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Ombre et lumière

25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 07:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  La belle se cache pour mieux se faire désirer

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Laigny est situé à 43km à l'Est de Saint Quentin, à 16 km au Est-Sud-Est de Guise et à 4km au Nord-Ouest de Vervins.

    Coordonnées de l'église :

49° 51' 28.102" N 3° 51' 14.465" E
 49.85780643
 3.85401785

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     Dans cette région où la brique est le matériau principal de construction, je m'attends à voir une église rouge. C'est donc d'un pas allerte et sur de moi que je m'avance vers le haut bâtiment religieux.

    En découvrant cette puissante architecture, je suis en arrêt  . La construction est bien de couleur rouge, mais l'architecture est peu classique. Une conclusion s'impose :

      * Le clocher-tour fut la construction défensive de cette église.

  Pourtant je me pose une question.

Nef et chevet sont ils aussi fortifiés ?

 

L'enquête commence

    Pour découvrir la beauté de cette église, je la contourne lentement en prenant un peu de recul. Le transept, tenu par de hauts et puissants contreforts à larmiers, est peu classique. Mais le castellologue que je suis ne voit pas de système défensif. L'ensemble ne possède ni archère, ni bretèche (voir vocabulaire). De plus, je ne vois pas de possibilité d'une salle de repli au dessus de la nef. 

 

Le clocher-tour

    En m'approchant du clocher, je remarque plusieurs curiosités :

* Une imposante tour en brique alors que la nef est en pierre (le clocher serait dont postérieur ?).

* Des abat-sons prouvant la fonction de clocher.

* Un coq-girouette classique pour un clocher.

* Des briques noires vernissées réalisant des dessins géométriques.

* De petites fentes de tir pour fusil.

* De puissants contreforts d'angle à larmiers.

* Et, curiosité extrême, je vois une base en pierres et des étages en briques.

Est ce du à une reconstruction ?

  Le plus étonnant est l'absence de tour-escalier à l'extérieur. Le manque d'ouverture de lumière sur la hauteur ainsi que l'étroitesse de la tour me forcent à penser que l'accès aux étages se faisait par une échelle (amovible peut être).

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

    Les fenêtres étant assez basses, je tente de voler une image. L'intérieur très refait n'a plus le charme d'antan et je ne distingue aucune trace d'archère ni de fente de tir dans les murs.

 

 

Histoire de l'église :

   Je n'ai hélas aucune information historique sur cette église.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite. 

Le clocher ne ressemble pas à celui d'une église classique

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 07:30

 

Département 16 - CHARENTE

 

Le bourg :
       Voyez vous une église fortifiée ?Situation :   (--> la voir sur une carte)
   Le petit bourg d'Agris est situé à 70km à l'Ouest de Limoges, à 20km au Nord-Est d'Angoulême et à 6km au Nord-Ouest de La Rochefoucauld.

   Coordonnées du bourg :

45° 46′ 32.02″ N 0° 20′ 8.99″ E
 45.77556°  0.33583°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

   Sur la grande place du bourg, une église trône fièrement. Elle ne ressemble pas à l'image classique d'un bâtiment religieux fendant le ciel par un clocher pointu.

   Cette église est trapue, rectiligne et sans ornement. L'absence de transept et de clocher augmente cette sensation de rudesse et de masse.

Pensez vous qu'elle soit ou ait été fortifiée ?

 

L'analyse

    Lentement je contourne l'église pour découvrir tous ses secrets. Le bâtiment central est plus petit que les deux autres, j'opte pour une détérioration des siècles. D'ailleurs des pierres de réemploi ou réimplantées parsèment les murs. Le contrefort sur la gauche m'informe que cet édifice a été reconstruit et agrandi, la fenêtre bien trop basse confirme ma supposition.

  Sur le coté droit, une archère droite au raz du toit confirme encore mon hypothèse d'un bâtiment arasé.

Voyez vous la salle de repli ? 

La chapelle
   En continuant la découverte je rencontre 2 bâtiments décalés. Celui de gauche ressemble à une chapelle latérale aménagée après la construction originale de l'église. La fenêtre "trilobée" ainsi que l'intégration du contrefort de la nef dans le mur de la chapelle confirment ma déduction.

  En partie haute, l'ouverture rectangulaire prouve l'existence d'une pièce de sauvegarde protégeant la population d'une attaque de vils rouriers.

 

Le clocher

   Le haut bâtiment (au dessus du chevet) est le clocher. Les ouvertures sous le toit signifient la présence d'une salle de repli.

   Il est amusant de constater que ce clocher est asymétrique :

* 2 ouvertures sur les faces opposées,

* 1 sur les autres.

 

Le portail

   Avec sa rehausse, la façade a une esthétique très inhabituelle. La salle de repli sous le toit ne comporte qu'une ouverture. Je m'attendais à une bretèche (voir vocabulaire) pour défendre la porte et non cette baie sans système pour fixer un mantelet (voir exemple).

