Translation




 

 

 
 
French to English French to German French to Italian French to Spanish
French to Japanese French to Korean French to Russian French to Chinese (Simplified)
 

 

 
 

 

 

 

 

Ombre et lumière

26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 06:30

 

Département :   81 - TARN 

 

Le bourg : Une colline boisée... Est ce le lieu que je recherche ?

    Situation :    (--> le voir sur la carte)

       La petite commune de Montfa se situe à 8km au Nord de Castres.

  Coordonnées du château :

43° 41' 51.122" N 2° 13' 25.478" E
 43.697534°  2.223744)

 

Le château : 

     L'extérieur :

Où est il ?

Comment trouver une ruine médiévale oubliée des hommes ? 

  C'est très facile ....  Mais oui, c'est très facile.... Il suffit de "raisonner".

   Comme le château fort était construit très souvent au sommet d'une colline, il suffit de la chercher.

Que pensez vous de celle-ci ?

 

Le secret pour trouver une ruine

    Évidemment, dans mon explication je triche un peu car des collines, il y en a beaucoup dans cette région. Il faut donc un autre indice ou une autre aide :

- Une carte de IGN par exemple

- Ou un Iphone avec GoogleMap

- Ou un bon GPS dont j'aurais relevé les coordonnées avant de partir

- Ou.... un blog extraordinaire qui vous le montre... comme celui-ci.

   Comme vous le constatez, il est "très facile" de trouver une ruine... quand on sait où elle se situe (j'adore faire des Lapalissade ).

  C'est avec bravoure et opiniâtreté (pfff, voilà que j'utilise des mots compliqués) que je me dirige vers ce qui devrait porter la ruine du château de Montfa.

 

Le château se cache

   Ayant remarqué que la colline est boisée, je pressens que la ruine sera cachée au milieu des arbres (cet article est sponsorisé par Lapalissade ). Et par un immense hasard "hasardeux", je vois un premier élément de mur...ruiné bien sur (J'espère que le fantôme de Lapalisse va fuir de mon corps sinon cet article va dériver dans la logique irréelle  ).

 

  L'intérieur :

Le château se montre un peu

     En entrant, le spectacle est "grandiosement" (pff, même mon vocabulaire se transforme... Jacques II de Chabannes laisse moi tranquille stp  ) ruiné, des pans de mur s'allongent ou se courbent devant moi (''C'est trop d'honneur" leur dis je !).

   Enfin les bâtiments apparaissent. Mais comme je le pressentais, ronces et épineux regardent mes mollets avec envie . Je vais donc rester à distance raisonnable.

 

Je crains les ronces

    En contournant la ruine, j'aperçois des murs de pierres jointives avec une taille "assez joli" et des murs d'angle bien appareillés. Mais aucune trace d'archère, mâchicoulis, échauguette (voir vocabulaire) et autre système de défense médiévale. Ce château a été fortement remanié avant d'être détruit.

    Avec la dense végétation, j'ai beaucoup de problèmes pour comprendre l'architecture de ce château. Heureusement, j'ai une image prise sur le magnifique site cartographique nommé : Géoportail.

 

 

Histoire du château :

* A début du 13ème siècle, Baudoin de Toulouse (frère du Comte Raymond de Toulouse) épouse Alix de Lautrec. Cet acte fonde la famille Toulouse Lautrec.
* En 1255, le château de Montfa est cité dans un texte.
* En 1257, un texte fait le lien entre le château et la famille Toulouse-Lautrec.
* Au 14ème siècle, le château appartient aux Arpajon.
* Au 15ème siècle, le château est possession de la famille de Foix. Durant ce siècle, la famille Toulouse-Lautrec récupère le château.
* Au milieu du 16ème siècle, après un long procès contre sa belle soeur Isabeau de Lescure, François II Baron de Montfa récupère le château.
* En 1569, durant les guerres de religion, François II voit mourir son fil aîné de 10 ans et perd son château contre les protestants.
* Vers 1570, une parti du château est démoli puis reconstruit.
* En 1580, le Vicomte (voir titre de noblesse) de Turenne attaque le château et le détruit partiellement.
* A partir de 1591, plusieurs combats et altercations opposent la Duc de Montmorency et le Baron de Montfa.
* En 1595, le Duc de Ventadour (voir son château), gendre du Duc de Momtmorency, emmène le Duc de Montfa et sa femme au château de Vénès pour y être emprisonnés. Le château est toujours possession de la famille Montfa.
* En 1762, Joseph Constantin de Montfa possède le château. Il se fait nommer : Comte de Toulouse-Lautrec.
* En 1791, les révolutionnaires chassent le Comte de Toulouse-Lautrec.
* Au 19ème siècle, une lettre de Alphonse de Toulouse-Lautrec (père du célèbre peintre) affirme que le château est en ruine, les terres rapportent peu et qu'il doit être vendu.
* En cette fin du 19ème siècle, le château est pillé, pierres et ornement sont arrachés et vendus.
* Au milieu du 20ème siècle, un relevé topographique et architecturale ainsi que des fouilles sont organisés
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est possible. La visite de l'intérieur est très difficile et dangereuse, à moins que les ronces et autres épineux soient votre plaisir. 

 

La ruine joue avec les ombres

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du Tarn Vers Menu châteaux du Tarn
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux du Comté de Toulouse : 31 81
commenter cet article
22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 06:30

 

Département :  38 - ISERE

 

Le bourgIl est lààààààà

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le bourg de Varces-Allières et Risset se situe à 10km au Sud de Grenoble, en bas des parois du magnifique massif du Vercors.

   Coordonnées du château :

45° 4' 47.068" N 5° 40' 3.104" E
 45.079741°  5.667529°

 

Le château :  

     L'extérieur :

Il est là

    Depuis Grenoble, en prenant la voie rapide vers Vif, il faut sortir juste après le tunnel de Varces. Pour découvrir ce château inconnu, il est important de regarder sur la droite (vers l'Ouest).

Le voyez vous dans la végétation ?

 

Information importante

    Même si un sentier est visible en lisière de la foret, il est interdit de l'emprunter. Les propriétaires du champs sont très vigilants et ne plaisantent pas avec les marcheurs.

    La solution pour découvrir cette ruine et de retourner (en voiture) à Varces, puis au Sud prendre la route nommée : "Chemin de Saint Paul de Varces à Varces".

