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Ombre et lumière

24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 06:30

 

Département :  11 - AUDE
   

Comme souvent, il va me falloir grimper pour visiter cette ruine !

Le bourg :

   Situation :   (--> le voir sur la carte)

      Le petit village est situé à 45km au Sud-Ouest de Narbonne, à 28km au Sud-est de Carcassonne, à 25km à l'Est de Limoux et à 3 km au Nord du château de Termes.

   Coordonnées du bourg :

43° 1′ 1.99″ N 2° 32′ 55″ E
 43.01722°  2.54861°

 

Le château :
     L'extérieur :

La découverte

    Le château est posé sur une masse rocheuse entourée sur 3 cotés par une boucle de la rivière Orbieu. Cet endroit est vraiment idéal pour la construction d'un château médiéval.

   Malgré la densité des arbres, les ruines se détachent de la verdure. Un petit chemin privé sur la gauche du pic permet un accès aisé.

 

1ère analyse

  Cet habitat fortifié est vraiment imposant. De hauts murs épais, des bâtiments carrés, des tourelles d'angle, des échauguettes, une tour maîtresse constituent un ensemble solide qui peut de loin s'apparenter à une forteresse médiévale.

   Lorsque l'on s'approche du château, il semble évident que les fondations datent du moyen age, car de nombreux murs s'appuient sur la roche.

    Deux enceintes entourent les bâtiments d'habitation. Curieux, les faces Nord et Est ne comportent ni d'archère, ni de bouche à feu.

  Le chemin qui mène au château serpente, il est bordé de murets qui ont été certainement ajouté au siècle dernier.

 

     L'intérieur : 

L'entréeCette tour évidée semble perdue dans la forêt du 21ème siècle.

    Après la période d'excitation qui m'anime à chaque fois que je vois une ruine castrale, je prends un peu de temps pour découvrir et décortiquer la réalité du site.

 

   Une fois passée la première enceinte au Sud trône fièrement une tour semi-circulaire.

   L'entrée principale (dans la deuxième enceinte) est un joli couloir voûté en chicane. Autre curiosité, les murs du portail ne comportent pas d'encoche pour recevoir une barre.

 

La basse-cour  
   Je pénètre dans une grande basse-cour fortifiée. Elle est à l'Est du château et abrite les ruines d'une chapelle castrale orientée Est-Ouest. En face, sur le mur Ouest, 3 ouvertures dans le mur dont une pour arme à feu, mais obstruée.
La visite continue
   Pour découvrir les autres salles, il faut zigzaguer en direction du Nord entre les arbres et faire parfois des exercices d'équilibriste, car le sol est jonché de pierres du château.
   Sur le mur Nord Ouest au bout de la 2ème enceinte (du coté de l'attaque) , apparaissent 5  ouvertures pour mousquet.
   Les bâtiments s'enchaînent, salle voûtée (citerne ?), murs avec fenêtres à chapiteau se laissent admirer dans une végétation verte qui tranche avec le gris des pierres. Mais rien ne traduit une architecture médiévale. Je suis en réalité dans des bâtiments reconstruits au 17ème siècle.
 

 

Histoire du château :

* En 1093, le château est cité dans une transaction entre l'Abbaye de Lagrasse et Bertrand, fils du seigneur de Durfort.
* En 1124, Guillaume et Raymond, seigneurs de Durfort, rendent hommage au Vicomte Bernard Aton de Carcassonne.
*- En 1163, le seigneur de Terme rend hommage au Vicomte Raymond de Trencavel, pour le château de Durfort.
* En 1209, début de la croisade des Albigeois. Le seigneur de Durfort se range du coté des cathares par son alliance avec Olivier de Termes (voir le château). Il va donc subir une attaque des Barons du Nord.
* En 1215, le château devient la propriété d'Alain de Roucy, lieutenant de Simon de Montfort.
* En 1241, Olivier de Termes fait sa soumission auprès de Louis IX (voir la liste des rois). Il récupère une partie de ses terres et châteaux dont Durfort. Il semble qu'il le donne aux anciens seigneurs de Durfort.
* En 1243, Hugues de Durfort prête serment de fidélité au roi.
* En 1244, le seigneur de Durfort se retrouve à coté des croisés dans le siège de Montségur.
* En 1256, Gaucelin de Durfort se ligue avec d'autres seigneurs contre l'autorité du roi de France. Cet acte lui vaut la suppression de ses droits sur son domaine.
* Quelques mois plus tard, après un hommage au Roi, Gaucelin retrouve ses terres et son château.
* En 1659, le traité des Pyrénées scelle une paix entre l'Espagne et la France. Dans cette période de calme, le château est remanié pour donner plus de confort.
* Au 18ème siècle, le château semble abandonné. Étant loin d'un village important, la ruine est peu pillée pour ses pierres.
* Au 21ème siècle, le château est dans une propriété privée, la visite est libre (avec "autorisation") et gratuite. Le château n'étant pas consolidé, le risque de chute de pierres est important.

 

Les salles voûtées sont nombreuses, et mystérieuses !

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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 06:30

 

Département :  67 - BAS RHIN

 

Le bourg : L'architecture de ce château est unique, avec ces 2 donjons opposés.

      Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Andlau est un village au Sud de Barr et à 15 km au Nord de Sélestat. Les ruines du château nommé Haut-Andlau sont à 450 mètres d'altitude à l'Ouest du village.

    Coordonnées du château :

48° 24' 5.861" N 7° 24' 44.726" E
 48.401628°  7.412424°

 

      Origine du nom :

         En 880, la femme de l'empereur d'Occident Richard II le Gros est accusée injustement d'adultère. Elle se réfugie dans un petit hameau "sans nom" et fonde une abbaye qu'elle nomme Eléon. Ce nom est d'origine gréco-latine, et signifierait "mont des Oliviers".

