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Ombre et lumière

10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 06:30

 

La 1ère partie de la découverte de ce château fort est ici.

 

La ronde tour me fascine

 

Architecture classique d'un château

   Le coté Ouest du château étant protégé par un petit ravin, il semble évident que les architectes ont renforcé le système défensif sur les 3 autres faces et surtout le coté Est (face où se trouve le donjon).

  Pour protéger les courtines, il faut des tours d'angle puissances. Celle coté Sud en est l'exemple.

 

La tour numéro 2 - Sud

   La forme ronde d'une tour a été une formidable évolution défensive, car elle inhibe les angles morts. Évidemment, il faut qu'elle dispose de systèmes défensifs.

  A la base, il y a une haute fente verticale dont je pressens un ébrasement (voir vocabulaire) intérieur important facilitant l'angle de tir.

  Un peu plus haut, la tour possède un système de tir plus efficace grâce à une archère cruciforme.

  Nota : Pour une construction du 15ème siècle, je suis surpris de ne point voir d'arquebusière, ni de cononnière. Mais peut être qu'il y avait un puissant rempart extérieur disposant de systèmes de tir "moderne".

Une entrée trop sage pour un château fort


Les entrées

     En regardant de loin les 2 portes d'entrée, je suis surpris de ne point voir des traces de pont levis. Et aucune trace de herse est visible sur la grande porte.

  Ma théorie d'un puissant rempart externe assurant la totalité de la défense semble encore plus évidente.

 

        L'intérieur :

L'inventaire

   Hélas, la propriété est fermée et non visitable. Une brochure m'informe que :

** Le rez de chaussée comprend :

* Une grande cuisine avec une vaste cheminée,

* Une importante salle de réception avec tapisserie,

* Un petit salon,

* Un accès au jardin,

* Une chapelle occupe l'aile droite,

* Une citerne recueillant les eaux de pluie  est accessible.

** Les étages sont constitués :

* D'une dizaine de chambres seigneuriales et d'invités,

* Des chambres plus petites pour les serviteurs.

 Il semblerait que le château possédait 23 lits pour les maîtres et invités, puis cinq pour le personnel.

 

Le mystère du nombre de lits

   Je vois certains d'entre vous compter (sur leur doigts) puis me dire : "Chevalier, 28 lits pour 12 à 15 chambres, cela signifierait il que point personnel étaient les lieux de repos ?"

   Raison vous avez, mes merveilleux lectrices et lecteurs. A cette époque, il était de bon ton d'avoir des voisins de chambrée. Si un seigneur vous invitait dans sa chambre (mais pas dans son lit), c'est qu'il vous estimait au plus haut point.

 

C'est fini

   Tous les plaisirs ont une fin. C'est le moment de quitter cette beauté de pierres. Avant de partir, j'admire le paysage magnifique des collines Ariégeoises.

 

 

Histoire du château :

*Au 13ème siècle, une famille Durfort est aussi seigneur de Verniolle et co-seigneur de Bonnac (est ce la même famille ?).

* Au 15ème siècle, construction de l'actuel château.

* Au 16ème siècle, les Guerres de religion opposent les Français. Le Sire d'Andou, habitant à Bélesta et capitaine d'une armée de Huguenots, assiège Saint Ybars (une proche commune). Les historiens supposent qu'il est aussi venu combattre à Durfort, village catholique.

* En 1587, un inventaire (?) fait état de 2 pièces d'artillerie, 7 arquebuses, 3 mousquets, 4 arbalètes, 4 hallebardes et un coffre contenant de la poudre et des balles..

* En 1748, la Baronnie (voir titre de noblesse) est achetée par la famille Cazals.

* Vers 1792, les révolutionnaires s'emparent du château. Pierre Raymond Marie de Cazals quitte définitivement son château.

* En 1824, L'ancien propriétaire Pierre de Durfort décède à Toulouse. Dans le legs des métairies à sa fille, le château n'est pas cité. Était il en ruine ?

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la rue et le sentier. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Les collines de l'Ariège sont un de mes péchés

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 07:30

 

Pour découvrir l'extérieur de cette ancienne résidence des évêques, veuillez cliquer ici.

 

 

Département :  38 - ISERE

 

Ville :   Saint Martin d'Hèrescroquis du château 500 ans après sa construction

 

Le château : 

     L'intérieur :

Je ne ressens pas l'odeur d'un château fort

     En entrant dans l'ancien château fort des Évêques de Grenoble, je ne ressens pas mes traditionnelles sensations d'un Castellologue-Amateur. J'ai l'impression d'aller rendre visite à ma Grand-mère à l'hôpital. 

  Le plafond est blanc, les parois sont crèmes et des rampes sont vissées sur tous les murs.

 

La 1ère surprise

     A l'angle d'une porte, je retrouve la rouge brique du château. Dans le mur, un trou m'intrigue.

  En regardant à l'intérieur, en constatant sa profondeur, je comprends que ce n'est point un trou de boulin mais une profonde ouverture pour recevoir une poutre.

   Le morceau de bois bloquait la porte au Moyen Âge. Sa fonction est inutile aujourd'hui évidemment. 

