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Ombre et lumière

9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 07:30

 

Département :   40 - LANDES

Le bourg :Ai je bu un élixir de sorcière déformant les architectures ?

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Saint Laurent de Gosse  est situé à 10km à l'Ouest de Peyrehorade et à 20km au Nord-Est de Bayonne.

   Coordonnées du bourg :

43° 32′ 2″ N 1° 16′ 1″ W
 43.533889°  -1.266944°

 

   Toponymie :   (--> petite initiation)

**  Saint Laurent  : C'est au 4ème siècle (après JC bien sur) que des paysans s'établissent en ce lieu sous la protection d'un Saint très "en vogue" à l'époque : Saint Laurent.

   Ce personnage fut un Diacre martyrisé sur un gril par les Romains en 258 parce qu'il ne voulut pas livrer l'argent des églises.

 

** Gosse : Ce mot a diverses interprétations.

1 - La terminaison "osse" serait le suffixe euskarien "otz(a)" définissant un domaine, un lieu.

2 - "Gosse" pourrait provenir de "Garros" (Goi/garai + oz) signifiant : Lieu en hauteur.

3 - "Gosse est peut être une déformation de l'anglais "goose" signifiant --> Oie. Ce met était (et est toujours) très présent dans les Landes, région envahie par les Anglais durant la guerre de Cent Ans

 

L'église :

    L'extérieur  :

La découverte

Quelle curieuse journée !

   Il fait chaud mais le vent est frais, il y a du soleil mais les nuages sont nombreux, il y a une église mais je la devine plus que je la vois.

   Je pressens que cette découverte va être bizarre, originale, unique.

Mais sera t elle médiévale ?

 

L'enquête commence

      L'église est devant moi, à quelque mètres, et pourtant elle est floue.

Est ce un mirage ?

  J'essuie mes binoculaires mais un grillage m'empêche de la voir correctement. Je peux discerner  :

       * Un clocher-mur qui ne semble pas fortifié,

       * Et surtout de nombreux contreforts mais sans fenêtre ni archère entre.

  Cette église, ne serait ce qu'un tableau de peintre ?

J'ai des doutes 

    J'entre dans le cimetière pour mieux regarder l'église qui semble prise entre l'art Roman et Gothique. Cette construction est un vrai puzzle pour moi. L'abside est percée de 4 fenêtres très hautes et non défendues par des bretèches (voir vocabulaire).

   Plus j'observe cette église et plus mes convictions éclatent en morceaux.

   L'église de Saint Laurent de Gosse ne semble pas avoir été fortifiée.

Ma brochure régionale serait elle incorrecte ?

 

Un peu de recul

   Lorsque j'ai des doutes, je prends un peu de distance pour mieux analyser de loin les formes. Mais ma vision est cryptée comme si je regardais un tableau impressionniste. Je tente, comme Terminator, de régler ma vision électronique, mais je ne vois toujours pas de chaleur défensive médiévale.

 

Ai je trouvé ?

    En observant mieux le clocher-mur, je crois voir une tour ronde avec des fentes ressemblant à des archères. Mais la nuance entre puits de lumière et système défensif est difficile à déterminer depuis l'extérieur. 

 

    L'intérieur  :

       Avec toutes ces visions ensorcelées, j'ai besoin d'entrer dans l'église pour un "exorcisme"  . Heureusement la porte est ouverte. Comme l'ambiance est curieuse, le long couloir sombre de la nef est mystérieux, l'absence de transept augmente cette sensation de "droiture". L'obscurité est elle dû aux armoiries du Prince Noir sur l'une des clés de voûte ?

   Dans la lumière, l'abside de 5 pans à croisées d'ogive est magnifique. Lever les yeux pour voir autant de beauté me ferait croire à.....

  N'ayant vu aucune possibilité de monter dans la tour-escalier, je ressors pensant être redevenu moi même. Mais la magie du soleil me fait croire que l'Adour est en cru et crée des douves. Il faut que je consulte un ophtalmologiste.

   


Histoire de l'église :

* Au 13ème siècle (?), construction d'une église.
* En 1363, le Prince Noir est fait Duc (voir titres de noblesse) d'Aquitaine par son père. Une clé de voûte en garde l'empreinte.
* Au 20ème siècle, l'ancien cloître est devenu l'école du bourg.
* A la fin du 20ème siècle, l'école (ancien cloître) est transformée en mairie.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Laurent) est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite.

 

Une belle église peu fortifiée

 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 07:30

 

Département :   50 - MANCHE


Ce trésor me brûle les yeux !