   Les voussures ne comportent aucune sculpture, seule l'archivolte est décorée de motifs géométriques. Comme souvent, les chapiteaux des colonnes latérales représentent des animaux stylisés (imaginaires ou monstres ?).

 

        L'intérieur :
J'entre

   Comme pour l'extérieur, l'architecture intérieure est stricte. La blancheur amène un peu de clarté dans la nef. Les quelques mobiliers peints sont ainsi mis en valeur. L'abside semble avoir été refaite ou consolidée récemment. La pierre nue n'est point habitude médiévale.

 

Une surprise

     Pensant avoir tout vu de cette église, lentement je me dirige vers la lumière du jour quand..... mon instinct de castellologue-amateur m'informe qu'à droite il y a une merveille. Cachée dans un angle, une peinture d'un autre âge se cache, honteuse de n'être plus qu'une ombre.

 

Une autre surprise

   Ce vestige de décoration sur le mur est si content de me voir qu'il me donne le mot de passe pour franchir une porte magique. C'est ainsi que je me retrouve devant l'escalier menant vers les salles de repli.

   Je ne vous les montrerai pas  car j'ai promis à la "peinture magique" que seuls, ceux qui pourront la voir et la comprendre, auront le droit de monter vers "mon" paradis.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église dépendant du prieuré de Saint-Florent de La Rochefoucauld.

* Au 13ème siècle, l'église est modifiée.

* Au 14ème siècle, pour protéger et défendre la population durant la guerre de 100 ans, la nef et la façade sont rehaussées. Des système défensifs sont aménagés.

* Au 16ème siècle, reconstruction du choeur et du clocher. Aménagement d'une chapelle latérale.

* En 1925, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Caprais) est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des fortifications est interdite, mais peut être que lors de votre passage, la porte de l'escalier sera ouverte.

 

Un joyaux médiéval dans un écrin de verdure

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 07:30

 

Département :   40 - LANDES

Le bourg :Une église se mire dans l'eau

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Saubusse de Marsan est situé à 15km au Sud-Ouest de Dax, à 10lm au Nord-Ouest de Peyrehorade.

    Coordonnées du bourg :

43° 39′ 29″ N 1° 11′ 8″ W
 43.658056°  -1.185556°

 

L'église :

    L'extérieur  :

La découverte

    En ce jour de fin d'été, je me mire dans l'eau bleue de l'Adour en cherchant des vers pour séduire une belle  .  Mais je ne suis pas le seul, à profiter du soleil, un bâtiment religieux m'imite sur la rive droite.

    De loin, je crois discerner quelques signes de fortification. Mon instinct de castellologue l'emporte sur le poète-séducteur .

 

L'enquête commence

    Survolant les toits du village, l'église parait immense, aussi grande qu'une cathédrale. Elle possède 2 architectures bien différentes :

1 - Un puissant et imposant clocher parallélépipédique qui s'apparente plus à un donjon de château qu'à une flèche d'église. L'opposition des couleurs pour le toit en double pente en tuile face à la grisaille du crépi est étonnante. Sous les abats-sons je crois voir une sorte de crénelage.

2 - Une nef "bien sage", sans signe de défense ni de fortification, avec des modillons hélas très défraîchis.  

Quel secret cache ce clocher ? 

Nef et abside

     Aux pieds de l'abside, l'église ne me parait toujours pas fortifiée. Chaque pan est orné d'une étroite fenêtre plein cintre de style Roman. Ces baies sont encadrées de colonnettes à chapiteaux sculptés et d'une arcature avec sculptures géométriques. Hélas, le temps a fait son oeuvre et les dessins se devinent plus qu'ils se voient.

 

Le clocher

    Je pressens que le clocher devait être la pièce maîtresse de cette église fortifiée. Je suis si excité de découvrir son secret que ma vue se trouble.

   Posté proche de cette tour-clocher, je suis impressionné par sa puissance, sa hauteur, sa construction "primitive", ses contrefort aux angles comme un donjon du 12ème siècle.

L'architecte s'est il inspiré de donjons de châteaux forts (comme par exemple Bassoué) ?

   Cette construction est borgne, sans bretèche, ni mâchicoulis, ni fente de tir, ni crénelage, ni....

  N'est ce qu'une tour pour se camoufler en attendant que les assaillants quittent la ville ?

  Je ne peux y croire.

 

Je cherche des indices

   Et quand je doute, mes 5 sens tentent de trouver la faille (j'avoue que l'odorat m'est rarement utile pour chercher une archère  .... quoique pour les latrines ).

    En scrutant le haut du clocher, je remarque un marche (pour poser un toit ou des poutres ?) et surtout un détail incroyable !

Le voyez vous ?

    Un peu au dessus du toit de la nef, une ouverture ressemblant à un passage.

Y avait une porte communicant entre le clocher et une salle de repli au dessus de l'église ?

   Je ne sais pas si mon raisonnement est correct, mais c'est un chevalier heureux qui va entrer dans l'église.

