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Ombre et lumière

28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 06:30

Pays :

 Grand Duché du LUXEMBOURG
Région :  Müllerthal

Canton :

 Echternach
   
   Pour découvrir l'incroyable château je vous propose d'écouter cette aérienne musique.

 

Le bourg

   Situation : (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Beaufort est situé à 30km au Nord-Nord-Est de la Capitale Luxembourg et à 24km au Sud-Ouest de la ville Allemande de Bitburg. 

 

Le château

    C'est dans la vallée, au milieu de petites collines que se situe le château de Beaufort. Curieux emplacement pour une fortification médiévale !

     Derrière le petit parking, il y a un étang avec des murets cimentés. Je suppose qu'il y a 600 ans, l'étang devait entourer la fortification. Les douves sont un moyen de défense efficace pour un château de plaine.

 

    L'extérieur :

        Extérieurement, l'architecture de ce château paraît brouillonne. Les tours s'enchevêtrent, les courtines ne semblent pas alignées, les défenses semblent se contrarier. Souvent, une ruine est difficile à lire et crée une vision fausse du château.

   En regardant un croquis réalisé du temps de sa splendeur, je comprends mes premières erreurs et je suis en admiration devant cette grande ruine.

   La renaissance a un peu transformé la forteresse médiévale.   

   

    L'intérieur :

       Dans ce château, des salles du 12ème siècle côtoient des modifications du 17ème. Certaines ont un plafond, d'autres sont à "ciel ouvert".  L'ambiance est parfois irréelle !

 

   Je n'ai pas envie de vous narrer la fonction de chaque pièce ni de vous décrire l'aménagement interne. Je préfère vous faire ressentir l'ambiance de cette ruine sans vous expliquer où j'ai  pris la photo.

Êtes vous prêts ?

 

     Cette ruine est fascinante. Malgré les consolidations, chaque mur recèle un détail ou une petite énigme architecturale demandant un peu d'attention.

  Par exemple, ce mur dans la partie haute du château (la plus ancienne) montre au sommet une petite cheminée du 13ème siècle (?) et une fenêtre à coussiège (voir vocabulaire) où l'on imagine une belle lisant éclairée par un rayon de lune.
    Non loin de là, dans la tour renaissance, avec toutes ces fenêtres la belle pouvait lire allongée sur un sofa ou écrire une lettre d'amour sur son secrétaire au centre de la pièce.

Deux ambiances différentes à quelques mètres.

 
      Là, une petite "lucarne" comporte une pierre creuse.
Qu'est ce ?
      Un rustique lavabo, avec évacuation de l'eau sale dans les douves.

  Même les arquebusières sont fascinantes avec leur forme si différente des classiques ouverture rondes. Le petit banc dans cet épais mur servait il au guet ou est il une "invention" due à la reconstruction ?

  Dans une autre salle, c'est la rusticité que l'on ressent.   Que de contrastes !

     En redescendant vers la sortie, une ouverture ronde me fascine, Sont ce les flammes de l'enfer ?.... Évidemment, vous avez compris que c'est l'éclairage du puits. 

   Je vous invite à découvrir cette ruine incroyable. Visitez la un jour de soleil, vous allez être étonnés par les changements de couleurs de la pierre et des ombres mouvantes.


 
Histoire du château :

  • * Au 11ème siècle (?), un château est construit.
  • * Vers 1192, Walter de Wiltz est le premier seigneur de Beaufort. Il semble que le château possède un puissant donjon.
  • * En 1348, Adélaïde de Beaufort épouse Guilaume d'Orley, devenant ainsi le nouveau seigneur du domaine.
  • * Durant le 14ème et 15ème siècle, le château est agrandi et les défenses sont modernisées.
  • * En 1539, le seigneur se nomme : Bernard de Velbrück.
  • * Au 16ème siècle, construction d'une tour d'artillerie et création d'un logis renaissance.
  • * Au début du 17ème siècle, suite à la guerre de 30 ans, le château change de propriétaire. Il se nomme : Jean Baron de Beck.
  • * Au 19ème siècle, la ruine du château sert de carrière de pierres.
  • * Au 20ème siècle, des travaux de consolidation sont organisés.
  • * En 1981, le château appartient à l'état Luxembourgeois.
  • * Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la route est possible. La  visite de l'intérieur est payante. 

 

 

 

 

                         Pourquoi le choix de cette musique :

Parce que :

   1 - La clarinette délivre un son intemporel, comme l'est cette ruine,
   2 - Les violons jouent avec la clarinette comme la lumière avec les fenêtres,
   3 - La douceur de l'adagio est en harmonie avec le paysage boisé.

Et puis... Wolfgang est mon "chouchou"  !


--> Auriez vous fait un autre choix ?
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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgAu centre du village les traces du passé s'effacent

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le bourg de Rouffiac des Corbières se situe à 20km l'Ouest de Tuchan, à 30km à l'Est de Cuiza, à 2km au Nord du château de Peyrepertuse et à 16km au Nord de Saint Paul de Fenouillet.

   Coordonnées du château :

42° 52' 48.364" N 2° 33' 9.547" N
 42.880101°  2.552652°

 

Le château :  

     L'extérieur :

Pourquoi le choix de ce site ?

    La recherche de ruines médiévales est une activité qui se prépare aussi bien sur les cartes IGN, sur le site Géoportail, dans google-book, dans Gallica de la BNF, dans mon dictionnaire des châteaux mais aussi dans des livres rares  (ou oubliés) trouvés dans des bibliothèques ou dans des vides greniers.

  Parfois l'information est minimale mais aiguise ma curiosité.

    Rouffiac des Corbières est l'exemple parfait du regroupement de toutes mes méthodes. C'est donc en sachant que le lieu sera "moins que minimal" que j'aborde ma visite.

 

La découverte

    Bien que sachant que la ruine soit "très" minimale, je lève la tête pour la trouver. Le geste est idiot car parfois les murs ne font que quelques centimètres et sont au niveau du sol...pfff, bête je suis.

   Pourtant c'est bien sur le rocher que je vois des traces de banquettes (voir vocabulaire). Certes elles sont imperceptible sur la photo mais je les ressens là. Peut être que là bas, cela semble plus évident.

   A travers les arbres et les maisons, je crois voir.... Mais vous n'allez pas me croire.

Plan du château fort de Rouffiac des Corbières  

Plan

    L'une des raisons de ma venue à Rouffiac des Corbières est la récupération du plan réalisé par M° Quehen :

A - Reste de mortier.

