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Ombre et lumière

18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 07:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :

Isolée, l'église attend les visiteurs    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La petite commune de Flavigny le Grand-Beaurain est située à 80km au Sud-Est d'Arras, à 30km Est-Nord-Est de Saint Quentin et à 2km à l'Est de Guise.

    Coordonnées du bourg :

49° 53′ 30″ N 3° 39′ 55″ E
 49.891667°  3.665278°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

    Dans la très grande majorité des villages, l'église est au centre, bien réchauffée par les maisons qui parfois s'appuient sur elle.

   Curieusement, la construction religieuse de Flavigny le Grand-Beaurain est isolée, perdue loin de toute civilisation.

Avez vous déjà vu un tel spectacle ?

 

Quelle incroyable architecture !

     En approchant, je vois un bâtiment presque irréel, comme un décor de cinéma, à tel point que ma vue se brouille.

  Je suis dans le royaume de la brique, mais une construction en briques trop parfaite, trop linéaire. Tout semble trop neuf, trop policé.

Avez vous la sensation d'un décor en "carton pâte" ?

  Le chevet ne comporte pas de fenêtre ni vitraux

L'incroyable chevet

   Très souvent, les chevets sont de forme circulaire, ou pentagonale rappelant un peu le demi-cercle classique, avec des vitraux ou des fenêtres avec remplage.

   Je suis stupéfait, l'arrière de Beaurain n'a pas d'ouverture de lumière. Je vois un mur borgne encadré par 2 tours rondes.

  Mon étonnement est encore plus grand en constatant que les 2 tours d'angle n'ont pas les mêmes dimensions ni les mêmes décors (pseudo bande Lombarde).

   Puis 2 autres détails augmentent ma stupéfaction :

* La base des tours est en pierres

* Il n'y a pas vraiment de fente de tir

Est ce un décor de film ?

Ce n'est pas un donjon et pourtant ce n'est pas un clocher

Le clocher

    La nef ne présentant aucun système défensif, je me précipite sur l'imposant clocher. Sa masse et ses dimensions m'impressionnent.

      Que de sensations différentes :

* Sa base étant faite en pierres, le clocher ressemble à un donjon de château fort primitif.

* Les imposants contreforts à larmier très prononcé me rappellent des constructions du 12ème siècle.

* La couleur rouge des briques aux étages adoucit la rudesse de sa masse.

* La douceur est renforcée par la petitesse des 2 tours flanques coté nef.

 

Analyse du clocher

  Les systèmes défensifs sont nombreux sur ce clocher :

* En partie supérieure, des fentes de tir pour fusil.

* En partie basse, non pas une canonnière mais une fente de tir à ébrasement (voir vocabulaire) extérieur important.

* En partie basse des tours rondes, des fentes avec un angle de tir important en horizontal.

* En partie haute des tours, des fentes avec angle de tir important.

 

Je souhaite entrer

  Il semble évident que la porte d'entrée de cette église soit à la base du clocher-donjon. La partie supérieure comporte les classiques fentes de tir pour fusil, mais je distingue aussi  3 corbeaux.

Pensez vous qu'une bretèche existait ?

 

    L'intérieur :

  Timidement, je pousse la porte et un monde bien différent s'offre à moi. La sobriété des décors et de l'architecture tranche par rapport à la fonction défensive.

 Je ressors sans avoir pu visiter les tours et de clocher-donjon. En regardant l'horizon, je comprends la fonction de guet de cette église du Thiérache.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 16ème siècle, construction d'une église.
* Au 17ème siècle, modification de l'église.
* Durant la 1ère guerre mondiale, les bombardements détruisent partiellement l'église.
* En 1927, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Sulpice et Saint Médard) est libre et gratuite. La visite du clocher et des tours de défense est interdite. 

Rondeur et linéarité se conjuguent curieusement

 

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 09:30

 

Département 09 - ARIEGE

 Le modernisme du 21ème est très utile pour un Castellologue amateur

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Durban sur Arize est situé à 70km au Sud de Toulouse, à 60km Est-Sud-Est de Saint Gaudens, à 25km au Nord-Ouest de Foix (voir son château) et à 18km au Nord-Nord-Est de Saint Girons.

     Coordonnées du château :

43° 1' 18.088" N 1° 19' 55.708" E
 43.021691°  1.332141°

 

Le château : 
        L'extérieur :
L'arrivée

   Grâce à mon dictionnaire des châteaux forts, j'ai connaissance d'une magnifique ruine médiévale sur une colline au Nord-Ouest de Durban sur Arize. Aidé par mon magnifique GSP de route équipé d'une option randonnée, je sais exactement où se situe mon Graal.

   Il y a plusieurs chemins pour rejoindre le site castral, j'ai opté pour une randonnée depuis le parking "Milles Pattes" situé à 349m d'altitude aux coordonnées :

43,02006° 1,33190°

Un plan peu lisible à cause des arbres 

La découverte

   Pour atteindre un château fort, il faut très souvent gravir une colline. Mais avec l'ombre des beaux arbres et les odeurs de la végétation, la montée est un plaisir que je ne boude pas.

  Comme par magie, les arbres s'écartent et me laisse voir une blanche ruine.

 

Le plan

  Avec la dense végétation, avec les siècles sans entretien, il n'est point aisé que comprendre l'aménagement de ce magnifique château fort. Je vous propose de "lire" la vue aérienne commentée :

D : Donjon,

E : Sas d'entrée,

eg : Eglise paroissiale,

R1 : Premier rempart,

R : Deuxième rempart,

T : Tour défensive.

   Une église sans toit pour mieux voir le ciel de Dieu

Le 1er rempart extérieur (R1)

  Il faut beaucoup d'imagination pour voir le premier rempart. Les archéologues ont retrouvé ses vestiges et je suppose qu'il est à la hauteur de ce panneau qui me fait déjà vibrer de plaisir

 

L'église (eg)

  Dans la première cour, il ne reste que les vestiges du bâtiment religieux. Cette construction n'est point la chapelle castrale, mais l'église paroissiale de l'ancien bourg à l'époque médiévale.