   C'est l'hypothèse de nombreux linguistes faisant référence au sanctuaire construit par sainte Hélène sur le Mont des Oliviers, à Jérusalem.  Ce sanctuaire se nomme : Eleona.

   Avec la prononciation Alsacienne et le temps, le nom Eléon est devenu Andlau.

 

Le château : 

      L'extérieur :

L'approche

     Comme souvent en Alsace, la découverte d'une ruine castrale se fait après une ballade à pied dans une dense forêt. Sur le sentier, profitant d'une trouée dans les arbres, j'admire la curieuse ruine.

   Un château avec 2 donjons opposés est unique en France. Cette forme caractéristique me rappelle une gravure à la BNU de Strasbourg faite par Silbermann. J'ai hâte de découvrir cette ruine.

Je presse le pas.

Un plan de château fort peu classique

Première analyse 

   Le château est entouré par un rempart avec 2 tours d'angle à l'Est du coté de l'attaque. Ce mur de protection a perdu un peu de sa hauteur et de son agressivité mais quelques archères sont encore visibles. Les restes d'un bâtiment que l'on pourrait nommer "le corps de garde" comporte une cheminée.
    Pour pénétrer dans la basse cour, il faut franchir une porte munie d'archères. Elle devait sûrement être précédée d'un pont levis aujourd'hui disparu. Les aménagements du 16ème siècle ont laissé quelques arquebusières et bouches à feu dans le mur.

 

Les courtines sont passionnantes

   Comme à mon habitude, je fais le tour de l'enceinte pour comprendre l'architecture de la ruine. Curieusement, je découvre que les immenses donjons sont borgnes.

Les seigneurs comptaient ils sur leurs mâchicoulis (voir vocabulaire) pour se défendre ?

   En longeant les murs du logis, je suis en admiration devant ce bâtiment en granit avec de hautes archères en partie basse et de nombreuses fenêtres romanes pour les 2 étages supérieurs.

   Après quelques minutes d'observation, je peux enfin vous montrer le plan de cette belle ruine. Il me faut maintenant trouver la porte du logis. 

 

Que de luminosité pour un château médiéval !    L'intérieur :

J'entre au paradis des castellologues

Quel choc !

    La lumière est omniprésente. Il est vrai que le manque de toit favorise l'entrée du soleil. Mais l'éclairage est aussi facilité par les très nombreuses fenêtres sur les murs

 

Les donjons

    Avant de rêver sur les fenêtres du logis, je m'attarde sur les donjons. Ils semblent massifs et devaient avoir une triple fonction :
  1 -  Tour d'observation. De là haut, la vue sur la vallée d'Andlau et de la Kirneck doit être unique. (Hélas, il n'y a plus d'escalier pour confirmer mes dires).
  2 - Protection ultime en cas d'attaque. Les corbeaux, devant supporter une bretèche, montrent le caractère défensif.
  3 - Symbole de la puissance du seigneur. Depuis la route nationale dans la vallée, bien qu'aujourd'hui caché par la forêt (qui ne devait pas exister au moyen âge) ces 2 puissantes tours sont visibles. Le symbole est fort.

 

Le logis

   Le logis est un bâtiment parallélépipédique irrégulier comportant des salles basses munies d'archères et de cheminées.

   Les salles supérieures devaient être l'habitat du seigneur. Que de beautés :

* Grandes cheminées,

* Fenêtres gothiques en arc brisé,

* Fenêtres à coussiège dont certaines avec encadrement en grès,

* Ouvertures trilobées ou quadrilobées.

Tout est fait pour le confort et la beauté. Voila un logis qui devrait être agréable à vivre.

 

C'est fini
     Hélas, la période révolutionnaire a enlevé les culs de lampe qui devaient être sculptés, les manteaux et jambages décorés des cheminées, ainsi que les boiseries. Mais avec un peu d'imagination, il est possible de "voir" le luxe de ce château et de reconstituer les murs intérieurs. 

    Déjà, le soleil se cache derrière les Vosges, il me faut revenir dans la vallée.

Adieu château luxueux.

 

 

Histoire du château :

* En 996, une famille d'Andlau est citée dans un texte. Cet acte fait des Andlau l'une des familles la plus ancienne d'Alsace.
* Vers 1246, Eberhard d'Andlau réalise la construction d'un château.
* Vers 1264, le château  semble terminé et habité.
* En 1274, la famille d'Anlau fait allégeance à l'évêque de Strasbourg.
* En 1376, le seigneur d'Andlau blesse gravement un soldat de Strasbourg. Les représailles sont terribles. Le château semble avoir été pillé.
* En 1438, le château est habité par un riche bourgeois devenu le châtelain (Thenie Lamprech). Il semble qu'il soit fait capturé contre rançon par les soldats de la ville de Obernai.
* En 1618, début de la "guerre de 30 ans" (voir ce livre). Ce château d'habitation souffre un peu durant cette dévastatrice guerre.
* En 1633, les Suédois attaquent puis envahissent le château.
* Vers 1636, les troupes de Strasbourg occupent maintenant la place.
* En 1648 (le 24 octobre), signature du Traité de Westphalie mettant fin à la guerre de "30 ans".
* En 1673, une petite garnison de soldats de Strasbourg garde le château.
* En 1678, le roi Louis XIV (voir liste des rois) envoie une troupe commandée par le maréchal Créqui pour occuper la région. Le château est pillé puis partiellement détruit. Mais le seigneur d'Andlau est toujours propriétaire du domaine.
* En 1792, les révolutionnaires le réquisitionnent puis le vendent à un commerçant.
* A partir de 1806, ce nouveau propriétaire démantèle le château et vend les plus belles boiseries et pierres aux plus offrants.
* En 1818, le Comte Antoine Henri d'Andlau achète la ruine et tente de consolider les murs détruits par 12 ans de "saccage".
* En 1859, des travaux importants de consolidation sont entrepris.
* En 1926, la ruine est classée aux Monuments Historiques.
* En 1928, le Club Vosgien entreprend quelques travaux de restauration.
* A la fin du 20ème siècle, l'état et la collectivité aident le Comte Guillaume d'Andlau à consolider certains murs  de ce merveilleux et unique château.
* Au 21ème siècle, la découverte des ruines est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre n'est pas négligeable bien que limité.

