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Ombre et lumière

19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 06:30

 

Département  40 - LANDES

Le bourg :Point de château près de la rive

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

       Le bourg de Peyrehorade est situé à 30km à l'Ouest d'Orthez.

  Coordonnées du bourg :

43° 32′ 45″ N 1° 5′ 56″ W
 43.545833°  -1.098889°

 

Le château :

    L'extérieur :

La découverte

    En arrivant dans le bourg, je laisse mon destrier à l'ombre proche de la rivière et je tente de voir si trace de fortification il y a.

Que nenni.

   Il y a bien un château nommé Montréal, mais il est trop jeune (16ème siècle) pour qu'un article lui soit cronsacré.

N'est il pas magnifique ? 

L'enquête commence

    Si un château "renaissance" a été construit dans la vallée, il faut donc qu'un château fort du Moyen Âge fut posé sur une colline. C'est donc proche du foirail que j'observe l'horizon.

Distinguez vous ce que je crois voir ?

 

Il est là

    Je suis en admiration devant cette découverte.

N'est il pas magnifique ?

 

Voila la preuve

    Pour ceux qui n'aurait pas développé le sens de la divination à travers les arbres, je vous offre cette vue détaillée.

 

    L'intérieur :

        La propriété est privée, la découverte de cette merveille est impossible.Mais la chance me fait rencontrer une personne me donnant une image "assez rare".

 


Histoire du château :

* Au 11ème siècle, construction d'un premier château sur la colline.
* En 1243, les troupes Béarnaises de Gaston VII attaquent et détruisent le château.
* A partir de 1250, le Vicomte (voir titres de noblesse) d'Orhe fait construire un nouveau château à quelques distances de l'ancien.
* Au 14ème siècle, le Vicomte d'Orthe rend hommage au Duc d'Aquitaine qui est aussi Roi d'Angleterre.
* En 1442, les troupes du Roi de France Charles VII (voir liste des Rois) assiègent et détruisent le château "du vassal Anglais".
* A la fin du 15ème siècle, le château est reconstruit en style gothique.
* Vers 1523, le château est incendié par les troupes de Charles Quint.
* Quelques années après, le château renaît partiellement de ses cendres.
* En 1540, pour construire le château de Montréal (proche de la rivière) un bâtiment et une tour ronde sont détruits pour récupérer les pierres.
* En 1569, durant les guerres de religion, les protestants détruisent partiellement cette malheureuse construction fortifiée.
* En 1577, les dirigeants de la ville de Bayonne achètent des pierres du château.
* Au 18ème siècle, la carte de Cassini indique que le château d'Apremont est en ruine.
* Au 19ème siècle, la toiture du donjon s'effondre.
* En 1950, quelques murs s'effondrent encore.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur (de loin) est libre et gratuite. La visite est interdite car la ruine est dans une propriété privée. 

 

Peinture d'une colline fortifiée il y a très longtemps



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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 06:30


Département 02 - AISNE

 

Le bourg :

Voyez vous cette beauté médiévale ?    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village Cerny Lès Bucy est situé à 5km à l'Ouest de Laon.

  Coordonnées du bourg :

49° 34′ 42″ N 3° 32′ 58″ E
 49.578333°  3.549444°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

    La découverte d'un site médiéval peu connu s'effectue d'abord dans les livres. Grâce à mon dictionnaires des châteaux forts, j'ai eu connaissance d'un magnifique témoin fortifié du Moyen Âge.

   C'est donc sans surprise que je vois ceci.

Le voyez vous ?

  Ne me dites pas "Non Chevalier, point de château à l'horizon !". Il est là.

  Quelle farceuse.. Elle se cache de moi ! 

L'enquête commence

   Cachée derrière des constructions récentes, une large tour montre avec fierté son fantôme de crénelage et ses mâchicoulis (voir vocabulaire ). Ses dimensions la rendant habitable, je suppose que cette tour devait être le donjon du château.

Avez vous noté une curiosité dans les angles ?

  Je suppose que des échauguettes terminaient le système défensif de cet imposant bâtiment. J'ai hâte de m'approcher pour le dévorer.

 

Vais je le voir mieux ?

   En contournant le site, je suis surpris par le nombre important d'arbres. Au Moyen Âge, un château marquait un territoire et montrait un pourvoir.

   Mais à "votre" siècle, "mes" forteresses se cachent. Leurs propriétaires ne veulent pas montrer les vieux murs. Pourtant, ils sont magnifiques.

