Translation




 

 

 
 
French to English French to German French to Italian French to Spanish
French to Japanese French to Korean French to Russian French to Chinese (Simplified)
 

 

 
 

 

 

 

 

Ombre et lumière

15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 07:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :
       Une perle médiévale parmi les fleurs !Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Pons est situé à 90km au Nord de Bordeaux, à 25km au Sud-Ouest de Cognac et à 20km au Sud-Est de Saintes.

     Coordonnées du donjon  :

45° 34′ 41″ N 0° 32′ 51″ W
 45.578056°  -0.5475°

 

        Toponymie :  (--> petite initiation)

  A l'époque Romaine, les marécages étaient nombreux et importants. Pour rejoindre le site construit, il fallait marcher sur des ponts en bois nommés : Pontes.

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

  En arrivant dans ce grand bourg, il est impossible de ne pas voir LE donjon médiéval. De nombreux panneaux guident le touriste, un immense parking est aménagé proche et surtout, dans son écrin de verdure fleurie, la haute tour presque millénaire hèle les passants car elle adore être admirée et câlinée.

Quelle séductrice !

  Un donjon Roman d'une incroyable force !

Ses caractéristiques physiques

    Les dimensions de cette beauté sont impressionnantes :

* La base : 26m par 15m.

* La hauteur : 33 mètres.

* Le poids : Heu.... (cela ne se fait pas de donner cette caractéristique pour une Dame).

* Son âge : A mes yeux, elle a 20 ans, mais en réalité plus de 8 siècles.

* Épaisseurs des murs : 2,5m sur 3 faces et 4m coté Nord.

     Lentement je m'approche de cette beauté qui m'impressionne.

 

Première analyse

   Je suis admiratif devant la taille et la qualité de pose des pierres. Les joints sont fins et réguliers. Cette sensation de linéarité et de finition est renforcée par l'absence de trou de boulin (voir vocabulaire).

    Le donjon n'étant pas carré, une face comporte 5 contreforts et l'autre seulement 3 mais avec une largeur plus importante. Ses contreforts plats sont peu épais (40 centimètres).

   Évidemment, comme pour beaucoup de donjons défensifs Romans, je ne vois aucune archère. A l'origine, la tour maîtresse est un simple refuge. Le seigneur attend que les attaquants se lassent et quittent le site.

Ouvertures de lumières côtoient des fenêtres romanes 

Les ouvertures

   Le donjon possède de nombreuses ouvertures. Beaucoup ont été créées 5 siècles après la construction du donjon (une porte basse au moyen âge est "inadmissible").

   Les fenêtres les plus impressionantes se trouvent au premier étage. Ce coté Sud comporte deux fenêtres géminées surmontées de deux autres plein-cintre.

 

Le système défensif

     Comme je l'avais constaté précédemment, les hauts murs ne comportent aucune archère et encore moins des canonnières.

  En levant les yeux, je vois.... une ... heu .... soucoupe volante.

Pensez vous que les Marsiens protègeaient ce donjon ?

 Des échauguettes futuristes pour un donjon du 12ème siècle !

Le système défensif

   Évidemment, rien d'extraterrestre dans cette construction, ce sont des échauguettes, mais qui ont été construites au début du 20ème siècle.

    D'ailleurs, le crénelage avec les faux mâchicoulis sont aussi de la même époque.

 

L'entrée

   A l'époque médiévale, l'entrée était située à plusieurs mètres du sol, uniquement accessible de l'extérieur par un pont-escalier en bois amovible.

    "Récemment", à la place du pont en bois, a été construit une escalier en pierre situé dans cette tour extérieur. L'entrée touristique s'effectue au rez-de-chaussée.

  C'est à quelle heure que l'on mange ?  

        L'intérieur :

Les 1ères salles

     Après avoir donné quelques piastres à l'hôtesse d'accueil, je regarde furtivement les fentes de lumière de la salle d'exposition en imaginant que cette pièce n'était accessible que par le plafond.

   Puis, je me précipite vers l'escalier en colimaçon pour découvrir la salle d'apparat. Les quatres fenêtres n'éclairent l'imposante pièce que sur un seul coté.Il faut imaginer les flammes d'un feu de cheminée et les torches pour comprendre la magie de cette salle.

