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Ombre et lumière

25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 07:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

  Ce dessin est le dessein de ma journée

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg d'Authon-Ebéon est situé à 60km au Nord-Ouest d'Angoulème, à 40km au Sud-Est de Rochefort, à 20km au Nord-Ouest de Gognac et à 9km au Sud-Ouest de Matha

     Coordonnées du bourg :

45° 50′ 13″ N 0° 24′ 26″ W
 45.836944°  -0.407222°

 

L'église : 
        L'extérieur :
Préambule

   Durant mes vacances dans ce beau département permettant de manger des huîtres et du melon puis de boire du Pineau (avec modération évidemment), je me suis fixé comme but de voir l'église fortifiée dont je possède le croquis dans la poche arrière de mon armure. 

  Fébrile, j'entre dans le petit bourg d'Authon-Ebéon.

  Est ce une tour crénelée ?

La découverte

    A travers les arbres agréablement disposés autour d'une place servant de parking, je découvre une construction fortifiée survolant les toits des maisons.

Est ce l'église ?

 

Le chevet

   En contournant les feuillus, un curieux chevet plat s'offre à moi. Cette haute façade est percée d'une grande fenêtre romane encadrée de deux colonnes. La partie centrale est flanqués de deux baies extérieures aveugles.

  Évidemment, votre Chevalier Dauphinois est attiré par le crénelage au sommet et surtout par la construction en encorbellement.  Cette "verrue" évidée à sa base est une bretèche (voir vocabulaire ). Sa fonction était de martyriser le crâne des assaillants souhaitant entrer par la fenêtre du chevet.

 

Le clocher
   Rapidement, je regarde le clocher curieusement construit  sur le coté comme une tour. Il ne dispose pas de crénelage, ni de système défensif. Je suis surpris par ses pierres de dimensions différentes et dont l'alignement en chaotique.

Est ce du à des reconstructions ? 

Mes yeux se troublent danst une telle église ! 

Les contreforts

   En contournant l'église, je suis surpris par la multiplicité des contreforts et surtout par leur variété et leur entrelacement. Cela se voit sur cette vue (proche du chevet), mais surtout sur cet angle de vue.

Avez vous remarqué quelques détails sur ces curieuses constructions ?

* A l'origine, les contreforts étaient peu épais et peu larges (flèche rouge).

* Puis ont été aménagés sur la construction initiale, des contreforts à larmiers (flèche orange).

* Puis de massif contreforts (flèche verte).

Incroyable n'est il pas ?

 

Des murs rehaussés ?

    L'extrémité de l'église coté portail est très intéressante. La différence de couleur de pierres entre le sommet et le reste du mur me fait penser à une rehausse du bâtiment. Cette curiosité se voit aussi sur le crénelage de la tour d'angle

  En prenant un peu de recul, cela semble plus logique. Sur l'autre façade, la raison de cette rehausse semble évidente. Elle a permis de poser au sommet une salle de repli avec un système défensif.

Une église-château ou un château-église ? 

Le portail

   En découvrant le portail, je me sens transporté entre 2 mondes :

       - Celui d'un chevalier guerrier,

       - Et d'un paroissien paisible.

   Voici ce qui justifie ma dualité :

1 - De chaque coté, les tours sont un mélange de système défensif avec créneaux et de contrefort à larmier.

2 - Au sommet, un chemin de ronde avec crénelage et archères en croix dans les merlons.

3 - En dessous, dix petits arcs supportent une corniche pouvant faire penser à des mâchicoulis (voir vocabulaire). Ces arcs reposent sur des modillons dont trois seulement sont sculptés.

4 - Au dessus du portail, deux colonnettes encadrent une fenêtre à voussure.

5 - Des colonnes dont les chapiteaux montrent des décors de feuillage et d'animaux encadrent la porte. Elles supportent trois voussures comportant des motifs géométrique (losanges et pointes).

 

        L'intérieur :

Classique

   En entrant, je suis en admiration devant la forme simple et linéaire de cet intérieur. Les murs dépouillés et la blancheur augmentent la rusticité.

  Je suis surpris par le manque de lumière pour une église. Il est vrai que les fenêtres sont rares et que leur faible dimension n'apporte que peu de clarté. La partie la plus éclairée est le choeur.

    Pensant avoir vu l'essentiel et étant certain que les salles fortifiées des étages me seront interdites à la visite, je me dirige vers la sortie quand.... je suis attiré par les bandes noires à mi-hauteur.

 

Les dessins 

      En portant mon attention sur la bande noire "encerclant" l'église, je remarque des blasons.

  Ces dessins se nomment : Litres seigneuriales (voir définition). Les litres funéraires montrent les blasons des différents seigneurs qui se sont succédés au château d’Authon (Le castel fortifié n'existe plus).

   Il est amusant de constater que la couleur jaune domine accompagnée parfois du rouge.

Sont ce les seules couleurs que les peintres savaient fabriquer ?

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 15ème siècle, l'église est fortifiée.

* En 1907, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame de l’Assomption) est libre et gratuite depuis les ruelles. La visite de l'intérieur des systèmes fortifiés est interdite.

 

A qui appartenait ce blason ?

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fortifiées
de France
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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 07:30

 

Département 09 - ARIEGE

Les yeux me brûlent en cherchant au loin le château fort

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit village de Durfort est situé à 45km au Sud de Toulouse, à 40km au Nord-Est de Saint Girons et à 18km au Nord-Ouest de Pamiers.