   Il suffit de se garer au petit parking proche de la résidence du château (qui n'est pas médiéval), non loin d'une ancienne carrière de pierres.

 

La montée

     En cette fin d'hiver, les odeurs de foret, de feuilles mortes humides et de mousse naissante sont agréable. C'est presque en chantant que je marche dans la pénombre matinale. Soudain, une bifurcation m'informe qu'il ne faut pas passer par là (croix jaune).

Et bien... si !

Croyez moi, ce chemin mène vers le magnifique château féodal de Saint Giraud.

   En théorie, il est impossible de se tromper car il faut toujours monter, monter, monter (parfois avec un léger faux-plat).

Encore quelques mètres et il sera à moi ! 

Je le vois

     Mes poils se hérissent en haut du petit col, car :

* Je vais visiter un puissant château ayant porté fièrement au vent le drapeau du Dauphiné.

* Et je découvre la vue magnifique sur le massif du Vercors.

 

La découverte

    Tel un cabri, en un bond je suis proche de la ruine.

  Ce pan de mur n'est peut être pas magnifique mais par la petitesse des pierres et par ce mur posé sur le rocher, il est symbolique des constructions fortifiées du début du moyen âge,

 

     L'intérieur : 

La ruine énigmatique

    L'avantage d'une ruine est qu'elle est accessible sans toquer à une porte , donc j'enjambe le muret et je vois..... La terre et la végétation ont comblé les salles et seul un fragment de voûte est visible. Évidemment, il m'est impossible de définir la fonction exacte de cette ruine mais en réfléchissant :

* La voûte est pour une salle basse,

* L'épaisseur du mur à l'extérieur est synonyme de rempart ou fortification,

* Le col étant proche, cette construction devrait être une tour de défense.

Qu'en pensez vous ?

   N'ayant pas de certitude, je tente de trouver l'inspiration en contemplant la vue sur le massif du Taillefer.

Quelle magnifique tour !  

Tour ou rempart ?

    En contemplant la beauté de la vallée au Sud de Grenoble, mon regard est arrêté par une autre ruine.

    A mes pieds, les vestiges d'un long mur me fait penser à un rempart. Bien que l'épaisseur ne soit pas impressionnante, elle est trop importante pour être un mur intérieur.

Donc, ce serait un rempart !

 

Alors, rempart ou tour ?

   Dans l'angle, un haut mur borgne me fait penser à une construction du 12ème siècle. Hélas, la construction s'est écroulée et il est impossible de savoir si mâchicoulis et crénelage (voir vocabulaire) existaient.

   Le mur ayant été partiellement reconstruit et/ou consolidé, il est difficile de tirer des conclusions sur son époque de construction. Mais la qualité du "lissage" des pierres m'informe que cette construction n'était pas un simple château de guet.

La vue est réellement la richesse d'une ruine 

A l'intérieur de la "construction"

    L'intérieur de cet "angle construit" est curieux. La base montre une épaisseur importante, avec un parement de belle qualité. Sur la hauteur de nombreux trous de boulins (voir vocabulaire) m'interpellent. Ma surprise est encore plus grande en ne voyant aucun corbeau pour soutenir des poutres, ni trace d'étage, ni vestige d'escalier, ni ouverture défensive, ni puits de lumière et encore moins de fenêtre.

  Un angle borgne presque inhabitable !

 

Il est temps de repartir

   Le plateau est grand mais il est occupé par une dense végétation parfois piquante. Pourtant, en écartant les herbes, de nombreux vestiges de constructions apparaissent, sans que je puisse identifier leur fonction.

    Même si la ruine reste mystérieuse, le site offre une vue à 360° magnifique avec le massif du Vercors en point d'orgue.

Mais que vois je dans la vallée ?

  Un château, mais il est trop jeune pour figurer dans mon blog. Je n'aime que les vieilles..... ruines.

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 9ème siècle, Géraud d'Auvergne, Comte (voir titre de noblesse) puis Abbé d'Aurillac, se serait arrêté plusieurs fois en ce lieu durant ses nombreux pèlerinages vers Rome. 
* Au 11ème siècle, construction d'une église (nommée capella de Versea dans les textes) dédiée à Saint Géraud d'Auvergne. Certains historiens supposent la présence d'un château en bois.
* Au début du 11ème siècle, Arthénulphe de Varces est cité dans un texte (à vérifier).
* Au 12ème siècle, (probable) construction d'un château fort en pierres.
* En 1255, le Dauphin (voir liste) Guigues VII achète la fortification à Lanthelme Panetti. Quelques travaux de modernisation défensive sont menés.
* En 1289, le Dauphin Humbert Ier échange Saint Giraud contre la place forte de Bellecombe (à la frontière avec la Savoie et de son bouillonnant Comte - voir liste) appartenant à Aymeric de Briançon.
* En 1349, le Dauphiné est transporté au Royaume de France. La famille de Briançon détient toujours le château fort et ses terres. Mais cet acte sonne doucement la fin de l'utilité de cette rustique construction.
* Quelques dizaines d'années plus tard, le château n'est plus entretenu.
* En 1721, J.B. de Briançon fait construire dans la plaine un château de confort. Saint Giraud est en ruine.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Il est impératif de découvrir cette ruine depuis Varces et non depuis la sortie de la voie rapide. 

N'est il pas magnifique mon Vercors !

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 38 Vers Menu châteaux de l'Isère
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Dauphiné : 05 26 38
commenter cet article
19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 06:30


Département :    34 - Hérault

Le bourg :
   Est ce une église fortifiée dans ce bourg de l'Hérault ?Situation :    (--> le voir sur une carte)
     Le bourg d'Espondeilhan est situé à 15km à l'Ouest de Pézenas et à 4km au Nord de Bassan.

  Coordonnées du bourg :

43° 26′ 28″ N 3° 15′ 47″ E
 43.441111°  3.263056°


L'église :   
    L'extérieur :
La découverte
    Un peu à l'extérieur du village (au Sud-Ouest), protégé par de hauts arbres, une église semble se plaire dans une solitude loin des touristes.

   Je me demande si cette construction est bien celle qui va illuminer ma journée de médiéviste amateur grâce à ses fortifications.

1ère analyse
    A travers les branches, j'aperçois un premier signe qui me donne le sourire : Une fente de tir.

Est ce le seul signe de défense ?

     Cette fente n'est pas unique sur la tour polygonal. La construction flanque donne à l'église un petit air de "château fort" (je sais, j'ai l'imagination fertile  ). Une simple tour ne peut pas défendre une si grande église.

