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Ombre et lumière

26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 07:30

 

Département 62 - PAS de CALAIS

 Voyez vous l'église au dessus des toits ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg d'Avesnes le Comte est situé à 50km au Nord-Nord-Est d'Amiens, à 25km au Sud-Ouest de Lens et à 18km à l'Ouest d'Arras.

     Coordonnées de l'église :

50° 16' 35.544" N
2° 31' 33.28" E
 50.27654°
 2.525911°

 

L'église : 
        L'extérieur :
Elle est là

   L'avantage des villages et des petits bourgs, c'est que les immeubles de grande hauteur sont rares. Ainsi, il est plus facile de contempler au loin le clocher de l'église. En voyant cette masse de pierre, je comprends de suite que le bâtiment religieux a de forte chance d'avoir été fortifié. Mais :

Reste il des traces de système défensif ?

Voyez vous une église fortifiée ? 

Deux curiosités !

   1 - Mon fascicule m'informe que l'église est au centre d'un cimetière qui a été classé aux Monuments Historiques en 1937. Hors, c'est un petit jardin herbeux qui entoure l'église.

Diantre, je ne savais point que ce qui est classé

peut être "détruit" !

    2 - Sur un mur du bâtiment religieux figure un vieux cadran solaire curieusement entouré (comme pour une pendule moderne) des 12 signes du zodiaque.

Diantre, le profane côtoie le sacré !

 

Le chevet

    Comme je le présentais, le chevet ne possède pas de système défensif ni de salle de repli sous le toit. Les fenêtres sont trop grandes et trop basses pour stopper un assaillant.

   La présence de briques sur les murs en pierre montrent les multiples réparations hâtives et "économiques".

Est ce un clocher ou un donjon ? 

Le clocher donjon
   En prenant un peu de recul, je comprends de suite que la seule partie fortifiée de cette église, n'est point la nef avec ses fenêtres à remplage, mais le clocher.

   Cette construction est si puissante, si imposante, si massive qu'elle fait pâlir de jalousie de nombreux donjons de châteaux forts.

      Ce clocher-donjon est encore plus étourdissant que celui qui m'avait impressionné il y a quelques semaines (voir l'église d'Aubenton).

Mais... Possède-t-il un système défensif ?

 

Vestiges de défense

     Au premier regard, je suis frappé par les larges et profonds contreforts à larmiers dans les angles. Bien qu'ils rigidifient le clocher-donjon, ils ne favorisent pas la défense et ils créent des angles morts.

    Mon deuxième intérêt se porte sur une tour flanque. Bien qu'elle possède des fentes verticales, je doute qu'elle ait pu être efficace tant elle es décentrée. J'opte pour une tour-escalier.

Y-a-t-il des restes de défense ?

 

Quelle surprise !

   Lorsque je ne trouve pas, je prends le recul nécessaire pour une observation globale. Comme souvent, cette action aboutit à un résultat : Je suis admiratif !

Voyez vous ces 4 beautés ?

   Posées au sommet des contreforts, les échauguettes polygonales sont les preuves que l'église a été fortifiée. Même si elles ont perdu leur fente de tir suite aux multiples modifications de renforcement, elles sont idéalement placées pour défendre les 4 coté du clocher-donjon.

  Leur présence prouve l'existence de salles de repli.

 

        L'intérieur :
   Hélas, comme beaucoup d'églises en ce 21ème siècle, la porte ne s'ouvre pas. Un habitant m'informe que le clocher n'est pas accessible au public.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de la première église.

* Au 16ème siècle, reconstruction de l'église sur l'emplacement du bâtiment primitif. Les fortifications datent de cette époque.

* Au 17ème siècle, construction d'une flèche. La base est renforcée pour soutenir le poids important.

* En 1736, la flèche s'effondre.

* En 1910, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Nicolas) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Les lampadères ne font pas de l'ombre à l'église !

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 07:30

 

Département :  36 - INDRE

 Voyez vous les vestiges du château fort ?

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Sainte Sévère sur Indre est située à 45km au Sud-Est de Châteauroux, à 40km au Nord Oust de Montluçon et à 12km au Sud-Est de La Châtre.

   Coordonnées du château :

46° 29' 7.498" N 2° 4' 7.615" E
 46.485416 °  2.068782°

 

Le château :  

     L'extérieur :

La découverte

    En arrivant aux abords de cette cité qui a été frontière entre le Berry et le Limousin, je suis heureux de voir au dessus des maisons, une ronde forme qui va être le régal de mon après-midi d'octobre. Lentement je m'approche de la cité presque endormie. 

Magnifique porte fortifiée presque intemporelle

 

Etait ce une cité fortifiée ?

    Après avoir déposé mon destrier proche des halles couvertes, je suis en admiration devant une porte fortifiée. Comme moi, vous avez remarqué la petite porte piétonne. Mais c'est surtout les hautes fentes pour les flèches du pont-levis.

  Evidemment, le fossé (ou douves car des rivières sont proches) a disparu, mais l'encadrement de la porte montre la largeur de la partie "creuse en dessous".

 

Question

Que manque-t-il pour une défense parfaite ? 