Un trou de boulin dans un mur rouge brique

 

Quelle énigmatique ouverture !

     Plus loin, dans un couloir, une ouverture en brique m'interpelle. Ce n'est évidemment pas le pot décoratif qui me surprend mais le large "trou" à la hauteur ne correspondant pas à une porte de passage.

  En entrant dans la salle, j'ai la réponse.

N'est ce point évident ?

    Pour mieux vous faire comprendre, regardez ce plan de sécurité et souvenez vous du plan comparatif. Les murs les plus épais sont les bases du château fort.

    Pour certaines tours, les murs extérieurs donnent aujourd'hui dans un couloir. Il semble donc logique que des fenêtres médiévales regardent aujourd'hui une alléee passante.

 

Les surprises s'enchaînent

      Dans une petite salle, à la classique blancheur, apparaît sur un mur une surface rouge avec une archère droite comportant un important ébrasement (voir vocabulaire).

  Dans une autre salle, un magnifique arc aujourd'hui bouché me nargue de sa hauteur. Ce devait être un axe de passage important car, à son sommet, a été gravé le blason d'un des puissants évêques et Prince de Grenoble. Il faisait partie d'une des grandes familles Dauphinoises. Il se nommait : Siboud Alleman de Séchilienne.

  Comme à Cannes, il y a la montée des marches
Une salle au sommet

  Après avoir monté quelques marches, je découvre une incroyable pièce à l'atmosphère feutrée. Au fond, je vois...

Voici un indice.

  Je suis sous le toit, dans la salle haute d'une des tours d'angle, avec la classique archère droite centrale pour défendre ce château qui n'a point été attaqué. Par la fenêtre, la vue devait être magnifique avant la constructions des immeubles d'habitation.

  L'autre mur (je vous l'avais montré ici) possède la même archère droite.

 

C'est la fin

   Après cette promenade dans mes siècles de prédilection, je suis heureux. Pourtant, je ne suis pas au bout de mes surprises. Pour redescendre vers l'accueil, il faut emprunter un escalier d'apparat en pierre construit au 17ème siècle.

 

 

Histoire du château :

* En 1227, Soffrey, évêque de Grenoble, décide la construction d'un bâtiment fortifié en aval du ruisseau de la Morgne. Ce bâtiment sera donc frontière avec le territoire du seigneur de Gières (bourg adjacent).

* Quelques mois plus tard, un conflit naît entre l'évêché et Emery de Bryancon, seigneur de Gières. Ce dernier fait appel au Dauphin (voir titre de noblesse) pour revendiquer ses droits sur cette terre qu'il considère comme sienne.

* Vers 1230, après le versement d'une coquette somme par le Dauphin André (voir liste), le seigneur de Gières abandonne ses droits sur cette terre. L'évêque de Grenoble fait construire un château fortifié en brique. Cette construction dans le plaine se nomme logiquement : Château de la Plaine.

* Au  13ème siècle, le moulin à eau permet aux Évêques de percevoir des revenus.

* Au 17ème siècle, quelques aménagements sont réalisés dont le magnifique escalier d'apparat.

* Au  milieu du 17ème siècle, les évêques abandonnent définitivement ce vieux château médiéval presque inconfortable mais ils continuent à percevoir les taxes et impôts du moulin à farine et du battoir pour le chanvre.

* Vers 1791, le site est réquisitionné par les Révolutionnaires puis mis en vente. Le château est acheté par le sieur Barnoud qui le transforme en exploitation agricole. Le moulin devient propriété du sieur Barral.

* Au  début du 19ème siècle, durant le 1er Empire, le château est modernisé. Le site est transformé en Hara Impérial.

* En 1840, la congrégation des soeurs de Notre-Dame de la Charité du Bon Pasteur est propriétaire de l’ancien château fort. Ce bâtiment permet à des jeunes filles en difficulté de se réinsérer.

* En 1972, le site devient une maison de retraite pour les religieuses contemplatives et apostoliques du Bon Pasteur

* En 1999, pour aménager une maison de retraite médicalisée laïque, des travaux sont réalisés.

* En 2004, découverte d'une tour médiévale avec archères et de nombreux murs de soutient datés de 800 ans.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la route est libre et gratuite, mais il n'y a rien de médiéval à voir. La visite des tours et des murs intérieurs n'est possible qu'à certaines occasions comme les journées du Patrimoine.

 

Quelle vue sur les montagnes de Grenoble !

 

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 06:30

 

Département :   40 - LANDES

Le bourg :

Au bout d'une route droite, trône l'église   Situation :   (--> le voir sur une carte)

       Le bourg de Saint Justin est situé à 70km au Sud-Est d'Agen, à25km au Nord-Est de Mont de Marsan, à 11km au Sud-Est de Roquefort des Landes et à 4km au Nord-Ouest de Labastide d'Armagnac, proche de la D933.