B - Rocher taillé.

C - Entailles dans le rocher, décalées sur la hauteur.

D - Emplacement du donjon.

R - Emplacement de la route.

N - Nord géographique.

 

     L'intérieur :

         Il n'y en a plus, donc il me reste le rêve.

 

 

Histoire du château :

* Vers 1070, un château est cité dans un texte d'hommage au Comte (voir titre de noblesse) Bernard de Besalu. 
* En 1140, le château de Rouffiac appartient à Béranger de Peyrepertuse.
* Au  début du 13ème siècle, durant la croisade contre les Albigeois, il n'est pas fait mention d'une attaque de Rouffiac.
* Mais en 1217, Ermangano de Rofiano (Rouffiac ?) prête hommage à Simon de Montfort pour son château et ses terres.
* Au milieu du 13ème siècle, Rouffiac appartient à la couronne de France et dépend du Vicomté de Narbonne.
* En 1271, le château et les terres de Rouffiac dépendent de Ayméric de Narbonne.
* Au 19ème siècle, la construction d'une route coupe en 2 le rocher portant les vestiges du château.
* Au 20ème siècle, l'un des rares morceaux de mur de l'ancien château est détruit car il risque de tomber sur des toitures en contrebas.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la "ruine" est libre et gratuite en respectant les propriétés privée. Site pour les fous comme moi   ou les passionnés 

 

Là haut, château il y avait

 

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 06:30
 

   Faire la description d'une grande ville, narrer l'histoire d'une "capitale" régionale est réellement un exercice que je ne tenterai pas.
   Mais j'avais envie de vous montrer une autre facette d'une construction médiévale.

Êtes vous prêts ?.

 

 

Département :   32 - GERS 

 

 Le bourg

     Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Auch, préfecture du département du Gers, est située à 68km à l'Ouest de Toulouse.

  Coordonnées de la tour :

43° 38' 44.11" N 0° 35' 12.538" E
 43.645586°  0.586816°

 

La tour 

     Je n'avais aucune raison de voir cette ville, moi le chevalier des ruines solitaires et perdues, mais quand vient midi, il faut bien se sustenter. Et avec le mauvais temps de ce mardi de janvier, un bon restaurant gastronomique était un "but vital".

   Après avoir rempli ma panse, je laissais divaguer mon imaginaire dans cette rivière, quand le reflet d'une tour me rappela ma mission : Découvrir des bâtiments médiévaux !

 

       L'extérieur

Je monte

   Comme presque toujours, une construction du moyen âge est sur une hauteur. Ce n'est pas facile de faire de l'exercice après un bon repas dans cette région gastronomique.

    Je gimpe, je grimpe, je grimpe.... Curieusement, la Tour d'Armagnac ne s'approche pas... J'aurais bien besoin d'un verre... d'Armagnac bien sur (ouf, ouf, que je suis drôle). 

 

La découverte

   Contrairement à ma pensée d'origine, cette tour n'est pas isolée, elle est accrochée à un bâtiment dont les fenêtres (point médiévales) ont des origines diverses.     Même en la contournant, en découvrant les autres faces, cette tour me semble énigmatique. La brochure de l'office de tourisme m'informe qu'elle n'a jamais appartenu aux Comtes d'Armagnac (voir titre de noblesse)  mais c'était la prison épiscopale. Elle comportait une cellule par étage et le dernier étage était une "vigie".

   Une curieuse échauguette d'angle me fait penser à une tour-escalier desservant le dernier étage.

Est ce le verre d'Armagnac, le goûteux repas ou le mauvais temps qui me stérilise ?

 L'inspiration me manque devant cette tour. Peut être qu'une visite de l'intérieur libérera mes mots.

 

       L'intérieur :

    Ce bâtiment est une propriété privée et impossible à visiter.

Avez vous remarqué ?

Moins il y a de pierres et plus je suis volubile... Les ruines m'inspirent plus que cette tour trop parfaite... Je vais donc visiter un château tout cassé.

Me suivez vous ?

 

 

Histoire du château :

* Au 14ème siècle, l'archevêque de Auch fait construite la tour et un bâtiment annexe.
* Sous l'Ancien Régime, la prison est transformée en salle d'archives épiscopales.
* Après 1792, durant la Terreur, cette tour redevient une prison.
* En 1851, le 2 décembre, c'est le coup d'état de Louis Napoléon Bonaparte. Quelques temps après la tour garde quelques prisonniers.
* En 1945, la tour du "Sénéchal d'Armagnac" est classée aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La tour est privée, la visite de l'intérieur est interdite.

 

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 06:30

 

Département 33 - Gironde

Le bourg  :
   Situation :   (--> Le voir sur une carte)
       Le bourg de Saint Emilion est situé à 15km au Sud-Est de Libourne et à 30km à l'Est de Bordeaux.

    Coordonnées :

44° 53′ 36.96″ N 0° 9′ 17″ W
 44.8936°  -0.154722°


Pourquoi le choix de ce bourg ?
        Un curieux prospectus affirme qu'il y a des châteaux à Saint Emilion. Surpris je suis. Je pensais qu'il n'y avait qu'une ruine castrale dans ce bourg. De plus, je lis en bas de la page qu'il faut les consommer avec modération !

Impossible !........ Il n'en est pas question !

     Pour votre chevalier Dauphinois, un château est un tout que l'on dévore, que l'on hume, que l'on embrasse, que l'on décortique.... mais SANS modération.
    Je vais de suite voir ce curieux village qui veut m'apprendre à découvrir différemment un ou des châteaux !

Le château  :
       L'extérieur du bourg :

La découverte

    Après une route agréable encadrée de vignes, j'arrive devant ce bourg connu pour ses châteaux  (des crus classés bien sur).  Je ne suis pas venu pour déguster le vin, mais pour découvrir des bâtiments médiévaux et..... je ne suis pas déçu.

  Devant moi, il y a un haut rempart composé de 2 architectures bien différentes :
     * Une belle fenêtre géminée.
     * Une magnifique archère cruciforme.

Premières sensations
   Comme à mon habitude je contourne le rempart pour m'imprégner de la cité médiévale. Elle a une forme "de poire" sur un axe "Nord-Sud". et conserve de beaux murs de 4 à 8m de haut et de 1500m de long partiellement précédés par un fossé.
   A l'extrémité Est, proche de vignoble, une puissante porte me fait face.