J'attends vos réponses !

 

   Vous êtes si formidables mes magnifiques visiteuses et visiteurs que vous avez fait la liste exhaustive :

1 - Une herse bien sur,

2 - Les gonds pour un double vantail,

3 - Une bretèche au dessus des portes,

4 - Ou des mâchicoulis (en remplacement des bretèches),

5 - Un crénelage,

6 - Quelques archères (ou fentes de tir).

  En traversant le "tunnel", je remarque l'absence d'un assommoir (voir vocabulaire). Les multiples consolidations ainsi que les adaptations au monde moderne ont gommé les systèmes défensifs.

Un donjon presque vivant !

 

Je monte vers le château ?

     Comme toujours (ou presque) le château fort est posé au point le plus élevé du bourg. Il est positionné sur une ancienne motte médiévale. Lentement je monte vers lui en espérant que je n'aurai pas besoin de sortir le coupe-coupe pour élaguer la végétation.

 

Je suis à ses pieds

    Une ruine est comme princesse, il faut se mettre à ses pieds pour la conquérir. Point de geste brusque ni d'empressement il faut montrer. Alors, lentement, je découvre sa base composée de pierres à bossage. Mais en remontant, je vois des consolidations où les pierres sont mal taillées et peu jointives.

   Au sommet, les vestiges des mâchicoulis semblent instables. La pierre horizontale posée sur les corbeaux à double ressaut ne semble tenir que par "miracle". La prudence est de mise en découvrant cette beauté millénaire.

 

     L'intérieur :

Première constatation

Diantre !

    La ruine n'est point entretenue et la végétation est dense. A cause du manque de visibilité dans le sol, je ne vais pas tenter de comprendre l'architecture globale de cet ancêtre et ne m'intéresser qu'à la tour.

  La seule constatation est que le mur extérieur est épais sans être d'une dimension imposante. Elle semble mesurer une quinzaine de mètres de haut pour une base de 7 mètres de diamètre.

Des petits trous faits par le poinçonneur des Lilas ?

 

Il faut être prudent

  De nombreux indices m'obligent à être très prudent dans cette ruine :

* D'abord les racines s'accrochant aux parois et fragilisant la construction,

* Puis la haute fente m'informant que la tour n'a plus que quelques années à vivre.

 

Des p'tits trous, encore des p'tits trous

    Durant un instant, les nombreux trous m'ont fait penser que la tour a été un pigeonnier. Mais n'étant pas traversant et aussi étant trop espacés, il est possible que ce soit des trous de boulin (voir vocabulaire). Mais étant trop rapprochés en hauteur, je me demande si un pigeonnier (d'époque récente) n'est point la raison de ces multiples trous.

Qu'en pensez vous ?

 

Que de surprises ! 

1 - A l'étage accessible (qui pouvait être le 3ème niveau au moyen âge) je vois une fenêtre bouchée et une autre encore utilisable.

2 - La fenêtre possède une belle coussiège.

3 -Au dessus une fenêtre identique possède un linteau composé de 6 pierres.

4 - Cette fenêtre comporte aussi une coussiège.

5 - Au dessus, la baie a été obturée.

Mais pourquoi y a-t-il des trous de boulin dans le rebouchage ?

Cette obturation ne serait donc point récente ?"

 

C'est la fin

  J'erre dans la jungle de ce château. Mon oeil de castellologue amateur distingue quelques pierres intéressantes, mais le piètre photographe qui sommeille en moi ne peut pas les immortaliser correctement.

   Après quelques heures dans cette fragile ruine, je retrouve la civilisation grâce à cette porte.

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle (1068 ?), une seigneurie est attestée. Le château primitif surveille la frontière entre le Berry et le Limousin. Le château appartient à Helve de Sainte Sévère.

* A la fin du 11ème siècle, le château est possession de la famille Palesteau.

* En 1230, le château appartient à la puissante famille Brosse.

* En 1372, la cité est libérée des Anglois par le connétable Bertrand Duguesclin.

* En 1470, Sainte-Sévère est érigée en Baronnie (voir titre de noblesse).

* Au milieu du 15ème siècle, Louis II de Brosse abandonne le vieux château pour une résidence plus confortable.

* En 1517, le site appartient à la famille Blanchefort.

* En 1578, le site appartient à la famille Bourbon.

* En 1697, le château est possession des Flexelles.

* En 1840, par manque d'entretien, une partie de la tour s'effondre.

* En 1900, le château se dégrade encore. 

* En 1947, Jacques Tati utilise le petit bourg comme décor pour son film : Jour de fête.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite car le site n'est pas sécurisé. Ne faites pas comme moi, regardez le panneau avant (je l'ai vu en sortant).

 

Fier est ce vestige d'un autre temps !

 

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 07:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :
       Une perle médiévale parmi les fleurs !Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Pons est situé à 90km au Nord de Bordeaux, à 25km au Sud-Ouest de Cognac et à 20km au Sud-Est de Saintes.