 

Passer l'hiver près de cette cheminée devait être un plaisir.

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 06:30

 

Département :  11 - AUDE
 

Est ce un château fort ou un rocher ?

Le bourg :

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le village de Camps sur l'Agly est situé à 42km au Sud de Carcassonne, à 40km à l'Ouest de Salse le Château (voir cette forteresse), à 30km au Sud-Est de Limoux et à 7km à l'Est-Sud-Est de Bugarach (voir son château).

      Coordonnées du bourg :

42° 51′ 38.16″ N 2° 26′ 3.84″ E
 42.8606°  2.4344°

 

Le château :

     L'extérieur :

L'arrivée

   Lentement, je serpente sur la petite route ensoleillée en direction du département des Pyrénées orientales où chaque panneau routier est annonciateur de beautés touristiques. Soudain, au détour d'un virage, une puissante masse rocheuse apparaît au centre de la vallée.

    Il semblerait logique qu'une construction fortifiée ait été aménagée pour contrôler la plaine entre les montagnes. Avec fébrilité, je m'approche de la petite commune de Camp sur l'agly.

   Depuis la route, le petit "pog"parait imposant et difforme. Il est difficile de distinguer le rocher des murs construits.

   Lentement je m'approche.

Voyez vous des courtines ? ?

 

La découverte

    A la verticale de la paroi, les courtines apparaissent enfin, mais elles ne mesurent plus que 50cm de haut.

     Curieusement, très peu de pierres "tombées" sont visible en bas du rocher. Il est logique de penser que ces belles pierres taillées ont été réutilisées pour construire les maisons du village.

   En faisant le tour, une question se pose :

Comment "grimper" pour voir le château ? 

 

Vais je pouvoir entrer ?

    Je contourne lentement le rocher pour trouver une faille. Il y a une paroi verticale sur les 4/5ème du périmètre.

    Il reste donc 1 seule possibilité --> Le passage coté Sud par les ronces (curieusement les ronces adorent les chemins que j'emprunte. Il faudra que je réfléchisse à ce mystère).

   Ce semblant de chemin contourne un château d'eau (c'est habituel, dans de nombreuses ruines élevées proche des villages, un château d'eau est installé à proximité  voir Vaour  ou dans la cour du château  voir Quillan).

  Pour entrer il faut monter par cette faille.

     L'intérieur :

L'entrée

   La montée se fait par une faille naturelle entre 2 parois au centre de la masse rocheuse. Je n'ai pas vu de trace de piédroit pour une porte à battant, mais il semble logique que cette entrée devrait être protégée.

    Avec une largeur de 1,5m, la défense contre un ennemi devait se faire par le haut. Il devait un y avoir :

* Une pseudo bretèche sur un arc de bois (?) au dessus,

* Un assommoir dans le "goulet".

   Hélas, rien prouve mes dires. Mais une chose est certaine, on ne se sent pas en sécurité :

* Dans ce couloir montant,

* Sans protection

* Espionné de haut.

  Heureusement, en ce beau jour d'avril 2006, ce ne sont que des oiseaux qui m'espionne

Pensée personnelle :

- Les assaillants médiévaux devaient être bien fous pour accepter de recevoir des projectiles dans ce traquenard.

  Des ancrages pour des poutres

 Le goulet

     Dans la deuxième partie de cette montée, les parois comportent  des ancrages pour installer des poutres. Ma théorie d'assommoir semble correcte.

  Nota : Cela est facile à deviner. C'est une des classiques défenses dans un château du 13ème siècle. Point génie je suis..

    Mais ces ancrages pouvaient aussi servir pour supporter un plancher (la surface du rocher étant faible et les failles nombreuses, l'exploitation des vides était une nécessité).

 

La plate-forme

    Elle est très difforme, et les architectes ont du renouveler d'audace pour faire tenir un château à cet endroit.

Que vois je :

1 - Un panorama extraordinaire. L'absence de mur permet une vision à 360°, (c'est l'avantage de "mes" ruines, la vue est toujours merveilleuse, Versailles n'arrive pas à la cheville de "mes" palais  ). Les montagnes Audoises se découpent à merveille dans ce ciel bleu.

2 - Sur la face Ouest, les murs, dont les parements ont disparu, devaient mesurer 1,2m. Une petite faille semble avoir été exploitée par un arc de décharge pour agrandir la surface habitable.

3 - A gauche sur la petite terrasse en surplomb, plusieurs banquettes (voir exemple d'une banquette au château de Montferrand dans l'Aude) très soignées ont été taillées dans la roche pour supporter un épais mur. Cela ressemble à un habitat (logis seigneurial), car il est situé au Sud.

4 - Sur la face Est (bien au dessus du château d'eau) sont visibles des bases de murs "entourant" une salle de 3m x 10m. (cuisine, magasin ?). 

5 - Au Sud, au dessus de l'entrée, il y a les restes de plusieurs murs de ce que l'on pourrait définir comme le donjon.  

 

Le donjon

     C'est une "tour" carrée de 4m de coté avec un mur de 1m d'épaisseur. Elle est protégée du coté de l'attaque par une chemise (mur extérieur de protection) qui longe la terrasse. Aujourd'hui l'accès à cette terrasse n'est possible que par un saut digne d'un record du monde (heu, je mens un peu, il y a 1,5m de vide, mais c'est impressionnant). Une passerelle démontable ou une échelle permettait sûrement un accès protégé au 13ème siècle.

