Translation




 

 

 
 
French to English French to German French to Italian French to Spanish
French to Japanese French to Korean French to Russian French to Chinese (Simplified)
 

 

 
 

 

 

 

 

Ombre et lumière

3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 07:30

 

Département :   40 - LANDES

 Il est évident que l'église est fortifiée

Le bourg :

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Saint Aubin est située à 24km au Sud-Ouest de Mont de Marsan et à 10km au Nord-Ouest de Hagetmau.

  Saint Aubin est proche de la petite rivière nommée : Gouaougue.

      Coordonnées du bourg :

43° 42′ 42.84″ N 0° 41′ 45″ W
 43.7119°  -0.695833°

 

L'église :

    L'extérieur :

La découverte

    Depuis le parking de l'église, je n'ai aucun doute sur l'aspect fortifié de cette construction. Le clocher ressemble à un donjon, mais :

Comporte-t-il des archères, bouches à feu, bretèches le rendant invulnérable ?

 

L'enquête commence

    Le clocher-tour est impressionnant. Sa forme parallélépipédique avec son toit à faible pente lui donne un aspect trapu. Cette sensation est renforcée par les puissants contreforts aux 2 angles.

     Sur 3 faces, une petite fente verticale ressemble à une archère primitive et l'ouverture sous le toit peut être assimilé à un crénelage. Le 4ème coté ne comporte aucune archère. J'ai imaginé que cette face communiquait avec la nef et (pourquoi ne pas rêver) vers une salle de repli avec chemin de ronde. 

Voyez vous toutes les défenses de cette église ?

A part le haut clocher-tour, y a t il d'autres signes de défense ?

 

La nef

    Cette église est un véritable puzzle architectural avec des formes, des couleurs et des matériaux différents.

Cette vue globale me met en joie.

    La nef comporte des archères droites situées à gauche de chaque fenêtre. Leur dimension, ébrasement et forme me font penser à un système défensif du 12ème siècle. 

 

L'abside

    L'abside est percée de 5 fenêtres de style Roman encadrées par des colonnes dont les sculptures n'ont pas résisté au temps. Chaque ouverture est encadrée de contreforts curieusement de largeur, hauteur et profondeur différents. La raison m'échappe !

Au dessus, les panneaux en bois cachent ils des créneaux

ou un chemin de ronde ?

  Je ne peux pas l'affirmer. Il faut entrer pour comprendre.

 

    L'intérieur :

  Hélas, comme trop souvent au 21ème siècle, l'église est fermée en dehors des offices. Je me console en admirant le paysage et l'immensité de cette région plate.

   Il est temps maintenant de découvrir l'autre fortification de Saint Aubin dans le hameau de Poyaler.

 

 
Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.
* Au 14ème siècle, fortification de l'église par l'ajout d'un clocher-tour.
* Au 18ème siècle, modification de l'église.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite depuis la place. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

L'horizon est infini dans cette région plate

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Vers Menu châteaux des Landes
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Guyenne : 33 40
commenter cet article
2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 07:30

 

La description de l'extérieur du  château est ici.

 

 

Département :  36 - INDRE
  'Je me déshabille pour vous' dit elle

Le château :  (suite)

     L'intérieur :

L'imposant donjon

   En contournant la haute tour maîtresse, puis en suivant les vestiges de la courtine, j'ai la merveilleuse surprise de constater que le mur s'est écroulé. Ainsi, sans pénétrer dans la propriété privée, je peux voir l'intérieur du château et surtout les entrailles du donjon.

Voyez vous toutes les merveilles ?

  Ceux qui osent dire "Non Chevalier" doivent consulter un ophtalmologiste, car des "milliers" (ou presque) de détails se livrent à ceux qui savent lire les ruines.

  Que vois je :

1 - L'épaisseur du mur,

2 - Une fenêtre au sommet,

3 - Un fantôme de fenêtre sur la gauche,

4 - Un parement intérieur presque parfait,

5 - Plusieurs niveaux/étages,

6 - Une cheminée,

7 - ....

 Je vous laisse deviner la suite.

Le donjon primitif s'ennuie tout seul 

Une grande surface 'vide'

  Sur la pointe de mes chausses, je me hisse pour regarder au dessus de la luxuriante végétation. Je vois :

* D'abord, une grande surface verte dépourvue de bâtiment. Je suis certain que de nombreux communs existaient,

* Ensuite, le petit puits dans la haute cour,

* Et enfin, une fine tour au centre. C'est l'emplacement du donjon primitif  (le premier château).

 

L'autre donjon

  Je pensais que ce donjon primitif était posé sur une butte, mais en regardant avec attention, je remarque :

* Une entrée en partie basse,

* Des murs sur les 3 cotés de la haute construction,

* De fines ouvertures verticales à chaque étage.

Conclusion :

   Ce que je vois n'est point le donjon mais une tour escalier extérieur. Le bâtiment devait être de forme parallélépipédique. Une ronde tour flanque a dû lui être greffée ultérieurement.

   Mon explication justifie la présence d'une porte au niveau du sol. Au moyen âge, l'entrée d'un donjon était à plusieurs mètres au dessus.