  Dans ses entrailles, ce n'est que désolation. Il ne reste aucune sculpture, ni trace de support de statut, ni de cul de lampe. Malgré ce vide, je suis surpris par les dimensions de cette construction. Le village médiéval devait être important.

Quelle magnifique surprise !

Le 2ème rempart (R) Archère droite primitive et merlon borgne

  Lentement je me retourne pour déguster la ruine de Saint Barthélemy et surtout le rempart protégeant le château.

   Même si le crénelage a été refait, même si le mur me paraît peu élevé par rapport à celui d'origine, l'architecture de ce deuxième rempart est intéressante.

 

Les systèmes défensifs du rempart

   Un rempart entourant un château fort se doit d'être dissuasif, protecteur et efficace. Je vais vérifier si ces qualités sont discernables sur les vestiges de Saint Barthélemy :

* Solide est ce rempart car il est en pierre. Ne souriez pas en lisant ma prose, mais avant le 10ème siècle, il était habituel d'utiliser les troncs d'arbre pour délimiter l'emplacement.

* Il est posé sur le rocher ainsi sa base est solide.

* Le parement d'angle est bien appareillé, ainsi le rempart n'est point fragilisé.

* Bien qu'asymétriques sur la longueur, les archères sont nombreuses permettant une bonne défense.

   Je suis surpris de ne voir que des archères droites primitives, même si elle bénéficie d'un ébrasement intérieur important.

Son architecture défensive n'aurait elle point évolué après le 12ème siècle ?

 Les années n'ont pas été tendres avec ce vieux château fort

Les courtines du château

    Lentement, je contourne le rempart précédé par de nombreux rochers et je me présente devant la longue courtine. Plusieurs caractéristiques me surprennent :

* Les pierres sont pauvrement taillées,

* De plus, elles sont peu jointives.

* Aucune tour protège le mur,

* Les trous de boulin (voir vocabulaire) ne sont pas rebouchés.

* Aucune archère est visible,

* Je n'imagine même pas qu'une bouche à feu ait été percée.

 

Que conclure ?

    Avant de pénétrer dans le château par cette ouverture peu médiévale et curieusement non protégée par une bretèche (par exemple), je me pose une question : 

* Ce château ne semble pas avoir eu d'amélioration défensive après sa construction.

* Il semble que la "modernisation" ait été une succession de rempart.

Même en ruine, le donjon est puissant 

        L'intérieur :

Je suis accueilli

  Ce ne sont point des soldats qui m'accueillent dans la haute cour mais des chèvres. L'avantage de ces belles et odorantes ruminantes, c'est qu'elles tondent la pelouse .

  Pour une fois, je ne vais pas me faire griffer les mollets par les épineux qui habituellement adorent les ruines et mes jambes.

 

Le donjon (D)

  Rapidement, je pressens que le haut bâtiment est le donjon. Comme je le supposais, il ne comporte pas de système défensif.

 

Je suis troublé

  Je ne sais pas si c'est le parfum aux arômes naturels  des "damoiselles" dans le château ou si c'est le puissant soleil Ariégeois qui me chauffe trop le heaume, mais je ne discerne pas les fonctions des bâtiments et des murs.

  Je vous laisse admirer les murs et vestiges en espérant que votre imaginaire sera plus fertile que le mien. 

 

 

 

C'est la fin

   Pendant que vous admiriez les images, je me suis assis à l'ombre sur un muret pour déguster une pêche tout en admirant le paysage.

 

 

Histoire du château :

* Au milieu du 11ème siècle, un premier château est construit dont la superficie est bien inférieure à l'actuelle ruine.

* Vers 1569, durant les Guerres de Religion, les Protestants attaquent la ville puis brûlent le château.

* En 1657, le château est inhabité. Ruine sera son devenir.

* A la fin du 20ème siècle, l'association Mille-Pattes est créée. Ses membres achètent le château pour lui redonner vie.

* Au début du 21ème siècle, l'association tente de faire vivre l'histoire du lieu, mais les difficultés financières limitent leurs rêves.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible gratuitement en dehors des activités estivales de loisir. Renseignez vous.

  Le risque de recevoir une pierre est important, soyez très prudents.

 

La vue est l'un des trésors d'un château fort

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 18:29

 

Département  40 - LANDES

Le bourg :

La tour , prend garde !... J'arrive   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le village de Pey est situé à 20km au Sud-Ouest de Dax, à 12km au Nord-Ouest de Peyrehorade, proche de la D33.

   Coordonnées du bourg :

43° 37′ 54.84″ N 1° 12′ 2″ W
 43.6319°  -1.200556°

 

L'église :

    L'extérieur :

La découverte

    Perché sur un coteau non loin de la rivière Adour, la position de Pey est surprenante dans cette région de plaine. Et c'est logiquement qu'au centre du village, sur le point le plus haut, je vois cette tour protégeant l'église.

     Ne voulant pas me précipiter et respecter ainsi ma "charte de découverte" je contourne l'église pour mieux la déguster.

 

L'enquête commence

    La vue de la haute tour borgne, protégeant le petite nef si basse est amusante : Masse et légèreté se côtoient. 

 

L'abside

    Construit en pierres de taille moyenne, l'abside est la partie architecturale la plus intéressante, en plus d'être la plus ancienne. C'est une construction semi-circulaire comportant 3 petites baies de style Roman. Trois colonnes semblent servir de contreforts surtout qu'elles reposent sur des stylobates élargis à la base.

(Impressionnant ce vocabulaire, n'est il pas ?  ... En réalité, il n'est point de moi. Je l'ai volé sur une brochure récupérée non loin de là ).

    A l'extrémité de l'abside, de vrais contreforts font le lien avec la nef.

 

Le haut de l'abside

  A l'extrémité des colonnes, une corniche est décorée de 11 modillons encore visibles. Ses petites sculptures représentent des têtes d'homme et de femme, ainsi que des personnages entiers souvent accroupis.Je suis étonné par les poutres à l'extérieur.

Était ce pour soutenir des hourds (voir vocabulaire) de défense ? 

