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Ombre et lumière

25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 07:30

 

Département  40 - LANDES

Le bourg :Une motte avec une construction au sommet

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune d'Hontanx est située à 17km au Sud-Est de Mont de Marsan  (voir ce bourg fortifié) et à 14km au Nord de Aire sur l'Adour.

   Coordonnées de la maison forte :

43° 49′ 26.12″ N 0° 16′ 14.44″ W
 43.823923°  -0.270678°

 

La maison forte :

    L'extérieur :

La découverte

    Posée sur une butte appelée Motte castrale, une construction tente de survivre aux trop nombreuses sollicitations des hommes. D'après ma carte et mon petit fascicule, ce parallélépipède se nomme : Le château d'Aon.

 

 J'ai des doutes

       La construction ne ressemble pas à une fortification comme je vous en montre souvent. J'entre prudemment par le petit sentier et je vois un bâtiment "moderne" accolé au "château".

    J'ai l'impression que le mot "château" est un peu exagéré pour ce site. J'opte pour l'expression : Maison Forte.

Mais encore faut il prouver que ce site a été fortifié et, ce qui me semble le plus important, a une origine médiévale.

 

Une trace qui me met en joieL'enquête commence

    La maison forte est un bâtiment rectangulaire de 12m par 24m comportant 3 niveaux. Avec ma paires de jumelle, je crois voir que l'épaisseur des murs excède 1m (ceci est une indication de son âge ancien).

    Le mur d'angle est en pierres moyennement taillées alors les "courtines" semblent être en briques (Le crépi jaunâtre ne facilite pas mon analyse).

   Sur une face, un vestige d'arc avec des pierres blanches (de Mont de Marsan ?) me fait penser à une porte. Celle-ci n'est pas au niveau du sol.

Était ce l'entrée médiévale ?

 

L'enquête continue

    En prenant un peu de recul, je ne vois toujours pas de système défensif. En contournant complètement la bâtisse, je vois 3 fentes verticales sous 3 fenêtres non médiévales.

Sont ce les preuves que j'attendais ?

 

La chapelle castrale

    Avant de quitter ce lieu énigmatique, je jette un dernier regard  dans la "cour" et je vois un puissant contrefort.

   Cette construction très cimentée s'appuie sur un mur. Et ce mur est celui.... d'une chapelle.

   Ma brochure affirme que c'est la chapelle du château. Pour que vous ayez autant de surprises que moi, j'ai volontairement flouté et grisé les images. Votre découverte de Hontanx n'en sera que plus intéressante et énigmatique.

 

    L'intérieur :

        L'ensemble est interdit à la visite. Je vais maintenant découvrir l'autre merveille de Hontanx : L'église fortifiée.

 

 
Histoire de la maison forte et sa chapelle :

* En 1298, la Vicomtesse (voir titres de Noblesse) de Marsan fait édifier une fortification à Hontanx suite au conflit qui l'oppose au Vicomte d'Armagnac.
* En 1331, création d'une bastide incluant le château fort. La prospérité et la sécurité attirent la population environnante.
* En 1988, la maison forte et sa chapelle sont inscrites aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la chapelle (dédiée à Saint Blaise) et de la maison forte est libre et gratuite depuis la route. La visite est interdite.

 

Ma vue se brouille devant tant d'énigmes

 

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 07:30

 

Département :  36 - INDRE

 Les arbres s'écartent permettant la découverte d'une forteresse médiévale

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Villentrois est située à 55km au Sud-Est de Tours, à 45km à l'Ouest de Vierzon, à 35km au Nord-Est de Loches et à 10km au Sud-Est de Saint Aignan.

   Coordonnées du château :

47° 11' 56.735" N 1° 27' 44.687" E
 47.199093°  1.462413°

 

Le château :  

     L'extérieur :

Curiosité

  La commune de Villentrois est divisée en 2 "quartiers" séparés de 300m :

 * L'église,

 * Le château.

      Cette curiosité géographique existe depuis le 11ème siècle lorsque le Comte (voir titre de noblesse) d'Anjou décide la construction d'un château fortifié à l'extérieur du bourg médiéval. Quelques années après, des maisons s'établissent proche du château. Mille ans plus tard, la scission existe toujours.

Incroyable n'est il pas ?Toute blanche est cette beauté dans un écrin de verdure

 

La découverte

    Les brochures et livres utilisent parfois le mot forteresse et d'autres fois le terme château fort pour narrer la construction médiévale de Villentrois. C'est avec ce doute dans la tête que j'arrive dans le bourg.

  Diantre !... Les mots me manquent.

Quel qualificatif donneriez vous à cette beauté ?

 

Le rempart

    Après le choc, je reprends mes esprits pour découvrir pas à pas le site fortifié. Entourant la puissante construction, je remarque des murs en pierre. Ce rempart a beaucoup vécu et possède des consolidations peu glorieuses conséquence de son passé (et de son abandon).

  Avec un peu d'attention il est possible de voir une ronde tour dans le rempart. Durant notre siècle, elle sert d'habitat.

  La façade Est est riche d'enseignements 

Au Nord

     La façade Nord, la moins visible depuis la route, possède des vestiges de machicoulis. Il me semble distinguer sur la droite le châtelet d'entrée.

   Le plus surprenant est de ne point voir d'archère (voir vocabulaire), ni autre système défensif sur la courtine ou la ronde tour.

 

La tour Nord-Est

    La ronde construction est fascinante. Elle possède :

* Un vestige de souche de cheminée en partie supérieure,

* Sur la hauteur, une succession de fentes dans une construction flaque.

Que pensez vous que cela soit ?

  Vous êtes si cultivés en architecture castrale que vous aviez deviné un escalier en colimaçon. Mais....

A quoi servait il ?

