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Ombre et lumière

26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 06:30

 

Département :   29 - FINISTERE

 

Un diamant brut dans un écrin de verdure

Le bourg :

   Situation  (--> le voir sur une carte)

   Le bourg Landunvez est situé à 25km au Nord-Ouest de Brest, à 8km à l'Ouest de Ploudalmézeau.

   Le château est à 3km au Nord-Nord-Est de Landunvez.

        Coordonnées du château :

48° 33′ 1.18 ″ N 4° 42′ 44.43″ W
 48.550329  -4.712341

 

Le château :

      L'extérieur

Premières sensations

     Au loin, dans un écrin de verdure, brille une forme parallélépipédique. Il me faut quelques minutes, une petite marche d'approche et une paire de jumelle pour apprécier la ruine du château fort de Trémazan.

 

Le rempart

      Curieusement, mes yeux sont attirés par le vert-rempart. Je ne savais pas que nos ancêtres peignaient les murs en couleur nature.

Était ce les premières tentatives de camouflage ? 

    Je plisse mes yeux pour mieux comprendre cette curiosité architecturale. Pfftf.. Que je suis bête. Point coloriage cela est, mais le manque d'entretien de la ruine. La végétation envahit progressivement le site. Dans quelques années, il ne sera plus possible de voir les pierres pauvrement taillées, asymétriques et peu jointives du rempart.

  Le temps a abîmé ce puissant donjon

Le donjon 

  Au centre de la verdure arrive à survivre une haute construction.

C'est le donjon.

   Avec ses dimensions, je peux affirmer qu'il était habitable. Bien que ses parois soient réalisées en pierres de tailles différentes, le parement d'angle est sans reproche.

     Je suis étonné de ne pas voir d'ouverture de tir, ni de fenêtre et encore plus surpris par l'absence de construction en encorbellement (voir vocabulaire).

Est ce un donjon borgne du 11ème siècle ?

 

      L'intérieur :  

Vais je réussir à le voir ?

     A la fin du 20ème siècle, une partie du mur s'est effondré, il semble donc logique que le site soit interdit à la visite. Peut être qu'avec mon oeil d'aigle je pourrais voir ses entrailles en le contournant.

    La commune et l'association de sauvegarde n'ayant pas les moyens financiers pour entreprendre une véritable consolidation de la tour, des "pansements" ont été posés pour éviter un autre effondrement.

 

Minimal

     A l'intérieur, je ne vois ni décoration, ni sculpture. Ce début d'arcade est certainement le fantôme d'une fenêtre car je n'imagine pas une porte à cette hauteur. Sur l'autre face, j'ai la confirmation que de nombreuses fenêtres (aujourd'hui bouchées) éclairaient les salles. Chaque niveau était séparé par des poutres.

   En haut de la tour, j'ai la surprise de voir le mur s'incurver. Ce sommet serait le dernier étage habitable de l'ancien château. J'imagine qu'au dessus, il y avait la plate-forme de surveillance avec le crénelage.

    Tel un peintre, j'imagine cette tour à la fin des temps, dans la nuit tombante avec un soleil rougeoyant. Je m'éloigne sur la pointe des pieds de peur de faire trembler la terre avec mes lourdes chausses.

 

 
Histoire du château :

  • * A la fin du 13ème siècle, une tour fortifiée est peut être construite (Les historiens et archéologues débattent sur la date).
  • * Au 14ème siècle, construction du château fort par la famille Du Chastel.
  • * Au 15ème siècle, une barbacane est certainement construite.
  • * Au 18ème siècle, le château n'est plus habité et se dégrade doucement.
  • * En 1926, le site castral est inscrit aux Monuments Historiques.
  • * En 1995, un pan de mur de la tour s'écroule.
  • * En 1998, la commune achète la tour et les remparts.
  • * En la fin du 20ème siècle, un projet de mise en valeur du site est imaginé (voir le site web de l'association)
  • * Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur des remparts et du donjon est libre et gratuite depuis routes et sentiers. La propriété est privée, la ruine n'est pas visitable.

Pour plus d'informations sur l'histoire de la ruine et de ses seigneurs, je vous invite à lire ce site.

 

Balayée par les vents, la ruine tente de survivre

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 06:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :

Est ce un mur bouclier ou l'avant d'un paquebot ?    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Harcigny est situé à 12km au Nord de Montcornet et 10km au Sud-Est de Vervins.

   Coordonnées du bourg :

49° 47′ 48″ N 3° 58′ 56″ E
 49.796667°  3.982222°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     En arrivant dans le village, je me heurte à une pointe de l'église ou plutôt à un mur en pointe. De suite, mon imagination de castellologue-amateur imagine une tour pentagonale ou un mur bouclier (ce qui est très rare pour une église).