 

Je repars, mais des surprises m'attendent

    Pensant avoir tout vu, lentement je rebrousse chemin quand mon oeil d'aigle voit, sur les murs, quelques systèmes défensifs. Ils semblent avoir été aménagés après la construction des parois. Leurs architectures diffèrent mais la forme du trou prouve que le château était encore fonctionnel à l'époque des premières armes à feu.

 

brosse-47

brosse-46

 

 

Histoire du château :

* Vers le 1er siècle, le site semble occupé par les Romains.

* En 974, le chroniqueur Aimoin de Fleury mentionne le nom de castrum quod Bruciadicitur. Le site appartiendrait à Giraud (ou Géraud), Vicomte (voir titre de noblesse) de Limoges.

* A la fin du 10ème siècle, le site semble appartenir à Guy 1er, Vicomte de Brosse.

* En 1001, un conflit oppose les deux coseigneurs du château : Adhémar, fils de Guy et Hugues de Gargilesse.

* En 1025, Adhémar décède. Il ne semblait plus être le seigneur de Brosse depuis quelques années (à vérifier).

* En 1325, Jeanne de Brosse épouse André II de Chauvigny. Elle apporte le château en dot.

* En 1370, en pleine Guerre de Cent ans, Guy II de Chauvigny, Vicomte de Brosse, prend le parti du Roi de France Charles V (voir liste). Cet acte déplait aux Poitevins. Puisque les Barons du Poitou ont massivement choisi le parti anglais, ils se doivent d'attaquer le château de Brosse devenu Français. Le château est partiellement détruit.

* Au 15ème siècle, le château n'est (peut être) plus habité par le Vicomte.

* Durant la deuxième moitié du 15ème siècle, un membre de cette grande famille, Jean de Brosse, devient maréchal de France et chambellan de Charles VII. Il est aussi le compagnon d'arme de Jeanne d'Arc.

* Au 16ème siècle, la famille Bourbon-Montpensier possède le château de Brosse.

* En 1768, Joseph de Fougières achète le château. Il fait démonter les pierres pour les utiliser dans son autre résidence. Tuiles, charpentes et poutres sont enlevées marquant la fin de ce château.

* Les hommes du 19ème siècle continuent le "pillage" du château. Ruine minimale sera son avenir.

* En 1820, une des tours s'effondre.

* En 1838, d'autres pans de murs s'écroulent. Les habitants du hameau profitent des pierres pour leur maison.

* En 1935, les ruines sont inscrites aux Monuments Historiques.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La découverte de l'intérieur semble possible certains jours. Veuillez respecter la ruine si fragile et la propriété privée.

 

Le vert, est ce l'espoir d'un futur sans démolition ?

 

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 36 Vers Menu châteaux de l'Indre
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Berry : 18 36
commenter cet article
1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 06:55

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

Résumé :

    « Le Moyen Age constitue un épisode presque mythique de notre passé, dans le creuset duquel l'alchimie de l'Histoire jeta toutes les bases de notre civilisation moderne.
   Le témoin le plus éloquent de cette époque est sans conteste le château fort, cet acteur essentiel des contes de notre enfance, qui évoque dans l'inconscient collectif l'autorité brutale d'un univers farouche tout autant que l'idéal chevaleresque et l'amour courtois. Avec l'Eglise, il représente toutes les valeurs morales de ce lointain passé, en même temps que sa principale expression architecturale. Et c'est à l'abri de sa silhouette dressée que s'est construite la société féodale et que se sont mis en place la plupart des villages et des coutumes qui allaient parvenir jusqu'à nous.
   L'Isère semble aujourd'hui pauvre en châteaux forts, mais le coeur de l'ancienne principauté dauphinoise recèle au contraire un grand nombre de vestiges, pour la plupart méconnus car dissimulés à présent au regard des hommes. L'ouvrage qui vous est présenté vous propose de les retrouver et vous offre la clé pour pénétrer dans l'intimité de ces fascinantes constructions castrales, dont le monde féodal a laissé de très nombreuses empreintes dans ce département.
   Ce livre décrit le panorama castral de 134 communes situées dans le bassin grenoblois, la vallée de la Gresse, le Grésivaudan, la Chartreuse, Belledonne, le Voironnais et la Bièvre. Ce sont au total plus de 560 châteaux forts, maisons fortes, mottes castrales, oppidums antiques et manoirs Renaissance qui sont décrits : un inventaire exhaustif illustré de photographies et de dessins de reconstitution réalisés par l'auteur. Sont également évoqués, de façon plus succincte, les principaux châteaux du reste du département, soit 140 sites au total. »
 
 
Mon avis :
Le seul livre complet sur les châteaux de l'Isère  !
 
