

==>  C'est.... la construction en encorbellement ne tenant que sur un seul corbeau. Évidemment, l'autre coté ne tient pas par magie (je suis en Bretagne, terre des légendes certes, mais Brocéliande n'est pas à coté ), ll entre et s'accroche à la courtine.

Magnifique n'est il pas !

   Je vous sens dubitatif. Regardez ces 2 autres latrines, elles comportent chacune 2 corbeaux pour les soutenir.

Mais pourquoi l'architecte a t il posé un encorbellement dans un angle ?

  Parce qu'il fallait implanter 3 latrines sur cette paroi. Pour intercaler celle du bas, il fallait l'accrocher à l'angle.

 

      L'intérieur :  

Déception 

    Après tant de beautés à l'extérieur, j'ai hâte de découvrir les trésors des salles du château. Hélas je ne peux entrer  , la propriété est privée et le chantier de consolidation est dangereux. C'est donc avec mon oeil de linx que je découvre l'intérieur de la ruine.

 

De riches détails

   Grâce à ses murs effondrés, la ruine montre de nombreux détails comme les immenses fenêtres, les trous carrés ayant reçu d'imposantes poutres de soutien du plafond et le piédroit d'une cheminée.

   Il a aussi des encadrements de porte et même une tour escalier. Il est possible de comprendre la ruine grâce à ce plan réalisé il y a bien longtemps par A. de Nanteuil.

 

 

Histoire du château :

* En 1330, une construction existe (un manoir ?).
* En 1451, Coatfrech est érigé au rang de Baronnie (voir titre de noblesse) par le Duc Pierre II. Le lieu appartient à Guillaume de Porhoët, sieur de Kerimel et de Coatfrech.
* Au 15ème siècle, construction d'un "château"; (Utilise il les pierres du manoir ou certains murs ?).
* Au début de 1592, durant les guerres de la Ligues, Guy Eder prend le château par ruse et l'occupe pendant quelques mois.
* Au milieu de 1592, les troupes du Roi de France  attaquent le château et s'en emparent.
* A la fin de l'année 1592, le Parlement de Bretagne, fidèle au Roi de France (voir liste des rois), ordonne le démantèlement du château.
* En 1593, il semble que le château ne soit plus habité.
* En 1927, le site est inscrit aux Monuments Historiques.
* A la fin du 20ème siècle, une consolidation est entreprise et des fouilles commencent.
* Au 21ème siècle, le château est dans une propriété privée. La découverte est impossible car la ruine est dangereuse et en cour de consolidation. Depuis le pseudo sentier entourant le chantier, avec beaucoup de précautions et de respect de la propriété, il est possible d'admirer ce château fort.

 

Même en ruinee, la beauté du château est éclatante !

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 06:30
 
   Durant les périodes de troubles, les églises ont parfois servi de réfuge pour les habitants. Voici un exemple de fortification minimale.
 


Département   55 - MEUSE

Le bourg :
   Situation :    (--> la voir sur une carte)
      La petite commune de Creuë est située à 15km au Nord-Est de Saint Mihiel et à 50km au Sud-Est de Verdun.

  Coordonnées du bourg :

48° 57' 54" 5° 40' 4"
 48.965068  5.667915


L'église :
     L'extérieur :
Mes doutes
       Grâce à mon "dictionnaire des châteaux et fortifications du moyen âge", j'ai connaissance d'une église fortifiée médiévale dans ce village. Les renseignements étant faibles, je pressens un  primitif système de défense. C'est donc avec ma loupe de Sherlock Holmes que je marche vers l'église.

La recherche d'indices
     L'église est posée sur une terrasse au dessus du village. Elle est devancée sur sa face Nord par un cimetière classé aux Monuments Historiques. Par se forme et son architecture je ne la pressens pas médiévale. De plus, je ne distingue aucune défense.
     En m'approchant, un trou rond sur un contrefort attire mon attention.

Pensez vous que cela fut une ouverture pour fusil ?

Si oui, comment le tireur visait il sans fente ?

J'ai trouvé
    La façade Sud me donne enfin ce que je cherche

Avez vous trouvé ?
 

   Évidemment, vous avez remarqué cette petite bretèche protégeant... heu.... rien. Mais il est possible qu'avec les reconstructions de l'église, une porte ait été obturée.

       L'intérieur :
     Hélas, la porte est verrouillée, il sera impossible de découvrir l'intérieur de l'église paroissiale dédiée à Saint Pierre et Saint Paul. Mais point de regret il faut avoir, cette église est peu fortifiée.


Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église.
* Au 15ème siècle, quelques fortifications apparaissent sur les murs (archères et bretèches).
* Au 16ème siècle, aménagement de la nef, du choeur et des collatéraux, puis aménagement de canonnières.
* En 1851, la toiture est refaite.
* Au 19ème siècle, restauration de l'église.
* En 1994, l'église et le cimetière sont inscrits aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre à l'extérieur. La découverte de l'intérieur n'est possible que rarement dans l'année. La visite des fortifications est impossible.

