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Ombre et lumière

26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 05:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

Laquelle des 2 tours vais je visiter ?

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La ville portuaire de La Rochelle est située à 150km au Nord de Bordeaux, à 110km au Sud de Nantes, à 100km au Sud-Ouest de Poitiers.

     Coordonnées de la tour :

46° 9' 21.337" N
1° 9' 15.102" W
 46.155927°
 -1.154195°

 

La tour : 
        L'extérieur :
Pourquoi suis je ici ?

   La ville de La Rochelle possède 3 magnifiques constructions dont certaines pierres ont été posées à l'époque médiévale. Même si leur architecture a été modifiée durant 6 siècles, je me dois de visiter ces emplacements et chercher les pierres du Moyen Âge.

Une base médiévale reconstruite au 19ème siècle

 

Laquelle est la tour de la Chaîne ?

    Après avoir déposé mon destrier sur l'immense emplacement pour les touristes, j'erre le long de l'eau pour chercher la tour que je me dois de visiter.  Au loin, deux beautés apparaissent.

Laquelle est la tour de la Chaîne ?

 

La ronde tour

    La beauté que je dois dévorer est à gauche, proche de moi. La tour a une hauteur de 20m, mais au 14ème siècle elle s'élevait à plus de 30m (la raison de cette "régression est expliquée dans l'historique).

  De suite, je remarque l'imposante canonnière  ayant été aménagée dans l'épais mur pour "tirer sur les bateaux Anglais". Évidemment cette amélioration défensive n'est pas médiévale, je dois donc m'attendre à une tour très remaniée.

 

Je la contourne
    La face opposée à la mer (donc coté ville) ne comporte ni fente de tir, ni de canonnière. Seuls les mâchicoulis prouvent que cette tour n'est point un phare mais une construction défensive.

Avez vous remarqué les gargouilles d'évacuation d'eau ?

  Même si elles ressemblent à celles d'une église, point  religieuse est la tour de la Chaîne.

  Le ciel tente de prendre la couleur de la tour

Quelques particularités

    En partie basse, plusieurs fentes verticales décalées sur la hauteur me font penser à des puits de lumière pour un escalier dans la maçonnerie.

   A la base de la tour, je suis surpris par l'imposant arc de décharge.

 

Je vais bientôt entrer

  Comme souvent avec une construction fortifiée, l'entrée ne se situe pas au rez de chaussée. Je dois donc monter des marches récentes pour accéder à une passerelle moderne menant vers l'entrée.

   Soudain, un détail me hérisse les poils de bonheur : Une archère droite.

 Après cet intermède velu, je me présente devant la porte

Un plan classique pour une tour de défense du port

 

        L'intérieur :

Minimal

  Après avoir donné quelques piastres à une belle "caissière", je consulte le plan en coupe.

Diantre, peu de salles sont à visiter.  !

 

Légende du plan

1 - Accueil,

2 - Grande salle,

3 - Salle du capitaine,

4 - Salle suspendue,

5 - Chemin de ronde

 

Je monte

   L'escalier est le moyen de découvrir les quelques pièces. Il n'est point en colimaçon comme je vous en montre souvent dans les bâtisses médiévales.

  La découverte étant payant, je ne vous montrerai qu'un minimum de salles et détails.

Je vois plus loin que l'horizon ! 

Des expositions

  Souvent les châteaux forts visitables sont vides, la tour de la Chaîne est meublée de présentoirs. Chaque salle comporte une mini exposition sur le thème : La Rochelle-Québec. Ces panneaux sont une invitation à suivre les migrants dans leur voyage vers la Nouvelle-France.

 

Je suis au sommet... du monde !

    Même si la plate-forme a été reconstruite, même si le chemin de ronde n'est plus d'origine médiévale, il y a en ce lieu une présence historique.

  En regardant coté Nord-Est je contrôle l'activité dans le port. Puis à travers les archères cruciformes coté Sud-Ouest, je surveille la circulation au large en espérant que les bateaux Anglois ne tentent point d'envahir le royaume de France.

   En regardant à l'Ouest je vois une autre construction défensive nommée : Tour de la Lanterne. Il me faut la visiter. Je descends quatre à quatre les marches pour dévorer une autre merveille.

 

 

Histoire de la tour :

* En 1382, début de construction de la tour sur les bases d'une ancienne fortification. (Nota : Les médiévistes ne sont pas tous d'accord sur la date de début de construction).

* En 1390, la tour est achevée. Elle est habitée par un capitaine.

* En 1472, après la visite du Roi Louis XI (voir liste), la tour devient la résidence du gouverneur de la ville.

* Dans la première moitié du 16ème siècle, La Rochelle devient la capitale politique et militaire des protestants. La tour de la Chaîne a plusieurs fonctions :

- Elle sert de réserve d’armes et de munitions.

- Elle permet d'entreposer le butin des Huguenots, rapportée par les corsaires.

* Durant la deuxième moitié du 16ème siècle, les "Guerres de Religion" divisent la France.

* En 1627, début du siège de La Rochelle commandé par le Cardinal de Richelieu suite à l'ordre donné par le Roi de France Louis XIII (voir liste).

* En 1629, après la victoire Royale, la destruction des fortifications est ordonnée. Mais devant la menace Anglaise quelques systèmes défensifs sont gardés dont : La Tour de la Chaîne.

* En 1648, début de nouveaux troubles dans le Royaume de France (La Fronde). La Rochelle se retrouve en opposition au jeune Roi de France Louis XIV.

* En 1659, une explosion détruit le toit, les crénelages et l'étage supérieur de la tour. Durant 3 siècle, la construction est à ciel ouvert.

* En 1811, à la base de la Tour de la Chaîne, un bastion est construit.

* En 1879, la tour est classée aux Monuments Historiques.