 

    L'intérieur  :

  Je tente de franchir la porte, mais hélas comme souvent pour les églises au 21ème siècle, l'entrée est impossible et point de clé magique j'ai.

 

 
Histoire de l'église :

* Au 13ème siècle (1240 ?), construction de l'église.
* Au 14ème siècle, l'église est fortifiée (information à vérifier).
* Au 15ème siècle, l'intérieur du choeur est aménagé.
* Au 19ème siècle, un contrefort et un arc boutant sont construits pour renforcer le coté Nord-Est de l'abside.
* En 1966, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* A la fin du 20ème siècle, l'église est restaurée.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Jean Baptiste) est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher et des fortification est interdite.

 

Haute, longue, puissante, mais est elle imprenable ?

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 07:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :
       Voyez vous le château fort ?Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le bourg de Dampierre sur Boutonne est situé à 60km au Nord-Ouest d'Angoulème, à 50km à l'Est de La Rochelle, à 28km au Sud de Niort et à 9km au Nord-Ouest de Aulnay de Saintonge (voir son château).

     Coordonnées du château :

46° 4′ 3.75″ N 0° 24′ 56.69″ W
 46.067709°   -0.415749°

 

Le château : 
        L'extérieur :
Préambule

  Grâce à Walt Disney et au dessin animé Merlin l'Enchanteur, tout petit déjà j'imaginais qu'un château fort se devait d'être entouré de douves (voir vocabulaire ). C'est donc pour voir le château médiéval de "mon imaginaire d'enfance" que je me rends à Dampierre sur Boutonne. Je vais découvrir le château Gailhart.

 

La découverte

    L'eau est bien présente. Ce ne sont pas des douves stagnantes et odorantes car le château fort a été construit sur une île de la rivière Boutonne. Logiquement, pour protéger le site, un rempart devrait entourer le château. Ce mur de protection existe encore mais il a été un peu arasé. Seules quelques échauguettes rappellent la fonction défensive.

Mais pourquoi avoir arasé le rempart ?

Quelle magnifique tour d'angle ! 

Je comprends !

   En longeant  les douves, je découvre le puissant château fort. Je comprends maintenant la disparition du rempart extérieur. Pour vous aider à comprendre aussi, je vous propose de lire l'article sur le château de Le Plessis Bourré.

     Avec l'invention des armes à feu et surtout des canons, les châteaux ont dû s'équiper de systèmes de jet de boulet pour tirer de loin sur les assaillants. Implanter des canons en hauteur aurait pu être une bonne idée, mais le boulet décrivant une parabole (voir équation mathématique).

     Contrairement à nos projectiles actuels qui explosent en rencontrant un obstacle (créant ainsi beaucoup de dégâts), le boulet  s'écrase "bêtement" quelque soit la puissance de jet du canon. Pour remédier à ce défaut, il faut lancer le boulet au raz du sol. Il heurtera ainsi les constructions (et plusieurs soldats) de l'ennemi mais en plus, il continuera à rouler.

    Conclusion : Pour avoir un tir rasant, il faut...raser le rempart extérieur créant ainsi une terrasse.

 

Le système défensif
     Même si les différents propriétaires ont amélioré le confort en ouvrant des fenêtres dans les tours et courtines, ces dernières étant dépourvues de crénelage,  la construction du 15ème siècle garde encore sa rudesse médiévale.

  Le système défensif actuel comporte :

1 - De puissantes tours d'angle.

2 - Un chemin de ronde qui devait parcourir l'ensemble du château. 

3 - Dans les murs du chemin de ronde, des fentes de tir pour arme à feu avec ébrasement (voir vocabulaire) extérieur.

4 - Les classiques et efficaces mâchicoulis.

5 - A la base des tours, plusieurs canonnières permettent un tir tendu. Les angles de visée couvrent le périmètre.

6 - L'important dans un système défensif, c'est d'être homogène. Qu'ils soient loin ou près, les attaquants sont malmenés et harcellés. Cette tour le prouve.

Je vois rouge car je ne puis entrer ! 

        L'intérieur : 

Je reste dehors

  Le château est visitable certains jours. Hélas, découvrant la Charente Maritime en dehors des périodes estivales, je n'ai pu entrer et manger des yeux cette beauté de 5 siècles.

   Qu'importe, grâce à mon oeil d'aigle, je vais dévorer quelques détails d'époque Renaissance.

 

L'art est partout

      Ce château n'étant pas une garnison pour "rustres" soldats mais une résidence , ses propriétaires l'ont aménagé pour que conforts et harmonie des formes rendent la vie agréable. Voici quelques détails que j'ai pu apercevoir depuis la route :

A - La porte à la base d'une des tours rondes comporte linteau et corniche sculptés.

B - Quelques sculptures d'animaux extraordinaires  sont posées sur les acrotères.

C - La corniche supporte la représentation d'un ancien seigneur de Dampierre.