     Coordonnées du château :

3° 12′ 25.92″ N 1° 27′ 28.08″ E
 3.2072°   1.4578°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

   En approchant du petit village de Durfort, il est très facile de voir le château fort. Comme toutes les constructions seigneuriales, elle se doit d'être vue pour marquer le territoire et aussi voir l'ennemi.

  J'entends certains d'entre vous grommeler : "Chevalier,  point de château il y a !". Regardez mieux, la construction fortifiée est ici, en bordure du plateau.

Comprendre un ruine, c'est un peu la séduireVoyez vous une église fortifiée ? 

Décryptage lointain de la ruine

   De loin, il me semble voir que la partie "droite" est presque intacte. Elle semble composée d'un puissant mur en pierres blanches.

   Par contre, celles du centre et à gauche sont très abîmées. La présence de la brique rouge tranche avec la blancheur de la pierre. Le toit à disparu et le château ne semble plus habitable.

 

La découverte
    Au lieu de prendre la route goudronnée menant directement dans le village, je décide d'emprunter le sentier de randonnée montant vers mon Graal. L'herbe odorante, le léger bruit des feuilles dans les arbres, le piaillement des oiseaux font monter le plaisir (en plus de faire monter le chemin  ).

Au sommet, c'est le choc !

Massive et sans artifice est cette façade

 

La façade défensive

   Je suis accueilli par une courtine encadrée par deux imposantes tours rondes. C'est presque l'image caricaturale du château fort. Rapidement, il me semble voir des pierres correctement taillées et jointives.

   Mais en regardant avec attention, je distingue 3 styles (époques ?) de construction :

* En partie basse, des pierres à bossage (?),

* Au centre, des pierres lisses,

* Au sommet, un mélange de lits de pierre et de brique.

 

A quoi sert cette avancée ?

  Après le choc, je reprends mes esprits pour voir une curiosité qui m'avait échappée. Entre les deux tours, la courtine comporte une avancée.

Avez vous déjà vu cela ?

   Cette curieuse "verrue" :

* Crée des angles morts,

* Diminue l'efficacité défensive des tours

* Et ne procure pas vraiment de place supplémentaire dans le château.

   La seule explication logique serait que ce fut le donjon "primitif". La vue aérienne confirme (ou plutôt ne contredit pas) ma théorie.

En avez vous une autre ?

  Je ne peux point faire le tour de la tour

La tour numéro 1 - Nord

    Au Nord du château (sur la droite de la façade du donjon) la tour ronde ne me donne que peu de détails sur ses attributs défensifs. Étant partiellement arasée, elle ne m'indique pas si crénelage et mâchicoulis (voir vocabulaire ) existaient.

   Avec un peu d'attention je discerne les vestiges d'une fente verticale. Je pressens une archère droite primitive, mais ceci n'est qu'une supposition.

  L'autre coté de la tour n'est pas plus bavarde. Elle montre des ouvertures carrées parfois bouchées dont la fonction m'échappe (canonnière, fenêtre avec mantelet ?).

 

La tour numéro 3 - Ouest

   Ayant aperçu sur la carte satellite une tour à l'opposé de la façade, je tente de m'approcher. Hélas, une clôture stoppe ma curiosité et je dois me contenter de la discerner à travers les feuillus.

  Excepté sa circonférence plus petite, elle ne me révèle rien de plus que sa consoeur.

 

Quelle magnifique beauté !

    Ceux qui me suivent depuis quelques temps, savent que j'adore montrer des détails architecturaux et surtout UN détail très précis. En regardant la façade, vous devriez le voir.

  Je vous sens hésitants, je vais donc cibler un peu plus "ma "beauté.

Avez vous vu la construction en encorbellement ?

  Ce sont évidemment les latrines, curieusement construites coté Est.

 

Le donjon - Est

  Ce que j'ose nommer le donjon comporte une curiosité que je n'avais pas remarquée de suite. Sur le coté proche de la tour 2, une ouverture (obstruée pour consolider la ruine) ressemble à une porte.

N'est ce point curieux à cet endroit ?

  Peut être s'agit il du fantôme de latrines du niveau supérieur.

 

La tour numéro 2 - Sud

     Pour découvrir la suite de ce magnifique château fort, je vous propose de cliquer ici.

 

 

Une façade pleine de promesses énigmatiques

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 07:30

 

Département :   40 - LANDES

Le bourg :

Une tour d'ivoire dans un écrin de fleur... hooooo !   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Saint Sever est situé à 12km au Sud-Sud-Ouest de Mont de Marsan.

  Coordonnées du bourg :

43° 45′ 27″ N 0° 34′ 23″ W
 43.7575°  -0.573056°

 

Les remparts :

     L'extérieur  :

La découverte

    Avec les panneaux dans l'agglomération, il est aisé de trouver un parking proche du centre ville. Ce bourg comporte de nombreuses constructions inscrites ou classées aux Monuments Historiques, mais je ne les décrirai pas, car je ne suis pas un "touriste ordinaire".

  Je suis:     "Le Chevalier Dauphinois cherchant  les pierres défensives".

C'est le but de ce blog et ma mission de ce jour.

 

L'enquête commence

    En arrivant, c'est le choc. Une tour m'attend. Comme souvent, j'ai rendez vous avec une construction ayant 700 ans.

   Elle est ronde, presque entière (pourtant de nombreuses reprises de construction sont visibles) et surtout elle comporte des indices de système défensif.