* Vers 1909, la tour est partiellement reconstruite.

* Vers 1952, une couverture en béton est réalisée.

* Durant la deuxième moitié du 20ème siècle, la tour héberge un "bistrot".

* En 1998, la tour de la Chaîne est enfin aménagée en musée.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est payante.

 

Je vois l'infini et même.... plus loin !

      Vers Menu châteaux Charente Maritime
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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 07:30

 

 La description de l'extérieur du château est ici

 

La description de la salle des gardes est là

 

Le description du donjon est ici

 

 

  Après avoir passé 3 heures dans les 3 premières salles de cette ruine Dauphinoise, je suis presque sur un nuage en pénétrant dans la nouvelle pièce.

  Je vous propose, par cette musique, de comprendre ce que je ressens en abordant ma 4ème heure.

 
   

 

 Sentez vous la bonne odeur de cuisine ?

Département :  38 - ISERE

 

Le château :  

     L'intérieur (suite) :

Quelle est la fonction de cette pièce ?

   Lorsque je visite une ruine, j'adore sortir ma loupe de Sherlock Holmes pour chercher les détails me permettant d'identifier la fonction de la salle.

  Entrant dans cette grande pièce herbeuse, sans réfléchir je pense que c'était le jardin.

     Après cette stupidité je me mets en quête des vrais indices. Le mur de gauche est composé de pierres pauvrement taillées et peu jointives. Ces constatations s'appliquent à une grande partie du château de Montfort, il me faut d'autres détails.

 

Une ouverture fermée

   Presque au centre du mur, je vois une baie bouchée. Ceci n'est point à l'origine une porte (à moins que "mes" ancêtres fussent petits et adorassent sauter pour franchir les seuils   ). Ce n'est point une fenêtre, car voir dans la aula n'est pas logique.

8 - Qu'est ce donc ?

    En m'avançant, je distingue des traces horizontales sur le flan droit. Ces mêmes traces existent en symétrie de l'autre coté.

  "Bon dieu, mais c'est bien sûr !"...pfff, je me prends pour Raymond Souplex dans la célèbre série "Les 5 dernières minutes".

   Ceci est un placard. D'ailleurs il existe le même dans la salle des gardes.

Reconnaissez vous ces formes ?

 

Je reconnais cette pièce

    Le mur à la perpendiculaire de la niche possède une grande cheminée. Je vais être un peu caricatural, mais elle ne se trouve que :

* Dans la salle principale (qui n'est point celle-ci puisque c'est l'autre.... La Palice, sors de mon corps !).

* Dans une grande chambre (mais elles sont très souvent situées à l'étage).

* Dans.....La cuisine.

    Je subodore que les mets étaient réalisés dans cette pièce. Ce qui semblerait logique puisque la aula est contiguë.

Y a-t-il d'autres indices ?

   Vous êtes si perspicaces, hooo mes merveilleuses lectrices et mes fabuleux lecteurs, que vous aviez vu l'imposant four à pain et à gâteau quelque peu cassé. La présence de briques réfractaires confirme vos et mes déductions.

 Voyez vous la curiosité mystérieuse ?

Un mystère mystérieux !

    Après avoir deviné la fonction de cette pièce, je me laisse charmer par le magnifique paysage. Je ne me lasse jamais d'admirer le massif de Belledonne. Lentement, je m'avance vers mes montagnes (et la sortie) quand je suis interloqué par des pierres alignées en descente sur le sol.

  9 - Qu'est ce donc ?

   Je vois un escalier descendant vers.... heu... rien. Cette curieuse déclivité ne se continue pas jusqu'au rempart.

Quelle était la fonction de ces marches ?

 

Une pièce secrète ?

   Dans mon obstination à trouver le mystère des marches "inutiles", je n'avais point vu qu'une autre salle est accolée à la cuisine.

  Lentement, j'avance vers elle.

  Une salle mystérieuse

Une salle ajoutée

      Avec un peu d'attention, mais surtout avec l'aide d'une vue aérienne, il est possible de voir que cette pièce a été ajoutée au château original (au 14ème ?).  Le mur extérieur coté montagne est doublé dans l'épaisseur.

   Avec le petit morceau de mur pointant vers le ciel, je peux affirmer que 2 niveau existait mais :

  Enigme numéro 10 :

Pourquoi avoir ajouté une si petite pièce ?

 

La salle mystérieuse 

  En entrant dans cette petite pièce, je remarque sur la gauche une niche dont la construction est différente de ses consoeurs vues précédemment.

  Au centre, une large ouverture donne sur l'extérieur. Certains voient une porte. Mais avec l'ébrasement (voir vocabulaire) intérieur, je suppose que fenêtre cela est.

  Sur la droite, une fine fente verticale fait penser à une archère. Mais sa forme ne me convint pas.

A quoi servait cette petite pièce ?

    Bien que je ne sois qu'un castellologue-amateur, bien que n'ayant fait aucune étude universitaire en architecture médiévale, j'ose me permettre d'avancer une théorie suite à mes 800 ans (environ) de découverte castrale à travers l'Europe et à ma photothèque composée de 3000 sites.

    Je suppose que cette petite pièce fut la chapelle du château. Cette pièce sans cheminée, mais chauffée par la cuisine, pouvait accueillir le couple seigneurial (ou la Duchesse Béatrix de Faucigny) durant les longues heures de prière.

   J'ose me permettre d'imaginer que l'escalier aurait pu servir à "monter" (se rendre) dans cette chapelle (sans passer par la cuisine). Mais supposition cela est.

 

C'est la fin

   C'est avec tristesse que je dois quitter ce château Dauphinois si passionnant. Pour ne point partir avec une larmounette au coin de l'oeil, je vais me régaler de la vue (massif de Belledonne avec Chamrousse sur la droite). Le panorama est la richesse de nombreuses ruines médiévales.