 

Mon oeil aigle cherche l'angle idéal

   La tour semble être le seul vestige de l'époque médiévale. Avec les années, la terre et les gravas ont monté le niveau du sol au point qu'une porte se retrouve presque "en bas" (situation improbable au moyen âge).

  Le plus surprenant est la pauvre qualité de taille des pierres ainsi que la grande différence de dimensions des blocs.  Autre surprise, le chaînage d'angle est peu esthétique et peu solide (pour un donjon).

   Mais il est difficile d'en tirer une conclusion fiable car les reconstructions et consolidations ont dû être nombreuses.

 

Crénelage et échauguettes

    Mon obsession des fantômes d'échauguette me reprend, j'inspecte donc le sommet du donjon. Bien que les arbres ne possèdent pas encore de feuille, ma vision est bouchée par les nombreuses branches. Ne pouvant trouver la réponse à ma question, je me console en admirant les mâchicoulis.

 

    L'intérieur :

  Hélas, la propriété est privée et non ouverte à la visite. La porte est close et mon visage aussi.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction d'un premier château par la famille Suzanne.
* Au 15ème siècle, construction d'une puissante tour fortifiée.
* Au début du 17ème siècle, la Guerre de 30 ans fait rage en Picardie. Le château ne résiste pas aux batailles.
* Durant le 17ème siècle, les villageois récupèrent les pierres du château.
* En 1797, le site est donné aux hospices de Laon (à vérifier).
* Durant la 1ère guerre mondiale, le Caporal Adolf Hitler vient à Cerny lès Bucy.
* En 1927, le donjon est inscrit aux Monuments Historiques.
* En 2004, le donjon, les douves et les caves sont classés aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du site est libre et gratuite. La tour est dans une propriété privée non visitable.

 

Je me sens une âme de peintre devant cette tour

 
 
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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 06:30

 

Département :   22 - CÔTES d'ARMOR

 

Le bourg : 

Le château fort est par là... En avant !

    Situation :  (--> le voir sur une carte)

       Le petit bourg de Tréméven est situé à 18km au Nord-Est de Guigamp et à 15km au Sud de Paimpol.

    Le lieu-dit de Coat Men est situé à mi-distance entre Tréméven et Tréverec. 

  Coordonnées du site :

48° 39' 54" N 3° 2' 9" W
 48.665054  -3.0361

 

Le château : 

     L'extérieur :  

Comment trouver une ruine ?

    En préparant mes vacances pour la  Bretagne, j'ai évidemment lu quelques revus et livres, dont le magnifique dictionnaire de Salch.

  Mais j'ai aussi regardé des cartes détaillées, et c'est ainsi que j'ai découverte ceci.

 

Je suis proche

     Quelques mois plus tard, je suis dans le bourg de Tréméven.

Mais où est la ruine ?

   Pour la trouver, j'ai recours à une carte plus précise. La tour du château de Coat Men se situe au Nord-Ouest d'une carrière. Il suffit de suivre les panneaux

 

 La randonnée de recherche commence

       Un chemin herbeux semble être la voie vers mon Graal. Mais au bout de 10 minutes de marche, le désespoir m'envahit : Rien à l'horizon. Je n'ose espérer que la jolie grue jaune fendant le ciel bleu serve à la reconstruction de la ruine médiévale.

    Je tente de longer un sentier proche d'une "falaise", mais à part des arbres, je ne vois rien.

 

Échec ?

      Je tourne, je vire, j'écarte les branches, j'épie chaque indice, mais... rien.

  En désespoir de cause, je m'approche de la rupture de pente et je vois des cailloux et surtout des pierres.

Ont elles appartenu au château ?

 

Epilogue

    De retour à la taverne qui m'héberge pour 2 nuits, je consulte les cartes satellites du web et je vois.... je vois....Je vois que la carrière augment rapidement entre chaque cliché.

    Le lendemain matin, en dialoguant avec le "tavernier", j'apprends que la carrière a (aurait ?) été condamnée pour destruction d'un bien national. Voyant ma tristesse, il me donne une reproduction du château au siècle dernier ainsi qu'une vue en coupe du donjon polygonal de 13 mètres de "diamètre" avec des archères à faible embrasure  (voir vocabulaire) décalées sur la hauteur.