 

Les défenses de la tour

    Évidemment vous avez remarqué les deux magnifiques archères-canonnières. Elles semblent avoir été intégrées dans la tour après sa construction. Le rempart est donc antérieur au 14ème siècle.

   Il est amusant de comparer les différentes méthodes de construction de ce type d'archère : Monobloc, en 2 pierres, 3 pierres ou 4 pierres. Mais je suis surpris par le faible ébrasement (voir vocabulaire) de certaines archères

   En partie supérieure, la tour possède un crénelage. L'écartement entre chaque créneau est important. Cela confirme l'ancienneté de cette tour de rempart.

 

Les courtines

    Elles sont linéraires et sans archère. Leur épaisseur me fait penser qu'elles possédaient un chemin de ronde couvert (?). Mais le temps et les hommes ont arasés ces hauts murs supprimant crénelage, hourdage, mâchicoulis (peut être), échauguette et bretèche. A la place, des fenêtres d'appartements illuminent la rigueur grise de ses pierres.

   Le rempart habité se poursuit sur de nombreux mètres délimitant encore la ville médiévale.

 

    L'intérieur  :

  Il n'est pas possible de visiter les entrailles du rempart et des tours. Je me console en admirant les traces de l'église du couvent des Jacobins, ainsi que son clocher Gothique.

 


Histoire du bourg :

* Au 5ème siècle, Severus est envoyé par le Pape pour évangéliser la Novempopulanie. Il meurt la tête tranchée par les Vandales.
* Au 8ème siècle, quelques moines de l'ordre de Saint Benoit établissent un monastère.
* En 818, le monastère est détruit par les Vascons. Il est reconstruit peu de temps après.
* Au 10ème siècle, les normands ravagent le pays et détruisent le monastère.
* En 982, Guillaume Sanche, Duc (voir titre de noblesse) de Gascogne, durant son combat contre les Normands, invoque Saint Sever pour les vaincre.
* A partir de 988, pour remercier Saint Sever, le Duc fait construire un nouveau monastère et le donne ainsi que des terres aux moines Bénédictins.
* Au 10ème siècle, grâce à l'impulsion de l'abbé Grégoire de Montaner, l'abbaye connaît un essor important.
* Durant le 2ème moitié du 11ème siècle, un incendie ravage l'église et l'abbaye.
* Au début du 12ème siècle, la ville se dote de remparts.
* Au 12ème siècle, l'ensemble est reconstruit avec plus de beauté et de grâce.
* A partir du 13ème siècle, les batailles entre Anglais et Français durant la guerre de Cent Ans n'épargnent pas Saint Sever. Église, abbaye et remparts sont plusieurs fois détruits par les troupes des rois de France (voir liste).
* Au 14ème siècle, les archères droites sont remplacées par de petites canonnières.
* Au 19ème siècle, de nombreux bâtiments sont restaurés.
* en 1905, la municipalité détruit une partie des remparts à la dynamite.
* En 1911, l'église abbatiale est classée aux Monuments Historiques.
* En 1970, l'ancienne Sous-Préfecture (maison du 18ème siècle) est inscrite aux Monuments Historiques.
* En 1971, l'ancien couvent des Jacobins est inscrit aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur des rempart est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des tours et des fortification est interdite
Nota : De nombreux bâtiments sont visitables dans ce bourg, mais ils ne font pas partis des fortifications, sujet principal de ce blog.

 

Archère canonnière pour protéger la courtine



 

Bonus :

   J'ai trouvé sur Youtube une petite vidéo nostalgique sur Saint Sever. Elle ne montre pas des fortifications médiévales (comme il y en a tant sur mon blog), mais c'est une déambulation dans les rues et faubourg.

 

 

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 07:30

 

Département 73 - SAVOIE

  La tour s'habille de vêtement très écologique

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit bourg de Mercury-Gemilly est situé à 40km au Sud-Est d'Annecy, à 32km au Nord-Est de Chambéry et à 3km au Nord-Ouest d'Albertville.

   Coordonnées du bourg :

45° 40' 30.036" N 6° 20' 11.454" E
 45.67501  6.336515

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

    Après avoir visité le Château-Vieux à quelques kilomètres au Nord-Est, je me dirige au centre du village pour voir le château de Chevron, parfois nommé Châteauneuf.

  Je dépose mon destrier sur une petite place et soudain,  je suis confronté à la vision d'une tour attaquée par la végétation.

A quoi servait elle ?

 

Le rempart

   En prenant un peu de recul j'ai la réponse à mon interrogation. Cette ronde construction est une tour d'angle du rempart extérieur du château de Chevron.

  Ce rempart n'a plus son prestige d'antant et semble dépourvu de crénelage, bretèche, mâchicoulis (voir vocabulaire) ni système de tir. Au 21ème siècle, ce n'est plus qu'un mur qui ne dispose que d'une simple tour.

 

La partie médiévale

   Le plus surprenant dans ce château est sa modernité tout en gardant une force médiévale. En face de lui, je suis subjugué par la puissante tour ronde avec son crénelage. A elle seule, elle semble défendre le château comme le faisait certains donjons extérieur. Cette particularité architecturale est très présente en Savoie médiévale (voir aussi les châteaux Suisse des cantons du Valais, de Fribourg et de Vaud).