Le bourg :

   Situation  (--> le voir sur une carte)

        Le bourg de Regnéville sur Mer est situé à 70km au Sud de Cherbourg, à 40km au Nord-Nord-Ouest de Avranches (voir son château) et à 7km au Sud-Ouest de Coutances. 

   Coordonnées :

49° 0′ 27″ N 49.0075°
  1° 33′ 11.16″ W  -1.5531°

 

Le château :

      L'extérieur

Premières sensations

   En arrivant dans ce petit bourg sur la côte Ouest de la Manche, je suis surpris de voir une construction non posée sur une butte. Votre Chevalier des montagnes n'imagine pas un château en plaine.

   Même si le châtelet d'entrée a disparu, même si point de pont-levis m'accueille, je suis fasciné par cette ruine qui a été l'objet de tant de batailles.

 

Est ce le château médiéval ?

      Le solide bâtiment que je contourne ne ressemble pas à une garnison ni à un rempart médiéval. Les larges fenêtres ouvertes,  l'absence de crénelage et d'échauguette (voir vocabulaire) me font douter de sa fonction défensive. S'il n'y avait pas le fantôme d'un fossé (étaient ce des douves il y a 500 ans ?), je serais reparti de ce lieu sans âme.

Plan du château médiéval de Regnéville sur mer

    

L'espoir renaît 

   Grâce au plan apposé sur un poteau, je comprends mieux mon étonnement. Ce château a subi de nombreuses modifications et n'a plus sa puissance d'antan. Pourtant de nombreux détails trahissent ses origines :

  * Il y a d'abord les vestiges de son rempart, montrant son imposante superficie.

  * Puis il y a ce magnifique donjon, symbole du système défensif médiéval.

 

Un curieux donjon "presque Roman"

   En "fermant un peu les yeux"   (pour mieux l'imaginer bien sur), regardez cette haute tour, vous verrez un donjon Roman parallélépipédique comme il en existait beaucoup dans cette région il y a 700 ans.

   La seule particularité est qu'il a été construit au 14ème siècle, époque où la tour cylindrique est la référence défensive.

Incroyable n'est il pas ?

 

Un donjon Roman du 14ème sècle

Analyse rapide du donjon

    Bien que par endroit les pierres soient correctement taillées avec parfois des joints très fins, l'ensemble paraît avoir beaucoup souffert de reconstructions. Formes, tailles et couleurs trahissent des "rebouchages" fréquents.

  Regardez attentivement cette vue, elle montre des détails incroyables :

1 - Aux angles, un contrefort peu épais. Il est si fin qu'il ne semble pas renforcer la haute tour.

2 - Sur la façade Ouest, une construction saillante. Ce n'est pas une échauguette car elle est construite depuis le bas du donjon. Avec ses ouvertures de lumière, cela ressemble à une tour escalier.

3 - Au sommet, des consoles rappellent la présence de mâchicoulis.

4 - Sous les consoles apparait une ouverture verticale. Elle est trop large pour une archère. Ce serait donc une fente de lumière.

 

Que de questionnements !

   En prenant un peu de recul, je suis dans le doute le plus absolu sur des détails d'architecture :

5 - Pourquoi n'y a il pas d'archère sur un donjon du 14ème siècle ?

6 - Pourquoi des fentes pour arme à feu n'apparaissent pas ?

7 - Pourquoi y a t il 2 "portes" au même niveau ?

 

Une porte

    Les dimensions du donjon en font une tour habitable, mais cela ne signifie pas qu'il faille mettre une porte d'accès en partie basse comme dans nos habitats modernes.

   Les règles de défense imposent une entrée à plusieurs mètres du sol accessible par une rampe avec pont levis (ou escamotable) ou une passerelle en bois.

  Toutes mes suppositions et affirmations sont visibles sur la façade Sud-Est.

Avez vous remarqué l'arc de décharge au dessus de l'ouverture ?

 

      L'intérieur

 

La découverte des entrailles du donjon est ici.

 

 

 

 

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 23:59

 

    Durant mes croisades pacifiques dans nos belles provinces du Royaume de France, je rencontre parfois des constructions (plus ou moins en ruine) ayant appartenu à l'Ordre des chevaliers du Temple du Saint Sépulcre, aussi dénommé : L'Ordre du Temple.

    Bien que les Templiers n'aient jamais réalisé dans notre Royaume des constructions mystérieuses, de nombreuses légendes ou fausses vérités traversent les siècles et se transforment en "Légendes Urbaines" et même en "Vérités  Vraies" .

 

Voici quelques "Mytiques Mystères Mystérieux". 

 

Région dép   Ville Légende  et  Fausse-Vérité ? 
       
