Translation




 

 

 
 
French to English French to German French to Italian French to Spanish
French to Japanese French to Korean French to Russian French to Chinese (Simplified)
 

 

 
 

 

 

 

 

Ombre et lumière

17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 06:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  Oserais je dire que cette église n'en fait voir de toutes les couleurs ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La petite commune de Nampcelles la Cour est située à 15km au Nord de Montcornet (voir son église), à 12km au Sud-Est de Vervins (voir son église) et à 4km au Sud de Plomion.

    Coordonnées du bourg :

49° 46′ 45″ N 4° 0′ 14″ E
 49.779167°  4.003889°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

    Posée sur une petite butte, survolant le village, l'église ne laisse pas indifférent le passant et encore moins le Chevalier-Castellologue. En la découvrant blanche et rouge, je me pose une double question :

Est ce une église accrochée à un donjon ?

Ou est ce un clocher fortifié ?

 

L'enquête commence

    La brique, le matériau régional des constructions, est utilisée pour la partie classique de l'église (nef et choeur).

   Au bout de la nef, à la place d'un transept, apparaît une ronde tour rouge. Ce n'est évidemment pas la sacristie mais une tour de défense avec quelques vestiges de fentes de tir.

   Sur l'autre face, en faisant abstraction du bâtiment parallélépipédique sur le devant, je retrouve la même symétrie. Mais en regardant ce haut bâtiment à droite (le choeur ?) une question me vient :

Ces tours comporteraient-elles un escalier desservant une salle de repli au dessus ?

 Rouge et blanc sont ses couleurs !

Le clocher-donjon

   Bien d'intéressantes, les 2 tours rondes font pales figures face à la puissance du clocher-donjon. Le contraste des couleurs ainsi que de la pierre face à la brique me fait penser que ces 2 architectures n'ont pas été construites à la même époque. J'opte pour une église qui s'est accrochée au donjon. Mais cela soulève une question :

A qui appartenait le donjon ?

 

Le système défensif

    Avec ses hauts et droits contreforts, le donjon parait puissant. Curieusement, ces ajouts d'angle ne facilitent pas la visée des défenseurs (une architecture défensive est toujours un compromis entre efficacité et solidité).

    Cette ouverture (double ?) ressemble plus à un puits de lumière qu'à une archère. Proche de la base, une fente de tir pour fusil possède un ébrasement (voir vocabulaire) extérieur assez peu conventionnel au Moyen Âge.

 

La fente mystérieuse

   Légèrement au dessus de la nef, une fente attire mon attention. Sa petitesse m'informe que ce n'est point une archère, mais en plus, elle semble construite dans  le contrefort (qui pourtant n'est pas très épais) :

Quel est donc ce mystère ?

  Pour comprendre cette "énigme" architecturale, il suffit de regarder l'autre face du contrefort. Une construction semi-circulaire s'adosse au contrefort. Ce devait être une tour-escalier.

 

Dernier regard sur le donjon

  Cette église fortifiée de la Thiérache est fascinante. Elle semble faire de morceaux d'architecture disparate et de matériaux (presque) de récupération, pourtant l'ensemble est homogène et beau.

Êtes vous aussi fascinés que moi ?

 

Je vais entrer

  Il est temps maintenant d'entrer dans l'église. Au dessus de la porte, le vitrail surprend sur ce donjon. J'opte pour une bretèche (voir vocabulaire) détruite pour amener la lumière dans l'église.

Êtes vous en accord avec ma supposition ?

 

    L'intérieur :

      Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Bien que celle de Nampcelles La Cour ne soit pas réellement ouverte, j'ai la chance ce jour de pouvoir regarder ses entrailles à travers un grillage. Je ne vois hélas aucun indice me permettant de mieux comprendre cette incroyable église fortifiée.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 16ème siècle (?), construction de l'église.
* En 1934, le clocher et les tours sont inscrits aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite. La visite du clocher et des tours est interdite.

 

Est ce une église greffée à un donjon ?

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées  

Vers Menu châteaux et églises de l'Aisne

Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Picardie : 02 60 80
commenter cet article
13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 20:40

 

Département :  38 - ISERE

 

Le temps n'est pas propice à la recherche de ruine

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Maubec est situé à 50km à l'Ouest de Chambéry, 40km au Sud-Est de Lyon et à 4km au Sud de Bourgoin-Jallieu.

   Coordonnée du bourg :

45° 34' 15.715" N
5° 16' 19.826" E
 45.571032°
 5.272174°

 

Le château :  

     L'extérieur :

Préambule

    Beaucoup d'entre vous savent que je suis un fou de ruines médiévales fortifiées très "ruinées". Moins il y a de caillaux et plus mon plaisir est intense.

Suis je vraiment anormal ?  

   En tant que Chevalier Dauphinois, c'est avec jubilation que je vais vous montrer un château de ma province (le Dauphiné). Cette beauté est peu décrite sur le web, c'est donc pour vous une surprise et pour moi, un plaisir.

 

Pourquoi ai je visité un château peu connu ?