 

 

Histoire du bourg et du château :

* Vers l'an 1000, le site de Dampierre, dont une famille est citée, relève du château Royal de Niort.

* Vers 1027, le château devient possession de Hugues Maingot, seigneur de Surgères, suite au mariage avec Pétronille de Dampierre.

* Vers 1340, le dernier héritier mâle de la famille Maingot décède sans enfant. La seigneurie échoue à sa sœur Jeanne qui est mariée en deuxième noce à Aymard de Clermont (famille Clermont-Tonnerre).

* En 1373, durant la Guerre de Cent ans, Bertrand Du Guesclin et son armée attaquent puis s'emparent du château fort détenu par les Anglais.

* Au 15ème siècle, les défenses du château sont modernisées.

* Dans la deuxième moitié du 16ème siècle, le château appartient à Claude Catherine de Clermont.

* En 1550, une galerie extérieure à arcades surbaissées et à colonnes est ajoutée. Elle dessert les appartements des 2 étages.

* En 1598, Albert de Gondi, deuxième épou de Claude Catherine de Clermont, vend les terres de Dampierre au Baron Charles de la Mothe Fouquet.

* En 1600, le château est acheté par David Fourré, seigneur de Beaulieu.

* En 1712, à la mort de Charles Fourré, Marquis (voir titre de noblesse) de Dampierre, sa nièce, Louise Françoise de Moreuil, hérite du château.

* Vers 1713, le château appartient à Marie Anne Bertrand de La Bazinière.

* Au premier tier du 18ème siècle, à la mort de Marie Anne Bertrand de La Bazinière, le château échoit à une de ses nièces : Marie Thérèse de Mesnes d'Avaux.

* En 1752, le château est vendu à Philippe Christophe Amateurde Galliffet.

* En 1754, le propriétaire entreprend de grands travaux de modernisation. Deux ailes sont détruites. Un jardin est aménagé (à vérifier).

* Vers 1789, les propriétaires quittent le château.

* En 1795, le château composé de "six chambres basses, un corridor, des servitudes; Puis à l'étage sic chambres et une galerie" est adjugé à François Dubois.

* En 1816, le château est vendu à François Xavier Coudert de Prévignaux.

* En 1842, le site est acheté par Paul Coradin Dubois.

* En 1851, le château est à nouveau vendu à André Jean Rabault

* Au 19ème siècle, une tour d'angle est détruite ne laissant que le logis rectangulaire actuel.

* En 1926, le château est classé aux Monuments Historiques.

* Au milieu du 20ème siècle, les propriétaires entament de longs et coûteux travaux pour éviter que cette beauté tombe en ruine.

* Au 21ème siècle, la découverte d'une partie de l'extérieur est possible depuis la route et le parking. La visite des jardins et du château est payante. Renseignez vous sur les jours et horaires d'ouverture.

 

Un château fort entouré de douves

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 07:30

 

Département 61 - ORNE

 Voyez vous un manoir fortifié ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de La Rouge est situé à 60km au Sud-Ouest de Chartres, à 50km au Sud-Est d'Alençon et à 8km au Sud-Ouest de Nogent le Rotrou.

   Le manoir de la Gauberdière est situé à 1.5km au Nord-Ouest de La Rouge.

     Coordonnées du manoir :

48° 17′ 25.66″ N 0° 41′ 31.031″ E
  48.290461°  0.691953°

 

       Origine du nom :  (--> voir initiation à la toponymie)

  La famille Gaubert fait construire ce manoir devenant avec les années, la Gauberdière.

 

La maison forte : 
        L'extérieur :
Préambule

    Notre beau royaume de France possède de nombreux manoirs. Certains, construits à la fin du moyen âge avaient pour fonction de montrer une "richesse" ou une reconnaissance seigneuriale. Ces manoirs possédaient souvent une ou deux tours très faiblement fortifiées.

  Par ce blog, je ne vais pas vous montrer toutes ces constructions, cela serait lassant  et peu instructif. Mais il est important de vous faire connaître ce type de construction et surtout vous montrer la difficulté à les photographier.

Un croqui très discret réalisé par Arianne Machie 

Où est elle ?

    Mon dictionnaire des fortifications médiévales m'informe qu'une maison forte, nommée souvent manoir, existe en ce lieu. Ne disposant pas d'une carte IGN très précise, je dois scruter l'horizon pour trouver cette beauté médiévale.

   Isolé au milieu des champs, il me semble reconnaître le bâtiment. Pour être certain, je quémande à mon ami James Bond de me prêter un de ses satellites.

 

La certitude

    Grâce à la vue satellite, je peux m'orienter. En zoomant un peu, je peux affirmer que le bâtiment face à moi est bien le manoir de La Gauberdière.

 

Description du manoir
      Composition du manoir :

* Situé au fond d'une cour, un corps de logis comprenant une aile rectangulaire sur laquelle est accolée une tour-escalier octogonale,

* Au Nord, attenant au corps du logis, un petit bâtiment de service,

* Au sud, une série de communs.