    Curieusement, sa consoeur d'angle est parallélépipédique. Derrière le crépi, les pierres semblent pauvrement taillées en opposition avec le chaînage d'angle. Ce dernier correspond à une construction "noble" d'un grand seigneur.

 

Les défenses

    Bien que recherchant avec mon oeil de castellologue-amateur des signes de système défensif, je ne remarque aucune archère et encore moins de canonnière. Mais je suppose que les ouvertures sous le toit correspondent à une forme de crénelage pour un chemin de ronde.

 

La  façade arrière

  En contournant la construction, je suis surpris du thème architectural si différent. Point de fenêtre à meneau en croix, ni de tour défensive. Cette façade ressemble plus à une construction de la fin du 19ème siècle qu'à une beauté médiévale. Mais grâce à ces consolidations, le château est encore habitable.

 

    L'intérieur :

       Hélas, la propriété est privée et non visitable. Je remonte rapidement sur mon destrier et je pars en direction du Sud-Ouest pour visiter l'incroyable forteresse médiévale de Miolans.

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 10ème siècle, le futur Pape Nicolas serait né dans le château de Chevron (château en bois ?).
* Au 14ème siècle, un château en pierre est construit par Humbert V de Chevron avec les pierres du Châteauvieux.
* En 1486, le Sieur de Chevron-Villette est nommé Baron (voir titre de noblesse) par le Duc de Savoie (voir liste).
* En 1630, Gaspard, le dernier représentant de la lignée des Chevron-Villette, décède.
* En 1634, en épousant Jeanne-Françoise Chevron-Villette, Charles -François de Valpergue devient propriétaire du château de Chevron.
* En 1684, Charles -Maurice de Valpergue donne le château de Chevron à son oncle Philippe de Valpergue.
* Au 17ème siècle, le château est remanié.
* En 1713, Guillaume, fils de Philippe de Valpergue et de Catherine (née Bertrand de Chamousset),hérite du château.
* Au début du 18ème siècle, Guillaume quitte Chevron pour le Piémont.
* En 1755, le château de Chevron est vendu à François-Joseph Sallier de la Tour, Baron de Cordon.
* Vers 1792, le château est réquisitionné par les Révolutionnaires.
* Au début du 19ème siècle, le château appartient à François Clery.
* A partir de 1828, le château et les terres sont vendus en parcelles.
* En 1831, le château appartient à M° Chevaillier.
* En 1831, la famille Dunand achète le château.
* A la fin du 19ème siècle, le rempart est arasé et des tourelles sont détruites.
* En 1982, le château est inscrit aux Monuments Historiques.
* Au milieu du 20ème siècle, la famille Dunand-Bénéteau est propriétaire du château.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est impossible. 

 

Un château entre confort et efficacité défensive

 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 07:30

 

Département :   40 - LANDES

 

Le bourg :

   Situation :   (--> le voir sur une carte) Est ce le vestige d'une ancien château Landais

      Le bourg de Saint Justin est situé à 80km au Sud-Ouest d'Agen, à 25km au Nord-Est de Mont de Marsans (voir ce bourg fortifié), à 11km au Sud-'Est de Roquefort et à 4km au Nord-Ouest de Labastide d'Armagnac.

  Coordonnées du bourg :

43° 58′ 51.96″ N 0° 13′ 48″ W
 43.9811°  -0.23°

 

La bâtisse :

    L'extérieur  :

La découverte

    Depuis la route départementale 933 qui traverse le bourg, je distingue une tour dont je pressens l'origine (lorsque mes poils se hérissent dans l'armure, et quand un frisson me gagne l'échine, je sais que le moyen âge n'est pas loin).

   Je saute de mon cheval et dans la foulée, je saute de joie.

 

Le questionnement

    "Quelle est dont la fonction de cette construction" me dis je, en me grattant la tête.

    C'est un panneau dans le bourg qui me donne la réponse. Cette construction est......

Celle ou celui qui me dit "Une salle paroissiale" sera :

Pffff, la réponse est dans le titre : Une tour ayant appartenu aux Templiers.

 

L'enquête commence 

Une tour sur un toit, quel mystère mystérieurx !Quelle curieuse construction !

   La partie basse ressemble à une maison du 20ème siècle et au dessus une "maigrichonne" tour se prend pour un phare.

   Je ne vois aucune archère, bretèche (voir vocabulaire) ou système de défense. A la base de la tour, une ouverture rectangulaire est murée.

Était ce la porte d'accès ?

  Je pars à la recherche d'indices.

 

J'ai des doutes

    Avec un peu de recul, parfois j'ai une révélation. Mais là, mes repères sont anéantis et point de muse-architecte pour m'aider. .

 

    L'intérieur  :

Mystérieuse tour

      Hélas pour vous et pour moi, la propriété est privée et non visitable.

   En sautant, je vois au dessus des arbustes les vestiges d'un bâtiment de 2 étages sur rez de chaussée. Avec toutes ses portes, la tour octogonale ne devait pas servir à la défense mais plutôt à le circulation : Tour escalier.

    De petites niches sont visibles, mais ...

Est ce dû à une reconstruction ?

Ou est ce la cache secrète du trésor des templiers ?

 

Suis je bredouille ?

  Malgré mon imagination fertile, je ne discerne aucune défense. Pourtant un "ancien" du village affirme que cette ruine était une commanderie.

    Je ne suis pas au bout de mes surprises, car à quelques mètres de là, je vois un panneau. Cette commanderie n'a pas été construite par les Templiers mais par les Hospitalers de Saint Jean de Jérusalem.