     Coordonnées du donjon  :

45° 34′ 41″ N 0° 32′ 51″ W
 45.578056°  -0.5475°

 

        Toponymie :  (--> petite initiation)

  A l'époque Romaine, les marécages étaient nombreux et importants. Pour rejoindre le site construit, il fallait marcher sur des ponts en bois nommés : Pontes.

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

  En arrivant dans ce grand bourg, il est impossible de ne pas voir LE donjon médiéval. De nombreux panneaux guident le touriste, un immense parking est aménagé proche et surtout, dans son écrin de verdure fleurie, la haute tour presque millénaire hèle les passants car elle adore être admirée et câlinée.

Quelle séductrice !

  Un donjon Roman d'une incroyable force !

Ses caractéristiques physiques

    Les dimensions de cette beauté sont impressionnantes :

* La base : 26m par 15m.

* La hauteur : 33 mètres.

* Le poids : Heu.... (cela ne se fait pas de donner cette caractéristique pour une Dame).

* Son âge : A mes yeux, elle a 20 ans, mais en réalité plus de 8 siècles.

* Épaisseurs des murs : 2,5m sur 3 faces et 4m coté Nord.

     Lentement je m'approche de cette beauté qui m'impressionne.

 

Première analyse

   Je suis admiratif devant la taille et la qualité de pose des pierres. Les joints sont fins et réguliers. Cette sensation de linéarité et de finition est renforcée par l'absence de trou de boulin (voir vocabulaire).

    Le donjon n'étant pas carré, une face comporte 5 contreforts et l'autre seulement 3 mais avec une largeur plus importante. Ses contreforts plats sont peu épais (40 centimètres).

   Évidemment, comme pour beaucoup de donjons défensifs Romans, je ne vois aucune archère. A l'origine, la tour maîtresse est un simple refuge. Le seigneur attend que les attaquants se lassent et quittent le site.

Ouvertures de lumières côtoient des fenêtres romanes 

Les ouvertures

   Le donjon possède de nombreuses ouvertures. Beaucoup ont été créées 5 siècles après la construction du donjon (une porte basse au moyen âge est "inadmissible").

   Les fenêtres les plus impressionantes se trouvent au premier étage. Ce coté Sud comporte deux fenêtres géminées surmontées de deux autres plein-cintre.

 

Le système défensif

     Comme je l'avais constaté précédemment, les hauts murs ne comportent aucune archère et encore moins des canonnières.

  En levant les yeux, je vois.... une ... heu .... soucoupe volante.

Pensez vous que les Marsiens protègeaient ce donjon ?

 Des échauguettes futuristes pour un donjon du 12ème siècle !

Le système défensif

   Évidemment, rien d'extraterrestre dans cette construction, ce sont des échauguettes, mais qui ont été construites au début du 20ème siècle.

    D'ailleurs, le crénelage avec les faux mâchicoulis sont aussi de la même époque.

 

L'entrée

   A l'époque médiévale, l'entrée était située à plusieurs mètres du sol, uniquement accessible de l'extérieur par un pont-escalier en bois amovible.

    "Récemment", à la place du pont en bois, a été construit une escalier en pierre situé dans cette tour extérieur. L'entrée touristique s'effectue au rez-de-chaussée.

  C'est à quelle heure que l'on mange ?  

        L'intérieur :

Les 1ères salles

     Après avoir donné quelques piastres à l'hôtesse d'accueil, je regarde furtivement les fentes de lumière de la salle d'exposition en imaginant que cette pièce n'était accessible que par le plafond.

   Puis, je me précipite vers l'escalier en colimaçon pour découvrir la salle d'apparat. Les quatres fenêtres n'éclairent l'imposante pièce que sur un seul coté.Il faut imaginer les flammes d'un feu de cheminée et les torches pour comprendre la magie de cette salle.

  En levant la tête, je vois la umière du soleil. Il me faut découvrir la terrasse.

Du sommet je vois.... l'Angleterre ! 

La terrasse

   Les dessertes des différents niveaux sont réalisées par des escaliers en colimaçon étroits, implantés dans l'épaisseur des murs.

  Au sommet, je m'imagine être un Chevalier Français au service du Roi, commandant les dizaines d'archers bien cachés derrière les créneaux.

   Depuis l'échauguette, un soldat surveille les troupes du Duc d'Aquitaine et m'informe de leur mouvement. Les sachant proche du donjon, je leur lance des pierres et de la poix bouillante.

Quel plaisir !

   Vainqueur jouissif, je regarde entre deux merlons, les troupes Anglaises s'éloigner vers l'horizon.

  Heureux de ma victoire sur les vils ennemis de la Guerre de Cent ans, je redescends vers.... la réalité du 21ème siècle.

 

 

Histoire du donjon :

* Quelques siècles avant JC, une tribu Gauloise s'établit en bordure de falaise. Un camps fortifié existe certainement.

* Vers le 1ème siècle avant JC, les Romains établissent une place fortifiée pour surveiller la voie de circulation et la rivière.

* Vers le 10ème siècle, un château est construit pour surveiller la voie entre le Poitou et l'Aquitaine.

* En 1152, Pons est rattaché au pouvoir du Roi d'Angleterre qui est Duc d'Aquitaine. La grogne commence à se faire sentir contre ce nouveau "maître".