  Sur ce qui semble être le chevet de l'église, je ne vois pas de salle de repli, d'archère ni de bretèche (voir vocabulaire).

Cette église avait elle un système défensif ?

 

L'enquête commence

    Cette église sans transept possède 2 bâtiments alignés de couleur identique (la brique est le matériau de base de cette église) mais à l'architecture différente (dimensions des fenêtres, hauteur).

   Celui que j'ose nommer le choeur, comporte une date en briques vernissées : 1818.

Est ce la date de construction ou de réparation ?

  L'autre bâtiment que j'identifie être la nef porte la date de : 1711.

     Je commence à douter que cette église ait été un jour fortifiée. Aucune trace de fente de tir ou système défensif connu.

  Quel puissant clocher !

Mais où sont les défenses ?

    Lorsque j'ai un doute, je prends un peu de recul pour mieux comprendre l'architecture globale. Ce n'est évidemment pas la petite tour ronde à la base du clocher qui défendait l'église.

  Avec ses hauts et puissants contreforts d'angle à larmiers, je pressens (comme vous j'espère) que le clocher fut le refuge ainsi que la tour de défense.

 

Le clocher-tour

    Evidemment, je recherche sur cette haute construction un véritable système de tir. En le contournant, je vois un bâtiment plat adjacent avec des ouvertures. Ce devait être l'escalier avec ses puits de lumière. En haut, une autre fente marque la fin de l'escalier.

    Même si ses fentes permettaient le tir, leur position n'est pas idéale pour tirer sur des assaillants.

Est ce que les années ont gommé les défenses ?

Ce clocher-tour n'était il qu'un simple refuge ?

 

Que faire ?

   J'ai tant de doutes et de questions que je lève les yeux au ciel pour voir... Hooo, un système défensif.

  Croyez moi, il y a une installation de protection tout en haut... c'est :

A quoi pensez vous ?

  Perdu !...

  En haut du clocher, il a un système de protection contre....... la foudre. (hiihi, je vous ai bien eu !)

 

    L'intérieur :

       Pour connaître les secrets de l'église, je vais tenter d'entrer par cette porte. Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

 

 

Histoire de l'église :

   Je n'ai pas d'information sur la date de construction de cette église.

* En 1714, la nef est aménagée (à vérifier).
* En 1749, création (ou modification) du clocher-donjon.
* En 1818, un coté du choeur de l'église est réparé.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martin) est libre et gratuite . La visite du clocher est interdite.

 

Son élégance fait oublier que l'église fut fortifiée

 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 06:30

 

Département 71 - SAÔNE et LOIRE

 

Le bourg :

Pensez vous que le seigneur buvait du vin ?    Situation :   (--> le voir sur une carte)

     Le bourg de Mercurey est situé à 50km au Nord de Macon, à 25km au Sud-Sud-Ouest de Beaune et  à 10km au Nord-Ouest de Chalon sur Saône.

    Coordonnées du château :

46° 49′ 29″ N 4° 42′ 45″ E
 46.824722°  4.7125°

 

Le château :

     L'extérieur :

La raison de ma venue en Bourgogne

    Pour nombre d'entre vous, Mercurey signifie un des grands vins de Bourgogne. Les châteaux (souvent ce sont des manoirs ou des maisons bourgeoises) sont nombreux et indiquent une cave viticole. Mais pour un castellologue-amateur, le château (marqué sur ma carte) dans les terres de Mercurey est une des ruines les plus énigmatiques de la région.

La voyez vous au milieu des vignes ?

 

La recherche

   En cette fin d'hiver, bien que la végétation soit sans feuille, il n'est pas facile de voir la ruine de Montaigu. Mais, si je me fie à la toponymie, il me faut trouver un mont aigu. L'une des plus hautes collines pointues de Mercurey ayant vue sur la vallée semble porter la beauté millénaire

Que cette ruine est belle et mystérieuse !

 

La découverte

   En suivant le panneau de randonnée ainsi que les différentes traces sur les arbres, après quelques minutes  je vois mon Graal caché dans le petit bois. La végétation cache partiellement les pierres du rempart extérieur mais il est aisé d'en comprendre l'architecture. Certains pans de mur sont très révélateurs. 

 

Première analyse

   Les pierres sont correctement taillées et jointives. Cela signifie un château de seigneur. Le plus surprenant est la présence de fentes fines. J'ai l'impression que les défenses de ce château n'ont pas suivi l'évolution technologique : Point d'arquebusière ou bouche à feu.

A-t-il été abandonné après le 14ème siècle ?

Ce plan montre une puissante forteresse médiévale   

    L'intérieur

Le 2ème rempart

   Lentement j'avance sur le sentier en direction du donjon et de son logis. La partie centrale du château est entourée d'un rempart. Étant très arasé, il n'est pas possible de voir archère, crénelage et mâchicoulis (voir vocabulaire), mais il semble évident qu'il en était pourvu.