 

Je vous laisse ici

   Plutôt que de vous décrire cette beauté du moyen âge minimale et pourtant passionnante, je vous laisse rêver devant ces images et je vais déguster une savoureuse pêche.

 

 

 

Histoire du château :

* Au Ier siècle, l'exploitation d'une mine , comme à Bugarach, justifierait la présence d'un fortin. Mais aucun document ou  ruine l'atteste.
* Vers le 9ème siècle, avec les invasions Sarrasines puis Barbares, les "Audois" se réfugient dans les montagnes. Camps devait être un de ses refuges.
* Au 12ème siècle, Camps appartient à la puissante famille de Cucugnan apparentée à celle de Peyrepertuse, descendant des Vicomtes de Fenouillèdes.
* Vers 1238, le château abrite des "faidits" (seigneurs dépossédés de leurs biens pendant la croisade des Albigeois). Conséquence, l'armée croisée fait route vers Camps.
* Vers 1239, Béranger, seigneur de Cucunhan (voir l'histoire de Cucugnan) est très impliqué dans les combats contre "les envahisseurs du Nord". Il assure la défense du "castrum de Kabs" (château de Camps sur Agly).
* En 1241, Pierre et Béranger de Cucugnan se soumettent aux armées Royales, le castrum de "Calmis" est cité.
* Vers 1242, le seigneurs de "Calmis" garde (ou retrouve, l'histoire est assez floue) son château et ses terres.
* En 1247, hommage de Pierre de Cucugnan  au Roi Louis IX. Cet acte confirme la possession des terres de Camps à son propriétaire.
* En 1371, hommage de Guillaume de Cucugnan (nouveau seigneur) au Roi, pour les terres de Camps.
* En 1445, le testament du seigneur Armangaud de Rouffiac lègue à différentes églises des terres et des domaines. "Calmis" est cité dans ces donations.
* Vers 1480, les troupes aragonaises ravagent les régions du Fenouillèdes et de la Haute Vallée de l'Aude.
* Vers 1550, après la guerre de cent ans et quelques épdémies qui ont dévasté la région, il semble que la renaissance donne un peu de confort à ce château rustique.
* En 1676, le village se nomme : Cans.
* En 1769, il est dénommé Campvilla.
* En 1792, aucune mention du château, mais vu son état et sa rusticité, il est probable qu'il ait été lentement abandonné vers le 17ème, puis ait servi de carrière de pierres pour les villageois.
* Au 21ème siècle, la visite est gratuite. Mais elle est rendue difficile par les hautes herbes et les clôtures. Certaines pierres sont "mouvantes", prudence est un maître mot. Ruine réservée aux passionnés.

 

Il y a 6 siècles, ce château devait impressionner l'assaillant

 

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 07:00

 

Département :   32 - GERS

 

Le bourg : 

  Situation :   (--> le voir sur une carte)

     La petite commune de Biran est posée sur une colline située à 18km au Nord-Ouest de Auch, un peu à l'écart de la N124 menant à Vic Fézensas.
   Coordonnées du château :

43° 41' 44.218" N 0° 25' 4.418" E
 43.695616°  0.417894°

 

  Toponymie :  (petite initiation)

      Comme beaucoup de communes du Gers dont le nom se termine  par an, il semble que l'origine soit Romaine : Le an ayant remplacé le ius.
   Biran devait donc se nommer Birius. Peut être est ce le nom du notable Romain ayant bâti le village.
 
Le village fortifié :

     Après une petite montée, la vision du village est étonnante. Les maisons modernes sont posées en alignement sur le plateau.  Proche du parking, l'ambiance est donnée : Une porte fortifiée médiévale.

     Au 13ème siècle, un rempart entourait le village et l'entrée était protégée par une tour-porte très impressionnante. Il faut montrer "patte blanche" pour visiter le village, sinon .....(voir le risque).   C'est au bout du village, sur l'éperon rocheux à l'opposé de la porte fortifiée que je découvre "mon Graal".  

 

Le château

    L'extérieur :

La découverte

Qu'il est beau !  

       Ne me dites pas le contraire, je vous sens frémissant derrière votre écran.
Oupssss, je comprends votre étonnement, j'avais oublié de le montrer. Admirez cette force et cette élégance.

     Le château de Biran se compose d'une épaisse courtine avec un haut donjon non habitable. Ce n'était pas le château d'un puissant seigneur, mais (peut être) un poste de surveillance de la vallée.

    Sur cette face, il parait très neuf ou plutôt restauré, mais en le contournant, des pierres non jointives trahissent son âge, d'ailleurs un panneau avertit le visiteur. Les portes dans les courtines ont été ouvertes entre le 19ème et le 20ème siècle. Cave de stockage était la fonction de ce vieux château.
   
Le donjon
   Ses dimensions ne le rendent pas habitable. Sa fonction principale devait être une tour de guet et un refuge ultime en cas d'attaque.
     A mi-hauteur,  une porte très géométrique devait être l'entrée principale dans la tour. Les corbeaux en dessous supportaient certainement une passerelle en bois. La petite ouverture légèrement au dessus à droite de la porte semble être un puits de lumière (voir vocabulaire).
     Avez vous remarqué l'empreinte d'un toit sur la face à l'ombre ?

 

Une dévinette

  En prenant un peu de recul, une autre découverte m'attend. 

     Ce n'est pas la porte basse, qui a certainement été ouverte au siècle dernier (comme celles du rempart) mais...... Je vous laisse chercher un peu.
    Certes le manque de créneaux au sommet peut être signalé, évidemment, vous avez vu que la tour ne possède aucune archère.