Bretagne 22 Pléboulle

  Dans la chapelle Notre Dame du Temple du 13ème siècle, une légende prétend que des Templiers viennent hanter les lieux attendant leur résurrection.

Bretagne 22 Pléboulle   La chapelle Notre Dame du Temple a été reconstruite au 13ème siècle par Pierre du Guesclin. Évidemment, une légende prétend que le célèbre chevalier Bertrand Du Guesclin faisait parti de l'Ordre du temple et en était un Grand Maître (après la dissolution de l'Ordre évidemment).
Bretagne 22 Pléboulle   Dans la tour de Montbran, une légende prétend que des templiers ont enterré le trésor de leur ordre.
PACA 04  Gréoux les Bains

  Le château serait l'oeuvre des Templiers. Evidemment au 21ème siècle, il existe une rue des templiers et une auberge des Templiers.

  Hélas le château est du 14ème siècle. Il ne peut donc pas être une construction de l'ordre du Temple.

       
       
       
 Lieu     Thème de l'article

France

Angleterre

Canada

-- -- Le mythe du trésor des Templiers - Vidéo
       
       
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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 07:30


Département 02 - AISNE (Thiérache)

  Quel beau clocher au soleil couchant

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Prisces est situé à 60km au Nord-Ouest de Reims, à 15km au Nord-Ouest de Montcornet et à 10km au Sud-Ouest de Vervins.

     Coordonnées du bourg :

49° 46′ 47″ N 3° 51′ 46″ E
 49.779722°  3.862778°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     Il est tard en ce mois de mars lorsque mon destrier arrive dans Prisces. La lumière orangée et les longues ombres me transportent dans un rêve incroyable.

   En bordure du bourg, une église montre sa puissance.

 

L'enquête commence

    En approchant de l'église je m'aperçois que 2 matériaux ont été utilisés :

* La pierre pour la nef et le chevet (la construction la plus ancienne).

* La brique pour le clocher-tour.

    Le système défensif étant absent de la construction en pierre, je ne vais détailler que la haute et puissante tour-clocher.

Certains châteaux forts envient le donjon de cette église

 

La tour

   Cette construction est si puissante que je n'ose pas la nommer "Clocher". Son architecture est curieuse :

    * 2 angles opposés possèdent une haute mais peu épaisse tour ronde.

    * 2 autres angles comportent un profond contrefort à larmiers.

 

Sont ce des portes ?

    En prenant un peu de recul, je vois sur la façade, entre la tour et le contrefort, de larges ouvertures ressemblant à des portes. Curieusement il n'y a aucun trou de boulin (voir vocabulaire) en dessous ayant pu porter un chemin de ronde en bois et pas plus de reste d'encorbellement.

A quoi pouvaient servir ces "portes" ?

  La réponse m'est donnée sur l'autre face. Les longues pierres en encorbellement sont des vestiges de latrines pouvant servir de bretèche (voir vocabulaire).

 

Où est la porte d'entrée ?

   Dans ma rêverie, j'ai oublié de chercher la porte d'entrée de l'église fortifiée. Mais il n'est pas nécessaire d'être détective, elle est sur la façade de la tour en alignement de la nef.

Avez vous remarqué que l'entrée est défendue par des fentes de tir sur la tour d'angle ?

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle , construction d'une église en pierre blanche.
* Au 17ème siècle , fortification de l'église avec un donjon en brique.
* En 1987, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* En 1994, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite.

 

Un clocher fortifié est le secret de cette église

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 07:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  La belle se cache pour mieux se faire désirer

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Laigny est situé à 43km à l'Est de Saint Quentin, à 16 km au Est-Sud-Est de Guise et à 4km au Nord-Ouest de Vervins.

    Coordonnées de l'église :

49° 51' 28.102" N 3° 51' 14.465" E
 49.85780643
 3.85401785

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     Dans cette région où la brique est le matériau principal de construction, je m'attends à voir une église rouge. C'est donc d'un pas allerte et sur de moi que je m'avance vers le haut bâtiment religieux.

    En découvrant cette puissante architecture, je suis en arrêt  . La construction est bien de couleur rouge, mais l'architecture est peu classique. Une conclusion s'impose :

      * Le clocher-tour fut la construction défensive de cette église.

  Pourtant je me pose une question.

Nef et chevet sont ils aussi fortifiés ?

 

L'enquête commence

    Pour découvrir la beauté de cette église, je la contourne lentement en prenant un peu de recul. Le transept, tenu par de hauts et puissants contreforts à larmiers, est peu classique. Mais le castellologue que je suis ne voit pas de système défensif. L'ensemble ne possède ni archère, ni bretèche (voir vocabulaire). De plus, je ne vois pas de possibilité d'une salle de repli au dessus de la nef. 