   Quelle ne fut pas ma surprise, en me retournant, de voir un jardin médiéval en contrebas de la basse-cour.

L'association "Les Raisonneurs de pierre" fourmillent d'idées. C'est normal, ce sont des Dauphinois. .. comme moi.

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle, il est probable qu'un château en bois soit construit sur la motte (les Savoyards, ennemis des Dauphinois, sont proches).

* Au 13ème siècle, construction du château fort en pierre.

* Au début du 14ème siècle, la Duchesse (voir titre de noblesse) Béatrix de Faucigny habite quelques temps au château.

* A la fin du 14ème siècle, la famille Montfort fait construire un château plus confortable dans la vallée à quelques kilomètres. Ses propriétaires n'habitent plus le vieux château fort.

* En 1565, le château de Montfort est partiellement en ruine.

* Au 18ème siècle, le château est en ruine sur la carte de Cassini.

* A la fin du 19ème siècle, une famille de paysans habite le lieu.

* Au début du 20ème siècle, un incendie ravage le site. Les ruines sont abandonnées.

* En  1999, une association de sauvegarde est créée. Si vous avez quelques piastres à leur donner ou si vous disposez de quelques heures pour les aider, ces merveilleux "fous" au courage sans limite seront heureux de votre participation.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des entrailles est interdite car cette ruine est une zone de fouille. Mais en venant le samedi, vous pourrez certainement être accompagnés  d'un membre de l'association de sauvegarde, les énigmes de ce château fort vous seront montrées.

 

* Les passionnés de généalogie s'abreuveront à la lecture de cette page.

* Les amoureux d'histoire du château dégusteront ceci.

 

Pour terminer cette visite, je vous propose  un diaporama animé - clic

 

 

La chaîne de Belledonne est magnifique !

 

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 06:30

 

 La description de l'extérieur du château est ici

 

La description de la salle des gardes est là

 

 Je vais enfin entrer dans le château fort !

Département :  38 - ISERE

 

Le château :  

     L'intérieur (suite) :

Comment se repérer dans ce château ?

  Il n'est pas toujours facile de s'orienter dans une ruine, ni de comprendre son architecture. Quelques solutions existent :

 1 - L'une est de disposer d'un plan à l'échelle. Ceci existe pour les châteaux connus ou ayant fait l'objet de longues fouilles avec des archéologues.

 2 - L'autre est de regarder sur les vues satellites données par Google-Map ou par Géoportail. Hélas, de nombreux villages ou sites dans la foret sont ignorés ou restitués avec peu de détails.

 3 - Enfin, posséder une vue aérienne prise par un quadricoptère (un drone amateur) ou un adepte du parapente. C'est le cas pour cette ruine Iséroise.

  Je vais donc vous décortiquer les nombreuses salles de ce magnifique château fort Dauphinois... comme moi.

Vous ai je déjà expliqué que cette ruine est dans ma magnifique province ?

  Analyse de la ruine de Montfort

Initiation à l'architecture de ce château

A - Aula (salle de réception).

C - Cuisine.

D - Donjon.

E - Escalier mystérieux.

F - Four à pain.

T - Tour mystérieuse.

M - Mystérieuse salle.

R1 - Rempart extérieur.

R2 - Rempart disparu récemment.

R3 - Rempart intérieur.

S1 - Salle des gardes (entrée supposée).

S2 - Salle des gardes (véritable salle d'armes ?)

  Un donjon en ruine et pourtant fascinant    

Le donjon

   Il n'est pas surprenant que le donjon, la tour la plus puissante, soit la 1ère construction rencontrée en franchissant le rempart extérieur. Il n'est pas rare de voir la tour maîtresse défendre la partie la plus "vulnérable".

   Je vous sens dubitatif devant cette image. ll est vrai que le temps n'a pas été respectueux pour cette puissante tour rectangulaire dont l'épaisseur du mur est proche du mètre.

    L'intérieur de ce donjon est rempli de terre et de végétation. L'association de sauvegarde n'a pas encore effectué les fouilles de ce magnifique bâtiment. Une consolidation des murs est d'abord à réaliser avant l'enlever les traces de Dame Nature. La mise à jour de bâtiment peu médiatique est un travail long avec peu de moyen financier.

Je suis toujours admiratif devant le courage des bénévoles.

 

Une tour mystérieuse

    Dans un angle du château, une ronde construction m'étonne.

Enigme numéro 7 : Quelle est la fonction de cette tour ?

   Cette tour flanque est trop petite pour contenir un escalier desservant les étages du donjon. Elle ne semble avoir aucune mission de défense du château.

Quel est le secret de cette construction ?

   L'archéologue en charge de cette beauté Dauphinoise suppose que la tour serait un ajout ultérieur servant à consolider le vieux donjon. Ce style d'architecture est très original face aux classiques contreforts (voir exemple).

Les Dauphinois sont vraiment extraordinaires ! 

  Holla, c'est la Aula là !

La aula : Définition

    Dans les séries télé ou les films, il est classique de voir une scène de rencontre entre le châtelain et un "messager", un visiteur, un chef de guerre, un personnage important.

   Dans cette salle, parfois justice ou dilemme de voisinage sont réglés par le seigneur (la série Kaamelott en montre une parodie)

   Souvent, nous avons la représentation d'un grand banquet avec les tables alignées en U, puis au centre jongleurs et ménestrels amusant les nombreux invités.

    Cette salle aux multiples fonctions se nomme : La aula.

  La définition littéraire est : Espace public de la résidence.