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 11ème siècle,  Geslin de Penthièvre reoit la seigneurie de Coëtmen.
* En 1180, l'unique héritière  de la Vicomté de Tonquédec épouse Geslin de Penthièvre.
* Au début du 12ème siècle, un château en pierre est cité en ce lieu, il appartient au Vicomte de Coëtmen. Sa position est stratégique car il domine la vallée du Leff
* A partir de 1222, durant la guerre qui oppose Pierre Mauclerc, Duc (voir titre de noblesse) de Bretagne et Henri II d'Avaugour, le château est attaqué et partiellement détruit.
* En 1927, le site est inscrit aux Monuments Historiques.
* A la fin du 20ème siècle, la carrière s'étend et détruit la ruine.
* Au 21ème siècle, la découverte est impossible car la ruine est "invisible".

 

Je vois presque l'Angleterre !

 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgLes bâtiments modernisés ne cachent pas l'époque médivale

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le bourg de Fraissé des Corbières se situe à 15km au Nord-Ouest de Leucate (voir son château), à 5km au Sud-Est de Durban Corbières et à 10km au Sud-Ouest de Roquefort des Corbières.

   Coordonnées du bourg :

42° 57′ 47.88″ N 2° 51′ 37.08″ E
 42.9633°   2.8603°

 

    Toponymie :   (voir petite initiation)

  * Fraissé vient du nom Occitan "Fraïsses" signifiant : Frênes.

  * Corbières signifie que le petit bourg est dans cette région de vignes et de garrigue sentant le pin, le romarin et le thym.

 

Le château :  

     L'extérieur :

La découverte

    En arrivant proche du bourg, il est impossible de ne pas voir la masse du château, mais sa forme si moderne me fait douter de son origine médiévale.

 

Voila une tour qui ne renie pas son siècle de naissance

1ère analyse

     Le doute est de courte durée car le rempart composé de petites pierres me ramène 7 siècles en arrière et au Nord-Est une belle échauguette d'angle rappelle qu'il était important de surveiller l'horizon.

 

2ème analyse

     Plus loin, mes yeux brillent devant une magnifique tour ronde posée sur un rocher. Bien qu'elle ne comporte aucune archère (voir vocabulaire) ni système défensif, la pauvreté de taille des pierres et la grossière qualité des joints me font penser à une construction vieille de 8 siècles.

    Rochers et pierres taillées sont la marque de cette ancienne fortification alliant en parte basse les rondeurs et la linéarité en partie haute.

 

Le bouquet final

     En m'approchant pour voir la disparité de taille et de forme des pierres, je vois au loin  l'entrée du château.

   La porte est protégée par une bretèche comportant 3 fentes de tir.

 

     L'intérieur :

         Hélas pour vous et moi, la propriété est privée et non visitable.

 

 

Histoire du château :

* Vers 1271, un castrum est cité.
* En 1390, les Aragonnais envahissent la région et s'emparent du château de Fraissé.
* Au  15ème siècle, le château appartient à la famille Durfort.
* En 1503, le Duc (voir titre de noblesse) d'Albe s'empare de la ville et saccage le château.
* Au 16ème siècle, tout en conservant les remparts médiévaux, la famille Pompadour du Languedoc reconstruit le château dans un style plus moderne.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du site est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est impossible. 

 

Quelle magnifique région de soleil !

 

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 06:30

 

Département :  38 - ISERE

 

Le bourgAuriez vous un peu d'EPO ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La station de l'Alpe d'Huez est située à 35km au Sud-Est de Grenoble et à 10km au Nord-Est de Bourg d'Oisans.

 

   Coordonnées du bourg :

45° 5′ 37″ N 6° 4′ 17″ E
 45.09361°  6.07139°

 

   Coordonnées du site archéologique :

45° 5′ 6.64″ N 6° 5′ 6.53″ E
 45.085178  6.085149

 

 

Le château :  

     L'extérieur :

Suis je devenu fou ?

    Le bourg de l'Alpe d'Huez est surtout connu pour  :

* Son arrivée mythique du Tour de France Cycliste avec ses 21 virages (je les ai grimpés en vélocipède... c'est très long).

* Ses nombreuses pistes de ski s'étendant sur plusieurs communes.

   Mais personne connaît l'existence d'une construction fortifiée du Moyen Âge !

Suis je devenu fou au point de voir partout des châteaux forts ?

  Comme il est puissant ce château fort de l'Alpe d'Huez !

La découverte

    Grâce à une carte ign très précise, je sais que je dois marcher en direction de l'altiport puis dépasser le site du ball-trap. Et là, avec des yeux ébahis de jouvenceau devant une belle, je m'extasie devant ce paysage.

Que c'est beau un château fort !

  Ne me dites pas que point de construction il y a. Je vous assure que ce haut rocher possède une ruine fortifiée d'origine médiévale.

Regardez mieux

 

Pourquoi un château à cette altitude ?