    Coordonnées du bourg :

43° 58′ 51.96″ N 0° 13′ 48″ W
 43.9811°  -0.23°

 

L'église :

    L'extérieur  :

La découverte

     Dans un rectangle de 200m par 100m, de cette jolie petite bastide du 13ème siècle surplombant la Douze, se retrouve :

   * Une maison forte,

   * Le manoir de Laroque,

   * Des vestiges de remparts,

   * Une tour dite des "Templiers",

   * Une place avec maisons à colombage et passages voûtés.

   * Etc...

         Mais je ne suis pas là pour jouer le guide touristique, je veux me pâmer  devant une église médiévale fortifiée.

Où est elle ?

 

L'enquête commence

    Dans une bastide, les rues sont en équerre, il est donc aisé de voir au loin une construction avec un haut clocher. Celui-ci parait trop récent.

Est ce l'église médiévale du bourg ?

  Évidemment, il n'y a pas d'autre bâtiment religieux

 

Où sont les défenses ?

   * Le clocher du 19ème siècle ne comporte pas d'élément défensif.

   * Sous le toit, aucune trace de chemin de ronde.

   * Les murs ne comportent ni archère ni de bretèche (voir vocabulaire).

   * Une tourelle, coincée entre le clocher et une des travées, possède des fentes verticales. Ces ouvertures ressemblent à des puits de lumière pour l'escalier en colimaçon.

L'église a-t-elle été "aseptisée" avec les années ?

 

Est ce un vestige de défense ?

   Je contourne ce bâtiment trop classique et soudain, proche de la salle paroissiale apparaît un mur. Ce n'est pas celui devant qui m'intrigue mais la paroi crépie au dessus de la fenêtre à remplage.

     Pensez vous que ces ouvertures aient été un crénelage ?

Et sous ce toit, pensez vous qu'une salle de repli assurait la protection des villageois ?

 

    L'intérieur  :

  Les entrailles de l'église vont elles répondre à mes questions ?

  Hélas, il n'y a pas de visite organisée pour la partie médiévale fortifiée, ni de petite porte pour tenter une découverte solitaire.

  L'église est curieusement carrée (25m de long pour 24m de large). La présence de 4 travées donne une sensation d'église en longueur avec un transept. Chaque travée à croisées d'ogives aboutit à une abside à 3 pans.

Simple et élégant !


Histoire de l'église :

  • * Au 13ème siècle, construction de l'église s'intégrant dans les remparts.
  • * Au 14ème siècle, l'église subit quelques aménagements intérieurs.
  • * En 1856, la tour de défense s'effondre. Elle est remplacée par un clocher "traditionnel".
  • * Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Justin) est libre et gratuite depuis la ruelle. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

Un intérieur classique

 

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 06:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :
       Quelle présence !Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Chaniers est situé à 60km au Sud de Niort, à 20km au Nord-Ouest de Cognac et à 5km au Sud-Est de Saintes.

     Coordonnées de l'église :

45° 43′ 0.22″ N 0° 33′ 27.32″ W
 45.716728°  -0.557589°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

   Avec l'extension des zones pavillonnaires au Nord du bourg, l'église semble être presque en dehors de Chanier. Elle semble isolée au bout de son cimetière. Pourtant, à l'époque médiévale, l'imposante église était proche du centre du village.

  Située à une portée de flèche de la rivière Charente, elle a du servir de point de vigie pour le déplacement des bateaux sur ce beau cour d'eau aujourd'hui paisible.

    En regardant cette haute et puissante construction, il semble évident qu'elle soit fortifiée. Les indices sont nombreux.

La fonction défensive de cette église est évidente 

Analyse des défenses

   En observant le chevet, de nombreux détails confirment ma certitude d'une église fortifiée, mais aussi m'interpellent :

A - Sous le toit, les grandes ouvertures carrées ressemblent à un crénelage et  prouvent l'existence d'un chemin de ronde.

B - Sur la droite, une fente de tir (archère ?) m'informe qu'il y a au moins 2 niveaux défensifs avec certainement une salle de repli.

C -Certains murs conservent des vestiges de corbeaux.

Sont ce des restes de mâchicoulis (voir vocabulaire ) ?

D - Ces fantômes de corbeau s'observent sur plusieurs murs (flèche bleue).

E - Quelques bâtiments semblent avoir été ajoutés à l'église originale (flèche rouge).

F - Ces constructions ajoutées possèdent aussi des systèmes de visée sous le toit (flèche orange).

G - Pour monter dans les salles de défense (flèches jaunes) il faut une tour escalier (flèche grise).

H - Tous ces systèmes défensifs ne semblent pas très efficaces lorsque l'assaillant est proche du mur : Voici la peuve. L'église a certainement été modifiée et aménagée durant 800 ans, cette curiosité ne devait pas exister durant les attaques des Protestants au 16ème siècle.

 

Particularité architecturale
    Après avoir observé toutes les fentes de tir et défensives, j'enlève mon armure de Chevalier-Castellologue pour prendre ma casquette et mon bermuda de touriste.

  Et c'est ainsi que je remarque une curiosité architecturale pour ce chevet du 12ème siècle.

La voyez vous ?

   Le chevet a la forme d'un trèfle, c'est à dire qu'il forme 3 branches circulaires dont la partie centrale est plus importante.