 

La aula du château de Montfort

    Les Dauphinois de Montfort sachant merveilleusement recevoir les invités (zut, chauvin encore je suis  ) possèdent aussi dans leur château cette imposante salle. Elle se situe au rez de chaussée d'un bâtiment comportant au moins un étage (les murs étant écroulés, il n'est point aisé d'en connaître l'architecture exacte). Une aura bien empierrée

   L'épaisseur des murs est moins importante que pour le donjon ou les remparts. Ce n'est point la défense qui est la fonction principale de cette beauté.

 

Rapide descriptif de la aula

    Même si la femme de ménage  n'a point ôté l'herbe et les gravillons au sol, il est possible de voir le dallage qui n'est point décoré mais très fonctionnel et solide (inusable ?).

   Je suis surpris par la piètre qualité du parement et de la taille des pierres. Il est vrai qu'au moyen âge, la pierre n'était point à nu, un enduit et des tapisseries recouvraient les murs.

   En voyant les imposants tas de pierres, je suis encore plus admiratif du travail des bénévoles. Retrouver les pierres, les classer, les mettre en tas (et même parfois les déplacer pour faciliter les fouilles) est une mission titanesque pour un résultat si peu visible par les visiteurs. 

 

La suite de la visite

   J'ai une question à vous poser :

Quel type de salle est poche d'une aula ?

 

La réponse est accessible par un clic ici.

 

Derrière ce mur, d'autres surprises m'attendent

 

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 06:30

 

 La description de la 1ère partie du château est ici

 

  Combien de soldats y avait il ?

Département :  38 - ISERE

 

Le château :  

     L'extérieur (suite) :

Je vole au dessus du bâtiment

   Avant de pénétrer dans la 1ère salle, je prends un peu de hauteur pour mieux la comprendre. Ce bâtiment (salle des gardes) est composé de :

* Deux pièces presque symétriques séparées par un mur dont il ne reste que la base.

* Deux niveaux. Les pièces du 1er étage comportent de nombreuses fenêtres (incompatible avec un système défensif efficace)

  Mais une question me titille :

6 - Les murs extérieurs sont épais, mais pas assez pour en faire une entrée défensive et encore moins pour un bouclier contre les mangonneaux et autres catapultes.

Ce bâtiment est il d'origine médiévale ?

 

J'habite une région magnifique !

    Avant de vous faire découvrir les beautés et les mystères de ce château fort, je voudrais que vous preniez un peu de temps pour admirer ce paysage :

Les falaises de la Chartreuse.

  Comme je suis fier de vous montrer MES montagnes !Quelle est l'entrée médiévale ?

 

Face à la salle des gardes

   Après ce moment touristique où j'ai mis mon chapeau de paille, je l'ôte pour reprendre mon heaume de Chevalier-castellologue amateur.

   Sur la gauche du bâtiment, une petite construction ose se montrer. Ceci n'est point une verrue médiévale mais un ajout assez récent servant de four à pain.

   En faisant abstraction de cette petite construction, de nombreux détails fascinants fourmillent sur cette façade :

* Les pierres sont pauvrement taillées et peu jointives. Il n'est pas facile de dater cette réalisation qui semble avoir été consolidée plusieurs fois.

* L'arc de la porte a une architecture presque renaissance. Elle contraste avec la façade.

* A gauche de la porte, les vestiges d'un mur. Il est fort probable que ce soit la continuité du rempart extérieur (je vous l'ai montré ici)

* Quelques trous de boulin dont la fonction m'échappe. Ils ne sont pas assez nombreux (et un peu "large") pour servir d'échafaudage. Ils ne sont pas assez alignés pour une passerelle ou un hourdage (voir vocabulaire).

* Au sommet du mur, une magnifique archère droite trône fièrement. Par sa finesse et sa taille, elle prouve que ce château fort date au moins du 12ème siècle. Cette constatation remet en cause mes doutes du début de l'article et répond partiellement à ma question numéro 6.

  Une véritable entrée d'époque Roman  

Analyse du coté droit de la façade

   La partie droite propose une architecture bien différente :

* La porte a une architecture typiquement Romane.

* Les 2 ouvertures de chaque coté sont pour le confort et non la défense.

* Au 1er étage, les fenêtres semblent intemporelles.

* Pourtant un détail sculpté sur le piédroit m'informe que l'ouverture serait médiévale.

 

     L'intérieur :

La salle des gardes (encore et toujours)

  Après avoir longuement observé la façade, j'entre enfin. j'ai l'impression de faire un bond de plusieurs siècles en arrière :

* Je suis d'abord surpris par le dallage au sol.

Serait  il d'origine ?

* Dans l'épaisseur du mur, je vois une niche d'un autre âge. Elle contient du bois, bien utile pour le four à pain (je vous l'avais montré ici). Ce four est utilisé au 21ème siècle durant la fête médiévale en Juillet.

* Au dessus, l'archère droite primitive avec un faible ébrasement (voir vocabulaire) rappelle la fonction défensive de cette salle.

  Cette pièce semble avoir été l'habitat de la famille Robert jusqu'au début du 20ème siècle. Il y a donc eu des aménagements rendant difficile l'analyse fonctionnelle déterminant les parties réellement médiévales. 

Voyez vous une secrète porte ?

 

Enigme ou réponse à une de mes interrogations ?

  Je regarde le mur coté opposé aux portes d'entrée.

* Dans le bâtiment des gardes, il y avait bien 2 pièces séparées par un mur.

* Je ne vois aucune porte permettant l'accès entre ces 2 salles.

* Au fond, au rez de chaussée, je crois voir une fenêtre. Mais avec un peu d'attention, il me semble distinguer les traces d'une porte ogivale obstruée.

Serait ce la porte d'entrée du château fort ?

  Son emplacement est logique. Il correspond aux standards des portes d'entrée à l'époque médiévale.

Aurais je résolu l'énigme numéro 3 ?