 

Le donjon

   Quelle chance j'ai de voir le donjon. Certes, il est un "peu" cassé mais son fantôme est très intéressant.

  Il montre au 1er étage un vestige de porte. Le trou de boulin (voir vocabulaire) devait supporter une plate-forme en bois. L'épaisseur du mur, bien qu'elle ne soit pas exceptionnelle, montre la fonction défensive de cette construction.

   En contournant le donjon, je vois son périmètre ainsi que les différents étages.

 

La surprise

   Pour mieux comprendre l'architecture du donjon et du logis, je prends un peu de recul et une incroyable surprise s'offre à moi :

* Au fond à gauche, c'est la ruine du donjon,

* Sur la droite, c'est le vestige du 2ème rempart,

* Au centre, je vois.... un toit.

 

Un bâtiment entier !

   Ce magnifique toit en pierre a évidemment été reconstruit récemment. Il doit correspondre à une réserve ou un entrepôt. Il me faut entrer pour rêver. L'intérieur est un peu aseptisé mais il en faut peu pour un Chevalier-Castellologue. La voûte et la lumière m'emporte dans le passé.... Et je suis dans un autre siècle !

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 10ème siècle, à la demande du Duc (voir titre de noblesse) de Bourgogne, le Comte Lambert de Valentinois fait construire un château pour contrôler la voie Chalon-Lyon.
* Durant le dernier quart du 12ème siècle, Guillaume de Valentinois, Comte de Chalon, réalise des actes de pillages dans certaines cités Bourguignonnes.
* En 1180, le Roi Louis VII le Jeune (voir liste) déshérite Guillaume de Valentinois et cède le château de Montaigu à Hugues III Duc de Bourgogne.
* A la fin du 12ème siècle, le château est propriété de Alexandre Montaigu-Bourgogne.
* En 1205, le château appartient à Eudes Montaigu-Bourgogne.
* En 1244, son fils Guillaume Montaigu-Bourgogne est le nouveau seigneur. Il est le seul héritier à habiter au château.
* En 1304, Eudes II Montaigu-Bourgogne est seigneur de Montaigu. A partir de cette date, le château loge des soldats.
* En 1338, le château appartient à Henri Montaigu-Bourgogne.
* En 1591, durant les guerres de religions, le château est assiégé par les Ligueurs.
* A la fin du 16ème siècle, le Roi de France Henri IV (voir liste) demande la destruction du château.
* En 1803, le château est vendu à un "marchand de biens" qui démantèle le site et revend les pierres.
* En 1822, le Marquis d'Arcelot achète la ruine.
* Durant le 19ème siècle, de nombreux "ermites" habitent la ruine.
* En 1870, accusé d'espionnage, un dénommé Richer doit fuir la ruine. Les villageois détruisent les rares bâtiments encore habitables dont l'oratoire.
* Au 21ème siècle, la visite de la ruine est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre existe, soyez prudent.

 

Une cave sans vin... hic !

     

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 06:30

 

Département :  27 - EURE

 

Le bourgMon Graal est là haut, et il m'attend

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le bourg de Brionne est situé à 40km au Sud-Ouest de Rouen, à 34km à l'Ouest de Louviers et à 35km à l'Est de Lisieux.

  Coordonnées :

49° 11′ 44″ N 0° 43′ 16″ E
 49.195556°  0.721111°

 

Description du donjon 

     L'extérieur :

L'approche

    Après avoir errer dans la ville pour acheter quelques provisions, je découvre au loin, sur une butte, une forme haute qui ne ressemble point aux immeubles du 21ème siècle.

  Grâce à un panneau (dont le graffiti ferait peut être plaisir à mon ami le Chercheur), j'emprunte donc le chemin piéton vers le donjon qui m'amène vers un sentier ombragé et odorant. Puis, au sommet de la butte, une motte castrale apparaît.

 

La découverte

Comme il est beau ce donjon !

   Je vous vois douter de mon affirmation, pourtant je vais vous faire découvrir une tour fortifiée du 11ème siècle qui est merveilleusement complète

  Le parement extérieur fut magnifique ! 

Analyse rapide

    En prenant un peu de recul, ce donjon presque carré de 20m de coté est typique des tours borgnes du début du 2ème millénaire :

   * Ses façades sont borgnes.

   * Ses parois possèdent de nombreux trous de boulin  (voir vocabulaire).

   * Des contreforts plats consolident les angles et les cotés.

 Je suis étonné par la qualité du parement. Ce donjon n'était donc pas une simple tour de guet.