* En 1179, Richard Coeur de Lion, Duc (voir titre de noblesse) d'Aquitaine, attaque puis détruit le château des belliqueux seigneurs de Pons.

* En 1185, le seigneur de Pons, Geoffroy III, fait construire un puissant donjon entouré de remparts. Ce château est un symbole de puissance de cette famille.

* En 1231, un mur d'enceinte, commandé par Renaud II seigneur de Pons, est achevé.

* Au 14ème , durant la Guerre de Cent ans, la place forte est convoitée par les armées Royales de France et celle d'Angleterre.

* Au début du 15ème , en Saintonges, Jacques de Pons participe aux combats et sièges contre les Anglois pour les chasser du Royaume de France. Les combats ayant lieu plus à l'Ouest, le donjon et la ville de Pons ne sont plus inquiété.

* En 1550, Antoine de Pons décède sans héritier mâle. Par le mariage de sa fille Antoinette, la château passe aux mains de la famille d'Albret.

* En cette fin du 16ème siècle, Antoinette et son mari Henri d'Albret-Miossens réalisent des travaux dans le donjon pour le rendre confortable.

* Au 17ème siècle, Pons devient un des fiefs protestants les plus ardents en Saintonge. Cela déplaît à la Royauté Française.

* En 1622, le château est attaqué par les armées du Roi de France Louis XIII (voir liste). Excepté le donjon, les remparts et bâtiments du château sont détruits.

* Au milieu du 17ème siècle, François Alexandre d'Albret-Miossens (ou peut être Charles Phoebus d'Albret-Miossens embellit le site par des jardins à la Française.

* En 1806, le donjon est acheté par la ville de Pons.

* En 1879, le donjon est classé aux Monuments Historiques.

* En 1904, construction de fantaisistes crénelages, mâchicoulis et échauguettes. Pour financer cette curiosité inutile, une cheminée du château a été vendue.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est payante.

 

Au loin, je vois.... l'Amérique !

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 07:30

 

Cet article est la synthèse visuelle du château décrit ici

 

 

Préambule :

    Après vous avoir longuement analysé puis imaginé les murs de cette mystérieuse ruine Dauphinoise, je souhaiterai vous faire rêver devant des images "animées".

 

Remarques :

1 - N'ayant pas encore acheté le logiciel permettant ces animations, j'utilise la version de démonstration. Comme vous le constaterez, elle intègre un filigrame dans les images.

2 - En fonction de votre ADSL, les images peuvent être un peu lentes à charger. Veuillez patienter.

3 - Vous deviez voir 3 animations puis 2 images fixes cliquables.

Si vous avez des problèmes, veuillez me les expliquer dans les commentaires.

Pour les prochains articles, j'améliorerai ma méthode.

 

Un peu de musique :

Pour savourer ces images avec lenteur, je vous propose "L'horloge de Haydn".

C'est ma méthode pour voyager dans le temps.

 

 

Comment se promener dans les images :

Veuillez utiliser la souris pour naviguer dans chaque animation.

La molette sert de zoom avant/arrière.

 

Il est possible de zoomer avec la touche SHIFT.

 

La touche CTRL permet de dézoomer.

 

 

La cuisine :

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La pièce mystérieuse (Chapelle ?) :

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La salle des gardes :

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Plan du château :

 

Isère - Montfort - plan

 

 

Dessin de la ruine :

 

Isère - Montfort - plan en perspective

 

 

 

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 07:30

 

Département 09 - ARIEGE

  Voyez vous une construction sur la montagne ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Bédeilhac et Aynat est situé à 90km au Sud de Toulouse, à 40km au Sud-Est de Saint Girons, à 12km au Sud-Ouest de Foix et à 5km au Nord-Ouest de Tarascon sur Ariège.

     Coordonnées du château :

42° 52' 11" 1° 33' 29"
 42.869843  1.558213

 

L'église : 
        L'extérieur :
La surprise

   Après avoir visité la tour de Montorgueil proche de Saurat, j'erre en direction de ma taverne située proche du château de Foix (voir cet article) quand soudain mon destrier s'arrête :

Mais qu'a-t-il vu ?

La recherche est un des plaisirs de votre Chevalier 

La sensation d'un chasseur de ruine

    Avec mon subtil regard de castellologue-amateur, je scrute la plaine sans succès. Je lève mon regard et en portant mon attention sur la montagne, mes poils se hérissent. Il me semble qu'au sommet, une construction est posée et me fait signe.

Vous avais je déjà dit qu'ayant le même âge que les ruines, je suis en osmose ?

 

Que faire ?
   La montagne est haute. Je ne vois point de chemin facile. il semble qu'un sentier serpente dans la coulée de pierres

Vais je tenter l'escalade ?

  Avant de prendre quelques risques, je consulte la carte de randonnée. Diantre, je ne vois aucun sentier officiellement tracé.

   Il est tard, j'ai déjà visité 3 châteaux forts en ruine en ce beau jour de septembre. Mes jambes sont lourdes et ma gourde d'eau est presque vide.

Je ne vais pas tenter l'ascension. 