Surprenant n'est ce pas ?

Une énigme
          Mais la surprise est sur la gauche, il y a une "bretèche".

  * Curieusement, il n'y a rien à défendre en dessous, ce ne serait donc pas une bretèche.

  * Autre solution, ce sont des latrines, mais... beurk... car en dessous, ce devait être la cour ou un bâtiment.

L'architecte du Moyen Âge se serait il trompé ?

   Pour en avoir la certitude, il faut entrer dans le donjon.

 

    L'intérieur :

        Comme vous l'avez constaté, il n'y a plus de salle à visiter dans le château. Le donjon n'est pas ouvert à la visite.

 

 

  Histoire de la Tour :

* A l'époque Romaine, une cité fortifiée est construite.
* A la fin du 13ème siècle, une fortification semble existée en ce lieu (?).
* Au 14ème siècle, une porte fortifiée est construite à l'entrée du village.
* En 1875, l'enceinte et la tour du château sont classées aux Monuments Historiques.
* En 1947, la porte de la ville est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite du donjon est interdite. Le risque de recevoir une pierre existe proche du rempart

 

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16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 06:30
    J'ai visité ce château il y a de nombreux "siècles", à l'époque où la photographie n'était pas numérique et les objectifs de qualité médiocre.
  Les images proposées ne sont pas très belles, mais elles montrent quand même l'architecture de cette curieuse ruine.
 

 

Département :  07 - ARDECHE 

   

Le bourg :

   Situation (--> le voir sur une carte)

       La petite commune de Montpezat sous Bauzon est au pied des Cévennes, entre le Bas Vivarais et le plateau. Il est situé à 50km au Nord-Ouest de Montélimard, à 35km à l'Est de Langogne, à 20km au Nord-Ouest de Aubenas et à 4km au Nord de Theys.

    Coordonnées du Bourg :

44° 42′ 47″ N 4° 12′ 26″ E
 44.713056°  4.207222°

 

     Coordonnées du château :

44° 42′ 19″ N 4° 13′ 22″ E
 44.70529°  4.222789°

 

Le château : 

     L'extérieur :

La découverte

   Vu de loin, le bâtiment ressemble à une forteresse massive et compacte. Il est posé sur un éperon basaltique, au confluent de 2 rivières :

- Le Pourseille,
- La Fontolière.

C'est l'endroit idéal pour surveiller et être protégé

 

Rapide descriptif 

   Le château a la forme d'un rectangle sur lequel vient se greffer aux angles 2 tours rondes du coté de l'attaque.  Imaginons le sans les arbres. Au moyen âge, ce château devait se voit de loin, il marquait vraiment le territoire de ses seigneurs.

 

Les Tours
  Quelques archères primitives et droites sont encore visibles sur une des tours. Les arbres empêchent de faire une analyse sérieuse.

  

Le logis :

   L'imposant logis semble peu adapté au confort de ses habitants prestigieux et pourtant il ne ressemble pas à une caserne pour soldats. (Il est vrai que la végétation importante de ce mois de mai ne facilite pas la lecture de la ruine, ni la progression pédestre de découverte. C'est pour cela que toutes mes photos sont prises de loin, depuis la route principale).

    Il est encore possible de voir les traces de cheminée sur le mur Nord, puis de belles fenêtres ogivales et à meneaux (voir vocabulaire) sur les 3 cotés opposés à l'attaque.

 

     L'intérieur :

  Le château se situe dans un terrain privé, je n'ai pas tenté l'aventure pour le visiter.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction d'une église entre les 2 rivières.
* Au 13ème siècle, aménagement d'une ville basse.
* Au 14ème siècle, construction du château par le Cardinal Pierre Flandin (nomination en 1371). Il est né à Borée.
* A la fin du 14ème siècle, son neveu, Jean Flandin après avoir été chanoine à Vivier, puis archevêque à Auch, est nommé Cardinal en 1390. Il devient seigneur de Pourcheyrolles.
* Au 15ème siècle, il semble que le domaine ait 2 coseigneurs :

- Les "Flandrin",
- Et les "Fage de Chaulmes".

* Au 16ème siècle, il est remanié pour plus de confort.
* Durant la seconde moitié du 16ème siècle, les guerres de religion font rage. Il semble que le château ait souffert de ces 36 années de lutte.
* Au 21ème siècle, le château est privé et le chemin, empruntant un champs cultivé, a disparu. Conséquence : accès difficile. Le risque de recevoir une pierre est important.

 



 Anecdote :   Conflit de Famille chez les  "Flandin". 

  Durant le "schisme d'Occident" entre 1378 et 1394, les chrétiens avaient 2 Papes, un en Avignon, l'autre à Rome. Les cardinaux et évêques devaient choisir leurs "camps".

   Pierre Flandin rend hommage au pape d'Avignon Clément VII pour ses terres et son château.

  Un jour, Pierre fit don des clés de son château à son neveu Jean Flandrin pour qu'il se rende dans ses terres de Montpezat.

   Le neveu ne se méfia pas du "tonton";  Hélas, cet acte était un piège politique.

  Jean ne reconnaissait pas le pape d'Avignon (son choix s'était porté sur le pape Boniface IX de Rome), mais en franchissant le seuil du château, il devenait un "disciple du pape d'Avignon".

   Furieux de ce piège, Jean fit construire un bâtiment "devant" l'entrée du château de son oncle, et rendit hommage au pape de Rome.

   Apprenant qu'un jour son oncle allait se rendre à Montpezat, il lui donna les clés de son "petit châtelet".  Voyant le piège, Pierre refusa.

  Mais le neveu dit :

 "Il vous sera impossible d'entrer chez vous sans passer par chez moi,

alors, vous devez accepter mes clefs."