   Traditionnellement au moyen âge, une construction fortifiée est aménagée pour surveiller une route, un guet et parfois un col.

Mais ici, point de tout cela ! 

   Un château fort permet aussi à un seigneur de marquer son territoire et sa puissance. La construction est souvent posée sur une butte pour être vue de tous.

Mais il n'y a point de puissance à montrer si haut et si loin de tout ! 

 

Serait ce une folie d'un Dauphin ?

* Je ne peux imaginer que les Dauphins de mon Dauphiné (voir la liste) aient construit ce site sur un coup de tête.

* La raison principale de ce château est la surveillance d'une mine d'argent (je vous la montrerai prochainement) ainsi que la protection des mineurs et de leur famille. Ruines de l'église de l'ancien village

* Une petite ville avec des bâtiments "industriels" (dont voici le plan) existaient à 1800m d'altitude à partir du 12ème siècle.

 

L'église  (repère 2 sur le plan)

* Comme souvent avec la découverte de château fort, il faut monter.

* Après une petite ascension je découvre un premier plateau surplombant l'ancien village.

* Les contours d'une église sans transept sont visibles. Les vieux murs en pierres ont été consolidés suite aux fouilles récentes.

* L'oratoire, situé coté chevet, n'est pas d'origine médiévale (voir historique ci-dessous).

* Autour de l'église (dédiée à Saint Nicolas), les archéologues ont trouvé un cimetière.

 

L'approche du château

    Un château fort au milieu des montagnes de l'OisansAu sommet de la butte, apparaît une construction avec au centre, un mat portant fièrement le drapeau moderne du Dauphiné. Je trépigne d'impatience en gravissant la pente quand soudain, je suis en arrêt.

  Une plateforme semble avoir été aménagée.

Était ce une basse cour ?

  Qu'importe mon graal est proche, c'est le plus important.

 

Le château  (repère 1 sur le plan)  

    Les mur paraissent impressionnants, mais ce n'est qu'une illusion causée par un fossé entourant le site fortifié. Il ne reste hélas du château de garde qu'un épais mur circulaire très consolidé de 18 mètres de diamètre.

  Il est impossible de deviner si archères, bretèches, mâchicoulis (voir vocabulaire) existaient.

 

     L'intérieur :

         Évidemment, ce site n'a pas été habité depuis 600 ans, il semble logique que peu d'indice soient encore présents. Les durs hivers et l'abandon n'ont rien laissé des aménagements de confort. Je ne peux que rêver en admirant le fossé depuis le petit mur.

  Durant mon rêve éveillé, j'ai l'impression d'entendre une voix de femme qui se lamente.

Est ce la belle jeune femme dont parle la légende ? (je vous la conterai dans quelques jours).

   Comme souvent avec une ruine médiévale, je me console en admirant la beauté du paysage.

L'Oisans est vraiment magnifique.

 

 

Historique du château et du village

* Au 12ème siècle, découverte d'une mine argentifère. Un village est construit pour abriter les mineurs exploitant le précieux métal. Pour les surveiller et protéger ce site vital à l'économie de "ma" province, le Dauphin (voir titre de noblesse) fait construire un château.

* Au 13ème siècle, avec l'extension du village, l'église est agrandie.

* Au 14ème siècle, la mine est abandonnée et le village déserté. Le château devient ruine.

* A la fin du 19ème siècle, un petit oratoire est construit sur les vestiges de l'église.

* Au 20ème siècle, des fouilles sont organisées pour comprendre l'architecture du village et des bâtiments d'extraction de l'argent. Le mur du château est reconstruit pour marquer son emplacement.

* Au 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite. Il est préférable de le visiter après la fonte des neiges. Durant l'été, l'office de tourisme organise des visites commentées. Renseignez vous.

Faites attention aux enfants, la montagne n'est pas un terrain de jeu et les parois sont abruptes.

 

Quelle chance j'ai d'habiter cette région !

 

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 06:30

 

Département :   40 - LANDES
 

Le bourg :

Ma vue se déforme devant la beauté de cette fortification   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Vielle Soubiran est situé à 10km à l'Est de Roquefort des Landes (voir son château et son église) et à 32km au Nord-Est de Mont de Marsan (voir ses remparts).

 

     Coordonnées du bourg :

44° 2′ 44.88″ N 0° 11′ 2″ W
 44.0458°   -0.183889°

 

 

L'église :

    L'extérieur  :

La découverte

    Il est impossible de ne pas voir cette église trônant magnifiquement proche du centre bourg. Avec le rasant soleil de septembre, mes yeux ne voient que les contours de cette construction.

