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Ombre et lumière

9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 07:30

 

Département 61 - ORNE

 Voyez vous un manoir fortifié ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de La Rouge est situé à 60km au Sud-Ouest de Chartres, à 50km au Sud-Est d'Alençon et à 8km au Sud-Ouest de Nogent le Rotrou.

   Le manoir de la Gauberdière est situé à 1.5km au Nord-Ouest de La Rouge.

     Coordonnées du manoir :

48° 17′ 25.66″ N 0° 41′ 31.031″ E
  48.290461°  0.691953°

 

       Origine du nom :  (--> voir initiation à la toponymie)

  La famille Gaubert fait construire ce manoir devenant avec les années, la Gauberdière.

 

La maison forte : 
        L'extérieur :
Préambule

    Notre beau royaume de France possède de nombreux manoirs. Certains, construits à la fin du moyen âge avaient pour fonction de montrer une "richesse" ou une reconnaissance seigneuriale. Ces manoirs possédaient souvent une ou deux tours très faiblement fortifiées.

  Par ce blog, je ne vais pas vous montrer toutes ces constructions, cela serait lassant  et peu instructif. Mais il est important de vous faire connaître ce type de construction et surtout vous montrer la difficulté à les photographier.

Un croqui très discret réalisé par Arianne Machie 

Où est elle ?

    Mon dictionnaire des fortifications médiévales m'informe qu'une maison forte, nommée souvent manoir, existe en ce lieu. Ne disposant pas d'une carte IGN très précise, je dois scruter l'horizon pour trouver cette beauté médiévale.

   Isolé au milieu des champs, il me semble reconnaître le bâtiment. Pour être certain, je quémande à mon ami James Bond de me prêter un de ses satellites.

 

La certitude

    Grâce à la vue satellite, je peux m'orienter. En zoomant un peu, je peux affirmer que le bâtiment face à moi est bien le manoir de La Gauberdière.

 

Description du manoir
      Composition du manoir :

* Situé au fond d'une cour, un corps de logis comprenant une aile rectangulaire sur laquelle est accolée une tour-escalier octogonale,

* Au Nord, attenant au corps du logis, un petit bâtiment de service,

* Au sud, une série de communs.

 

        L'intérieur :

  Le manoir est une propriété privée non visitable.

 

 

Histoire de la maison forte :

* A la fin du 15ème siècle, une ancienne famille originaire du Perche fait construire un manoir fortifié.

* Au 16ème siècle, aménagement du bâtiment et construction d'une chapelle.

* Au 18ème siècle, les communs sont remaniés.

* En 1995, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la route est libre et gratuite. La visite de la propriété privée est interdite.

 

Un manoir très secret

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 07:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  Quelle incroyable église !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Montcornet est situé à 50km au Nord de Reims, à 30km au Nord-Est de Laon et à 17km au Sud-Est de Vervins.

  Coordonnées de l'église :

49° 41' 37.903" N 4° 1' 4.404" E
 49.693862  4.01789

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

    En arrivant dans ce bourg de l'Aisne, je me suis dit :

"Diantre... Quelle imposante église ! "

   Ses dimensions en font certainement la plus grande église du Thiérache, de plus elle est fortifiée. Je pressens que je vais passer au moins 4 heures à déguster chaque pierre et chaque brique.

  Conseil du Chevalier : "Prenez un petit café et une part de gâteau car la découverte de cette beauté millénaire va être longue".

Les fleurs se pâment devant l'église fortifiée de Montcornet 

L'enquête commence

     Contrairement à beaucoup de constructions de l'Aisne, cette église est en pierres. Il y a quelques "pansements" (de consolidation) en briques ainsi que des ajouts de bâtiments bien rouges, mais l'église de Montcornet est une des rares du Thiérache en pierres taillées.

   L'église possède de nombreux systèmes défensifs d'efficacité et de dates de construction bien différentes.

 

Échauguettes

   Sur plusieurs façades, au sommet des hauts et fins contreforts à larmiers, sont posées des échauguettes (voir vocabulaire) en briques. La couleur rouge choque sur cette grise construction religieuse.

Est ce pour indiquer aux attaquants la puissance du site ?

  Il n'en est rien. Ces rondes petites tours ont été construites après l'époque médiévale, les fentes de tir en sont la preuve.

 

Bretèche

   Pour se défendre de loin d'un vil attaquant, les fentes de tir suffisent.

Mais s'il est aux pieds du mur, que faut il ?

   Évidemment, vous avez deviné qu'il est préférable d'avoir une bretèche.

 

Salle de repli

    Comme je suppose qu'une salle de repli existe sous les toits, je suppose que la construction en encorbellement devait aussi servi de latrines.

Mais comment monter dans une salle si haute ?

  La réponse m'est donnée en regardant cette façade. Il y a une tour-escalier avec puits de lumière et une archère.

 

Est il possible d'entrer dans cette église ?

Y a t il d'autres systèmes défensifs ?

   Sur les murs, tours et contreforts de cette église, il y a des ouvertures de tir partout, je n'ai pas assez de doigts pour les compter !