 

Le clocher-tour

    En m'approchant du clocher, je remarque plusieurs curiosités :

* Une imposante tour en brique alors que la nef est en pierre (le clocher serait dont postérieur ?).

* Des abat-sons prouvant la fonction de clocher.

* Un coq-girouette classique pour un clocher.

* Des briques noires vernissées réalisant des dessins géométriques.

* De petites fentes de tir pour fusil.

* De puissants contreforts d'angle à larmiers.

* Et, curiosité extrême, je vois une base en pierres et des étages en briques.

Est ce du à une reconstruction ?

  Le plus étonnant est l'absence de tour-escalier à l'extérieur. Le manque d'ouverture de lumière sur la hauteur ainsi que l'étroitesse de la tour me forcent à penser que l'accès aux étages se faisait par une échelle (amovible peut être).

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

    Les fenêtres étant assez basses, je tente de voler une image. L'intérieur très refait n'a plus le charme d'antan et je ne distingue aucune trace d'archère ni de fente de tir dans les murs.

 

 

Histoire de l'église :

   Je n'ai hélas aucune information historique sur cette église.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite. 

Le clocher ne ressemble pas à celui d'une église classique

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 07:30

 

Département 16 - CHARENTE

 

Le bourg :
       Voyez vous une église fortifiée ?Situation :   (--> la voir sur une carte)
   Le petit bourg d'Agris est situé à 70km à l'Ouest de Limoges, à 20km au Nord-Est d'Angoulême et à 6km au Nord-Ouest de La Rochefoucauld.

   Coordonnées du bourg :

45° 46′ 32.02″ N 0° 20′ 8.99″ E
 45.77556°  0.33583°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

   Sur la grande place du bourg, une église trône fièrement. Elle ne ressemble pas à l'image classique d'un bâtiment religieux fendant le ciel par un clocher pointu.

   Cette église est trapue, rectiligne et sans ornement. L'absence de transept et de clocher augmente cette sensation de rudesse et de masse.

Pensez vous qu'elle soit ou ait été fortifiée ?

 

L'analyse

    Lentement je contourne l'église pour découvrir tous ses secrets. Le bâtiment central est plus petit que les deux autres, j'opte pour une détérioration des siècles. D'ailleurs des pierres de réemploi ou réimplantées parsèment les murs. Le contrefort sur la gauche m'informe que cet édifice a été reconstruit et agrandi, la fenêtre bien trop basse confirme ma supposition.

  Sur le coté droit, une archère droite au raz du toit confirme encore mon hypothèse d'un bâtiment arasé.

Voyez vous la salle de repli ? 

La chapelle
   En continuant la découverte je rencontre 2 bâtiments décalés. Celui de gauche ressemble à une chapelle latérale aménagée après la construction originale de l'église. La fenêtre "trilobée" ainsi que l'intégration du contrefort de la nef dans le mur de la chapelle confirment ma déduction.

  En partie haute, l'ouverture rectangulaire prouve l'existence d'une pièce de sauvegarde protégeant la population d'une attaque de vils rouriers.

 

Le clocher

   Le haut bâtiment (au dessus du chevet) est le clocher. Les ouvertures sous le toit signifient la présence d'une salle de repli.

   Il est amusant de constater que ce clocher est asymétrique :

* 2 ouvertures sur les faces opposées,

* 1 sur les autres.

 

Le portail

   Avec sa rehausse, la façade a une esthétique très inhabituelle. La salle de repli sous le toit ne comporte qu'une ouverture. Je m'attendais à une bretèche (voir vocabulaire) pour défendre la porte et non cette baie sans système pour fixer un mantelet (voir exemple).

   Les voussures ne comportent aucune sculpture, seule l'archivolte est décorée de motifs géométriques. Comme souvent, les chapiteaux des colonnes latérales représentent des animaux stylisés (imaginaires ou monstres ?).

 

        L'intérieur :
J'entre

   Comme pour l'extérieur, l'architecture intérieure est stricte. La blancheur amène un peu de clarté dans la nef. Les quelques mobiliers peints sont ainsi mis en valeur. L'abside semble avoir été refaite ou consolidée récemment. La pierre nue n'est point habitude médiévale.

 

Une surprise

     Pensant avoir tout vu de cette église, lentement je me dirige vers la lumière du jour quand..... mon instinct de castellologue-amateur m'informe qu'à droite il y a une merveille. Cachée dans un angle, une peinture d'un autre âge se cache, honteuse de n'être plus qu'une ombre.

 

Une autre surprise

   Ce vestige de décoration sur le mur est si content de me voir qu'il me donne le mot de passe pour franchir une porte magique. C'est ainsi que je me retrouve devant l'escalier menant vers les salles de repli.