  L'escalier permettait de regagner le chemin de ronde sans encombrer la circulation dans la tour.

  La tour Sud-Est est posée sur un bâtiment rectangulaire

La tour Sud-Est

   Le chemin de ronde entre les tours Nord-Est et Sud-Est comporte de timides traces de corbeaux ou consoles pour les mâchicoulis.

  Le plus surprenant est la différence de qualité et de couleur des pierres entre la base et le sommet. J'avoue ne pas comprendre cette curiosité.

  La ronde tour possède trois caractéristiques :

1 - Un bâtiment parallélépipédique s'appuie légèrement sur elle. Avec son vestige de souche pour cheminée, il est fort probable qu'il fut habité en permanence.

2 - La base est évasée.

3 - Quelques fentes verticales sont visibles. Ce n'est point des archères. Même si ce sont des systèmes de tir pour armes à feu, je suis surpris qu'il y en ait si peu pour défendre un tel château..

La façade Sud est la plus intéressante 

Suis je menteur ?

Comme toujours, je garde le meilleur pour la fin.

   Je ne vais donc pas vous expliquer la partie gauche (sur l'image) qui est très ruinée (une courtine qui a mal supporté son âge), je vais m'intéresser à la magnifique façade Sud.

Je suis menteur !

   En réalité, je vais montrer la partie effondrée, car elle semble intéressante. Elle montre (à l'extrême gauche) les entrailles d'une ancienne tour. Mais peut être que mon imagination est trop fertile.

 

La façade Sud

  En regardant la tour Sud-Ouest, je remarque des détails fascinants :

1 - Sur la gauche, une construction flanque avec :

* Une base très pentue,

* Un chaînage d'angle parfait,

* Puis en haut, une arquebusière sous une archère droite.

2 - Sur la tour :

* Une haute fente (archère ?),

* Des trous de boulin dont je ne m'explique pas la raison de leur position en "carré".

* Des fenêtres certainement ouvertes au début de la Renaissance,

3 - Sur la courtine :

* Une magnifique construction en encorbellement. Vous avez reconnu une bretèche qui devait certainement protéger une poterne (puisque l'entrée principale est de l'autre coté).

 

 

     L'intérieur :

        Hélas, la propriété privée n'est pas visitable.

 

villentrois--003 villentrois--004

 

 

Histoire du château :

* Au début du 10ème siècle, les terres appartiennent au sieur Adelaud.

* Au 10ème siècle, les terres sont possession du Comte (voir titre de noblesse) d'Anjou Foulque le Roux. Il en donne la garde au seigneur de Buzançais.

* Au début du 11ème siècle, le Comte d'Anjou Foulque Nerra fait construire une forteresse à l'extérieur du bourg nommé Villenstrada. Le but est de surveiller la partie Est du territoire de son ennemi : Le Comte de Blois Eude II.

* Au milieu du 11ème siècle, une famille de Villentrois est citée.

* Au 13ème siècle, le seigneur de Villentrois fonde le prieuré de Saint Mandé.

* En 1472, l'héritière du château apporte le site en dot à son mari Philippe de Commynes.

* A la fin du 15ème siècle, Philippe, seigneur de Villentrois, fait démolir l'ancienne forteresse pour construire l'actuel château.

* Au 17ème siècle, le château n'est plus habité.

* En 1920, les 2 portes fortifiées du château sont détruites.

* En 1927, les nouveaux propriétaires réalisent quelques restaurations et consolidations.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis les rues du bourg est libre et gratuite. La propriété est privée et non visitable.

 

Une forteresse médiévale fièrement campée sur son historique

 

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 07:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :

Les fortifications sont curieuses !    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le village de Lavaqueresse est situé 35 km au Nord-Est de Saint Quentin, à 20km au Nord-Ouest de Vervins et à 8 km au Nord-Est de Guise.

   Coordonnées du bourg :

49° 56′ 59″ N 3° 42′ 39″ E
 49.949722°  3.710833°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

   Dans la courbe d'une petite rue, coincée par son cimetière, bloquée par un muret, l'église de Lavaqueresse n'est pas mise en valeur et la puissance de ses défenses ne semble pas évidente.

   Pourtant, cette église possède encore quelques beaux détails de ses fortifications passées.

 

L'enquête commence

   Au premier regard, il semble logique de penser que seules les "extrémités" de l'église ont été fortifiées :

* Le chevet (à droite).

* Le clocher (à gauche).

  La nef ne possède pas de trace de système défensif ni de salle de repli.

 Puissance et discrétion sont les caractéristiques de ce chevet

Le chevet

    En faisant abstraction du petit bâtiment "récent" construit en avant du chevet, l'architecture est purement défensive avec 2 imposantes tours d'angle encadrant une courtine sans fenêtre. La présence d'une salle de repli au dessus du choeur est indéniable.

       Quatre détails me surprennent :

1 - Les tours ne possèdent que très peu d'ouvertures de tir.

2 - Un coté du chevet comporte 1 tour ronde, alors que l'autre s'enorgueillit de 2.

Y a t il eu une disparition récente ?

3 - Une tour montre une large ouverture dont la fonction m'échappe.

4 - Une ouverture identique existe sur la courtine entre les tours.

Sont ce les fantômes de bretèches ? (voir vocabulaire)

 

Le clocher

   Par sa hauteur et les dimensions de sa base, le clocher ressemble (un peu) à un donjon de château fort. Mais rapidement je suis surpris par trois détails :

1 - Sa base est en pierres alors que le sommet est en briques (est ce une réhausse du 17ème siècle ?).

2 - Les fentes de tir sont rares.

3 - Une petite tour ronde s'accroche à l'ensemble rectiligne sans que sa fonction défensive soit réelle.

    Ne trouvant pas de réponse logique, je vais tenter d'entrer par ce portail gothique.