 Ne voulant pas devenir un vassal du pape Romain, Pierre refusa. 

   La petite histoire affirme que Pierre ne revit JAMAIS son château.......

 

 

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15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 06:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

  Voyez vous une église fortifiée ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Saint Just Luzac est situé à 40km au Sud de La Rochelle, à 35km au Nord-Ouest de Saintes et à 20km au Nord de Royan.

     Coordonnées du bourg :

45° 48′ 9″ N 1° 2′ 12″ W
 45.8025°  -1.036667°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

   Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant au centre du bourg une masse avec des fenêtres de style Gothique Flamboyant. Cette architecture est rare en Saintonge, il me faut donc prendre du temps pour admirer "avec un oeil de touriste" ce bâtiment religieux.

Je vais dormir au calme dans cette salle de repli 

Surprenante architecture

    En contournant l'église pour mieux la comprendre, je remarque de suite que son plan est peu classique. Logiquement, une église Gothique comporte un transept et un haut clocher. Mais je ne vois qu'un enchevêtrement de "bâtiments" anguleux.

   Cette sensation géométrique est renforcée par les nombreux et hauts contreforts.

 

Les systèmes défensifs

    Après m'être abreuvé des beautés de cette église, j'ôte mon chapeau de paille de touriste et je remets mon heaume de castellologue-amateur pour découvrir les systèmes défensifs (but principal de mon voyage en Saintonge).

  L'église ne possède pas d'archère ni de bouche à feu (voir vocabulaire). Mais avec un peu d'attention, il est possible de voir sous les toits des ouvertures prouvant l'existence d'une salle de repli.

 

Je raffole de ce détail !

   En admirant les nombreuses ouvertures au dessus des fenêtres gothiques, j'ai presque failli oublier de regarder la tour escalier et surtout....

La voyez vous ?

    Presque invisible, une construction en encorbellement me fait penser à des latrines. Mais une porte en dessous change mon jugement, j'opte pour une échauguette bretèche.

 

Les pierres sculptées

    Contrairement à de nombreuses églises, je ne vois aucun modillon. Cette "pauvreté" de sculpture est renforcée par l'absence de statut de saint et autre représentation du bestiaire médiéval.

    Le plus surprenant pour une église de style Gothique Flamboyant, c'est de ne voir aucun pinacle, ni gâble, ni fleuron.

  Heureusement, il reste quelques gargouilles aux formes et beautés légendaires .

 

Mon ventre gargouille en la voyant ! Attention, je coule !

 

Une entrée très particulière !
    Avant d'entrer dans cette église, j'essaie de mieux l'apprivoiser en regardant son plan. J'avais affirmé à l'extérieur que ce bâtiment religieux n'avait pas de transept. L'église en possède un mais il est caché dans le dédale de bâtiments annexes.

   En partie basse, coté Ouest, je suis surpris par cette curieuse entrée : Le porche est triangulaire !

Avez vous déjà vu une église à l'architecture aussi originale ?

 

        L'intérieur :
  En entrant, je ne remarque aucune statut, ni sculpture, ni peinture sur les murs. Seuls les vitraux donnent un peu de couleur à la trop imparfaite blancheur des pierres.

  La porte de la tour escalier étant fermée, ne pouvant point monter dans les salles de repli, je reprends le chemin de la sortie.

 

 

Histoire de l'église :

* A la fin du 11ème siècle, une église est construite (à vérifier).

* Au 15ème siècle, sur les bases de l'ancienne église, une nouvelle est construite.

* Au 16ème siècle, un clocher est en projet. Ses bases sont réalisées, mais la construction est stoppée définitivement. Est ce du aux Guerres de Religions ?

* En 1910, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Just) est libre et gratuite. La visite des salles de repli est interdite.

 

Une salle de repli se cache au sommet

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 06:30

 

Département 73 - Savoie

 

Le château :

   Situation :   (--> le voir sur une carte)
       Le petit bourg de Beaufort sur Doron est situé à 20km au Nord-Est d'Albertville. Il est connu pour son merveilleux fromage.

   Coordonnées du château :

45° 43' 4.156" N 6° 34' 32.167" E
 45.717821°  6.575602°


     Héraldiques :
   En regardant le blason du bourg, je découvre la symbolique de 3 tours fortifiées. Mon dictionnaire des châteaux me confirme que ce village Savoyard comporte 3 constructions d'origine médiévale.
  Après avoir visité le château "des vanches", puis la ruine castrale de La Sallaz, je m'attaque au château de Randens.

Le château:
      Située au centre du village, cette construction a la chance de ne pas être en ruine. De plus, elle est en parfait état puisqu'elle est devenue la mairie de Beaufort sur Doron.

       L'extérieur :
   Cette bâtisse n'est pas un "vrai" château mais plutôt une maison forte de structure rectangulaire avec une imposante tour ronde. Il ne semble pas que d'autres tours aient été construites.
   Les grandes ouvertures dans les courtines ont largement "défiguré" la rudesse médiévale.

 
       L'intérieur du château :
    Le bâtiment a été modernisé et adapté aux besoins de confort, de lumière et d'espace pour que les usagers de notre siècle. Il y a peu à voir dans les salles et les couloirs. Un ancien du village m'a dit qu'il y avait dans le temps un.... mais chuuut, c'est un secret.


Histoire du château:

* En 1457, une famille nommée Belleruche est investie par le pape Félix V du mandement de Beaufort.
* En 1457, construction du château.
* Vers ??, à la mort du fils de Pierre Belletruche, la propriété est vendue à Bernardin Granier.
* Vers 1600, le château reçoit un hôte de marque : Le roi de France Henri IV (voir liste) en lutte contre le Duc de Savoie (voir liste).
* En 1901, la maison forte appartient à Pierre Brochet.
* Au 20ème siècle, le bâtiment est acheté par la ville et devient la mairie.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. Le bâtiment est un lieu administratif, il peut se découvrir mais pas se visiter.

