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Ombre et lumière

15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 07:30

 

Département :   40 - LANDES

 

Le bourg :

   Situation :   (--> le voir sur une carte) Est ce le vestige d'une ancien château Landais

      Le bourg de Saint Justin est situé à 80km au Sud-Ouest d'Agen, à 25km au Nord-Est de Mont de Marsans (voir ce bourg fortifié), à 11km au Sud-'Est de Roquefort et à 4km au Nord-Ouest de Labastide d'Armagnac.

  Coordonnées du bourg :

43° 58′ 51.96″ N 0° 13′ 48″ W
 43.9811°  -0.23°

 

La bâtisse :

    L'extérieur  :

La découverte

    Depuis la route départementale 933 qui traverse le bourg, je distingue une tour dont je pressens l'origine (lorsque mes poils se hérissent dans l'armure, et quand un frisson me gagne l'échine, je sais que le moyen âge n'est pas loin).

   Je saute de mon cheval et dans la foulée, je saute de joie.

 

Le questionnement

    "Quelle est dont la fonction de cette construction" me dis je, en me grattant la tête.

    C'est un panneau dans le bourg qui me donne la réponse. Cette construction est......

Celle ou celui qui me dit "Une salle paroissiale" sera :

Pffff, la réponse est dans le titre : Une tour ayant appartenu aux Templiers.

 

L'enquête commence 

Une tour sur un toit, quel mystère mystérieurx !Quelle curieuse construction !

   La partie basse ressemble à une maison du 20ème siècle et au dessus une "maigrichonne" tour se prend pour un phare.

   Je ne vois aucune archère, bretèche (voir vocabulaire) ou système de défense. A la base de la tour, une ouverture rectangulaire est murée.

Était ce la porte d'accès ?

  Je pars à la recherche d'indices.

 

J'ai des doutes

    Avec un peu de recul, parfois j'ai une révélation. Mais là, mes repères sont anéantis et point de muse-architecte pour m'aider. .

 

    L'intérieur  :

Mystérieuse tour

      Hélas pour vous et pour moi, la propriété est privée et non visitable.

   En sautant, je vois au dessus des arbustes les vestiges d'un bâtiment de 2 étages sur rez de chaussée. Avec toutes ses portes, la tour octogonale ne devait pas servir à la défense mais plutôt à le circulation : Tour escalier.

    De petites niches sont visibles, mais ...

Est ce dû à une reconstruction ?

Ou est ce la cache secrète du trésor des templiers ?

 

Suis je bredouille ?

  Malgré mon imagination fertile, je ne discerne aucune défense. Pourtant un "ancien" du village affirme que cette ruine était une commanderie.

    Je ne suis pas au bout de mes surprises, car à quelques mètres de là, je vois un panneau. Cette commanderie n'a pas été construite par les Templiers mais par les Hospitalers de Saint Jean de Jérusalem.

    Qu'importe, je sais maintenant que ma prochaine découverte sera, au bout de la rue, l'église "fortifiée".

 

 
Histoire de la maison :

* En 1280, Saint Justin est érigé en bastide par un acte de paréage entre les Hospitalers de Saint Jean de Jérusalem et la Vicomtesse (voir Titres de Noblesse) Constance de Marsan .
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la maison des "Templiers" est libre et gratuite depuis les rues adjacentes. La visite de la tour et des salles est interdite.

 

Eglise et tour médiévale discutent du bon vieux temps

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 07:30

 

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

L'église survole les maisons    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La petite commune de Chantérac est située à 90km au Nord-Est de Bordeaux, à 55km au Sud-Est d'Angoulème et à 25km à l'Ouest de Périgueux.

   Coordonnées du bourg :

45° 10′ 25″ N 0° 26′ 50″ E
 45.173611°  0.447222°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     En arrivant par le Sud du bourg, ce n'est pas une flèche s'élançant vers le ciel que je vois mais la masse grise de l'église survolant les habitations. De loin, je peux imaginer une construction sans transept.

   En arrivant devant le haut chevet plat, je cherche les traces d'un système défensif. Mais je n'en distingue aucune :

* Pas de contrefort,

* Pas de fente de tir,

* Pas de bretèche (voir vocabulaire ),

* Et des fenêtres trop vulnérables.

Suis je vraiment devant une église fortifiée ?

 

L'enquête commence

    Je contourne lentement la puissante église et un détail me donne le sourire et l'espoir : Une fente sous le toit. Cette église possède certainement une salle de sauvegarde. Ma joie est de courte durée, sur la longueur du bâtiment (30 m), à par les contreforts, je ne vois pas d'autres fentes en partie supérieure.

Une façade fortifiée. Que c'est beau !   Pourtant au fond, coté clocher, un bâtiment flanque est signe de fortification. Cette construction polygonale est certainement une tour escalier permettant l'accès à la salle de repli.

 

Une façade fortifiée

    Bien que dans l'ombre, la façade de 18m de large rayonne de mille feux. Je ne m'intéresse pas à la porte de gauche avec sa fenêtre Gothique, mais à celle de droite.

Avez vous cette merveille ?

 

Le clocher fortifié

   Par sa forme presque carrée, le clocher peut rivaliser avec de nombreuses tours de château fort. de plus, sa porte basse est bien protégée.

Je vous sens dubitatifs.

Regardez avec attention cette vue.

  S'il y avait eu un défenseur, j'aurais reçu sur mon heaume pierres et liquide brouillant provenant d'une bretèche.  