  En levant la tête, je vois la umière du soleil. Il me faut découvrir la terrasse.

Du sommet je vois.... l'Angleterre ! 

La terrasse

   Les dessertes des différents niveaux sont réalisées par des escaliers en colimaçon étroits, implantés dans l'épaisseur des murs.

  Au sommet, je m'imagine être un Chevalier Français au service du Roi, commandant les dizaines d'archers bien cachés derrière les créneaux.

   Depuis l'échauguette, un soldat surveille les troupes du Duc d'Aquitaine et m'informe de leur mouvement. Les sachant proche du donjon, je leur lance des pierres et de la poix bouillante.

Quel plaisir !

   Vainqueur jouissif, je regarde entre deux merlons, les troupes Anglaises s'éloigner vers l'horizon.

  Heureux de ma victoire sur les vils ennemis de la Guerre de Cent ans, je redescends vers.... la réalité du 21ème siècle.

 

 

Histoire du donjon :

* Quelques siècles avant JC, une tribu Gauloise s'établit en bordure de falaise. Un camps fortifié existe certainement.

* Vers le 1ème siècle avant JC, les Romains établissent une place fortifiée pour surveiller la voie de circulation et la rivière.

* Vers le 10ème siècle, un château est construit pour surveiller la voie entre le Poitou et l'Aquitaine.

* En 1152, Pons est rattaché au pouvoir du Roi d'Angleterre qui est Duc d'Aquitaine. La grogne commence à se faire sentir contre ce nouveau "maître".

* En 1179, Richard Coeur de Lion, Duc (voir titre de noblesse) d'Aquitaine, attaque puis détruit le château des belliqueux seigneurs de Pons.

* En 1185, le seigneur de Pons, Geoffroy III, fait construire un puissant donjon entouré de remparts. Ce château est un symbole de puissance de cette famille.

* En 1231, un mur d'enceinte, commandé par Renaud II seigneur de Pons, est achevé.

* Au 14ème , durant la Guerre de Cent ans, la place forte est convoitée par les armées Royales de France et celle d'Angleterre.

* Au début du 15ème , en Saintonges, Jacques de Pons participe aux combats et sièges contre les Anglois pour les chasser du Royaume de France. Les combats ayant lieu plus à l'Ouest, le donjon et la ville de Pons ne sont plus inquiété.

* En 1550, Antoine de Pons décède sans héritier mâle. Par le mariage de sa fille Antoinette, la château passe aux mains de la famille d'Albret.

* En cette fin du 16ème siècle, Antoinette et son mari Henri d'Albret-Miossens réalisent des travaux dans le donjon pour le rendre confortable.

* Au 17ème siècle, Pons devient un des fiefs protestants les plus ardents en Saintonge. Cela déplaît à la Royauté Française.

* En 1622, le château est attaqué par les armées du Roi de France Louis XIII (voir liste). Excepté le donjon, les remparts et bâtiments du château sont détruits.

* Au milieu du 17ème siècle, François Alexandre d'Albret-Miossens (ou peut être Charles Phoebus d'Albret-Miossens embellit le site par des jardins à la Française.

* En 1806, le donjon est acheté par la ville de Pons.

* En 1879, le donjon est classé aux Monuments Historiques.

* En 1904, construction de fantaisistes crénelages, mâchicoulis et échauguettes. Pour financer cette curiosité inutile, une cheminée du château a été vendue.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est payante.

 

Au loin, je vois.... l'Amérique !

Vers Menu
donjons
remarquables
de France
Cliquez pour revenir au menu des donjons remarquables   Vers Menu châteaux Charente Maritime
Repost 0
13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 07:30

 

Cet article est la synthèse visuelle du château décrit ici

 

 

Préambule :

    Après vous avoir longuement analysé puis imaginé les murs de cette mystérieuse ruine Dauphinoise, je souhaiterai vous faire rêver devant des images "animées".

 

Remarques :

1 - N'ayant pas encore acheté le logiciel permettant ces animations, j'utilise la version de démonstration. Comme vous le constaterez, elle intègre un filigrame dans les images.

2 - En fonction de votre ADSL, les images peuvent être un peu lentes à charger. Veuillez patienter.

3 - Vous deviez voir 3 animations puis 2 images fixes cliquables.

Si vous avez des problèmes, veuillez me les expliquer dans les commentaires.