 

        L'intérieur :

  Le manoir est une propriété privée non visitable.

 

 

Histoire de la maison forte :

* A la fin du 15ème siècle, une ancienne famille originaire du Perche fait construire un manoir fortifié.

* Au 16ème siècle, aménagement du bâtiment et construction d'une chapelle.

* Au 18ème siècle, les communs sont remaniés.

* En 1995, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la route est libre et gratuite. La visite de la propriété privée est interdite.

 

Un manoir très secret

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 07:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  Quelle incroyable église !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Montcornet est situé à 50km au Nord de Reims, à 30km au Nord-Est de Laon et à 17km au Sud-Est de Vervins.

  Coordonnées de l'église :

49° 41' 37.903" N 4° 1' 4.404" E
 49.693862  4.01789

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

    En arrivant dans ce bourg de l'Aisne, je me suis dit :

"Diantre... Quelle imposante église ! "

   Ses dimensions en font certainement la plus grande église du Thiérache, de plus elle est fortifiée. Je pressens que je vais passer au moins 4 heures à déguster chaque pierre et chaque brique.

  Conseil du Chevalier : "Prenez un petit café et une part de gâteau car la découverte de cette beauté millénaire va être longue".

Les fleurs se pâment devant l'église fortifiée de Montcornet 

L'enquête commence

     Contrairement à beaucoup de constructions de l'Aisne, cette église est en pierres. Il y a quelques "pansements" (de consolidation) en briques ainsi que des ajouts de bâtiments bien rouges, mais l'église de Montcornet est une des rares du Thiérache en pierres taillées.

   L'église possède de nombreux systèmes défensifs d'efficacité et de dates de construction bien différentes.

 

Échauguettes

   Sur plusieurs façades, au sommet des hauts et fins contreforts à larmiers, sont posées des échauguettes (voir vocabulaire) en briques. La couleur rouge choque sur cette grise construction religieuse.

Est ce pour indiquer aux attaquants la puissance du site ?

  Il n'en est rien. Ces rondes petites tours ont été construites après l'époque médiévale, les fentes de tir en sont la preuve.

 

Bretèche

   Pour se défendre de loin d'un vil attaquant, les fentes de tir suffisent.

Mais s'il est aux pieds du mur, que faut il ?

   Évidemment, vous avez deviné qu'il est préférable d'avoir une bretèche.

 

Salle de repli

    Comme je suppose qu'une salle de repli existe sous les toits, je suppose que la construction en encorbellement devait aussi servi de latrines.

Mais comment monter dans une salle si haute ?

  La réponse m'est donnée en regardant cette façade. Il y a une tour-escalier avec puits de lumière et une archère.

 

Est il possible d'entrer dans cette église ?

Y a t il d'autres systèmes défensifs ?

   Sur les murs, tours et contreforts de cette église, il y a des ouvertures de tir partout, je n'ai pas assez de doigts pour les compter !

  Par exemple sous un enfeu, il y a une petite canonnière avec un large ébrasement extérieur pour améliorer le tir.

 

La façade d'entrée

   La partie la plus vulnérable d'une fortification est l'entrée. Dans un château fort, elle fait l'objet de beaucoup d'attentions.

Qu'en est il pour cette église fortifiée ?

   En la regardant, je comprends que cette construction religieuse a bénéficié des astuces défensives de "mes" châteaux :

Au dessus : Une sorte de crénelage avec chemin de ronde couvert (c'est la salle de repli).

* Sur les cotés :  Deux tours assurent la surveillance et la protection de l'entrée mais aussi des courtines latérales. Sur la partie brique, elles disposent de fentes couvrant toute la largeur de l'attaque.

* Sur la base des tours : Il y a des fentes de tir avec une forme peu classique. Leur ébrasement permet un tir en bas.

Aviez vous déjà vu ce type d'architecture ?

  Cette curiosité se remarque sur plusieurs systèmes de tir. Ils sont complémentaires aux fentes verticales (qui ne doivent pas être que pour le tir mais aussi pour la lumière de l'escalier).

 

Le porche d'entrée

    Comme il n'y a pas de défenseur dans les tours et que je viens en ami, c'est en sécurité que j'ose monter lentement les marches vers l'imposant portail. Le décor de la voûte est magnifique, les sculptures sur le fût des colonnes sont riches et certaines sont datées. Mais ces beautés m'ont fait oublier de regarder les fentes de tir pour fusiller les attaquants espérant enfoncer les vantaux avec un bélier.

N'est ce pas une église fortifiée incroyable ! 

 

    L'intérieur :

 Pour découvrir les entrailles de cette magnifique beauté, je vous invite à.... cliquer ici.

 

 

Césame... Ouvre toi !

 

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 07:30

 

Département :  27 - EURE

 

Le bourgCe dessin est une promesse de beauté castrale

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le petit bourg de Vascoeuil est situé à 50km au Sud-Sud-Est de Dieppe, 20km à l'Est de Rouen et à la frontière avec le département de la Seine-Maritime.