 

La base

    A la base du donjon, 2 curiosités attirent mon attention :

A - Une ouverture ogivale qui est homogène avec la construction. Il est anormal qu'une tour médiévale ait une porte aussi basse :

   1 - Soit la terre a recouvert un étage et cette porte se situait à 5m de haut. Ce serait donc l'entrée médiévale du donjon.

   2 - Soit l'ouverture correspondait à l'entrée d'une réserve, dont le plafond était consolidé évitant l'intrusion aux étages des assaillants. Cette hypothèse est en contradiction avec les classiques ratiers.

B - Un fruit en escalier consolidant la base. 

 

Des ouvertures

    Ce que je pensais être un donjon borgne possède sur une face de grandes ouvertures. Ces baies en plein cintre vont à l'encontre des règles défensives médiévales.

    Ma surprise passée, je suis en admiration devant ses murs de 4m d'épaisseur et je suis étonné de voir de chaque coté de petites ouvertures verticales ressemblant à des archères.

Ma vue se trouble à l'approche de cette beauté 

     L'intérieur :

Je vais entrer

   En contournant les 2 belles façades, j'observe le donjon avant de visiter ses entrailles.

  Ne riez pas, l'intérieur de cette puissante tour se visite et comporte des merveilles que seul un oeil de passionné peut voir (mais vous l'êtes toutes et tous maintenant).

 

Massif et beau

  Regardez cet intérieur et dites moi ce que vous voyez :

A - La qualité du parement intérieur est aussi belle qu'à l'extérieur et avec des joints parfaits.

B -L'épaisseur du mur se voit dans la construction adjacente ainsi que dans la fenêtre.

 

Que de surprises 

  En regardant l'autre mur "coupé", je vois 3 détails surprenants et trahissant l'origine mais aussi l'histoire architecturale de ce donjon.

1 - Dans l'épaisseur du mur, une construction ogivale me fait penser à un couloir.

2 - Puis, avec le "tuyau" sur la hauteur, je pense à :

* Une évacuation pour des latrines à l'étage.

* Ou, à une canalisation de récupération des eaux de pluie de la plate-forme.

* Ou, à l'évacuation des fumées d'une cheminée (mais je doute un peu).

3 - Une colonne sculptée ayant soutenu.. heu... je ne sais pas.

 

  Après tant de sensations, je me repose en admirant le paysage en bordure de la Risle.

 

 

Histoire du donjon :

* Au 1er siècle, le site est un carrefour important entre les villes Lizieux, Pont Audemer, Rouen et Evreux. Certains historiens pensent qu'un fort existait.
* A la fin du 11ème siècle, un puissant donjon est construit. Il est possible que le Comte de Normandie (voir liste) en ait demandé la construction (?).
* En 1194, le roi de France Philippe Auguste (voir liste des rois) s'empare de la ville.
* En 1421, durant la guerre de 100 ans, l'armée Anglaise attaque et pille la ville.
* En 1562, les Protestants saccagent la ville.
* En 1735, le site est partiellement détruit pour la construction de moulins sur la Risle.
* Durant la 2ème guerre mondiale, les bombardement détruisent la ville.
* En 1994, la municipalité entreprend la consolidation de l'édifice devenu fragile. Des analyses dendrochronologiques et des recherches architecturales sont entreprises par M° Brabant.
* Au début du 21ème siècle, la découverte du donjon est libre et gratuite. Veuillez être prudent avec cette ruine millénaire, une pierre peut, par mégarde bien sur, se décrocher. 

 

Après tant d'émotions, le calme du panorama est un plaisir

 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 06:30

 

Département 24 - DORDOGNE

  L'église surveille mon arrivée !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La petite commune de Siorac de Ribérac est située à 80km au Nord-Est de Bordeaux, à 50km au Sud-Est d'Angoulême, à 40km au Nord-Nord-Ouest de Bergerac et à 30km à l'Ouest de Périgueux.

   Coordonnées du bourg :

45° 11′ 54″ N 0° 21′ 32″ E
 45.198333°  0.358889°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     La route serpente en direction du petit bourg, cela signifie que Siorac de Ribérac est posé en haut d'une colline.

  Survolant les toits des maisons, une construction observe tous mes mouvements. C'est l'église dont les 2 tours m'informent qu'elle doit être fortifiée. Je pressens déjà que je vais me régaler.

L'église devance la mairie 

Ma première surprise

    En arrivant dans le bourg, mon premier étonnement n'est pas pour l'église mais pour les rues et ruelles du bourg.

Ne remarquez vous rien ?

  Il n'y a aucun fil électrique ni téléphonique striant l'espace. Que ce monde est beau sans les progrès qui défigurent trop souvent nos cités.

  Je me dois de faire de belles photos pour remercier la municipalité de cette intelligente initiative.

 

Mais où sont les défenses ?

    Comme un enfant devant un sapin de Noël je me précipite au bas du clocher-tour. Appuyé sur ses contreforts plats, cette haute construction semble dépourvue de tout système défensif. 