  Par exemple sous un enfeu, il y a une petite canonnière avec un large ébrasement extérieur pour améliorer le tir.

 

La façade d'entrée

   La partie la plus vulnérable d'une fortification est l'entrée. Dans un château fort, elle fait l'objet de beaucoup d'attentions.

Qu'en est il pour cette église fortifiée ?

   En la regardant, je comprends que cette construction religieuse a bénéficié des astuces défensives de "mes" châteaux :

Au dessus : Une sorte de crénelage avec chemin de ronde couvert (c'est la salle de repli).

* Sur les cotés :  Deux tours assurent la surveillance et la protection de l'entrée mais aussi des courtines latérales. Sur la partie brique, elles disposent de fentes couvrant toute la largeur de l'attaque.

* Sur la base des tours : Il y a des fentes de tir avec une forme peu classique. Leur ébrasement permet un tir en bas.

Aviez vous déjà vu ce type d'architecture ?

  Cette curiosité se remarque sur plusieurs systèmes de tir. Ils sont complémentaires aux fentes verticales (qui ne doivent pas être que pour le tir mais aussi pour la lumière de l'escalier).

 

Le porche d'entrée

    Comme il n'y a pas de défenseur dans les tours et que je viens en ami, c'est en sécurité que j'ose monter lentement les marches vers l'imposant portail. Le décor de la voûte est magnifique, les sculptures sur le fût des colonnes sont riches et certaines sont datées. Mais ces beautés m'ont fait oublier de regarder les fentes de tir pour fusiller les attaquants espérant enfoncer les vantaux avec un bélier.

N'est ce pas une église fortifiée incroyable ! 

 

    L'intérieur :

 Pour découvrir les entrailles de cette magnifique beauté, je vous invite à.... cliquer ici.

 

 

Césame... Ouvre toi !

 

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 07:30

 

Département :  27 - EURE

 

Le bourgCe dessin est une promesse de beauté castrale

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le petit bourg de Vascoeuil est situé à 50km au Sud-Sud-Est de Dieppe, 20km à l'Est de Rouen et à la frontière avec le département de la Seine-Maritime.

   Coordonnées :

49° 26′ 48.12″ N 1° 22′ 44.04″ E
 49.4467°  1.3789°

 

Description du château 

     L'extérieur :

La découverte

    En voyant la pancarte du château de Vascoeuil, j'imagine déjà mon bonheur de voir (enfin) un château qui n'est point en ruine. Curieusement dans ma brochure, cette construction est nommée : Château de La Forestière.

 

Il semble inaccessible

     Au loin, derrière une architecture typiquement Normande, je discerne une fine construction au dessus des arbres. N'étant pas satisfait de cette vision, je contourne le site pour tenter d'en découvrir  un peu plus. Mais le château se cache de moi. Je décide donc de l'aborder de face.

Que de couleurs !  

La surprise

Quel incroyable spectacle !

   Au bout de l'allée, 2 bâtiments aux formes et couleurs opposées me regardent. Le plus proche est un ancien colombier du 17ème siècle en briques rouges. Avec ses rayures en arrête de poisson, il semble tourner comme un moulin à vent.

  Au fond, dans sa parure plus grise et pourtant si lumineuse, le château de La Forestière m'invite au voyage.

 

Plusieurs siècles d'architecture

   La différence de qualité et de pose des pierres me fait comprendre que ce château a été très remanié durant les siècles. Les larges fenêtres n'ont point été posées au Moyen Âge, et la façade ne comporte aucun signe de système défensif.

 

Je vois des défenses

   La tour polygonale surprend accolée à l'architecture très rectiligne du logis. A sa base, je suis heureux de voir une petite canonnière.

Y a t il d'autres systèmes défensif ?

  Mon oeil de castellologue-amateur scrute chaque pierre, chaque joint, chaque angle car j'ai le secret espoir de découvrir une fente pour m'émerveiller. Hélas, je ne peux que me pâmer devant le rond chemin de ronde posé sur des corbeaux. Je ne pense pas que mâchicoulis (voir vocabulaire) il y avait.

 

     L'intérieur :

         Je me présente devant la grille et... hélas, point de visite est possible ce jour. Il n'y a pas de jolie caissière dans le bâtiment  à l'entrée. Découvrir l'extérieur de ce château Normand est déjà un grand plaisir, je ne repars pas trop triste.

 

 

Histoire du château :

* Au 14ème siècle, construction d'un château fortifié. Certains historiens supposent que cette construction serait plutôt du 15ème siècle.
* Au 16ème siècle, modernisation du château en résidence d'agrément.
* Au 17ème siècle, construction du pigeonnier.
* Au 19ème siècle, Jules Michelet s'installe au château et écrit une partie de son oeuvre : L'Histoire de France.
* En 1944, le château est classé aux Monuments Historiques.
* A la fin du 20ème siècle, le château d'habitation est transformé en centre d'art et d'histoire. Il accueille des expositions temporaires d'artistes contemporains reconnus et rend hommage à Michelet.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du site est libre et gratuite depuis la route. La visite de l'intérieur et des jardins est payante. Veuillez vous renseigner sur les horaires.