 

 

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fortifiées
de France
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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 06:30

 

Département :   40 - LANDES

Le hameau :

Est ce un vol de tour ou une tour volante ?   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Saint Aubin est situé à 24km au Sud-Ouest de Mont de Marsan et à 10km au Nord-Ouest de Hagetmau.

  Le hameau de Poyaler est situé à 3km à l'Ouest-Nord-Ouest de Saint Aubin.

      Coordonnées du château :

43° 43' 1" N 0° 44' 4" W
 43.716993°  -0.734668°

 

    Toponymie  :  (petite initiation)

  La particularité de ce hameau est qu'il possède de nombreuses orthographes en fonction des livres, cartes, historiens et  prononciations locales :

     * Poyaller,

     * Pouyalé,

     * Poyalé,

     * Poyaler.

 C'est cette dernière, la plus usitée, que j'ai retenue.

 

Le château :

      L'extérieur  :

La découverte

    Parfois pour découvrir une ruine de château fort, il faut regarder attentivement au sol (par exemple à Salses le château), mais à Saint Aubin, je pressens que les murs en ruine volent dans le ciel. 

    Évidemment, le château de Poyaler n'est pas celui d'un magicien sachant faire de la lévitation aux constructions fortifiées...pfff, je ne suis pas en Bretagne, terre des légendes....  Mais cette ruine est assez imposante pour survoler les hauts arbres.

 

L'enquête commence

    De loin, des fenêtres Romanes me donnent un indice de sa date de construction. Hélas, l'absence de mâchicoulis, crénelage, trou pour des hourds (voir glossaire) m'informe que la construction a été arasée. Ce mur (dont je ne connais pas encore la fonction) est construit en petites pierres correctement taillées mais semble avoir été consolidé récemment.

   Pour entrer dans la cour du château, il faut monter une pente légère qui, à mi-distance, comporte encore les vestiges d'un fossé. Je me mets à rêver du pont-levis abaissé pour moi.

Le rempart n'est plus qu'un fantôme ! 

     L'intérieur 

1ère analyse

     S'il n'y avait pas les arbres, je pourrais surveiller les vallées du Louts et de la Gouaougue, car le site castral est posé sur une motte d'une dizaine de mettre de hauteur dont ma brochure affirme être "artificielle".

      En entrant je vois une porte.... Je vous entends dire :

  "Wahouu, il est fort le Chevalier, ou bien il se moque de nous. Avec 3 pierres posées au sol, il prétend voir une entrée de château".

   Vous savez que j'ai l'imagination fertile, mais je pense que les 2 vestiges de mur à l'entrée de la motte devaient certainement être l'entrée médiévale avec double vantail, herse, pont, assommoir... (mais je divague un peu, désolé).

    Un procès verbal de 1778 décrit l'entrée comme étant une chaussée de 3,90m de large sur 27m de long soutenu par un mur de chaque coté aboutissant à un portique de 2,5m de large.

   Au bord de la pente, coté Nord, un pan de mur doit être le seul vestige encore vivant du rempart entourant la haute cour et le château. Trouée, et pourtant toujours vivante !

 

Le donjon

   Évidemment, la construction la plus imposante de ce vieux château est la tour maîtresse. Elle est parallélépipédique et centrale avec peu d'ouvertures de tir. Ce type d'architecture se voit souvent dans des châteaux forts du 12ème siècle.

   D'après un procès verbal de 1778, la tour mesurait 9,70m de coté pour une hauteur de 14,60m. Aujourd'hui elle atteint péniblement les 12m.

   Au sommet de la tour, 2 curiosités architecturales attirent mon attention :

1 - La petite fenêtre plein cintre : Elle correspond certainement à l'éclairage du logis (car, avec ses dimensions, il est évident que le donjon était habitable).

2 - La construction en encorbellement : De suite j'ai imaginé le vestige du mâchicoulis (voir vocabulaire). Mais pensant que la tour est très arasée et qu'en plus une porte se situe en dessous, j'opte pour une bretèche. 

    Si je fais abstraction de l'ouverture basse causée par un effondrement, l'ouverture supérieure correspond à la porte d'accès médiévale avec son arcature plein cintre. Avec des murs de plus d'un mètre à la base, ce donjon parait immortel. L'aménagement montre des salles bien hiérarchisées

 

    L'intérieur du donjon :

En entrant, c'est le choc.

   L'absence de plafond permet d'observer l'asymétrie des 4 étages. Chaque pièces semble avoir une fonction différente.

      Les poutres étaient posées sur des corbeaux non sculptés. Des petites fenêtres éclairaient les étages supérieurs.

    Au rez de chaussée, une fenêtre avec ébrasement ressemble à une archère que l'on aurait agrandie.