  Je suis si heureux d'avoir vu quelques systèmes défensifs que j'en oubliais presque de regarder le coté ensoleillé.

Incroyable !

 

Il y en a partout !

  Cette face montre plusieurs éléments :

1 - De grandes pierres de taille pour le clocher et des petites pour la nef (construction ultérieure ?)

2 - Des archères droites sur 2 niveaux.

3 - Celles du haut correspondent à la salle de repli.

4 - Ces archères semblent avoir un ébrasement important (voir vocabulaire ).

 

Un curieux retrait

Avez vous remarqué une curiosité architecturale ?

  Le clocher-tour masque partiellement une fenêtre de la nef. Ma théorie (au point 1) d'une construction ultérieure du clocher par rapport à la nef me semble vérifiée.

Êtes vous d'accord ?

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les portes des églises sont closes. Celle de Chantézac ne fait pas exception.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 9ème siècle, un monastère fortifiée protège les habitants des invasions Barbares.
* A la fin du 11ème siècle, il semble que le monastère soit détruit (à vérifier).
* Au 12ème siècle, construction de l'église fortifiée.
* En 1337, début de la guerre de Cent Ans.
* Au 15ème siècle, il semble que l'église soit attaquée.
* Au 16ème siècle, agrandissement de l'église.
* En 1562, début des Guerres de Religions.
* Au 16ème siècle, l'église est l'enjeu de quelques combats entre Catholiques et Protestants.
* En 1914, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église dédiée à Saint Pierre ès Liens est libre et gratuite . La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

Un chevet plat est souvent signe d'église fortifiée

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 07:30

 

Département 16 - CHARENTE

  Voyez vous une église fortifiée ?

Le bourg :
       Situation :   (--> la voir sur une carte)
   Le petit bourg d'Angeduc est situé à 35km au Sud-Est de Cognac, à 25km au Sud-Ouest d'Angoulême et à 8km à l'Est de Saint Hilaire.

      Coordonnées du bourg :

45° 28′ 32.02″ N 45.47556°
 45.47556° -0.04917°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

    En découvrant la petite église presque au centre du bourg, je n'imagine même pas qu'elle ait pu être fortifiée. De plus, ce bâtiment religieux ne possède ni de haut clocher ni de transept.

   Sans être critique (ce que je ne peux pas être envers un bâtiment médiéval), j'assimile cette architecture à une petite gare comme nous en trouvions tant au siècle dernier.

 Est ce le pays de l'Orange ?

La recherche

      Lentement je m'avance vers la partie centrale qui est la plus haute et la plus large. Plusieurs détails me surprennent :

A - La couleur orangée est due à un enduit récent.

B - Cet épais enduit cache toutes les pierres sauf celles des encadrements des baies.

C - La présence d'une longue pierre (couvercle d'un sarcophage) prouve l'existence d'un ancien cimetière entourant l'église : Emplacement classique au Moyen Âge.

D - La forme de la fenêtre me rappelle l'architecture Romane.

E - Le contrefort plat en pierre bien appareillée ne renforce que le bâtiment central.

F - En parte haute, je ne distingue aucun vestige de porte ou fente de tir.

G - Au centre apparaît une fine fente verticale. Elle n'est pas assez large pour être une ouverture de lumière.

H - Cette fente est aussi présente sur l'autre face (coté ombre).

Pensez vous que ce soit une archère primitive ?

 

Quelle magnifique curiosité !
    Je continue ma progression le long de l'église quand je suis interpellé par une architecture à l'angle. Posée sur deux contreforts plats en équerre, une échauguette me regarde avec ses deux ouvertures de tir pour arme à feu.  Cela signifierait que le système défensif date au moins du 15ème siècle.

  Une échauguette sortant magiquement du mur

Je me pose des questions !

1 - Les 2 ouvertures de tir ne protègent pas les murs.

2 - L'échauguette n'est pas assez haute pour un homme debout. Le tireur était il couché ?

3 - Je ne vois pas d'échauguette sur l'autre angle.

 

  Encore une autre surprise  

Soudain, une idée me vient.  

 Il est possible que le système défensif ne soit présent que sur deux angles opposés, couvrant ainsi les 4 faces. Je me précipite coté chevet et là... Je suis en extase.

   J'ai l'impression que les pierres en encorbellement soutenaient une échauguette.

Conclusion : Un bâtiment à la structure banale à l'origine peut montrer une architecture sophistiquée.

 

        L'intérieur :
  Hélas, comme beaucoup d'églises, la porte ne s'ouvre pas. Je ne pourrai pas confirmer mes constatations. 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 11ème siècle, une église est construite (à vérifier).

* Au 13ème siècle, l'église est reconstruite.

* Au 15ème siècle, l'église est fortifiée (à vérifier).

* Au 15ème siècle, la voûte de la nef s'effondre.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Barthélémy) est libre et gratuite. La visite des dortifications intérieures est interdite.

 

Une église aux fortifications discrètes

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 07:30

 

Pour découvrir l'extérieur du château, veuillez cliquer ici.

 

 

Département 73 - SAVOIE

Plan virtuel du château de Thomas II

 

Le château :

     L'extérieur (suite) :

L'entrée

  Symbolisée par la lettre E sur la vue satellite, le bâtiment d'entrée n'est plus que le fantôme de la puissante construction médiévale qui devait être une tour-porte.

Comment puis je affirmer cela ?