    Qu'importe, je sais maintenant que ma prochaine découverte sera, au bout de la rue, l'église "fortifiée".

 

 
Histoire de la maison :

* En 1280, Saint Justin est érigé en bastide par un acte de paréage entre les Hospitalers de Saint Jean de Jérusalem et la Vicomtesse (voir Titres de Noblesse) Constance de Marsan .
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la maison des "Templiers" est libre et gratuite depuis les rues adjacentes. La visite de la tour et des salles est interdite.

 

Eglise et tour médiévale discutent du bon vieux temps

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 07:30

 

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

L'église survole les maisons    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La petite commune de Chantérac est située à 90km au Nord-Est de Bordeaux, à 55km au Sud-Est d'Angoulème et à 25km à l'Ouest de Périgueux.

   Coordonnées du bourg :

45° 10′ 25″ N 0° 26′ 50″ E
 45.173611°  0.447222°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     En arrivant par le Sud du bourg, ce n'est pas une flèche s'élançant vers le ciel que je vois mais la masse grise de l'église survolant les habitations. De loin, je peux imaginer une construction sans transept.

   En arrivant devant le haut chevet plat, je cherche les traces d'un système défensif. Mais je n'en distingue aucune :

* Pas de contrefort,

* Pas de fente de tir,

* Pas de bretèche (voir vocabulaire ),

* Et des fenêtres trop vulnérables.

Suis je vraiment devant une église fortifiée ?

 

L'enquête commence

    Je contourne lentement la puissante église et un détail me donne le sourire et l'espoir : Une fente sous le toit. Cette église possède certainement une salle de sauvegarde. Ma joie est de courte durée, sur la longueur du bâtiment (30 m), à par les contreforts, je ne vois pas d'autres fentes en partie supérieure.

Une façade fortifiée. Que c'est beau !   Pourtant au fond, coté clocher, un bâtiment flanque est signe de fortification. Cette construction polygonale est certainement une tour escalier permettant l'accès à la salle de repli.

 

Une façade fortifiée

    Bien que dans l'ombre, la façade de 18m de large rayonne de mille feux. Je ne m'intéresse pas à la porte de gauche avec sa fenêtre Gothique, mais à celle de droite.

Avez vous cette merveille ?

 

Le clocher fortifié

   Par sa forme presque carrée, le clocher peut rivaliser avec de nombreuses tours de château fort. de plus, sa porte basse est bien protégée.

Je vous sens dubitatifs.

Regardez avec attention cette vue.

  S'il y avait eu un défenseur, j'aurais reçu sur mon heaume pierres et liquide brouillant provenant d'une bretèche.  

  Je suis si heureux d'avoir vu quelques systèmes défensifs que j'en oubliais presque de regarder le coté ensoleillé.

Incroyable !

 

Il y en a partout !

  Cette face montre plusieurs éléments :

1 - De grandes pierres de taille pour le clocher et des petites pour la nef (construction ultérieure ?)

2 - Des archères droites sur 2 niveaux.

3 - Celles du haut correspondent à la salle de repli.

4 - Ces archères semblent avoir un ébrasement important (voir vocabulaire ).

 

Un curieux retrait

Avez vous remarqué une curiosité architecturale ?

  Le clocher-tour masque partiellement une fenêtre de la nef. Ma théorie (au point 1) d'une construction ultérieure du clocher par rapport à la nef me semble vérifiée.

Êtes vous d'accord ?

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les portes des églises sont closes. Celle de Chantézac ne fait pas exception.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 9ème siècle, un monastère fortifiée protège les habitants des invasions Barbares.
* A la fin du 11ème siècle, il semble que le monastère soit détruit (à vérifier).
* Au 12ème siècle, construction de l'église fortifiée.
* En 1337, début de la guerre de Cent Ans.
* Au 15ème siècle, il semble que l'église soit attaquée.
* Au 16ème siècle, agrandissement de l'église.
* En 1562, début des Guerres de Religions.
* Au 16ème siècle, l'église est l'enjeu de quelques combats entre Catholiques et Protestants.
* En 1914, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église dédiée à Saint Pierre ès Liens est libre et gratuite . La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

Un chevet plat est souvent signe d'église fortifiée

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 07:30

 

Département 16 - CHARENTE

  Voyez vous une église fortifiée ?

Le bourg :
       Situation :   (--> la voir sur une carte)
   Le petit bourg d'Angeduc est situé à 35km au Sud-Est de Cognac, à 25km au Sud-Ouest d'Angoulême et à 8km à l'Est de Saint Hilaire.

      Coordonnées du bourg :

45° 28′ 32.02″ N 45.47556°
 45.47556° -0.04917°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

    En découvrant la petite église presque au centre du bourg, je n'imagine même pas qu'elle ait pu être fortifiée. De plus, ce bâtiment religieux ne possède ni de haut clocher ni de transept.

   Sans être critique (ce que je ne peux pas être envers un bâtiment médiéval), j'assimile cette architecture à une petite gare comme nous en trouvions tant au siècle dernier.

 Est ce le pays de l'Orange ?

La recherche

      Lentement je m'avance vers la partie centrale qui est la plus haute et la plus large. Plusieurs détails me surprennent :

A - La couleur orangée est due à un enduit récent.

B - Cet épais enduit cache toutes les pierres sauf celles des encadrements des baies.