Y a t il d'autres indices ?

 

Nouveaux indices

     En contournant le bâtiment religieux, je découvre un surprenant mur plat. Ne pouvant pas voir l'épaisseur de pierres, ma théorie du mur bouclier ne peut pas être prouvée. Par contre, la façade comporte des fentes courtes et droites identiques à celles de la tour.

    Sur un autre mur, au dessus d'un contrefort, une nouvelle petite ouverture prouve l'existence d'une salle de repli au dessus de la nef.


       L'intérieur :
   Je m'approche du portail roman monumental et.... Hélas, la porte de l'église est close. Je ne pourrai pas connaître les secrets "millénaires" de ses défenses.


Histoire de l'église :

* A l'époque Gallo-Romaine, une villa est construite en ce lieu.
* Au 11ème siècle, sur l'emplacement Gallo-Romain, début de construction d'une église.
* Au 12ème siècle, fin de construction de l'église.
* Au 14ème siècle, fortification de l'église.
* En 1907, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame des Pins) est libre et gratuite. La visite de l'église est certainement possible. Renseignez vous.

 

Un fente de tir, et mon sourire revient

 

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Vers Menu châteaux de l'Hérault
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Languedoc : 11 30 34
commenter cet article
15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 06:30
 

Pays :

 ITALIE  
 

Région :

 EMILIE et ROMAGNE  
 
Province :
 FERRARE  

 

La découverte de l'extérieur de ce magnifique château est ici - -> Clic

 

Quelle variété de pont levis !

Le château :

     L'intérieur  :

Je suis fasciné par les ponts levis

     Excepté dans le château de Bouillon, je pense ne pas avoir vu un château (encore debout) avec autant de pont levis. Je suis si fasciné que je reste de longues minutes à osciller entre l'extérieur et l'intérieur sans pouvoir me décider à entrer.

 

Les différents ponts levis

    A l'extérieur, les fentes pour les flèches du pont levis de la double portes principales sont impressionnantes. Bien que le système de balancier à l'intérieur soit classique, j'admire la qualité du travail d'ajustage et de taille du bois.

   Ce pont principal comporte un passage pour carrosse et un autre pour homme à pieds. Mais il existe d'autres portes avec un unique pont pour piétaille ou petite charrette. manoeuvré par un unique balancier.

   Certains mécanismes possèdent un contrepoids facilitant la manoeuvre pour un seul garde.

Quelle variété de forme et technique !


Je me décide enfin à entrer

   Après mon inspection des ponts et portails, je décide d'entrer dans la forteresse quand soudain je suis à l'arrêt (vais je un jour franchir le seuil ?).

   Devant moi, il y a un binôme mixte qui, curieusement, se touche par la main.

Pensez vous que les guides du château accompagnent les visiteurs par la main ?

  Dans ce cas, je veux une "guideuse" blonde.... Heu, non pas celle-ci.... Une vraie blonde à forte poitrine.

  Sculptures et peintures sont partout dans ce fort

 La découverte

  Après avoir franchi pont, vantail, couloir et porte en fer je pénètre dans la cour.

Diantre, que cette vue est stérile !

     Après avoir autant rêvé à l'extérieur, je retombe dans la triste réalité d'une bâtisse refaite et qui a été habitée très longtemps.

   Les normes de sécurité pour recevoir des visiteurs et organiser des concerts défigurent souvent "mes" constructions médiévales.

 

De magnifiques détails

   La surprise passée, je me remets en chasse de découvertes, je pressens qu'elles seront nombreuses et variées.

    Pour résister à un siège, il est important de disposer d'eau. Le château de Ferrare possède un puits. Et comme toujours en Italie, l'art et le beau détail sont présents même sur la grille.

   Évidemment, il faut pouvoir tirer sur l'ennemi, des boulets de pierre attendent patiemment leur canon et mangonneau.

 

La beauté est partout

   Autant l'extérieur est linéaire avec des angles droits, autant l'intérieur joue avec la douceur des cercles et des rondeurs.

Quel contraste !

   Dans les couloirs et les allée couvertes, les clefs de voûte sont chacune ornées de motifs sculptés ou de personnages.

 

Les salles

  La visité étant payante, je ne me permets pas de tout vous montrer,mais quel régal. De nombreuses salles montrent 7 siècles d'occupation et d'aménagement : Cuisines, prison, galerie, loggia.

L'opposition entre les salles Gothiques et la beauté renaissance est magnifique.

  Mais il est temps de repartir pour rejoindre la lumière du 21ème siècle.

 

 

Histoire du château :  

* En 450, le site (qui n'est pas encore une ville) est sous la tutelle de Ravenne, ville-port accueillant les bateaux de commerce et la puissante flotte Romaine.
Au 7ème siècle, durant l'époque Byzantine, une ville (future Ferrara) est fondée à l'intérieur des terres sur la rive gauche du Pô.Elle a pour fonction la protection de Ravenne contre les attaques Lombardes.
Au milieu du 8ème siècle, l'influence Byzantine s'érode. Le bourg n'a plus de fonction défensive, la population diminue par manque de système défensif.  
* Durant plusieurs siècles, entre les changements du lit du Pô, la concurrence entre cités (Venise) et la guerre économique pour la domination du sel, Ferrare voit son évolution en dent de scie.
* En 1264, avec l'aide des Vénitiens, Obizzio II d'Esle est nommé Gouverneur de la ville. Ce bourg n'est que peu fortifié et comporte une tour nommée : Torre dei Leoni (La tour du Lion).
* En 1385, les habitants se révoltent contre les charges fiscales trop élevées. Nicolas II d'Esle prend la décision de construire une fortification pour protéger sa famille. Cette tâche est confiée à l'architecte : Bartolino da Novara.
* En 1391, le ville est dotée d'une université.
* En ce début du 15ème siècle, de nombreux canons pointent sur la ville. Pour construire des canons, il faut des fonderies. Celles-ci prospèrent et font la richesse du seigneur ainsi que les nobles de Ferrare.
* En 1452, la ville est élevée au rang de Duché (voir titre de noblesse).
* Vers 1475, voulant se rapprocher de Milan, Naples et Florence, le Duc Hercule Ier entre en conflit guerrier avec Venise.
* A la fin du 15ème siècle, pour améliorer la défense de la ville, le Duc décide de doubler la superficie de la cité en l'entourant d'un puissant rempart. Le château se retrouve au centre de cette nouvelle architecture. Cette extension se nomme : Addizione erculea (l'addition Herculéenne).
* Au début du 16ème siècle, une passerelle est construite entre le palais et la forteresse permettant à la famille du Duc de se réfugier rapidement.
* Au 16ème siècle, les arts sont florissants dans la cité et il y a de nombreux étudiants dans son université dont l'illustre Nicolas Copernic.
* En 1597, le Duc Alphonse II d'Este meurt sans héritier. La cité si prospère et si culturelle se retrouve sous le joug de la papauté. Le château vu sont déclin et la ville vu de nouveau impôts.
* Au 20ème siècle, le château est transformé en musée et de nombreux ravalements et consolidations sont entrepris.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis les rues ainsi que la cour est libre et gratuite. La visite des intérieures est payante. 