 

Y a t il une princesse enfermée dans la tour ?

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 07:30

 

Pour découvrir l'extérieur de cette incroyable église, veuillez cliquer ici.

 

 

Département 16 - CHARENTE

 

L'église : 
        L'extérieur :  (suite)

Le portail

http://idata.over-blog.com/0/23/09/69/chateau/16-17-79-86/16-charente/berneuil_eglise/berneuil-45.jpg

   Lentement, je m'avance vers la façade d'entrée tout en dévorant chaque centimètre carré de cette église à l'architecture si unique.

Le portail est magnifique !

   Au sommet, j'admire :

* La sculpture de la crucifiction avec Marie et Saint Jean,

* Puis sur la gauche, un dragon posé sur le contrefort.

   La façade du portail comprend deux parties distinctes :

* La partie basse du portail avec 3 arcades à voussures dont les 2 extérieures sont borgnes.

* En partie supérieure, il y a 5 arcades à voussure dont une seule est ouverte.

Avez vous remarqué la position des contreforts d'angle ?

  Ils semblent avoir été construits après la réalisation de la façade (sinon je ne m'explique pas qu'ils cachent les belles arcades).

http://idata.over-blog.com/0/23/09/69/chateau/16-17-79-86/16-charente/berneuil_eglise/berneuil-44.jpg

 

Le portail - détail

   Le tympan des arcades possède des sculptures de lion, d'animaux fantastiques et d'oiseaux. Je ne reconnais pas la signification de récits bibliques ou évangéliques.

 

Sont ce des licornes entrelacées ? Est ce un lion ou un dragon ? Sculptures très imagées

 

   Avant d'entrée, je m'imprègne du plan de l'église.

 

        L'intérieur :

Quelle blancheur !

    En entrant, je suis surpris par l'atmosphère "sans saveur". Le blanc immaculé règne et aucune statut ou sculpture coloré vient rompre cette monotonie. Seul l'autel très éclairé laisse entrevoir une différence de ton.

 

Des peintures

  La surprise passée, je cherche les détails que toutes églises possèdent. Les colonnes des fenêtres Romanes ne comportent pas de chapiteaux sculptées, mais elles sont peintes. Chacune possède une représentation géométrique unique qui semble avoir été faite par "des enfants" ou des dessinateurs sans grand talent. Cette fraîcheur est fascinante. 

 

Colonne romane avec dessins géométriques Le Roi Saint-Louis et sainte Appolonie Colonne romane peinte

 

Des murs peints

   Certains murs sont encore décorés de "faux appareils" avec quelques représentations de fleur de lys ou de rose. Mais le plus surprenant est le dessin d'un homme et d'une femme :

* La femme, avec dans sa main droite une pince tenant une dent, est reconnaissable : Sainte Appolinie.

* L'homme est identifiable : C'est notre bon roi Saint Louis (voir liste des rois).

    Le plus étonnant est que l'une vivait au 3ème siècle, alors que l'autre régnait au 13ème siècle.

Fascinante rencontre !

 

Pourquoi y a-t-il une bande noire ?

    Si vous avez été un peu attentifs à la lecture de mon blog, vous savez que cette bande noire avec ses dessins colorés se nomme : Une litre funéraire. Deux détails me surprennent :

1 - En général, la litre ne comporte qu'une seule ligne de blason (voir exemple dans l'église fortifiée d'Authon). Il semble que la superposition soit due à un ajout ultérieur : Deux niveaux.

2 - La litre sur le mur Nord porte les armes de la famille : Le Tellier. D'après ma brochure, le blason le plus représentatif est celui de Michel Le Tellier, Baron de Barbezieux et confesseur de Louis XIV (voir liste des rois).

  Heureux de toutes ces découvertes, je me dirige vers la sortie tout en admirant la croisée de transept. 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au milieu du 14ème siècle, la Guerre de Cent ans fait rage. Pour protéger la population, l'église est rehaussée.

* Au 15ème siècle, le mur coté Nord est renforcé par un puissant contrefort.

* En 1614, les habitants offrent une cloche à l'église.

* En 1914, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* En 1950, début d'une campagne de réfection des vitraux.

* Au 20ème siècle, des travaux de restauration ont mis à jour des peintures sur les murs et des sarcophage sous les dalles de la nef.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Une église peut classique et passionante

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 07:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgLa butte est porteuse d'une ruine castrale

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Montlaur se situe à 45km à l'Ouest-Sud-Ouest de Narbonne et à 8km au Sud de Capendu.

  Coordonnées du bourg :

43° 7′ 50″ N 2° 33′ 31″ E
 43.130556°  2.558611°

 

Le château :  

     L'extérieur :

La découverte

    Sachant qu'une ruine de château fort existe dans ou proche du village, il est assez facile de deviner que la colline surplombant les maisons soit le site de mon Graal.

  La présence d'un ruisseau à ses pieds confirme mon hypothèse.

Un rempart s'appuyant sur la colline 

Un rempart

    Au bas de la colline, un mur composé de petites pierres taillées s'appuie sur le rocher. J'opte pour le 1er rempart médiéval. Même si des constructions modernes sécurisent le site, il ne fait aucun doute qu'il y a de nombreux siècles, les hommes ont contruit un mur de protection qui se voulait "infranchissable" et consolidant les défenses castrales.