   Il suffit de regarder ses pierres en étant  à genou dans le fossé. Évidemment, je ne vous montre pas les tours au 2ème plan mais la pierre "travaillée" devant.

   Vous êtes si perspicaces hoo mes merveilleux lectrices et lecteurs que vous avez remarqué le système de rotation pour le pont-levis nommé : Crapaudine.

    Entre les crapaudines et la grille d'entrée, il y a une surface représentant la tour-porte certainement munie de bretèche (voir vocabulaire), herse, double-vantail et assommoir. En fermant les yeux, je les vois mieux.

   Pour entrer dans ce site Savoyard, Le Dauphinois que je suis doit donner quelques piastres.

 

     L'intérieur

Le choc

    En entrant, je suis surpris par le nombre de pierres éparpillées pour un site ouvert à la visite. Dans ce chaos digne d'un film catastrophe Hollywoodien, je remarque de belles pierres sculptées et je m'amuse à imaginer leur fonction et dans quel type de bâtiment. 

Tout semble irréel dans ce château Savoyard !

 

Les quartiers d'habitation

   Ce qui est fascinant avec ce curieux château, c'est le nombre impressionnant de fenêtres et ouvertures de lumière donnant vers l'extérieur.

N'est pas incroyable !

* Incroyable car elles ont résisté au temps,

* Incroyable car elles sont incompatibles avec un château fort construit au 13ème siècle.

  La raison est évidente : Cette construction au centre de la Savoie, loin des frontières dangereuses, est un château de plaisance (avant la renaissance). Les tours devaient marquer le pouvoir, les fenêtres donnaient la lumière pour les nombreuses festivités que ce château a vues.

 

Luxe et confort

    Évidemment, avec les siècles, les belles pierres du château ont disparu, mais il est possible de voir quelques détails montrant le confort :

* Les jolies fenêtres à meneaux en croix sont larges avec un ébrasement (voir vocabulaire) pour mieux faire entrer le soleil.

* Les pierres des coussièges ont des formes rondes agréable à l'oeil et non blessantes.

* Les pierres des départs de voûte ou de passage de porte sont réalisées avec soin

  fortifications et habitats se marient avec élégeance

Est ce une salle souterraine ?

     Soudain, mon oeil d'aigle voit une salle enterrée avec une ouverture qui m'appelle : "Viens me voir Chevalier !".

   En réalité, ce n'est point une salle basse car il faut imaginer qu'il y a au moins un niveau sous mes pieds. Durant des siècles, les pierres des étages supérieures sont tombées relevant le niveau du sol.

  Lentement, je m'avance vers cette beauté. La salle voûtée est si sombre que mon téléphone portable ne peut pas l'immortaliser. Pourtant, le peu de lumière entrant montre la qualité de construction et l'harmonie des courbes. Avec sa position presque centrale et sa beauté j'ose prétendre que ce devait être une salle de réception (banquet ou accueil des hôtes).

 

La tour de défense T4

   Cette haute construction d'angle située coté Nord-Est me semble être la plus fascinante. C'est la seule possédant une tourelle escalier légèrement dépassante avec de multiples ouvertures de lumière.

 

Que la lumière soit, et la lumière fut.

Les entrailles de la tour T4

    Avec la lumière diffuse, le manque d'entretien et l'atmosphère poussiéreuse, l'intérieur de la tour est pour moi comme un puzzle qu'il faut reconstituer.

  Cela commence par les éléments de confort représentés par la grande cheminée puis aux étages par les fenêtres à coussiège unique.

   Évidemment une tour défensive se doit de posséder des archères (droites avec un large ébrasement) et surtout un système de circulation permettant d'accéder au chemin de ronde.

   En sortant, je remarque 2 détails classiques, logiques certes mais qui me fascinent toujours :

   * Un escalier,

   * Des latrines.

 

La tour T2

   Hélas, le temps et les hommes n'ont point épargné cette tour arasée et ouverte, je pressens que ses entrailles seront modestes.

   En entrant, je constate que les encoches pour soutenir les poutres d'un plafond sont au niveau du sol. Le travail de restauration et de fouille n'a pas encore commencé dans cette tour.

   Dans l'épaisseur du mur, quelques fenêtres ont été créées transformant cette tour en coquette habitation. Il est amusant de constater que pour accéder aux coussièges, il faut monter quelques marches.

   Même si la pluie a usé et fragilisé la pierre, de nombreux détails montrent le luxe de finition des encadrements.

Quel plaisir de regarder l'horizon dans une tour médiévale 

La tour T1

     Sur la documentation remise à l'entrée, cette haute construction est nommée : Tour de la Poterne.

  Elle comporte un musée didactique sur la gestion de l'eau et des espaces naturels. Depuis les étages la vue est magnifique sur :

* La tour Est (que j'ai nommée T2),

* Les magnifiques montagnes de Savoie et Haute Savoie,

* Le marais avec son centre d'observation des oiseaux.