Est ce un mirage ou un vrai fantôme ? 

La découverte de loin

    Avec mon oeil d'aigle je vois qu'il ne reste qu'un seul bâtiment en élévation. Il est composé de 2 murs encore debout en forme de L.

   Avec un peu d'attention il est possible de voir une petite construction en avant de la tour.

Est ce un effet d'optique ?

  Si mon oeil ne me trompe pas, je vois (ou crois voir) un vestige de rempart. Lentement, le château de Calames se révèle à moi.

 

        L'intérieur :

Vais je comprendre l'aménagement ?

    En contournant la montagne, je scrute les entrailles de la ruine, aidé par une paire de jumelle. Je ne distingue aucune pierre sculptée sur les murs intérieurs. Les deux parois ne possèdent pas de trace de cheminée.

 La nuit tombe sur ce fantôme d'un autre temps

Vois je ?

   Il me semble voir, sur l'un des murs, deux lignes superposées ayant certainement soutenues les plafonds.

    C'est à ce moment :

* Que le soleil passe derrière la montagne,

* Que mes yeux fatigués de tant de beautés en un jour se mettent à piquer,

* Que mon destrier piaffe et fait route sans moi.

                  _cheval-10.gif

   Il est l'heure de partir vers une taverne à la nourriture bien grasse.

 

 

Histoire du château :

* Vers le 1er siècle, certains archéologues supposent qu'une tour de guet Romaine existe en ce lieu.

* Au 12ème siècle, un château de surveillance est aménagé. Il est possession du Comte (voir titre de noblesse) de Foix. Le but est de protéger la vallée de Saurat.

* En 1829, un bas relief Grec est découvert à coté du village de Génat. Sachant que des Grecs ont occupé la région il y a plus de 2000 ans, certains archéologues imaginent que le mont Calames viendrait de mots Grecs tel que : Calamas, Calamata ou Calamita.

Le site de Calamès aurait il porté un temple Grec ?

* Au 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite. La marche semble longue et peut être difficile. Le risque de recevoir une pierre n'est pas négligeable.

 

Je reviendrai dans quelques années pour gravir ce sommet

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 07:30

 

Département  40 - LANDES

 

Le bourg :

Une église fortifiée par les Anglais   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Lesgor est située à 30km à l'Ouest de Mont de Marsan, à 10km à l'Est de Castets et à 25km au Nord-Est de Dax.

     Coordonnées du bourg :

43° 51′ 12″ N 0° 54′ 0″ W
 43.853333°  -0.9°

 

L'église :

    L'extérieur :

La découverte

     Le bâtiment religieux, entouré de son cimetière, est un peu à l'écart du centre ville et de la route principale. En descendant de mon destrier, j'ai un choc.

Quelle incroyable église !

  Je pressens que je vais passer de longues heures à regarder chaque pierre tant elle semble hors du temps. Mais une question me trotte déjà dans la tête :

Comment vais je faire pour vous la montrer correctement ?

 

L'enquête commence

    L'ensemble église-cimetière est entouré d'un mur de faible hauteur. Je suis surpris de voir de nombreux contreforts appuyés sur ce muret. Je suppose que ce devait être le rempart aujourd'hui arasé.

 Etonné je suis devant ces profonds contreforts

 L'abside

     En suivant ce mur-rempart, je découvre la nef. Je n'ai jamais vu une nef avec d'aussi puissants contreforts. Grâce aux années qui ont comblé la base du rempart, je peux facilement enjamber le muret pour admirer cette abside renforcée.

Pourquoi avoir construit des contreforts triangulaires aussi profonds ?

    Je n'ai jamais vu cette architecture pour une bâtisse médiévale. Mais en observant les matériaux (du grès mélangé avec des galets), je pressens que les contreforts ont été ajoutés bien après la construction de l'église.

Mais, pour quelle raison ?

   Sous le toit, la différence de matériaux montre une élévation de l'abside (et de la nef bien sur). C'est un chemin de ronde, système défensif classique pour une église.

Ces contreforts ont ils été ajoutés par les architectes par crainte de poids excessif sur le mur circulaire de l'abside ? 

 

    Le clocher-tour

    Toujours en suivant le rempart, je découvre le clocher-tour coté Nord.

Et là j'ai encore un choc et même plusieurs !

 

  Contreforts plats et à larmiers soutiennent le clocher-tour  * Très souvent, un clocher s'élève à plusieurs mètres (et parfois dizaines de mètres) au dessus de la nef. C'est le symbole religieux qui se voit de loin. A Lesgor, il ne dépasse le toit de la nef que de 2 petits mètres. Pourtant... Il se montre.

Incroyable n'est ce pas ! 

 

   * Sous le toit, les ouvertures me font penser à un chemin de ronde. Les trous de boulin supportaient ils des hourds (voir vocabulaire) ou une passerelle ?

   * A la base, l'ancienne porte ogivale a été obstruée.

   * Les contreforts sont asymétriques. L'un situé en angle comporte plusieurs larmiers, alors que l'autre posé un peu à l'écart de l'angle est uniforme.