 

Analyse rapide du clocher-tour

   Pour comprendre cette construction, je prends un peu de recul. Le petit bâtiment accolé devant semble être un ajout tardif (sa fenêtre trop basse est incompatible avec une véritable défense  ).

  Le clocher est divisé en 2 parties :

1 - Au sommet, des ouvertures ressemblant à un crénelage.

- Curieusement je ne vois ni archère ni mâchicoulis (voir vocabulaire ) pour une défense rapprochée efficace.

- Les ouvertures sont trop importantes pour se protéger.

- Il n'y a pas de console pour accrocher un mantelet.

- La corniche n'est pas assez profonde pour porter un hourdage

2 - Au milieu, les ouvertures Romanes posées sur des colonnettes sont belles mais ne sont point défensives.

 

L'autre coté du clocher-tour

   Sur l'autre face, je suis étonné par la forme brute des ouvertures (point de sculpture ni de colonnette). La corniche est très abîmée est de nombreux trous s'alignent. Sont ce :

* Les fantômes des modillons arrachés ?

* Des trous de boulins ?... Mais ils ne sont pas assez larges et trop peu espacés.

* Des supports pour des hourds (voir vocabulaire ) ?... Mais cela n'est point logique pour ce style de fenêtre.

Que de mystères pour une petite église !

L'ombre de la tour me surveille 

Je rêve

   Ne comprenant pas comment cette église fut fortifiée, je prends à nouveau un peu de recul. Devant tant de beautés fortifiées primitives, j'ai presque la larme à l'oeil.

   En faisant abstraction du bâtiment récent au centre, de la fenêtre trop basse et de la voiture (récente aussi), je suis transporté dans mon monde (le moyen âge bien sur).

 

Quel rustique et original système défensif

   La façade Sud-Ouest comporte :

ADeux fentes verticales qui ont peut être pu servir d'archères tant elles sont fines.

B -  Sur la gauche, une ouverture rectangulaire. Elle mène à un escalier dans la tour. L'actuelle mairie occupant les locaux de l'ancien monastère, certains archéologues supposent qu'une passerelle avec pont-levis reliait les deux bâtiments permettant aux moines de rejoindre rapidement l'église fortifiée.

 

Encore des surprises !

  La façade Nord-Ouest, comme sa "consoeur" possède aussi des fentes verticales. Mais c'est surtout la haute construction à l'opposé du clocher qui me fascine.

  Adossée à l'ancien bâtiment du 12ème siècle, est construit un siècle plus tard coté Ouest la tour barlongue (voir la définition ici). Un "ancien" du village (intéressé par ma fascination pour son église) m'affirme que la base de la tour mesure 3 mètres d'épaisseur et que les étages comporte des salles de repli et de défense.

Cela semble logique à la vue de cette paroi.

 

    L'intérieur

Elle est fermée

    Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle de Siorac de Ribérac n'échappe pas à la règle. Mais j'ai un secret pour entrer. Ayant revu récemment Alice au Pays des merveilles, j'ai l'idée de l'imiter et de regarder par le trou de la serrure.

 

C'est déjà fini

   D'abord, je vois des marches pour monter "au ciel", puis au loin il y a .... C'est à vous de conclure.

     Je quitte à regret cet agréable village non sans admirer le paysage fleuri et verdoyant.

 

 

Histoire de l'église :

  • * Au 12ème siècle, construction de l'église.
  • * A la fin du 12ème siècle, Adhémar de la Torre, évêque de Périgueux, fait construire un Prieuré adjacent à l'église.
  • * Au 13ème siècle, l'église subit quelques modifications internes.
  • * En 1337, début de la Guerre de Cent ans.
  • * Au milieu du 14ème siècle, pour se protéger des attaques Franco-Anglaises et des "Routiers", les villageois construisent, au bout de l'église, une tour de défense avec salle de repli.
  • * En 1946, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
  • * Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Pierre ès Liens) est libre et gratuite depuis les rues. La visite du clocher et de la tour est interdite.

S'il n'y avait pas les arbres, je verrais l'Amérique !

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgLa grise ruine se cache au milieu des arbres d'hiver

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Mas des Cours se situe à 12km au Sud-Est de Carcasonne.

  Coordonnées du bourg :

43° 7′ 50.16″ N 2° 25′ 27.12″ E
 43.1306°  2.4242°

 

Le château :  

     L'extérieur :

La recherche

     Dans cette région désertique où les collines sont plus nombreuses que les habitants , j'ai la truffe au vent pour sentir l'odeur des ruines.

    L'été avec ses denses feuillages n'est pas propice à la recherche de constructions oubliées des routes touristiques. C'est pour cela que dans les zones boisés avec d'anciens châteaux hors des sentiers de randonnées, je préfère l'hiver.