La porte Brumet
    Cette porte nommée Brunet est un vestige intéressant. Elle est de facture Romane (12ème siècle) avec une épaisseur double par rapport au rempart. Elle devait être précédée par un pont-levis et certainement possédait des créneaux de défense. Mais le temps a fait son travail de destruction et  point de trop de suppositions je veux faire.

        Le donjon :
L'extérieur 

Et soudain, c'est le choc !

    Le chef d'oeuvre de Saint Emilion est incontestablement l'imposant donjon. Il est si impressionnant que les habitants le nomment : "Le château du Roi".


Datation
    Nombre d'historiens pensent que sa construction date de 1237, sous la domination Anglaise du roi Henry III alors Duc d'Aquitaine. Mais curieusement cette construction s'apparente au donjon roman du 12ème siècle. Voila une curiosité historique !

 

Description 

    Ce donjon est posé sur l'unique rocher isolé lui donnant un aspect encore plus massif. Cette tour "carrée" (dimensions 9,5m x 9,3m) semble habitable.

    Chaque coté est renforcé par des contreforts plats (3 par cotés) qui se rejoignent aux angles. Un seul (au Sud-Est) comporte de petites ouverture ressemblant à des puits de lumière pour un escalier (voir le plan en coupe).
 
Où sont les défense ?

    Pour une construction du 13ème siècle, elle me surprend :

* Pas d'archère,
* Pas de bretèche,
* Pas d'échauguette.
* Pas de mâchicoulis (mais le donjon a peut être été arasé),
* Pas de créneau (mais cela est peut être du à l'usure du temps et des hommes),
* Pas d'évolution de défense (au 15ème siècle) de type arquebusière ou canonnière,

  Curieusement, il n'existe qu'une seule ouverture regardant vers... la ville.  Surprenante "philosophie" de défense.

Quel énigmatique donjon !

  Les énigmes continuent, aux pieds de la tour entre 2 contreforts, une... heu... je ne sais pas.

Pensez vous que cela soit des latrines ?


L'intérieur
     Après avoir donné quelques piastres à la jolie "guichetière", je grimpe des marches (c'est classique dans un donjon). Évidemment, point de lustre en cristal, ni de draperie au mur, ni de beau meuble, c'est dans la pénombre que cette tour se découvre.
    Certains murs comportent des traces de dessins ressemblant aux décorations médiévales. Mais dans un château si proche des habitations, je doute toujours de l'origine de graffitis, surtout que d'autres sont visibles et n'ont point 700 ans d'âge.
    Les dimensions des pierres et la qualité des jointures montrent bien l'importance de ce château et les moyens financier qu'il a fallu.
   La seule fenêtre (au 1er étage) comportent de belles sculptures et bien sur offre une vue sur les toits du bourg.
 En redescendant, j'admire les vignobles dans la brume du soir, cela me donne l'idée de goûter le "petit breuvage" de Saint Emilion. M'accompagnez vous dans cette dégustation ?


Histoire du château et des fortifications :

* En 1199, une charte donne l'autorisation de construction d'une fortification entourant le bourg. (Certains historiens pensent que le donjon est construit en même temps ?).
* En 1224, (certains historiens pensent que) le roi de France Louis VIII (voir liste des rois) demande la construction d'un château (?).
* En 1237, (certains historiens pensent que) Henry III "roi Angleterre et Duc (voir titre de noblesse) d'Aquitaine" ordonne la construction d'un donjon fortifié (?).
* En 1503, des travaux de modernisation des portes de la ville sont envisagés. Surélévation pour la défense et construction de corbeaux pour poser des hourds (voir glossaire).
* En 1580, durant les guerres de religions, les troupes du roi de France pénètrent par cette porte.
* En 1886, classement du donjon aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des 3 étages est payante. Un panneau informe des risques potentiels.

 

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 06:30

 

Département :   84 - VAUCLUSE 

 

Le bourg :

Accrochées au rocher, les vieilles maisons tentent de grimper vers le château.    Situation  (--> le voir sur une carte)

      Gordes est un bourg perché sur une colline où chaque maison s'accroche au rocher et se réchauffe à l'abri de son château. Il est situé à 40km au Nord de Salon de Provence, à 35km à l'Est d'Avignon et à 18km à l'Ouest d'Apt.

   Coordonnées du château :

43° 54' 39.776" N 5° 11' 58.682" E
 43.911049°  5.199634°

 

    Origine du nom :   (--> initiation à la toponymie)

- Les Vordences appartienent à une tribu éponyme d'origine Celtes occupant la colline fortifiée.

- A l'époque Gallo-Romaine, le V se mue en G. Le nom du lieu se transforme en Gordences.
- Puis, le nom du village se raccourcit en : Gordes. 

 

Le château :

   Si vous êtes marcheur, déposez votre destrier à moteur en bas du village et découvrez les rues et ruelles en montant vers le château (oui, c'est curieux mais les bâtiment fortifiés du moyen âge sont toujours en hauteur !).
  Mais il est possible de grimper en voiture vers un parking proche de cette forteresse.

 

   L'extérieur :

L'arrivée

    Il est impossible de manquer ce château, car il est en haut du village. C'est aussi la mairie, donc les panneaux indicateurs sont nombreux.
   La bâtisse est très différente des ruines castrales que je vous présente dans mes autres articles. Depuis le parking, elle me fait penser aux "images" de la bastille, cette prison Parisienne symbole de la révolution Française.

Est ce bien une construction médiévale ?

 

La découverte

   Comme à mon habitude, je prends le temps de découvrir l'extérieur pour ressentir les peurs des assaillants et surtout comprendre architecture de ce château. De loin, je ne vois aucune archère ni fenêtre ogivale ni créneaux (voir vocabulaire). Par contre, de très nombreuses bouches à feu pour canons de gros calibre sont présentes dans les tours. Elles ne semblent pas ajouter au la construction.

Serait ce des tours construites pour les canons ?

J'ai des doutes

    Le doute commence à germer.

Ne serait ce pas une forteresse du 16ème siècle ?

Mais en m'approchant d'une puissante tour ronde, quelques détails me redonnent de l'espoir :
      - Des mâchicoulis (petits certes),
      - Une archère fine, (mais n'est ce pas pour un fusil ?).