    Pour moi, il n'existe pas une notion de "château connu et ruine oubliée". Tous les sites fortifiés construits par nos ancêtres sont à découvrir avec passion. Et puis, 2 raisons me forcent à être à Maubec :

* Ce château a été le siège d'une des 4 Baronnies (voir titre de noblesse) du Dauphiné (Là je vous sens très intéressés).

* Un plan/reconstruction visible à la mairie montre :

- Une grande courtine,

- De nombreux communs,

- Un donjon,

- Un puit (et non une citerne) récupérant l'eau de la rivière Sadiau.

  L'ombre du fantôme de ma ruine du jour !

La marche d'approche

     Armé d'un plan, je remonte lentement la petite route nommée : "Le chemin du château". Plus j'avance et plus mes poils se hérissent. Je vais à la découverte du château des Roches.

   Mais des indices me font penser que le site est "maudit" des Dieux :

* Point de soleil,

* Point de panneau indicateur vers ma destinaton,

* Et point de colline portant ma découverte du jour.

 

La découverte

    Au bout d'un champs très vert, proche d'une rangée d'arbres, le fantôme d'un autre temps apparait.

N'est pas émouvant ?

Un mur qui en dit long sur ses origines 

Je suis Dauphinois !

     Le premier détail important est un mur. Certes il n'est pas très haut, certes il ne possède point de crénelage ni mâchicoulis (voir vocabulaire) mais, comprenez moi, c'est un mur Dauphinois.

Qu'entends je ?

Je serais un peu chauvin et peu objectif !

  Il est vrai que l'Isère n'est pas le département le plus dense en ruines médiévales, c'est donc un plaisir (sans limite) d'en découvrir une.

Me comprenez vous ?

 

1ère analyse

    Le mur est épais. Le remblai semble très compacte mais les pierres sont pauvrement taillées et de dimensions bien petites.

    Ce n'est donc point le mur du donjon.

 Pour comprendre cette architecture, je me dois d'entrer dans le château.

 

     L'intérieur :

2ème analyse

    En un bond, je suis à l'intérieur (Vous avez compris que point de porte fortifiée ni de vantail il faut pousser pour découvrir les entrailles). Avec attention, je regarde le pan de mur.

    Les rangées de trous ne sont point des trous de boulins (voir vocabulaire). J'opte pour des supports de poutres.

 

3ème analyse

  Au sommet, je constate un retrait du mur.

Etait ce le niveau du chemin de ronde ?

 

La surprise

   Pour mieux comprendre cette curiosité, je prends un peu de recul. Mon regard est détourné par un trou dans le sol.

Est ce un système défensif pour faire tomber les assaillants ?

La lumière manque en le lieu   

Piège ou salle basse ?

   Pour comprendre cette 2ème curiosité architecturale (Diantre, ce château est rempli d'énigmes), je m'avance lentement. La trappe en acier est un ajout récent pour éviter que les promeneurs et les enfants tombent dans ce piège. Mais comme je suis un Chevalier-Castellologue-Amateur, de plus avec une armure à toute épreuve, je franchi le seuil avec d'infinis précautions.

 

Une magnifique salle

     En entrant dans la salle enterrée, il faut un peu de temps avant que mes yeux s'acclimate à l'obscurité.  Après quelques minutes, je vois une belle salle voûtée, sans fenêtre. Elle ressemble à un espace de stockage ou une cave.

 

Conclusion

   En abordant cette ruine, je pensais ne voir qu'un pan de mur banal. Mais les surprises, les beautés et les interrogations sont les conclusions de cette découverte.

  Moralité : Il n'existe point de petites ruines mineures, chaque site médiéval est d'une richesse qu'il faut ressentir.

 

 

Histoire du château :

* Au début du Moyen Âge, une motte castrale est construite en un lieu nommé : Mont-Léopard

* Vers le 11ème siècle (à vérifier), une seigneur du Mont-Léopard est cité.

* En 1263, Egidius de Bocsozel (de la ligné des seigneurs possédant cet autre château) est cité comme seigneur de Maubec.

* En 1301, Guillaume de Virieu attaque le château avec une troupe de Bourgoin (ville proche de Maubec). Aymon de Bocsozel meurt durant la défense de ses biens.

* Vers 1430, la seigneurie devient la Baronnie de Maubec, une des 4 grandes baronnies du Dauphiné.

Nota : Si l'histoire vous passionne, je vous invite à lire le riche commentaire d'une de mes visiteuses.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des salles enterrées n'est pas conseillée.

 

Même si ce diaporama n'est pas dédié au château fort,

il montre l'histoire du village.

CLIC

 

Sont ce des ennemis au loin ?

 

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 38 Vers Menu châteaux de l'Isère
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Dauphiné : 05 26 38
commenter cet article
10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 06:30

 

 

Département 38 - ISERE

 

 

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Charavines est située à 60km au Sud-Est de Lyon, à 35km au Sud-Ouest de Chambéry et à 30km au Nord-Nord-Ouest de Grenoble.