Magnifique n'est il pas ! Le rêve est au plafond

 

        L'intérieur :
L'église semble classique

    Timidement, j'entre dans l'église. La nef à vaisseau unique est décomposée en 2 travées. Elle  ne présente pas de caractéristique architecturale exceptionnelle (habituels chapiteaux sculptés).

    L'art roman se ressent dans chaque pierre. Pourtant, le Gothique apparaît dans une chapelle aménagée 4 siècles après la construction de l'église.

    Rapidement, je comprends que les étages défensifs me seront interdits, car porte d'accès est close.

 

Quelle surprise !

    En regardant la chapelle, je prends la direction de la sortie quand mon instinct de touriste-en-bermuda me force à lever la tête.

  Le plafond des absidioles comporte des peintures du 15ème siècle. Les archéologues distinguent la visitation et le baptème du Christ.

Les voyez vous aussi ?

 

 

Histoire succincte du bourg et de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église de Chapniers.

* Au 15ème siècle, les pierres sont redécorées.

* Au 16ème siècle, une chapelle de style Gothique est ajoutée.

* Pour se prémunir des risques des Guerres de Religion qui menacent (2ème moitié du 16ème siècle), l'église est fortifiée.

* En 1676, le clocher reçoit quelques cloches.

* En 1708, curieusement le P du nom du bourg disparaît des textes. La petite ville se nomme depuis ce jour : Chaniers

* En 1912, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* En 1928, le clocher est restauré.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Pierre) est libre et gratuite depuis le cimetière et les ruelles. La visite de la nef et du choeur est possible en dehors des offices. Le clocher avec ses 5 cloches ainsi que les salles de repli ne sont pas visitables.

 

Gracieuse et puissante. Quel contraste !

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 06:30

 

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

Est ce un clocher ou une tour ?    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Saint Privat des Près est situé à 80km au Nord-Est de Bordeaux, à 55km au Sud d'Angoulème et à 40km Ouest-Nord-Ouest de Périgueux.

   Coordonnées du bourg :

45° 13′ 35.04″ N 0° 12′ 56.88″ E
 45.2264°  0.2158°

 

La maison forte :

     L'extérieur :

Préambule

    Dans de nombreux textes généraux de présentation du bourg, il est mentionné la présence du Prieuré de Saint Privat. Curieusement, beaucoup de ces textes affirment que la construction élancée que je vais vous décrire est : Le Prieuré.

   La vérité est tout autre. Il existait bien au Moyen Âge un ensemble de bâtiments religieux créé par une abbaye et desservi par des moines. Mais celui-ci a disparu il y a bien longtemps. Il ne reste de cet établissement que l'église du Prieuré.

   Autre vérité : Même si la tour survolant les arbres ressemble à un clocher, le bâtiment blanc que j'aperçois est une maison forte, sans aucune relation avec le prieuré.

 

La découverte

   Survolant les maisons, le toit de la tour hèle les passants pour leur quémander de venir la voir. Proche de la mairie, la petite maison forte ne ressemble pas à un puissant château fort (Elle n'avait  pas pour fonction initiale d'abriter une garnison ni de servir de refuge aux habitants). Pourtant, par de nombreux détails, elle impose le respect.

Un compromis entre habitat et défense 

La tour

    Par sa forme carrée de petites dimensions, la tour ne semble pas habitable. Ce ne devait être qu'une construction défensive. Des archères droites (début 13ème ?) sont situées sur 3 cotés.

    Curieusement elles ne sont visibles que sur 2 niveaux (alors que la tour semble en posséder 4). Elles ont peut être été rebouchées pour la construction tardive d'une randière et du pigeonnier au sommet.

 

Une énigme

    A la base de la tour, 2 détails m'intriguent :

1 - L'encadrement de la porte basse possède un retrait du mur.

Était ce pour encastrer un pont-levis ?

2 - Au dessus de la porte, une ouverture rectangulaire a été bouchée.

Était ce une bretèche (voir vocabulaire) protégeant la porte basse ?

 

Le bâtiment d'habitation

     Le bâtiment est aligné sur la tour coté façade principale, mais plus profond le rendant habitable. Les siècles et les différents propriétaires ont transformé et aménagé la construction pour la rendre confortable. La maison forte comporte 3 niveaux :

A - Le rez de chaussée a été le niveau le plus aménagé. De nombreuses ouvertures ont été créées (portes, fenêtres) alors qu'il semble évident qu'à l'origine, ce niveau était borgne. Ce rez de chaussée devait comporter la cuisine et les réserves.

B - Au 1er étage, bien que sur la gauche une fenêtre ait été percée récemment, il est évident qu'à droite il y avait la porte d'entrée d'origine. Cet étage comportait certainement la salle de réception et d'apparat.

C - Au dessus, c'était certainement la Camera ((pièce de vie privée). Les restes d'une fenêtre trilobée confirme ma supposition. Sur la droite, une belle petite archère cruciforme à croix pattée rappelle que la maison fut fortifiée en 2 étapes (cette archère date certainement du 14ème siècle).