Avec ce handicap, vais je trouver les traces des fortifications de l'église ?

 

L'enquête commence

* En haut du clocher-mur, une curieuse construction en bois me regarde.

Est ce le vestige d'une bretèche (voir vocabulaire) ?

* Que nenni, c'est un rustique et néanmoins original abat-son pour les cloches.

Ces corbeaux sous les poutres ont ils supporté

une construction en encorbellement ?

* J'ai quelques doutes.

* Sur chaque coté de l'église, les contreforts à larmier ne sont pas un indice de fortification.

* Ils pourraient peut être attester d'une construction du 12ème siècle (?), l'absence de transept semble confirmer ma rapide déduction.

* Entre chaque contrefort, aucune trace d'archère, il n'y a que des fenêtres haut perché de style gothique.

  Avez vous remarqué la petite fenêtre romane en partie basse

me suggéreant que la construction date du 12ème siècle ?

 

Les défensesChevet fortifié de l'église de Vielle Soubiran

    Soudain, de belles archères droites à peine décalées en verticale me font face. Elles appartiennent au chevet circulaire de l'église  construit en blocs taillés de moyen appareil. Je suis si ébloui par ces fentes médiévales que j'en oublie de regarder sous le toit.

Incroyable !....Un chemin de ronde.

Mais fait il le tour de l'église ?

 

Le chemin de ronde

   Je contourne l'église et en haut il y a toujours les traces d'un crénelage dont les pierres semblent différentes du mur en dessous. Le crénealage continue, continue, continue, continue, continue le long de la nef de l'église.

  Sur l'autre face, une surprise m'attend. Les créneaux semblent avoir été bouchés (consolidations ?).

 

Bilan

  En découvrant la façade au début de l'article, je n'imaginais pas que l'église de Vielle Soubiran entourée par son cimetière fut si massive, si légère (en même temps) et si bien fortifiée avec sa salle de repli.

  En prenant un peu de recul, j'essaie d'imaginer ce que pensait un assaillant il y a 600 ans.

 

    L'intérieur  :

* Hélas, comme souvent pour les églises dans notre siècle, je trouve porte close.

* Point d'image je vous donnerai de cette merveille.

 


Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle (?), construction d'une église.
* Au 14ème siècle, fortification de l'église.
* Au 15ème siècle, aménagement de l'église.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Roch) est libre et gratuite depuis la place du village. La visite des fortification est interdite.

 

Quel majestueux vaisseau traversant les siècles !

 

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 07:30

 

Département 85 - Vendée

Le bourg :
    Ce rempart sent le Moyen Age... hummmmSituation :   (--> le voir sur une carte)
       Le bourg de "Les Essarts" est situé à 40km au Sud-Ouest de Cholet, à 15km au Nord-Est de La Roche sur Yon et à 20km au Sud-Ouest du très connu château du Puy du Fou.

      Coordonnées du château :

46° 46' 32" N 1° 13' 31" W
 46.775626  -1.225297


Le château :
  La découverte

     Depuis le parking proche de l'église et l'office de tourisme, je vois au loin une construction millénaire (ou presque). Mon instinct de chasseur de ruine m'informe que je vais passer au moins 3 heures de bonheur à contempler chaque pierre.
 
  1ère analyse rapide
     Actuellement, la ruine ne semble pas être entourée par un fossé, mais le bruit de l'eau toute proche me fait penser qu'il y a quelques siècles des douves devaient constituer la 1ère protection. L'humidité dans le champs (suite à l'orage de la veille) confirme mon hypothèse.

La tour Sarrasine est encore belle malgré ses 900 ans
  2ème analyse rapide
      La ruine comporte une tour parallélépipédique. Ce type de construction "carrée" a souvent été abandonné à partir du 13ème siècle. Ce site serait donc du 11ème ou 12ème. Je dois trouver d'autres indices confirmant cette datation rapide.

   Les défenses du rempart
       La courtine arrasée ne peut pas me livrer d'information sur le crénelage, hourd ou mâchicoulis (voir vocabulaire), mais elle montre une petite archère droite confirmant mon hypothèse. Comme d'autres archères du même type s'offrent à moi, j'ose avancer une date de construction du 12ème siècle.

   La tour d'angle nommée Sarrasine
      Par ses dimensions, cette construction m'impressionne. Ce n'est pas une simple tour d'angle de défense, elle a dû servir d'habitat (la suite de la visite prouvera ma supposition).