 

L'espoir renaît

   En contournant cette bâtisse, je découvre encore une tour pour armes du 16ème siècle, mais elle semble plus "primitive" et moins finies que les massives tours d'angle. Des fenêtres de confort ont été implantées plus tardivement.

     La façade opposée comporte de très nombreuses fenêtres à meneaux élégantes et décorées... Point médiéval tout cela !
  Il n'y a que les échauguettes qui trahissent la fonction défensive, mais elles sont équipées de bouche à feu, ce qui est rare dans une construction avant le 16ème siècle. Par contre, le contraste entre la partie basse et haute du mur me fait penser à un château qui a évolué à la renaissance.

Est ce vrai ?

 

La cour

      En pénétrant dans la petite cour, je suis persuadé que bâtiment était habité par une famille aisée ayant beaucoup de goût tant les sculptures sont élégantes et simples.

      Une belle porte qui n'a jamais "vu" une herse ou un pont levis m'invite à pénétrer dans..... la mairie, qui est aussi un musée d'art moderne. L'encadrement est très abîmé par les intempéries. Il est typiquement Renaissance avec son fronton classique et ses deux pilastres.

 

    L'intérieur :

L'escalier

 Un escalier en colimaçon monte, monte, monte, monte...  

      Oupssss, je me suis laissé emporter et je me cogne au plafond sur la dernière marche. En redescendant, un angelot soigne ma bosse par un souffle magique, mais soudain, je suis étonné.

Est ce le coup sur la tête qui me change mes sensations ou suis je sur le chemin de Compostelle ?Lorsqu'un feu brulait dans l'âtre, que regardait le seigneur : La flamme, ou les sculptures ?

   Vous avez compris que je vous montre des exemples de sculpture qui jalonnent le parcours dans cet escalier. Tout est luxe sobre et décors fins dans les salles de ce château.

 

La cheminée

  Le chef d'oeuvre de ce château est incontestablement l'immense cheminée. C'est un plaisir des yeux; La finesse des détails tranche avec la sobriété de la pièce :

- Caissons à rosaces,
- Niches à coquilles,
- Frises de feuilles d'acanthe,
- Pilastres...

 

Il faut parfois se concentrer sinon...

Je ne sais plus où regarder !
   Je reste de longues minutes à admirer cette oeuvre, et j'en oublie de la photographier.

  Erreur.... Un conseil municipal va se réunir, et une charmante "citoyenne" me demande avec un sourire de princesse de quitter cette salle où le sort du monde (local certes) va se jouer ! 

        Je sors un peu à regret car je n'ai pu explorer cette incroyable cheminée.

   Je vais aussi vous quitter car je me sens d'humeur à visiter le musée en franchissant cette porte. A bientôt pour une ruine plus médiévale. 

 

 

Histoire du château :

* Une tribu Celte nommée les Vordences s'établissent sur la colline et construisent une fortification.
* Au 1er siècle, les Gallo-Romains fortifient la position.
* Durant 6 siècles, des hordes de barbares sillonnent la région. La colline est un refuge pour les habitants.
* En 1031, une fortification est citée dans un texte, avec peu de précision.
* En 1070, Rambault d'Agoult, seigneur de Gordes épouse Sancie de Simiane. Simiane devient au cours des siècles une grande famille de Provence.
* En 1123, un texte parle d'une puissante fortification à Gordes.
* En 1525, le château est agrandi et modifié pour plus de confort. Il appartient à Bertrand de Simiane, compagnon de Bayard durant les batailles en Italie.
* En 1541, la refonte du château semble terminée (c'est la date qui apparaît sur une cheminée).
* A parir de 1562, les terribles guerres de religions dévastent la région. Les seigneurs de Gordes participent à la défense de leur cité.
* En 1615, la Seigneurie est érigée en Marquisat (voir titres de noblesse) en faveur de Guillaume de Gordes Simiane.
* Vers 1630, François, fils de Guillaume, devient Grand Sénéchal de Provence et chevalier d'honneur de la reine.
* En 1720, la dernière femme de la lignée des Gordes Simiane épouse Emmanuel de la Tour d'Auvergne, Duc d'Albret.
* En 1722, Emmanuel devient veuf pour la ........3ème fois (Saint Simon le décrit comme "un infatigable marieur").
* En 1734, la fille unique du précédent mariage épouse Charles de Rohan, Prince de Soubise. Elle apporte en dot le domaine de sa mère : Gordes.
* Vers 1750 (?), le domaine appartient aux Princes de Condé.
* Vers 1789, les révolutionnaires s'emparent du château, mais ne le détruisent pas.
* Au début du 20ème siècle, un artiste peintre, André Lhote, tente de redonner vie aux vieilles maisons.
* En 1931, le château est classé aux Monuments Historiques.
* Au 20ème siècle, le village revit et une mairie s'établit en ce lieu féodal.
* Au 21ème siècle, la visite est libre et gratuite.

 

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 06:30

 

Département :   73 - SAVOIE

 

Le bourg :

Les courtines crénelées informent les passants qu'en ce lieu un château existait    Situation :   (--> le voir sur une carte)

       Epierre est un petit village à 15km au Nord de Saint Jean de Maurienne et à 25km au Sud-Est de Albertville. Le château est planté dans la partie haute du village, au bord d'une petite route.

    Coordonnées du château :

45° 27' 17.204" N 6° 17' 56.206" E
 45.454779°  6.298946°

 

Description du château :

      L'intérieur :

1ère impression

    De loin, la forme du château est surprenante. Mais hélas, elle est cachée par de nombreux arbres et constructions. Cela n'est pas facile à photographier au 21ème siècle. Pour vous faire comprendre ma surprise, voici une carte postale du début du 20ème siècle.

 

2ème impression

      Ce château ressemble à un fort de "western" ou un "château fort" de notre enfance (réalisé en légo). Une courtine rectiligne avec des créneaux (voir vocabulaire). Puis aux angles des tours carrées presque dans l'alignement du mur. Je pressens une base de construction du 12ème siècle.

 

Rapide analyse

Avez vous observé les matériaux ?

    Les murs sont composé d'un mélange de galets de rivière posés en lit et de pierres plates. Parfois, une pierre grossièrement taillée apparaît.

     Les murs comportent des trous de boulins caractéristiques d'une construction médiévale, et aucune archère (même bouchée) ou de bretèche est visible. Il est vrai que ce château n'est pas frontière, et n'a pas une position stratégique.

     Sur le coté opposé à la route, des bâtiments de forme rectangulaire sont visible à l'intérieur des remparts. Cela ressemble à un donjon modifié.