Pour les prochains articles, j'améliorerai ma méthode.

 

Un peu de musique :

Pour savourer ces images avec lenteur, je vous propose "L'horloge de Haydn".

C'est ma méthode pour voyager dans le temps.

 

 

Comment se promener dans les images :

Veuillez utiliser la souris pour naviguer dans chaque animation.

La molette sert de zoom avant/arrière.

 

Il est possible de zoomer avec la touche SHIFT.

 

La touche CTRL permet de dézoomer.

 

 

La cuisine :

Get Adobe Flash player

 

 

 

La pièce mystérieuse (Chapelle ?) :

Get Adobe Flash player

 

 

La salle des gardes :

Get Adobe Flash player

 

 

Plan du château :

 

Isère - Montfort - plan

 

 

Dessin de la ruine :

 

Isère - Montfort - plan en perspective

 

 

 

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 38 Vers Menu châteaux de l'Isère
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Dauphiné : 05 26 38
commenter cet article
12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 07:30

 

Département 09 - ARIEGE

  Voyez vous une construction sur la montagne ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Bédeilhac et Aynat est situé à 90km au Sud de Toulouse, à 40km au Sud-Est de Saint Girons, à 12km au Sud-Ouest de Foix et à 5km au Nord-Ouest de Tarascon sur Ariège.

     Coordonnées du château :

42° 52' 11" 1° 33' 29"
 42.869843  1.558213

 

L'église : 
        L'extérieur :
La surprise

   Après avoir visité la tour de Montorgueil proche de Saurat, j'erre en direction de ma taverne située proche du château de Foix (voir cet article) quand soudain mon destrier s'arrête :

Mais qu'a-t-il vu ?

La recherche est un des plaisirs de votre Chevalier 

La sensation d'un chasseur de ruine

    Avec mon subtil regard de castellologue-amateur, je scrute la plaine sans succès. Je lève mon regard et en portant mon attention sur la montagne, mes poils se hérissent. Il me semble qu'au sommet, une construction est posée et me fait signe.

Vous avais je déjà dit qu'ayant le même âge que les ruines, je suis en osmose ?

 

Que faire ?
   La montagne est haute. Je ne vois point de chemin facile. il semble qu'un sentier serpente dans la coulée de pierres

Vais je tenter l'escalade ?

  Avant de prendre quelques risques, je consulte la carte de randonnée. Diantre, je ne vois aucun sentier officiellement tracé.

   Il est tard, j'ai déjà visité 3 châteaux forts en ruine en ce beau jour de septembre. Mes jambes sont lourdes et ma gourde d'eau est presque vide.

Je ne vais pas tenter l'ascension. 

Est ce un mirage ou un vrai fantôme ? 

La découverte de loin

    Avec mon oeil d'aigle je vois qu'il ne reste qu'un seul bâtiment en élévation. Il est composé de 2 murs encore debout en forme de L.

   Avec un peu d'attention il est possible de voir une petite construction en avant de la tour.

Est ce un effet d'optique ?

  Si mon oeil ne me trompe pas, je vois (ou crois voir) un vestige de rempart. Lentement, le château de Calames se révèle à moi.

 

        L'intérieur :

Vais je comprendre l'aménagement ?

    En contournant la montagne, je scrute les entrailles de la ruine, aidé par une paire de jumelle. Je ne distingue aucune pierre sculptée sur les murs intérieurs. Les deux parois ne possèdent pas de trace de cheminée.

 La nuit tombe sur ce fantôme d'un autre temps

Vois je ?

   Il me semble voir, sur l'un des murs, deux lignes superposées ayant certainement soutenues les plafonds.

    C'est à ce moment :

* Que le soleil passe derrière la montagne,

* Que mes yeux fatigués de tant de beautés en un jour se mettent à piquer,

* Que mon destrier piaffe et fait route sans moi.

                  _cheval-10.gif

   Il est l'heure de partir vers une taverne à la nourriture bien grasse.

 

 

Histoire du château :

* Vers le 1er siècle, certains archéologues supposent qu'une tour de guet Romaine existe en ce lieu.

* Au 12ème siècle, un château de surveillance est aménagé. Il est possession du Comte (voir titre de noblesse) de Foix. Le but est de protéger la vallée de Saurat.