 

 

Les médaillons font lever les têtes et glorifient ces personnages

 

 

 
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Italie médiévale
commenter cet article
8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 06:30

 

Département :   56 - MORBIHAN

 

Le bourg :

   Miroir, joli miroir, suis je le plus beau ?Situation :   (--> le voir sur une carte)

       Le bourg de Campénéac est situé à 15km l'Est de Josselin, à 8km au Nord-Est de Ploërmel, et à 45km au Sud-Ouest de Rennes.

   Le château de Trécesson est situé à 3 km au Nord de Campénéac.

      Coordonnées du château :

47° 58′ 32.88″ N 2° 16′ 24.96″ W
 47.9758°  -2.2736°

 

Le château :

     L'extérieur :

La surprise

   L'armure du chevalier est un chauffe-plat Mon destrier étant fatigué, je me suis arrêté à l'ombre à cause de la chaleur. Ne riez pas, les rayons du soleil, même bretons, chauffent dans une armure de Chevalier.

     Et pendant ma flânerie, j'entends une voix dans l'eau  . Étant dans le pays de Merlin et proche de la foret de Brocéliande, point étonné je suis.

    Mais le clapotis se fait plus intense et une ombre castrale apparaît !

 

Découverte

      Surpris, je lève la tête et j'aperçois des bâtiments parallépipédiques d'allure presque moderne. Pourtant j'étais certain d'avoir discerné un reflet de beauté médiéval.

   Je me tourne un peu sur la droite et comme par miracle des murs fortifiés s'illuminent. L'incroyable château médiéval de Trécesson entouré de ses larges douves (voir vocabulaire) est devant moi. 

 

Analyse rapide

   Pour un visiteur peu attentif à l'architecture, le plus surprenant dans la vision de ce château est la couleur rouille due au schiste Breton. Mais pour un chevalier chercheur de détail, c'est la dimension impresionante des pierres.

   Quelle curieuse impression !.... L'ensemble est un compromis entre un manoir de confort et un château de défense.

 

Les défenses

   Normalement, la porte d'accès d'un bâtiment fortifié est précédée par un pont-levis, mais celui-ci a disparu pour plus de confort (19ème siècle ?). La porte est fait parti du châtelet puissant et esthétique. Il est composé de 2 petites tours rondes construites en encorbellement. Au dessus, le chemin de ronde avec mâchicoulis a été fermé.

Curieusement, je ne remarque aucun système de tir !

   Il faut contourner le châtelet pour voir une tour carrée avec des fentes verticales. Puis derrière, un bâtiment très anguleux avec de larges pierres d'angle et des murs au parement très abîmé comporte une archère-canonnière qui semble avoir été ajoutée. 

 

    L'intérieur :

        Une petite partie du château est visitable durant l'été. Hélas, les portes sont closes pour votre chevalier en ce mois de mai.

 

Histoire du château :

* Au 8ème siècle, un bâtiment aurait existé en ce lieu à l'époque du machtyer Jarn Wocon (?).
* Au 12ème siècle, une famille Trécesson est citée dans des textes (info à vérifier).
* A la fin du 14ème siècle, Jean de Trécesson fait bâtir un château (de nombreux historiens doutent que ce soit celui-ci).
* En 1440, à la mort de Olivier de Trécession, l'unique héritière de la seigneurie de Trécesson épouse Eon du Carné, trésorier et responsable de la la garde robe du Duc (voir titres de noblesse) de Bretagne Jean V.
* En 1494, le roi de France Charles VIII autorise François du Carné (et sa descendance) a prendre le nom et le titre de Trécesson.
* En 1661, le seigneurie est érigé en Comté. Le 1er Comte est : Gilles de Trécesson.
* Au 17ème siècle,le château est embelli avec des boiserie peintes. Une pièce nommée La Chambre du Chevalier" reçoit une voûte à 8 branches et des murs peints d'une grande beauté.
* En 1773, par mariage, René Joseph le Prestre, Comte de Châteaugiron, devient propriétaire de Trécesson.
* En 1793, après avoir été député, Jacques Defermon sieur des Chapelières devient président de la Convention. Il est appelé à diriger les premiers débats du procès du roi. Étant un modéré, il s'oppose à l'exécution du roi. Il est "chassé" par les révolutionnaire et se réfugie dans le château de Trécesson.
* Au 19ème siècle,plusieurs aménagement sont réalisé pou adapter le château au "monde moderne".
* De 1849 à 1869, les bâtiments extérieur sont le cadre d'une ferme-école.
* Au 20ème siècle,le château appartient au Comte Michaël de Prunelé.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du château est libre et gratuite depuis la petite route. La visite payante d'une partie de l'intérieur est  possible. Renseignez vous sur les horaires et les dates.

 

Un paquebot flottant dans le lac aux fées

  Vers menu châteaux forts du Morbihan Vers Menu châteaux du Morbihan
Repost 0
5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 06:30

 

Département :   40 - LANDES

 

Le bourg :

Ce ne ressemble pas à une église fortifiée !  Situation  (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Bégaar est situé à 22km au Nord-Est de Dax et à 5km au Sud-Ouest de Tartas.

  Coordonnées du bourg :

43° 49′ 37.92″ N 0° 50′ 57″ W
 43.8272°  -0.849167°

 

L'église :

    L'extérieur  :

La découverte

Il y a un mariageHooo, c'est beau !

    Les dentelles, rubans et fleurs entourent la construction.   Hooo, c'est beau !

   Cela me change un peu des ruines protégées par des épineux et orties.