 

 

Histoire du château :

* En 1248, Thomas II, Comte de Piémont, Comte de Flandre et de Hainaut, Comte de Maurienne et  frère du Comte Amédée IV de Savoie (voir liste Comtes de Savoie), appréciant se rendre au Prieuré du Bourget, fait construire proche du lac, une maison et un vivier. De nombreux historiens pensent que l'actuel château n'est pas celui construit par Thomas II.
* A la fin du 13ème siècle, le Comte (voir titre de noblesse) de Savoie Amédée V (fils de Thomas II) hérite du domaine. Il réalise de nombreux embellissements faisant, de la construction fortifiée, un lieu de plaisance.
* En 1365, en ce château le Comte Amédée VI reçoit l'empereur Charles IV.
* En 1377, après son mariage avec Bonne de Berry, le futur Comte Amédée VII passe sa lune de miel en ce château.
* Au début du 15ème siècle, les Ducs de Savoie délaissent ce site et préfèrent se rendre au château de Ripaille au bord du lac Léman.
* En 1427, pour préparer le mariage de sa fille Marie, le Comte Amédée VII reçoit en ce château le Duc de Viscomti.
* En 1438, le château est inféodé à la famille Seyssel.
* En 1456, le château est détruit par un incendie.
* En 1524, le château appartient à la famille de Neumours.
* Au 18ème siècle, le château est vendu à la famille Laurent.
* Au milieu du 18ème siècle (?), le château appartient à De Buttet, Baron du Bourget.
* En 1841, le vieux château ruiné sert de carrière de pierres.
* En 1849, la ruine est achetée par Louis de Buttet.Par cet acte, il sauve le château de sa destruction totale.
* En 1979, la municipalité achète la ruine puis réalise des travaux de consolidation et des recherches archéologiques.
* En 1983, les ruines sont classées aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du site derrière les grilles est envisageable. La visite payante du château est possible certains jours. Renseignez vous.

 

Le vivier médiéval est aujourd'hui une réserve pour les oiseaux

     

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 07:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgN'est il plus que l'ombre de lui même ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Mas Cabardès se situe à 25km au Nord de Carcassonne, à 14km au Sud de Mazamet et à 15km à l'Est de Saissac (voir son château).

     Coordonnées du bourg :

43° 22′ 18.12″ N 2° 21′ 47.16″ E
 43.3717°  2.3631°

 

Le château :  

     L'extérieur :

L'arrivée

    Est ce parce que j'ai entendu un oiseau chanter dans l'arbre ou simplement cherchais je de l'ombre dans cette région ensoleillée, mais le hasard a voulu que je lève la tête pour voir une colline fortifiée.

Pensez vous qu'une ruine soit posée ?

 

La découverte

    En contournant la colline j'entre dans la lumière. De ce coté, le soleil éclaire de mille feux une magnifique ruine posée au sommet. Avec mon oeil d'aigle, je perçois 2 détails :

- Un chemin montant vers mon Graal,

- Qu'en dessous du château, d'autres ruines apparaissent.

Est ce un village fortifié ?

 

La montée

     Durant la montée sur le chemin herbeux, des pans de mur apparaissent dont les fonctions m'échappent. 

Sont ce des remparts sur lesquels s'appuient des maisons ?

   Parfois, je crois voir une cave ou une grange, mais nul part il y a une trace d'un système défensif. La seule analyse que je peux faire est sur la petite dimensions des pierres et des angle pauvrement appareillés

   Puis, dans un virage, des archères droites (12ème siècle ?) me redonnent espoir !

  Même minimale, cette ruine offre une vue unique

La ruine castrale

    J'ai l'impression que la ruine du château se refuse à moi. Plus je monte et plus elle s'éloigne.

Joueuse serait elle ?

 

     L'intérieur :

         Dans l'ancien château il ne reste que peu. Je ne vois qu'un haut mur borgne presque sans âme. Aucune trace de crénelage, échauguette, bretèche, archère ou mâchicoulis (voir vocabulaire). Il reste si peu que je ne vais pas le décrire.

 Mais de là haut, la vue est incroyable. Je peux observer :

  - Les contours des bâtiments qui me semblaient énigmatiques durant la montée,

  - Puis le rempart défensif avec ses archères.

  - Et enfin les tours de défense qui se cachaient dans la végétation.

 

 

Histoire du château :

* Au début du 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre ou de glisser existe. Soyez très prudents. 

 

Bien qu'insaisissable, les salles sont partout dans cette ruine

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 07:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :
       Voyez vous la tour du connétable ?Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Benon est situé à 30km au Sud-Ouest de Niort, à 22km au Nord-Nord-Est de La Rochelle et à 12km au Nord-Nord-Ouest de Surgères.

     Coordonnées du bourg :

46° 12′ 20″ N 0° 48′ 51″ W
 46.205556°  -0.814167°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

  Mon dictionnaire des châteaux forts affirme qu'une belle tour existe dans ce bourg de Charente Maritime. Une brochure, récupérée dans un office de tourisme, m'informe que cette beauté se cache dans le parc de la mairie, proche du camping municipal.

   C'est donc logiquement que je suis la direction de ce panneau.

La voyez vous au milieu des arbres ?

Une ronde tour jouant avec l'ombre 

L'approche

    Lentement j'avance vers cette beauté ayant vu le Connétable de France Bertrand Du Guesclin. Elle n'a évidemment pas logé ce personnage, ce sont nos contemporains qui lui ont donné ce nom en hommage à ce Chevalier aussi courageur et fort que moi (si,si, il faut être courageux pour s'approcher des ruines où pierres peuvent tomber).

  Sous le soleil de Charente maritime agrémenté d'un vent léger, les ombres créent une animation me faisant croire que la ruine vit encore.

 

L'analyse  
     Du château fort, il ne reste qu'une tour arasée que les hommes "modernes" ont consolidé. Cette ronde construction n'était pas le donjon du château mais certainement une tour d'angle ou de protection de la courtine.

   Le sol peu dégagé, les arbres trop proches, le minimalisme de la construction ne me permet pas une analyse sérieuse et complète.