 

     L'intérieur :

Que reste t il ?

     En attaquant (pacifiquement) la montée vers le sommet de la colline, je ne vois que de l'herbe verte, des arbres et des parois rocheuses. Je ne m'attendais pas à voir une incroyable ruine avec des tours flanques, des bretèches, des mâchicoulis (voir vocabulaire) mais entre tout et rien, il y a une nuance.

 

Espoir ?

    Proche du sommet, je vois quelques pierres sur le sol.

Sont ce les prémices d'une découverte ou simplement les vestiges d'une construction ?

  J'ai beau mettre ma truffe dans l'herbe et solliciter tous mes sens, je ne vois aucune trace de l'ancien château fort. Je me console en admirant le paysage, seule richesse de ce site oublié.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, les batailles entre le Comte (voir titre de noblesse) de Toulouse et le Comte de Barcelone sont fréquentes. Se situant sur la route d'Aquitaine, Montlaur craint les représailles. Pour éviter d'être massacrés par l'un des 2 camps, les seigneurs du pays des Mattes font construire un château fort sur la colline. 
* En 1209, débute la terrible croisade des Albigeois.
* Vers 1210, l'armée royale de Simon de Montfort attaque et s'empare du château.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite.

 

Je vois jusqu'au bout du monde

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 07:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

  Ce dessin est le dessein de ma journée

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg d'Authon-Ebéon est situé à 60km au Nord-Ouest d'Angoulème, à 40km au Sud-Est de Rochefort, à 20km au Nord-Ouest de Gognac et à 9km au Sud-Ouest de Matha

     Coordonnées du bourg :

45° 50′ 13″ N 0° 24′ 26″ W
 45.836944°  -0.407222°

 

L'église : 
        L'extérieur :
Préambule

   Durant mes vacances dans ce beau département permettant de manger des huîtres et du melon puis de boire du Pineau (avec modération évidemment), je me suis fixé comme but de voir l'église fortifiée dont je possède le croquis dans la poche arrière de mon armure. 

  Fébrile, j'entre dans le petit bourg d'Authon-Ebéon.

  Est ce une tour crénelée ?

La découverte

    A travers les arbres agréablement disposés autour d'une place servant de parking, je découvre une construction fortifiée survolant les toits des maisons.

Est ce l'église ?

 

Le chevet

   En contournant les feuillus, un curieux chevet plat s'offre à moi. Cette haute façade est percée d'une grande fenêtre romane encadrée de deux colonnes. La partie centrale est flanqués de deux baies extérieures aveugles.

  Évidemment, votre Chevalier Dauphinois est attiré par le crénelage au sommet et surtout par la construction en encorbellement.  Cette "verrue" évidée à sa base est une bretèche (voir vocabulaire ). Sa fonction était de martyriser le crâne des assaillants souhaitant entrer par la fenêtre du chevet.

 

Le clocher
   Rapidement, je regarde le clocher curieusement construit  sur le coté comme une tour. Il ne dispose pas de crénelage, ni de système défensif. Je suis surpris par ses pierres de dimensions différentes et dont l'alignement en chaotique.

Est ce du à des reconstructions ? 

Mes yeux se troublent danst une telle église ! 

Les contreforts

   En contournant l'église, je suis surpris par la multiplicité des contreforts et surtout par leur variété et leur entrelacement. Cela se voit sur cette vue (proche du chevet), mais surtout sur cet angle de vue.

Avez vous remarqué quelques détails sur ces curieuses constructions ?

* A l'origine, les contreforts étaient peu épais et peu larges (flèche rouge).

* Puis ont été aménagés sur la construction initiale, des contreforts à larmiers (flèche orange).

* Puis de massif contreforts (flèche verte).

Incroyable n'est il pas ?

 

Des murs rehaussés ?

    L'extrémité de l'église coté portail est très intéressante. La différence de couleur de pierres entre le sommet et le reste du mur me fait penser à une rehausse du bâtiment. Cette curiosité se voit aussi sur le crénelage de la tour d'angle

  En prenant un peu de recul, cela semble plus logique. Sur l'autre façade, la raison de cette rehausse semble évidente. Elle a permis de poser au sommet une salle de repli avec un système défensif.

Une église-château ou un château-église ? 

Le portail

   En découvrant le portail, je me sens transporté entre 2 mondes :

       - Celui d'un chevalier guerrier,

       - Et d'un paroissien paisible.

   Voici ce qui justifie ma dualité :

1 - De chaque coté, les tours sont un mélange de système défensif avec créneaux et de contrefort à larmier.

2 - Au sommet, un chemin de ronde avec crénelage et archères en croix dans les merlons.

3 - En dessous, dix petits arcs supportent une corniche pouvant faire penser à des mâchicoulis (voir vocabulaire). Ces arcs reposent sur des modillons dont trois seulement sont sculptés.

4 - Au dessus du portail, deux colonnettes encadrent une fenêtre à voussure.