    C'est ainsi que début mars j'ai l'immense  plaisir de voir une ruine mystérieuse cherchant à se cacher dans la verdure.

 

La découverte

     Voila une ruine ruinée  , de plus peu décrite dans les livres et le web. J'avance donc lentement pour mieux la savourer. Bien que l'observant avec minutie, je ne comprends pas son architecture. J'ai donc recours à mon 007ème ami qui se nomme Bond (James pour les dames) pour me prêter son satellite.

    Je crois voir un rempart (flèche bleue) curieusement asymétrique (alors qu'il n'y a pas de contrainte sur le terrain). En arrière d'une cour, le château (flèche rouge) ne présente pas de tour flanque.

    Cette sensation aérienne est la même qu'au niveau du sol.

 

Analyse

     Les pierres sont de taille moyenne, correctement alignées mais avec des joints assez large. La haute façade ne comporte pas de système défensif comme un crénelage ou un mâchicoulis (voir vocabulaire). La faible épaisseur du mur me laisse à penser que ce n'est pas la courtine extérieure mais un mur séparateur d'intérieur... à moins que .

    Cette architecture me déconcerte. Le corbeau à l'extérieur signifierait qu'une poutre de plafond s'appuyait, mais alors :

Pourquoi y a t il ces imposantes structures carrées qui ne sont pas des tours escalier ?

 

     L'intérieur :

         La ruine est dans une propriété privée et n'est pas visitable.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, un château est construit (à vérifier).
* A la fin du 16ème siècle, durant les guerres de religion, voyant les troupes catholiques de Laviston, de nombreux protestants se réfugient dans le château. Le bâtiment ne résiste pas aux coups de canons. Ruine il deviendra pour l'éternité.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la ruine est libre et gratuite. Le château étant dans une propriété privée, la visite de l'intérieur est interdite.

 

Un bijou médiéval dans un écrin de verdure !

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 06:30

 

Département :   40 - LANDES

Le bourg :

Magnifique chapelle fortifiée dans son écrin de verdure   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Saint Gein est situé à 7km au Sud de Villeneuve de Marsan (lire la description de ce bourg).

   Coordonnées du bourg :

43° 50′ 9.96″ N 0° 18′ 0″ W
 43.8361°  -0.3°

 

La chapelle :

    L'extérieur  :

La découverte

     Au sud-Ouest de l'église paroissiale dédiée à Saint Pierre, de l'autre coté de la route D934 et à quelques mètres au Nord de la rue du château d'eau, une construction sans clocher et sans transept se pâme dans la verdure. Ce n'est pas une église mais une chapelle dédiée à Notre dame.

 

Le chevet

   Le chevet polygonal comporte :

* Une grande baie avec meneau et remplage.

* Une petite fenêtre trilobée.

* Et de puissants contreforts presque surdimensionnés.

   L'ensemble est un mélange de force et de délicatesse.

 

Les défenses

   Sous le toit, les nombreuses ouvertures ressemblent à un crénelage, système de défense classique et efficace pour beaucoup églises fortifiées en France. Une salle de repli occupe toute sa surface nef et abside.

   Derrière le crépis récent, des pierres en grès moyennement taillées apparaissent.

 

    L'intérieur  :

  Hélas, hélas, 3 fois hélas !... La belle se dore au soleil dans une propriété privée et n'est pas visitable.

 

 

Histoire de la chapelle :

* Au 12ème siècle (?), une Montoise, ayant recouvré la vue grâce aux eaux de la fontaine de Notre Dame de Gein, fait construire cette chapelle pour remercier Marie.
* Au 13ème siècle (?), la chapelle est fortifiée.
* Vers 1792, les révolutionnaires s'emparent de la chapelle et la vendent comme "Bien National".
* Durant le 19ème siècle, la chapelle est utilisée comme chai.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la chapelle Notre Dame est libre et gratuite depuis la route. La visite est interdite car la construction est dans une propriété privée.

 

La chapelle se coiffe pour être belle :)

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 06:30

 

Département 71 - SAÔNE et LOIRE

 

Le bourg :

Un château dans la plaine, comme ceci est curieux    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La petite ville de Bourgvilain est située à 80km au Nord-Nord-Ouest de Lyon, à 60km au Nord-Est de Roanne, à 15km au Nord-Ouest de Macon et à 6km au Sud de Cluny.

    Coordonnées du château :

46° 21′ 47″ N 4° 38′ 21″ E
 46.363056°  4.639167°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

     Dans cette région de verts pâturages entrecoupés de petits bois et de collines de faible hauteur, je suis surpris de voir une construction fortifiée posée dans la plaine. Avec sa couleur pierre et son toit rouge, elle se remarque de loin. Pourtant elle ne possède pas de hautes tours, ni d'un donjon et point des murailles impressionnantes.