  Pourtant, à la base, il est possible de voir le départ d'un fruit, technique classique pour l'assise d'un tour.

   Au dessus d'une porte, quelques pierres me font penser à un départ de voûte.

 

        L'intérieur :
  Hélas, la porte ne s'ouvre pas, je ne pourrai pas visiter les entrailles de cette tour.

 

 

Histoire du bourg et du château :

* Vers 1096, un château fortifié est construit sur l'ordre de Guillaume IX, dit Le Troubadour.

* Au début du 12ème siècle, Benon appartient au Comte de Poitiers.

* Au 12ème siècle, la Duchesse (voir titre de noblesse) Aliénor d’Aquitaine donne la seigneurie de Benon à Raoul de Mauléon en échange de La Rochelle.

* En 1152, Aliénor épouse Henri Plantagenêt Comte d'Anjou, du Maine et de Touraine, Duc de Normandie (voir liste).

* En 1154, Henri devient Roi d'Angleterre, sous le nom de Henri II.

* Dans la deuxième moitié du 13ème siècle, le Roi de France (voir liste) Louis IX confisque les terres de Benon et l'annexe à la couronne de France.

* En 1337, début de la Guerre de Cent ans.

* En 1362, les armées du Roi de France commandées par Du Guesclin chassent les Anglais. Le château est réparé.

* En 1378 le roi de France Charles V érige Benon en Comté.

* Au début du 15ème siècle, par mariage, Benon appartient à la famille d'Amboise.

* En 1485, Françoise d'Amboise décède sans héritier. Sa soeur, mariée à Louis Ier de la Trémouille, hérite de Benon. Cette famille garde ses droits jusqu'en 1763.

* Dans la seconde moitié du 16ème siècle, début des Guerres de Religion. Les Protestants attaquent et détruisent le château défendu par les Catholiques.

* En 1767, Marie Victoire Hortense de la Tour d'Auvergne vend le site à Henri Léonard Jean Baptiste de Bertin (qui est entre autre seigneur de Brantôme).

* En 1800, Léonard Axis de Bertin vend Benon au Baron Henri François Joseph Chapelle.

* Vers 1820, Zoé Victoire Talon, Comtesse du Cayla, achète le site à Adrienne Renée Ursule Jourdan de Launay. Elle fait construire un château.

* Vers 1920, Henri Arnaud Castillon du Perron cède le château à la municipalité. Aménagement d'une mairie et d'une école.

* En 2001, la vieille tour médiévale (15ème siècle) est restaurée.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la tour est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Le fantome du château surveille le camping

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 07:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgPresque rien... Mais beaucoup pour moi !

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

       Le village de Mas Saintes Puelles se situe à 7km à l'Ouest de Castelnaudary.

  Coordonnées du bourg :

43° 18′ 51″ N 1° 52′ 39″ E
 43.314167°  1.8775°

 

    Toponymie :

      Au 3ème siècle, des jeunes femmes recueillent le corps de Saturnin, 1erévêque de Toulouse martyrisé, pour lui donner une sépulture chrétienne. Ces "Puelles" sont bannies de la cité. Elles s'établissent dans un lieu qui prendra ce pseudonyme.

 

Les vestiges 

     L'extérieur :

Pourquoi le choix de ce site ?

    Le but de ce blog est de montrer l'étendu de la richesse médiévale défensive. Le web regorge d'articles sur les châteaux forts très connus et médiatisés. J'ai donc préféré orienter mes proses sur des bourgs peu connus et des sites fortifiés rarement décrit.

   Bien que les vestiges de Mas Saintes Puelles soient minimaux, ils méritent d'être exposés sur la "toile".

 

Les vestiges

     Au dessus des toits, d'épais murs se dorent au soleil. La taille des pierres et la qualité de construction montrent que ces murs ont été édifiés avec soin. Mais il n'en reste pas assez pour en déterminer la fonction. Il est même impossible de déterminer si cela est une défense, car il n'y a ni archère, ni crénelage, ni mâchicoulis (voir vocabulaire).

   Quelques maisons gardent encore les traces de riches habitants.

 

     L'intérieur :

          Il n'y a rien à visiter, ce ne sont que des pans de mur.

 

 

Histoire du bourg :

* En 1209, début de la terrible croisade des Albigeois qui n'épargnera pas ce bourg. 
* Au début du 14ème siècle, construction de remparts entourant le bourg.
* Vers 1355, le terrible Prince Noir attaque la cité.
* Au 16ème siècle, durant les guerres de Religion, les catholiques attaquent la cité protestante.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est impossible. 

 

Magnifique et énigmatique !

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 04:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :
       Voyez vous une église fortifiée ?Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Guitinières est situé à 55km au Sud-Ouest d'Angoulème, à 40km au Sud-Sud-Est de Saintes et à 7km à l'Ouest de Jonzac.

     Coordonnées du bourg :

45° 26′ 32″ N 0° 30′ 33″ W
 45.442222°  -0.509167°

 

L'église : 
        L'extérieur :
Est ce le bon endroit ?

   En arrivant dans le bourg, certain de découvrir une église fortifiée, je me plante devant le bâtiment avec les yeux d'un castellologue-amateur. Hélas, je ne vois qu'un chevet Roman et en arrière plan un clocher carrée. L'ensemble est d'une architecture si classique que j'imagine m'être trompé de cité.

Pensez vous que cette église ait pu être fortifiée ?