5 - Des colonnes dont les chapiteaux montrent des décors de feuillage et d'animaux encadrent la porte. Elles supportent trois voussures comportant des motifs géométrique (losanges et pointes).

 

        L'intérieur :

Classique

   En entrant, je suis en admiration devant la forme simple et linéaire de cet intérieur. Les murs dépouillés et la blancheur augmentent la rusticité.

  Je suis surpris par le manque de lumière pour une église. Il est vrai que les fenêtres sont rares et que leur faible dimension n'apporte que peu de clarté. La partie la plus éclairée est le choeur.

    Pensant avoir vu l'essentiel et étant certain que les salles fortifiées des étages me seront interdites à la visite, je me dirige vers la sortie quand.... je suis attiré par les bandes noires à mi-hauteur.

 

Les dessins 

      En portant mon attention sur la bande noire "encerclant" l'église, je remarque des blasons.

  Ces dessins se nomment : Litres seigneuriales (voir définition). Les litres funéraires montrent les blasons des différents seigneurs qui se sont succédés au château d’Authon (Le castel fortifié n'existe plus).

   Il est amusant de constater que la couleur jaune domine accompagnée parfois du rouge.

Sont ce les seules couleurs que les peintres savaient fabriquer ?

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 15ème siècle, l'église est fortifiée.

* En 1907, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame de l’Assomption) est libre et gratuite depuis les ruelles. La visite de l'intérieur des systèmes fortifiés est interdite.

 

A qui appartenait ce blason ?

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 08:59

 

 

 

Pour découvrir l'extérieur du château,

veuillez cliquer ici

 

 

 

Y a t il un passage secret ?

 

Le château :

        L'intérieur (suite) :

L'analyse 

* Après avoir dégusté les massives constructions défensives de l'entrée coté Sud, je mets cap au Nord.

* La zone herbeuse est délimitée par les vestiges du rempart.

* Ce linaire mur très arasé est entrecoupé d'ouvertures. C'était l'accès aux multiples tours.

* En voila une qui semble entière. Je tente de pousser la porte..... mais la bougresse me résiste.

"Chevalier, comment allons nous comprendre l'aménagement intérieur" me demandez vous derrière votre écran.

* C'est très facile, il suffit d'en trouver une "un peu" cassée.

* Les tours possédaient plusieurs étages défensifs composés d'archères en niche.

* Chaque niveau devait être séparé par un planché sur poutres.

* Ces hautes archères permettaient une défense aussi bien au loin qu'au près.

Avez vous remarqué l'épaisseur des murs ?

 

 La lumière divine passe..... à travers le toit

La chapelle castrale

* Ayant fait le tour du rempart, mon prochain but est la découverte des bâtiments "centraux".

* Le choix n'est pas difficile, il ne reste que la chapelle dont les vestige se battent contre la végétation.

* Cette construction religieuse dédiée à Saint Vincent date de la deuxième moitié du 12ème siècle. Elle n'était composée que d'une nef. Vers le 15ème siècle, un transept et une abside sont aménagés.

* A la base d'un pan de mur, une ouverture me quémande de la pénétrer.

J'obéis.

 

 

La crypte romane
Gilles a-t-il tué les jeunes enfants en ce lieu ?

* J'entre religieusement dans la crypte du 12ème siècle..

Quelle merveille !

* L'architecture Romane est simple, solide, pure.

* Je reste de longues minutes à admirer les nombreuses colonnes ornées de remarquables chapiteaux soutenant la voûte.

Est ce en ce lieu que Gilles de Rai a commis tous ses crimes ?

La faible lumière appelle au recueillement

 

 

 

 

Le diaporama du château est ici

 

 

 

Histoire du château :

* En 54 avant JC, Jules César fait ériger un castrum sur la colline.

* Au 2ème siècle, l'Empereur Hadrien fait une halte à Tiffauges.

* Vers 400, l'armée Bretonnne du Roi Conan Ier attaque le castrum Romain puis l'occupent.

* Peu de temps après, Honorius envoie une puissante légion pour récupérer le castrum. Après avoir chassé les Bretons, le Romains fortifie le castrum.

* Vers 475, les Romains abandonnent la région aux Wisigoth.

* En 843, les Normands ravagent la région dont Tiffauges.

* Au 9ème siècle, les habitants améliorent les défenses du site.

* Au 11ème siècle, le site est possession du Vicomte (voir titre de noblesse) de Thouars. Construction de la crypte à l'intérieur de l'enceinte fortifiée.

* Au 12ème siècle, le Vicomte de Thouars (Geoffroy IV ?) fait construire un imposant rempart ainsi qu'un puissant donjon.

* Durant la deuxième moitié du 12ème siècle, construction de la chapelle Saint Vincent.

* Au 14ème siècle, durant la Guerre de Cent Ans, le donjon subit des dégradations suite à plusieurs attaques.

* Au début du 15ème siècle, pour protéger le donjon, Gilles de Rais fait construire le châtelet d'entrée entouré de douves, puis demande la création d'un confortable logis au centre du château.

* En 1440, Gilles de Retz (autre écriture du nom de ce personnage) est arrêté pour ses crimes, jugé puis condamné à mort.