* En 1829, un bas relief Grec est découvert à coté du village de Génat. Sachant que des Grecs ont occupé la région il y a plus de 2000 ans, certains archéologues imaginent que le mont Calames viendrait de mots Grecs tel que : Calamas, Calamata ou Calamita.

Le site de Calamès aurait il porté un temple Grec ?

* Au 21ème siècle, la découverte du site est libre et gratuite. La marche semble longue et peut être difficile. Le risque de recevoir une pierre n'est pas négligeable.

 

Je reviendrai dans quelques années pour gravir ce sommet

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 09 Vers Menu châteaux de l'Ariège
Repost 0
8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 07:30

 

Département  40 - LANDES

 

Le bourg :

Une église fortifiée par les Anglais   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Lesgor est située à 30km à l'Ouest de Mont de Marsan, à 10km à l'Est de Castets et à 25km au Nord-Est de Dax.

     Coordonnées du bourg :

43° 51′ 12″ N 0° 54′ 0″ W
 43.853333°  -0.9°

 

L'église :

    L'extérieur :

La découverte

     Le bâtiment religieux, entouré de son cimetière, est un peu à l'écart du centre ville et de la route principale. En descendant de mon destrier, j'ai un choc.

Quelle incroyable église !

  Je pressens que je vais passer de longues heures à regarder chaque pierre tant elle semble hors du temps. Mais une question me trotte déjà dans la tête :

Comment vais je faire pour vous la montrer correctement ?

 

L'enquête commence

    L'ensemble église-cimetière est entouré d'un mur de faible hauteur. Je suis surpris de voir de nombreux contreforts appuyés sur ce muret. Je suppose que ce devait être le rempart aujourd'hui arasé.

 Etonné je suis devant ces profonds contreforts

 L'abside

     En suivant ce mur-rempart, je découvre la nef. Je n'ai jamais vu une nef avec d'aussi puissants contreforts. Grâce aux années qui ont comblé la base du rempart, je peux facilement enjamber le muret pour admirer cette abside renforcée.

Pourquoi avoir construit des contreforts triangulaires aussi profonds ?

    Je n'ai jamais vu cette architecture pour une bâtisse médiévale. Mais en observant les matériaux (du grès mélangé avec des galets), je pressens que les contreforts ont été ajoutés bien après la construction de l'église.

Mais, pour quelle raison ?

   Sous le toit, la différence de matériaux montre une élévation de l'abside (et de la nef bien sur). C'est un chemin de ronde, système défensif classique pour une église.

Ces contreforts ont ils été ajoutés par les architectes par crainte de poids excessif sur le mur circulaire de l'abside ? 

 

    Le clocher-tour

    Toujours en suivant le rempart, je découvre le clocher-tour coté Nord.

Et là j'ai encore un choc et même plusieurs !

 

  Contreforts plats et à larmiers soutiennent le clocher-tour  * Très souvent, un clocher s'élève à plusieurs mètres (et parfois dizaines de mètres) au dessus de la nef. C'est le symbole religieux qui se voit de loin. A Lesgor, il ne dépasse le toit de la nef que de 2 petits mètres. Pourtant... Il se montre.

Incroyable n'est ce pas ! 

 

   * Sous le toit, les ouvertures me font penser à un chemin de ronde. Les trous de boulin supportaient ils des hourds (voir vocabulaire) ou une passerelle ?

   * A la base, l'ancienne porte ogivale a été obstruée.

   * Les contreforts sont asymétriques. L'un situé en angle comporte plusieurs larmiers, alors que l'autre posé un peu à l'écart de l'angle est uniforme.

   * A la base, la maçonnerie est constituée de blocs de grès jaunâtre de taille moyenne correctement alignés. Mais, comme pour l'abside, la surélévation est cahotique. Elle est réalisée avec des pierres de petites tailles et de couleur brun-rougâtre. Cela dénote une construction hâtive et de plusieurs années postérieures.

 

La suite !

     L'église fortifiée de Lesgor est si passionnante que je vous propose de continuer la visite dans un autre article - clic.

 

 

 

 

Unique et originale église fortifiée Landaise


Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Vers Menu châteaux des Landes
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Guyenne : 33 40
commenter cet article
3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 07:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgLes collines sont rares et les plaines verdoyantes

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le bourg de Ouveillan se situe à 25km au Sud-Ouest de Béziers et à 15km au Nord de Narbonne.