   * A la base, la maçonnerie est constituée de blocs de grès jaunâtre de taille moyenne correctement alignés. Mais, comme pour l'abside, la surélévation est cahotique. Elle est réalisée avec des pierres de petites tailles et de couleur brun-rougâtre. Cela dénote une construction hâtive et de plusieurs années postérieures.

 

La suite !

     L'église fortifiée de Lesgor est si passionnante que je vous propose de continuer la visite dans un autre article - clic.

 

 

 

 

Unique et originale église fortifiée Landaise


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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 07:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgLes collines sont rares et les plaines verdoyantes

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le bourg de Ouveillan se situe à 25km au Sud-Ouest de Béziers et à 15km au Nord de Narbonne.

    La grange Cistercienne est à 3 km au Sud-Est de Ouveillan et à 4km au Nord de Cuxac d'Aude.

    Coordonnées de la grange :

43° 16' 35.112" N 2° 59 54.485" E
 43.27642  2.998468

 

La grange fortifiée 

     L'extérieur :

Pourquoi une grange fortifiée ?

    Dans ce blog, depuis plusieurs années, je vous montre des châteaux forts plus ou moins en ruine. Ce type de fortifications est le symbole du moyen âge.

   Mais tous les villages n'avaient pas la chance de disposer d'une telle protection.

   C'est ainsi qu'est apparu :

* Des maisons fortes,

* Des églises fortifiées,

* Des villages fortifiés,

* Des cimetières fortifiés,

* Des grottes fortifiées,

* Des ponts fortifiés...

    Toutes ces constructions avaient pour fonction de protéger les hommes et parfois les animaux d'élevage.

Mais comment faisait on pour protéger les récoltes ?

  La réponses est sous vos yeux ébahis !

 

L'arrivée

    Mon destrier trottine depuis plusieurs minutes et je ne vois aucune montagne, colline ou petite butte pour poser une fortification défendable. Il n'y a que terre fertile et ruisseau d'irrigation. "Je suis dans une région de culture" me dis je (Parfois, dans la solitude de mes découvertes, je me parle à moi même... Le faites vous aussi ? ).

 

Sa beauté est si lumineuse que mes yeux se troublentLa découverte

    En découvrant la façade arrière du bâtiment, je pressens que cette grange ne sera pas une simple construction. La puissance des contrefort et ses dimensions en font une petite forteresse.

    Évidemment, les années ont "ridé" un peu cette beauté, mais quel spectacle !

 

Rapide analyse

Que de contraste !

  Je m'attendais à une haute tour et je vois un bâtiment trapu. J'imaginais de petits contreforts et ce sont des renforts ressemblant à des tours flanques dissuasives tout en consolidant.

   Par contre, je ne vois pas de fente de tir, d'archère de bretèche ni de mâchicoulis (voir vocabulaire).

 

La surprise continue

   En contournant la grange cistercienne, je découvre une tour carrée qui semble tenir en équilibre grâce à des arcs dont je vous laisse deviner la fonction.

   Tout dans cette construction est grâce et simplicité.

 

     L'intérieur :

          La porte est ouverte, je pénètre sur la pointe de mes chausses. A l'intérieur, un Audois à la chevelure dégarnie et à l'air jovial est heureux de me voir pour partager sa connaissance de la grange.

     La salle voûtée d'ogive reposant sur plusieurs piliers est impressionnante. Il semble que des panneaux permettaient de séparer les graines d'orge, de blé etc...

    Soudain, l'atmosphère devient brumeuse, l'air est irrespirable. Un petit incendie vient de se déclarer dans les fils électriques. A regret, je quitte rapidement cette grange.

 

 

Histoire de la grange :

* En 1097, Guillaume Pierre de Comson, seigneur d'Ouveillan, s'apprête à partir en croisade en terre Sainte. Il fait don des terres de Ouveillan à l'abbaye Bénédictine de Sainte Marie de Fontfroide.
* Au début du 12ème siècle, une grange est certainement construite.
* En 1146, Fondfroide est rattachée aux Cisterciens de Clervaux.
* En 1203, la partie Sud de l'immense plaine est acheté par les Cisterciens aux Hospitalers.
* En de premier tier du 13ème siècle, la puissance grandissante de Fontfroide crée des jalousie et des conflits
* En 1287, la petite grange d'origine ne suffit plus. Fondfroide fait construire à Fontcalvy une puissance grange fortifiée.
* En 1315, la grange est terminée.
* Durant le 14ème et 15ème siècle, Foncalvy prospère malgré les attaques des troupes de l'Archevêque et des Vicomtes (voir titre de noblesse) de Narbonne.
* En 1595, Fonfroide inféode Fontcalvy à Alexandre de Frégoze
* Vers 1792, la grange est réquisitionnée comme bien national par les révolutionnaires. Elle est vendue à plusieurs familles.
* Au 19ème siècle, la grange tombe et ruine et sert de carrière de pierres.
* Vers 1943, l'armée Allemande souhaite récupérer les pierres de la grange pour établir un blockhaus.
* En 1977, la commune décide de sauver la ruine. Elle récupère les parts des héritiers et commence une campagne de consolidation.
* En 1983, la grange est inscrite aux Monuments Historiques.
* A la fin du 20ème siècle, en été, le festival de Fontcalvy redonne vie à ces vieilles pierres.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la grange est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est impossible en dehors des festivals ou des journées découvertes. 