  En faisant le tour du château, je distingue enfin, au loin, une construction robuste qui semble assez tardive...... Mais en zoomant avec l'appareil photo, je constate que ce rempart est de la même origine que les autres courtines.

 

     L'intérieur :

Le château est en ruine depuis de nombreuses annéesLa déception

    Hélas pour moi , et surtout hélas pour vous, le bâtiment est une propriété privée et les hauts murs sont un obstacle pour "un chevalier pacifiste comme moi" (Yaaaaa, au 13ème siècle, je n'en aurais fait qu'une bouchée !). Je n'ai pas pu faire de photo de la cour et des bâtiments. Je n'ai pu que rêver devant une carte postale.

 

Le bonheur

       Et comme toujours, ma chance m'accompagne grâce à la "fée ruine" . Le propriétaire puis un "Chevalier Savoyard" me donnent des photos et des informations sur cette construction fortifiée.

Donc j'entre dans le château fort !

 

La visite virtuelle

    L'intérieur est composé de 2 bâtiments rectangulaires séparés par une cour assez large. Ces bâtiments ne semblent pas datés de la même époque.
     L'un ressemble beaucoup à la construction des courtines : des galets et des pierres plates. Par contre l'autre semble plus soigné, et les angles sont bien appareillés avec ce qui me semble être du tuf. Des fenêtres de forme ogivale avec une colonnette centrale me font penser à une construction du 14ème siècle.
  L'ensemble a été très remanié à différentes époques mais garde un charme intemporel. Il est temps maintenant de quitter cette virtuelle visite.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, il semble logique qu'un château ait été construit en ce lieu, mais aucun texte l'atteste.
* A la fin du 13ème siècle, Pierre de la Chambre, puis Jean Ier de la Chambre sont cités à Epierre, mais aucune indication du château.
* En 1419, le fief est inféodé à Urbain de la Chambre.
* En 1465, Aymon Comte de la Chambre est le nouveau propriétaire.
* En 1576, Jean de la Chambre a de nombreux problèmes financiers. Il vend les terres et le château de Epierre à Jean Brunet de Montmélian qui devient : Baron de Epierre  (voir titres de noblesse).
* En 1605, en épousant Louise Brunet, Gabriel de Villanne, Comte de Tours et du Bois, devient le nouveau propriétaire.
* En 1630, Jeanne Françoise Brunet née de Villanne décède. Son gendre Pierre de Tignac devient le nouveau Baron de Epierre par son mariage avec Antoinette Brunet.
* Vers 1660, Gaspard de Verdon, gendre de Pierre de Tignac, hérite du fief.
* En 1676, Gaspard vend le fief à Emmanuel de Ville. Un inventaire est réalisé indiquant l'état lamentable du château et des fortifications.
* En 1725, Charles Emmanuel de Ville est le dernier Baron de Epierre.
* En 1988, le château a vu le tournage d'une série télé Anglaise consacrée à Guillaume Tell (voir le générique ici).
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la route est possible. La visite de la cour (et de l'intérieur) est interdite car c'est une propriété privée.

 


   Je voudrais remercier :

* Le propriétaire du château pour ses images de l'intérieur de cette beauté médiévale,

* Puis un formidable personnage pseudo nommé "Le-chevalier-du-73", pour ses informations sur ce château et sur la série télé.

 
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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 06:30

 

Département :    18 - CHER

  De cet exceptionnel château, il ne reste que 2 tours.

Le bourg : 

  Situation :   (--> le voir sur une carte)

     Mehun sur Yèvre est une petite ville à 15km au Nord-Ouest de Bourges et à 15km au Sud-Est de Vierzon.
      Le château est situé dans la commune. De nombreux panneaux guident le touriste dans sa recherche de la ruine.

  Coordonnées du château :

47° 8′ 34.08″ N 2° 13′ 0.12″ E
 47.1428°  2.2167°

 

  Origine du nom :

      Au 11ème siècle, le village se nommait Magdunum. C'est la contraction de 2 mots Celtiques :
       * Mag signifiant Champs,
       * Dunum  traduit l'idée de clôture, de hauteur.

 

Le château :   

    Cette ruine peut paraître "insignifiante", mais je vais vous faire découvrir un "chef d'oeuvre" d'architecture Gothique.

Vous ne me croyez pas !

   Pourtant, le chroniqueur Jean Froissart déclarait sans ambage qu'il s'agissait de : "L'une des plus belles demeures du monde".

 
 L'extérieur :

Bon sang... Quel château... J'en rougeois !    Avant de découvrir la ruine, je regarde ma brochure qui me révèle la somptueuse construction du Duc de Berry. C'est bien ce personnage si lettré et si connaisseur des arts du 14ème siècle qui est à l'initiative de ce château.

     Cette fortification n'est pas construite sur une colline (comme je vous en montre souvent), elle est au centre de l'ancienne ville médiévale, avec une architecture très classique. Le château "haut" a une base carrée renforcée aux angles par 4 tours rondes. L'ensemble est entourée d'un fossé profond.
    La base du rempart des tours extérieures comporte un fruit (voir vocabulaire) très classique au moyen âge. Les vestiges de ces tours, lourdes et froides, sont mal appareillées, cela est dû à de nombreuses attaques puis des nombreux travaux de consolidations effectués durant 5 siècles..

    Pour accéder à l'intérieur du site, il faut franchir un pont fixe moderne qui devait être à l'origine un pont-levis pour la défense du château.
   
 L'intérieur

    La première surprise est l'absence de mur. Mais l'aménagement interne est visible par un "bétonnage" montrant les plans des pièces sans que je puisse les identifier clairement. Quelques escaliers en colimaçon me permettent de comprendre les axes de circulation. La surface est vraiment imposante, je suis vraiment dans le château d'un grand seigneur, mais hélas aucun détail pour le moment traduit le luxe de ce fabuleux édifice.

  Il est temps maintenant de regarder les 2 vestiges importants. Ces 2 tours reflètent ce que fut ce château il y a 6 siècles.