    La grange Cistercienne est à 3 km au Sud-Est de Ouveillan et à 4km au Nord de Cuxac d'Aude.

    Coordonnées de la grange :

43° 16' 35.112" N 2° 59 54.485" E
 43.27642  2.998468

 

La grange fortifiée 

     L'extérieur :

Pourquoi une grange fortifiée ?

    Dans ce blog, depuis plusieurs années, je vous montre des châteaux forts plus ou moins en ruine. Ce type de fortifications est le symbole du moyen âge.

   Mais tous les villages n'avaient pas la chance de disposer d'une telle protection.

   C'est ainsi qu'est apparu :

* Des maisons fortes,

* Des églises fortifiées,

* Des villages fortifiés,

* Des cimetières fortifiés,

* Des grottes fortifiées,

* Des ponts fortifiés...

    Toutes ces constructions avaient pour fonction de protéger les hommes et parfois les animaux d'élevage.

Mais comment faisait on pour protéger les récoltes ?

  La réponses est sous vos yeux ébahis !

 

L'arrivée

    Mon destrier trottine depuis plusieurs minutes et je ne vois aucune montagne, colline ou petite butte pour poser une fortification défendable. Il n'y a que terre fertile et ruisseau d'irrigation. "Je suis dans une région de culture" me dis je (Parfois, dans la solitude de mes découvertes, je me parle à moi même... Le faites vous aussi ? ).

 

Sa beauté est si lumineuse que mes yeux se troublentLa découverte

    En découvrant la façade arrière du bâtiment, je pressens que cette grange ne sera pas une simple construction. La puissance des contrefort et ses dimensions en font une petite forteresse.

    Évidemment, les années ont "ridé" un peu cette beauté, mais quel spectacle !

 

Rapide analyse

Que de contraste !

  Je m'attendais à une haute tour et je vois un bâtiment trapu. J'imaginais de petits contreforts et ce sont des renforts ressemblant à des tours flanques dissuasives tout en consolidant.

   Par contre, je ne vois pas de fente de tir, d'archère de bretèche ni de mâchicoulis (voir vocabulaire).

 

La surprise continue

   En contournant la grange cistercienne, je découvre une tour carrée qui semble tenir en équilibre grâce à des arcs dont je vous laisse deviner la fonction.

   Tout dans cette construction est grâce et simplicité.

 

     L'intérieur :

          La porte est ouverte, je pénètre sur la pointe de mes chausses. A l'intérieur, un Audois à la chevelure dégarnie et à l'air jovial est heureux de me voir pour partager sa connaissance de la grange.

     La salle voûtée d'ogive reposant sur plusieurs piliers est impressionnante. Il semble que des panneaux permettaient de séparer les graines d'orge, de blé etc...

    Soudain, l'atmosphère devient brumeuse, l'air est irrespirable. Un petit incendie vient de se déclarer dans les fils électriques. A regret, je quitte rapidement cette grange.

 

 

Histoire de la grange :

* En 1097, Guillaume Pierre de Comson, seigneur d'Ouveillan, s'apprête à partir en croisade en terre Sainte. Il fait don des terres de Ouveillan à l'abbaye Bénédictine de Sainte Marie de Fontfroide.
* Au début du 12ème siècle, une grange est certainement construite.
* En 1146, Fondfroide est rattachée aux Cisterciens de Clervaux.
* En 1203, la partie Sud de l'immense plaine est acheté par les Cisterciens aux Hospitalers.
* En de premier tier du 13ème siècle, la puissance grandissante de Fontfroide crée des jalousie et des conflits
* En 1287, la petite grange d'origine ne suffit plus. Fondfroide fait construire à Fontcalvy une puissance grange fortifiée.
* En 1315, la grange est terminée.
* Durant le 14ème et 15ème siècle, Foncalvy prospère malgré les attaques des troupes de l'Archevêque et des Vicomtes (voir titre de noblesse) de Narbonne.
* En 1595, Fonfroide inféode Fontcalvy à Alexandre de Frégoze
* Vers 1792, la grange est réquisitionnée comme bien national par les révolutionnaires. Elle est vendue à plusieurs familles.
* Au 19ème siècle, la grange tombe et ruine et sert de carrière de pierres.
* Vers 1943, l'armée Allemande souhaite récupérer les pierres de la grange pour établir un blockhaus.
* En 1977, la commune décide de sauver la ruine. Elle récupère les parts des héritiers et commence une campagne de consolidation.
* En 1983, la grange est inscrite aux Monuments Historiques.
* A la fin du 20ème siècle, en été, le festival de Fontcalvy redonne vie à ces vieilles pierres.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la grange est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est impossible en dehors des festivals ou des journées découvertes. 