C - La présence d'une longue pierre (couvercle d'un sarcophage) prouve l'existence d'un ancien cimetière entourant l'église : Emplacement classique au Moyen Âge.

D - La forme de la fenêtre me rappelle l'architecture Romane.

E - Le contrefort plat en pierre bien appareillée ne renforce que le bâtiment central.

F - En parte haute, je ne distingue aucun vestige de porte ou fente de tir.

G - Au centre apparaît une fine fente verticale. Elle n'est pas assez large pour être une ouverture de lumière.

H - Cette fente est aussi présente sur l'autre face (coté ombre).

Pensez vous que ce soit une archère primitive ?

 

Quelle magnifique curiosité !
    Je continue ma progression le long de l'église quand je suis interpellé par une architecture à l'angle. Posée sur deux contreforts plats en équerre, une échauguette me regarde avec ses deux ouvertures de tir pour arme à feu.  Cela signifierait que le système défensif date au moins du 15ème siècle.

  Une échauguette sortant magiquement du mur

Je me pose des questions !

1 - Les 2 ouvertures de tir ne protègent pas les murs.

2 - L'échauguette n'est pas assez haute pour un homme debout. Le tireur était il couché ?

3 - Je ne vois pas d'échauguette sur l'autre angle.

 

  Encore une autre surprise  

Soudain, une idée me vient.  

 Il est possible que le système défensif ne soit présent que sur deux angles opposés, couvrant ainsi les 4 faces. Je me précipite coté chevet et là... Je suis en extase.

   J'ai l'impression que les pierres en encorbellement soutenaient une échauguette.

Conclusion : Un bâtiment à la structure banale à l'origine peut montrer une architecture sophistiquée.

 

        L'intérieur :
  Hélas, comme beaucoup d'églises, la porte ne s'ouvre pas. Je ne pourrai pas confirmer mes constatations. 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 11ème siècle, une église est construite (à vérifier).

* Au 13ème siècle, l'église est reconstruite.

* Au 15ème siècle, l'église est fortifiée (à vérifier).

* Au 15ème siècle, la voûte de la nef s'effondre.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Barthélémy) est libre et gratuite. La visite des dortifications intérieures est interdite.

 

Une église aux fortifications discrètes

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 07:30

 

Pour découvrir l'extérieur du château, veuillez cliquer ici.

 

 

Département 73 - SAVOIE

Plan virtuel du château de Thomas II

 

Le château :

     L'extérieur (suite) :

L'entrée

  Symbolisée par la lettre E sur la vue satellite, le bâtiment d'entrée n'est plus que le fantôme de la puissante construction médiévale qui devait être une tour-porte.

Comment puis je affirmer cela ?

   Il suffit de regarder ses pierres en étant  à genou dans le fossé. Évidemment, je ne vous montre pas les tours au 2ème plan mais la pierre "travaillée" devant.

   Vous êtes si perspicaces hoo mes merveilleux lectrices et lecteurs que vous avez remarqué le système de rotation pour le pont-levis nommé : Crapaudine.

    Entre les crapaudines et la grille d'entrée, il y a une surface représentant la tour-porte certainement munie de bretèche (voir vocabulaire), herse, double-vantail et assommoir. En fermant les yeux, je les vois mieux.

   Pour entrer dans ce site Savoyard, Le Dauphinois que je suis doit donner quelques piastres.

 

     L'intérieur

Le choc

    En entrant, je suis surpris par le nombre de pierres éparpillées pour un site ouvert à la visite. Dans ce chaos digne d'un film catastrophe Hollywoodien, je remarque de belles pierres sculptées et je m'amuse à imaginer leur fonction et dans quel type de bâtiment. 

Tout semble irréel dans ce château Savoyard !

 

Les quartiers d'habitation

   Ce qui est fascinant avec ce curieux château, c'est le nombre impressionnant de fenêtres et ouvertures de lumière donnant vers l'extérieur.

N'est pas incroyable !

* Incroyable car elles ont résisté au temps,

* Incroyable car elles sont incompatibles avec un château fort construit au 13ème siècle.

  La raison est évidente : Cette construction au centre de la Savoie, loin des frontières dangereuses, est un château de plaisance (avant la renaissance). Les tours devaient marquer le pouvoir, les fenêtres donnaient la lumière pour les nombreuses festivités que ce château a vues.

 

Luxe et confort

    Évidemment, avec les siècles, les belles pierres du château ont disparu, mais il est possible de voir quelques détails montrant le confort :

* Les jolies fenêtres à meneaux en croix sont larges avec un ébrasement (voir vocabulaire) pour mieux faire entrer le soleil.

* Les pierres des coussièges ont des formes rondes agréable à l'oeil et non blessantes.

* Les pierres des départs de voûte ou de passage de porte sont réalisées avec soin

  fortifications et habitats se marient avec élégeance

Est ce une salle souterraine ?

     Soudain, mon oeil d'aigle voit une salle enterrée avec une ouverture qui m'appelle : "Viens me voir Chevalier !".

   En réalité, ce n'est point une salle basse car il faut imaginer qu'il y a au moins un niveau sous mes pieds. Durant des siècles, les pierres des étages supérieures sont tombées relevant le niveau du sol.

  Lentement, je m'avance vers cette beauté. La salle voûtée est si sombre que mon téléphone portable ne peut pas l'immortaliser. Pourtant, le peu de lumière entrant montre la qualité de construction et l'harmonie des courbes. Avec sa position presque centrale et sa beauté j'ose prétendre que ce devait être une salle de réception (banquet ou accueil des hôtes).