 

Le chevet

   En le contournant, je constate que le chevet a subi quelques détériorations. Seule une infime partie possède des arcs Romans superposés ainsi que des modillons très expressifs et de beaux chapiteaux sculptés.

  Tout cela est harmonieux, mais ne satisfait pas pleinement un Chevalier-Castellologue-Amateur.

 

Où sont les fortifications ?
    Lorsqu'un bâtiment résiste à ma brillante et lumineuse "intelligence" , je prends un peu de recul pour mieux l'embrasser. Je constate que le clocher est de la même époque que le chevet. et comme je l'avais imaginé, cette église a été modifiée et aménagée durant des siècles. Plusieurs styles d'architecture cohabitent.

    Le haut bâtiment blanc sur la gauche s'appuie sur les bases du clocher et cache quelques arcades.

Avez vous remarqué le détail qui me met en joie  ?

    Cette construction, aux parements d'angle de belle qualité, possède trois ouvertures ressemblant à des systèmes défensifs.

Mes yeux se troublent devant cette beauté 

Le choc

   Je suis si heureux que je retourne vers mon destrier pour lui communiquer ma joie quand soudain, il oscille de la tête pour me montrer....

Wahou, que c'est beau !

    Sous le toit, sur toute la longueur de la nef, un crénelage me prouve l'existence d'une impressionnante salle de repli défensif.

 

Analyse du système défensif

    Même si ce système défensif est loin d'être parfait, il est homogène :

 * De petites fenêtres en hauteur et peu larges ne permettant pas à l'assaillant d'entrer.

 * De puissants contreforts à larmier pour consolider le mur et renforcer les angles.

 * Des ouvertures permettant la défense mais aussi le guet vers l'horizon. Je suppose qu'il y a 5 siècles, des mantelets (voir vocabulaire) protégeaient les défenseurs.

Avez vous remarqué la différence de dimension et qualité des pierres entre mur et merlons ?

  En prenant du recul, je suis étonné par la longueur défensive de la nef. Même si elle est dépourvue de système défensif de près (comme des mâchicoulis ou des gargouilles), je suppose que plus d'un "vil brigand" a du réfléchir avant d'attaquer une église aussi défensive.

 

Le portail

     Avec autant de créneaux sur la longueur, je m'attendais à un portail très défensif avec bretèche (voir vocabulaire) et chemin de ronde.

Que nenni !...   Je suis admiratif devant la beauté Romane et la sobriété.

  Les voussures sont partiellement décorées par des motifs géométriques mettant en valeur l'archivolte. L'ensemble repose de chaque coté sur quatre colonnes aux chapiteaux magnifiquement travaillés.

Un choeur chaud d'époque Romane 

        L'intérieur :

J'entre

Comment imaginez vous l'intérieur de l'église ?

  Je pousse la porte et..... tout est épuré. La couleur blanche augmente cette sensation. Évidemment, je ne suis pas dans une cathédrale Gothique flamboyant mais dans une église Romane avec une luminosité diffuse. Cela est dû aux petites fenêtres haut perché.

 

Le choeur

    Le choeur est d'une grande simplicité tout en étant gracieux. Je suis vraiment amoureux de l'art Roman. La voûte et la coupole sont fascinantes, mais volontairement je ne les montre pas pour vous laisser la surprise.

 

Une dernière surprise

    Pensant avoir tout vu, je me dirige lentement vers la sortie en jetant un regard rapide  mais attentif sur les 2 chapelles latérales. Soudain, je vois une porte basse dans le mur.

Quelle est sa fonction ?

  Je vous donne un indice.

Avez vous trouvé ?

    Évidemment, cette porte donne accès à la tour escalier grimpant vers la salle défensive. Hélas, elle est fermée. Il ne me reste que le rêve pour gravir vers mon Graal.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 15ème siècle, fortification de l'église. La chapelle Gothique coté Nord daterait de cette époque (à vérifier).

* Au 16ème siècle, modification de l'église ainsi que la salle de repli.

* Au 18ème siècle, la chapelle Romane coté Sud est détruite puis remplacée par une chapelle plus "moderne".

* En 1925, certaines parties de l'église sont classées aux Monuments Historiques.

* En 2000, d'autres parties de l'église sont inscrites aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Romain) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Quelle gigantesque salle de repli !

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 07:30
 

  D'après certains "experts" sachant lire dans le futur, le fin du monde est proche. Elle est si proche qu'il nous resterait que 2 semaines à vivre.

  Il semblerait que les livres "sacrés" donnent l'emplacement où l'humanité sera sauvée.... à condition de se rendre en ce lieu avant le cataclysme évidemment.

  Je sais où se trouve cette arche de quiétude, lieu unique et incroyable  . J'y suis allé pour voir.... non pas des prédicateurs... mais un château fort très ruiné.

  Je vous présente, en ce jour du 12/12/12, le bourg de la "fin du monde".

 

 

Département :  11 - AUDE
 

Le bourg

     Situation :   (--> le voir sur une carte) Voila une ruine ruinée...hummmm

       Le village se situe au pied du plus haut sommet des Corbières (1241 m), à 15km à l'Est du château de Quillan, à 70km au Sud-Ouest de Narbonne et à 50km au Nord-Ouest de Perpignan.

     Coordonnées du bourg :

42° 52′ 41″ N 2° 21′ 7″ E
 42.878056°  2.351944°

 

Le château :  

     L'extérieur :

La découverte

     Ce n'est pas un nid d'aigle perché sur un pog, c'est un château de plaine protégeant le petit village et les habitants. (voici un autre exemple de château de plaine).