 

Au feuuuuuu !

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 11 Vers Menu châteaux de l'Aude
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Languedoc : 11 30 34
commenter cet article
1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 12:00

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  Mon Graal est au bout de la route

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le village de Parfondeval est situé proche de la frontière avec le département des Ardennes, à 22km au Sud-Est de Vervins, à 12km au Nord-Est de Montcornet (voir son incroyable église) et à 4km au Sud de Brenehamel.

   Coordonnées du bourg :

49° 44′ 30″ N 4° 9′ 38″ E
 49.741667°  4.160556°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

    Comme dans de nombreux bourgs de cette région, c'est la dominante rouge-brique qui surprend votre Chevalier des Montagnes (si habitué au gris-pierre). L'église, au bout de la linéaire route, se fond avec la couleur locale, mais sa puissance est si grande que je suis attiré vers elle.

Va t elle continuer à me surprendre ?

  En joue.... Feu !

L'enquête commence

   La 1ère curiosité est le rempart semblant protéger l'église. De nombreuses églises, comportant souvent un cimetière, sont entourées d'un petit muret qui n'est point muraille, mais celle de Parfondeval a une entrée défensive et un rempart transformé en habitations.

    La face arrière ne semble pas avoir été fortifiée, bien qu'il y ait une ouverture sous le toit rappelant une salle de repli. Mais mon imagination est si fertile que je ne n'aventurerai pas plus loin.

 

Le clocher

   Avec une vue latérale, il semble évident que le clocher est la construction principale de la défense. Les bouches à feu et les fentes de tir pour arme à feu sont nombreuses, sur plusieurs niveaux et couvrant 270°. De plus, avec un ébrasement (voir vocabulaire) extérieur important, l'angle de tir est amélioré.

 

Le portail d'entrée

   Le portail d'entrée est fascinant. La douceur des sculptures et la beauté des motifs contrastent avec la puissance militaire des tours. L'opposition du blanc et du rouge renforce m fascination pour cet édifice unique.

Un portail renaissance entre 2 tours défensives

  Je suis étonné par la construction en encorbellement reliant les 2 tours d'angle.

Était ce un chemin de ronde ?

Si oui, pourquoi n'y a t il aucune fente de tir sur cette large façade ?

 

Je vais entrer

    Quelle chance, la porte est ouverte. Je vais pouvoir dévorer cette église fortifiée. Mais avant, il me faut montrer "patte-blanche" car d'imposants systèmes de tir protègent l'entrée.

Quelle curieuse ambiance guerrière !

  Est ce du à mon instinct de Chevalier ou à mon habitude des visites de sites fortifiées, mais j'ai eu le réflexe de lever la tête et... ?

C'est l'incroyable surprise.

 Comme pour un château fort, l'entrée est protégée par un assommoir.

 

    L'intérieur :

Dans le clocher

   En entrant dans le hall, je suis surpris par la forme ronde du plafond.

A quoi servaient ces 4 orifices  ?

  Les 3 petits devaient recevoir les cordes pour sonner les cloches. Le plus imposant ressemble à une ouverture pour monter, par une échelle rétractile, dans la salle de repli. Ce système est classique dans les donjons "primitifs des châteaux forts"mais peu habituel dans un édifice religieux

 

L'accès aux tours

    Et comme je m'y attendais, il y a une porte donnant accès à l'une des tours, hélas fermée. L'autre angle possède aussi une porte close pour la 2ème tour.

Ne pourrai je point voir les entrailles ?

   Au Chevalier Dauphinois, rien est impossible. En me hissant sur la pointe de mes chausses et en "lançant un oeil" dans une ouverture de tir, je vois la lumière jaillissante d'une bouche à feu avec un ébrasement intérieur important.