 

    L'intérieur :

      Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

  Un panneau m'informe que l'église est visitable certains jours, renseignez vous avant.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 16ème siècle (?), construction de l'église.
* Au 17ème siècle, modification de l'église (fortification ?).
* En 1714, modification de l'église (aménagement d'un collatéral).
* En 1927, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame de l'Assomption) est libre et gratuite. La visite du clocher, des tours et de la salle de repli est interdite.

 

 

Un clocher fortifié est le secret de cette église

 

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 07:30

 

Département :  38 - ISERE

 

Le bourgMon patrimoine Dauphinois est visitable !

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Biviers est située à 40km au Sud de Chambéry et à 9km au Nord-Est de Grenoble.

   Coordonnée du château :

45° 14' 4.29" N
5° 48' 33.57" E
 45.234525°
 5.809325°

 

Le château :  

     L'extérieur :

Préambule

    Parfois, la distinction entre château fort et maison forte n'est pas facile à faire. De plus, si les siècles et les modes ont transformé l'aspect de la construction, je ne me sens pas la capacité à argumenter et choisir.

  Ce bâtiment me pose problème. Dans certains documents il est nommé maison forte, mais sur les cartes et les guides, c'est le mot château qui est notifié.

  J'opte pour ce dernier qualificatif, je suis en attente de vos suggestions.

 

Le fameux week-end de septembre

    Les journées du patrimoine sont un bonheur pour beaucoup de Français. Pour le Chevalier Dauphinois, c'est une occasion inespérée de voir, de humer et même de toucher des bâtiments souvent fermés au public.

   C'est donc avec une grande émotion que je vais pénétrer dans cette propriété privée.... Mais n'allons pas trop vite. Commençons par le commencement. La vallée du Grésivaudan

Il était une fois...... 

 

La vallée du Grésivaudan

     La vallée du Grésivaudan (vallée créée par la rivière Isère) est un axe important entre la Savoie (Albertville/Chambéry) et Grenoble.

   Au Moyen Âge, pour se protéger de "nos" ennemis les Comtes de Savoie (voir liste), de nombreux châteaux de guet et de défense ont été aménagés par les Dauphinois sur les 2 rives. Je vous en ai montrés plusieurs :

* Tour d'Arces,

* Tour des Chiens,

* Château Corbeau.

* Château de Revel,

* Château de Montfort,

 

Quel est le nom de ce château ?

   Dans les différents manuels, livres, documentations et cartes, cette construction porte aléatoirement trois noms :

1 - Château de Biviers (du nom de la commune),

2 - Château Servien (du nom de la famille l'ayant possédé entre 1500 et 1655),

3 - Château Serviantin (ce serait une déformation du nom Servien. Il est amusant de constater qu'une rue adjacente au château porte le nom de Serviantin).

  Ne voulant fâcher personne  , j'utiliserai certainement les 3 patronymes dans mon article.

  Le château regarde passer les chevaux vapeurs

Je le vois

   Le château Servien est situé proche de la route principale, à 100m au dessus du niveau actuel de l'Isère. Cela n'en fait pas une construction fortifiée inaccessible, c'est peut être la raison de son déclassement en "maison forte".

 

J'entre dans le parc du château

   Après avoir posé mon destrier en face de la maison forte de Biviers, je pénètre par le portail d'entrée qui ne possède plus de système défensif.

  Par une longue allée, je découvre le petit parc paysagé aménagé il y a un siècle. Le contraste entre l'ombre et la lumière est fascinant pour un photographe (en herbe bien sur  ).

   Les fleurs multicolores, la variété des verts, la beauté du massif de la Chartreuse me font presque oublier le but de ma présence en ce lieu.

 

servien-serviantin-14 servien-serviantin-15

La visite commence par une tour carrée

 

Une tour carrée

  Ce château d'origine médiévale a traversé les siècles presque sans dommage, ainsi il a pu se moderniser et devenir une habitation très confortable. La mission du Chevalier Dauphinois est de retrouver les traces du Moyen Âge.

  Cela commence par la découverte d'une tour carrée.

Peut être était ce le donjon d'angle du château primitif.

  Je sens votre doute sur l'origine médiévale de cette construction. Il est vrai que l'absence de crénelage, d'archère, de mâchicoulis, d'échauguette (voir vocabulaire) fait ressembler cette tour à une construction du 17ème siècle. Mais je peux vous assurer que derrière sa blanche peau, il y a des pierres et des fondations datant de "mon" Moyen Âge Dauphinois.

 

Je poursuis ma découverte

    La courtine ouverte sur 2 niveaux de grandes fenêtres modernes et avec son toit très pentu ne ressemble pas à un rempart médiéval. Sur son angle coté Sud-Est, une ronde tour me confirme que cette beauté récente a bien été une construction défensive.

Voyez vous ce détail ?

  Vos yeux expérimentés en architecture défensive ont évidemment vu les fentes verticales de tir.

  Est ce une construction renaissance ou médiévale ?

La façade Sud

    Avec ses multiples fenêtres, ses lucarnes, ses portes au rez de chaussée, la façade me fait peser à une maison bourgeoise du 18ème siècle.

    Certains d'entre vous s'étonneront que mon blog de ruines médiévales s'intéresse à un bâtiment moderne. Mais je me suis promis de lister puis montrer toutes les constructions fortifiées dont une pierre a été posée avant 1492. Je vous montre tant de "ruines ruinées", tant de sites parfois minimaux que vous décrire une construction ayant traversée le temps et en plus de MON Dauphiné est un réel plaisir que je veux vous communiquer.

 

La porte d'entrée

   En faisant le tour de la maison forte, j'arrive en face d'une porte avec linteau en accolade. Quelle chance j'ai qu'elle soit ouverte. Mais avant de me précipiter dans ses entrailles, je me dois de l'examiner.