* Au milieu du 15ème siècle, Catherine de Thouars, veuve de Gilles de Rais, épouse Jean de Vendôme, Vidame de Chartres.

* En 1520, Louis de Vendôme fait construire avec du granit, une puissante tour dans le rempart. Elle est nommée : Tour de Vidame.

* En ce début de 16ème siècle, un boulevard (système défensif avancé) précédé de 2 rondes tours est construit.

* Au 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, le château est attaqué puis partiellement détruit.

* En 1626, pour marquer le pouvoir du Roi de France (voir liste), comme pour de nombreux châteaux, le cardinal de Richelieu fait araser partiellement le donjon de Tiffauges.

* A partir de 1793, durant la Guerre de Vendée, le château est à nouveau saccagé.

* Au début du 19ème siècle, le château est massacré pour faciliter la rénovation et l'agrandissement de la ville de Tiffauges.

* Au milieu du 20ème siècle, le château est abandonné. L'imposante surface intérieure est livrée aux cultures "maraîchères" et aux pâturages etc.... .

* En 1957, certains éléments du château sont classés aux Monuments Historiques.

* A la fin du 20ème siècle, une association est créée pour redonner vie à cet ancêtre de pierre.

* En 2002, le Conseil général de Vendée achète le site puis offre les moyens financiers et logistiques pour permettre la visite du site. Des animations sont organisées chaque année.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur du château est payante. Renseignez vous sur les horaires et les animations. La visite du donjon est interdite.

 

Le sabre et le goupillon se côtoient avec harmonie

 

 

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châteaux de Vendée

 

 

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 07:30

 

Département 09 - ARIEGE

Les yeux me brûlent en cherchant au loin le château fort

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit village de Durfort est situé à 45km au Sud de Toulouse, à 40km au Nord-Est de Saint Girons et à 18km au Nord-Ouest de Pamiers.

     Coordonnées du château :

3° 12′ 25.92″ N 1° 27′ 28.08″ E
 3.2072°   1.4578°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

   En approchant du petit village de Durfort, il est très facile de voir le château fort. Comme toutes les constructions seigneuriales, elle se doit d'être vue pour marquer le territoire et aussi voir l'ennemi.

  J'entends certains d'entre vous grommeler : "Chevalier,  point de château il y a !". Regardez mieux, la construction fortifiée est ici, en bordure du plateau.

Comprendre un ruine, c'est un peu la séduireVoyez vous une église fortifiée ? 

Décryptage lointain de la ruine

   De loin, il me semble voir que la partie "droite" est presque intacte. Elle semble composée d'un puissant mur en pierres blanches.

   Par contre, celles du centre et à gauche sont très abîmées. La présence de la brique rouge tranche avec la blancheur de la pierre. Le toit à disparu et le château ne semble plus habitable.

 

La découverte
    Au lieu de prendre la route goudronnée menant directement dans le village, je décide d'emprunter le sentier de randonnée montant vers mon Graal. L'herbe odorante, le léger bruit des feuilles dans les arbres, le piaillement des oiseaux font monter le plaisir (en plus de faire monter le chemin  ).

Au sommet, c'est le choc !

Massive et sans artifice est cette façade

 

La façade défensive

   Je suis accueilli par une courtine encadrée par deux imposantes tours rondes. C'est presque l'image caricaturale du château fort. Rapidement, il me semble voir des pierres correctement taillées et jointives.

   Mais en regardant avec attention, je distingue 3 styles (époques ?) de construction :

* En partie basse, des pierres à bossage (?),

* Au centre, des pierres lisses,

* Au sommet, un mélange de lits de pierre et de brique.

 

A quoi sert cette avancée ?

  Après le choc, je reprends mes esprits pour voir une curiosité qui m'avait échappée. Entre les deux tours, la courtine comporte une avancée.

Avez vous déjà vu cela ?

   Cette curieuse "verrue" :

* Crée des angles morts,

* Diminue l'efficacité défensive des tours

* Et ne procure pas vraiment de place supplémentaire dans le château.

   La seule explication logique serait que ce fut le donjon "primitif". La vue aérienne confirme (ou plutôt ne contredit pas) ma théorie.

En avez vous une autre ?

  Je ne peux point faire le tour de la tour

La tour numéro 1 - Nord

    Au Nord du château (sur la droite de la façade du donjon) la tour ronde ne me donne que peu de détails sur ses attributs défensifs. Étant partiellement arasée, elle ne m'indique pas si crénelage et mâchicoulis (voir vocabulaire ) existaient.

   Avec un peu d'attention je discerne les vestiges d'une fente verticale. Je pressens une archère droite primitive, mais ceci n'est qu'une supposition.

  L'autre coté de la tour n'est pas plus bavarde. Elle montre des ouvertures carrées parfois bouchées dont la fonction m'échappe (canonnière, fenêtre avec mantelet ?).

 

La tour numéro 3 - Ouest

   Ayant aperçu sur la carte satellite une tour à l'opposé de la façade, je tente de m'approcher. Hélas, une clôture stoppe ma curiosité et je dois me contenter de la discerner à travers les feuillus.