 

Au feuuuuuu !

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 12:00

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  Mon Graal est au bout de la route

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le village de Parfondeval est situé proche de la frontière avec le département des Ardennes, à 22km au Sud-Est de Vervins, à 12km au Nord-Est de Montcornet (voir son incroyable église) et à 4km au Sud de Brenehamel.

   Coordonnées du bourg :

49° 44′ 30″ N 4° 9′ 38″ E
 49.741667°  4.160556°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

    Comme dans de nombreux bourgs de cette région, c'est la dominante rouge-brique qui surprend votre Chevalier des Montagnes (si habitué au gris-pierre). L'église, au bout de la linéaire route, se fond avec la couleur locale, mais sa puissance est si grande que je suis attiré vers elle.

Va t elle continuer à me surprendre ?

  En joue.... Feu !

L'enquête commence

   La 1ère curiosité est le rempart semblant protéger l'église. De nombreuses églises, comportant souvent un cimetière, sont entourées d'un petit muret qui n'est point muraille, mais celle de Parfondeval a une entrée défensive et un rempart transformé en habitations.

    La face arrière ne semble pas avoir été fortifiée, bien qu'il y ait une ouverture sous le toit rappelant une salle de repli. Mais mon imagination est si fertile que je ne n'aventurerai pas plus loin.

 

Le clocher

   Avec une vue latérale, il semble évident que le clocher est la construction principale de la défense. Les bouches à feu et les fentes de tir pour arme à feu sont nombreuses, sur plusieurs niveaux et couvrant 270°. De plus, avec un ébrasement (voir vocabulaire) extérieur important, l'angle de tir est amélioré.

 

Le portail d'entrée

   Le portail d'entrée est fascinant. La douceur des sculptures et la beauté des motifs contrastent avec la puissance militaire des tours. L'opposition du blanc et du rouge renforce m fascination pour cet édifice unique.

Un portail renaissance entre 2 tours défensives

  Je suis étonné par la construction en encorbellement reliant les 2 tours d'angle.

Était ce un chemin de ronde ?

Si oui, pourquoi n'y a t il aucune fente de tir sur cette large façade ?

 

Je vais entrer

    Quelle chance, la porte est ouverte. Je vais pouvoir dévorer cette église fortifiée. Mais avant, il me faut montrer "patte-blanche" car d'imposants systèmes de tir protègent l'entrée.

Quelle curieuse ambiance guerrière !

  Est ce du à mon instinct de Chevalier ou à mon habitude des visites de sites fortifiées, mais j'ai eu le réflexe de lever la tête et... ?

C'est l'incroyable surprise.

 Comme pour un château fort, l'entrée est protégée par un assommoir.

 

    L'intérieur :

Dans le clocher

   En entrant dans le hall, je suis surpris par la forme ronde du plafond.

A quoi servaient ces 4 orifices  ?

  Les 3 petits devaient recevoir les cordes pour sonner les cloches. Le plus imposant ressemble à une ouverture pour monter, par une échelle rétractile, dans la salle de repli. Ce système est classique dans les donjons "primitifs des châteaux forts"mais peu habituel dans un édifice religieux

 

L'accès aux tours

    Et comme je m'y attendais, il y a une porte donnant accès à l'une des tours, hélas fermée. L'autre angle possède aussi une porte close pour la 2ème tour.

Ne pourrai je point voir les entrailles ?

   Au Chevalier Dauphinois, rien est impossible. En me hissant sur la pointe de mes chausses et en "lançant un oeil" dans une ouverture de tir, je vois la lumière jaillissante d'une bouche à feu avec un ébrasement intérieur important.

   L'intérieur des tours est sobre, sans escalier et sans cheminée, point de salle de garde en ce lieu. Mais une question se pose :

Y avait il un passage entre la salle de repli et les tours ?

1 - Si OUI, à quoi pouvait servir l'orifice au plafond dans la hall d'entrée ?

2 - Si NON, les défenseurs dans les tours étaient ils enfermés durant de longues heures ?

3 - A moins que la porte du bas ne mène que dans la salle basse, chaque étage étant isolé ?

Cette église fortifiée est aussi complexe que mes habituels châteaux forts !

 

Quelle incroyable ambiance !

    Heureux de mes découvertes défensives, je pénètre dans l'enceinte religieuse avec plus de bonheur. Soudain, c'est le choc.

Vous attendiez vous à cette lumière ?

  En plus de la lumière diffuse et intimiste, il y a l'odeur du bois mélangée à celle des matériaux solides dans les contre-allées.

Quelle incroyable église, de plus fortifiée !

 

 

Histoire de l'église :

* Au 16ème siècle , construction de l'église avec des fortifications.
* Au 17ème siècle, il semble que des modifications soient effectuées sur l'église (à vérifier).
* A la fin du 18ème siècle, l'église est remaniée. Les tours arrières sont détruites et 2 contre-allées sont aménagées.
* En 1995, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église dédiée à Saint Médard est libre et gratuite. La visite du clocher et des fortifications est interdite. 