   Au dessus, je remarque le blason de la famille Morard d'Arces. Comme vos yeux ne sont point habitués à lire la pierre usée, je vous le montre sur le montant d'une fenêtre.

Que remarquez vous ?

   Il semblerait que le sculpteur ait représenté le blason inversé, comme dans un miroir.

  Désirez vous une tasse de thé ?

     L'intérieur : 

Je pénètre dans une autre dimension

   En pénétrant dans un couloir, je remonte le temps. Les murs se parent de tableaux narrant la vie de certains personnages ayant habité ce lieu, dont le fameux Abel Servien, un Dauphinois ayant vécu sous Louis XIV (voir liste). Une de ses correspondances avec Anne d'Autriche est mise en valeur sur un mur.

   L'une des portes avec linteau à accolade me quémande de l'ouvrir.

 

La salle didactique

   L'ambiance est chaude et propice à une lente découverte. Je prends le temps de de lire chaque lettre affichée, d'admirer chaque tableau puis, sous le regard de monsieur Abel Servien, je regarde la vidéo narrant la guerre de Trente Ans et la signature du traité de Westphalie dont Abel fut l'un des acteurs importants.

  Après m'être abreuvé d'une culture historique, je regagne la porte en étant fier d'être un Dauphinois !

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, construction de la maison forte (château fort ?). Il appartiendrait à la famille Morad d'Arces, dont l'un des ancêtres a fait construire, 2 siècles plus tôt, une construction fortifiée à quelques kilomètres à l'Est (château d'Arces).

* Vers 1500, Catherine de Morard d'Arces, en épousant Jean Servien, apporte en dot le château. Durant 4 générations, la famille Servien sera propriétaire du château..

* Au 16ème siècle, avec le début de la Renaissance, la construction médiévale est aménagée pour le confort par les Servien.

* En 1593, naissance d'Abel Servien. Ce personnage (presque inconnu au 21ème siècle hélas) sera l'un des plus puissants et influents Dauphinois de son époque.

* Au 17ème siècle, plusieurs aménagements de confort changent l'architecture du château.

* En 1655, Abel Servien vend château et terres à Antoine de Reynold.

* A partir de 1739, le château est acheté puis revendu de nombreuses fois.

* Au 18ème siècle, le château est modernisé.

* Au début du 19ème siècle, un parc paysagé est aménagé. Deux jolies statues accueillent les visiteurs, l'une représente Vénus et l'autre Bacchus.

* En 1855, Alphonse Rallet achète le château.

* En 1906, le château est possession de la famille Jordan

* En 1928, Marguerite Jordan épouse Albin Jacquemont.

* En 1960, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* En 1994, par héritage, Augustin Jacquemont est le nouveau propriétaire du château.

* Au début du 21ème siècle, la famille Jacquemont possède toujours ce château

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis les routes et à travers les grilles est libre et gratuite. La visite gratuite du château est possible certains jours (en été). Renseignez vous.

 

En complément , je vous propose la lecture d'un site web magnifique sur ce château.

 

 

Le massif de la Chartreuse est magnifique en cette fin d'été

 

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 07:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIMEVoyez vous une église fortifiée ?

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Saint Hyppolyte est situé à 40km au Sud-Est de La Rochelle, à 35km au Nord-Ouest de Saintes, à 30km à l'Ouest de Saint Jean d'Angély et à 7km au Sud-Est de Rochefort.

     Coordonnées de l'église :

45° 55′ 7.01″ N 0° 53′ 19.26″ W
 45.918615°  -0.888683°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

   En arrivant dans le petit bourg, je ne cherche pas un haut et fin clocher d'église car à l'époque romane, ce style d'architecture n'existe pas vraiment.

   Pourtant, au détour d'une ruelle, je suis étonné de voir au dessus des maisons, le toit du bâtiment religieux ainsi que son clocher carré.

Est ce un bon présage ?

Un clocher qui ne semble pas fortifié 

Point de système défensif

   En abordant l'église par l'abside, je vois de puissant contrefort d'angle qui pourrait me faire espérer, mais la grande fenêtre à remplage de style Gothique n'est pas de bon augure.

  L'asymétrie entre les hauteurs des contreforts, la longueur du toit et le décalage de la fenêtre me fait penser que l'église a été modifiée après sa construction.

Ajout d'une contre-allée ?

   Le plan en vue de dessus me confirme que l'abside a été ajoutée ou à été agrandie pour la construction d'une chapelle.

 

Le clocher
    Imaginant que le clocher est le secret du système défensif, je cours vers lui. Hélas, cette construction parallélépipédique ne comporte pas de fente de tir, ni de mâchicoulis (voir vocabulaire).

   Comprenant mon erreur (la précipitation - voir ici) je prends un peu de recul pour ressentir cette église.

  Une salle de repli défensive au dessus de la nef

Une nef fortifiée

  Évidemment comme moi vous avez remarqué l'orifice rectangulaire au dessus de la ligne des modillons. Cet ajout postérieur à la construction de l'église est une salle de repli.

   Le plus intéressant sont les trous de boulin alignés en dessous. Ils devaient porter un hourdage en bois.

 

La fortification de la nef est elle symétrique ?

  Pour avoir la réponse à mon questionnement, il suffit de se déplacer de l'autre coté. Une symétrie presque parfaite s'offre à mes yeux brillants et heureux.

  J'ose écrire "presque" car il y a :

* Une petite différence en nombre et niveau des trous de boulin extérieurs.

* Des fenêtres romanes obstruées.

Avez vous remarqué les arcades autour des fenêtres ?

    Chaque mur latéral de la nef est renforcé par des arcs en tiers point encadrant les petites fenêtres Romanes à colonnettes..