 

     Coordonnées du site :

45° 26' 0.11" N5° 30' 58.201' E
 45.433364° 5.516167°

 

 

Le site médiéval :

  Introduction

      Après vous avoir présenté le livre incroyable de Renée Colardelle, je souhaite vous faire découvrir une vidéo sur les résultats de fouille d'un site Dauphinois grâce au concours de Michel Colardelle, son mari.

 

   Brève présentation

      L'archéologie lacustre est une discipline qui n'est pas très médiatique car le touriste ou le passionné ne peut pas s'impliquer dans la vision (contrairement aux fouilles d'un château fort par exemple). Pourtant, elle nous en apprend beaucoup sur la vie du "peuple".

  Pour mieux comprendre l'intérêt de l'archéologie lacustre, je vous propose la lecture d'un article passionnant.

 

   Une vidéo est mieux qu'une longue prose

      Plutôt que de vous décrire mon émerveillement de ce curieux site archéologique Dauphinois, je préfère laisser parler les découvreurs et chercheurs. Je m'écarte sur la pointe des pieds et je vous laisse regarder la vidéo des fouilles archéologiques subaquatiques au lac de Paladru.

 

  Le film

 

 

 

L'habitat immergé des chevaliers-paysans de l'an mil (Charavines, Isère)

from Pyxeos on Vimeo.

 

 

 

Quelques informations :

Début des fouilles : hiver 1971-1972.

Durée des fouilles : 35 campagnes.

 

 

Pour en savoir plus :

    Un magnifique ouvrage de Lucile Chevallier : clic.

 

 

Bibliographie :

COLARDELLE M. et VERDEL E. (dir.), 1993.
Les habitats du lac de Paladru (Isère) dans leur environnement. La formation d'un terroir au XIe siècle, Documents d'Archéologie Française n° 40, Paris, Edition de la Maison des Sciences de l'homme, 416 p.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 1993.
Chevaliers-paysans de l'an Mil au lac de Paladru, Paris, Errance-Musée Dauphinois, 120 p.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 2000.
Evolution climatique et occupation du terroir au lac de Paladru entre l’Antiquité et l’an 1000, dans Les mangeurs de l’an 1000. Archéologie et alimentation, catalogue de l’exposition présentée à l’Alimentarium Nestlé à Vevey (Suisse), p. 36-46.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 2000.
Charavines : l’habitat fortifié de Colletière, dans Les mangeurs de l’an 1000. Archéologie et alimentation, catalogue de l’exposition présentée à l’Alimentarium Nestlé à Vevey (Suisse), p. 48-75.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 2000.
L’exploitation du terroir de Colletière, dans Les mangeurs de l’an 1000. Archéologie et alimentation, catalogue de l’exposition présentée à l’Alimentarium Nestlé à Vevey (Suisse), p. 260-274.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 2003
An Mil : des chevaliers-paysans, Magazine documentaire BT, n° 1146, éditions PEMF, 50 p.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 2003.
Le centre domanial fortifié de Colletière, dans Comment vivait-on en l'an Mil ?, Histoire Médiévale, hors série n° 2, p. 20-29.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 2003.
De l'exploitation du terroir à l'alimentation, dans Comment vivait-on en l'an Mil ?, Histoire Médiévale, hors série n° 2, p. 52-61.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 2006.
L'habitat médiéval immergé de Colletière à Charavines (Isère), dans DUMONT A. (dir.), Archéologie des lacs et des cours d’eau, Errance, Paris, p. 127-128.

 

 

 

 

 Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 38Vers Menu châteaux de l'Isère
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Dauphiné : 05 26 38
commenter cet article
10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 06:30

 

Département 09 - ARIEGE

 Durant la montée vers la ruine, le panorama est magnifique

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Clermont est situé à 70km au Sud-Sud-Ouest de Toulouse, à 30km au Nord-Ouest de Foix (voir son château) et à 15km au Nord-Est de Saint Girons.

   Le lieu-dit de La Grausse est situé sur un petit plateau à 1km au Sud de Clermont.

      Coordonnées du château :

43° 1' 58" N 1° 17' 55" E
 43.032788°  1.298809°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La recherche

   Depuis la route départementale 119 à la sortie de Clermont, j'erre vers le Sud. Sur la gauche, une petite route monte sur le plateau. Je franchi le pont qui enjambe le ruisseau nommé Le Pujol. Après une courte montée, dans le petit hameau de La Gausse, je laisse mon destrier près de l'église puis j'emprunte le sentier sur la droite.

 

La découverte 

 1 - Avec la dense végétation, je pressens que le château ne sera que ruines.

 2 - Des murs en pierres pauvrement taillées sont bâtis sur le rocher.

 3 - Je suis toujours surpris que les arbres poussent proche des ruines.

Est ce pour protéger les vieilles pierres à nu des rayons de Rhâ ?

 4 - La municipalité a installé des tables pour que les touristes savourent la vue et le silence du site.

 5 - Presque au sommet de la butte, proche de l'à-pic, un puissant mur survit.

 6 - Bien qu'il soit composé de plusieurs rangés de pierres, le mur ne semble pas très épais.

 

1 2 3 4 5 6
Est ce un rempart du château de La Grausse ?
7 8 9 10 11 12

 

        L'intérieur :
 7 - Le remblai est de qualité correcte. Par contre, les pierres ne sont pas jointives.