  L'avantage d'une tour carrée, c'est qu'elle est facile à construire (2 pierres à 90° forment un angle solide) mais elle crée des angles morts pour la défense et la surveillance.

  Les architectes ont donc renforcé ce point faible par une petite échauguette à chaque angle.

 

   Les tours d'angle

     En contournant le site, je vois aux angles, les vestiges d'autres tours carrées dont la moins abîmée est la Tour-Nord.

N'y aurait il dans ce château que des constructions du 12ème siècle ?

Le site aurait il oublié d'évoluer ?

 

   Les tours du châtelet

       Dans l'alignement de la Tour Sarrasine, je découvre une construction défensive ronde avec de magnifiques canonnières. A quelques mètres, sa consoeur me regarde avec fierté. En partie basse, une large canonnière assurait le dévastateur tir tendu, mais au dessus, me salue une incroyable arbalétrière.

Le logis renaissance ressemble à un châtelet d'entrée

 

   Châtelet ou logis seigneurial ?

       Presque à l'opposé des 2 tours rondes, je découvre, précédé par un ruisseau (anciennes douves), une sorte de châtelet d'entrée :

* Deux tours rondes à la base très évasée,

* Défendues par des canonnières,

* Entourant une porte (avec pont-levis),

* Avec les vestiges des piles de la rampe d'accès.

  Le plus surprenant est la présence de fenêtres :

* Une de "forme médiévale" au dessus de la porte (Était ce une bretèche reconvertie ?),

* Une autre sur la courtine de gauche.

  Cette dernière à meneau en croix est magnifique avec ses ciselures et surtout avec sa base sculptée symbolisant une corde (J'aborderai la signification de ce détail ultérieurement).

    Ce curieux bâtiment faisant parti du système défensif n'est pas le châtelet d'entrée principal, mais une sorte d'issu de secours reconverti en logis seigneurial.

 

   Châtelet principal d'entrée

      Après avoir découvert la totalité des remparts et fortifications, il est temps de me rendre à la porte d'entrée si bien défendue.

   Deux puissantes tours rondes encadrent les 2 portes d'entrée :

* Un large à double ventail pour les carrosses et chevaux,

* Une petite pour les piétons.

    Deux détails me font affirmer que ces portes étaient précédées de 2 pont-levis (un pour chaque entrée).

* Au dessus les fentes pour accueillir les flèches de levage.

* L'encadrement taillé autour des 2 ouvertures pour accueillir le pont.

 

   Quel incroyable détail !

     Grâce au soleil, je remarque à la base de l'encadrement de la porte une curiosité architecturale. Il y a un morceau de fer entre entre 2 pierres taillées. Cette particularité se retrouve à la même hauteur sur les 2 faces de chaque porte.

   D'après le spécialiste de ce château, ce morceau de fer est le vestige du ressort bloquant par le haut l'axe de rotation du pont-levis.

 

        L'intérieur du château :
    Pour découvrir l'intérieur de ce magnifique château fort, il faut cliquer ici.

 

Les 2 tours encadrent la porte et surveillent les passants

   Je souhaite remercier les membres de l'association des amis du vieux château des Essarts pour leur accueil cordial, leur disponibilité et leur patience à répondre à toutes mes questions.

 

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 07:00

 

   La découverte de l'extérieur de ce château fort est décrite ici.


L'intérieur du château :Plan du château fort des Essarts - Vendée

   Préambule

      La découverte de ce magnifique château fort étant payante, je ne vous montrerai pas tout comme la porte Romane, les tours d'angle, la poterne, les communs, etc...

  Il faut que vous ayez quelques surprises lors de votre visite prochaine.


   Le plan
      Avant de visiter les merveilles de cette ruine, il est important d'en comprendre l'architecture grâce à ce plan :

B - Boulangerie,

C - Corps de bâtiments, Communs,

E - châtelet d'Entrée,

L - Logis seigneurial et châtelet Est,

P - Poterne,

R - Remparts, courtines

S - tour Sarrasine,

T - Tour d'angle carrée,

V - Vestige d'une tour carrée d'angle.

Un châtelet fortifié ne laissant que peu de chance aux attaquants
   Le châtelet d'entrée
      Après avoir donné quelques piastres au guichet, je découvre l'intérieur du châtelet d'entrée. Comme je le pressentais, ce château possédait une herse dont le rainurage est encore visible.

   En partie supérieure, des pierres décalées de l'axe m'interpellent.

Qu'est ce donc cette curiosité architecturale ?