Un portail Saintongeais protégé par un hordage 

Le portail

   Planté face au portail, je suis d'abord attiré par les trous de boulin sous l'ouverture de la salle de repli. La protection de la porte par une pseudo bretèche est évidente.

   La façade a une architecture classique en Saintonge. eIle est constituée en partie basse par 3 arcatures dont les 2 extérieurs sont aveugles. Le portail possède 3 voussures dont une en pointe de diamant et l'autre polylobée.

 

        L'intérieur :
  Hélas, comme beaucoup d'églises, la porte ne s'ouvre pas et je ne pourrai pas confirmer mes constatations. 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 15ème siècle, aménagement du choeur.

* En 1995, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Longiligne et fortifiée cette église est !

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 06:00

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

Résumé :

    « Des chercheurs confirmés, spécialistes du Bourbonnais, ont réuni leurs compétences afin de réaliser cet important recensement des châteaux, fiefs, mottes, maisons fortes et manoirs. II en résulte près de deux mille notices scientifiques, accompagnées de leurs références bibliographiques ou documentaires.
    Ces notices permettent de retrouver l'origine et de suivre l'évolution des différentes structures, encore visibles aujourd'hui ou malheureusement disparues.
     Le projet, certes ambitieux, était de reprendre et d'augmenter l'oeuvre d'A. de la Faige et de R. de la Boutresse, Les Fiefs du Bourbonnais. Cette oeuvre de qualité, éditée en deux volumes, ne couvrait cependant que la partie bourbonnaise de la rive droite de l'Allier jusqu'à la Loire.
    Les auteurs du présent recueil se sont donc attachés à étendre leurs recherches à l'ensemble des communes de l'Allier. Ils montrent ainsi que chaque bourg était concerné par l'organisation seigneuriale et gardait, plus ou moins nombreuses, plus ou moins bien conservées, des structures d'époque médiévale.
    Les grandes forteresses, comme les maisons fortes de la fin du Moyen Age, encore visibles aujourd'hui, ont été le plus souvent abandonnées. Certaines, cependant, ont été transformées - particulièrement à la Renaissance - en demeures résidentielles.
    En cela, elles ouvrirent la voie à toute une architecture, noble ou bourgeoise, du château au manoir ou à la gentilhommière, qui s'est développée jusqu'au XXe siècle.
    C'est donc à la découverte du patrimoine du Bourbonnais que sont conviés lecteurs et touristes ; l'ambition de ce travail est également de constituer un véritable ouvrage de référence à destination des chercheurs et des auteurs dans leur connaissance de cette région. »
 
 
Mon avis :
LE livre de recherche sur le Bourbonnais !!!
 
     Un "pavé" de 680 pages écrit par 5 spécialistes ne peut être qu'un fabuleux ouvrage.
 Mais est il trop technique ou trop universitaire ?
 
   Le réponse est NON. Certes, ce n'est pas un "roman de gare" qui se lit le temps d'un Paris-Lyon (pourquoi Lyon, puisque l'on se rend dans le Bourbonnais ?  curieux ce chevalier !). Ce n'est pas non plus un livre d'image montrant les beautés construites par nos ancêtres comme le  Larousse des châteaux. C'est un livre technique, architectural, historique, mais compréhensif. Il est vrai qu'il faut être passionné par ce sujet, ce n'est pas écrit en style romanesque ou ni en style reportage de type "GEO". C'est un vrai ouvrage sérieux mais pas fastidieux, avec de nombreux détails sur les châteaux.
 
   Je vais lui faire un reproche....... et même 2.
 1- Il ne traite pas QUE de l'époque médiévale, mon sujet préféré (hihihi, ce n'est pas un reproche, j'avais envie d'être égoïste !).
 2 - Il est trop gros pour mon sac à dos (oui, encore égoïste je suis, mais je pense à mon pauvre dos qui vieillit lui aussi).
 
   Si vous êtes un castellologue amateur comme moi, et si vous souhaitez un ouvrage sur le Bourbonnais, région de vos prochaines vacances, n'hésitez pas, voici LE seul livre à posséder.
   Mais si vous en connaissez un autre, je serais heureux de partager avec vous.
Bonne lecture, ami médiéviste !


  Venez "visiter" maintenant les châteaux de l'  ALLIER 
 
 
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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 08:30

 

Département :  36 - INDRE

  Voyez cette beauté au loin ?

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Paudy est située à 35km à l'Ouest de Bourges, à 30km au Nord-Est de Châteauroux, à 22km au Sud-Ouest de Vierzon et à 10km au Nord-Ouest d'Issoudun.

   Coordonnée du château :

47° 2' 26.07" N 1° 55' 11.258" E
 47.040575°  1.919794°

 

Le château :  

     L'extérieur :

Avant propos

    Comme vous l'avez constaté, ce blog est en grande partie consacré aux châteaux et ruines fortifiés oubliés des guides touristiques et des documents des offices de tourisme.Suis je devenu daltonien ?

  Lors de ma trop courte semaine dans le département de l'Indre, j'avais prévu une escale dans ce petit bourg.

Vais je découvrir un site extraordinaire ?

  Quel suspense !

 

La découverte

   Au loin, dans un écrin de verdure, je vois une haute construction. Je ne peux pas encore définir si c'est une tour défensive ou un clocher mais j'ai les poils qui se hérissent : ceci est déjà un indice.

    Le deuxième indice est le souffle bruyant de mon fidèle destrier. Je pressens que mon Graal de ce jour va être extraordinaire.

    D'ailleurs, en m'approchant je remarque que 2 constructions au moins font briller mes yeux de Castellologue-Amateur

  Paudy va remplir mon après-midi d'avril. 