 

 

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 06:30

 

Département 16 - CHARENTE

Le bourg :
       Voyez vous une église fortifiée ?Situation :   (--> la voir sur une carte)
   Le petit bourg de Chillac est situé à 50km au Sud-Ouest d'Angoulème et à 15km à l'Est de Montmoreau.

   Coordonnées de l'église :

45° 21′ 52.99″ N 0° 4′ 52″ W
 45.36472°  -0.08111°


L'église : 
        L'extérieur :
Est ce le bon endroit ?
    Mon dictionnaire des châteaux et fortifications du Moyen Âge affirme que ce site comporte une église fortifiée, mais curieusement, je ne vois rien qui le confirme.

Me serais je trompé de lieu ?


L'analyse
    L'enquête commence par cette anachronique construction massive au centre de l'église. Les 2 contreforts sont puissants mais je ne vois aucun système de défense.
   Peut être qu'une bretèche défend la porte d'entrée comme pour l'église de Cheveuge en Ardennes. Hélas non, la façade, bien que très originale, ne comporte aucune trace de système défensif.
   Mais en regardant mieux la partie haute, je suis surpris de discerner un rebord  et une porte.

Est ce le vestige d'un chemin de ronde (voir vocabulaire) ?


La découverte
   Je reviens voir le coté de l'église et là je suis déçu de ne pas avoir découvert plus tôt cette évidence..... Perdrais je mon sens de l'observation devant un édifice religieux ?

Et vous, l'évidence vous a t elle sautée aux yeux ?

    Sous le toit au dessus de la nef, dans ce qui peut être assimilé aujourd'hui à des combles, existent les traces d'une salle de sauvegarde (nommée souvent salle de repli) avec ouvertures défensives.

  Heureux d'avoir trouvé l'indice, je savoure ma victoire en admirant les détails d'architecture de cette petite église castrale.

        L'intérieur :
  Hélas, comme beaucoup d'églises, la porte ne s'ouvre pas et je ne pourrai pas confirmer mes constatations. 


Histoire de l'église :

Cette église est proche du château de Chillac avec une histoire commune.

  • * Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.


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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 06:30

 

Département :   05 - HAUTES ALPES

 Posé sur sa butte, le château admire le magnifique paysage

Le bourg

   Situation  (--> le voir sur une carte)

     Le petit village de La Bâtie Vieille est situé à 12km à L'Est de Gap, en retrait de la N94 menant vers Embrun.

  Coordonnées :

44° 33′ 16.92″ N 6° 9′ 46.08″ E
 44.5547°  6.1628°

 

   Toponymie :

      L'origine du nom semble être évidente pour le qualificatif "Vieille", car il existe à 2km au Nord un petit bourg plus récent nommé : La Bâtie Neuve.

     Mais sur le terme "La Bâtie", quelques linguistes sont en désaccord. Une fortification "bâtit" d'abord sur la colline aurait attiré les paysans en ce lieu "bâti".... Je ne sais que dire.

     Les archives (à partir d'une étude réalisée par l'abbé F Allemand) m'informent que ce serait l'évolution du nom depuis la création d'un castrum Romain :

* Bastidae Veteris,
* Bastida Vetus,
* Bastida Antiqua,
* Bastie Vielhe,
* Bâtie Vieille.

 

Le château : 

     L'extérieur :

L'approche

      Depuis l'embranchement avec la route nationale 94, la petite départementale menant vers le hameau est sinueuse. C'est juste après un virage que mon "Graal" apparaît.W

Wahouu....  Une haute tour posée sur une butte.

    L'endroit est propice pour la surveillance de la vallée, de plus la défense est facilitée par 3 cotés en pente raide. La surface "plate" de la butte a certainement abrité un vrai château. Il y a peut être plus de vestiges que la vue de loin le laisse présager.

 

Première constatation

    Depuis la plaine précédent le village, je constate :

* Que les maisons ont été construites sur un seul coté, bénéficiant ainsi de la protection du château,

* Que sur la butte, un chemin piéton serpente pour rejoindre mon rêve de pierres.

J'arrive ho toi, ma beauté médiévale !

  Venez faire une ronde (dansante) autour de la ronde tour

Le village

     Dans le village, certains murs de maison ont une forme arrondie (comme une tour flanque voir vocabulaire). Je crois déceler des fentes d'archère aujourd'hui obstruées. Le village devait faire partie de la première défense. D'ailleurs, un plan me montre la position d'un "château" (maison forte ?) en aval de la tour.

 

La découverte  de la ruine

     Depuis le bas de la colline, "ma beauté" commence à révéler ses charmes. Ce n'est pas une tour ronde comme pouvait le laisser supposer sa vision de loin.

Humm, quelle coquine !

  Elle sait cacher ses atouts.

     Mais en arrivant sur le plateau, "ma beauté" reprend une forme ronde.

Quel est donc le secret de ses changements de formes suivant l'angle de vue ?

 

L'analyse

     La vérité est évidemment simple à comprendre, la tour a une forme oblong. Elle est bombée du coté de l'attaque et plate coté logis. Cette forme est assez habituelle pour une tour flanque, mais assez rare pour un donjon médiéval. Le mur de la partie arrondie a une épaisseur très importante (2 m ?). C'est un peu un mur bouclier.

     Comme toujours avec une tour médiévale, la porte d'entrée est à plusieurs mètres en hauteur. Avec la reconstruction de cette tour et l'absence de trou de boulin, il est impossible de savoir si l'accès se faisait par le chemin de ronde ou une passerelle en bois ou une échelle amovible.