  Excepté sa circonférence plus petite, elle ne me révèle rien de plus que sa consoeur.

 

Quelle magnifique beauté !

    Ceux qui me suivent depuis quelques temps, savent que j'adore montrer des détails architecturaux et surtout UN détail très précis. En regardant la façade, vous devriez le voir.

  Je vous sens hésitants, je vais donc cibler un peu plus "ma "beauté.

Avez vous vu la construction en encorbellement ?

  Ce sont évidemment les latrines, curieusement construites coté Est.

 

Le donjon - Est

  Ce que j'ose nommer le donjon comporte une curiosité que je n'avais pas remarquée de suite. Sur le coté proche de la tour 2, une ouverture (obstruée pour consolider la ruine) ressemble à une porte.

N'est ce point curieux à cet endroit ?

  Peut être s'agit il du fantôme de latrines du niveau supérieur.

 

La tour numéro 2 - Sud

     Pour découvrir la suite de ce magnifique château fort, je vous propose de cliquer ici.

 

 

Une façade pleine de promesses énigmatiques

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 07:30

 

Département :   40 - LANDES

Le bourg :

Une tour d'ivoire dans un écrin de fleur... hooooo !   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Saint Sever est situé à 12km au Sud-Sud-Ouest de Mont de Marsan.

  Coordonnées du bourg :

43° 45′ 27″ N 0° 34′ 23″ W
 43.7575°  -0.573056°

 

Les remparts :

     L'extérieur  :

La découverte

    Avec les panneaux dans l'agglomération, il est aisé de trouver un parking proche du centre ville. Ce bourg comporte de nombreuses constructions inscrites ou classées aux Monuments Historiques, mais je ne les décrirai pas, car je ne suis pas un "touriste ordinaire".

  Je suis:     "Le Chevalier Dauphinois cherchant  les pierres défensives".

C'est le but de ce blog et ma mission de ce jour.

 

L'enquête commence

    En arrivant, c'est le choc. Une tour m'attend. Comme souvent, j'ai rendez vous avec une construction ayant 700 ans.

   Elle est ronde, presque entière (pourtant de nombreuses reprises de construction sont visibles) et surtout elle comporte des indices de système défensif.

 

Les défenses de la tour

    Évidemment vous avez remarqué les deux magnifiques archères-canonnières. Elles semblent avoir été intégrées dans la tour après sa construction. Le rempart est donc antérieur au 14ème siècle.

   Il est amusant de comparer les différentes méthodes de construction de ce type d'archère : Monobloc, en 2 pierres, 3 pierres ou 4 pierres. Mais je suis surpris par le faible ébrasement (voir vocabulaire) de certaines archères

   En partie supérieure, la tour possède un crénelage. L'écartement entre chaque créneau est important. Cela confirme l'ancienneté de cette tour de rempart.

 

Les courtines

    Elles sont linéraires et sans archère. Leur épaisseur me fait penser qu'elles possédaient un chemin de ronde couvert (?). Mais le temps et les hommes ont arasés ces hauts murs supprimant crénelage, hourdage, mâchicoulis (peut être), échauguette et bretèche. A la place, des fenêtres d'appartements illuminent la rigueur grise de ses pierres.

   Le rempart habité se poursuit sur de nombreux mètres délimitant encore la ville médiévale.

 

    L'intérieur  :

  Il n'est pas possible de visiter les entrailles du rempart et des tours. Je me console en admirant les traces de l'église du couvent des Jacobins, ainsi que son clocher Gothique.

 


Histoire du bourg :

* Au 5ème siècle, Severus est envoyé par le Pape pour évangéliser la Novempopulanie. Il meurt la tête tranchée par les Vandales.
* Au 8ème siècle, quelques moines de l'ordre de Saint Benoit établissent un monastère.
* En 818, le monastère est détruit par les Vascons. Il est reconstruit peu de temps après.
* Au 10ème siècle, les normands ravagent le pays et détruisent le monastère.
* En 982, Guillaume Sanche, Duc (voir titre de noblesse) de Gascogne, durant son combat contre les Normands, invoque Saint Sever pour les vaincre.
* A partir de 988, pour remercier Saint Sever, le Duc fait construire un nouveau monastère et le donne ainsi que des terres aux moines Bénédictins.
* Au 10ème siècle, grâce à l'impulsion de l'abbé Grégoire de Montaner, l'abbaye connaît un essor important.
* Durant le 2ème moitié du 11ème siècle, un incendie ravage l'église et l'abbaye.
* Au début du 12ème siècle, la ville se dote de remparts.
* Au 12ème siècle, l'ensemble est reconstruit avec plus de beauté et de grâce.
* A partir du 13ème siècle, les batailles entre Anglais et Français durant la guerre de Cent Ans n'épargnent pas Saint Sever. Église, abbaye et remparts sont plusieurs fois détruits par les troupes des rois de France (voir liste).
* Au 14ème siècle, les archères droites sont remplacées par de petites canonnières.
* Au 19ème siècle, de nombreux bâtiments sont restaurés.
* en 1905, la municipalité détruit une partie des remparts à la dynamite.
* En 1911, l'église abbatiale est classée aux Monuments Historiques.
* En 1970, l'ancienne Sous-Préfecture (maison du 18ème siècle) est inscrite aux Monuments Historiques.
* En 1971, l'ancien couvent des Jacobins est inscrit aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur des rempart est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des tours et des fortification est interdite
Nota : De nombreux bâtiments sont visitables dans ce bourg, mais ils ne font pas partis des fortifications, sujet principal de ce blog.