   Le Dauphiné était une province étendue qui couvrait 3 départements actuels :
  • - La Drôme,
  • - l'Isère,
  • - Les Alpes de Haute Provence.
  De nombreuses provinces voisines parfois belliqueuses obligeaient le Dauphin et ses vassaux à construire des châteaux dans toutes les vallées, et elles étaient nombreuses. Hélas, le temps a fait son oeuvre de destruction de ses forteresses.
    Eric Tasset a réalisé un travail extraordinaire en Isère pour retrouver les traces de ces châteaux souvent abandonnés à la végétation. Il a classé ses châteaux par ordre alphabétique, comme un dictionnaire, ce qui est pratique pour la recherche.
   Chaque château ou ruine a une descrition architecturale, et un pan de son histoire est révélé. Bien que le médiéval représente une place importante, toutes les constructions castrales sont décrites.  L'ouvrage ne comporte que peu de photos et toutes en noir et blanc, mais pour quelques ruines, Eric (oui, je le nomme par son prénom car je l'ai vu un jour, et j'ai même une dédicace.... Mais il ne me connait pas en réalité) a eu une idée extraordinaire :
    Par des croquis d'architectures, il nous présente le château tel qu'il était au Moyen Age. J'ai fait l'expérience :
  •  Je suis allé voir la ruine du château de Saint Quentin sur Isère, puis celle de Varces.......... et là, avec ce livre, j'ai TOUT compris, bien qu'il ne reste que 3 cailloux (c'est vrai, j'exagère un peu, il doit en rester ...... 8   hihi).
   Il n'existe que peu de livres sur les bâtiments fortifiés de l'Isère, et la plupart sont épuisés et non réédités depuis 50 ans........... Alors, si vous êtes un castellologue amateur comme moi, ou un passionné d'histoire, ou un curieux voulant comprendre l'Isère n'attendez pas, achetez le avant qu'il disparaisse à jamais...... comme nos ruines.
 
  Pour l'époque médiévale en Dauphiné, il existe d'autres ouvrages :

 


 

Pourquoi ne pas "visiter" maintenant les châteaux de l' ISERE  ?

 

 
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans LIVRES sur l'époque médiévale
commenter cet article
1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 03:00

 

Département 09 - ARIEGE

Voyez vous une église fortifiée ?

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Les Pujols est situé à 70km au Sud-Est de Toulouse, à 50km Ouest-Sud-Ouest de Carcassonne, à 15km à l'Ouest de Mirepoix et à 10km au Sud-Est de Pamiers.

     Coordonnées du bourg :

43° 5′ 21.12″ N 1° 43′ 9.84″ E
 43.0892°  1.7194°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

   Il est souvent difficile de trouver des ruines médiévales car il est rare qu'elles soient mises en valeur et/ou identifiées par des panneaux. L'avantage d'une église est qu'elle trône souvent au centre du bourg, avec parfois un panneau routier indiquant la direction. C'est donc sans difficulté que je découvre ce bâtiment religieux.

   Mais rapidement, je "déchante". Je ne reconnais pas dans cette architecture les bases d'un système défensif.

Pensez vous que cette construction soit encore fortifiée ?

Les hommes du 21ème siècle ont repeint la vielle église 

L'analyse 

    Lentement je m'avance en cherchant à comprendre ce bâtiment :

1 - L'architecture semble datée de l'époque Romane.

2 - Le chevet plat et l'absence de transept m'informent que le bâtiment n'a pas été fortement modifié après sa construction.

3 - Les fenêtres sont positionnées hautes, ce qui est une bonne solution de défense, mais elles sont trop larges et facilitent l'intrusion.

4 - La sacristie coté chevet doit être un aménagement tardif.

5 - Les contrefort plats sont nombreux.

6 - Je suis surpris par la position "vulnérable" (trop basse) des fenêtres entre chaque contrefort. Cette modification a du être effectuée plusieurs siècles après sa construction.

7 -Les ouvertures carrées ressemblent à des trous de boulin (voir vocabulaire). Mais leur nombre et leur rapprochement ne me semble pas logique. Doute sur leur fonction j'ai.

8 - Au dessus de certains trous, il me semble voir une archère droite primitive. Mais j'ai tant d'imagination que je préfère ne point m'étendre sur ce sujet.

    Ne comprenant pas quel détail a pu être la raison de la qualification "Fortifié", je décide de prendre un peu de recul pour mieux observer l'église.

Et c'est ainsi que je vois....

 

Un clocher fortifié ou un trompe l'oeil ?

Le clocher

   De loin, la construction portant 4 cloches est un compromis entre un clocher-peigne et un clocher-mur. Au sommet, il me semble voir un crénelage, mais cela ressemble plus à un leurre qu'à un véritable système défensif.

    En le contournant, j'ai la sensation que ce mur appartenait à une autre construction fortifiée (une maison forte ou un château accolé ?).

   De face, s'il n'y avait pas les cloches, je pourrais affirmer que j'observe une courtine de château fort. Mais en m'approchant, je constate que les mâchicoulis sont faux. Ce type de "trompe-l'oeil" me fait penser à l'église de Surville dans le Manche.

 

Le secret du système défensif

   A travers l'écran, je sens votre regard interrogateur et même une moue dubitative. Vous pensez : "Le Chevalier Dauphinois se moque de nous, à moins qu'il devienne fou. Point défensive est cette église !"

  J'ai tant de respect pour mes merveilleuses lectrices et mes fabuleux lecteurs que je n'oserai point détourner la vérité ni affabuler. Cette construction aurait eu un simple chemin de ronde en bois similaire à un hourdage (voir vocabulaire). Ce dessin devrait vous le faire comprendre.