  Diantre !... Un héritier d'Icare passe au dessus du château fort

L'autre pièce

    En un saut acrobatique et souple pour franchir le mur de séparation (être un castellologe amateur demande beaucoup d'heures d'entraînement sportif), je me retrouve dans l'autre pièce. L'atmosphère est différente.

  Je ressens la rigueur médiévale et le minimaliste d'une salle de garde. Je me demande si la fonction de la 1ère salle était l'entrée du château, celle-ci était la salle de repos des gardes. Elle devait certainement contenir des armes et armures.

  L'étage possède des fenêtres coté château, puis des archères coté "entrée supposée".

Cette archère d'angle est de toute beauté !

 

La suite sera t elle aussi captivante ? 

   Comme vous l'avez remarqué, je suis fasciné par cette ruine qui pose de nombreuses questions et qui permet à notre imaginaire de rêver.

   Pour vous permettre de comprendre l'architecture globale de cette beauté Dauphinoise (vous souveniez vous que cette merveille était dans ma province ?  ) puis de "saliver" sur le prochain article, je vous offre cette vue prise par un adapte du parapente.

 

La suite de la visite est ici - clic

 

 

Ebloui je suis par cette ruine !

 

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 06:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  Oserais je dire que cette église n'en fait voir de toutes les couleurs ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La petite commune de Nampcelles la Cour est située à 15km au Nord de Montcornet (voir son église), à 12km au Sud-Est de Vervins (voir son église) et à 4km au Sud de Plomion.

    Coordonnées du bourg :

49° 46′ 45″ N 4° 0′ 14″ E
 49.779167°  4.003889°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

    Posée sur une petite butte, survolant le village, l'église ne laisse pas indifférent le passant et encore moins le Chevalier-Castellologue. En la découvrant blanche et rouge, je me pose une double question :

Est ce une église accrochée à un donjon ?

Ou est ce un clocher fortifié ?

 

L'enquête commence

    La brique, le matériau régional des constructions, est utilisée pour la partie classique de l'église (nef et choeur).

   Au bout de la nef, à la place d'un transept, apparaît une ronde tour rouge. Ce n'est évidemment pas la sacristie mais une tour de défense avec quelques vestiges de fentes de tir.

   Sur l'autre face, en faisant abstraction du bâtiment parallélépipédique sur le devant, je retrouve la même symétrie. Mais en regardant ce haut bâtiment à droite (le choeur ?) une question me vient :

Ces tours comporteraient-elles un escalier desservant une salle de repli au dessus ?

 Rouge et blanc sont ses couleurs !

Le clocher-donjon

   Bien d'intéressantes, les 2 tours rondes font pales figures face à la puissance du clocher-donjon. Le contraste des couleurs ainsi que de la pierre face à la brique me fait penser que ces 2 architectures n'ont pas été construites à la même époque. J'opte pour une église qui s'est accrochée au donjon. Mais cela soulève une question :

A qui appartenait le donjon ?

 

Le système défensif

    Avec ses hauts et droits contreforts, le donjon parait puissant. Curieusement, ces ajouts d'angle ne facilitent pas la visée des défenseurs (une architecture défensive est toujours un compromis entre efficacité et solidité).

    Cette ouverture (double ?) ressemble plus à un puits de lumière qu'à une archère. Proche de la base, une fente de tir pour fusil possède un ébrasement (voir vocabulaire) extérieur assez peu conventionnel au Moyen Âge.

 

La fente mystérieuse

   Légèrement au dessus de la nef, une fente attire mon attention. Sa petitesse m'informe que ce n'est point une archère, mais en plus, elle semble construite dans  le contrefort (qui pourtant n'est pas très épais) :

Quel est donc ce mystère ?

  Pour comprendre cette "énigme" architecturale, il suffit de regarder l'autre face du contrefort. Une construction semi-circulaire s'adosse au contrefort. Ce devait être une tour-escalier.

 

Dernier regard sur le donjon

  Cette église fortifiée de la Thiérache est fascinante. Elle semble faire de morceaux d'architecture disparate et de matériaux (presque) de récupération, pourtant l'ensemble est homogène et beau.

Êtes vous aussi fascinés que moi ?

 

Je vais entrer

  Il est temps maintenant d'entrer dans l'église. Au dessus de la porte, le vitrail surprend sur ce donjon. J'opte pour une bretèche (voir vocabulaire) détruite pour amener la lumière dans l'église.

Êtes vous en accord avec ma supposition ?

 

    L'intérieur :

      Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Bien que celle de Nampcelles La Cour ne soit pas réellement ouverte, j'ai la chance ce jour de pouvoir regarder ses entrailles à travers un grillage. Je ne vois hélas aucun indice me permettant de mieux comprendre cette incroyable église fortifiée.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 16ème siècle (?), construction de l'église.
* En 1934, le clocher et les tours sont inscrits aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite. La visite du clocher et des tours est interdite.

 

Est ce une église greffée à un donjon ?

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 20:40

 

Département :  38 - ISERE

 

Le temps n'est pas propice à la recherche de ruine

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Maubec est situé à 50km à l'Ouest de Chambéry, 40km au Sud-Est de Lyon et à 4km au Sud de Bourgoin-Jallieu.

   Coordonnée du bourg :

45° 34' 15.715" N
5° 16' 19.826" E
 45.571032°
 5.272174°

 

Le château :  

     L'extérieur :

Préambule

    Beaucoup d'entre vous savent que je suis un fou de ruines médiévales fortifiées très "ruinées". Moins il y a de caillaux et plus mon plaisir est intense.

Suis je vraiment anormal ?  

   En tant que Chevalier Dauphinois, c'est avec jubilation que je vais vous montrer un château de ma province (le Dauphiné). Cette beauté est peu décrite sur le web, c'est donc pour vous une surprise et pour moi, un plaisir.