 8 - Les pierres pauvrement taillées me font penser à un château de garde plus qu'à une résidence de seigneur.

 9 - Le temps a fait son travail de destruction. Je ne distingue aucune archère (voir vocabulaire).

10 - L'angle droit est la caractéristique de cette ruine.

11 - Depuis le sommet de la butte, je distingue des fondations de mur moins épais.

Sont ce les vestiges des habitats et des communs ?

12 - Après avoir arpenté le site, je révise mon jugement. Cette construction n'était pas qu'un château de garde. Sa superficie ressemble plus à un château-résidence d'un petit seigneur.

 

    Avant de quitter ce site castral, je savoure l'une des richesses des châteaux forts : La panorama

 

 

Histoire du château :

* Au 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite. Veuillez respecter le bois et la propriété privée. Le risque de recevoir une pierre ou de glisser existe, soyez prudents.

Imaginez la vue médiévale sans les arbres

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 09 Vers Menu châteaux de l'Ariège
Repost 0
9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 06:30

 

La 1ère partie expliquant ma rencontre avec cette incroyable église fortifiée  est ici.

Veuillez lire cet article avant de découvrir celui-ci.

 

 

Contreforts plats et à larmiers soutiennent le clocher-tour

 

Le clocher-tour (autres faces)

    La haute construction n'est pas symétrique. La façade Nord possède des ouvertures du chemin de ronde, par contre, l'autre ne comporte qu'une seule ouverture (il est curieux de laisser une paroi sans défense).

   En contournant le clocher-tour, je suis en admiration devant la façade comportant l'entrée.

Que de merveilles !

 

  Je vois :

* A nouveau l'asymétrie des contreforts (redents et larmier à l'angle, plat contre la tour).

* Puis 2 grandes archères droites non identiques en embrasure.

* Puis un vestige de bretèche qui reposait sur des consoles.

* Et enfin une ouverture du chemin de ronde de la tour.

   Pensant avoir tout vu, je relache mon attention, mais mon instinct me montre une autre incroyable surprise. Sous le toit de la nef, il y a un alignement des ouvertures carrées.

Les chemins de rondes se rejoignent !

 

 La nef

    Pour mieux comprendre ce que je crois voir comme un unique chemin de ronde entre tour et nef, je prends un peu de recul.

    Le chemin de ronde de l'abside communique avec celui de la nef et s'aligne avec celui de la tour.

N'y a t il que ces ouvertures carrées pour défendre cette incroyable église ?

 

 Multiplicité du système défensif

    A peine ai je terminé ma question qu'une archère me fait des signes (J'avais oublié que je parle couramment la langue des pierres  ).

    Je prends un peu de recul pour mieux l'observer. Je suis en admiration devant des dizaines d'archères, toutes différentes.


Archère cruciforme à croix pattée Archère cruciforme Archère cruciforme avec arquebusière Archère cruciforme à croix pattée

 

Les sculptures

     Mon blog étant consacré aux châteaux forts et fortifications médiévales, il n'y a que des articles et des photos d'architectures défensives. Mais une église, ce n'est évidemment pas que des archères et bretèches, il y aussi des sculptures très souvent regroupées autour du chevet.

     La construction religieuse de Lesgor possède de nombreux et magnifiques modillons.

 

Tête simiesque Tête chapeautée souriante Grimace ou sourire figé ? Tête de chien ou de lion ?

 

 

    L'intérieur :

       L'envie d'entrer dans cette église est grande pour dévorer toutes ses défenses. Hélas, comme trop souvent au 21ème siècle, la porte est fermée.

 


Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église.
* Au 14ème siècle, durant la guerre de Cent ans, les Anglais font fortifier l'église.
* En 1453, l'Aquitaine redevient territoire du Royaume de France (voir liste des rois).
* Dans le 2ème moitié du  15ème siècle, à la fin de la guerre de Cent ans, des fenêtres de style gothique sont ouvertes pour faire entrer la lumière.
* A partir de 1561, les guerres de religion font rage.
* En 1569, le bourg de Lesgor est attaqué puis brûlé par les protestants de Montgomery.
* Au 17ème siècle, d'imposant contreforts sont construits pour soutenir le chevet.
* Au 19ème siècle, aménagement de l'autel et pose de cloches.
* Au 20ème siècle, des rénovations sont réalisées à l'intérieur de l'église (plafond en bois par exemple).
* En 1970, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Pierre) est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

Isolée pour mieux se défendre

 

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Vers Menu châteaux des Landes
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Guyenne : 33 40
commenter cet article
8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 06:30

 

Département :   40 - LANDES

Le bourg :

Les défenses sont partout !   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Saint Geours de Maremne est situé à 12km à l'Ouest-Sud-Ouest de Dax.

   Coordonnées du bourg :

43° 41′ 17.16″ N 1° 13′ 41″ W
 43.6881°  -1.228056°

 

L'église :

    L'extérieur  :

La découverte

    Il est impossible de ne pas voir cette église tant elle est magnifiquement mise en valeur sur une place dégagée. Avec ses dimensions, sa masse, sa puissance, elle marque son territoire.