 

Le portail

   Curieusement, le portail n'est pas à une extrémité de l'église  (coté clocher par exemple) mais sur le côté sud. Il comporte trois archivoltes en arc brisé. Cette architecture est surprenante en comparaison du reste de l'église.

Est ce un ajout ultérieur ?

    Encadrant l'ensemble il y a des blasons et une inscription. Les archéologues ont réussi à lire : "Renaud IV de Pons, gendre du duc de Lévis (1296-1335)".

 Quel contraste avec l'extérieur !

        L'intérieur :

J'entre

    En entrant, je retrouve mes classiques repères d'une église Romane ayant évoluée lentement avec les siècles.  N'étant pas un grand spécialiste du mobilier religieux, je vous laisse admirer l'autel et l'abside.

 

C'est la fin

   Dans un silence de "cathédrale", je cherche quelques indices pour un castellologue-amateur. Ne voyant aucun système défensif (ce qui est logique puisque ce fut un hourdage qui réalisait cette fonction), sur la pointe de mes chausses je reprends le chemin de la lumière (point divine puisqu'elle est ici) extérieure.

   Coté opposé à l'abside, un détail m'interpelle. Point un vrai détail cela est, mais un escalier. Evidemment, il monte (puisque c'est sa fonction ) vers.... le haut.

   Évidemment, vous êtes si perspicaces que vous avez deviné qu'en l'empruntant, il me mènera vers le clocher.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 13ème siècle, construction de l'église.

* En 1330, l'église fortifiée de hourds est achevée.

* En 1551, l'église échoue d'un nouveau patron : Saint Blaise.

* En 1850, des contreforts sont démolis pour construire une sacristie extérieure.

* En 1870, la crypte est murée.

* En 1889, les murs sont repeints cachant "définitivement" les oeuvres médiévales.

* Au milieu du 19ème siècle, des fenêtres sont aménagées entre chaque contrefort.

* Au 20ème siècle, après quelques recherches et études d'historiens, une association de sauvegarde est créée.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Blaise) est libre et gratuite. 

 

Êtes vous convaincus que cette église fut fortifiée ?

Vers Menu églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 09 Vers Menu châteaux de l'Ariège
Repost 0
1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 00:12

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose. 

 

Résumé :

    « Christianisme dissident apparu dès avant l'An Mil, le catharisme s'est nourri, trois siècles durant, des pulsions réformatrices ou simplement contestataires qui agitaient l'Europe occidentale.
   Vingt ans de guerre et un siècle d'Inquisition ont inscrit leur histoire dans des milliers de documents écrits. Mais la terre aussi a gardé les traces tangibles du drame cathare : ce sont les vestiges des châteaux forts dressés contre la Croisade puis contre la persécution.
  Certains d'entre eux figurent parmi les plus formidables forteresses de l'Europe médiévale. Restent aussi les villes et les lumineux paysages du Midi, tour à tour tendres et rudes, où vécurent des hommes et des femmes dont beaucoup, voici plus de sept cents ans, sont morts pour la liberté de croire à la religion de leur choix. De très belles photos de Gérard Sioen illustrent le récit de ce tragique épisode raconté par Michel Roquebert. »
 
 
Mon avis :
Texte fascinant  et  photos parfaites !
 
    Si vous faites collaborer 2 hommes extraordinaires sur un même projet, cela ne peut faire naître qu'une réalisation exceptionnelle !
 
   Gérard Sioen est un photographe peut être pas très connu du grand public, mais ses photos sont incroyablement belles. Je l'ai vu (pas personnellement, son oeuvre bien sur) il y a plus de 10 ans, lorsqu'il exposait aux Baux de Provence. Ses réalisations sur la Camargue et la Provence m'avaient subjugué, au point d'afficher dans ma modeste masure trois photos sur mes murs (ruinés bien sur).
   Dans un article accordé à Pyrénées Magazine, j'avais noté une phrase : "Je commence à photographier quand vous rangez votre appareil". Et il est vrai que ses photos sont parfois irréelles.... Il y a toujours une ambiance dans ses images, l'atmosphère est parfois fantomatique.
 
   Roquebert : Dois je vraiment vous le présenter ?..  C'est LE grand spécialiste de l'histoire des Cathares et de leurs persécuteurs.  Je vous avais décrit un de ses livres sur l'emblématique Simon de Montfort. (Le Catharisme est un sujet tellement riche qu'il faudrait consacrer un blog entier sur les us et coutumes, les forteresses, la croisade des Albigeois, la persécution ....).
   En plus d'être un historien extraordinaire, Roquebert a une plume alerte. Lorsque l'on commence à lire ses proses, on en oublie de manger tant les récits sont vivants.
 
   Un livre qui soit beau à regarder (par la qualité des images) et riche à lire (par l'interêt des mots et du sujet) , il n'y en pas tant que cela. Ne manquez pas cet ouvrage, il est chez vos libraires en ce moment. Dans quelques mois, vous regretterez de ne pas l'avoir acheté...... Peut être vous le prêterais je ?