  Certainement pas, mais la surélévation me fait penser à un chemin de ronde construit quelques années ou siècles après.

 

Le clocher-porche

    Située à l'Ouest, cette construction ressemble à un donjon de château fort. Haut (4 étages), parallélépipédique (8m de coté), massif, sans fenêtre, sans archère, c'est en théorie le symbole d'une défense médiévale du 12ème siècle. Le plus surprenant est la pauvre qualité de taille des pierres ainsi que leur assemblage et petites dimensions.

    Ce clocher-tour a été très reconstruit récemment, car le crénelage parait trop neuf et trop symétrique pour une tour de 800 ans.

 

    L'intérieur :

        La rénovation de la fin du 20ème siècle a modernisé l'intérieur devenu trop neuf, même si certains détails semblent authentiques.  Mais je ne suis pas là pour faire du tourisme, je suis entré pour trouver les fortifications. Il y a bien un escalier ici mais il ne monte pas dans la tour.

 


Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église à vaisseau unique et choeur semi-circulaire.
* Au 14ème siècle (à vérifier), fortification de l'église.
* En 1879, l' architecte Legrand de Dax aménage des chapelles latérales.
* Vers 1990, importante rénovation de l'extérieur et de l'intérieur.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Saturnin) est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

Pseudo peinture de la nef de l'église fortifiée de Pey - Landes

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 07:30

 

Département  40 - LANDESAu dessus des arbres, une tour vole !

Le bourg :

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Saint Avit est situé à 10km au Nord-Est de Mont de Marsan, sur la rive gauche de la Douze.

   Coordonnées du bourg :

43° 56′ 31.92″ N 0° 26′ 39″ W
 43.9422°  -0.444167°

 

L'église :

    L'extérieur :

La découverte

Où se trouve la petite église de ce village ?

    J'ai parfois des interrogations stupides car il suffit de regarder au dessus des arbres pour voir un clocher. Évidemment avec un chevalier-castellologue, le clocher ne ressemble pas aux classiques pointes tendues vers le ciel (avec un coq au sommet  ).

Mais à part ce clocher, y a t il des signes défensifs sur les murs de l'église ?

 

Au dessus des arbres, une tour vole !L'enquête commence

    Voila une église sans fioriture. Une petite nef sans transept et à une extrémité, un clocher-tour.

   Tout semble banal et pourtant de nombreux détails me fascinent.

Par exemple :

  * A l'arrière, ces 2 pierres verticales.

Sont ce les vestiges d'archères ?

  * Sur le clocher, 3 fentes verticales dont une obstruée

  * Et surtout, une courte archère insérée dans un contrefort. 

Incroyable n'est il pas ?

 

Encore des défenses

     L'autre coté de l'église est aussi fascinant. La partie arrondie semble être le choeur (curieusement non central). En regardant attentivement la construction ronde, je vois à l'arrière, sur le clocher-tour, de petites archères.

    Cette haute construction comporte toutes les défenses de l'église. Évidemment sous le toit il y a le classique crénelage.

 

Conclusion

    En découvrant cette église, je n'était point certain qu'elle puisse faire l'objet d'un article et qu'elle soit intéressante pour un castellologue-amateur.

  Mais avec tous ses détails, je suis en face d'une petite construction religieuse assez unique.

 

    L'intérieur :

        Hélas, l'église est fermée. Mais point de regret j'ai car je suis certain que la tour n'est point visitable pour un simple passant comme moi. En repartant, je me retourne une dernière fois sur cette curiosité et je vois une horloge.

    Beaucoup d'églises portent une horloge sur le clocher, mais pas une "écologique" comme celle-ci.

 

 
Histoire de l'église :

* Au 11ème siècle, construction d'une église à nef unique.
* Au 12ème siècle, construction d'une absidiole.
* Au 14ème siècle, fortification de l'église par la construction d'une tour de défense.
* Au 17ème siècle, changement d'orientation de l'église avec construction de la nef au Nord et aménagement du choeur.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite.

 

Crénelage minimal pour défense....minimale

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 11:05

 

La découverte de l'extérieur du château est ici.

 

 Dans la pénombre se déguste les décors s'étalant sur 10 siècles

Département :  38 - ISERE

 

Le château :  

     L'intérieur :

Avertissement

* Je ne vais pas vous faire une visite guidée de chaque pièce en les situant soit dans le donjon, soit dans l'habitat médiéval.

* Je vais vous montrer des thèmes ou des détails reflétant les entrailles de ce site médiéval, modifié au début du 20ème siècle.

 

Le hall d'entrée

* Comme vous l'avez remarqué, l'entrée actuelle est au rez de chaussée du bâtiment d'habitation construit au 13ème siècle.

* Les éléments les plus remarquables sont :

- L'épaisseur du mur de l'entrée,

- Les 2 portes accédant aux salles habitables,

- La fontaine "récente" avec le Dauphin (symbole du Dauphiné),

- Le puits médiéval de 30m de profondeur,

- L'escalier éclairé par la tour-citerne,

- L'ascenseur.

 La chaleur de plusieurs siècles se ressent dans cette première salle

Quel accueil !

* Cette pièce devait être une antichambre.

* Avec la chaleur des matériaux, l'ambiance de la maison est créée.

* La cheminée suffit à attirer l'oeil et la curiosité.

Qui étaient ces personnages ?

Que dit la belle à son amant ?

 

Rouge elle est

* Tout en paraissant moderne, cette pièce montre un décor d'un siècle.

* Le placard est intégré dans l'épaisseur du mur.

"Quelle épaisseur a le mur ?" me demandez vous ?

* Pour le savoir, il suffit de regarder la fenêtre.

 

Est ce la chambre de Van Gogh ou Monet ?

* Je vous sens surpris par le titre du chapitre.

* Pourtant, c'est la question que je me suis posée en voyant ceci.

 

Un feu d'artifice !

* Toutes les salles ont gardé leur papier peint.

* Chacune semble avoir un thème et une couleur.

* Beaucoup de pièces possèdent une cheminée, mais les radiateurs à eau chaude sont aussi présents.