 

Pourquoi ai je visité un château peu connu ?

    Pour moi, il n'existe pas une notion de "château connu et ruine oubliée". Tous les sites fortifiés construits par nos ancêtres sont à découvrir avec passion. Et puis, 2 raisons me forcent à être à Maubec :

* Ce château a été le siège d'une des 4 Baronnies (voir titre de noblesse) du Dauphiné (Là je vous sens très intéressés).

* Un plan/reconstruction visible à la mairie montre :

- Une grande courtine,

- De nombreux communs,

- Un donjon,

- Un puit (et non une citerne) récupérant l'eau de la rivière Sadiau.

  L'ombre du fantôme de ma ruine du jour !

La marche d'approche

     Armé d'un plan, je remonte lentement la petite route nommée : "Le chemin du château". Plus j'avance et plus mes poils se hérissent. Je vais à la découverte du château des Roches.

   Mais des indices me font penser que le site est "maudit" des Dieux :

* Point de soleil,

* Point de panneau indicateur vers ma destinaton,

* Et point de colline portant ma découverte du jour.

 

La découverte

    Au bout d'un champs très vert, proche d'une rangée d'arbres, le fantôme d'un autre temps apparait.

N'est pas émouvant ?

Un mur qui en dit long sur ses origines 

Je suis Dauphinois !

     Le premier détail important est un mur. Certes il n'est pas très haut, certes il ne possède point de crénelage ni mâchicoulis (voir vocabulaire) mais, comprenez moi, c'est un mur Dauphinois.

Qu'entends je ?

Je serais un peu chauvin et peu objectif !

  Il est vrai que l'Isère n'est pas le département le plus dense en ruines médiévales, c'est donc un plaisir (sans limite) d'en découvrir une.

Me comprenez vous ?

 

1ère analyse

    Le mur est épais. Le remblai semble très compacte mais les pierres sont pauvrement taillées et de dimensions bien petites.

    Ce n'est donc point le mur du donjon.

 Pour comprendre cette architecture, je me dois d'entrer dans le château.

 

     L'intérieur :

2ème analyse

    En un bond, je suis à l'intérieur (Vous avez compris que point de porte fortifiée ni de vantail il faut pousser pour découvrir les entrailles). Avec attention, je regarde le pan de mur.

    Les rangées de trous ne sont point des trous de boulins (voir vocabulaire). J'opte pour des supports de poutres.

 

3ème analyse

  Au sommet, je constate un retrait du mur.

Etait ce le niveau du chemin de ronde ?

 

La surprise

   Pour mieux comprendre cette curiosité, je prends un peu de recul. Mon regard est détourné par un trou dans le sol.

Est ce un système défensif pour faire tomber les assaillants ?

La lumière manque en le lieu   

Piège ou salle basse ?

   Pour comprendre cette 2ème curiosité architecturale (Diantre, ce château est rempli d'énigmes), je m'avance lentement. La trappe en acier est un ajout récent pour éviter que les promeneurs et les enfants tombent dans ce piège. Mais comme je suis un Chevalier-Castellologue-Amateur, de plus avec une armure à toute épreuve, je franchi le seuil avec d'infinis précautions.

 

Une magnifique salle

     En entrant dans la salle enterrée, il faut un peu de temps avant que mes yeux s'acclimate à l'obscurité.  Après quelques minutes, je vois une belle salle voûtée, sans fenêtre. Elle ressemble à un espace de stockage ou une cave.

 

Conclusion

   En abordant cette ruine, je pensais ne voir qu'un pan de mur banal. Mais les surprises, les beautés et les interrogations sont les conclusions de cette découverte.

  Moralité : Il n'existe point de petites ruines mineures, chaque site médiéval est d'une richesse qu'il faut ressentir.

 

 

Histoire du château :

* Au début du Moyen Âge, une motte castrale est construite en un lieu nommé : Mont-Léopard

* Vers le 11ème siècle (à vérifier), une seigneur du Mont-Léopard est cité.

* En 1263, Egidius de Bocsozel (de la ligné des seigneurs possédant cet autre château) est cité comme seigneur de Maubec.

* En 1301, Guillaume de Virieu attaque le château avec une troupe de Bourgoin (ville proche de Maubec). Aymon de Bocsozel meurt durant la défense de ses biens.

* Vers 1430, la seigneurie devient la Baronnie de Maubec, une des 4 grandes baronnies du Dauphiné.

Nota : Si l'histoire vous passionne, je vous invite à lire le riche commentaire d'une de mes visiteuses.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des salles enterrées n'est pas conseillée.

 

Même si ce diaporama n'est pas dédié au château fort,

il montre l'histoire du village.

CLIC

 

Sont ce des ennemis au loin ?

 

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 06:30

 

 

Département 38 - ISERE

 

 

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Charavines est située à 60km au Sud-Est de Lyon, à 35km au Sud-Ouest de Chambéry et à 30km au Nord-Nord-Ouest de Grenoble.

 

     Coordonnées du site :

45° 26' 0.11" N5° 30' 58.201' E
 45.433364° 5.516167°

 

 

Le site médiéval :

  Introduction

      Après vous avoir présenté le livre incroyable de Renée Colardelle, je souhaite vous faire découvrir une vidéo sur les résultats de fouille d'un site Dauphinois grâce au concours de Michel Colardelle, son mari.

 

   Brève présentation

      L'archéologie lacustre est une discipline qui n'est pas très médiatique car le touriste ou le passionné ne peut pas s'impliquer dans la vision (contrairement aux fouilles d'un château fort par exemple). Pourtant, elle nous en apprend beaucoup sur la vie du "peuple".

  Pour mieux comprendre l'intérêt de l'archéologie lacustre, je vous propose la lecture d'un article passionnant.