  La belle se regarde dans le miroir des douves

L'arrivée

    Je laisse mon destrier à une bonne centaine de mètres du site et je marche sur une route dont les tracteurs ont laissé leurs empreintes.

   Pour arriver aux pieds du château, il faut circuler sur la rue du donjon. Ceci est le nom local de la haute tour.

    Je vérifierai (dans quelques minutes) si cette appellation est vraie, car souvent, le vocabulaire des noms de rue est imagé.

 

Le rempart

    Un château fort est souvent enserré et protégé dans un rempart. Celui de Paudy a évidemment été modifié et aménagé (nombreuses et larges fenêtres) pour permettre à ses habitants de mieux vivre.

   Ce quadrilatère dédié à la défense semble aujourd'hui bien neutre. Pourtant, avec un peu d'attention, il est possible de voir les systèmes défensifs :

* Des douves larges et profondes,

* Une terrasse permettant le tir au canon (je vous en ai montrée au château de Le Plessis Bourré),

* Une tour d'angle avec base élargie et des fentes de tir ressemblant à des archères primitives du 12ème siècle.

  Même si la tour d'angle est arasée et n'arbore plus ses créneaux, même si le rempart a été couvert et a perdu ses mâchicoulis (voir vocabulaire), l'ensemble montre une architecture médiévale défensive.

 

Quel magnifique chatelet !

Le soi-disant donjon

    En suivant les douves et surtout en longeant le rempart je croise la route d'un autre bâtiment. Mes yeux sont éblouis par la haute tour qui "s'avance" vers moi (à moins que ce soit l'inverse).

   Comme je le pressentais, ceci n'est point un donjon mais un châtelet d'entrée (voir définition). Il est vrai que de loin, la confusion était possible.

 

Analyse préliminaire du châtelet d'entrée

    Avant de traverser le châtelet d'entrée, je le contourne pour comprendre son architecture globale. Sur le coté, le haut bâtiment comporte une ronde tour flanque qui doit contenir un escalier (les nombreuses ouvertures situées à l'intérieur de l'enceinte et non coté ennemis sont des puits de lumières).

    A sa base, je vois les vestiges de la courtine. L'accès au châtelet d'entrée était possible depuis le chemin de ronde (évidemment l'échelle en fer n'existait pas !). Pour protéger cette porte, une bretèche a été aménagée.

 

Les systèmes défensifs

   Plusieurs systèmes défensifs sont encore identifiables coté "ennemis" :

* A la base, une archère cruciforme à étrier du 13ème siècle.

* Au sommet, des corbeaux à ressauts. Ce sont les restes des mâchicoulis.

* Dans l'angle, une construction en encorbellement. Sachant qu'à la base de la tour-porte s'étendaient les douves, il n'est pas surprenant que cette construction fût les latrines.

--> Pour ceux qui douteraient de mes supputations, je vous offre cette vue pour réfléchir.

Latrines à l'extérieur (gauche)... Bretèche à l'intérieur.

  Le toit n'est point d'origine médiévale

Les entrées

  En prenant un peu de recul, je prends la mesure défensive de cette beauté Bérrichonne. Il y a  :

* Au sommet, les vestiges des mâchicoulis.

* En dessous, une salle de surveillance et de défense (ouverture rectangulaire).

* Les emplacements des flèches des 2 ponts- levis.

* Au même niveau, une autre salle pour soldats (ouverture rectangulaire).

* Les encadrements des ponts lorsqu'ils sont relevés. Une porte charretière à gauche et une porte piétonne à droite.

Avez vous remarqué le blason ?

    Ce sont les armes de la famille De Velard : "D'azur semé de croisettes d'or et un chef du même".

  Si ce vocabulaire ne vous est point familier ou si l'art des blasons vous intéresse, voici un site que j'apprécie.

  Vais je pouvoir traverser sans encombre ?

     L'intérieur :

J'entre en observant

     Devant la large porte, je tente de comprendre les autres systèmes défensifs, car l'absence de tour latérale pour protéger l'entrée me surprend.

     Sur les cotés, je vois des gonds ayant porté un double vantail, mais je ne distingue aucune trace de rail pour une herse.

  Le mur très épais réalisé avec des pierres correctement taillées possède un trou pour recevoir une poutre bloquant les vantaux.

 

Les défenses actives

    Après avoir observé les défenses passives (porte, poutre, pont..), je cherche des systèmes de défense qui permettent, non pas de bloquer l'assaillant, mais de lui faire mal.

* Le premier est un assommoir.

* Le deuxième est une archère cruciforme avec un grand ébrasement. Souvenez vous, à l'extérieur je vous l'ai déjà montrée. Dans cette "casemate", l'archer avait un espace pour se protéger entre 2 tirs de flèche.

 

C'est la fin

   Ne souhaitant pas pénétrer dans la ferme, j'arrête ma visite ici non sans avoir remarqué la fente pour une herse. L'assaillant, s'il avait pu entrer ici, se retrouvait piégé.

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, Raoul de Déols, seigneur d'Issoudun (voir son château), fait construire un château en ce lieu (à vérifier).

* En 1118, le, château est construit ou aménagé (mes sources sont contradictoires).

* En 1187, le roi de France Philippe Auguste (voir liste) s'empare d'Issoudun et par conséquence, récupère la seigneurie de Paudy.

* Au milieu du 13ème siècle, le Roi (voir titre de noblesse) de France Louis IX donne la seigneurie de Paudy à un membre de sa famille : Raoul de Courtenay.

* A la fin du 14ème siècle, Jean de la Personne, Chambellan du Duc de Berry, hérite de la seigneurie (à vérifier).

* Au début du 15ème siècle, la seigneurie appartient à Jean de Blanchefort surnommé : L'écorcheur (attribut souvent associé dans les textes à Armagnac).