   L'intérieur des tours est sobre, sans escalier et sans cheminée, point de salle de garde en ce lieu. Mais une question se pose :

Y avait il un passage entre la salle de repli et les tours ?

1 - Si OUI, à quoi pouvait servir l'orifice au plafond dans la hall d'entrée ?

2 - Si NON, les défenseurs dans les tours étaient ils enfermés durant de longues heures ?

3 - A moins que la porte du bas ne mène que dans la salle basse, chaque étage étant isolé ?

Cette église fortifiée est aussi complexe que mes habituels châteaux forts !

 

Quelle incroyable ambiance !

    Heureux de mes découvertes défensives, je pénètre dans l'enceinte religieuse avec plus de bonheur. Soudain, c'est le choc.

Vous attendiez vous à cette lumière ?

  En plus de la lumière diffuse et intimiste, il y a l'odeur du bois mélangée à celle des matériaux solides dans les contre-allées.

Quelle incroyable église, de plus fortifiée !

 

 

Histoire de l'église :

* Au 16ème siècle , construction de l'église avec des fortifications.
* Au 17ème siècle, il semble que des modifications soient effectuées sur l'église (à vérifier).
* A la fin du 18ème siècle, l'église est remaniée. Les tours arrières sont détruites et 2 contre-allées sont aménagées.
* En 1995, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église dédiée à Saint Médard est libre et gratuite. La visite du clocher et des fortifications est interdite. 

 

Odeurs de bois, de cire et de bougie

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées  

Vers Menu châteaux et églises de l'Aisne

Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Picardie : 02 60 80
commenter cet article
24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgLa forme trapézoïdale est rare pour un village

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Saint Laurent de la Cabrerisse se situe à 35km au Sud-Ouest de Narbonne et à 10km à l'Est de Lagrasse.

  Coordonnées du bourg :

43° 5′ 11.04″ N 2° 42′ 5.04″ E
 43.0864°  2.7014°

 

La fortification 

     L'extérieur :

Préambule

    Ce blog, consacré aux fortifications médiévales, n'a pas été créé que pour montrer les ruines et châteaux forts très médiéatisés. Faire connaître des sites du moyen âge peu connus, peu décrits, oubliés des beaux livres d'images et des ouvrages touristiques est l'un des buts principaux.

  Ce bourg n'a pas la notoriété de Carcassonne. Mais il y a plus de 800 ans, il a permis à nos ancêtres de survivre face aux bandes armées peu respectueuses des rêgles.

Lisez cet article comme une petite friandise.

 

Pourquoi le choix de ce site ?

    En regardant sur les vues aériennes, j'ai été très surpris de voir un village avec une forme trapézoïdale.

Est ce une représentation de mon imagination fertile ?

   J'ai donc vérifié sur une carte. Il y a bien dans ce bourg un mystère architecturale que je me dois de comprendre.

 

La découverte

    En arrivant proche du bourg, les remparts, servant aujourd'hui d'habitations, possèdent de nombreuses fenêtres.

Reste-t-il des traces des fortifications ?

   La réponse est devant mes yeux, une belle porte dont je devine (plus que je vois) les classiques systèmes défensifs.

 

Je pars en visite

     Je franchis la porte en vérifiant que point de piège il y a. Puis, tel un escargot, je pars visiter le bourg en vous laissant ici. 

 

 

Histoire du bourg :

* Un village existe à l'époque Gallo-Romaine. 
* Au  9ème siècle, Saint Laurent est cité dans un texte (relatif à la protection de Charles le Chauve).
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur des remparts est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est impossible.

 

Ha, l'escargot.. Quelle drôle de petite bête...

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 11 Vers Menu châteaux de l'Aude
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Languedoc : 11 30 34
commenter cet article
18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 06:30

 

Département 05 - HAUTES ALPES

 Plan du bourg au 19ème siècle

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de La Bâtie Neuve est situé à 35km au Nord-Ouest de Barcelonnette, à 20km au nord-Est de Tallard et à 9km à l'Est de Gap. 

     Coordonnées du château :

44° 33' 57.604" N
6° 11' 43.782" E
 44.566001°
 6.195495°

 

Le château : 
        L'extérieur :
Pourquoi suis je ici ?