   Je ne vous les montrerai pas  car j'ai promis à la "peinture magique" que seuls, ceux qui pourront la voir et la comprendre, auront le droit de monter vers "mon" paradis.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église dépendant du prieuré de Saint-Florent de La Rochefoucauld.

* Au 13ème siècle, l'église est modifiée.

* Au 14ème siècle, pour protéger et défendre la population durant la guerre de 100 ans, la nef et la façade sont rehaussées. Des système défensifs sont aménagés.

* Au 16ème siècle, reconstruction du choeur et du clocher. Aménagement d'une chapelle latérale.

* En 1925, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Caprais) est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des fortifications est interdite, mais peut être que lors de votre passage, la porte de l'escalier sera ouverte.

 

Un joyaux médiéval dans un écrin de verdure

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 07:30

 

Département :   40 - LANDES

Le bourg :Une église se mire dans l'eau

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Saubusse de Marsan est situé à 15km au Sud-Ouest de Dax, à 10lm au Nord-Ouest de Peyrehorade.

    Coordonnées du bourg :

43° 39′ 29″ N 1° 11′ 8″ W
 43.658056°  -1.185556°

 

L'église :

    L'extérieur  :

La découverte

    En ce jour de fin d'été, je me mire dans l'eau bleue de l'Adour en cherchant des vers pour séduire une belle  .  Mais je ne suis pas le seul, à profiter du soleil, un bâtiment religieux m'imite sur la rive droite.

    De loin, je crois discerner quelques signes de fortification. Mon instinct de castellologue l'emporte sur le poète-séducteur .

 

L'enquête commence

    Survolant les toits du village, l'église parait immense, aussi grande qu'une cathédrale. Elle possède 2 architectures bien différentes :

1 - Un puissant et imposant clocher parallélépipédique qui s'apparente plus à un donjon de château qu'à une flèche d'église. L'opposition des couleurs pour le toit en double pente en tuile face à la grisaille du crépi est étonnante. Sous les abats-sons je crois voir une sorte de crénelage.

2 - Une nef "bien sage", sans signe de défense ni de fortification, avec des modillons hélas très défraîchis.  

Quel secret cache ce clocher ? 

Nef et abside

     Aux pieds de l'abside, l'église ne me parait toujours pas fortifiée. Chaque pan est orné d'une étroite fenêtre plein cintre de style Roman. Ces baies sont encadrées de colonnettes à chapiteaux sculptés et d'une arcature avec sculptures géométriques. Hélas, le temps a fait son oeuvre et les dessins se devinent plus qu'ils se voient.

 

Le clocher

    Je pressens que le clocher devait être la pièce maîtresse de cette église fortifiée. Je suis si excité de découvrir son secret que ma vue se trouble.

   Posté proche de cette tour-clocher, je suis impressionné par sa puissance, sa hauteur, sa construction "primitive", ses contrefort aux angles comme un donjon du 12ème siècle.

L'architecte s'est il inspiré de donjons de châteaux forts (comme par exemple Bassoué) ?

   Cette construction est borgne, sans bretèche, ni mâchicoulis, ni fente de tir, ni crénelage, ni....

  N'est ce qu'une tour pour se camoufler en attendant que les assaillants quittent la ville ?

  Je ne peux y croire.

 

Je cherche des indices

   Et quand je doute, mes 5 sens tentent de trouver la faille (j'avoue que l'odorat m'est rarement utile pour chercher une archère  .... quoique pour les latrines ).

    En scrutant le haut du clocher, je remarque un marche (pour poser un toit ou des poutres ?) et surtout un détail incroyable !

Le voyez vous ?

    Un peu au dessus du toit de la nef, une ouverture ressemblant à un passage.

Y avait une porte communicant entre le clocher et une salle de repli au dessus de l'église ?

   Je ne sais pas si mon raisonnement est correct, mais c'est un chevalier heureux qui va entrer dans l'église.

 

    L'intérieur  :

  Je tente de franchir la porte, mais hélas comme souvent pour les églises au 21ème siècle, l'entrée est impossible et point de clé magique j'ai.

 

 
Histoire de l'église :

* Au 13ème siècle (1240 ?), construction de l'église.
* Au 14ème siècle, l'église est fortifiée (information à vérifier).
* Au 15ème siècle, l'intérieur du choeur est aménagé.
* Au 19ème siècle, un contrefort et un arc boutant sont construits pour renforcer le coté Nord-Est de l'abside.
* En 1966, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* A la fin du 20ème siècle, l'église est restaurée.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Jean Baptiste) est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher et des fortification est interdite.