 Pourquoi ne pas "visiter" maintenant les châteaux de l' ARIEGE , de l' AUDE  ou des  PYRENEES orientales ?
 
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans LIVRES sur l'époque médiévale
commenter cet article
20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 07:30

 

Département 09 - ARIEGE

Le matériel secret pour trouver les ruines

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Carla Bayle est situé à 33km au Nord-Ouest de Foix (voir son château), à 27km au Nord-Est de Saint Girons et à 12km au Sud-Sud-Est de Montesquieu Volvestre.

   Le château se situe à 4km au Nord-Ouest de Carla Bayle.

       Coordonnées du château :

43° 10' 33" 1° 21' 49"
 43.175911  1.363859

 

Le château : 
        L'extérieur :
Le secret du Chevalier

   Depuis plusieurs années, je vous fais croire que j'ai un sixième sens pour trouver les ruines de châteaux forts ou que mon destrier est très intelligent et prédit les zones visitables.

Je vous ai mentis ! 

  Même s'il est vrai que je dispose de cartes précises, je possède aussi un GPS avec une option spéciale montrant la plupard des lieux-dits et curiosités peu connues.

   Il est donc facile de trouver la ruine du château Gélis. Mais ce que mon appareil extraordinaire ne dit pas c'est :

Quel est son état !

 

L'approche

    Pour découvrir le château de Gélis, il faut emprunter une petite route en direction de ces lieux-dits. Même si la pente n'est pas très importante, il semble évident que le château soit posé au sommet de la petite colline.

   A l'approche d'un virage, il me semble voir une construction envahie par la végétation.

Est ce mon Graal ?

Voyez vous un château fort dans cette jungle ? 

La découverte
   Debout devant la façade, je suis très surpris. L'architecture ne ressemble pas à celle d'une tour médiévale mais plus à une maison "récente" ou renaissance.

    Pensant que je me suis trompé de lieu, je sors ma deuxième arme secrète (qu'un ami m'avait prétée pour ma semaine de vacances en Ariège). Les satellites me prouvent que je suis bien en face du château de Gélis.

 

Rapide analyse

 * La construction est parallélépipédique.

 * Elle comporte un rez de chaussé et un étage identifiable.

 * Je pressens que la tour a été arasée, car je soupçonne la présence d'au moins un autre étage.

 * Des trous de boulin sont visibles. Cette curiosité est rare à la renaissance et pour les constructions actuelles.

 * Sur les murs, les pierres sont pauvrement taillées et peu jointives.

 * Par contre les parements d'angle sont en pierres de taille.

 * Il m'est impossible d'affirmer que les fenêtres ont été posées après ou pendant la construction du mur.

Il faut adorer l'herbe pour être un chercheur de châteaux

 

Y a-t-il d'autres indices ?

   Je fouille dans les hautes herbes sans succès, j'écarte les branches à la recherche d'un vestige d'archère, je mets ma truffe au raz du sol espérant voir une merveille médiévale.

  Tous mes efforts de recherche sont infructueux, je ne vois que fantôme de petit mur sans âme. Je me console en admirant les champs cultivés sur le collines et les tournesols à la tête tombante.

 

 

Histoire du château :

* A la fin du Moyen Âge, il semble qu'une tour soit construite (à vérifier).

* Au 18ème siècle, une gentilhommière est notée sur la carte de Cassini.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La ruine est dans un champs privé. Veuillez respecter ce site.

 

Admirez les petites collines Ariégeoises

       Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 09 Vers Menu châteaux de l'Ariège
Repost 0
17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 07:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  Peu haute mais massive !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le village de Wimy est situé à 28km à l'Est-Nord-Est de Guise, à 13km au Nord-Est de Vervins et à 7km à l'Ouest d'Hirson.

      Coordonnées du bourg :

49° 56′ 2.72″ N 3° 59′ 57.43″ E
 49.93409°  3.999286°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

   En découvrant l'église dans son tapis de verdure, je pressens qu'elle comporte 2 parties distinctes :

* Une nef et un choeur non fortifiés et "récents".

* Une entrée très fortifiée.

   La différence de matériaux et de constructions entre "le bloc d'entrée" et la partie réservée au culte est flagrante.

  Donjon fortifié et tour d'angle, quelle magnifique église !

L'enquête commence

   Entre la nef et la tour ronde, je distingue une construction un peu plus haute et moins large. Elle ressemble à un donjon. Avec un peu d'attention, il est possible de voir à la base 2 fentes de tir verticales. A l'étage, 2 autres fentes confirment mon idée d'une salle de repli.

  Mais en regardant un peu mieux l'architecture de cette contruction cubique sans fenêtre, je penche pour un bâtiment de repli et de défense

 

Les tours défensives

    Posées sur un lit de pierres, les tours rondes en briques possèdent de nombreuses fentes de tir. Curieusement sur chaque niveau, elles sont asymétriques en quantités et dimensions.

   Dans les niveaux inférieures, les fentes sont assez hautes et  peu rapprochées. Mais au sommet, elles sont petites, alignées et très rapprochées.

Pourquoi cette différence ?