 

La tour de défense T4

   Cette haute construction d'angle située coté Nord-Est me semble être la plus fascinante. C'est la seule possédant une tourelle escalier légèrement dépassante avec de multiples ouvertures de lumière.

 

Que la lumière soit, et la lumière fut.

Les entrailles de la tour T4

    Avec la lumière diffuse, le manque d'entretien et l'atmosphère poussiéreuse, l'intérieur de la tour est pour moi comme un puzzle qu'il faut reconstituer.

  Cela commence par les éléments de confort représentés par la grande cheminée puis aux étages par les fenêtres à coussiège unique.

   Évidemment une tour défensive se doit de posséder des archères (droites avec un large ébrasement) et surtout un système de circulation permettant d'accéder au chemin de ronde.

   En sortant, je remarque 2 détails classiques, logiques certes mais qui me fascinent toujours :

   * Un escalier,

   * Des latrines.

 

La tour T2

   Hélas, le temps et les hommes n'ont point épargné cette tour arasée et ouverte, je pressens que ses entrailles seront modestes.

   En entrant, je constate que les encoches pour soutenir les poutres d'un plafond sont au niveau du sol. Le travail de restauration et de fouille n'a pas encore commencé dans cette tour.

   Dans l'épaisseur du mur, quelques fenêtres ont été créées transformant cette tour en coquette habitation. Il est amusant de constater que pour accéder aux coussièges, il faut monter quelques marches.

   Même si la pluie a usé et fragilisé la pierre, de nombreux détails montrent le luxe de finition des encadrements.

Quel plaisir de regarder l'horizon dans une tour médiévale 

La tour T1

     Sur la documentation remise à l'entrée, cette haute construction est nommée : Tour de la Poterne.

  Elle comporte un musée didactique sur la gestion de l'eau et des espaces naturels. Depuis les étages la vue est magnifique sur :

* La tour Est (que j'ai nommée T2),

* Les magnifiques montagnes de Savoie et Haute Savoie,

* Le marais avec son centre d'observation des oiseaux.

 

 

Histoire du château :

* En 1248, Thomas II, Comte de Piémont, Comte de Flandre et de Hainaut, Comte de Maurienne et  frère du Comte Amédée IV de Savoie (voir liste Comtes de Savoie), appréciant se rendre au Prieuré du Bourget, fait construire proche du lac, une maison et un vivier. De nombreux historiens pensent que l'actuel château n'est pas celui construit par Thomas II.
* A la fin du 13ème siècle, le Comte (voir titre de noblesse) de Savoie Amédée V (fils de Thomas II) hérite du domaine. Il réalise de nombreux embellissements faisant, de la construction fortifiée, un lieu de plaisance.
* En 1365, en ce château le Comte Amédée VI reçoit l'empereur Charles IV.
* En 1377, après son mariage avec Bonne de Berry, le futur Comte Amédée VII passe sa lune de miel en ce château.
* Au début du 15ème siècle, les Ducs de Savoie délaissent ce site et préfèrent se rendre au château de Ripaille au bord du lac Léman.
* En 1427, pour préparer le mariage de sa fille Marie, le Comte Amédée VII reçoit en ce château le Duc de Viscomti.
* En 1438, le château est inféodé à la famille Seyssel.
* En 1456, le château est détruit par un incendie.
* En 1524, le château appartient à la famille de Neumours.
* Au 18ème siècle, le château est vendu à la famille Laurent.
* Au milieu du 18ème siècle (?), le château appartient à De Buttet, Baron du Bourget.
* En 1841, le vieux château ruiné sert de carrière de pierres.
* En 1849, la ruine est achetée par Louis de Buttet.Par cet acte, il sauve le château de sa destruction totale.
* En 1979, la municipalité achète la ruine puis réalise des travaux de consolidation et des recherches archéologiques.
* En 1983, les ruines sont classées aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du site derrière les grilles est envisageable. La visite payante du château est possible certains jours. Renseignez vous.

 

Le vivier médiéval est aujourd'hui une réserve pour les oiseaux

     

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 07:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgN'est il plus que l'ombre de lui même ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Mas Cabardès se situe à 25km au Nord de Carcassonne, à 14km au Sud de Mazamet et à 15km à l'Est de Saissac (voir son château).

     Coordonnées du bourg :

43° 22′ 18.12″ N 2° 21′ 47.16″ E
 43.3717°  2.3631°

 

Le château :  

     L'extérieur :

L'arrivée

    Est ce parce que j'ai entendu un oiseau chanter dans l'arbre ou simplement cherchais je de l'ombre dans cette région ensoleillée, mais le hasard a voulu que je lève la tête pour voir une colline fortifiée.

Pensez vous qu'une ruine soit posée ?

 

La découverte

    En contournant la colline j'entre dans la lumière. De ce coté, le soleil éclaire de mille feux une magnifique ruine posée au sommet. Avec mon oeil d'aigle, je perçois 2 détails :

- Un chemin montant vers mon Graal,

- Qu'en dessous du château, d'autres ruines apparaissent.

Est ce un village fortifié ?

 

La montée

     Durant la montée sur le chemin herbeux, des pans de mur apparaissent dont les fonctions m'échappent. 

Sont ce des remparts sur lesquels s'appuient des maisons ?