   L'un des spécialistes de l'association des "Amis du Vieux Château des Essarts" affirme que ces pierres supportaient des poutres en bois d'une salle supérieure. Cette salle comportait le mécanisme de manoeuvre de la herse ainsi que la herse lorsqu'elle était relevée.

 

   Une des tours du châtelet d'entrée

      J'entre dans la tour gauche du châtelet. Cette salle servaient à la défense du château et surtout de sa porte. L'ambiance n'est donc pas "festive" avec ses mur épais dénués de décoration et la faible lumière dûe aux 3 ouvertures de tir.

  L'une de ces ouvertures vous est connue car nous l'avons observée à l'extérieur : C'est l'arbalétrière.

Avez vous remarqué ce curieux morceau de fer ?

     D'après le spécialiste de ce château, ce morceau de fer est le vestige d'une butée/support bloquant l'arbalète pour que le soldat puisse tendre la corde sans devoir supporter la lourde arme et être plus rapide à tirer puisque l'arme est déjà positionnée devant la fente et non pas posée au sol.

  Remarque :  En partie basse, la salle possède un ratier (voir vocabulaire) qui aurait servi de prison. Cette pièce basse (non visitable en ce début du 21ème siècle) aurait enfermé en 1420, Jean V Duc de Bretagne.

La tour Sarrasine est majestueuse 

   La Tour Sarrasine - Découverte

     Cette tour carrée est incontestablement le symbole du système défensif médiéval : Solide, haute, puissante.

  Sur une face à l'extérieur, avec un peu d'attention, il est possible :

* De distinguer 2 traces de portes superposées accédant certainement au couloir du rempart.

* De voir les petites ouvertures de lumière de l'escalier intérieur.

 

   La Tour Sarrasine - salle basse

      En entrant par la porte basse, je suis transporté 800 ans en arrière.

   La salle du rez de chaussée est austère. Sa fonction défensive est marquée par les archères dont certaines ont été agrandies. Pour éviter que les soldats prennent froid, une cheminée sans décoration (ceci n'est pas un logis seigneurial) réchauffaient la pièce basse.

 

   La Tour Sarrasine - les étages

     Pour atteindre les étages d'une tour médiévale, il faut emprunter un étroit escalier en colimaçon. Au 1er étage, la couleur rouge de la salle me surprend. Ceci est causé par l'oxyde de fer dans le calcaire.

Avez vous remarqué la voûte en ogive dite "Plantagenet ou "Angevine" ?

   Je m'extasie, j'absorbe le travail millénaire, j'admire les noms gravés qui font le plaisir de mon ami le Chercheur d'Empreintes. Après de longues minutes, je ressors pour découvrir.... 


   La boulangerie
      La construction identifiée comme boulangerie n'est pas médiévale puisqu'elle a été aménagée au 17ème siècle. Ce bâtiment, appuyé sur le rempart, comporte encore une archère primitive (aujourd'hui obstruée).

  Évidemment, la construction la plus importante de la pièce est : le four.

 

   Le logis seigneurial

      Pour découvrir ce magnifique bâtiment, je vous invite à cliquer sur ce lien.

 

Cette arbalétrière a été utilisé très souvent pour la défense du château fort

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 06:30

 

La découverte de l'extérieur de ce château fort est décrite ici.     

 

La visite de l'intérieur du château a commencé ici.

 

L'intérieur du logis seigneurial : 

Admirez ce logis renaissance

  La surprise

     Depuis l'extérieur, je n'avais pas imaginé la délicatesse et la beauté de cette construction. Même si elle est fortement abîmée, les détails montrent la richesse et le confort du logis.

   Pour mieux vous faire comprendre sa beauté, voici une gravure réalisée il y a 1 siècle.

Auriez vous aimé habité dans cet élégant bâtiment ?

 

   La lumière

     Les premières constructions médiévales en pierres étaient froides et ne disposaient que de fines ouvertures verticales ne laissant passer que peu de lumière.

  Ce moderne logis comporte de larges fenêtres dont les montant scluptés montrent la richesse et le goût  du propriétaire.

 

Quel luxe dans ce logis !

   Le confort

      Pour donner de la chaleur à ces hautes pièces aux murs épais, il faut une cheminée large. Évidemment, cette construction devient un objet de luxe montrant la noblesse du propriétaire par ce cordon sculpté.

N'est ce point curieux sur une cheminée ?

    Le seigneur étant descendant de Charles de Blois-Chatillon Duc de Bretagne, il est autorisé à porter l'insigne ornemental de cette branche familiale : La Corde.

   Cette corde se retrouve sur de nombreux vestiges décoratifs du château.