 

Archère canonnière pour protéger la courtine



 

Bonus :

   J'ai trouvé sur Youtube une petite vidéo nostalgique sur Saint Sever. Elle ne montre pas des fortifications médiévales (comme il y en a tant sur mon blog), mais c'est une déambulation dans les rues et faubourg.

 

 

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 07:30

 

Département 73 - SAVOIE

  La tour s'habille de vêtement très écologique

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit bourg de Mercury-Gemilly est situé à 40km au Sud-Est d'Annecy, à 32km au Nord-Est de Chambéry et à 3km au Nord-Ouest d'Albertville.

   Coordonnées du bourg :

45° 40' 30.036" N 6° 20' 11.454" E
 45.67501  6.336515

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

    Après avoir visité le Château-Vieux à quelques kilomètres au Nord-Est, je me dirige au centre du village pour voir le château de Chevron, parfois nommé Châteauneuf.

  Je dépose mon destrier sur une petite place et soudain,  je suis confronté à la vision d'une tour attaquée par la végétation.

A quoi servait elle ?

 

Le rempart

   En prenant un peu de recul j'ai la réponse à mon interrogation. Cette ronde construction est une tour d'angle du rempart extérieur du château de Chevron.

  Ce rempart n'a plus son prestige d'antant et semble dépourvu de crénelage, bretèche, mâchicoulis (voir vocabulaire) ni système de tir. Au 21ème siècle, ce n'est plus qu'un mur qui ne dispose que d'une simple tour.

 

La partie médiévale

   Le plus surprenant dans ce château est sa modernité tout en gardant une force médiévale. En face de lui, je suis subjugué par la puissante tour ronde avec son crénelage. A elle seule, elle semble défendre le château comme le faisait certains donjons extérieur. Cette particularité architecturale est très présente en Savoie médiévale (voir aussi les châteaux Suisse des cantons du Valais, de Fribourg et de Vaud).

    Curieusement, sa consoeur d'angle est parallélépipédique. Derrière le crépi, les pierres semblent pauvrement taillées en opposition avec le chaînage d'angle. Ce dernier correspond à une construction "noble" d'un grand seigneur.

 

Les défenses

    Bien que recherchant avec mon oeil de castellologue-amateur des signes de système défensif, je ne remarque aucune archère et encore moins de canonnière. Mais je suppose que les ouvertures sous le toit correspondent à une forme de crénelage pour un chemin de ronde.

 

La  façade arrière

  En contournant la construction, je suis surpris du thème architectural si différent. Point de fenêtre à meneau en croix, ni de tour défensive. Cette façade ressemble plus à une construction de la fin du 19ème siècle qu'à une beauté médiévale. Mais grâce à ces consolidations, le château est encore habitable.

 

    L'intérieur :

       Hélas, la propriété est privée et non visitable. Je remonte rapidement sur mon destrier et je pars en direction du Sud-Ouest pour visiter l'incroyable forteresse médiévale de Miolans.

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 10ème siècle, le futur Pape Nicolas serait né dans le château de Chevron (château en bois ?).
* Au 14ème siècle, un château en pierre est construit par Humbert V de Chevron avec les pierres du Châteauvieux.
* En 1486, le Sieur de Chevron-Villette est nommé Baron (voir titre de noblesse) par le Duc de Savoie (voir liste).
* En 1630, Gaspard, le dernier représentant de la lignée des Chevron-Villette, décède.
* En 1634, en épousant Jeanne-Françoise Chevron-Villette, Charles -François de Valpergue devient propriétaire du château de Chevron.
* En 1684, Charles -Maurice de Valpergue donne le château de Chevron à son oncle Philippe de Valpergue.
* Au 17ème siècle, le château est remanié.
* En 1713, Guillaume, fils de Philippe de Valpergue et de Catherine (née Bertrand de Chamousset),hérite du château.
* Au début du 18ème siècle, Guillaume quitte Chevron pour le Piémont.
* En 1755, le château de Chevron est vendu à François-Joseph Sallier de la Tour, Baron de Cordon.
* Vers 1792, le château est réquisitionné par les Révolutionnaires.
* Au début du 19ème siècle, le château appartient à François Clery.
* A partir de 1828, le château et les terres sont vendus en parcelles.
* En 1831, le château appartient à M° Chevaillier.
* En 1831, la famille Dunand achète le château.
* A la fin du 19ème siècle, le rempart est arasé et des tourelles sont détruites.
* En 1982, le château est inscrit aux Monuments Historiques.
* Au milieu du 20ème siècle, la famille Dunand-Bénéteau est propriétaire du château.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est impossible. 

 

Un château entre confort et efficacité défensive

 

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