   Coordonnées :

49° 26′ 48.12″ N 1° 22′ 44.04″ E
 49.4467°  1.3789°

 

Description du château 

     L'extérieur :

La découverte

    En voyant la pancarte du château de Vascoeuil, j'imagine déjà mon bonheur de voir (enfin) un château qui n'est point en ruine. Curieusement dans ma brochure, cette construction est nommée : Château de La Forestière.

 

Il semble inaccessible

     Au loin, derrière une architecture typiquement Normande, je discerne une fine construction au dessus des arbres. N'étant pas satisfait de cette vision, je contourne le site pour tenter d'en découvrir  un peu plus. Mais le château se cache de moi. Je décide donc de l'aborder de face.

Que de couleurs !  

La surprise

Quel incroyable spectacle !

   Au bout de l'allée, 2 bâtiments aux formes et couleurs opposées me regardent. Le plus proche est un ancien colombier du 17ème siècle en briques rouges. Avec ses rayures en arrête de poisson, il semble tourner comme un moulin à vent.

  Au fond, dans sa parure plus grise et pourtant si lumineuse, le château de La Forestière m'invite au voyage.

 

Plusieurs siècles d'architecture

   La différence de qualité et de pose des pierres me fait comprendre que ce château a été très remanié durant les siècles. Les larges fenêtres n'ont point été posées au Moyen Âge, et la façade ne comporte aucun signe de système défensif.

 

Je vois des défenses

   La tour polygonale surprend accolée à l'architecture très rectiligne du logis. A sa base, je suis heureux de voir une petite canonnière.

Y a t il d'autres systèmes défensif ?

  Mon oeil de castellologue-amateur scrute chaque pierre, chaque joint, chaque angle car j'ai le secret espoir de découvrir une fente pour m'émerveiller. Hélas, je ne peux que me pâmer devant le rond chemin de ronde posé sur des corbeaux. Je ne pense pas que mâchicoulis (voir vocabulaire) il y avait.

 

     L'intérieur :

         Je me présente devant la grille et... hélas, point de visite est possible ce jour. Il n'y a pas de jolie caissière dans le bâtiment  à l'entrée. Découvrir l'extérieur de ce château Normand est déjà un grand plaisir, je ne repars pas trop triste.

 

 

Histoire du château :

* Au 14ème siècle, construction d'un château fortifié. Certains historiens supposent que cette construction serait plutôt du 15ème siècle.
* Au 16ème siècle, modernisation du château en résidence d'agrément.
* Au 17ème siècle, construction du pigeonnier.
* Au 19ème siècle, Jules Michelet s'installe au château et écrit une partie de son oeuvre : L'Histoire de France.
* En 1944, le château est classé aux Monuments Historiques.
* A la fin du 20ème siècle, le château d'habitation est transformé en centre d'art et d'histoire. Il accueille des expositions temporaires d'artistes contemporains reconnus et rend hommage à Michelet.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du site est libre et gratuite depuis la route. La visite de l'intérieur et des jardins est payante. Veuillez vous renseigner sur les horaires.

 

Y a t il une princesse enfermée dans la tour ?

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 07:30

 

Pour découvrir l'extérieur de cette incroyable église, veuillez cliquer ici.

 

 

Département 16 - CHARENTE

 

L'église : 
        L'extérieur :  (suite)

Le portail

http://idata.over-blog.com/0/23/09/69/chateau/16-17-79-86/16-charente/berneuil_eglise/berneuil-45.jpg

   Lentement, je m'avance vers la façade d'entrée tout en dévorant chaque centimètre carré de cette église à l'architecture si unique.

Le portail est magnifique !

   Au sommet, j'admire :

* La sculpture de la crucifiction avec Marie et Saint Jean,

* Puis sur la gauche, un dragon posé sur le contrefort.

   La façade du portail comprend deux parties distinctes :

* La partie basse du portail avec 3 arcades à voussures dont les 2 extérieures sont borgnes.

* En partie supérieure, il y a 5 arcades à voussure dont une seule est ouverte.

Avez vous remarqué la position des contreforts d'angle ?

  Ils semblent avoir été construits après la réalisation de la façade (sinon je ne m'explique pas qu'ils cachent les belles arcades).

http://idata.over-blog.com/0/23/09/69/chateau/16-17-79-86/16-charente/berneuil_eglise/berneuil-44.jpg

 

Le portail - détail

   Le tympan des arcades possède des sculptures de lion, d'animaux fantastiques et d'oiseaux. Je ne reconnais pas la signification de récits bibliques ou évangéliques.

 

Sont ce des licornes entrelacées ? Est ce un lion ou un dragon ? Sculptures très imagées

 

   Avant d'entrée, je m'imprègne du plan de l'église.

 

        L'intérieur :

Quelle blancheur !