 Imaginez cette pièce sans les dégradations

Une belle pièce de vie

* Après les salles colorées, voici une luxueuse sobriété.

* Tout est chaleureux en cette grande salle :

- Les murs sont épais.

- La cheminée imposante.

- Le bois est omniprésent.

- Les couleurs chaudes donnent une ambiance de bien être.

* En regardant sur l'autre mur, deux détails m'interpellent :

- Un cabinet de toilette avec de magnifiques panneaux sculptés.

- Un coffre fort dans le mur.

Ne venez pas pour le forcer, j'ai déjà récupéré le trésor  .

 

Les salles de bain

* Vous ayant présenté le château d'eau à l'extérieur, vous me demandez :

"Chevalier, à quoi servait cette immense réserve ?"

* Evidemment, cette eau n'était pas que pour les radiateurs en circuit fermé.

* Le confort au début du 20ème siècle était l'eau courante dans la maison.

* En plus de la cuisine, la toilette demandait beaucoup d'eau.

* De plus, cet ensemble de bâtiments comporte de nombreuses salles de bain, par exemple au bout de cette pièce.

* Certes, les vandales ont quelque peu terni la beauté de cette salle d'eau, mais avez vous remarqué la lumière puis la chaleur apporté par le radiateur.

* Dans une autre salle de bain, la fenêtre médiévale à coussiège a été mise en valeur.

 

En ce lieu de beauté, j'ai envie de me laver

 

Votre découverte se termine ici

* Pour vous, c'est la fin de la découverte.

* Si vous avez la chance d'être invités à une visite, vous n'allez pas vous ennuyer. Je vous assure qu'il y a de nombreux détails à découvrir (car je n'ai point tout montré).

* Avant de partir, sur les terrasses, n'oubliez pas d'admirer le panorama grandiose sur 360°.

* Le massif de la Chartreuse, le Vercors, la chaine de Belledonne et les premières montagnes de Savoie s'offrent aux yeux de ceux qui savent regarder.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* Vers 1090, construction d'un site fortifié pour surveiller la vallée du Grésivaudan. Sur cette butte naturelle, la vue sur 360° est remarquable.

* En 1124, Enguelbert est cité comme seigneur de Bernin. Il est le fils de Ardenc Ier seigneur d'Izeron.

* Au 12ème siècle, en contrebas du château, s'établit un prieuré de l'Ordre de Saint Benoît dépendant de celui de Saint Laurent à Grenoble.

* En 1191, naissance au château de Jehan de Bernin. Vingt huit ans plus tard, il sera archevêque de la ville de Vienne (en Dauphiné) et légat du pape Grégoire IX.

* En cette fin du 12ème siècle, naissance d'Aymar de Bernin, frère de Jehan. Il sera abbé du monastère de Saint- Pierre puis évêque de Maurienne et enfin archevêque d'Embrun.

* Au 13ème siècle, un habitat fortifié est construit à coté de la tour. L'ensemble est précédé par un rempart. Un fossé est aménagé coté Sud (à vérifier).

* Durant presque cinq siècles, le site change souvent de propriétaires :

- Falastrier,

- Bernard,

- Lombard,

- Fontaine,

- D'arces,

- Marc,

- De Vente,

- De Vanchon,

- De Vaujany.

* En 1743, le site est vendu à Etienne Peyraud, riche bourgeois d'une bourgade sur l'autre rive de la rivière Isère nommée : Villard-Bonnot.

* En 1919, Charles-Albert Keller (ingénieur des Arts et Métiers, officier de la légion d’honneur) achète le château pour en faire son lieu de résidence secondaire. Il effectue de nombreux travaux de modernisation et de confort.

* Durant la deuxième moitié du 20ème siècle, le site n'est plus habité. Comme souvent, des vandales entrent par effraction et saccagent l'intérieur.

* En 1995, le site est propriété de la commune. Plusieurs projets d'aménagement culturel et de loisir sont étudiés mais n'aboutissent pas.

* A la fin du 20ème siècle, une association de sauvegarde est créée. Un restaurant avec terrasse est aménagé proche de la tour.

* En 2015, le château de La Veyrie reçoit le label : "Patrimoine en Isère".

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des entrailles n'est pas encore autorisée.

 

Dans la vallée du Grésivaudan, le paysage est toujours magnifique

 

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 07:30

 

Pays :

 ESPAGNE

Région :

  ANDALOUSIE

 

Le château est il aussi impressionnant au 21ème siècle ?

 

Le bourg : 

    Situation (--> le voir sur une carte)

      La commune d'Antequera est située à 130km au Sud-Est de Séville, à 80km à l'Ouest-Sud-Ouest de Grenade et à 25km au Nord de Malaga.

  Coordonnées du château :

37° 0' 54.407" N 4° 33' 24.692" W
 37.015113°  -4.556859°

 

Le château : 

    L'extérieur :

L'arrivée

   Armé d'une reproduction représentant le château il y a 2 siècles (?), je me hâte vers la ville d'Antequara pour découvrir son incroyable forteresse. Soudain, au détour d'un virage, la vision fantomatique d'une cité apparaît.

Sont ce mes yeux qui se brouillent ?

   Que nenni, c'est un agréable brouillard matinal (j'avoue que je me lève toujours très tôt en vacances pour découvrir les sites touristiques) qui enveloppe le château fort nommé Alcazaba.

 

antequera-03 

La fièvre de la découverte monte en moi !

Prendre son temps

     De suite, je repère la porte de la cité. Mon impulsive passion me force à courir vers elle. Mais le sage qui est en moi quémande de prendre le temps d'admirer l'extérieur.

 

Je le découvre lentement

   Posées sur le rocher, tours et courtines s'alternent avec efficacité défensive. Le rempart, avec un crénelage Mauresque, est curieusement dépourvu de mâchicoulis (voir vocabulaire). Ce système défensif très efficace pour la défense proche était pourtant usitée lors de l'année de construction du château.

Est ce du à une reconstruction hâtive récente ?

 

Le nom des tours

   Du coté probable de l'attaque, trois imposantes tours parallélépipédiques brillent de mille feux (heu, c'est une expression, ne cherchez pas des lumières sur l'image ).