  Sans réfléchir, je vois déjà les nombreuses défenses.

 

L'enquête commence

    La haute nef (avec ses collatéraux) parait "récente" face aux deux constructions opposées qui l'enlacent.  Bien que consolidée par 10 contreforts à larmier, elle ne comporte aucun signe de défense.

 

L'abside

    Avec ses petites fenêtres et ses 6 contreforts étroits à larmier, cette abside semi-circulaire est typique de l'architecture Romane.Les blocs de pierres en petits appareils sont correctement agencés. les différences de couleurs sont dues à du grès carbonaté ou sableux.

   Évidemment, ma fascination pour cette église est causée par les ouvertures régulières sous le toit, correspondant à un chemin de ronde. La différence des tailles de pierres me font penser que le rehaussement a été réalisé quelques années (siècles ?)  après la construction de l'église.

 

Le clocher

   Avec sa base parallélépipédique de grande dimension et sa hauteur digne d'un donjon féodal, le clocher est un centre d'observation et de défense incroyable. Il possède de nombreuses archères-canonnières avec des dimensions différentes.

   Sur sa face Sud, une fine tour escalier polygonale comporte plusieurs ouvertures de lumière.

  A qui est dédié cette église ?

    L'intérieur  :

Les indices défensifs

        En entrant dans le porche, je comprends que l'escalier ainsi que les fortifications hautes ne sont pas visitable. Je vais donc rechercher d'autres indices. Il n'est point besoin d'être un détective pour voir des fentes de défense et des archères-canonnières avec un important ébrasement (voir vocabulaire).

 

Question

    La nef est vaste et très moderne.

Mais à qui est dédié cette église ?

Avez vous une petite idée ? 

* Je vais vous donner un indice :

Au dessus de l'autel il y a une représentation de...

* Et un autre indice :

Qui est le personnage sur ce vitrail ?

    ==> La réponse est inscrite ci-dessous.

 


Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église.
* Au 14ème siècle, amélioration des fortifications.
* Au 19ème siècle, modernisation de l'église.
* En 1969, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Georges) est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

Magnifique chemin de ronde au dessus des contreforts

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 40 Vers Menu châteaux des Landes
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Guyenne : 33 40
commenter cet article
6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 06:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

  Est ce un vrai château fort ou une construction de plaisir ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Jonzac est situé à 50km au Sud-Ouest d'Angoulème, à 35km au Sud-Est de Saintes et à 20km à l'Ouest de Saint Hilaire.

     Coordonnées du château :

45° 26′ 44″ N 0° 25′ 52″ W
45.445556°  -0.431111°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

     Depuis la  Seugne, petite rivière en contre-bas du bourg, la vue sur le château fort de Jonzac est impressionnante. Trois parties se distinguent :

* Au premier plan, les rustres parois dont la base est taillée dans le roc donnent l'ambiance,

* Les trop nombreuses fenêtres sont le témoignage d'un château modifié bien après l'époque médiévale pour le rendre plus confortable. Les logis sont couronnés d'un parapet à merlon décoratifs.

* Les tours prouvent la fonction défensive et non d'apparat de cette fortification durant plusieurs siècles.

Quel contraste !

Les tours sont les trésors de ce château

 

Les tours

   Les tours sont les symboles du système défensif d'un château fort. Actuellement, 4 sont visibles dont 2 appartiennent au châtelet d'entrée.

  Bien qu'elles aient été construites à des siècles différents, elles comportent les même systèmes défensifs.

 

Les systèmes défensifs des tours

    De bas en haut, de gauche à droite (et inversement), voici la liste des défenses :

A -  Sur la hauteur, en décalées pour couvrir le périmètre, des archères cruciforme.

B - Sur le chemin de ronde des tours, des archères droites avec des ouvertures rondes pour canonnières.

C - Un mâchicoulis en dés (construction classique en Bretagne au 15ème siècle) parachève la défense de proximité.

 

Fossé

     Lentement, je m'avance vers la courtine coté Sud pour découvrir les vestiges "reconstitués" du fossé herbeux. A la base des tours, certains aménagements esthétiques ou touristiques m'amusent.

   Pour franchir un fossé, il faut un pont. Il devrait être mobile pour parfaire le système défensif.

Vérifions si ma théorie est vraie !

 

Un château qui m'en fait voir de toutes les couleurs

Le châtelet

    Le châtelet d'entrée est composé d'un haut bâtiment parallélépipèdique encadré par 2 imposantes tours rondes.

  Les deux tours et le bâtiment central sont couverts d'ardoises et sont reliés par un chemin de ronde porté par des mâchicoulis (voir vocabulaire) en dès. Archères et arquebusières  peaufinent le système défensif.

 

Le pont-levis

   Avec la création des automobiles, de nombreux pont-levis ont été rendus fixes par sécurité. Mais avec un peu d'imagination, il est possible de le voir s'élancer dans les airs grâce aux flèches en bois venant s'encastrer dans leurs fentes respectives.