 

    L'intérieur :

        La propriété est privée et non visitable. Je me console en partant à la découverte de l'église fortifiée.

 

 

Histoire de la maison forte :

  • * Au 13ème siècle, construction d'une maison forte.
  • * Au 14ème siècle,aménagement du bâtiment.
  • * Au 20ème siècle, la maison forte est détenue par un maréchal ferrant exerçant son activité dans le bâtiment.
  • * En 1993, la commune de Saint Privat est renommée Saint Privat des Prés.
  • * A la fin du 20ème siècle, la maison forte est une propriété privée habitée.
  • * Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la maison forte depuis la route est libre et gratuite en respectant la vie privée des propriétaires. La visite est interdite.

 

Une petite perle dans un écrin de verdure.

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 06:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  L'église de Sant Algis survole les maison du bourg

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Saint Algis est situé à 40km Est-Nord-Est de Saint Quentin, à 10km au Nord-Ouest de Vervins et à 4km à l'Ouest de Autreppe (voir son église).

     Coordonnées du bourg :

49° 54′ 1.91″ N 3° 49′ 23.13″ E
 49.90053°  3.823092°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

    En arrivant dans le bourg, je ne me pose pas la question : "Où est l'église ?".

         Elle survole les maisonnettes.

    Dans les régions de plaine, souvent l'église dispose d'un clocher haut et pointu. Celui de l'église de Saint Algis est différent des standards. Il est massif et puissant justifiant ma venue de Chevalier-Castellologue-Amateur. Mais une 2ème question se pose :

Reste t il des traces du système défensif ?

 Une masse avec 2 fines tours. Quelle curieuse architecture !

L'enquête commence

     Il est aisé de savoir quel bâtiment sera susceptible d'avoir un système défensif car sur la droite la nef est si basse, si vulnérable avec ses fenêtres basses que point défendable elle est. De plus, une salle de repli n'est pas visible sous le toit.

   Par contre, sur la gauche, l'imposant clocher ressemble plus à un donjon de château fort qu'à une classique construction accueillant des cloches. Je me dois de l'observer.

 

Les matériaux de construction

   Avant de faire une observation détaillée du donjon, je chausse mes lunettes à rayon X de Terminator pour définir les matériaux utilisés sur cette église.

   La partie basse ainsi que les contreforts externes sont en pierres. Je constate qu'elles sont pauvrement taillées avec des joints très grossiers. Mais cette église ayant tant souffert des guerres que cela ne reflète pas le travail des maçons de l'époque.

   La partie haute est construite en brique.

 

Donjon coté Nord

  Quelle curieuse impression de puissance :

      * Un contrefort profond et droit presque inutile,

      * Un mur borgne, sans archère (voir vocabulaire),

Quel curieux contrefort appuyé sur une tour !      * Une mince tour ronde qui ne le parait pas.

  La tour filiforme aussi haute que le donjon semble contenir un escalier. Sa forme ronde est cassée par un contrefort à larmiers qui ose s'appuyer sur elle. En y réfléchissant, qui s'appuie sur qui ?

 

Donjon coté Sud

    L'autre face comporte aussi une fine tour adossée à un contrefort à larmiers. Contrairement à sa consoeur, elle possède une porte (hélas fermée).

  Ce contrefort est fascinant. Il est profond en bas et se fond dans la tour presque au sommet.

 

Le plan du mystérieux donjon

    En imaginant que la nef n'existe pas, cette imposante tour ressemble à un donjon de château fort avec des tours d'angle (comme des échauguettes). Je me demande si, à l'origine, des tours n'étaient pas construites aux 4 angles comme pour le donjon d'Arques dans l'Aude.

  Le plan réalisé par J.P. Meuret sur les relevés de monsieur et madame Plantinet confirmerait presque ma supposition. Si ce bâtiment n'était pas une église, je l'incrirais presque dans ma liste des Donjons remarquables.

 

    L'intérieur :

      Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 7ème siècle, un moine nommé Algis entreprend la christianisation de ce lieu.
* Au 12ème siècle, en hommage au moine fondateur du site, la paroisse prend le nom d'Algis. Une église semble existée.
* Au 16ème siècle, reconstruction de l'église et aménagement d'un imposant donjon avec 4 tourelles d'angle (à vérifier).
* Au 17ème siècle, l'église est consolidée et modifiée.
* Au 19ème siècle, le chevet de l'église est en mauvais état. Il est rasé puis remplacé par un mur plat.
* En 1989, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite . La visite du clocher est interdite.

 

Quelle puissance !

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgUne incroyable ruine se cache derrière la végétation

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le bourg de Thézan des Corbières se situe à 30km au Sud-Ouest de Narbonne, 12km au Sud de Lézignan-Corbières et à 26km au Nord-Ouest de Sigean.

    Coordonnées du bourg :

43° 6′ 15.84″ N 2° 46′ 18.84″ E
 43.1044°  2.7719°

 

Le château :  

     L'extérieur :

Préambule

    Donos est un petit hameau à 3km au Sud-Est de Thézan des Corbières. Tous les touristes avides de ruines "dénommées Cathares" n'ont pas marqué sur leur carte le nom de Donos. Pourtant ce lieu oublié a vu la construction de 3 châteaux sur une période de 1200 ans.