- Celle du fond (à gauche) se nomme : Tour de l’Hommage.

- Celle du centre a comme petronyme : Tour Blanche.

- Celle à droite est nommée : Tour de l'Etoile.

 

Analyse rapide des tours

   Excepté la dimension, elles ont de nombreux points communs :

* Des pierres correctement alignées et parfaitement taillées (même si l'une a des pierres rondes et l'autre longues),

* Point de crénelage ni mâchicoulis (mais ceci est certainement du à la destruction au 15ème siècle),

* Des corbeaux dans la maçonnerie ressemblant à un hourdage (voir vocabulaire),

* Point de bouche à feu,

* Des fentes verticales (pour tir au fusil ?)

* Une position avancée par rapport à la courtine pour mieux la protéger.

* Une lice surélevée précédant les tours,

* Pour délimiter cette plateforme, un petit mur est posé sur le rocher. Ainsi, même si le dénivelé n'est pas important, attaquer ce château c'est monter sur des rochers, regarder ses pieds et être à découvert.

Ce château a du poser de nombreux problèmes aux attaquants !

 

Tour de l'hommage Tour blanche

 

Rigueur et solidité sont les qualités de cette tour

    L'intérieur :

La plénitude Mauresque

    Pour entrer dans la cité fortifiée, il suffit de suivre les panneaux. L'une de mes premières rencontres est un puits. L'eau est importante en Andalousie et elle était primordiale pour les Maures.

   Pour vous permettre de comprendre cet incroyable château fort, je vous offre ce plan. Mais, contrairement à mon habitude, je ne vous donne pas la légende.

Le mystère de l'Orient sera mon cadeau. 

 

Je repars à l'attaque du château

    Après avoir flâner dans les cours et jardins puis avoir humer les plantes odorantes, je quitte mon chapeau de paille de touriste et je remets mon heaume de Chevalier-Castellologue-Amateur.

 

La tour de l'Hommage (repère 5 sur le plan)

"L'angle droit est le thème principal de cette architecture !"

  C'est ce que j'ai pensé en découvrant la plus puissante tour défensive de ce château.

  En entrant, la différence de température entre l'extérieur et l'intérieur est saisissante. Cette sensation est amplifiée par la pénombre.

    Lorsque mes yeux se sont habitués à l'obscurité, les salles révèlent leur architecture très anguleuse. Ces angles droits sont parfois cassés par des voûtes en tiers-point (je suppose). Dans un couloir je retrouve enfin des voûtes (bien de chez moi).

   En regardant le plan de cette tour, j'ai l'impression de voir celui de l'intérieur d'une pyramide.

Avez vous la même sensation ?

Ce poste d'observation est idéal

 

Que voyait le défenseur ?

  Depuis l'archère, même si la vision est limitée, la défense des courtines est optimale.

      Dans la tour de l'Hommage, le défenseur pouvait observer l'ennemi au loin et avait la possibilité de lui tirer dessus s'il s'approchait.

   Depuis le coté intérieur de la tour de l'Hommage, les défenseurs pouvaient tirer  sur les assaillants ayant réussi à rejoindre le chemin de ronde.

  Evidemment, sur les remparts, la vue depuis le crénelage permet de repousser l'ennemi avec des projectiles.

 

L'intérieur des autres tours

   Le château ayant été reconstruit au 20ème siècle puis sécurisé pour accueillir le public. L'intérieur des tours n'est pas 100% conforme à l'architecture et décoration du château il y a 5 siècles.  Avec l'éclairage électrique, il n'y a plus la faible lumière des torches et surtout (ce qui nous fait rêver à notre siècle) le vacillement de la flamme. Mais je suppose qu'une partie de l'ambiance défensive et d'inconfort (car la pierre est froide) est présente.

   C'est donc durant de longues minutes que je m'abreuve de la beauté Mauresque et Andalouse des salles.

  Plutôt que de vous les décrire, je vous laisse admirer.

 

Large embrasure faciltant l'angle de tir Le croisement défensif Archère ou fente de tir ?

 

C'est la fin

   Pour vous, la visite s'arrête ici, mais pour votre Chevalier adorateur de la poussière médiévale, c'est le début d'une recherche d'indices, d'un détail (aussi bien dans les tours que dans les jardins) qui commence.

  Je vous laisse devant ce panorama magnifique.

  Vue sur la tour de l'Hommage   Paysage aride et maison blanche. Tous les symboles de l'Andalousie   Au loin, est ce l'Angleterre ou les Usa ?  

 

 

Histoire du château :

* A l'époque Romaine, la ville porte le nom Romain d'Antikaria.

* En 711, les Maures envahissent le Sud de la péninsule. La ville se nomme maintenant : Medina Antaquira.

* En 1212, une coalition de rois chrétiens tente de chasser les Maures. C'est à cette période que la ville Mauresque se fortifie. Une enceinte est construite entourant la médina puis au sommet, un château fort est aménagé.

* Durant 2 siècles, la ville résiste aux armées Chrétiennes.

* En 1410, Ferdinand I d'Aragon attaque la ville et la conquiert.

* En 1582, sur la tour de l’Hommage est construit un petit temple-clocher qui abrite la cloche majeure de la ville d’Antequera.

* En 1949, l'Alcazaba est classé Trésor National.

* En 1985, le site est inscrit au Patrimoine Historique Espagnol.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur et l'intérieur du site fortifié est libre et gratuite.

 

Une citadelle Mauresque ayant traversé les siècles

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 06:55
  En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.   En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.  

 

Résumé :

    « Aujourd'hui, à l'aube du XXIème siècle, dans la forêt de Guédelon, en Bourgogne, des hommes construisent un château fort en suivant les méthodes du XIIIème siècle.
 