 

Odeurs de bois, de cire et de bougie

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgLa forme trapézoïdale est rare pour un village

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Saint Laurent de la Cabrerisse se situe à 35km au Sud-Ouest de Narbonne et à 10km à l'Est de Lagrasse.

  Coordonnées du bourg :

43° 5′ 11.04″ N 2° 42′ 5.04″ E
 43.0864°  2.7014°

 

La fortification 

     L'extérieur :

Préambule

    Ce blog, consacré aux fortifications médiévales, n'a pas été créé que pour montrer les ruines et châteaux forts très médiéatisés. Faire connaître des sites du moyen âge peu connus, peu décrits, oubliés des beaux livres d'images et des ouvrages touristiques est l'un des buts principaux.

  Ce bourg n'a pas la notoriété de Carcassonne. Mais il y a plus de 800 ans, il a permis à nos ancêtres de survivre face aux bandes armées peu respectueuses des rêgles.

Lisez cet article comme une petite friandise.

 

Pourquoi le choix de ce site ?

    En regardant sur les vues aériennes, j'ai été très surpris de voir un village avec une forme trapézoïdale.

Est ce une représentation de mon imagination fertile ?

   J'ai donc vérifié sur une carte. Il y a bien dans ce bourg un mystère architecturale que je me dois de comprendre.

 

La découverte

    En arrivant proche du bourg, les remparts, servant aujourd'hui d'habitations, possèdent de nombreuses fenêtres.

Reste-t-il des traces des fortifications ?

   La réponse est devant mes yeux, une belle porte dont je devine (plus que je vois) les classiques systèmes défensifs.

 

Je pars en visite

     Je franchis la porte en vérifiant que point de piège il y a. Puis, tel un escargot, je pars visiter le bourg en vous laissant ici. 

 

 

Histoire du bourg :

* Un village existe à l'époque Gallo-Romaine. 
* Au  9ème siècle, Saint Laurent est cité dans un texte (relatif à la protection de Charles le Chauve).
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur des remparts est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est impossible.

 

Ha, l'escargot.. Quelle drôle de petite bête...

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 06:30

 

Département 05 - HAUTES ALPES

 Plan du bourg au 19ème siècle

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de La Bâtie Neuve est situé à 35km au Nord-Ouest de Barcelonnette, à 20km au nord-Est de Tallard et à 9km à l'Est de Gap. 

     Coordonnées du château :

44° 33' 57.604" N
6° 11' 43.782" E
 44.566001°
 6.195495°

 

Le château : 
        L'extérieur :
Pourquoi suis je ici ?

    C'est une gravure représentant le bourg fortifié de La Bâtie Neuve qui m'a donné la force de faire tous ces kilomètres (à cheval bien sur).

    L'autre raison que j'ose vous avouer est plus "chauvine". Ce château appartenait au Dauphiné (ma province) il y a plusieurs siècles. Revoir l'un des châteaux qui ne fut pas posséssion de Mon Dauphin (voir titre de noblesse) car appartenant aux Evêques est une obligation.

 

La découverte

    Après avoir visité la ruine de La Bâtie Vieille, il semble évidement que mon destin est de voir son pendant "plus jeune". Je suis si impatient de découvrir le château de La Bâte Neuve que, dans la petite commune, je pousse mon destrier à entrer dans une butte de terre.

  Après avoir calmé mon Pégase, je porte mon attention sur un vestige de tour.

Diantre !... Ne reste-t-il que cela ?

  Un site médiéval très consolidé 

Le vestige est... moderne
    Soudain, mon cheval se gausse. Il me pousse la tête pour regarder de l'autre coté. 

Quelle chance j'ai d'avoir un destrier aussi intelligent !

 

Je contourne le site

   La tour d'angle n'a plus son prestige d'antan. Sa hauteur est minimale, point de système défensif est visible. Sa reconstruction l'a aseptisée.Il ne reste que le fantôme des limites extérieures.

 

        L'intérieur :
   Hélas, la porte ne s'ouvre pas. Je ne pourrai point découvrir les entrailles (certainement trop modernisées et consolidées) de ce curieux vestige d'origine médiévale.

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, les évêques de Gap font contruire, sur une butte entourée de marécage, un château fort marquant leur pouvoir et surveillant leur territoire.

* A la fin du 13ème siècle, un village se bloti sur les pentes Sud de la colline.

* En 1812, un plan "cadastral" montre un château de forme parallélépipédique avec 4 rondes tours d'angle et coté Est un donjon cylindrique à l'intérieur des courtines.

* A la fin du 19ème siècle, le rempart Sud ainsi que son chemin de ronde disparaissent au profit d'habitations plus confortables.

* Au début du 20ème siècle, le château est toujours visible, bien que peu entretenu.

* En 1951, le donjon du château s'écroule faisant 2 victimes.

* Durant la deuxième moitié du 20ème siècle, le château est presque entièrement détruit.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Minimal vestige, mais correctement consolidé

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