   Les jolies princesses en robes d'apparat ne doivent pas me distraire. Je dois me concentrer pour découvrir les défenses de cette église.

 

L'enquête commence

    Bien que je sois très attentif, je ne distingue aucun système défensif. Le mur de l'abside, renforcé par de petits contreforts en grès coquillé,  présente une curieuse consolidation récente. Pensez vous que ce soit une salle de repli dont les ouvertures ont été obstruées ?

   Je décide de vérifier ma théorie en regardant le mur extérieur de la nef et... rien. Aucune trace de fente de tir, ni de corbeau porteur de mantelet (voir vocabulaire).

Suis je vraiment devant une ancienne église fortifiée ?

Un clocher avec des ouvertures comme un crénelage

Voilà enfin les défenses

      Je continue ma recherche d'indices quand soudain, je suis en arrêt.

   Je suis si impressionné que mon portrait apparaît dans l'image. (j'avoue que ce n'est qu'une ombre en bas à droite... mais c'est bien moi, le chevalier... sans armure il est vrai ;) ).

   Devant moi, un clocher-tour se fait bronzer montrant sa jolie petite archère droite et 2 curieux corbeaux dans l'alignement de la fente. La fonction de ces corbeaux au même niveau m'échappe.

Était ce une bretèche détruite ou... ?

  En haut, je suis heureux de voir les classiques ouvertures d'une salle de repli encadrée par 2 contreforts.

 

L'autre coté

  Je suis si heureux de ma découverte que mes jambes me portent rapidement vers l'autre entrée. De puissants contreforts sont visibles et attirent le regard vers d'autres ouvertures. J'ai en face de moi un véritable donjon quadrangulaire de défense.

 

    L'intérieur  :

  L'église est ouverte, mais il est délicat d'entrer avec des invités du mariage dans la nef. Je reste donc avec mes doutes. Mais, que vois je... il est temps de partir me sustenter.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle , construction de l'église.
* Au 14ème siècle, fortification de l'église (à vérifier).
* Au 17ème siècle, aménagement de l'intérieur de l'église.
* Au 20ème siècle, un crépi blanc est apposé sur les pierres.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint-Pierre-ès-Liens)est libre et gratuite depuis la place du village. La visite des fortifications est interdite.

 

Les fleurs attirent mon regard et m'empêchent d'observer les défenses

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Vers Menu châteaux des Landes
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Guyenne : 33 40
commenter cet article
2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 06:30


Pays : 
 SUISSE

Canton :

 FRIBOURG

 

Le bourg

J'ai les poils qui se dressent de plaisir en voyant cette ruine... Et vous ?  Situation :  (--> le voir sur une carte)

     Le petit hameau d'Illens se situe à 12km au Sud de la ville de Fribourg sur un plateau proche de la rivière Sarine.

 

Le château :

    L'extérieur :

La marche d'approche

    Je laisse mon destrier proche d'une ferme et c'est à pieds que je m'engage sur un chemin. Après avoir traversé une belle clairière, le sentier entre dans une épaisse forêt.

    Heureusement quelques panneaux m'indiquent la direction de l'ancien château de Illens.
   3 minutes plus tard, un solide mur en ruine correspondant au rempart extérieur titille mes sens.

Hummm, la ruine va être belle, je le pressens.

 

Le frisson

    Dans la découverte d'une ruine médiévale, il y a parfois des instants magiques :

* Un moment où le frisson me gagne,

* Où mes yeux s'envolent vers le rêve,

* Où mon imaginaire m'emporte et me fait perdre la notion de l'heure et du temps......

Ce moment, je viens de le vivre devant cette beauté de pierre.

  Je sais que je vais passer plusieurs heures dans un royaume du rêve. Je vous invite dans "mon" château d'Illens.

 

La découverte

   Le bâtiment au bout d'une cour aujourd'hui vide, parait massif au premier regard, mais quelques détails  architecturaux allègent sa rudesse médiévale.

La tour escalier semble avoir été ajoutée
La tour escalier - Extérieur

      En avançant, je découvre sur la gauche une tour-escalier ajoutée certainement à l'époque Renaissance. Les fenêtres à meneau en croix confortent ma rapide analyse d'une évolution vers le confort.

   L'encadrement de la porte devait être magnifique. Il est possible d'apercevoir quelques sculptures et sur le haut, les traces d'un blason.

Que représente il ?

    La qualité de la construction et la taille des pierres sont un bel exemple du savoir faire des tâcherons de l'époque.

Qu'en pensez vous ?

 

    L'intérieur :

La tour escalier - Intérieur

    J'arrête de rêver et j'entre dans ce que je crois être la tour-escalier.  A la renaissance, il était classique de desservir les étages par une tour extérieure laissant plus de surface dans les vieux donjons (il y a d'autres cas, par exemple à Raron en Valais).
   Ne vous moquez pas de sa fonction de "tour-escalier", l'absence de marche ne me fera pas changer d'avis. Pour les sceptiques, voici la preuve du fantôme des marches.
     Avec mon envie de dévorer cette ruine, je me transforme en "spider man" et je grimpe vers la porte du 2ème étage. Et là, je vois...... 

 

L'habitat

   .... Je vois les 4 étages de ce château.  Les murs sont très épais (puisque c'est une bâtisse du 13ème siècle) mais avec les nombreuses fenêtres, il parait léger. Evidemment, plafonds et murs intérieurs ont disparu mais il est facile de définir la fonction des salles.

  Quel pieds !

Il faut deviner

   Sur le mur du fond, une ouverture de style roman attire mon attention.

Qu'est ce ?

       Point une bretèche pour défendre une porte, mais..... simplement les latrines.
  Sur le mur adjacent, 3 magnifiques cheminées superposées prouvent que ce château n'était pas fait pour un petit seigneur ou un simple bailli.

Plusieurs familles vivaient elles ici ?

   En équilibre sur un pied, je regarde en bas. Évidemment, le sol n'a pas un beau dallage car des m3 de terre se sont amassés après des années sans toit. Mais au bout de la pièce, je distingue une poutre, et même....

Que pensez vous que cela soit ?

Il faut que j'aille voir de plus près.

 

Prise de risque

  Je ressors de la tour-escalier et je cherche une entrée dans le donjon habitable.

Mais où est elle ?

    Évidemment avec les années et l'afflut de terre, le rez de chaussée se retrouve au sous-sol.... Et c'est par une "chatière" en rampant que je pénètre dans la grande salle.