    Je ne vais pas faire l'apologie des 3 constructions, je me contenterai de montrer simplement le plus ancien, celui construit durant ma période fétiche : Le Moyen Âge.

Voici : La ruine médiévale de Donos !

 

Rapide analyse

    Bien que la ruine soit posée sur une colline, les hauts arbres feuillus de la fin d'été m'empêche de la déguster. Du château fort, il ne reste que quelques pans de murs composés de petites pierres. Il est impossible d'imaginer s'il possédaient des archères, échauguette ou mâchicoulis (voir vocabulaire).

    Le spectacle est si beau que j'en deviendrais presque un peintre paysagiste.

 

     L'intérieur :

         La ruine est dans une propriété privée non visitable.

 

 

Histoire du château :

* Vers 800, Gomezinde, compagnon de Charlemagne (voir liste des rois), s'établit sur les terres de Donos.
* Vers 859, une charte signée par le roi (voir titre de noblesse) Charles II Le Chauve, confirme un seigneur nommé Gomezinde dans les droits de Donos. 
* Au 15ème siècle, le château féodal semble abandonné au profit d'une nouvelle construction.
* Durant 3 siècles, ce nouveau château est modifié et embelli.
* Au 19ème siècle, un nouveau château est construit.
* Au 20ème siècle, le château (non médiéval évidemment) comporte des chambres d'hôtes.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la ruine médiévale est libre et gratuite depuis la route. La visite de l'intérieur est impossible.

 

Minimale est cette ruine, mais maximal est mon rêve

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 06:30

 

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose. 

 

Résumé :

 
    « Jamais un roi de France n’a été mieux obéi ni aussi craint que Louis XI à la veille de sa mort, en 1483. Le domaine royal s’est agrandi de moitié, aux dépens des grands fiefs et des apanages. Les frontières du royaume ont été repoussées vers le Nord, l’Est et le Sud.
Que d’épreuves, cependant, pour en arriver là !

    Louis XI dut sa victoire à sa volonté, qui lui permit de triompher de tous et d’abord de lui-même. Loin d’avoir été une machine froide et efficace, au service exclusif de l’état et de la construction de la nation française, Louis XI était un homme anxieux, impatient, dominé par ses passions. Sans la force de l’institution monarchique française, sans la puissance démographique et financière du royaume, les nombreuses fautes politiques qu’il commit à son avènement lui auraient sans doute été fatales.

     Après un début de règne calamiteux, les maladresses et l’arrogance de Louis XI suscitèrent contre lui la ligue du Bien Public, formidable coalition qui fit chanceler son trône. Au Bien Public succédèrent les complots princiers, le grand duel avec Charles le Téméraire, les menaces d’invasion anglaise.

     En rupture radicale avec l’idéal de « bon gouvernement » de son temps, Louis XI sacrifia tout à sa volonté de puissance, le droit, la justice, et parfois l’honneur. À la suite de ses prédécesseurs, il étouffa tout ce qui pouvait limiter l’absolutisme naissant de la monarchie française. Les succès et les échecs du roi sont à la mesure de sa personnalité exceptionnelle et violemment contrastée. Leur étude contribue à rendre à Louis XI son originalité et son humanité.   »

 

 

Présentation de l'auteur :

 

    Amable Sablon du Corail est conservateur du patrimoine au Service historique de la Défense, au château de Vincennes, où il dirige le département de l’innovation technologique et des entrées par voie extraordinaire. Il est diplômé de l’école des chartes et de l’école du patrimoine.

 
 
 
Mon avis :
  Un  Roi mal connu !
 
      Comme nombre d'entre vous, je n'avais qu'une vision très caricaturale de ce Roi. Les deux symboles qui le caractérisent sont : 
* Ses Fillettes (cages en "fer" pour maltraiter certains prisonniers).
    Ce sont évidemment les films et séries télévisuelles qui m'ont influencé. Ce moyen de "connaissances" donne souvent une image fausse ou parodique pour mettre en valeur les qualités d'un acteur Il est rare que la vérité historique soit le but premier.
    Louis XI est en réalité un personnage complexe ayant eu plusieurs vies et modes de pensée. Il fut le Roi d'une France devant se réveiller car le moyen âge se terminait, d'un pays qu'il fallait rendre plus fort et plus grand face à ses alliés et ennemis comme les Bourguignons, les Anglais et les Bretons.
    Il fut despote tout en cherchant conseils auprès de ses proches.
 
      Il n'est pas aisé d'écrire un livre sur la vie de ce Roi à la personnalité multiple dans un époque si changeante. Pourtant, l'auteur nous promène dans le 15ème siècle en abordant les raisons et causes des décisions de Louis XI. Ce livre parait lourd, dense et pourtant malgré ses presque 500 pages, il se dévore comme un roman.
    Je sais qu'il me faudra le relire plusieurs fois pour mieux comprendre ce personnage et son époque (qui est mienne évidemment), mais ce sera un vrai plaisir car le style de l'auteur est simple bien que chaque détail soit important.
J'ose affirmer que cette oeuvre dépasse de beaucoup le livre de Paul Murray Kendall
ainsi que l'ouvrage de Jean Favier sur le même sujet.