* Vers 1483, le prince Zizim aurait été retenu quelques jours dans ce château. (Je vous ai déjà montré un château où ce monarque fut en résidence surveillée : Rochechinard).

* Au 16ème siècle, le site appartient à la famille Chevrier.

* En 1580 ou 1596 (?), à la mort du dernier héritier nommé Claude Chevrier, le site appartient aux De Velard.

* En 1680, Philippe De Velard n'habite plus le château.

* Vers 1700, le château est vendu (je n'ai pas trouvé le propriétaire. Peut être est il aux La Fond ou aux La Ferté Gilbert ?).

* En 1788, Agnès-Charlotte de Rivière de Riffardeau séjourne au château.

* En 1900, le château est vendu (je n'ai pas trouvé le nom propriétaire).

* En 1924, le château est vendu (je n'ai pas trouvé le nom propriétaire).

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite dans le silence. La propriété est privée, veuillez respecter le site et la tranquillité des habitants.

 

Je vois double !

 

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 05:50

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

 

Résumé :

    «D’abaque à ‘zzoumar, d’abadengo à zindiq, d’averroïsme à stavkirke, près de 5000 termes, notions ou expressions, couvrant le champs des activités humaines foisonnantes qui se sont déployées pendant plus de 1000 ans du nord de la mer Baltique aux confins sahariens, permettent d’appréhender la richesse et la complexité des réalités dites médiévales. Aider à comprendre le sens des mots, leurs origines et leurs glissements, tel est l’objet de ce Vocabulaire conçu comme un outil donnant accès de plain-pied aux sources écrites ou archéologiques ainsi qu’à la recherche et à l’historiographie les plus récentes.»
 
 

Mon avis :

Pourquoi pas !!!!
 
Il existe de nombreux dictionnaires sur le vocabulaire médiéval, alors, pourquoi "parler" de celui ci ?
    L'originalité de cet ouvrage est l'ouverture vers d'autres civilisations, et sa simplicité.
 Certes, il manque un peu de photo et de schéma, mais dans le sac à dos, il prend peu de place et pour les peu fortunés, son faible prix est un atout non négligeable. Il rend accessible le vocabulaire de nos très lointains ancêtres.
 
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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 07:30

 

Département :  36 - INDRE

Un diamant dans un écrin de verdure 

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Chaillac est située à 80km au Sud-Est de Poitiers, à 60km au Nord de Limoges et à 45km au Sud-Sud-Ouest de Châteauroux.

   Coordonnée du château :

46° 24' 56.671" N 1° 19' 13.112" E
 46.415742°  1.320309°

 

Le château :  

     L'extérieur :

La découverte

    Depuis la commune de Chaillac, mon destrier prend la route du Sud-Est en direction du hameau de Brousse. Lentement le plaisir monte à la vue d'une tour que je pressens en ruine.

   Avec mon oeil d'aigle, j'aperçois plusieurs constructions dont une belle semble posée sur une motte. J'ai hâte de la caresser.... du regard bien sur, Chevalier je suis.

  Faudra-t-il tirer la chevillette pour que la bobinette cherre

Porte close

    Arrivée proche du château, j'ai la tristesse qui m'envahit : Le site semble fermé au public ce jour.

Qu'importe, je pressens le plaisir !

   Même clos, le portail d'entrée montre de nombreuses caractéristiques défensives :

* Au sommet, les vestiges de mâchicoulis (voir vocabulaire).

* Puis les fentes des flèches de levage d'un pont.

* Puisqu'il y a 3 fentes, il semble évidement qu'il y a une entrée pour carrosse et une pour piéton.

* Les 2 ouvertures d'entrée que j'avais devinées sont visibles.

* Avec la végétation, il est difficile de voir l'épaisseur du mur, mais je la pressens importante.

* Le mur que j'entrevois à l'intérieur signifie que cette entrée devait être un châtelet. De chaque coté, il me semble voir les fantômes de rondes tours de défense de la porte.

Plan du château de Brosse 

Plan du château

  Pour comprendre cette immense ruine, il est important d'assimiler son architecture pentagonale :

B - Bâtiments (communs),

C - Châtelet d'entrée,

E - Eglise (chapelle ?)

P - Puits (citerne ?)

D1 - Donjon défensif : 13ème siècle,

D2 - Donjon primitif sur motte : 12ème siècle.

 

Précisions

  L'ensemble est entouré d'un fossé creusé dans le roc. Les années et les gravas des courtines l'ont aplani. Les archéologues ont estimé qu'il avait une largeur de 12 mètres pour 3 mètres de profondeur.

   Une basse cour précédait l'ensemble (coté Nord). Elle est difficilement identifiable car les remparts définissant son périmètre ont disparu.

Mes rondeurs ne sont pas là pour attirer les hommes. 

Le rempart

   Lentement, je longe la rectiligne courtine. Sa faible hauteur ne me permet pas de voir si elle possédait un crénelage et des fentes défensives. Je ne distingue que des trous de boulin (voir vocabulaire).

    Quelques mètres plus loin, de rondes constructions très rapprochées me fascinent. Avec un peu d'attention, il est possible de voir que ces tours possèdent des archères canonnières positionnées à 90° chacune.

   * Deux archères protègent donc la courtine,

   * La dernière "attaque" les assaillants.

 

Analyse des tours

   Même si ces tours ne sont pas exceptionnelles, elles sont représentatives des évolutions défensives au 13ème siècle :

* Forme circulaire pour supprimer les angles morts,

* Base talutée pour renforcer l’assise. Cette astuce rend le travail de sape très long et difficile.

* Solide base posée sur le rocher.

* Archère en étrier.

J'aurai besoin d'une chirurgie esthétique

 

Quelle chance d'avoir une ruine

   Dans les châteaux entiers, il est difficile de comprendre le travail des maçons et des architectes car tout est propre et fini. Face à une ruine, les entrailles des murs se dévoilent.