   Parfois, je crois voir une cave ou une grange, mais nul part il y a une trace d'un système défensif. La seule analyse que je peux faire est sur la petite dimensions des pierres et des angle pauvrement appareillés

   Puis, dans un virage, des archères droites (12ème siècle ?) me redonnent espoir !

  Même minimale, cette ruine offre une vue unique

La ruine castrale

    J'ai l'impression que la ruine du château se refuse à moi. Plus je monte et plus elle s'éloigne.

Joueuse serait elle ?

 

     L'intérieur :

         Dans l'ancien château il ne reste que peu. Je ne vois qu'un haut mur borgne presque sans âme. Aucune trace de crénelage, échauguette, bretèche, archère ou mâchicoulis (voir vocabulaire). Il reste si peu que je ne vais pas le décrire.

 Mais de là haut, la vue est incroyable. Je peux observer :

  - Les contours des bâtiments qui me semblaient énigmatiques durant la montée,

  - Puis le rempart défensif avec ses archères.

  - Et enfin les tours de défense qui se cachaient dans la végétation.

 

 

Histoire du château :

* Au début du 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre ou de glisser existe. Soyez très prudents. 

 

Bien qu'insaisissable, les salles sont partout dans cette ruine

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 07:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :
       Voyez vous la tour du connétable ?Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Benon est situé à 30km au Sud-Ouest de Niort, à 22km au Nord-Nord-Est de La Rochelle et à 12km au Nord-Nord-Ouest de Surgères.

     Coordonnées du bourg :

46° 12′ 20″ N 0° 48′ 51″ W
 46.205556°  -0.814167°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

  Mon dictionnaire des châteaux forts affirme qu'une belle tour existe dans ce bourg de Charente Maritime. Une brochure, récupérée dans un office de tourisme, m'informe que cette beauté se cache dans le parc de la mairie, proche du camping municipal.

   C'est donc logiquement que je suis la direction de ce panneau.

La voyez vous au milieu des arbres ?

Une ronde tour jouant avec l'ombre 

L'approche

    Lentement j'avance vers cette beauté ayant vu le Connétable de France Bertrand Du Guesclin. Elle n'a évidemment pas logé ce personnage, ce sont nos contemporains qui lui ont donné ce nom en hommage à ce Chevalier aussi courageur et fort que moi (si,si, il faut être courageux pour s'approcher des ruines où pierres peuvent tomber).

  Sous le soleil de Charente maritime agrémenté d'un vent léger, les ombres créent une animation me faisant croire que la ruine vit encore.

 

L'analyse  
     Du château fort, il ne reste qu'une tour arasée que les hommes "modernes" ont consolidé. Cette ronde construction n'était pas le donjon du château mais certainement une tour d'angle ou de protection de la courtine.

   Le sol peu dégagé, les arbres trop proches, le minimalisme de la construction ne me permet pas une analyse sérieuse et complète.

  Pourtant, à la base, il est possible de voir le départ d'un fruit, technique classique pour l'assise d'un tour.

   Au dessus d'une porte, quelques pierres me font penser à un départ de voûte.

 

        L'intérieur :
  Hélas, la porte ne s'ouvre pas, je ne pourrai pas visiter les entrailles de cette tour.

 

 

Histoire du bourg et du château :

* Vers 1096, un château fortifié est construit sur l'ordre de Guillaume IX, dit Le Troubadour.

* Au début du 12ème siècle, Benon appartient au Comte de Poitiers.

* Au 12ème siècle, la Duchesse (voir titre de noblesse) Aliénor d’Aquitaine donne la seigneurie de Benon à Raoul de Mauléon en échange de La Rochelle.

* En 1152, Aliénor épouse Henri Plantagenêt Comte d'Anjou, du Maine et de Touraine, Duc de Normandie (voir liste).

* En 1154, Henri devient Roi d'Angleterre, sous le nom de Henri II.

* Dans la deuxième moitié du 13ème siècle, le Roi de France (voir liste) Louis IX confisque les terres de Benon et l'annexe à la couronne de France.

* En 1337, début de la Guerre de Cent ans.

* En 1362, les armées du Roi de France commandées par Du Guesclin chassent les Anglais. Le château est réparé.

* En 1378 le roi de France Charles V érige Benon en Comté.

* Au début du 15ème siècle, par mariage, Benon appartient à la famille d'Amboise.

* En 1485, Françoise d'Amboise décède sans héritier. Sa soeur, mariée à Louis Ier de la Trémouille, hérite de Benon. Cette famille garde ses droits jusqu'en 1763.

* Dans la seconde moitié du 16ème siècle, début des Guerres de Religion. Les Protestants attaquent et détruisent le château défendu par les Catholiques.

* En 1767, Marie Victoire Hortense de la Tour d'Auvergne vend le site à Henri Léonard Jean Baptiste de Bertin (qui est entre autre seigneur de Brantôme).

* En 1800, Léonard Axis de Bertin vend Benon au Baron Henri François Joseph Chapelle.

* Vers 1820, Zoé Victoire Talon, Comtesse du Cayla, achète le site à Adrienne Renée Ursule Jourdan de Launay. Elle fait construire un château.

* Vers 1920, Henri Arnaud Castillon du Perron cède le château à la municipalité. Aménagement d'une mairie et d'une école.

* En 2001, la vieille tour médiévale (15ème siècle) est restaurée.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la tour est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Le fantome du château surveille le camping

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