 

 

Bonus :

    Pour comprendre ce roi et cet auteur, veuillez écouter l'émission de France Inter de décembre 2011.

 

 

 
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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 06:30

 

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

Mais où est léglise fortifiée ?    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La petite commune de Cherval est située à 40km au Nord-Ouest de Périgueux, à 37km au Sud-Est d'Angoulème, à 25km au Nord-Ouest de Brantôme.

   Coordonnées du bourg :

45° 23′ 44.16″ N 0° 22′ 31.08″ E
 45.3956°  0.3753°

 

L'église :

     L'extérieur :

Préambule

     Les constructions de style Gothique et surtout Gothique Flamboyant ont un élan vers le ciel et une recherche d'esthétique inégalée.

  Mais avant ces envolées, les hommes ont construits des bâtiments solides, puissants, râblés. L'art Roman avait moins de fioriture et avait un autre but que la beauté : La robustesse.

  Cette méthode de construction est bien adaptée à la protection des hommes contre les bandes de brigands.

C'est donc avec plaisir que je vais vous décrire une puissante église Romane.

 

La découverte

 1 - En arrivant dans le bourg, je recherche la place centrale montrant l'église. Je ne vois rien.

 2 - Je recherche donc dans le ciel un clocher élancé. Je ne vois rien.

Diantre, mais où est l'église ?

     Pour découvrir cette beauté, il faut avancer dans le bourg. L'église est coincée entre les maisons modernes.

Pensez vous que ce soit une église fortifiée ?

Quels curieux contreforts ! 

L'enquête commence

    La 1ère constatation est le mur fortement déversé devant être soutenu par de puissants contreforts empattés en partie basse.

    La 2ème constatation, les contreforts sont reliés entre eux par 4 arcs donnant de la grace à cette masse de pierres.

    La 3ème constatation est la petitesse des fenêtres empêchant les assaillants d'entrer. Cette protection est aussi assurée par la position très haute de ces ouvertures de lumières.

     La 4ème constatation est l'asymétrie de la façade. L'arc sous le clocher est plus grand que les 3 autres. Celui coté du chevet droit possède une fenêtre plus grande et encadrée par de belles colonnes sculptées, hélas usées par l'érosion.

 

Où sont les systèmes défensifs ?

    Dans cette massive construction, je ne vois pas d'archère, ni de crénelage et encore moins de bretèche (voir vocabulaire ).

   Évidemment le clocher massif avec ses ouvertures a certainement servi de tour de guet et de système de tir et de jeté de pierres.

   En observant avec attention le mur sous le toit, je vois des ouvertures rectangulaires prouvant l'existence d'une salle de repli.

Je suis bien devant une église fortifiée !

 

Un plan peu classique pour une église fortifiée

    L'intérieur :

Surprenante ambiance

    En entrant je suis surpris par le bénitier comportant une coquille Saint Jacques stylisée puis je suis fasciné par la lumière diffuse et l'ambiance. L'art Roman si solide parait ici très fin. Cela est causé par les 4 travées surmontées de rondes coupole.

   Pour soutenir les coupoles, au lieu de puissants piliers, je vois 3 colonnes reliées donnant de la grâce et de la légèreté. Leur base est élégante avec ces décors géométriques et leur chapiteau sculpté de têtes très expressives.

 

De mystérieux orifices

   Installé près de l'autel, je regarde chaque pierre, chaque détail de cette linéaire église, quand je suis interpellé par les coupoles. Deux d'entre elle comportent un large orifice.

    Ces "fenêtres" sont situées dans la salle de repli et devaient servir à la défense de l'église lorsque l'assaillant avait forcé la porte d'entrée.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église. Elle semble avoir été fortifiée par les Templiers de la commanderie du Soulet.
* Au 13ème siècle, modification partielle de l'église.
* En 1301, Ysard de Chaussada est le dernier commandeur de l'Ordre du Temple du Soulet.
* Au 14ème siècle, après la disparition de l'Ordre du Temple, l'église appartient aux Hospitaliers (à vérifier).
* Au 17ème siècle, construction de la partie haute du clocher.
* En 1710, une chapelle est construite coté Nord, accessible depuis la 3ème travée.
* En 1905, la commune est propriétaire de l'église.
* En 1913, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* En 1951, début d'une campagne de remise en état d'une durée de 4 ans.
* En 1967, le conseil municipale vote l'aménagement d'une horlogue sur le clocher.
* Au 20ème siècle, des fouilles sont organisées. De nombreux objets sont découverts. L'hypothèse d'une église plus ancienne est émise.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martin)  est libre et gratuite. La visite du clocher et de la salle de repli est interdite.

 

 

A l'époque médiévale, la couleur était sur tous les murs

 

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 06:30

 

La découverte du rempart extérieur est ici.