 

Protection de la porte

    Bien que la porte ne possède pas (ou plus) de système défensif rapproché comme une bretèche (voir vocabulaire) sa protection est assurée par les tours aussi bien par des fentes en hauteur que par des ouvertures pour tir rasant.

  Si les défenseurs somnolent à l'intérieur, je pense pouvoir entrer dans cette église.

 

    L'intérieur :

      Quelle chance, la porte s'ouvre et me laisse imaginer les beautés défensives que je vais découvrir. Hélas, l'accès aux tours est impossible, j'erre donc dans la contre-allée. Rapidement, je constate que l'intérieur a été refait et ne me transporte pas 5 siècles en arrière.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 16ème siècle, construction de l'église avec ses fortifications.
* En 1989, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martin) est libre et gratuite. La visite des fortifications est interdite. 

 

L'église a t elle dissuadé une attaque de quelques malandrins ?

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées  

Vers Menu châteaux et églises de l'Aisne

Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Picardie : 02 60 80
commenter cet article
12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 07:30

 

Pays :

 ESPAGNE

Région :

 CATALOGNE

 

Le bourg : 

   Situation (--> le voir sur une carte)

      La Pobla de Claramunt est un village situé à 10km au Sud-Est de Igualada et à 50km à l'Ouest de Barcelone.

  Coordonnées du château :

41° 33' 18.893" N 1° 40' 12.374" E
 41.555248°  1.670104°

 

Le château : 

    L'extérieur :

L'arrivée

   A la sortie de Villanova del Cami, sur la voie rapide C244, mon destrier s'arrête. Il a repéré au loin sur la droite un château sur une colline.

   Cette région nommée Anoia a été au 10ème siècle frontière entre les Comtés Catalans et des territoires des Maures.

   L'Anoia comporte de nombreuses ruines comme je les adore, avec des époques de construction étalées sur 4 siècles. Voici le 1er que j'ai visité: Le château fort de Claramunt.

 

Il est là haut ! 

      Le château est en haut d'une colline, uniquement accessible par une route non recouverte d'asphalte. Il est possible de se rapprocher en voiture (attention, le nombre de place dans les champs est limité), mais il vous faudra terminer l'ascension à pieds.

   Vingt minutes plus tard, un rempart avec des tours rondes posé sur le rocher m'informe que je suis arrivé.

  

Je le découvre lentement

   Comme toujours, je découvre le site en le contournant. Si vous n'êtes pas du signe du dahu (comme moi) je vous déconseille l'exercice car la pente est raide. Ceci est normal puisque je visite un château médiéval.

  Mais après quelques minutes dangereuses, je suis récompensé : Le magnifique donjon octogonal se dresse devant moi !

    Je ne rêve pas, Claramunt possède un donjon extérieur très excentré et de plus à 8 cotés, ce qui est rare.

   Enfin, je retrouve le sentier, et je vais tenter d'entrer par ce qui semble être la porte du château.

 

Anecdote

     La porte est fermée bien que je sois dans la plage horaire. Je sonne et j'attends plusieurs minutes car les 2 "accompagnateurs-guides" se mettent au frais dans une salle du château tant le soleil de Catalogne est chaud. De plus (comme me l'expliquera mon guide) les visiteurs sont rares en ce lieu loin des plages de la Costa Daurada (Je fus le seul entre 10H et 13H en ce dimanche), alors, pourquoi se feraient ils rôtir ?
   Je donne quelques piastres, je pénètre dans le "monde médiéval" et la porte est refermée rapidement derrière moi.....
Suis je leur prisonnier ?
   Aucunement. L'un des accompagnateurs est heureux de dialoguer avec moi sur ce monde millénaire qui est notre passion, mais il me fait comprendre que l'ombre dans les bâtiments est plus confortable pour la discussion.

 

   L'intérieur :

Le plan
    Pour comprendre l'aménagement du site castral, je vous propose une rapide lecture du plan simplifié :  

    En vert
: La basse-cour,
    En jaune
:L'église,
    En rose
: Le château,
    En bleu
: Le donjon octogonal.

 

  La basse cour
   La basse-cour (ou plutôt son fantôme) est plus une étendue d'herbe qu'un lieu montrant les vestiges des entrepôts, des écuries, des greniers, du four etc....
   Au fond, les tours rondes du rempart surveillent la jolie vallée.
 
L'église
  L'église de Sainte Marie occupe une place importante dans le château (voir le plan). En la découvrant, je me suis demandé si le château n'avait pas été construit autour pour la protéger. Son architecture romane est très pure.
   Contrairement à de nombreux châteaux, cette construction religieuse n'est pas une chapelle mais une véritable église qui accueillait jusqu'au 18ème siècle, les villageois pour la messe dominicale.
    L'église, qui ne comporte sur le plan que 2 travées, devait en posséder 3 (d'après mon guide). Cette vue confirme ses dires.

 

Les bâtiments castraux
   Le château étant payant, je ne me sens pas le droit de vous le montrer entièrement. Pourtant, je vais vous faire 2 cadeaux :

* Voici une caractéristique unique en Catalogne : Une archère double.
* Et là, l'entrée remaniée du donjon octogonal.