    De loin, le bâtiment dépasse les fermes et les maisons individuelles, et semble massif. En se rapprochant, la physionomie change. C'est un enchevêtrement de murs d'époque différente (800 ans de construction) en ruine. 2 ensembles sont très typés :

        - Le mur de courtine,

        - La tour d'angle.

 

Le rempart 

    Avec un regard de "chercheur de pierres" et un peu d'imagination, il est possible de voir un rempart  entourant le château (et peut être le village). Les multiples constructions des 2 derniers siècles ont supprimé de nombreuses traces.

 

Le mur Est

    Ce mur devait être la courtine Est entre 2 tours carrées. Aujourd'hui elle est 'accrochée' sur le coté Nord à une tour en mauvais état, et coté Sud par..... rien.

    Les différentes époques de construction du château se retrouvent sur ce mur. Elles sont facilement visibles :

1 - Toute la partie centrale est construite en appareil assez grossier, elle comporte 2 archères à fente droite datant certainement du 13ème siècle.

Ce mur comporte aussi 2 autres ouvertures. L'une ressemble à une canonnière très abîmée par les années, l'autre semble être une fente de tir (à moins que cela fut une évacuation d'eau usée ?).

2 - La partie gauche et l'angle sont de facture plus récente (16ème siècle ?). Les pierres sont bien taillées et assemblées harmonieusement.  A 5 mètres de haut, l'angle comporte la base d'une tourelle de flanquement (ou échauguette). Ce triple encorbellement très soigné donne un luxe à cette façade un peu trop linéaire.

   Dans la partie supérieure du mur, de jolies fenêtres à grande ouverture devaient donner une belle lumière au 16ème siècle.

 

La tour

    Elle est plantée fièrement au Nord-Est et a une largeur de 6 mètres. Comme le mur, sa partie rectiligne est composée d'appareil assez grossier, seuls les angles sont très soignés. Elle comporte 4 niveaux :

  * Le 1er niveau, qui est le rez de chaussée servait de citerne (c'est ce que m'a dit un habitant, curieux de voir un touriste attaché autant d'importance à SA ruine dans un pays qui comporte tant de châteaux plus connus). Les murs feraient 1,5 m d'épaisseur et la voûte serait percée d'un trou pour puiser l'eau (je n'ai rien vu mais le Bugarachois était tellement véhément que je n'ai aucun doute sur ses informations).
  * Le 2ème niveau comporte des bouches à feu. Elles servent aujourd'hui de 'niche' pour oiseaux ou 'pot' pour plante grimpante .Cette étage possède aussi les vestiges de la porte d'entrée avec corbeaux (à moins que cela soit les latrines) .
  * Le 3ème niveau devait être un habitat, car de grandes fenêtres à meneau en croix sont visibles. Pour consolider la ruine, elles sont aujourd'hui bouchées.

 

     L'intérieur :

  Les murs s'étant effondrés, le site ayant été transformé en ferme, puis en petit jardin paysager, il n'y a pas vraiment de conclusion à tirer sur les entrailles du logis.

 

 

Histoire du château :

* Au 1er siècle, les Romains exploitent les mines aurifères.
* En 889, le site nommé "Villa Bugaragio" appartient à l'abbaye de Saint Polycarpe
* En 1209, début de la croisade des Albigeois le village ne semble pas inquiété, il n'héberge pas des 'parfaits' connus ou militants.
* En 1231, après la défaite des Cathares, le site de "Bugraragium est dans le fief de Pierre de Voisin, compagnon d'arme de Simon de Montfort. Curieusement, aucun château figure dans l'acte.
* En 1347, le site se nomme "Bugaragium".
* En 1576, durant les guerres de religion, le village de "Bugaraich" et son 'château' sont le théâtre d'affrontements importants.
* En 1713, la carte de Roussel, recensant les fortifications, identifie "Beugarach" comme un village fortifié.
* En 1756, début de la guerre de sept ans. Quelques soldats Bugarachois sont faits prisonnier, et sont "déportés" en Pologne. Ils apprennent  la confection des chapeaux. Cet acte fera, au retour des prisonniers, la fortune du village.
* En 1815, la carte de Cassini (autre recensement) précise que les fortifications du village sont en état.
* Au 20ème siècle, le château est transformé en ferme. Les fortifications de la ville ont presque disparu.
* Au 21ème siècle, la tour s'écroule, elle est consolidée provisoirement. La visite de l'extérieur est gratuite, mais attention aux pierres, en bas .........et en haut. 

 

La bouche à feu est un joli pot de fleur

 

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 07:30

 

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

L'église est comme une tour de surveillance !    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La petite commune de Trémolat est située à 80km à l'Est de Libourne, à40km au Sud-Sud-Est de Périgueux et à 28km Est-Nord-Est de Bergerac.

   Coordonnées du bourg :

44° 52′ 33″ N 0° 49′ 50″ E
  44.875833°  0.830556°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

    Le village possède 2 églises, mais mon regard de Castellologue-amateur n'en voit qu'une. La plus grande, la plus puissante, celle qui justifie mon déplacement se détache incroyablement dans le ciel bleu.

  Cette église m'a tant  étonné que je vais vous la montrer, non pas chronologiquement ni classiquement, mais par mes interrogations et stupéfactions.

 

Ma 1ère surprise

Que pensez vous que cette haute construction soit ?