 

  Cela ne ressemble pas à un château fort

Le château 

     L'approche

Quelle curieuse façade

  Après avoir découvert la façade médiévale du château d'Harcourt, je contourne le bâtiment pour tenter d'entrer dans cette forteresse millénaire.

   Incroyable. J'ai subitement l'impression de traverser plusieurs siècles et de ne rien comprendre en voyant cette construction "moderne".

Quel est donc ce mystère ?

 

Un château de 300 ans

   Point de magie ou de voyage dans le temps j'ai vécu. En regardant le décor en brique rouge, j'ai une partie de la réponse.

   Au 16ème siècle, le château est transmis par mariage à une famille de Lorraine. Puis au 17ème siècle, la délicieuse Comtesse d'Harcourt décide de transformer la rustre forteresse en coquet habitat. Le plan de ce nouveau château est ici.

  De son origine médiévale, cette façade n'a gardé que le puits avec sa roue en bois.

 Un intérieur douillet aménagé par une femme de goût

     L'intérieur :  

Les escaliers

     En entrant, la construction la plus impressionnante est le monumental escalier formé de marches en pierre avec une rampe en ferronnerie puis en bois aux étages.

  Évidemment, il n'est pas unique. Mais les autres escaliers, bien que jolis, sont moins fastueux.

 

Les fenêtres

  Pour un castellologue-amateur comme moi, le plus impressionnant est la lumière dans toutes les salles. Ce ne sont points des fentes millénaires mais de grandes fenêtres colorées qui illuminent le sol en parquet ou en carrelage.

 

Les cheminées

   Chaque salle est équipée d'une cheminée s'harmonisant avec le décor : Blanche et sobre ou feutré et chaud.

 

Quelques particularités

    La plupart des salles possèdent un panneau expliquant l'histoire du château et de ses héritiers ou de l'évolution architecturale. Mais d'autres montrent des oeuvres d'artistes ayant pour thème : La foret et la nature.

    En cherchant l'escalier pour redescendre, je découvre une porte dérobée qui laisse divaguer mon imagination.

Pensez vous qu'un galant ait emprunté cette cachette pour rejoindre une belle dame à la nuit tombant ?

 

Arboretum

    En ressortant, je découvre l'immensité remplie d'arbres : Cèdre du Liban, sapin de Douglas, cyprès chauve, thuya géant, métaséquoia, tulpier de virginie et surtout l'incroyable hêtre tortillard.

 

 

Histoire du château :

* En 911, à Saint-Clair-sur-Epte, le roi de France (voir liste) cède la Normandie à Rollon.
* Au 10ème siècle, Rollon, le premier Comte de Normandie (voir liste) donne les terres d'Harcourt à Bernard le Danois (certains historiens contestent ce fait).
* Au milieu du 11ème siècle, un château en bois est bâti par le seigneur Anquetil d'Harcourt.
* Au début du 12ème siècle, Robert d'Harcourt fait construire un rempart en pierres autour d'un épais donjon carré. L'ensemble est protégé par un fossé profond entouré d'une palissade en bois. Un puits est creusé.
* Au 13ème siècle, une mur d' enceinte, entourant complètement le château, est érigé. Il comporte douze tours.
* Au 14ème siècle, le site reçoit des aménagement défensif et de confort. Un châtelet protège l'entrée, les archères sont modernisées. Le puits reçoit une roue en bois et la basse-cour possède un véritable village : Logement pour soldats, chapelle, écuries, etc...
* En 1418, durant la guerre de Cent ans, le château est pris par les Anglais.
* En 1449, Jean d'Orléans, Comte (voir titre de noblesse) de Dunois et Mortain, souvent nommé "Dunois" dans les textes, (Compagnon de guerre de Jeanne d'Arc), libère le château des envahisseurs Anglais.
* Au milieu du 16ème siècle, le site appartient à la puissante maison de Lorraine-Guise.
* En 1588, les Ligueurs attaquent puis occupent le château.
* Au 17ème siècle, le château est remanié par la Françoise de Brancas, l'épouse du Comte d'Harcourt. Les fossés sont comblés, le mur d'enceinte est rasé côté Est. Les pierres récupérées permettent la construction du "nouveau château".
* Vers 1792, les révolutionnaires confisquent le château.
* En 1804, le château est vendu à un avoué Parisien, Louis Gervais Delamare. De nombreux pins sont plantés dans les terre adjacentes.
* En 1828, le domaine est légué à l'Académie d'Agriculture.
* En 1833, un arboretum est créé.
* En 1862, le château et ses remparts sont classés aux Monuments Historiques.
* Au 20ème siècle, le château et l'arboretum appartiennent au Département de l'Eure. Des fouilles sont organisés.
* Le 1er janvier 2000, le Conseil Général de l'Eure est propriétaire du château et de l'arboretum.
* Au début du 21ème siècle, la visite des remparts, du château et de l'arboretum est payante. Renseignez vous sur les jours et les horaires ici.

 

Nota : Pour les passionnés de généalogie, la liste des seigneurs d'Harcourt est ici.

 

Depuis le jardin, le château est intemporel

 

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