 

   Une vidéo est mieux qu'une longue prose

      Plutôt que de vous décrire mon émerveillement de ce curieux site archéologique Dauphinois, je préfère laisser parler les découvreurs et chercheurs. Je m'écarte sur la pointe des pieds et je vous laisse regarder la vidéo des fouilles archéologiques subaquatiques au lac de Paladru.

 

  Le film

 

 

 

L'habitat immergé des chevaliers-paysans de l'an mil (Charavines, Isère)

from Pyxeos on Vimeo.

 

 

 

Quelques informations :

Début des fouilles : hiver 1971-1972.

Durée des fouilles : 35 campagnes.

 

 

Pour en savoir plus :

    Un magnifique ouvrage de Lucile Chevallier : clic.

 

 

Bibliographie :

COLARDELLE M. et VERDEL E. (dir.), 1993.
Les habitats du lac de Paladru (Isère) dans leur environnement. La formation d'un terroir au XIe siècle, Documents d'Archéologie Française n° 40, Paris, Edition de la Maison des Sciences de l'homme, 416 p.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 1993.
Chevaliers-paysans de l'an Mil au lac de Paladru, Paris, Errance-Musée Dauphinois, 120 p.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 2000.
Evolution climatique et occupation du terroir au lac de Paladru entre l’Antiquité et l’an 1000, dans Les mangeurs de l’an 1000. Archéologie et alimentation, catalogue de l’exposition présentée à l’Alimentarium Nestlé à Vevey (Suisse), p. 36-46.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 2000.
Charavines : l’habitat fortifié de Colletière, dans Les mangeurs de l’an 1000. Archéologie et alimentation, catalogue de l’exposition présentée à l’Alimentarium Nestlé à Vevey (Suisse), p. 48-75.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 2000.
L’exploitation du terroir de Colletière, dans Les mangeurs de l’an 1000. Archéologie et alimentation, catalogue de l’exposition présentée à l’Alimentarium Nestlé à Vevey (Suisse), p. 260-274.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 2003
An Mil : des chevaliers-paysans, Magazine documentaire BT, n° 1146, éditions PEMF, 50 p.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 2003.
Le centre domanial fortifié de Colletière, dans Comment vivait-on en l'an Mil ?, Histoire Médiévale, hors série n° 2, p. 20-29.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 2003.
De l'exploitation du terroir à l'alimentation, dans Comment vivait-on en l'an Mil ?, Histoire Médiévale, hors série n° 2, p. 52-61.

 

COLARDELLE M. et VERDEL E., 2006.
L'habitat médiéval immergé de Colletière à Charavines (Isère), dans DUMONT A. (dir.), Archéologie des lacs et des cours d’eau, Errance, Paris, p. 127-128.

 

 

 

 

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 06:30

 

Département 09 - ARIEGE

 Durant la montée vers la ruine, le panorama est magnifique

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Clermont est situé à 70km au Sud-Sud-Ouest de Toulouse, à 30km au Nord-Ouest de Foix (voir son château) et à 15km au Nord-Est de Saint Girons.

   Le lieu-dit de La Grausse est situé sur un petit plateau à 1km au Sud de Clermont.

      Coordonnées du château :

43° 1' 58" N 1° 17' 55" E
 43.032788°  1.298809°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La recherche

   Depuis la route départementale 119 à la sortie de Clermont, j'erre vers le Sud. Sur la gauche, une petite route monte sur le plateau. Je franchi le pont qui enjambe le ruisseau nommé Le Pujol. Après une courte montée, dans le petit hameau de La Gausse, je laisse mon destrier près de l'église puis j'emprunte le sentier sur la droite.

 

La découverte 

 1 - Avec la dense végétation, je pressens que le château ne sera que ruines.

 2 - Des murs en pierres pauvrement taillées sont bâtis sur le rocher.

 3 - Je suis toujours surpris que les arbres poussent proche des ruines.

Est ce pour protéger les vieilles pierres à nu des rayons de Rhâ ?

 4 - La municipalité a installé des tables pour que les touristes savourent la vue et le silence du site.

 5 - Presque au sommet de la butte, proche de l'à-pic, un puissant mur survit.

 6 - Bien qu'il soit composé de plusieurs rangés de pierres, le mur ne semble pas très épais.

 

1 2 3 4 5 6
Est ce un rempart du château de La Grausse ?
7 8 9 10 11 12

 

        L'intérieur :
 7 - Le remblai est de qualité correcte. Par contre, les pierres ne sont pas jointives.

 8 - Les pierres pauvrement taillées me font penser à un château de garde plus qu'à une résidence de seigneur.

 9 - Le temps a fait son travail de destruction. Je ne distingue aucune archère (voir vocabulaire).

10 - L'angle droit est la caractéristique de cette ruine.

11 - Depuis le sommet de la butte, je distingue des fondations de mur moins épais.

Sont ce les vestiges des habitats et des communs ?

12 - Après avoir arpenté le site, je révise mon jugement. Cette construction n'était pas qu'un château de garde. Sa superficie ressemble plus à un château-résidence d'un petit seigneur.

 

    Avant de quitter ce site castral, je savoure l'une des richesses des châteaux forts : La panorama

 

 

Histoire du château :

* Au 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite. Veuillez respecter le bois et la propriété privée. Le risque de recevoir une pierre ou de glisser existe, soyez prudents.

Imaginez la vue médiévale sans les arbres

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 06:30

 

La 1ère partie expliquant ma rencontre avec cette incroyable église fortifiée  est ici.

Veuillez lire cet article avant de découvrir celui-ci.

 

 

Contreforts plats et à larmiers soutiennent le clocher-tour

 

Le clocher-tour (autres faces)

    La haute construction n'est pas symétrique. La façade Nord possède des ouvertures du chemin de ronde, par contre, l'autre ne comporte qu'une seule ouverture (il est curieux de laisser une paroi sans défense).