   Dans un angle, une cheminée trône fièrement. L'absence de piédroit est surprenante. Une cheminée d'angle est assez rare au Moyen Âge et avec son manteau chanfreiné de 2,5m de large, je pense que je suis devant une curiosité architecturale.

   J'imagine le plaisir d'être réchauffé par l'âtre il y a 600 ans.

 

 
Histoire du château :

* Au 12ème siècle (?), construction d'un château (à vérifier).
* Au milieu du 13ème siècle, aménagement de l'actuel château.
* En 1274, le château appartient à plusieurs seigneurs vassaux du Roi d'Angleterre qui est aussi Duc (voir titre de noblesse) d'Aquitaine.
* En 1442, le château et ses terres sont élevés en Baronnie par le roi de France Charles VII (voir liste des rois). Cet acte est une récompense au seigneur Louis de Marsan de Cauna pour son ralliement de son territoire au Royaume de France.
* Au 17ème siècle, un texte affirme que les bâtiments sont inhabitables et très ruinés. Terres et château appartiennent toujours à la famille de Marsan de Cauna.
* En 1683, François de Gontaud de Biron est le nouveau propriétaire. Mais il n'habite pas le château ruiné.
* En 1788, à la mort de Louis de Gontaud de Biron, une partie des biens est vendue à plusieurs familles (?).
* En 1794, la ruine est prise par les révolutionnaires et vendue comme bien national. Il semble que le château soit dépouillé de ces plus belles pierres.
* En 1996, la ruine est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la ruine est possible en respectant la propriété privée. La visite depuis le terrain privé et l'intérieur de la ruine est soumise à acceptation du propriétaire.
 --> Attention : La ruine est en mauvais état et le risque de chute de pierres est important.

 

Ivre des odeurs de ruine, mes yeux en voient de toutes les couleurs

 

 
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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)Césame, Ouvre toi !

        Le village de Bagnoles se situe à 6km au Sud de Villeneuve Minervois et à 15km au Nord-Est de Carcassonne.

 

  Coordonnées du bourg :

43° 16′ 19.92″ N 2° 26′ 15″ E
 43.2722°  2.4375°

 

 

La tour 

     L'extérieur :

Pourquoi le choix de ce village ?

    En créant ce blog, j'ai souhaité montrer des constructions médiévales fortifiées, peu connues, peu décrites dans les guides touristiques, peu mises en valeur par des panneaux routiers.

   Il y aurait en France plus de 20 000 sites médiévaux ayant gardé une trace, même minimale, des efforts des hommes pour se protéger des "mécréants".

  Les pierres de Bagnoles sont notre patrimoine construit qu'il faut connaître et sauvegarder.

 

La découverte

    C'est grâce aux indications de mon dictionnaire des château forts que je suis dans ce village Audois. De suite je suis dans l'ambiance. Imaginez une lourde porte à 2 vantaux, avec un crénelage au dessus. Le Moyen Âge est devant moi.

Ne reste t il que ce bout de mur ?

 

Est ce un autre témoin historique ?

* Quand je doute un peu, je prends du recul

* Cest ainsi que le miracle se produit, comme à chaque fois.

* Devant mes yeux ébahis de castellologue-amateur toujours heureux de découvrir "3 cailloux", je vois... je vois... je vois... 
* Les mots me manquent, je préfère vous montrer cette beauté.
* Bien le le crénelage semble avoir été refait récemment, les pierres de petite dimension, peu jointives et moyennement taillées sont caractéristiques des constructions médiévales (12ème siècle ?).

* Le mur borgne assoit ma tentative de datation.

 

Analyse rapide

* Au bout d'une petite ruelle, l'imposante tour apparaît.

* Avec ses dimensions ce devait être le donjon du château, de plus un donjon habitable (je commence à douter de ma datation du 12ème).

* Le plus surprenant est l'absence de construction en encorbellement comme des latrines ou bretèche (voir vocabulaire).

* La tour ayant été pariellement arasée, je ne peux pas donner de précision sur la présence ou non de mâchicoulis.

* Même s'il semble que la tour n'ait pas eu d'amélioration défensive (bouche à feu, canonnnière, etc..), elle a évolué pour devenir plus confortable

 
    L'intérieur :

          La propriété est privée, la tour semble fragile, je ne peux pas déguster ses entrailles.

 

 

Histoire de la tour :

* Au  11ème siècle (?), le village appartient à l'abbaye de Lagrasse.
* Au  12ème siècle (?), construction d'un ensemble fortifié.
* Au  14ème siècle (?), le village appartient au monastère de Caunes.
* Au  15ème siècle, des fenêtres sont ouvertes pour donner plus de lumière et de vie à cette tour médiévale.
* Vers 1792, les révolutionnaires suppriment au monastère les droits sur la commune (à vérifier).
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la tour est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est impossible.

 

Ce minima est maxima pour moa !

 

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