La grande salle  

  Wahouuu.....    Quelle salle magnifique ! ! ! 

   Évidemment, les amoureux du palais des glaces de Versailles diront que le sol ressemble à une cave et que les murs sont "poussiéreux", mais avec un peu d'imagination (en fermant les yeux  ) regardez cette "beauté".

 
L'art de deviner

    A ce niveau, ce devait être une salle voûtée, le mur garde encore les traces de construction. Aux étages, la pierre est mieux taillée, plus belle et parfois sculptée, ce manteau de cheminée en est un bel exemple ainsi que la cheminée qui la surplombe.

   Le rêve est partout ainsi que les mystère de construction. Par exemple, au fond de cette cheminée, il y a les traces d'une ancienne fenêtre romane obstruée.

Incroyable n'est ce pas ?

 

Le confort des fenêtres

    A l'opposé des cheminées, le mur comporte de belles fenêtres et dans la profondeur du mur, des cousièges (voir vocabulaire). 
    Il est temps que je vous laisse à vos déductions et pour moi, le temps que je divague seul dans mes rêves.

Avant de partir, je vous invite à découvrir quelques marques sur les murs.

 

 
Histoire du château :

  • * En 1032, à la mort du roi Rodolphe III, l'Empereur Conrad II intègre par la force le royaume dans celui du Saint Empire Romain Germanique.
  • * Au milieu du 11ème siècle (?), pour remercier le Comte (voir titre de noblesse) Oltingen de son soutien, l'Empereur Henry IV lui donne le domaine d'Arconciel près de la source de la Sarine.
  • * Au début du 12ème siècle, par héritage, le Baron de Glâne récupère les terres. Le déboisement et l'aménagement du site donne naissance à une seigneurie avec peut être construction d'une petite fortification (?).
  • * En 1127, Ulrich de Glâne et son fils aîné sont tués à la bataille de Payerne. Guillaume, le second fils, fonde une abbaye à Hauterive.
  • * En 1157, Guillaume décède. La seigneurie appartient au Comte de Neuchâtel.
  • * Au milieu du 12ème siècle, de chaque coté de la rivière sont construits deux châteaux, dont celui d'Illens qui appartient à la famille Aarberg.
  • * En 1251, le Comte Pierre II de Savoie (voir liste des Comtes de Savoie) s'empare par la force de nombreux châteaux. En voyant la destruction du 1er château, Ulrich d'Aarberg, seigneur de Illens préfère être vassal du Savoyard.
  • * Durant 35 ans, les terres et château d'Illens sont convoités par les puissants Fribourgeois.
  • * En 1292, la seigneurie d'Illens appartient à Nicolas Englisberg de Fribourg.
  • * En 1450 (?), le château est modernisé par les Bernois et les Fribourgeois.
  • * Durant 4 siècles, la seigneurie change de propriétaire plusieurs fois.
  • * Au 16ème siècle, la forme guerrière du château s'adoucit. Une tour escalier "renaissance" est construite et des fenêtres s'ouvrent dans les épais murs.
  • * Au 19ème siècle, le château est abandonné.
  • * En 1914, la commune de Rossens devient propriétaire de la ruine.
  • * Au 20ème siècle, le site est partiellement sécurisé et des arbres sont coupés pour redonner vie au site.
  • * Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre existe. Le ravin étant proche, faites attention avec des enfants.

Chaque morceau de pierre est un plaisir des yeux. 

 
Cliquez pour revenir au menu des Châteaux Suisse
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Suisse médiévale
commenter cet article
31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 16:30

 

Département :    02 - AISNE

Le bourg :
   Situation :    (--> le voir sur une carte)
      Le petit bourg de Armentières sur Ourcq est situé à 35km au Sud de Soissons et à 20km au Nord de Château-Thierry.

   Coordonnées du château :

49° 11' 8.686" N 3° 23' 2.375" E
 49.185746  3.383993


  Toponymie :  (petite initiation)
     Certains érudits pensent que Armentières serait un dérivé  de Armamentarium signifiant : Arsenal. Mais l'histoire n'a point la trace d'une telle fonction.
   D'autres plus historiens supposent que le nom a pour origine : Armentum signifiant : Bétail d'élevage. Cette explication est plus plausible. Il suffit de regarder les vastes champs avec bovins.

Le château :
        L'extérieur :
La surprise
    1 - Cela fait au moins ....heu.... 800 ans que je visite des châteaux. Très souvent, je dois monter avec mon destrier ou à pieds pour découvrir une ruine castrale posée sur une colline. Dans les régions de plaine, je marche sur un sol plat, mais curieusement, depuis le village je dois descendre pour m'approcher du château. Je ne connais pas beaucoup de forteresse médiévale construite dans un creux.

Curieux choix n'est ce pas ?

    2 - Ma documentation, il est vrai très ancienne, précise que le château est visitable. Hélas, un impressionnant grillage m'empêche de voir mon Grâal.

Me suis je trompé de site ?

    3 - Un panneau rouillé vient me consoler. Je vais donc découvrir de loin une beauté médiévale remaniée à la renaissance.
1ère impression
    De loin le site parait brouillon, illisible, sans réalité architecturale. La raison principale est la présence d'une exploitation agricole. Elle est très présente avec de longs et hauts bâtiments; Elle empêche de voir la globalité du site médiéval.
    Mais en me décalant,  les "jeunes bâtiments" s'écartent et me laissent voir la vieille ruine.

2ème impression
    La fait de descendre vers le site castral m'a fait pensé que ce château était renaissance et non médiévale. Il est évident qu'une fortification en contrebas est très attaquable par des engins de jet situés en hauteur.
   Mais dans ce terrain humide, 2 fossés séparaient les 2 ensembles fortifiés. Ce château était il précurseur des architectures militaires en région de plaine au 15ème siècle (voir Le Plessis Bourré) ?  J'en doute un peu.
   Pour comprendre la dispositions des bâtiments, je vous propose une copie d'écran que j'ai "volée" au magnifique site géoportail. Le château d'Armentières était composé de 2 ensembles : La basse cour  (en haut à gauche) et la haute cour avec logis seigneurial (en haut à droite).

La basse cour
     Elle se situe à gauche sur cette vue. Elle était entourée par des remparts précédés par des douves et une tour porte en protégeait l'accès. Au 21ème siècle, l'eau a disparu, les remparts ne sont plus mais la tour porte trône encore fièrement solitaire avec les traces du pont levis. sous les fenêtres à meneaux en croix.
    Hélas, je n'ai pas pu correctement photographier les fentes pour les flèches (voir vocabulaire) du pont. Elles ressemblent à celles de beaucoup de château médiévaux, comme à Pompadour.