   En contournant le clocher-tour, je suis en admiration devant la façade comportant l'entrée.

Que de merveilles !

 

  Je vois :

* A nouveau l'asymétrie des contreforts (redents et larmier à l'angle, plat contre la tour).

* Puis 2 grandes archères droites non identiques en embrasure.

* Puis un vestige de bretèche qui reposait sur des consoles.

* Et enfin une ouverture du chemin de ronde de la tour.

   Pensant avoir tout vu, je relache mon attention, mais mon instinct me montre une autre incroyable surprise. Sous le toit de la nef, il y a un alignement des ouvertures carrées.

Les chemins de rondes se rejoignent !

 

 La nef

    Pour mieux comprendre ce que je crois voir comme un unique chemin de ronde entre tour et nef, je prends un peu de recul.

    Le chemin de ronde de l'abside communique avec celui de la nef et s'aligne avec celui de la tour.

N'y a t il que ces ouvertures carrées pour défendre cette incroyable église ?

 

 Multiplicité du système défensif

    A peine ai je terminé ma question qu'une archère me fait des signes (J'avais oublié que je parle couramment la langue des pierres  ).

    Je prends un peu de recul pour mieux l'observer. Je suis en admiration devant des dizaines d'archères, toutes différentes.


Archère cruciforme à croix pattée Archère cruciforme Archère cruciforme avec arquebusière Archère cruciforme à croix pattée

 

Les sculptures

     Mon blog étant consacré aux châteaux forts et fortifications médiévales, il n'y a que des articles et des photos d'architectures défensives. Mais une église, ce n'est évidemment pas que des archères et bretèches, il y aussi des sculptures très souvent regroupées autour du chevet.

     La construction religieuse de Lesgor possède de nombreux et magnifiques modillons.

 

Tête simiesque Tête chapeautée souriante Grimace ou sourire figé ? Tête de chien ou de lion ?

 

 

    L'intérieur :

       L'envie d'entrer dans cette église est grande pour dévorer toutes ses défenses. Hélas, comme trop souvent au 21ème siècle, la porte est fermée.

 


Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église.
* Au 14ème siècle, durant la guerre de Cent ans, les Anglais font fortifier l'église.
* En 1453, l'Aquitaine redevient territoire du Royaume de France (voir liste des rois).
* Dans le 2ème moitié du  15ème siècle, à la fin de la guerre de Cent ans, des fenêtres de style gothique sont ouvertes pour faire entrer la lumière.
* A partir de 1561, les guerres de religion font rage.
* En 1569, le bourg de Lesgor est attaqué puis brûlé par les protestants de Montgomery.
* Au 17ème siècle, d'imposant contreforts sont construits pour soutenir le chevet.
* Au 19ème siècle, aménagement de l'autel et pose de cloches.
* Au 20ème siècle, des rénovations sont réalisées à l'intérieur de l'église (plafond en bois par exemple).
* En 1970, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Pierre) est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

Isolée pour mieux se défendre

 

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 06:30

 

Département :   40 - LANDES

Le bourg :

Les défenses sont partout !   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Saint Geours de Maremne est situé à 12km à l'Ouest-Sud-Ouest de Dax.

   Coordonnées du bourg :

43° 41′ 17.16″ N 1° 13′ 41″ W
 43.6881°  -1.228056°

 

L'église :

    L'extérieur  :

La découverte

    Il est impossible de ne pas voir cette église tant elle est magnifiquement mise en valeur sur une place dégagée. Avec ses dimensions, sa masse, sa puissance, elle marque son territoire.

  Sans réfléchir, je vois déjà les nombreuses défenses.

 

L'enquête commence

    La haute nef (avec ses collatéraux) parait "récente" face aux deux constructions opposées qui l'enlacent.  Bien que consolidée par 10 contreforts à larmier, elle ne comporte aucun signe de défense.

 

L'abside

    Avec ses petites fenêtres et ses 6 contreforts étroits à larmier, cette abside semi-circulaire est typique de l'architecture Romane.Les blocs de pierres en petits appareils sont correctement agencés. les différences de couleurs sont dues à du grès carbonaté ou sableux.

   Évidemment, ma fascination pour cette église est causée par les ouvertures régulières sous le toit, correspondant à un chemin de ronde. La différence des tailles de pierres me font penser que le rehaussement a été réalisé quelques années (siècles ?)  après la construction de l'église.

 

Le clocher

   Avec sa base parallélépipédique de grande dimension et sa hauteur digne d'un donjon féodal, le clocher est un centre d'observation et de défense incroyable. Il possède de nombreuses archères-canonnières avec des dimensions différentes.

   Sur sa face Sud, une fine tour escalier polygonale comporte plusieurs ouvertures de lumière.

  A qui est dédié cette église ?

    L'intérieur  :

Les indices défensifs

        En entrant dans le porche, je comprends que l'escalier ainsi que les fortifications hautes ne sont pas visitable. Je vais donc rechercher d'autres indices. Il n'est point besoin d'être un détective pour voir des fentes de défense et des archères-canonnières avec un important ébrasement (voir vocabulaire).

 

Question

    La nef est vaste et très moderne.

Mais à qui est dédié cette église ?

Avez vous une petite idée ? 

* Je vais vous donner un indice :

Au dessus de l'autel il y a une représentation de...

* Et un autre indice :

Qui est le personnage sur ce vitrail ?

    ==> La réponse est inscrite ci-dessous.

 


Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église.
* Au 14ème siècle, amélioration des fortifications.
* Au 19ème siècle, modernisation de l'église.
* En 1969, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Georges) est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

Magnifique chemin de ronde au dessus des contreforts

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