 

C'est la fin

  Il y a d'autres salles à découvrir (avec plafond voûté), ainsi qu'une petite exposition avec d'anciennes photos.
      Avant de partir, j'admire une dernière fois les remparts et le panorama de cette belle vallée.

 

 

  Histoire du château :

* Au 10ème siècle, une fortification est construite sur la colline.
* Au 13ème siècle, modernisation du château et des défenses.
* En 1453, le château est attaqué puis partiellement détruit.
* En 1454, le Comte (voir titre de noblesse) de Cardona fait de nombreuses consolidations.
* En 1714, l'église, certains bâtiments et remparts sont détruits suite à l'attaque des troupes de Philippe V. Le château est abandonné.
* Au 20ème siècle, une campagne de consolidation de la ruine est menée.
* Au 21ème siècle, la découverte extérieure de la ruine est libre et gratuite. La visite de l'intérieur et payante. Le risque de recevoir une pierre est très faible. 

 

Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Espagne médiévale
commenter cet article
11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 07:30

 

Département 18 - CHER

 Se mirer est l'activié principale de cette maison forte

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Chârost est situé à 42km au Nord-Est de Chateauroux, à 27km au Sud de Vierzon et à 22km au Sud-Ouest de Bourges.

     Coordonnées de la maison forte :

46° 59' 31.225" N 2° 7' 7.622" E
  46.992007°  2.118784°

 

La maison forte : 
        L'extérieur :
Préambule

   En ce beau jour de mai, après avoir visité quelques ruines et châteaux du Berry, j'avais envie de calme, de repos, de verdure et d'un moment de répit. Visiter chaque jour des fortifications médiévales est une activité prenante et fatiguante.

   Je savais qu'en ce lieu un bâtiment m'attendait, mais je voulais l'ignorer.

 Hélas, en posant mon séant j'entends une petite voix me dire :

"Chevalier, je suis là.

Je sais que tu es las.

Mais là je suis !"

   Comme vous le constatez, il n'est point facile d'être un castellologue-amateur, les sollicitations sont nombreuses.

 

La découverte

   Avant de lever mes merveilleuses fesses pour rejoindre cette belle, je tente de l'observer de loin. Elle semble posséder une ronde tour accolée à un bâtiment parallélépipédique (le logis ?).

   Je pressens qu'il va me falloir me déplacer jusqu'à elle, car la beauté médiévale me résiste et ne veut point de suite me livrer tous ses secrets.

Diantre, comme les belles adorent être séduites !... N'est ce pas mesdames ?.

  Je l'espionne depuis le trou d'une serrure virtuelle

Je philosophe
    Bien que la construction possède une tour ronde, cela n'en fait pas pour autant un bâtiment fortifié. Tel un chasseur (ou un séducteur... n'est ce point un synonyme ?) je l'observe avant l'attaque (ou la séduction.... n'est ce point un synonyme ?).

 

Premier signe défensif

   Sur la partie gauche du "logis", je distingue des fentes verticales sur 2 niveaux. Celle du bas est une archère modifiée pour arme à feu. Le système défensif a donc été adapté sur plusieurs siècles.

 

Je tente une approche

    Bien que la précipitation ne soit pas la bonne méthode (voir mon explication), je contourne le site en courant. Surpris je suis de découvrir ce mur (curieusement peu épais) empli de fentes verticales. Je pressens la reconstruction suite à un arasement car point de crénelage, ni mâchicoulis (voir vocabulaire), ni autres systèmes défensifs je vois sur cette courtine.

 

Une entrée bien fortifiée

   Le mur appartient au rempart extérieur avec en son centre une incroyable porte fortifiée. J'imagine que :

* La petite tourelle à gauche doit contenir un escalier en colimaçon pour le chemin de ronde du rempart.

* La porte devait être précédée par un pont levis (dont je devine les traces... mais mon imagination est si fertile que doute j'ai).

* Avec la rivière proche, il est raisonnable d'imaginer des douves.

Un bâtiment dans les remparts 

Mais pourquoi ?

  C'est la question que je me suis posée en découvrant ces constructions sur la droite.

Est ce que cette architecture vous interpelle aussi ?

 

Mes questionnements

1 - La présence d'un bâtiment s'appuyant sur des remparts est classique, mais le fait que le toit soit si visible ne l'est point.

2 - Évidemment l'absence de mâchicoulis et de crénelage prouve un arasement au profit du confort.

3 - La position non alignée de la tour m'interpelle. Elle ne pouvait point défendre le rempart coté entrée.

4 - La porte sous le toit était elle accessible depuis le chemin de ronde ?

  De classiques mais efficaces systèmes défensifs sont visibles :

* Archères et fentes de tir verticales sur le rempart.

* Fente horizontale (canonnière) sur la tour.

 

        L'intérieur :
  Hélas, close est la grille, interdite est la visite. Bien que timidement je toque, point de bobinette ni de chevillette pour que porte s'ouvre.

  Alors, je me soulève sur la pointe de mes chausses pour voler quelques secrets de construction.

Que vois je ?

  Je ne commenterai point et je laisse votre imaginaire se révéler.

 

 

Histoire de la maison forte :

  Je n'ai hélas aucune information historique sur cette maison forte.