Est ce une fortifications médiévale ?

 

Point de défense visible pour ce petit château

L'enquête commence

   En approchant, je vois un rempart borgne protégé aux extrémités par 2 tours rondes. Avec les siècles et la paix qui règne dans notre beau Royaume, courtines et tours ont été percées de porte basse.

  Ce rempart précède la basse cour.

 

L'habitat

     Coté opposé à la basse-cour, je vois de massifs bâtiments correspondant à la partie habitable du château. Elle se compose d'une tour carrée (ancien donjon ?) et dans l'angle opposé une tour ronde de défense.

  De nombreuses fenêtres et sculptures confirment ma supposition d'un habitat seigneurial. Mais :

Où sont les systèmes défensifs ?

 

Sont ce les défenses ?

     Malgré mon oeil d'aigle et mon envie à voir les détails de ce château, je ne vois aucun système classique de défense, point de crénelage, ni mâchicoulis (voir vocabulaire ). Mais en insistant un peu, je crois voir, sur une tour dont les pierres sont très pauvrement taillées, les vestiges d'une petite archère droite (mais j'ai un doute).

  Puis, bien cachée dans un angle, une ouverture pour arme à feu, avec un ébrasement extérieur important, me nargue de loin. Heureux de cette découverte, je m'avance vers l'entrée composée de 2 portes. Je ne vois aucune trace de fente pour les flèche d'un pont levis.

  Conclusion : Ce château a traversé les siècles en étant toujours habité. Lentement, il a perdu ses défenses et son agréssivité médiévale.

 

    L'intérieur :

      Je m'approche lentement de la porte charretière, mais je suis stoppé. La propriété est privée et non visitable.

 

 

Histoire du château :

  • * A la fin du 10ème siècle, un texte de l'abbaye de Cluny cite le nom de Corcelle.
  • * Au 14ème siècle, construction du château par la famille Verrey.
  • * En 1520, le fief appartient à Philibert de Busseul, seigneur de Saint Sernin.
  • * En 1642, le château est vendu à Laurent de Laube.
  • * En 1780, par mariage, le château appartient à Louis de Leusse.
  • * En 1794, Louis de Leusse est guillotiné à Lyon par les Révolutionnaires.
  • * Vers 1795, Jeanne Antoinette de Laube vend le château aux Frères Martinot.
  • * En 1976, le site est inscrit aux Monuments Historiques.
  • * Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du petit château est libre et gratuite depuis la route. La visite  est interdite car la propriété privée est habitée.

 

Le paysage calme de notre 21ème siècle

     

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 06:30

 

Département :   14 - CALVADOS


Voyez vous le manoir fortifié dans son écrin de verdure ?

Le bourg :

   Situation  (--> le voir sur une carte)

   Le bourg de Vaux sur Aure est situé à 9km au Sud-Ouest de Arromanches les Baims, à 6km au Nord-Nord-Ouest de Bayeux.

  Le manoir est situé à 3km au Nord-Ouest de Vaux sur Aure. 

   Coordonnées du manoir :

49° 19′ 17.6″ N 0° 43′ 12.6″ W
 49.3215689°  -0.720184°

 

Le manoir :

      L'extérieur

La découverte

    Cheminant tranquillement sur une petite route sans circulation, mon destrier s'arrête soudainement pour me montrer une construction fortifiée dans un écran de verdure.

Est ce le manoir d'Argouges ?

 

L'église

   Sur la droite, le bâtiment en ruine m'interpelle. Sa forme allongée, sa face arrière avec des fenêtres obstruées me font penser à une église. Le fière vestige du clocher-mur confirme mon hypothèse.

  Ce manoir devait appartenir à une prestigieuse famille pour posséder une "chapelle-église" privée.

 

Les défenses

   Sur la gauche, un visiteur pressé croit voir une grosse ferme, mais un Chevalier Dauphinois avec son oeil d'aigle de castellologue-amateur voit deux incroyables merveilles :

* Une imposante tour d'angle. Crénelage, mâchicoulis (voir vocabulaire) et fente de tir sont introuvables.

* Une tour quadrangulaire avec magnifique archère en bêche.

Une tour d'angle défensive ou un pigeonnier ? 

Le plan

  Grâce à un plan apposé sur un panneau à l'entrée du site, je comprends mieux l'aménagement :

   1 - Cour seigneuriale,

   2 - Douves,

   3 - Basse-cour,

   4 - Église.

 

La visite commence

    L'allée en direction du manoir est pleine de promesses et de rêves. Durant ma lente approche je revois sur la gauche la tour ronde. En la regardant avec plus d'attention, je pense que cette construction est un pigeonnier.