  Comme vous pressentez le piège dans ma question, je vous vois hésiter puis ne pas me répondre.  Ce n'est :

* Ni le clocher (pourtant sa hauteur le laisserait penser),

* Ni le chevet (bien que sa position sur l'image au bout de la nef le suggérerait),

* Ni le narthex (car l'entrée n'est pas de ce coté).

   Cette puissante construction très anguleuse avec des fenêtres haut-perchés, puis sous le toit ce que je pense être une salle de défense et de repli (avec peut être un hourdage) est : Le transept.

Incroyable n'est il pas !

Transept et choeur sont plus hauts que la nef ! 

Ma 2ème surprise

    Je suis certain que si je vous avais présenté cette vue en affirmant que c'était un château fort, vous ne m'auriez pas contredit. Le gothique avec ses arcs-boutants, ses fenêtres à remplage et ses flèches sculptées n'est pas parvenu jusqu'à cette église.

    Cette architecture est orientée vers la simplicité (c'était l'église du monastère) et surtout pour la défense. Les contreforts plats ne créent pas d'angle mort. Les quelques fentes verticales (archères) semblent couvrir toutes les possibilités de tir pour repousser un assaillant.

 

Ma 3ème surprise

       Le transept et le choeur sont beaucoup plus hauts que la nef.

Incroyable n'est ce pas !

Quelques détails m'invitent à la réflexion

  * Pourquoi les contreforts de la nef sont si profonds en comparaison de ceux des autres bâtiments ?

  * Quand ont été percées les fenêtres dans les contreforts ?

  * Pourquoi ne pas les avoir mises dans les parois ?

  * L'ouverture dans le clocher signifie-t-elle que la nef était plus haute facilitant le passage défensif entre les bâtiments ?

 

Le clocher-porche

    Le clocher-porche de 25m de haut semble avoir été remanié pour donner une "âme" plus religieuse que guerrière, même s'il semble évident que les 2 ouvertures de la façade aient été conçues pour la défense. Je suis pourtant étonné de ne pas voir de trace de bretèche (voir vocabulaire ).

    Il est temps maintenant d'entrer dans cette incroyable église fortifiée.

 

    L'intérieur :

Entrée interdite au Chevalier

     En entrant dans l'église, je comprends de suite que les fortifications ne seront pas visitables. Je tente quand même une montée des marches (et pourtant je ne suis pas à Cannes  ). Hélas, point de "bonté Divine" crée le miracle de la porte qui s'ouvre.

   Je descends les marches et je contemple cet édifice de 800 ans, immense, majestueux, surprenant avec son voûtement  de coupoles. Je suis surpris par autant de blancheur alors que décors j'aurais espérés. Soudain, comme attiré par un aimant  de beauté, mes yeux se posent sur le fond de l'église.

 

Les peintures murales

Au Moyen Âge, comment faire venir les villageois dans une église ?

Et comment expliquer à ceux qui ne savent pas lire, Bible et Évangiles ?

 La solution est simple : Faire "une bande dessinée" colorée.

     Ne criez pas au sacrilège en lisant ma prose, il m'a toujours été dit qu'un bon dessin est mieux qu'une mauvaise démonstration. Les couleurs, les postures, les personnages, les lieux, tout est explicite dans ces peintures datant du 14ème siècle. Je suis certain que vous êtes capable de m'expliquer cette image.

   Je vous laisse le choix entre :

* L'entrée du Christ à Jérusalem,

* La Cène,

* Le baiser de Judas.

 

Que de merveilles !

   En cliquant sur l'image, je vous laisse admirer ces fresques. Pendant ce temps, je quitte l'église fortifiée sur la pointe de mes chausses.

 

&Zglise de Trémolat : peinture murale église fortifiée de Trémolat : peinture murale Eglise de Trémolat : Peintures murales

 

 

Histoire de l'église et du bourg :

* En 507, bataille de Vouillé. Après sa victoire, Clovis (voir liste des rois) donne le Périgord à Felix Aureolus. Il choisit Trémolat comme ville résidentielle.
* En ce 6ème siècle naissant, un monastère est construit. Il est certainement fortifié.
* En 778, une "légende" prétend que Charlemagne passe à Trémolat et donne au monastère "une chemise de l'Enfant Jésus".
* En 852, le Roi (voir titre de noblesse) de France, Charles le Chauve, confirme la donation du monastère de Trémolat à l'abbaye de Saint Cybard.
* Au 9ème siècle, l'église monastique es dédiée à la Sainte Vierge.
* Au 12ème siècle, construction de l'actuelle église sur les ruines de l'ancien lieu de prière détruit par les invasions Normandes.
* Au 13ème siècle, par la présence de son monastère, Trémolat a une économie prospère.
* A la fin du 17ème siècle, par un manque d'entretien, l'église est fissurée à de nombreux endroits.
* Au début du 18ème siècle, Guillaume d'Alesme ordonne les travaux de consolidation de l'église.
* Vers 1792, les moines sont chassés par les révolutionnaires (à vérifier) et l'église est vendue comme bien National.
* En 1801, le Concordat permet de sauver cette église qui devient paroissiale.
* Durant la première moitié du 19ème siècle,de nombreux travaux de consolidation et restauration sont entrepris.
* En 1913, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* En 1970, Claude Chabrol tourne le film : Le Boucher. L'église apparaît furtivement dans certaines scènes.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Nicolas) est libre et gratuite . La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Voila une bande dessinée de 1000 ans !

 

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