 

   Puissance et légèreté sont les caractéristiques de cette tour.Les Tours :

La première

     La première tour est intacte, évidemment, il lui manque les flèches sculptées (voir le plan). Au premier regard, elle montre une origine du 13ème siècle et ne reflète pas le luxe comme je pouvais le supposer. Les corbeaux devant supporter les planchers des salles sont bruts, les mâchicoulis rappellent la défense médiévale, les fentes verticales ressemblent à des trous de lumière peu gracieux et primitifs.
     Mais avec un peu d'attention (et surtout en levant la tête au point de me rompre le couapparaissent des gargouilles à forme animale (cela ne vous rappelle t il pas les cathédrales ?), et des sculptures très fines sur les corbeaux portant les mâchicoulis, eux même trilobés.  Ce château est un savant mélange d'architecture médiévale défensive et de luxe gothique d'apparat.

 Est ce que cela ne vous fait pas penser au château de Allègre ?

(voir cette ruine).

   L'intérieur de cette tour est aménagé en musée, hélas fermé en ce mois d'avril.

 

 

La deuxième

    "Par chance", la deuxième tour n'est pas entière. Elle dévoile sans pudeur ses entrailles :

 

* Première observation, les murs sont très épais. Sa position de tour d'angle justifie ses puissants murs.
* Chaque étage comporte une porte de communication vers les salles internes du château. Ceci est contraire aux règles de défense médiévale. Voila une caractéristique qui prouve le désir de confort.
* A chaque étage, je distingue une cheminée. Cette tour n'était pas réservée uniquement au stockage ou à la défense. Elle devait être habitée et accueillir confortablement "ses hôtes".
* En levant les yeux, j'admire les restes d'un plafond à croisée d'ogive. Les culs de lampe (voir vocabulaire) sont finement sculptés. L'art gothique est présent sur chaque pierre.

 

Conclusion

    Même s'il ne reste que peu de murs, ce château est un bel exemple du luxe de la fin du 14ème siècle (préparant la renaissance), en opposition au classique canon architectural instauré 1 siècle plus tôt par Philippe Auguste pour la défense des châteaux du "nord" (voir Guédelon).
     Avant de quitter ce site, je consulte à nouveau le livre des "très riches heures du Duc de Berry" (voir explication) et je me mets à rêver de la beauté unique de ce château.

 

 

Histoire du château :

* Vers le 9ème siècle, une première fortification semble existée (des fouilles récentes le prouvent).
* Au 12ème siècle, une forteresse est construite par la puissante famille Courtenay.
* En 1332, Robert III d'Artois, héritier de la famille Courtenay est banni. Ses terres sont annexées au Royaume de France. Le domaine est donné par le Roi Philippe VI de Valois  (voir liste des rois) à Jean de Luxembourg, Roi de Bohème. Mais la même année, le fils de Philippe VI (le futur roi Jean II le bon) épouse la fille du roi de Bohème. Mehun retourne dans le domaine Royal de France.
* En 1360, Jean II le bon donne le Berry en apanage à son 3ème fils. Ce nouveau Duc de Berry est un grand combattant mais surtout un homme lettré passionné d'art et de culture.
* En 1367, Jean Ier Duc de Berry ordonne le début des travaux de modernisation des défenses et d'embellissement du château (trop) médiéval. Guy de Dammartin est l'architecte; André Beauneveu et Jean de Cambrai sont les sculpteurs.
* En 1390, les travaux extérieurs semblent terminés, mais commencent les réalisations d'habitation.
* En 1414, durant la guerre entre Armagnac et Bourguignon, le Duc de Guyenne quitte Paris et se réfugie au château de Mehun.
* En 1416, Jean Ier Duc de Berry (voir titre de noblesse) meurt, il ne verra pas la fin des travaux. Le Duc ayant reçu le Berry  en apanage, le château revient dans le domaine Royal.
* En 1417, le château est si luxueux et prestigieux qu'il devient l'une des résidences préférées des Rois.
* En 1429, la ville de Mehun reçoit Jeanne d'Arc après le couronnement du roi à Reims. La légende prétend que certains plans des futures batailles contre les "Anglois" ont été décidés dans le château.
* En 1461, le roi Charles VII (voir liste des rois) décède au château de Mehun.
* A partir du 16ème, les rois délaissent Mehun au profit des châteaux de la vallée de la Loire.
* En 1550, un incendie dû à la foudre ravage une partie du château.
* A partir de 1562, les guerres de Religions n'épargnent pas les bâtiments.
* Au 17ème siècle, le château est partiellement démantelé.
* Vers 1792, les révolutionnaires réquisitionnent le château comme bien national. Le saccage commence et sonne le glas de ce prestigieux monument.
* En 1817, un arrêté préfectoral donne la ruine à la ville de Mehun sur Yèvre.
* En 1840, les ruines sont classées aux Monuments Historiques.
* Au 20ème siècle, des travaux de consolidation sont entrepris. Un musée est installé dans le tour.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la ruine et du site est libre et gratuite. L'entrée du musée (l'intérieur de la tour) est payante. Le risque de recevoir une pierre est très faible.

 

Même les mâchicoulis de ce château sont sculptés !

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 06:30

 

Département  32 - GERS

 

Le bourg

Bien que dépourvue de créneaux, cette tour est encore imposante.  Situation  (--> le voir sur une carte)

       La commune de Bézolles est située à 8km au Nord de Vic-Fézensac et à 36km au Nord-Ouest de Auch.

   Coordonnées du château :

43° 49' 22.703" N 0° 21' 7.488" E
 43.822973  0.35208

 

Les remparts :
    L'extérieur :

La découverte

    Dans ce village-rue, entre la mairie et l'église, une tour carrée en bordure de route départementale attend ma visite. Il ne reste rien du logis ni du donjon de l'ancien château médiéval. Seule cette tour de défense et un morceau de rempart sont les témoignages du passé.

 

La découverte

     La tour de défense est construite en calcaire blanc (de Valence ?) avec "peu de soins". Les angles sont pauvrement appareillés. Au sommet, les créneaux ont disparu. Avec ses 15 mètres de haut, cette tour surveille encore les rares touristes et les fous de Moyen Âge (comme moi).

Avez vous remarqué cette curiosité ?

 

La curiosité 

   La face côté défense comporte 2 fentes de tir. Celle du bas ressemble plus à un puits de lumière, alors que la supérieure est une archère en croix (voir vocabulaire) du 14ème siècle (?).
  Je distingue une différence de construction entre les 2 (séparation ?).

La tour aurait elle été rehaussée avec l'amélioration de la puissance des armes de jet ?

 

Le pan de mur
   Dans le prolongement de la tour, il y a les vestiges du rempart.  Il a été construit avec la même pierre et la même finition que la tour. Une archère en croix est encore visible proche de la tour, devant certainement protéger l'angle mort.