 

Haute, longue, puissante, mais est elle imprenable ?

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 07:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :
       Voyez vous le château fort ?Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le bourg de Dampierre sur Boutonne est situé à 60km au Nord-Ouest d'Angoulème, à 50km à l'Est de La Rochelle, à 28km au Sud de Niort et à 9km au Nord-Ouest de Aulnay de Saintonge (voir son château).

     Coordonnées du château :

46° 4′ 3.75″ N 0° 24′ 56.69″ W
 46.067709°   -0.415749°

 

Le château : 
        L'extérieur :
Préambule

  Grâce à Walt Disney et au dessin animé Merlin l'Enchanteur, tout petit déjà j'imaginais qu'un château fort se devait d'être entouré de douves (voir vocabulaire ). C'est donc pour voir le château médiéval de "mon imaginaire d'enfance" que je me rends à Dampierre sur Boutonne. Je vais découvrir le château Gailhart.

 

La découverte

    L'eau est bien présente. Ce ne sont pas des douves stagnantes et odorantes car le château fort a été construit sur une île de la rivière Boutonne. Logiquement, pour protéger le site, un rempart devrait entourer le château. Ce mur de protection existe encore mais il a été un peu arasé. Seules quelques échauguettes rappellent la fonction défensive.

Mais pourquoi avoir arasé le rempart ?

Quelle magnifique tour d'angle ! 

Je comprends !

   En longeant  les douves, je découvre le puissant château fort. Je comprends maintenant la disparition du rempart extérieur. Pour vous aider à comprendre aussi, je vous propose de lire l'article sur le château de Le Plessis Bourré.

     Avec l'invention des armes à feu et surtout des canons, les châteaux ont dû s'équiper de systèmes de jet de boulet pour tirer de loin sur les assaillants. Implanter des canons en hauteur aurait pu être une bonne idée, mais le boulet décrivant une parabole (voir équation mathématique).

     Contrairement à nos projectiles actuels qui explosent en rencontrant un obstacle (créant ainsi beaucoup de dégâts), le boulet  s'écrase "bêtement" quelque soit la puissance de jet du canon. Pour remédier à ce défaut, il faut lancer le boulet au raz du sol. Il heurtera ainsi les constructions (et plusieurs soldats) de l'ennemi mais en plus, il continuera à rouler.

    Conclusion : Pour avoir un tir rasant, il faut...raser le rempart extérieur créant ainsi une terrasse.

 

Le système défensif
     Même si les différents propriétaires ont amélioré le confort en ouvrant des fenêtres dans les tours et courtines, ces dernières étant dépourvues de crénelage,  la construction du 15ème siècle garde encore sa rudesse médiévale.

  Le système défensif actuel comporte :

1 - De puissantes tours d'angle.

2 - Un chemin de ronde qui devait parcourir l'ensemble du château. 

3 - Dans les murs du chemin de ronde, des fentes de tir pour arme à feu avec ébrasement (voir vocabulaire) extérieur.

4 - Les classiques et efficaces mâchicoulis.

5 - A la base des tours, plusieurs canonnières permettent un tir tendu. Les angles de visée couvrent le périmètre.

6 - L'important dans un système défensif, c'est d'être homogène. Qu'ils soient loin ou près, les attaquants sont malmenés et harcellés. Cette tour le prouve.

Je vois rouge car je ne puis entrer ! 

        L'intérieur : 

Je reste dehors

  Le château est visitable certains jours. Hélas, découvrant la Charente Maritime en dehors des périodes estivales, je n'ai pu entrer et manger des yeux cette beauté de 5 siècles.

   Qu'importe, grâce à mon oeil d'aigle, je vais dévorer quelques détails d'époque Renaissance.

 

L'art est partout

      Ce château n'étant pas une garnison pour "rustres" soldats mais une résidence , ses propriétaires l'ont aménagé pour que conforts et harmonie des formes rendent la vie agréable. Voici quelques détails que j'ai pu apercevoir depuis la route :

A - La porte à la base d'une des tours rondes comporte linteau et corniche sculptés.

B - Quelques sculptures d'animaux extraordinaires  sont posées sur les acrotères.

C - La corniche supporte la représentation d'un ancien seigneur de Dampierre.

 

 

Histoire du bourg et du château :

* Vers l'an 1000, le site de Dampierre, dont une famille est citée, relève du château Royal de Niort.

* Vers 1027, le château devient possession de Hugues Maingot, seigneur de Surgères, suite au mariage avec Pétronille de Dampierre.

* Vers 1340, le dernier héritier mâle de la famille Maingot décède sans enfant. La seigneurie échoue à sa sœur Jeanne qui est mariée en deuxième noce à Aymard de Clermont (famille Clermont-Tonnerre).