   Qui étaient les bâtisseurs du Moyen Age ? Comment ont-ils réussi à ériger à main d'homme ces gigantesques édifices ? A quoi servaient les grues à écureuil, les moufles et les oiseaux ? Quels métiers exerçaient les essarteurs, le chaufournier, les gâcheurs de mortier ?
   Mêlant les enluminures médiévales aux dessins explicatifs et photographies prises sur le chantier de Guédelon, ce témoignage nous permet de redécouvrir les savoir-faire et les métiers de nos ancêtres, et de percer enfin le secret des quelque 20 000 châteaux et sites fortifiés encore visibles en Europe. Grâce au soutien de nombreux partenaires, notamment la fondation CANAL +, pour la première fois un laboratoire d'archéologie expérimentale à l'échelle du temps est ouvert à tous les passionnés du Moyen Age. »
 
 
 
 
 
Mon avis :
Une aventure UNIQUE  !
 
   Pour une fois, je ne vais pas vous faire l'analyse d'un livre, mais de 2. Ils sont complémentaire et ont le même sujet :  GUEDELON.
  Quelle folie !    Quelle aventure !    Quel projet !    Quel rêve !
  Construire un château médiéval au coeur d'une forêt avec les méthodes et les outils datant de 7 siècles paraissait impossible, et inutile............. Mais l'idée a fait son chemin, et ils l'ont fait, ou plutôt, ils le font. Ces 2 livres sont l'histoire de beau projet.
 
   Celui de droite est un livre d'initiation à la construction d'un château fort. Il s'adresse plus aux enfants. Bien que ne l'étant pas (enfin, je crois) j'ai quand même appris quelques détails.
  
   Celui de gauche est le récit quotidien des constructeurs de ce "rêve". De très nombreuses photos montrent le travail, les outils, les mains, les vêtements de ses ouvriers de l'an "1300". Les photos saisissent le plaisir et les difficultés qu'ils rencontrent, mais aussi les animaux qu'ils utilisent et la complicité qu'ils ont.
   Il y a peu de texte à lire. C'est surtout un livre à ressentir.
 
  Même si vous n'achetez pas ces livres, allez visiter "cette expérience" dont on ne ressort pas sans éprouver un frisson ..... la preuve voici ma description de ce château.
 
 
 

 
Venez  "visiter" maintenant les châteaux de l'  YONNE  ?
 
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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 07:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgDans les brousailles, une ruine m'a donné rendez-vous

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Clermont sur Lauquet se situe à 30km au Sud-Sud-Est de Carcassonne et à 25km à l'Est de Limoux.

    Coordonnées du château :

43° 2' 35" N 2° 25' 18" E
 43.043237  2.421863

 

Le château :  

     L'extérieur :

Où se trouve le château ?

    Ce petit village se situe au confluent de 3 rivières :

* Le Lauquet,

* La Lauzeille,

* Les Illes.

    Il semble presque évident qu'un château fort ait été construit sur une des collines. Avec une bonne carte et un peu de raisonnement, je me dirige vers le Sud, en direction d'une butte.

 

La découverte

    Au sommet, une construction isolée tente de survivre au milieu de la végétation. Cela ressemble à une grosse tour habitable et curieusement borgne. Je suis surpris de ne voir aucun rempart l'entourant, ni un vestige de fossé.

    Hélas pour cette tour, le temps a fait son travail de destruction et des pans entiers de murs ont disparu.

 

Entre les ronces et les chutes de pierres, mon loisir est dangereuxRapide analyse

     Le chaînage d'angle est esthétique contrairement aux courtines réalisées en moellons mal dégrossis.

   En approchant de la tour je vois 3 caractéristiques :

1 - Un panneau "Danger" amusant et terrifiant.

2 - Une archère droite "primitive".

3 - Un trou rond dont je ne connais pas la fonction.

 

La tour

     En contournant l'unique vestige, je constate que les murs se sont écroulés et que la ruine à l'impudeur  de me montrer ses entrailles. C'est ainsi que je peux voir les traces d'une cheminée. Les pierres du linteau et des piedroits ont disparu et il n'y a aucune pierres sculptée dans les angles ou les cul de lampe.

    Comme je l'avais supposé en arrivant, cette tour était bien habitable et habitée.

 

Les défenses

    Avec les murs écroulés, les remparts inexitants et la tour arasée, il n'est point possible d'observer bretèche, échauguettes, machicoulis (voir vocabulaire) et autres systèmes défensifs. Mais cette construction parait si âgée que je doute qu'il y en ait eu.

 

Il est temps d'entrer

   En cherchant une entrée, je suis stupéfait du spectacle.

Voyez vous ce qui me surprend ?

    La tour possède 2 portes superposées. Celle en partie supérieure est logique, ce devait être l'entrée du donjon médiéval. Mais celle du bas, presque enterrée à cause des années d'amas de terre, ne correspond à aucune logique défensive. De plus sa forme est "moderne".

 

     L'intérieur :

         A nouveau, un panneau m'informe du danger. Je vais entrer sur la pointe de mes chausses. La salle basse est voûtée. Elle ressemble plus à une cave, un ratier qu'à une pièce d'habitation. Mon hyppothèse que la porte est récente se confirme, cette pièce devait être borgne.

Borgne ?.... Alors que vient faire ce trou dans le mur ?

   Un orifice d'aération se situerait beaucoup plus haut. Je n'ai vu ce type d'orifice que 2 fois.

1 - Dans un château Audois, c'était un porte voix

2 - Dans une ruine du Languedoc, c'était l'évacuation du trop plein d'eau de la citerne.

Avez vous une suggestion ?

  Devant tant de mystères, je quitte la salle en observant rapidement l'emplacement d'imposantes poutres.

 

Questionnement :

    Dans la partie commentaire, une visiteuse ayant habité ce bourg, affirme que cette ruine ne fut point un château mais un moulin. N'étant point natif de cette région (puisque mon pseudo est Le Chevalier Dauphinois) j'ai tendance à croire un avis local. Et puis cette théorie pourrait expliquer le trou curieux dans la salle basse.

   Je me mis donc à chercher quelques documents et cartes pour comprendre mon erreur. Voici le résultat de mes recherches.

1 - Carte IGN au 1/100 000ème.

2 - Carte IGN au 1/25 000ème.

3 - Carte Google Maps - clic.

4 - Carte de Cassini.