Le logis et la haute cour
     Un texte m'affirme qu'elle était aussi protégée par des douves, et il semblerait qu'elle fut aussi isolé de la basse-cour. Même s'il est vrai que la vue aérienne montre une scission entre les 2 ensembles, ceci est difficile à voir au 21ème siècle.
    L'extérieur est fascinant. Cet ensemble mesure 45m par 40m et comporte encore des contreforts, créneaux, restes de mâchicoulis, tours carrées, puissantes tours rondes et semi-circulaires puis un imposant donjon.
     Ce qui m'impressionne, c'est l'élégance de l'architecture. Bien que fortifiées, par son style  je n'ai pas l'impression de voir un château fort. Il est dans la tendance des châteaux construits par  Louis d'Orléans (frère du Roi Charles VI - Voir liste). Ce château est si proche de La Ferté Milon que l'architecte d'Armentières a du s'inspirer de sa grâce.

      L'intérieur :
    Le bâtiment est une propriété privée, la visite est  interdite. Mais avec un oeil d'aigle il est possible de distinguer des charpentes à pignon, des croisées d'ogives et quelques pièces avec cheminée.


Histoire du château :  

* Au 13ème siècle, construction d'une fortification.
* A début du 15ème siècle, le château est très remanié pour plus de confort.
* En 1449, Jean II Juvénal des Ursins achète le château. ce personnage important (Avocat général au parlement de Poitier puis chapelain du Roi Charles VII et enfin archevêque de Reims), ne semble pas avoir modifié le château. N'étant que très peu habité par son illustre propriétaire, ses murs se dégradent.
* Au début du 17ème siècle, le château et terre sont vendus à Conflans, Vicomte (voir titre de noblesse) d'Oulchy. Il semble que la fortification soit en mauvais état.
* Entre 1914 et 1918, le château est "abîmé".
* En 1989, le château est classé aux Monuments Historiques.
* Au 20ème siècle, un blog est créé par le propriétaire pour faire connaître cette magnifique ruine.
* Au 21ème siècle, la découverte du site est libre à l'extérieur. Le château est une propriété privée non visitable.

 

  Nota :
   Le propriétaire m'informe que le site est ouvert aux Journées du patrimoine. Si vous passez proche, n'hésitez pas à visiter ce site magnifique. Et.... pensez à m'envoyer quelques photos de ses entrailles.
 

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 02 Vers Menu châteaux de l'Aisne
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Picardie : 02 60 80
commenter cet article
31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 06:30

 

Département :   32 - GERS  

 

Le bourg

Voir et être vu. Telle est la devise de ce château.    Situation  (--> le voir sur une carte)

      Le petit bourg de Castet-Arrouy est situé à 55m à l'Ouest de Montauban, à 30km au Sud-Est d'Agen et à 15km au Nord-Est de Lectoure.

   Coordonnées du château :

43° 59' 5.622" N 0° 43' 59.318" E
 43.984895°  0.733144°

 

   Toponymie (petite initiation)

      D'après ma documentation, Castet-Arrouy se traduit littéralement par Château Rouge. Cela ferait allusion à un fortin en bois recouvert d'argile rouge durant le Haut Moyen Âge.

     Mais d'après un visiteurs avisé, en patois Gascon, cela viendrait de "arrouyat" signifiant : Mur écroulé ou pierre qui roule.

 

Le château : 

    Point besoin de pic imposant ni de pog vertigineux pour implanter un château dans le Gers, celui de Gachepouy est construit sur une colline de 175m d'altitude, mais il se voit de loin.
    Dans cette belle région, les sentiers sont nombreux pour les amoureux de la marche. Depuis le village de Castet-Arrouy, il est possible de se rendre à pieds au château en respectant les champs cultivés.

    Plus j'approche du sommet et plus je sens ma fièvre médiévale monter, même si je vois que c'est une ruine qui m'attend. Comme toujours, je fais le tour pour m'imprégner de cette puissante "beauté".

 

    L'extérieur :

La découverte

     Un détail ne vous a pas échappé j'espère. Il n'y a pas de rempart entourant le château, pourtant une "motte" circulaire l'entoure. Peut être que les pierres ont été utilisées pour construire les maisons alentours.

     La forme générale du château est un parallélépipède de 2 étages, flanqué aux angles Nord-Ouest et Sud-Ouest de 2 tours carrées. Il me fait penser au château de Mansensome.

 

La qualité

     Bien que certains murs aient souffert, les courtines comportent des pierres correctement taillées et jointives.

Avez vous vu la qualité de construction du mur d'angle ?

     Évidemment, ce n'est pas Versailles et de nombreuses bouches à feu ou arquebusières de formes différentes sont visibles sur les murs. Elles sont aussi à des hauteurs différentes dont certaines pour effectuer un tir droit, très efficace au 16ème siècle. J'ai hâte de découvrir l'intérieur.  

 

    L'intérieur :

       L'avantage avec une ruine "un peu cassée", c'est qu'il n'y a pas de porte verrouillée. Quelques mètres plus loin, je découvre ses entrailles.

Wahou, quelle merveille !  

 

Le 1er bâtiment

   Regardez tous ces détails :

* Il y a d'abord la confirmation que ce château comptait 2 étages.
* Puis, l y a des fenêtres sans meneau  et sans coussiège (voir vocabulaire) avec des volets en bois, cela prouve que ce château a été habité "récemment" (car un bâtiment médiéval ne comporte pas d'ouverture aussi grande).
* Il a aussi les arquebusières ajoutées dans le mur, prouvant une modification au 16ème siècle.
* La renaissance a aussi marqué ce château, regardez ces belles niches qui devaient porter un buste (féminin ?).

 J'ai l'impression d'être dans un cabinet de travail ou un boudoir.

Qu'en pensez vous ?

    Même en ruine, même si la végétation s'empare du site, la délicatesse des décors et la finesse des sculptures se voient et trahissent le bon goût de ses anciens propriétaires.