  Les trois fentes signifient qu'il y avait un pont piéton à droite et un pont pour carrosse à gauche. L'ensemble était protégé par une petite construction en encorbellement nommée : Bretèche.

 

        L'intérieur :

J'entre

   Lentement, je progresse vers l'intérieur en cherchant les traces "invisibles" des rails pour la herse (voir vocabulaire). Je me console en admirant au plafond le classique mais efficace trou nommé : Assommoir.

   Je me retourne pour admirer une dernière fois ce tunnel d'entrée qui me surprend :

* Faire une allée si droite c'est favoriser le travail du bélier. Une entrée en S est plus défendable (voir exemple ici).

* Normalement, l'entrée est contrôlée par un garde accédant à une petite salle latérale.

* Cette même salle accède souvent aux défenses basses des tours-portes.

 

La cour intérieure

En entrant c'est le choc !

   Les façades sont uniformément couronnées de faux rang de balustre sur console. Des gargouilles trop stylisées sortent des murs et du balcon, des plaques sculptées de signes zodiacaux sont apposées sur les parois. Les folies créatrices d'un pseudo-moyen-âge rêvé au 19ème siècle ont été appliquées dans la cour intérieure.

      Une rue a même été aménagée traversant la cour d'Ouest en Est.

  Je sors rapidement de cette mascarade causée en 1885 par le déclassement du château "grâce" au ministre des Beaux Arts. Je me console en admirant les puissantes tours extérieures

 

 

Histoire du château :

* En 1059, un château existe en ce lieu. Il relève de l'Abbaye de Saint Germain des Prés.

* Au 11ème siècle, Guillaume de la Rochandry est seigneur de Jonzac.

* En 1335, à la mort de Bertrand de la Rochandry, le château appartient à sa nièce, Pernelle de Mosnac.

* Au milieu du 14ème siècle, Marguerite de Sainte Maure, fille de Pernelle, devient propriétaire du château.

* Au 14ème siècle, Arnaud de Sainte Maure (avec son père Pierre ?) se rebelle(nt) contre les Anglo-Gascon. En représailles, son château est détruit.

* A partir de 1420, le château est reconstruit.

* En 1450, les armées du Roi (voir titre de noblesse) de France (voir liste) s'empare du château "Anglais"

* En 1453, le château est à nouveau assiégé.

* Au 16ème siècle, l'imposant châtelet d'entrée ainsi que la grosse tour au Nord-Ouest sont aménagés.

* En 1584, Jean de Sainte Maure décède sans héritier. Le château échoue à sa soeur Isabeau Le Vasseur.

* Peu de temps après, le château est donné à Geoffroy de Sainte Maure, cousin d'Isabeau.

* Au début du 17ème siècle, le château appartient à Léon de Sainte Maure.

* Au 17ème siècle, la fine tour au Sud-Ouest est construite.

* En ce 17ème siècle, le château est possession de Alexis de Sainte Maure, fils de Léon

* En 1659, le château reçoit trois visiteurs de marque : Le Roi de France Louis XIV (voir liste), la Reine mère et le Cardinal Mazarin.

* En 1791, par héritage, le château appartient à François Jacques Tanneguy Le Veneur.

* En 1792, contrairement aux habitudes des Révolutionnaires, le château n'est pas réquisitionné ni vendu comme bien national. La soeur de François Jacques semble être la propriétaire du château.

* Vers 1852, les fossés sont comblés.

* En 1885, le château est déclassé des Monuments Historiques.

* A la fin du 19ème siècle, le bâtiment de l'aile Nord est "restauré". Il accueille l'hôtel de ville.

* A début du 20ème siècle, le château abrite la Sous-Préfecture.

* En 1942, le château est classé aux Monuments Historiques.

* A la fin du 20ème siècle, le cloître est restauré puis transformé en centre culturel.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de la cour est possible. L'entrée à l'intérieur des bâtiments de défense est interdite.

 

Pour les passionnés d'histoire, je vous propose la lecture de ce site très détaillé.

 

 

Nota : Je voudrais remercier les ravissantes princesses de l'office de tourisme pour leur patience face à un Chevalier harceleur de questions puis pour leur compétence à me faire aimer leur château et les ruelles "médiévales" de la ville.

 

Depuis la plaine, on ne voit que lui

   
  Vers Menu châteaux Charente Maritime
Repost 0
3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 06:30

 

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

Je ne vois aucun système défensif sur cette église    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Saint Aster est situé à 90km au Nord-Est de Bordeaux, à 35km au Nord de Begerac et à 18km au Sud-Ouest de Périgueux.

   Coordonnées de l'église :

45° 8′ 45.352″ N 0° 31′ 48.248″ E
 45.145931°  0.530069°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     En ce jour de marché dans cette bonne ville de Saint Astier, je dois me frayer un passage entre les chariottes des Astériens. Au loin, la massive forme blanche me propose de venir la découvrir. Elle est certes impressionnante mais en ne voyant aucun système défensif j'ai un doute.

Suis je devant une église fortifiée ?