5 - Carte IGN des reliefs (la construction a une vue magnifique sur 2 vallées).

6 - Vue satellite de la construction.

 

1 2 3 4 5 6

 

Réponse :

* Il n'est pas facile de trancher de façon objective.

* Les cartes récentes ont comme légende : Château.

* La carte de Cassini est un peu ambigu. Je ne vois pas un château. Est ce le symbole d'un moulin ?

* L'absence de vestige de rempart protégeant la tour est surprenant.

* Un moulin si loin du village est surprenant, mais point unique.

 

  Qu'importe : Cette ruine est belle, elle sert de but à une belle randonnée et offre des paysages magnifiques.

N'est pas le principal ?

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction d'une fortification (à vérifier).
* Au 14ème siècle, amélioration des défenses (à vérifier).
* En 1948, la ruine est inscrite aux Monuments Historiques (à vérifier).
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la ruine est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible mais à vos risques et périls car la tour est dangereuse et sutout, vous êtes dans une propriété privée.

 

Il est déjà l'heure de partir !

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 11 Vers Menu châteaux de l'Aude
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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 08:28

 

 

 

Pour découvrir l'extérieur du château,

veuillez cliquer ici

 

 

Le château :

Les entrailles sont remplies de...... vide !

        L'intérieur :

Immensité !

* Après avoir laissé quelques piastres à la jolie damoiselle à l'entrée, je mets mes chausses dans les traces de pas de Gilles, ce merveilleux compagnon de Jeanne la Pucelle.

* En entrant, c'est le vide qui m'accueille.

N'y a t il rien à visiter ?

* En voyant ma déconvenue, une damoiselle (oui, encore une autre... Qui puis je ?... Je suis irrésistible !) s'approche de moi et m'explique les différents spectacles qui vont me narrer le Moyen Âge, la vie du château puis celle de Gilles.

* En attendant, je vais m'imprégner des différents bâtiments.

 

 

Le plan

* Avant de visiter les bâtiments, je tente de comprendre le plan du site fortifié :

  C - Châtelet d'entrée.

  D - Donjon.

  E - Eglise : chapelle Saint Vincent.

  T - Tour Vidâme.

 

 

Le donjon s'imbrique dans d'autres bâtiments !

Un massif ensemble de bâtiments

* Les spectacles ne commençant que dans 45 minutes, je décide de retourner vers l'entrée pour comprendre un curieux enchevêtrement de constructions.

* Ce site défensif n'est pas facile à comprendre car il est accolé au donjon.

* Lentement j'approche de cette masse.

* Je comprends !

 

 

Un donjon très entouré

* En avant du donjon, coté cour intérieure, il y a un châtelet et un rempart formant chemise.

* Les angles de ce rempart sont protégés par des échauguettes avec mâchicoulis.

* Des vestiges de systèmes défensifs pour armes à poudre sont encore visible sur ce mut aux pierres pauvrement taillées.

* En avant du rempart et du châtelet, il y a des douves dont les eaux stagnantes donnent une belle couleur verte.

* Pour défendre les douves, le châtelet possède des archères canonnières surmontées des vestiges de mâchicoulis (voir vocabulaire).

Avez vous remarqué la porte de circulation vers le chemin de ronde ?

* La salle des gardes surveillait les 3 cotés.

 

  Un petit coup de peinture et hop... il est comme neuf

Un châtelet protecteur du donjon

* Ce "cube" est impressionnant.

* L'entrée est divisée en deux parties :

- Une pour les piétons (à droite dans le rempart).

- Une pour les chariots.

* La présence de fentes pour recevoir les flèches de levage en bois m'informe qu'un point levis existait.

* Je peste, je rage car l'entrée en ce lieu unique est interdite.

 

 

Le donjon

* Cette imposante tour construite au 12ème siècle avait une hauteur de plus de 24 mètres. Bien que très détruite ses 18 mètres actuels m'impressionnent.

* Ce donjon est un carré presque parfait de 18 mètres de coté.

* Il est construit avec des matériaux grossiers (granit de récupération). Cette rusticité le rend encore plus terrifiant (si, si, je l'ai été........... terrifié).

* C'est un donjon typiquement Vendéen avec comme particularité :

- Un contrefort hémicylindrique au milieu de chaque face.

- Une grosse tourelle pleine dans chaque angle.

* La porte située coté Ouest est à 6 mètres du sol.

 

 

Pour continuer la visite

Veuillez cliquer ici

 

 

 

Quelle curiosité ! .. Un donjon protégé par un châtelet

 

 

 

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donjons
remarquables
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châteaux de Vendée

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 07:30

 

 

Département :  36 - INDRE

  Entendez vous le coassement des Grenouilles ?

 

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Bommiers est située à 45km au Sud-Ouest de Bourges, à 25km au Nord de La Châtre et à 20km à l'Est de Châteauroux.

 

   Coordonnées du château :

46° 48' 21.013" N1° 59' 8.992" E
 46.805837° 1.985831°

 

 

Le château :  

     L'extérieur :

L'arrivée

    Depuis le petit bourg de Bommiers, je me guide avec le soleil (quel menteur je suis....pfff) pour me rendre à 1,5km au Nord, dans le hameau nommé : Bourg le Château.

   Avec un tel nom, je subodore qu'une magnifique construction m'attend impatiemment (Ne suis pas un peu prétentieux d'imaginer que des bâtiments ayant vécu plus de 800 ans sans moi soient dans l'attente de mon regard amoureux ? ).

 

 

Je deviens romantique

     Avec les nénuphars, l'endroit est bucolique. J'ai plus envie de conter fleurette en regardant les fleurs que de découvrir un site fortifié. Mais mon fidèle destrier me donne un grand coup de sabot me rappelant ma mission en ce lieu.

  Je subodore que cette eau devait alimenter des douves aujourd'hui presque entièrement comblées.

 

  Toutes les nuances de vert et de pierre

La découverte

    En levant le regard, un mur blanc apparaît dans cet écrin de verdure. Ses pierres sont pauvrement taillées, mal alignées et peu jointives. Je pourrais être déçu devant ce spectacle, mais un détail me donne un immense sourire. J'ai la confirmation de son origine médiévale grâce à cette archère droite en étrier.