* En 1373, durant la Guerre de Cent ans, Bertrand Du Guesclin et son armée attaquent puis s'emparent du château fort détenu par les Anglais.

* Au 15ème siècle, les défenses du château sont modernisées.

* Dans la deuxième moitié du 16ème siècle, le château appartient à Claude Catherine de Clermont.

* En 1550, une galerie extérieure à arcades surbaissées et à colonnes est ajoutée. Elle dessert les appartements des 2 étages.

* En 1598, Albert de Gondi, deuxième épou de Claude Catherine de Clermont, vend les terres de Dampierre au Baron Charles de la Mothe Fouquet.

* En 1600, le château est acheté par David Fourré, seigneur de Beaulieu.

* En 1712, à la mort de Charles Fourré, Marquis (voir titre de noblesse) de Dampierre, sa nièce, Louise Françoise de Moreuil, hérite du château.

* Vers 1713, le château appartient à Marie Anne Bertrand de La Bazinière.

* Au premier tier du 18ème siècle, à la mort de Marie Anne Bertrand de La Bazinière, le château échoit à une de ses nièces : Marie Thérèse de Mesnes d'Avaux.

* En 1752, le château est vendu à Philippe Christophe Amateurde Galliffet.

* En 1754, le propriétaire entreprend de grands travaux de modernisation. Deux ailes sont détruites. Un jardin est aménagé (à vérifier).

* Vers 1789, les propriétaires quittent le château.

* En 1795, le château composé de "six chambres basses, un corridor, des servitudes; Puis à l'étage sic chambres et une galerie" est adjugé à François Dubois.

* En 1816, le château est vendu à François Xavier Coudert de Prévignaux.

* En 1842, le site est acheté par Paul Coradin Dubois.

* En 1851, le château est à nouveau vendu à André Jean Rabault

* Au 19ème siècle, une tour d'angle est détruite ne laissant que le logis rectangulaire actuel.

* En 1926, le château est classé aux Monuments Historiques.

* Au milieu du 20ème siècle, les propriétaires entament de longs et coûteux travaux pour éviter que cette beauté tombe en ruine.

* Au 21ème siècle, la découverte d'une partie de l'extérieur est possible depuis la route et le parking. La visite des jardins et du château est payante. Renseignez vous sur les jours et horaires d'ouverture.

 

Un château fort entouré de douves

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 07:30

 

Département 61 - ORNE

 Voyez vous un manoir fortifié ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de La Rouge est situé à 60km au Sud-Ouest de Chartres, à 50km au Sud-Est d'Alençon et à 8km au Sud-Ouest de Nogent le Rotrou.

   Le manoir de la Gauberdière est situé à 1.5km au Nord-Ouest de La Rouge.

     Coordonnées du manoir :

48° 17′ 25.66″ N 0° 41′ 31.031″ E
  48.290461°  0.691953°

 

       Origine du nom :  (--> voir initiation à la toponymie)

  La famille Gaubert fait construire ce manoir devenant avec les années, la Gauberdière.

 

La maison forte : 
        L'extérieur :
Préambule

    Notre beau royaume de France possède de nombreux manoirs. Certains, construits à la fin du moyen âge avaient pour fonction de montrer une "richesse" ou une reconnaissance seigneuriale. Ces manoirs possédaient souvent une ou deux tours très faiblement fortifiées.

  Par ce blog, je ne vais pas vous montrer toutes ces constructions, cela serait lassant  et peu instructif. Mais il est important de vous faire connaître ce type de construction et surtout vous montrer la difficulté à les photographier.

Un croqui très discret réalisé par Arianne Machie 

Où est elle ?

    Mon dictionnaire des fortifications médiévales m'informe qu'une maison forte, nommée souvent manoir, existe en ce lieu. Ne disposant pas d'une carte IGN très précise, je dois scruter l'horizon pour trouver cette beauté médiévale.

   Isolé au milieu des champs, il me semble reconnaître le bâtiment. Pour être certain, je quémande à mon ami James Bond de me prêter un de ses satellites.

 

La certitude

    Grâce à la vue satellite, je peux m'orienter. En zoomant un peu, je peux affirmer que le bâtiment face à moi est bien le manoir de La Gauberdière.

 

Description du manoir
      Composition du manoir :

* Situé au fond d'une cour, un corps de logis comprenant une aile rectangulaire sur laquelle est accolée une tour-escalier octogonale,

* Au Nord, attenant au corps du logis, un petit bâtiment de service,

* Au sud, une série de communs.

 

        L'intérieur :

  Le manoir est une propriété privée non visitable.