 

L'enquête commence

    Sans réfléchir, je me précipite vers ce qui pourrait être LE meilleur moyen de guet et de défense. Vous avez compris que je suis aux pieds du haut clocher. Les contreforts sont imposants, les abat-sons sont nombreux et haut, mais je ne vois aucune fente de tir, ni archère et point de bretèche (voir vocabulaire ).

 Vouyez vous les systèmes défensifs ?  Avec mon oeil d'aigle   je crois discerner au sommet une sorte de terrasse couverte. Je prends un peu de recul pour comprendre l'architecture et je vois....

Le voyez vous aussi ?

 

Les défenses sont là 

   Sous le toit proche du clocher et aussi au dessus du chevet, de nombreuses ouvertures carrées ressemblent à un crénelage. La présence d'un chemin de ronde est évidente.

  Ce style de défense est efficient lorsque l'ennemi est à longue ou moyenne distance. Mais son efficacité est très réduite si l'assaillant est collé au mur pour un travail de sape.

Comment améliorer la défense rapprochée ?

 

La défense rapprochée

     En regardant la liaison entre le clocher et la nef avec les collatéraux, je vois l'amélioration du système défensif. Pour repousser les assaillants en bas du mur, il n'existe que 2 systèmes efficaces :

  * Les hourds (voir vocabulaire ) : Système ancestral et économique mais fragile,

  * Les mâchicoulis : Technique, coûteux mais solide.

Magnifiques mâchicoulis sous le chemin de ronde 

Une défense peu efficace

  Les mâchicoulis sont présents sur toute la longueur de la nef. Pourtant j'ai quelques doutes sur l'efficacité globale.

Comprenez vous mon questionnement ?

    Entre les contreforts, les assaillants ne sont pas en sécurité. Mais si l'attaquant s'approche près du contrefort, il est partiellement protégé à cause de la paroi montant jusqu'au chemin de ronde, créant ainsi des angles morts.

Est ce une erreur des architectes ?

 

    L'intérieur :

Une ambiance "stérile"

    En entrant, je ne ressens rien. Évidemment, je comprends de suite que la salle de replis avec son chemin de ronde n'est pas ouverte à la visite. Mais la monotonie des murs blancs est bien loin des parois colorés du Moyen Âge.

 

Un peu de couleur

  Les étroits vitraux ne permettent pas de conter une histoire biblique, ni de montrer quelques Saints, mais il procurent une lumière colorée animant les dalles.

  Plus loin, enfin la couleur jaillit. Elle se voit aussi bien sur les murs que sur le plafond voûté d'ogives. Même les culs de lampe sont peints comme une oeuvre d'art.

 

 

Histoire de l'église :

* Au début du 1er millénaire, une petite église est construite en hommage à un ermite-guérisseur nommé Altérus.
* En 849, les Normands dévastent la région. L'église ne résiste pas aux massacres.
* Au 11ème siècle, les moines Bénédictins font construire une église en pierre.
* En 1178, le site devient une collégiale.
* A partir de la fin du 12ème siècle, la ville est fortifiée.
* En 1219, Saint-Astier est l’une des 34 villes fortifiées du Périgord.
* En 1440, durant la reconquête du territoire (rappel : C'est la Guerre de Cent Ans et la région n'est point territoire du Royaume de France), le Roi de France (voir liste) Charles VII  fait subir à Saint Astier de terribles assauts.
* En 1441, la collégiale est partiellement détruite par les troupes Royales Françaises.
* En 1442, la population ne supporte plus les ravages de sa ville et les destructions de leur église. L'évêque Elie de Bouteilles fait reconstruire l'église et la dote de fortifications.
* Au 18ème siècle (à vérifier), les bâtiments de la collégiale sont détruits. Seule perdure l'église.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite. La visite du clocher et des salles de repli est interdite.

 

Quelle magnifique église fortifiée !

 

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Vers Menu châteaux de Dordogne
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Périgord : 24
commenter cet article
1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 06:30
    Au moyen âge, il n'y avait pas que des châteaux forts pour assurer la protection, le royaume de France possédait aussi des églises fortifiées, des cimetières fortifiés, et des maisons fortes. Le temps a fait disparaître ces "maisons" ou les a transformées.
  Voici un exemple minimal et très joli.
 


Département 33 - GIRONDE

Le bourg :
   Situation :   (le voir sur une carte)
    Le village de Blésignac est situé à 25km au Sud-Est de Bordeaux et à 18km au Sud-Ouest de Saint Emilion.

       Coordonnées du bourg :

44° 46′ 34″ N 0° 15′ 25″ W
 44.776111°  -0.256944°


La maison forte:
      L'extérieur :
Où est elle ?
    C'est grâce au dictionnaire des châteaux forts que je galope vers le village de Grésignac. Un peu à l'extérieur, mon destrier s'arrête pour me montrer ceci.  Surpris je suis car cette construction ne semble ni en ruine (ma passion), ni fortifiée (mon but de balade).
   Tout en respectant la belle pelouse et surtout les limites de la propriété, je cherche un indice.
.... Et quand on cherche.... on trouve.

La description
   La forme générale ne ressemble pas à une forteresse imprenable.Il me semble voir un bâtiment avancé, ancêtre d'une tour. Et surtout, dans l'angle une magnifique échauguette.