 

Analyse de la tour
  L'ouverture supérieure est la véritable entrée dans la tour depuis le chemin de ronde. Curieusement, je crois distinguer un escalier montant vers cette porte.... Mais j'ai l'imagination très fertile devant ces vieilles pierres.

Avez vous vu à l'intérieur ?

  Mais si,  regardez bien..... Un pigeonnier. Je ne pense pas que cela soit la fonction première de l'étage supérieur d'une tour de défense. C'est certainement une modification au 16ème siècle (?).

 

    L'intérieur :

   Par l'ouverture créée récemment, j'ose pénétrer dans le rez de chaussée de la tour.

Que vais je trouver ?
 
Avez vous une idée ?      
    Évidemment, ce n'est pas une salle d'habitation mais une réserve qui n'était accessible que par une échelle depuis l'étage supérieur.

 

 
Histoire du "château" :

* Au 13ème siècle, il est possible qu'une fortification soit construite (?)
* Au 14ème siècle, des remparts protègent le château.
* Au 15ème siècle, une église est construite "hors les murs".
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la route est libre et gratuite. La tour est privée et la partie supérieure n'est pas ouverte à la visite.

 

Pauvre rempart qui n'a plus sa prestance d'antant !

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 06:14

 

 

La découverte de la 1ère partie du château est ici.

 

 

Département 74 - HAUTE SAVOIE

 

     L'intérieur :

Avant propos, avant d'entrer

* Avant de pénétrer dans le château-musée par la grande arche du vieux logis, je souhaite vous avertir de ma démarche rédactionnelle.

* Je ne vais pas vous montrer toutes les salles ni les détailler individuellement.

* Je vais aborder des thèmes architecturaux sans vous indiquer l'endroit ni le bâtiment.

* Ainsi, vous aurez plus de plaisir et des surprises en venant visiter ce château Savoyard.

 

 Point d'ascenseur pour le courageux Chevalier, visiteur de châteaux forts

Les axes de circulation

* Evidemment dans des bâtiments de plusieurs étages, les escaliers sont nombreux.

* Quelques uns sont droits.

* Certains sont en colimaçon et affichent leur ancienneté.

* D'autres, bien que circulaire "sentent le propre"... de la consolidation récente.

* Un escalier aboutit toujours devant une porte.

* Certaines ont un "sommet" arrondi, mais d'autres ont la rigueur de l'angle droit.

* Quelques unes osent se montrer à des étages intermédiaires accessibles par une passerelle.

* Toutes ces portes me transportent entre le 13ème et le 18ème siècle.

 

 

Eléments de confort

Ressentez vous ma chaleur ?* Evidemment, en Savoie l'hiver est rude. Il est important de chauffer les pièces aux murs de pierre.

* Les cheminées sont nombreuses et leurs architectures variées :

    - Certaines sont imposantes et implantées dans l'épaisseur du mur.

    - D'autres sont petites (souvent pour de petites pièces).

    - Evidemment, dans les salles prestigieuses, pieds-droits et manteau sont sculptés.

* Il est bien d'avoir chaud, mais cela donne soif et après.... il faut aller aux toilettes.

* Les latrines du château d'Annecy ont une forme unique.

* Elles permettent à plusieurs personnes de s'installer (ce n'est pas rare, je vous en ai déjà présentées au château de Chillon).

* Hélas, je n'ai pas pu vérifier si mon séant Dauphinois se plaçait confortablement dans ce siège Savoyard, une plaque moderne obstrue l'orifice.

 

 

Vie et beauté

* Le mobilier est aussi un élément de vie, de confort et de luxe.

* De nombreux meubles sont exposés montrant que mes "ennemis médiévaux" avaient beaucoup de goût.... comme les Dauphinois bien sur.

* Même les meubles fonctionnels sont sculptés et/ou décorés.

Avez vous remarqué en haut du mur ?

* De magnifiques frises illuminent les salles du logis de Nemours.

* Elles ont été demandées au début du 16ème siècle par Charlotte d'Orléans veuve de Philippe de Genevois-Nemours qui était frère du Duc de Savoie et oncle par alliance du Roi de France François 1er.

La beauté de cette frise Savoyarde frisent de jalousie mes moustaches Dauphinoises

 

La lumière !Que la lumière soit.... Et le lumière fut Savoyarde !

* L'électricité n'existant pas encore en Savoie (hihihi, moqueur je suis), le seigneur du lieu avait besoin de nombreuses fenêtres pour illuminer ses grandes pièces.

* Les bâtiments ayant été construits sur 5 siècles, les baies reflètent la fonction et la date de création :

- Certaines (avec une longue coussiège) sont petites et implantées dans l'épaisseur du mur.

- D'autres, toujours dans l'épaisseur du mur, possèdent un ébrasement important pour amener plus de lumière.

- Dans les bâtiment plus récents, dont les murs sont moins épais, les fenêtres ressemblent à des vitraux.

- Parfois, certaines ouvertures de lumière sont implantées dans un angle.

 

 

Soudain.... un détail me trouble

Je vais espionner les systèmes défensifs des Savoyards !* Je lambine tranquillement dans toutes les pièces pour admirer la variété des fenêtres.

* Dans mon errance, j'arrive dans le lumineux châtelet d'entrée.

* Soudain, je remarque au sol des trous (aujourd'hui recouverts de vitre).

* Ce sont évidemment les mâchicoulis que je vous avais montrés ici.

 

 

D'autres signes défensifs

* Sous les autres fenêtres, je suis surpris de voir une longue fente.

Etait ce l'emplacement de la herse ?

 

 

C'est la fin pour vous

* Il y a tant à voir, à sentir, à ressentir qu'un seul article ne suffirait point.

* Mais pour ne pas vous révéler tous les secrets des Savoyards, je vous laisse ici et je reprends mon travail d'espion Dauphinois.

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, les historiens supposent qu'un premier château existe en ce lieu pour surveiller la cluse du lac où passe la route entre Genève à l'Italie.

* En 1219, le traité de Designy confirme les droits de l'évêque sur les terres de Genève. Humbert, Comte de Genève, quitte la ville (aujourd'hui Helvétique) pour s'établir au château d'Annecy (ville qui n'était pas encore Française).

* En ce début du 13ème siècle, le Comte fait réaliser quelques aménagements défensifs et de confort.