   Derrière le joli parement de pierres bien alignées se cache un remblai des déchets de taille de pierre et des galets.

 

Autre chance d'être devant une ruine

  Cette tour qui paraît intacte est en réalité meurtrie comme la courtine qu'elle devait protéger au Moyen âge.

 Comme sa consoeur, elle montre un remblai classique, mais c'est surtout l'effondrement dû à une archère qui est intéressant. Je peux voir l'épaisseur du mur et la voûte.

Suis je au bout de mes surprises ?

Je ne suis plus que l'ombre de moi même 

Une tour géante !

  Je continue ma découverte de l'extérieur du château en longeant la courtine arasée qui comporte quelques fentes défensives. Soudain, je tombe nez à nez sur une gigantesque tour.

Etait ce l'habitat de Gargantua ? 

  Que nenni, ceci est le donjon extérieur.

 

Pourquoi un donjon extérieur ?

   Contrairement à la plupart des donjons bâtis à la fin du 12ème et au début du 13ème siècle de type Philippien (nom donné au style défensif imposé par le roi Philippe-Aguste (voir liste) consistant à construire la tour maîtresse dans un angle de l’enceinte pour une défense active), celui de Brosse est au centre de la courtine (même s'il est vrai que le rempart n'est point linéaire).

  Mais j'assimile cette position du donjon au style Philippien car la puissante tour n'est point un refuge dans le château mais bien une tour défensive protégeant le rempart sur la partie la plus vulnérable.

 

Le donjon extérieur

* Avec sa base talutée d'un diamètre de plus de 20 mètres,  puis avec un fossé large et profond, il paraît invulnérable.

* Avec une hauteur de plus de 30 mètres, il permettait de voir l'ennemie et de comprendre sa stratégie d'attaque.

* Avec un diamètre extérieur de plus de 15 mètres, je suppose que de nombreux soldats étaient présents à chaque étage.

  Mais un détail me surprend. Le donjon ne comporte aucune archère

Est ce du à des consolidations ?

 

 

==>  Pour découvrir les richesses intérieures de ce château fort,

veuillez cliquer ici

 

 

 

Ce panneau prouve que la ruine est un magnifique site protégée

 

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 07:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgTrappue est cette belle tour

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village d'Escales se situe à 28km à l'Ouest de Narbonne et à 6km au Nord-Ouest de Lézignan Corbières.

    Coordonnées de la tour :

43° 13' 8" N 2° 42' 13" E
 43.219059  2.70362

 

Le château :  

     L'extérieur :

L'arrivée

    Sur la petite route départementale proche de Escales, mon instinct de Chevalier-Castellologue me quémande de lever la tête. Au loin survolant les arbres, une imposante tour me fait signe.

  La colline portant cette merveille est à 2km au Sud-Est du village.

 

Anecdote

  Comme souvent, la connaissance orale et les accent régionaux transforme la vérité. Je vous ai déjà montré un exemple ici., puis un autre là.

  Cette construction fortifiée est nommée très souvent : La Tour Romaine. Hors, il n'en est rien. Elle date de l'époque Romane du 12ème siècle.

 

Premiers indices

    Avant d'admirer la tour, je constate que des vestiges de remparts sont visibles dans la pente. Ce site n'était pas qu'une simple tour de guet.

 

     L'intérieur : 

Comme au temps du cinéma muet !Les vestiges   

   En franchissant le "rempart symbolique", je découvre sur la plate-forme, d'autres vestiges de constructions. Bien qu'il soit difficile de déterminer la fonction de chaque pièce, les murs intérieurs, les couloirs,les portes sont identifiables.

 

La tour

    Évidemment, la star du site est incontestablement la tour. Ses dimensions la rendent habitable, mais l'absence de fenêtre m'informe qu'elle n'a pas été aménagée pour le confort après le 14ème siècle.

   La différence de qualité des parements d'angle m'informe que cette tour a été rehaussée à des époques différentes.

 

Les défenses

   La tour ayant été arasée, il n'est pas possible de savoir si mâchicoulis et crénelage (voir vocabulaire) existaient.

     Il est quand même possible de voir des fentes verticales sur plusieurs façades. Ce sont des archères du 12ème siècle.

Aviez vous vu celle-ci ?

   En partie basse, cette large fente ne ressemble guère à une archère. J'opte pour un puits de lumière.

 

L'intérieur de la tour

   Par une porte ouverte récemment (normalement la base d'un donjon est inaccessible, la porte devrait se situer au moins à 3m du sol) j'entre dans la tour. La salle basse est sombre. Il faut un peu de temps à mes yeux de Castellologue-Amateur pour voir cette magnifique ouverture que j'avais reconnue quelques minutes plus tôt à l'extérieur.

  Je ne suis pas dans une belle salle habitable avec plafond voûté d'ogives, mais dans le ratier  (voir vocabulaire) avec au plafond, une trappe d'accès.

 

Au secours !

  Pendant que j'admirais chaque pierre et que j'observais le puits de lumière, un plaisantin a fermé la porte. Je suis enfermé dans les oubliettes.

Au secours... ... Je ne peux point sortir !  

  C'est donc la fin de ce blog puisque je ne pourrai plus visiter d'autres ruines. 

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 11ème siècle, le château appartient au chapitre cathédrale de Saint Just de Narbonne.
* En 1231, le château est vendu à ????
* Après le 15ème siècle, il semble que le site ne soit plus habité.
* Au 20ème siècle, la tour appartient à la commune.
* En 1942, la tour est inscrite aux Monuments Historiques.
* En 1980, une campagne de fouille est organisée.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre existe, soyez prudents.

 

La vue est la richesse de cette massive tour

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