       L'intérieur :
    La propriété est privée et je ne me sens pas le droit de déranger le "châtelain" durant sa sieste.


Histoire de la maison forte:

* En 1278, une petite fortification est construite en ce lieu par Ebulon de Puyguilhem.
* Au 15ème siècle, la construction est modifiée (?). 
* Au 16ème siècle, nouvel aménagement de la maison forte.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la route est libre et gratuite. La propriété est privée et non visitable.

 

 

  Vers Menu châteaux de Gironde
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Guyenne : 33 40
commenter cet article
31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 06:30

 

Département :    66 - PYRENEES ORIENTALES  

 

Le bourg :

  Situation  (--> le voir sur une carte)

      La petite ville de Salses le Château se situe à 12km au Nord de Perpignan, en bordure d'un immense étang jouxtant la mer méditerranée, encadrée par l'autoroute A9 et la Nationale 9.
  Avec le mot "Château" dans le qualificatif de cette ville, vous avez compris que votre Chevalier Dauphinois ne pouvait que s'y rendre.

   Coordonnées du château primitif :

42° 50' 28.781" N 2° 55' 9.134" E
 42.841328  2.919204

 

Le château :

     Ce lieu est connu pour sa puissante et magnifique forteresse (voir cet article), mais curieusement ma carte m'indique une ruine à une centaine de mètres au Nord. Téméraire, je pars à l'assaut de ce château oublié des guides touristiques.
   Depuis le bord du rempart de la forteresse, une petite colline attire mon attention.

 

    L'extérieur :

La découverte

     Mon instinct de "chasseur de ruines" ne m'a pas trahi, je suis bien en présence des fondations de l'ancien château de Salses.

Comment ?

Que lis je dans votre regard ?
Avez vous un  doute ? !
 
Je suis très sérieux

    Je ne me moque pas, cet amas de caillou est bien une ruine très ancienne, parfois nommée :
        * Salses Ancien,
        * Château Primitif,
        * Fortin Antique.
   Regardons ensemble de plus près.

 

Rapide analyse
     En parcourant l'extérieur de cette ruine, je m'aperçois qu'elle comporte 4 courtines en angle droit de 25m de longueur. Une forme carrée que je qualifierais de classique. Certes, les murs n'ont que 30cm de haut mais c'est suffisant pour comprendre l'architecture de ce si vieux château. A chaque angle, une forme "circulaire" est visible.....

Regardez bien !

 

Ne doutez point !

     Je ressens encore votre suspission. Croyez moi, des tours d'angle protégeaient ce château. Je vous le prouve. Leur forme fait croire qu'elles étaient circulaires, mais j'en doute. Une fortification aussi "primitive" devait comporter des tours carrée.  L'ensemble de ce château, courtines et tours en saillis, devaient avoir une longueur totale de 38m.

 

A quoi servait cette construction ?
     Se trouvant sur un axe de circulation important, ce fortin devait servir à la surveillance des routes et à la signalisation d'attaque par la mer et aussi à la collecte des droits de passage. Peut être était ce aussi une sorte de grenier fortifié stockant les nourritures pour les paiements en nature, pratique courante à l'époque Romaine et au début du Moyen Age (nommé aussi Haut Moyen Âge).
     Il est temps de franchir "la porte" et de découvrir l'intérieur. 

 

    L'intérieur :

J'entre

  Evidemment, ce n'est pas Versailles ! 

     Point de lustre au plafond (totalement absent), ni de peinture sur les murs (comme je vous en ai montré tant en Suisse). Pourtant, quelques détails sont révélateur.
  Deux débuts de murs apparaissent définissant la structure interne. Une zone "habitable" (avec un sol creusé dans le rocher) et une cour donc le sol est en terre.
    Au centre, un trou circulaire creusé dans le roc me fait penser à une citerne.

 

La conclusion
  Avec tous ces indices, il est possible de réaliser le plan. Vous constatez que je n'affabulais pas, nous avons découvert ensemble l'une des plus vieilles forteresses du 66.
   Alors, si un jour vous visitez la puissante forteresse de Salses, "ma" ruine étant si proche, faites un petit crochet vers ce vestige oublié, il se fera beau pour vous.

 

 

  Histoire du château :

* Vers le 4ème siècle, un fortin est présent (c'est ce que supposent certains historiens).
* En 943, un lieu nommé Salsulae appartenant à l'abbaye de Lagrasse est cité dans un texte.
* Vers 1074, une famille nommée Salses (?) et un château sont cités.
* Vers 1172, Alphonse II d'Aragon achète les terres et fonde un village.
* A partir de 1173, le village s'entoure de rempart. (Pour moi, il devient impossible de distinguer dans les textes le château fort, du village fortifié).
* En 1462, le Comte de Foix attaque avec succès les fortifications.
* En 1493, le lieu appartient de nouveau à l'Aragon.
* En 1496, le village est pillé et le château est détruit par le Maréchal de Saint André.
* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite.

 

  

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 66 Vers Menu châteaux des Pyrénées Orientales
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Roussillon : 66
commenter cet article