 

Avez vous remarqué la différence de qualité et de couleur des pierres d'angle ?

  Avec les reconstructions et consolidations (voir le ciment sur le mur), il est difficile de connaître la raison.

    Dans l'herbe, il me semble voir les traces des courtines (un mur est présent dans le prolongement de l'angle Nord-ouest). Elles confirment le plan vu sur un panneau proche du site.

 

    L'intérieur :

      Comme vous l'avez constaté, il n'y a pas de porte dans ce château, ni d'escalier pour monter dans la tour. Conséquence : Pas d'intérieur à vous décrire.

   Mais en faisant un peu l'espion, j'apprends qu'il n'y a rien de spécifique dans les entrailles de cette construction. Maintenant que vous êtes des experts en construction médiévale, vous imaginez :

* Qu'il n'y a pas d'escalier dans la tour.
* Que l'ascension dans les étages se faisait par des échelles en bois que le occupants retiraient en cas d'attaque.
* Que le rez-de-chaussée aveugle était une réserve uniquement accessible depuis l'étage supérieur.
* Que .... "mais je sais que vous savez".

 

  Avant de partir, je savoure la richesse d'une ruine médiévale : Le magnifique panorama.

 

 
Histoire du village et du château :

* Au 11ème siècle, il semble qu'un fortin soit construit sur la butte (au 10ème siècle, les Sarrasins ont beaucoup sévi dans la région).
* A la fin du 12ème siècle, l'évêque de Gap fait construire une fortification sur la colline pour prévenir des attaques.
* Au début du 13ème siècle, la famille Faudon, vassal du Comte de Forcalquier, fait construire une forteresse sur la colline en face. Cette construction "rivale" ne va pas plaire à l'évêque de Gap. Un conflit est inévitable.
* Au 13ème siècle, il semble que l'évêque de Gap ait fait détruire le "fortin" ennemi en face.
* En 1420 (?), l'évêque fait réaliser de nombreux travaux de modernisation de défense suite à l'amélioration de la puissance des armes de jets.
* En 1519 (?), le château subit un incendie qui marque sa fin.
* En 1996, de gros travaux sont réalisés pour réhabiliter cette tour.
* Au 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite. La tour est consolidée mais souvenez vous que c'est une ruine et que les pentes sont abruptes autour, donc attention avec les enfants. 

Que cette région est belle !

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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 06:30

 

Département :   67 - BAS RHIN

 Fermez les yeux, cette ruine se ressens !

Le site :

  Ethymologie : (petite initiation)
      Il semblerait que le nom signifie : Tête --> donc poste avancé  (à vérifier).
 
 
  Coordonnées :
48°27'38''N 7°23'54''E
 48.460556  7.398333
 
 
   Situation :   (--> le voir sur une carte)
* En Alsace, sur la route entre Ottrot et le mont Sainte Odile, de nombreuses ruines sont "cachées" dans la forêt.
* Heureusement, le Club Vosgien a merveilleusement balisé les chemins.
* Les anciennes fortifications sont accessibles sans boussole mais avec la force des mollets.
* Pourtant, un château peut échapper à votre regard si vous n'êtes pas attentifs durant votre marche.
* Avec un oeil averti, dans l'épaisseur du feuillage de printemps, il est possible de voir un curieux poteau.
* Il faut maintenant pousser les feuilles et marcher doucement.
 
 
Le château :
Voyez vous un mur d'angle au fond ?Première sensation
* Il n'y a aucun haut mur et aucune tour.
Suis je vraiment sur le site
du château de Koepfel ?
* Je sens que mon "neurone de Sherlock Holmes" doit se réveiller pour découvrir des indices.
 
La recherche d'indice commence
* En observant un peu mieux, je vois un petit mur régulier.
* Malgré les nombreux arbres, je peux constater que ce vestige a une forme rectangulaire de 50m par 25m.
* Voila l'enceinte de ce "fort" axé Nord-Sud. 
* A l'est, (coté du ravin) le mur "disparaît" un peu.
* Les pierres composant le mur sont cubiques ou parallélépipédiques avec des dimensions très variables.
* Ces pierres sont  en grès et taillées parfois grossièrement.
* Elles sont posées sans scellement :  C'est  curieux !
 * Il semble qu'un fossé ait été creusé, ce qui est classique pour un bâtiment médiéval.
* Au centre du petit coté Nord, des pierres forment les bases  d'une tour carrée.
Etait ce une tour de guet ? 
 
Conclusion
Il me semble être en présence d'un "château" primitif.
* Ce devait être une architecture peu haute (3 à 4 mètres ?) en pierre à l'extérieur avec sûrement des palissades ou protections en bois.
* Il devait être gardé par quelques rares soldats qui surveillaient le passage dans la vallée entre les châteaux de Rathsamhaussen et Hagelschloss.
 
Peut être ressemblait il à cela ?
 
 Curieux, cela ressemble presque à un camps Romain. Qu'en pensez vous ?
         

 

Histoire du château : 

* Au 10ème ou 11ème siècle, construction des remparts et de la tour (ceci est une hypothèse suite à l'analyse de la construction).

* Après cette date...... Mystère. Il n'existe aucun texte ou archive relatant le rôle ou les évènements marquants pour ce site. Il est assez habituel qu'un petit fort ou une tour de guet n'ait pas une grande histoire notée par des scribes (voir le châteaux de Fa), mais qu'il n'y ait rien...Aucun acte de propriété, ni d'hommage..... Je suis surpris.

* Au 21ème siècle, la visite est gratuite, mais est elle libre  ?

* Le risque de recevoir une pierre est faible car les murs sont inexistants, mais les pierres au sol sont mouvantes et les racines d'arbres très présentes. Soyez très prudent. Et surtout veuillez respecter ce site presque "intemporel".

 

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