   Mais c'est surtout le portail qui attire mon attention. Avec son vantail à droite, sa porte piétonne à gauche et son curieux crénelage, elle me fait croire qu'elle est la survivante d'une entrée médiévale.

 

Plusieurs siècles se côtoient

Que de contrastes dans cette architecture !

  L'art Roman joue avec le Gothique et la Renaissance. L'ensemble montre une rusticité harmonieuse où s'entremêlent des sculptures et des portraits.

 

Les surprises s'enchaînent

    Arrivée dans la basse-cour, un curieux bâtiment m'interpelle. Il ressemble à un entrepôt, à moins que cela soit d'anciennes écuries. Mais une fente de tir contrarie mon raisonnement.

  Durant mon errance, je vois les douves et les magnifiques murs et tours fortifiés

 

      L'intérieur

   La visite étant payante, je ne vous dévoilerai pas les merveilles. Sachez que c'est le propriétaire qui réalise les visites. Ses yeux brillent quand il décrit ses vieilles pierres. Il vous emporte dans un voyage de plusieurs siècles.

  Avec ses explications, il est aisé de comprendre cette vue en perspective.

 

 
Histoire du manoir :

* Au 14ème siècle, construction d'un site fortifié.
* Au 15ème siècle, des bâtiments de confort et des communs sont réalisés.
* Vers 1510,  corps de logis, écuries, portail et tours sont modifiés et aménagés.
* En 1530, plusieurs travaux d'embellissement sont entrepris dont le grand escalier.
* En 1634, la famille d'Argouges vend le manoir. Ce site est transformé en ferme.
* Au 19ème siècle, Arcisse de Caumont est impressionné par ce manoir. Il décide d'en faire le sujet de plusieurs tableaux et de lithographies.
* En 1946, le manoir est classé aux Monuments Historiques.
* En 1980, Bertrand et Laure Levasseur achètent les ruines du manoir et le restaurent.
* Au 21ème siècle, la découverte du manoir depuis la route est libre et gratuite. La visite payante de la cour et des bâtiments est possible certains jours durant la belle saison. Renseignez vous.

 

Croquis du manoir au 19ème siècle

 

 
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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 06:30

 

Département 02 - AISNE  (Thiérache)Voilà une église qui montre fièrement ses fortifications !

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Malzy est situé à 40 km au Nord de Laon, à 15km au Nord-Ouest de Vervins et à 8km à l'Est de Guise.

    Coordonnées du bourg :

49° 54′ 30″ N 3° 43′ 41″ E
 49.908333° 3.728056°

 

    Origine du nom :  (petite initiation à la toponymie)

       Le nom Malzy proviendrait de Malziacus, nom de la famille Romaine ayant fondé la cité il y a 2000 ans.

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

    En arpentant la rue principale du village, il est aisé de trouver l'église. Sa forme longiligne de couleur rouge (la brique est le matériaux assez classique dans le Thiérache) se détache dans le ciel bleu de Picardie.

   Il est évident que la fonction défensive était assurée par le clocher-donjon, mais avant de le détailler, je pars à la recherche d'autres indices.

Le clocher-donjon est le seul système fortifié de cette église 

La nef est elle fortifiée ?

    En contournant le site religieux, je constate que la nef sans transept est assez classique et ne comporte pas (ou plus ?) de salle de repli sous le toit. Aucune archère, bretèche (voir vocabulaire) ou fente de tir est visible au dessus des fenêtres.

  Le système défensif est donc concentré sur le haut clocher-donjon.

 

Le clocher-donjon

   Comme il est fier ce donjon. Je ne suis pas certain qu'il accepte que je le prénomme "clocher" tant il ressemble à une tour maîtresse de château fort.

Je suis étonné par son asymétrie.

   D'un coté il y a une sorte d'échauguette posée sur un contrefort. Ce doit être une tour-escalier  accédant aux 2 niveaux de salle de repli. elle comporte quelques rares fentes.

   De l'autre, une puissante tour ronde avec de nombreuse fentes de tir parfois encadrées par des pierres pauvrement taillées.

  Même si la tour assure la défense de la nef, je suis surpris par le nombre important d'angles morts. Mais il est vrai qu'une église fortifiée n'est point château fort et que l'attaquant d'un tel édifice n'a pas la puissance et le nombre d'une armée de conquête.

  Parfois, je suis trop puriste.

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle (?), probable construction d'une église.
* Durant les terribles guerres du 17ème siècle, l'église est reconstruite avec des fortifications.
* Vers 1663, le choeur est aménagé.
* En 1680, modification de la nef.
* En 1686, aménagement du clocher (à vérifier).
* En 1927, le clocher-donjon est inscrit aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église, consacrée à Sainte Aldegonde, est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite.

 

Ce rouge sur fond bleu est un cadeau de Dame nature mélangé au travail des hommes

 

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