* De 1320 à 1367, le Comte Amédée III fait réaliser de nombreux agencement de confort comme la pose de vitre et des décors peints dans les salles d'habitation et de réception. En même temps, les tours Saint Paul, Saint Pierre et de la Reine reçoivent des aménagement défensifs.

* Au mois de mars 1391, Pierre, Comte de Genève; reçoit en ce château le Duc de Bourgogne : Philippe le Hardi.

* En 1370, Pierre n'ayant pas de descendance, après son décès le château devient la possession de son frère : L'anti-pape Clément VII.

* En 1394, à la mort de Clément VII, le Comté de Genève et le château d'Annecy tombent sous la coupe de Humbert de Thoire Villard.

* En 1401, la famille Thoire Villard vend le Comté de Genève au Comte de Savoie Amédée VIII.

* A partir de 1405, Amédée VIII loge au château d'Annecy. C'est dans la grande salle qu'il reçoit l'hommage des nobles du Comté de Genève.

* En 1412, un incendie se déclare au château. Le Comte fait réaliser de nombreuses modifications d'embellissement aussi bien dans les logis que dans la chapelle.

* En ce début du 15ème siècle, de nombreux personnages sont reçus au château dont des cardinaux puis le pape Martin V. La tour de la Reine est surélevée puis coiffée d'un toit masquant le crénelage.

* En ce 15ème siècle, Amédée VIII, Comte de Savoie, établit au château les Cadets de la maison de Savoie. Ceci permet, à la province du Genevois, plus d'autonomie.

* Au milieu du 15ème siècle, le Comte Janus fait construire le logis Perrière à coté de la tour éponyme.

* En 1528, à l'occasion de son mariage avec Charlotte d'Orléans, le Comte Philippe de Genevois acquiert le titre de Duc de Nemours. Peu de temps après il fait construire dans le château d'Annecy le logis de Nemours.

* En 1600, lors de l'invasion de la Savoie par les troupes Royales, le Roi de France Henri IV (voir liste) est invité dans le château par Henri Ier, Duc de Genevois-Nemours.

* En 1630, lors d'une nouvelle invasion de la Savoie par les troupes Royales, le Roi Louis XIII et Richelieu participent au siège du château d'Annecy. Après sa reddition sans vraiment combattre, les 2 importants personnages logent quelques jours au château.

* En 1659, le dernier Duc de Genevois-Nemours décède sans héritier. Le Duc de Savoie supprime l'apanage sur ces terres.

* En cette fin du 17ème siècle, le château devient un évêcher au profit de Jean d'Arenthon d'Alex.

* Au 18ème et 19ème siècle, le château est transformé en caserne.

* En 1860, par le traité de Turin, le Duché de Savoie est annexé à la France.

* En 1947, l'armée Française installe une garnison dans le château.

* En 1952, le château est partiellement détruit par un incendie.

* En 1953, la ville d’Annecy achète le château au ministère des Armées puis le transforme en musée.

* En 1959, le château est classé aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est possible depuis les rues et ruelles. La découverte de l'intérieur est payante. Veuillez vous renseigner sur les horaires.

 

Même nuageuses, les montagne Savoyardes sont magnifiques !

 

     

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 06:30

 

Département :   32 - GERS 

 

Le bourg :

Pour la visite... suivez le guide.   Situation :   (--> le voir sur une carte)

       La petite commune de Durban est située à 2km à l'Ouest d'Orbessan et à 15km au Sud de Auch.

(Attention à ne pas le confondre avec Durban-Corbières dans l'Aude).

 

   Coordonnées du bourg :

43° 32′ 23″ N 0° 34′ 44″ E
 43.539722°  0.578889°

 

 

Le château :

      A l'extrémité Ouest du village, sur un éperon rocheux une ruine médiévale trône au dessus des maisons. De loin, la ruine parait importante et "presque" intact, mais plus j'avance et moins il reste de murs (j'adore quand une ruine change de forme en fonction de l'angle de vision). 

 

    L'extérieur :

         Au pied de la façade Sud-Ouest, je crois distinguer les fondations en blocs de molasse d'une tour extérieure quadrangulaire, aujourd'hui disparue. Il me semble apercevoir 3 ressauts sur la face Ouest. Je tente de contourner ce vestige pour mieux lire son architecture.

Oupsss, après la tour, le chemin est privé. 

Je dois revenir sur mes pas et suivre les indications pour randonneurs.
      Depuis le sentier, j'essaie de deviner les fortifications entourant l'ancien château, mais aucune trace du rempart extérieur est visible, ni un fossé et encore moins un pont levis. Cette ruine est muette.
  Pour accéder à l'intérieur, il faut gravir un sentier en pente réalisé certainement au 20ème siècle. La ruine étant minimale, je vous propose son plan réalisé par M° Caïrou en 1983.

 

    Ruine minimale mais passionnante !L'intérieur :

       Comme souvent dans une ruine, les étages inférieurs sont comblés par la chute des murs et des plafonds, conséquence, j'arrive non pas au rez de chaussée mais à l'étage
  Cette vue est très intéressante.

 * D'abord, le petit mur de refend (à droite) est constitué de molasse et de galets ronds. Est une solution économique ou une astuce architecturale pour amortir les boulets des assaillants ?

 * Ensuite, les archères droites (voir vocabulaire) du 13ème siècle avec un embrasement important comportent 4 petites marches. Cette caractéristique est assez rare dans les ruines que je vous montre.

 * Ce long mur de défense a une épaisseur de 2m. C'était donc le mur extérieur du bâtiment.

 A quoi pouvaient servir les nombreux corbeaux

au dessus des archères ?

* La première explication semble être un support de poutre pour un plancher : Étage "de confort" du seigneur.

* Mais l'hypothèse d'une courtine pour une 2ème rangée d'archères semble plausible.

   Au fond, sur la façade Ouest, protégeant la tour carrée, une archère me surprend. Elle n'est pas à la même hauteur que les autres.

  Comment le soldat pouvait l'utiliser ?

Était il allongé pour tirer ?
Que voyait l'archer depuis cette fente ?

  Il voyait tout simplement la plaine.

 

 

  Histoire du château :

* Au 13ème siècle, une fortification semble avoir été construite sur l'éperon rocheux.
* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Veuillez bien suivre les indications sur chemin pour ne pas pénétrer dans les propriétés privées.

 

Comme j'aurais aimé être un guetteur médiéval !

 

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