Mais ayant la chance d'avoir des visiteurs très cultivés et passionnés, une partie de l'histoire m'a été révélée par messire Nicolas dans les commentaires - clic.

 

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Diantre !... Que voila une porte bien fortifiée

 

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 18 Vers Menu châteaux du Cher
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Berry : 18 36
commenter cet article
10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 07:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :
       Voyez vous une église fortifiée ?Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Corme Royal est situé à 25km au Sud-Est de Rochefort, à 20km au Nord-Est de Royan et à 12km à l'Ouest de Saintes.

     Coordonnées du bourg :

45° 44′ 48″ N 0° 48′ 40″ W
 45.746667°  -0.811111°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

   Les gravillons crissent sous mes chausses, ce bruit me berce et m'empêche de réfléchir.

Que suis je venu faire en ce lieu ?

  Bêtasse je suis, ma mission est d'immortaliser en photo l'église fortifiée de Corme Royal. Mais rapidement je déchante car point de système défensif je vois sur le chevet plat.

Vais je revenir bredouille ?

Troublante est cette église  

1ère analyse 

    Lorsque j'ai un problème avec une construction, je prends toujours un peu de recul pour mieux la ressentir. Rapidement, je peux tirer quelques conclusions :

 * L'architecture de l'église est peu classique,

 * L'enchevêtrement des bâtiments est complexe,

 * L'église ne possède pas de transept,

 * Une contre-allée semble avoir été construite ultérieurement,

 * Gothique et Roman sont bien dissociés,

 * La rudesse des contreforts à larmier amplifie l'aspect massif.

 * Les fenêtres sont bien trop basses pour faire de cette église un bâtiment de défense.

      Bien que l'architecture de cette église soit très intéressante, elle ne satisfait pas le castellologue-amateur qui sommeille en moi.

Voyez vous les nombreux systèmes de défense ? 

Voici mon Graal !

    Lentement, je progresse vers le clocher quand des centaines de détails me mettent en joie.

  1 -  Une ouverture (porte ?) au dessus de la nef me fait imaginer qu'une salle de repli devait exister au dessus du chevet. Des réaménagements "récents" ont dû araser cette partie.

  2 - La présence d'une salle au dessus de la nef est confirmée par les nombreuses ouvertures de tir.

  3 - Le contraste entre les 2 cotés de la nef est fascinant. La paroi coté Nord comporte des murs épais avec des ouvertures de tir horizontales servant aujourd'hui de reposoir pour les pigeons, alors que coté Sud, c'est un chemin de ronde crénelé qui assurait la défense.

Je n'avais jamais vu une église fortifiée aussi asymétrique !

  4 - Le clocher possède, sur les 4 cotés, des systèmes de tir et de surveillance au dessus des grands abat-sons

Une façade d'une grande beauté
Vais je enfin redevenir un touriste ?

    Émerveillé par les systèmes défensifs de cette église, j'accède avec sérénité devant le portail pensant qu'aucune autre surprise j'aurais. Je m'apprêtais à revêtir mon tee-shirt et mes tongs de touriste pour admirer les multiples sculptures quand mon instinct de Castellologue-amateur est attiré par :

Le voyez vous ?

  Ce n'est pas le crénelage sur la Droite (je vous l'ai déjà montré ici), mais le mur en retrait coté Gauche.

 

D'autres défenses

    Au dessus de la porte de la contre-allée, je vois un système de tir pour arme à feu avec un ébrasement (voir vocabulaire) extérieur important.

  Le mur perpendiculaire (correspondant au narthex ?) comporte, au dessus des modillons, 2 ouvertures carrées dont je ne peux pas expliquer avec certitude la fonction, mais qui appartiennent évidemment au système défensif.

 

Le portail

   Sur les brochures touristiques, l'église Romane de Corme Royal est citée comme l'une des 4 plus belles églises de Saintonge. Cette notification que je ne conteste pas est due à son magnifique portail et à sa façade sculptée sur 2 niveaux.

   Têtes terrifiantes, animaux imaginaires et histoires bibliques sont admirablement sculptés.

   La corniche et les voussures comportent d'illustres personnages et saints.

 Sauriez vous me les citer ?

 

Quelle merveille Quelle merveille Quelle merveille

Pour plus de détails, veuillez lire cette page de spécialiste.

 

  Après tant de beautés, je reprends mon "bâton de pèlerin" et je franchis la porte.

 

        L'intérieur :
   En entrant dans l'église je suis étonné par sa simplicité et sa puissance (créée par la hauteur). La différence d'architecture (visible au plafond) entre l'allée centrale et la contre-allée est fascinante. Rapidement je comprends que la visite des salles défensives est interdite. Après avoir admiré l'autel et l'abside, je ressors pour vivre d'autres aventures Charentaises

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église par les Pères Bénédictins dépendant de l'abbaye Notre-Dame de Saintes.

* Au 15ème siècle, fortification de l'église, puis construction du bas-côté Nord et du clocher.

* Au 17ème siècle, l'intérieur est fortement remanié.

* En 1907, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Nazaire) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Un intérieur très sobre et pourtant lumineux

Vers Menu églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Vers Menu châteaux Charente Maritime
Repost 0