 

 

Une tour

     Une si longue courtine sans tour pour la protéger me semble impossible. Ce mur semble posséder quelques arrachements pouvant être l'emplacement de tours. Mais n'étant point archéologue, je ne puis confirmer mes supputations.

 

    Au bout du mur, une ronde beauté me regarde (ou est ce l'inverse ?). Par sa forme, je subodore qu'elle avait pour fonction la défense de l'angle. Certes, elle a perdu ses moyens défensifs du à un arasement. Son diamètre m'informe qu'elle n'était point le donjon du château.

 

  Diantre !... Des destriers paissent

C'est la fin

     Pensant avoir tout vu de cette ruine, je jette un dernier regard sur la tour d'angle. La vision d'un noir destrier dans ce qui semble être une zone humide (les anciennes douves) me fait changer de direction pour aller le voir.

  C'est ainsi que je découvre :

* Non pas un mais 2 chevaux.

* Les fondations d'une courtine, aujourd'hui matérialisée par une barrière en bois.

* Et surtout au fond, d'autres vestiges du château.

Ce n'est donc point la fin de ma visite.

 

 

Les vestiges sont nombreux

   Avec mon oeil d'aigle, je devine quelques intérieurs de murs et surtout une tour ronde ayant mal supporté des siècles sans entretien. Le remblai est visible. Est ce que je rêve ou vois je une incroyable tour ?

   La végétation m'empêche de voir d'éventuel mâchicoulis, crénelage (voir vocabulaire).

 

 

Je prends un peu de recul

     Etant persuadé que les vestiges sont plus nombreux que j'imaginais, je prends un peu de recul pour observer l'ensemble.

Que vois je ?

* Des vaches ont remplacé les chevaux.

* Une tour ronde envahie par les arbres.

* Un arc de décharge en encorbellement (châtelet ?).

  Devant tant de vestiges, avec une si grande superficie, je pense que cette construction n'était point un simple château fort mais plutôt une véritable forteresse.

  Il me faut en avoir la preuve.

Mais comment faire ?

 

 

Le 50-50 ou je téléphone à un ami ?

  * Ne pouvant entrer dans cette propriété privée.

  * Pour les pierres, ne pouvant pas quémander de l'aide à Jean Pierre.

  * Je choisi d'appeler un ami pour des millions d'informations.

 

 

Quel incroyable château !

     Mon ami se nomme : Google Earth. Il me livre le secret du château depuis le ciel. Je viens de comprendre que je n'ai vu et photographié que la partie située à gauche qui n'est que la basse-cour du château. Une immense superficie s'étend sur le droite et même en haut de l'image.

    Pour mieux comprendre l'importance de ce site, je vous livre le plan réalisé par messieurs Téaldi et Touzet en 1971.

Voici succinctement leur analyse :

 

* Un donjon cylindrique sur motte du 12ème siècle. Il est isolé dans une chemise flanquée de 4 tours rondes du 13ème siècle.

* Proche, une grande enceinte polygonale est défendue par un châtelet formé de 2 tours en fer à cheval qui communique par un pont avec une basse-cour flanquée.

 

 

 

C'est vraiment fini

   Pour vous faire mieux comprendre l'importance de cette forteresse et solliciter votre imaginaire, je vous montre 2 images issues de photos prises au début du 20ème siècle.

Une courtineLe rempart circulaire

 

Arbres et pierres se marient... Mais pour combien de temps encore ?

 

 

Histoire du château :

* En 1123, le site est notifié dans une bulle du pape Calixte II.

* En 1163, nouvelle citation dans la bulle du pape Alexandre III. Le château appartiendrait au Seigneur de Bommez.

* A la fin du 12ème siècle, Robert de Bommez semble être le propriétaire du lieu. Ce personnage peu connu a pourtant été mandé par le Roi de France Philippe Auguste (voir liste) pour fidéliser de nombreux Barons (voir titre de noblesse) du royaume.

* Au 13ème siècle, la bâtisse initiale semble détruite puis remplacée par un puissant château en pierre.

* En 1214, Robert II de Thibault combat en Flandres.

* En 1288, le château appartient à la famille Thibault.

* En 1310, le dernier représentant de la famille Thibault décède sans héritier mâle.

* En 1403, le château appartient à la famille Dauphin.

* En 1415, Guichard II Dauphin décède à la bataille d'Azincourt.

* En 1444, le château appartient à Georges de La Trémouilles. Durant ce 15ème siècle, de nombreux travaux sont effectués au château.

*  En 1446, le château appartient à Catherine de l'Isle.

* En 1474 (?), Louise de Trémouille est Dame de Bomiers (à vérifier).

* En 1485, par mariage avec Marie de Sully (fille de Catherine), le château est possession de Jean de La Trémouille.

* A partir de 1494, Jacques de Trémouille, chambellan du Roi, accompagne Charles VIII dans la campagne d'Italie.

* En 1504, le domaine de Bommiers est érigé en Baronnie.

* En 1515, Jacques de Trémouille décède durant la bataille de ... (la connaissez vous ?). Le château appartiendrait à son frère Louis II.

* En 1525, Louis II est tué à la bataille de Pavie.

* A la fin du 16ème siècle, des casemates d'artillerie sont construites.

* En 1610, Charlotte-Catherine donne le château à son fils Henri II de Bourbon.

* En ce début de 17ème siècle, Henri II achète le Duché de Châteauroux. Par  cet acte, il condamne par l'abandon le château de Bommiers. Les douves sont asséchées.

* En 1630, durant la Fronde, le château subit des attaques.

* En 1737, après le rachat du Duché de Châteauroux par Louis XV (voir liste des Rois), le site semble abandonné. Ruine sera son avenir.

* Vers 1792, les révolutionnaires vendent le château comme "bien national". Ruine il devient définitivement.

* En 1930, le site est inscrit aux Monuments Historiques.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La propriété est privée et non visitable.

 

Un feu d'artifice de couleurs et d'histoire

 

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de l'Indre

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