 

 

Histoire de la maison forte :

* A la fin du 15ème siècle, une ancienne famille originaire du Perche fait construire un manoir fortifié.

* Au 16ème siècle, aménagement du bâtiment et construction d'une chapelle.

* Au 18ème siècle, les communs sont remaniés.

* En 1995, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la route est libre et gratuite. La visite de la propriété privée est interdite.

 

Un manoir très secret

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 07:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  Quelle incroyable église !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Montcornet est situé à 50km au Nord de Reims, à 30km au Nord-Est de Laon et à 17km au Sud-Est de Vervins.

  Coordonnées de l'église :

49° 41' 37.903" N 4° 1' 4.404" E
 49.693862  4.01789

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

    En arrivant dans ce bourg de l'Aisne, je me suis dit :

"Diantre... Quelle imposante église ! "

   Ses dimensions en font certainement la plus grande église du Thiérache, de plus elle est fortifiée. Je pressens que je vais passer au moins 4 heures à déguster chaque pierre et chaque brique.

  Conseil du Chevalier : "Prenez un petit café et une part de gâteau car la découverte de cette beauté millénaire va être longue".

Les fleurs se pâment devant l'église fortifiée de Montcornet 

L'enquête commence

     Contrairement à beaucoup de constructions de l'Aisne, cette église est en pierres. Il y a quelques "pansements" (de consolidation) en briques ainsi que des ajouts de bâtiments bien rouges, mais l'église de Montcornet est une des rares du Thiérache en pierres taillées.

   L'église possède de nombreux systèmes défensifs d'efficacité et de dates de construction bien différentes.

 

Échauguettes

   Sur plusieurs façades, au sommet des hauts et fins contreforts à larmiers, sont posées des échauguettes (voir vocabulaire) en briques. La couleur rouge choque sur cette grise construction religieuse.

Est ce pour indiquer aux attaquants la puissance du site ?

  Il n'en est rien. Ces rondes petites tours ont été construites après l'époque médiévale, les fentes de tir en sont la preuve.

 

Bretèche

   Pour se défendre de loin d'un vil attaquant, les fentes de tir suffisent.

Mais s'il est aux pieds du mur, que faut il ?

   Évidemment, vous avez deviné qu'il est préférable d'avoir une bretèche.

 

Salle de repli

    Comme je suppose qu'une salle de repli existe sous les toits, je suppose que la construction en encorbellement devait aussi servi de latrines.

Mais comment monter dans une salle si haute ?

  La réponse m'est donnée en regardant cette façade. Il y a une tour-escalier avec puits de lumière et une archère.

 

Est il possible d'entrer dans cette église ?

Y a t il d'autres systèmes défensifs ?

   Sur les murs, tours et contreforts de cette église, il y a des ouvertures de tir partout, je n'ai pas assez de doigts pour les compter !

  Par exemple sous un enfeu, il y a une petite canonnière avec un large ébrasement extérieur pour améliorer le tir.

 

La façade d'entrée

   La partie la plus vulnérable d'une fortification est l'entrée. Dans un château fort, elle fait l'objet de beaucoup d'attentions.

Qu'en est il pour cette église fortifiée ?

   En la regardant, je comprends que cette construction religieuse a bénéficié des astuces défensives de "mes" châteaux :

Au dessus : Une sorte de crénelage avec chemin de ronde couvert (c'est la salle de repli).

* Sur les cotés :  Deux tours assurent la surveillance et la protection de l'entrée mais aussi des courtines latérales. Sur la partie brique, elles disposent de fentes couvrant toute la largeur de l'attaque.

* Sur la base des tours : Il y a des fentes de tir avec une forme peu classique. Leur ébrasement permet un tir en bas.

Aviez vous déjà vu ce type d'architecture ?

  Cette curiosité se remarque sur plusieurs systèmes de tir. Ils sont complémentaires aux fentes verticales (qui ne doivent pas être que pour le tir mais aussi pour la lumière de l'escalier).

 

Le porche d'entrée

    Comme il n'y a pas de défenseur dans les tours et que je viens en ami, c'est en sécurité que j'ose monter lentement les marches vers l'imposant portail. Le décor de la voûte est magnifique, les sculptures sur le fût des colonnes sont riches et certaines sont datées. Mais ces beautés m'ont fait oublier de regarder les fentes de tir pour fusiller les attaquants espérant enfoncer les vantaux avec un bélier.

N'est ce pas une église fortifiée incroyable ! 

 

    L'intérieur :

 Pour découvrir les entrailles de cette magnifique beauté, je vous invite à.... cliquer ici.

 

 

Césame... Ouvre toi !

 

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