    En entrant, je suis surpris par l'atmosphère "sans saveur". Le blanc immaculé règne et aucune statut ou sculpture coloré vient rompre cette monotonie. Seul l'autel très éclairé laisse entrevoir une différence de ton.

 

Des peintures

  La surprise passée, je cherche les détails que toutes églises possèdent. Les colonnes des fenêtres Romanes ne comportent pas de chapiteaux sculptées, mais elles sont peintes. Chacune possède une représentation géométrique unique qui semble avoir été faite par "des enfants" ou des dessinateurs sans grand talent. Cette fraîcheur est fascinante. 

 

Colonne romane avec dessins géométriques Le Roi Saint-Louis et sainte Appolonie Colonne romane peinte

 

Des murs peints

   Certains murs sont encore décorés de "faux appareils" avec quelques représentations de fleur de lys ou de rose. Mais le plus surprenant est le dessin d'un homme et d'une femme :

* La femme, avec dans sa main droite une pince tenant une dent, est reconnaissable : Sainte Appolinie.

* L'homme est identifiable : C'est notre bon roi Saint Louis (voir liste des rois).

    Le plus étonnant est que l'une vivait au 3ème siècle, alors que l'autre régnait au 13ème siècle.

Fascinante rencontre !

 

Pourquoi y a-t-il une bande noire ?

    Si vous avez été un peu attentifs à la lecture de mon blog, vous savez que cette bande noire avec ses dessins colorés se nomme : Une litre funéraire. Deux détails me surprennent :

1 - En général, la litre ne comporte qu'une seule ligne de blason (voir exemple dans l'église fortifiée d'Authon). Il semble que la superposition soit due à un ajout ultérieur : Deux niveaux.

2 - La litre sur le mur Nord porte les armes de la famille : Le Tellier. D'après ma brochure, le blason le plus représentatif est celui de Michel Le Tellier, Baron de Barbezieux et confesseur de Louis XIV (voir liste des rois).

  Heureux de toutes ces découvertes, je me dirige vers la sortie tout en admirant la croisée de transept. 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au milieu du 14ème siècle, la Guerre de Cent ans fait rage. Pour protéger la population, l'église est rehaussée.

* Au 15ème siècle, le mur coté Nord est renforcé par un puissant contrefort.

* En 1614, les habitants offrent une cloche à l'église.

* En 1914, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* En 1950, début d'une campagne de réfection des vitraux.

* Au 20ème siècle, des travaux de restauration ont mis à jour des peintures sur les murs et des sarcophage sous les dalles de la nef.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Une église peut classique et passionante

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 07:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgLa butte est porteuse d'une ruine castrale

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Montlaur se situe à 45km à l'Ouest-Sud-Ouest de Narbonne et à 8km au Sud de Capendu.

  Coordonnées du bourg :

43° 7′ 50″ N 2° 33′ 31″ E
 43.130556°  2.558611°

 

Le château :  

     L'extérieur :

La découverte

    Sachant qu'une ruine de château fort existe dans ou proche du village, il est assez facile de deviner que la colline surplombant les maisons soit le site de mon Graal.

  La présence d'un ruisseau à ses pieds confirme mon hypothèse.

Un rempart s'appuyant sur la colline 

Un rempart

    Au bas de la colline, un mur composé de petites pierres taillées s'appuie sur le rocher. J'opte pour le 1er rempart médiéval. Même si des constructions modernes sécurisent le site, il ne fait aucun doute qu'il y a de nombreux siècles, les hommes ont contruit un mur de protection qui se voulait "infranchissable" et consolidant les défenses castrales.

 

     L'intérieur :

Que reste t il ?

     En attaquant (pacifiquement) la montée vers le sommet de la colline, je ne vois que de l'herbe verte, des arbres et des parois rocheuses. Je ne m'attendais pas à voir une incroyable ruine avec des tours flanques, des bretèches, des mâchicoulis (voir vocabulaire) mais entre tout et rien, il y a une nuance.

 

Espoir ?

    Proche du sommet, je vois quelques pierres sur le sol.

Sont ce les prémices d'une découverte ou simplement les vestiges d'une construction ?

  J'ai beau mettre ma truffe dans l'herbe et solliciter tous mes sens, je ne vois aucune trace de l'ancien château fort. Je me console en admirant le paysage, seule richesse de ce site oublié.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, les batailles entre le Comte (voir titre de noblesse) de Toulouse et le Comte de Barcelone sont fréquentes. Se situant sur la route d'Aquitaine, Montlaur craint les représailles. Pour éviter d'être massacrés par l'un des 2 camps, les seigneurs du pays des Mattes font construire un château fort sur la colline. 
* En 1209, débute la terrible croisade des Albigeois.
* Vers 1210, l'armée royale de Simon de Montfort attaque et s'empare du château.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite.