 

Le 2ème bâtiment

   Sur une autre face, la ruine montre une ambiance différente. Les niches et sculptures ont disparu au profit de grandes cheminées avec des pièces plus spacieuses. J'ose faire quelques suppositions pour les étages : Salle de réception et chambres.
    Mais en observant la grande cheminée du rez de chaussée, j'ai l'impression d'être dans la cuisine. Je sais, mon imaginaire est fertile, je vous l'avais déjà dit. Mais je doute un peu car il n'y a pas de chauffe plat, ni de...
.

Le 3ème bâtiment

   En déambulant dans cette ruine, je découvre une salle avec un plafond voûté. Elle comporte une immense cheminée pouvant contenir "un boeuf" et une ouverture pouvant être un chauffe-plat. Un peu plus loin, une double "bulle" me fait penser à un four à pain et à gâteau.....Je sais, mon imaginaire est....
    Ce serait donc la vraie cuisine.

Avant de  partir vers une autre découverte, je contemple une dernière fois cette belle ruine.

 

 

  Histoire du château :

* Certains historiens pensent que durant le Haut Moyen Âge, un premier château aurait été construit.
* Au 14ème siècle, ce château est construit.
* Au 16ème siècle, la défense du château est "modernisé" avec des bouches à feu.
* Entre 1579 à 1584, le château est aménagé pour Anne d' Aydie, Baronne de Pordéac (voir titres de noblesse).
* Vers 1601, construction d'une tour escalier demandée par sa propriétaire : Catherine des Fontaines.
* De nombreux propriétaires se succèdent durant 4 siècles réalisant quelques aménagements de confort.
* Durant la 1ère guerre mondiale, le château aurait été abandonné. Il semblerait qu'il était encore en bon état.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. Mais attention, la ruine est fragile et dangereuse, de plus c'est une propriété privée.

 

C'est certainement une sculpture de princesse qui trônait ici

  Cliquez pour voir le menu des châteaux forts du Gers Vers Menu châteaux du Gers
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Gascogne : 32 47
commenter cet article
25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 07:30
 
   Durant les périodes d'insécurité, de nombreuses églises ont été aménagées en refuges fortifiés. Certaines ont été modifiées plusieurs fois pour mieux parfaire les défenses et accueillir plus de villageois. En voici un exemple.
 



Département :    55 - MEUSE

Le bourg :  
   Situation (le voir sur une carte)
      La commune de Troussey est située à 15km au Sud-Est de Commercy et à 15km au Nord-Ouest de Toul, proche de Pagny sur Meuse (à ne pas confondre avec Pagny le Blanche Côte et son église fortifiée).
    Coordonnées du bourg :

48° 42′ 12″ N 5° 42′ 8″ E
 48.703333°  5.702222°


L'église: 
     L'extérieur :
Déjà dans l'ambiance
      Comme dans beaucoup de bourgs, l'église trône au centre de Troussey et rapidement je suis dans l'ambiance. Eglise romane certes mais avec de puissant contreforts et surtout une tour flanque semi-circulaire qui doit certainement desservir un étage.

Mais j'affirme et ne prouve pas !

   Au sommet du mur je vois une fenêtre avec des... corbeaux.

Qu'en pensez vous ?


1ère façade
    En prenant un peu de recul, je suis surpris par la façade de cette église. Elle comporte évidemment des vitraux et ses contreforts indiquent sa période de construction, mais ce sont les ouvertures au dessus qui me fascinent.
    J'ai l'impression que cette église comporte 2 salles de repli superposées :

* Celle inférieure est éclairée par de fentes droites (puits de lumière ?) pouvant certainement servir de fente de tir.

 * Celle supérieure possèdent de larges ouvertures devant être protégées par des mantelets (voir vocabulaire) portés par les corbeaux (voir cet exemple  au château de Aigle en Suisse).

La suite
       Je contourne l'église et curieusement les ouvertures de défenses s'arrêtent.  Je soupçonne une reconstruction ou un agrandissement de l'église ayant bouché les fentes, car créer un angle mort n'est pas stratégiquement acceptable .
    En continuant mon inspection, je suis heureux de retrouver les ouvertures sur le mur proche du choeur. Heureux je suis que mon raisonnement précédent se confirme (Oui, il m'arrive d'être fier de moi ).
    Il y a bien sur ce mur une grande ouverture avec corbeaux pour mantelet, mais je suis surpris par ce détail.

Comprenez vous ma surprise  ?

Je vous aide un peu, regardez son pendant.

..... Alors ?.....

     Évidemment, vous avez remarqué que l'écartement entre les 2 ouvertures n'est pas le même. Vais je trouver la raison ?... (hihihi, quel suspense n'est il pas ?  )

2ème façade
     L'autre façade est encore plus surprenante.

Avez vous remarqué les ouvertures ?

   Certaines sont alignées horizontalement et d'autres se "superposent".

Y aurait il une salle de repli sur 3 niveaux ?

Je suis encore heureux que ma constatation précédente soit justifiée (Oui, il m'arrive aussi d'être fier de moi plusieurs fois de suite ).
 
Le clocher
    Avec autant de défense (pour une église bien sur) et de niveaux, j'ai imaginé un clocher puissant avec des hourds gigantesques comme celui de Pareid (voir sa description). Il n'en est rien, le clocher est borgne, sans défense.

       L'intérieur :

Pensez vous que je puisse visiter les salles de repli ?

  Évidemment non, car la porte est fermée. Je repars vers de nouvelles découvertes en regardant une dernière fois les fortifications de l'église paroissiale Saint Laurent.


Histoire de l'église :

* En 1180, le seigneur de Gondrecourt (nommé Viard ?) saccage et brûle le village.
* Au 13ème siècle, construction de l'église.
* Au 14ème siècle,modification du coté Sud.
* Au début du 15ème siècle, aménagement des défenses (surélévation) sur l'église pour protéger la population.
* A la fin du 15ème siècle,aménagement d'un niveau supplémentaire.
* Au 16ème siècle, aménagement du collatéral Nord.
* En 1618,début de la guerre de 100 ans. L'église est aménagée pour protéger les habitants.
* En 1650, un escadron de la maison de Lorraine (commandé par Ligniville ?) brûle 80% du village.
* En 1678, un incendie détériore l'église.
* A partir de 1679, il faut 9 ans pour réparer l'église.
* En 1989, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre à l'extérieur. La découverte des fortifications intérieures est impossible.

 

 

Vers Menu églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Cliquez pour revenir au menu des Châteaux de la Meuse Vers Menu  châteaux de la Meuse
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Lorraine : 54 55 57 88
commenter cet article