 

   Le luxe

     La partie centrale de la ruine de ce logis est fascinante. Dans ce vestige ressemblant à une tour, apparaît une colonne.

Quelle était la fonction de cette curiosité dressée ?

  Cette fine colonne soutenaient les marches du monumental escalier. Leurs vestiges sont encore visibles sur les murs.

  Pour éclairer cet escalier intérieur, il y a de nombreuses petites niches ayant contenu des bougies.

  J'imagine très bien une belle (à mon bras bien sur) monter lentement ce circulaire escalier dans le doux frémissement de sa longue robe de soie.

 

   La suite de la visite

      La découverte de ce magnifique château fort étant payante, je ne vous montrerai pas tout mais sachez qu'il y a encore de nombreuses merveilles à déguster.

 

 

Histoire du château : 

* Au 1er siècle, les Romains établissent un camp à la croisée de 2 voies importantes.
* Au 10ème siècle (à vérifier), sur une motte est posé un château en bois.
* Au 12ème siècle, revenu des croisades en Terres Saintes, le seigneur de ce territoire fait construire un château encadré de 4 tours carrées.
* Au 13ème siècle, pour améliorer les défenses et répondre aux nouvelles armes et techniques de combat, le châtelet d'entrée est construit et des tours rondes sont aménagées. La puissante  tour Sarrasine est conservée et devient un  donjon habitable.
* Au 14ème siècle, un confortable logis est aménagé à l'opposé de la tour Sarrasine.
* Au 15ème siècle, la guerre de Succession de Bretagne fait rage.
* Au 16ème siècle, le seigneur des Essarts, chef des armées Catholiques, entre en guerre contre Henri de Bourbon, roi (voir titre de noblesse) protestant de Navarre (futur Henri IV - voir liste des rois).
* En 1598, Henri IV se rend au château des Essarts. Il accepte le mariage de la fille du seigneur des Essarts avec son fils. Il semble que de la discussion des 2 anciens ennemis aboutisse, 10 jours plus tard, la signature de l'Edit de Nantes. L'un des évènements majeurs de la France s'est il joué dans ce château ?
* Au 17ème siècle, la cour reçoit plusieurs bâtiments.
* Au 18ème siècle, le malheur des guerres passent par ce château : Révolution Française et Guerre des Vendéens brûlent et transforment le site en une pauvre ruine.
* Au 19ème siècle (entre 1854 et 1857), le nouveau propriétaire, Louis Armand de Lespinasse (Lieutenant d'ordonnance de l'Empereur Napoléon Bonaparte) préfère construire un château plus "moderne" à quelques mètres de là. Le vieux château fort donne ses pierres à la nouvelle construction.
* A la fin du 20ème siècle, grâce à une association dynamique, des travaux de reconstruction et de consolidation sont réalisés.
* En 2011, le 3 juillet, le château regarde les équipes cyclistes de la 2ème étape du Tour de France.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du château est libre et gratuite. La visite des ruines et bâtiments est payante. Des passionnés aux yeux qui brillent et à la verve incroyable répondent à toutes les questions et font revivre la ruine.
  De plus, un jardin botanique est aménagé dans l'enceinte montrant érable, tilleul, marronnier, Ginko Boloba, cèdre du Liban, etc...
  Chaque arbre comporte une fiche descriptive avec des détails botaniques et aussi la vision qu'en avaient les Romains, Grecques, Gaulois etc...

 

A quelques mètres de la ruine féodale, le château neuf se dore au soleil

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 07:30

  



    





Signification au 21ème siècle :

"Un coup de Jarnac" signifie une malhonnêteté, un coup donné par traîtrise, une action négative à laquelle on ne s'attendait pas.
 
 
 
Naissance :

   Au 16ème siècle, et plus exactement en 1547.
 
 
 
Origine de l'expression :
 

  En 1509, naquit Guy Chabot, qui devint plus tard Seigneur de Jarnac.

 
   En 1547, une affaire d'honneur l'obligea à se battre en duel à l'épée contre  François Vivonne de la Châtaigneraie. Son adversaire était une "fine lame" et le combat devait être inégal.
 
   Au cour du duel, le seigneur de Jarnac réussit à blesser son adversaire au jarret l'obligeant à stopper le combat. Cette "botte" n'était pas interdite dans un duel à l'épée mais n'était pas pratiqué par des "hommes d'honneur".
 
 C'est cette surprise qui a été retenue dans l'expression, mais curieusement elle s'est transformée en traîtrise.

 


 
   
 

 

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