 

Je vois jusqu'au bout du monde

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 07:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

  Ce dessin est le dessein de ma journée

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg d'Authon-Ebéon est situé à 60km au Nord-Ouest d'Angoulème, à 40km au Sud-Est de Rochefort, à 20km au Nord-Ouest de Gognac et à 9km au Sud-Ouest de Matha

     Coordonnées du bourg :

45° 50′ 13″ N 0° 24′ 26″ W
 45.836944°  -0.407222°

 

L'église : 
        L'extérieur :
Préambule

   Durant mes vacances dans ce beau département permettant de manger des huîtres et du melon puis de boire du Pineau (avec modération évidemment), je me suis fixé comme but de voir l'église fortifiée dont je possède le croquis dans la poche arrière de mon armure. 

  Fébrile, j'entre dans le petit bourg d'Authon-Ebéon.

  Est ce une tour crénelée ?

La découverte

    A travers les arbres agréablement disposés autour d'une place servant de parking, je découvre une construction fortifiée survolant les toits des maisons.

Est ce l'église ?

 

Le chevet

   En contournant les feuillus, un curieux chevet plat s'offre à moi. Cette haute façade est percée d'une grande fenêtre romane encadrée de deux colonnes. La partie centrale est flanqués de deux baies extérieures aveugles.

  Évidemment, votre Chevalier Dauphinois est attiré par le crénelage au sommet et surtout par la construction en encorbellement.  Cette "verrue" évidée à sa base est une bretèche (voir vocabulaire ). Sa fonction était de martyriser le crâne des assaillants souhaitant entrer par la fenêtre du chevet.

 

Le clocher
   Rapidement, je regarde le clocher curieusement construit  sur le coté comme une tour. Il ne dispose pas de crénelage, ni de système défensif. Je suis surpris par ses pierres de dimensions différentes et dont l'alignement en chaotique.

Est ce du à des reconstructions ? 

Mes yeux se troublent danst une telle église ! 

Les contreforts

   En contournant l'église, je suis surpris par la multiplicité des contreforts et surtout par leur variété et leur entrelacement. Cela se voit sur cette vue (proche du chevet), mais surtout sur cet angle de vue.

Avez vous remarqué quelques détails sur ces curieuses constructions ?

* A l'origine, les contreforts étaient peu épais et peu larges (flèche rouge).

* Puis ont été aménagés sur la construction initiale, des contreforts à larmiers (flèche orange).

* Puis de massif contreforts (flèche verte).

Incroyable n'est il pas ?

 

Des murs rehaussés ?

    L'extrémité de l'église coté portail est très intéressante. La différence de couleur de pierres entre le sommet et le reste du mur me fait penser à une rehausse du bâtiment. Cette curiosité se voit aussi sur le crénelage de la tour d'angle

  En prenant un peu de recul, cela semble plus logique. Sur l'autre façade, la raison de cette rehausse semble évidente. Elle a permis de poser au sommet une salle de repli avec un système défensif.

Une église-château ou un château-église ? 

Le portail

   En découvrant le portail, je me sens transporté entre 2 mondes :

       - Celui d'un chevalier guerrier,

       - Et d'un paroissien paisible.

   Voici ce qui justifie ma dualité :

1 - De chaque coté, les tours sont un mélange de système défensif avec créneaux et de contrefort à larmier.

2 - Au sommet, un chemin de ronde avec crénelage et archères en croix dans les merlons.

3 - En dessous, dix petits arcs supportent une corniche pouvant faire penser à des mâchicoulis (voir vocabulaire). Ces arcs reposent sur des modillons dont trois seulement sont sculptés.

4 - Au dessus du portail, deux colonnettes encadrent une fenêtre à voussure.

5 - Des colonnes dont les chapiteaux montrent des décors de feuillage et d'animaux encadrent la porte. Elles supportent trois voussures comportant des motifs géométrique (losanges et pointes).

 

        L'intérieur :

Classique

   En entrant, je suis en admiration devant la forme simple et linéaire de cet intérieur. Les murs dépouillés et la blancheur augmentent la rusticité.

  Je suis surpris par le manque de lumière pour une église. Il est vrai que les fenêtres sont rares et que leur faible dimension n'apporte que peu de clarté. La partie la plus éclairée est le choeur.

    Pensant avoir vu l'essentiel et étant certain que les salles fortifiées des étages me seront interdites à la visite, je me dirige vers la sortie quand.... je suis attiré par les bandes noires à mi-hauteur.

 

Les dessins 

      En portant mon attention sur la bande noire "encerclant" l'église, je remarque des blasons.

  Ces dessins se nomment : Litres seigneuriales (voir définition). Les litres funéraires montrent les blasons des différents seigneurs qui se sont succédés au château d’Authon (Le castel fortifié n'existe plus).

   Il est amusant de constater que la couleur jaune domine accompagnée parfois du rouge.

Sont ce les seules couleurs que les peintres savaient fabriquer ?

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 15ème siècle, l'église est fortifiée.

* En 1907, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame de l’Assomption) est libre et gratuite depuis les ruelles. La visite de l'intérieur des systèmes fortifiés est interdite.

 

A qui appartenait ce blason ?

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