    C'est une gravure représentant le bourg fortifié de La Bâtie Neuve qui m'a donné la force de faire tous ces kilomètres (à cheval bien sur).

    L'autre raison que j'ose vous avouer est plus "chauvine". Ce château appartenait au Dauphiné (ma province) il y a plusieurs siècles. Revoir l'un des châteaux qui ne fut pas posséssion de Mon Dauphin (voir titre de noblesse) car appartenant aux Evêques est une obligation.

 

La découverte

    Après avoir visité la ruine de La Bâtie Vieille, il semble évidement que mon destin est de voir son pendant "plus jeune". Je suis si impatient de découvrir le château de La Bâte Neuve que, dans la petite commune, je pousse mon destrier à entrer dans une butte de terre.

  Après avoir calmé mon Pégase, je porte mon attention sur un vestige de tour.

Diantre !... Ne reste-t-il que cela ?

  Un site médiéval très consolidé 

Le vestige est... moderne
    Soudain, mon cheval se gausse. Il me pousse la tête pour regarder de l'autre coté. 

Quelle chance j'ai d'avoir un destrier aussi intelligent !

 

Je contourne le site

   La tour d'angle n'a plus son prestige d'antan. Sa hauteur est minimale, point de système défensif est visible. Sa reconstruction l'a aseptisée.Il ne reste que le fantôme des limites extérieures.

 

        L'intérieur :
   Hélas, la porte ne s'ouvre pas. Je ne pourrai point découvrir les entrailles (certainement trop modernisées et consolidées) de ce curieux vestige d'origine médiévale.

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, les évêques de Gap font contruire, sur une butte entourée de marécage, un château fort marquant leur pouvoir et surveillant leur territoire.

* A la fin du 13ème siècle, un village se bloti sur les pentes Sud de la colline.

* En 1812, un plan "cadastral" montre un château de forme parallélépipédique avec 4 rondes tours d'angle et coté Est un donjon cylindrique à l'intérieur des courtines.

* A la fin du 19ème siècle, le rempart Sud ainsi que son chemin de ronde disparaissent au profit d'habitations plus confortables.

* Au début du 20ème siècle, le château est toujours visible, bien que peu entretenu.

* En 1951, le donjon du château s'écroule faisant 2 victimes.

* Durant la deuxième moitié du 20ème siècle, le château est presque entièrement détruit.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Minimal vestige, mais correctement consolidé

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 05 Vers Menu châteaux des Hautes Alpes
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Dauphiné : 05 26 38
commenter cet article
11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 06:30

 

Département 09 - ARIEGE

Une petite randonnée après un bon restaurant !

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Balaguères est situé à 80km au Sud-Ouest de Toulouse, à 30km au Sud-Est de Saint Gaudens, à 10km à l'Ouest de Saint Giron et à 2km au Nord-Ouest de Alas.

    Coordonnées du début de la randonnée :

42° 57' 42" N 1° 1' 37" E 
 42.9618  1.027

 

Le château : 
        L'extérieur :
Je pose pieds à terre

    Après avoir mangé dans un délicieux petit restaurant Ariégeois, je me dois d'éliminer les calories en trop par une petite randonnée vers un ruine médiévale.

  Sur une brochure, le site à découvrir se nomme "Château Catherine", mais ma carte de randonnée ainsi que le panneau indique : "Tour Sainte Catherine".

   Qu'importe, je vais gravir cette butte pour découvrir un  site fortifié !

Voyez vous une construction dans les hautes herbes ? 

L'approche

    La ruine étant située sur un chemin de randonnée balisé, il est possible de l'aborder à partir de plusieurs points de départ. J'opte pour celui situé au Nord de la colline, au Sud-Est de Balaguès, à 666,6m (cela ne s'invente pas).

    En cette période de fin d'été, la montée est agréable et odorante. Un peu comme par magie, les arbres s'écartent pour me laisser découvrir la beauté du site et la diversité des feuillus.

    Au détour d'un petit virage, une curiosité croit se jouer de moi en se fondant dans le paysage. Mon oeil de castellologue-amateur aperçoit cette beauté et feint de ne pas la voir

   Bien qu'ayant très chaud sous mon armure, je redouble d'attention car je pressens que ce site sera minimal mais très intéressant.

 

-chevalier-marche01-copie-1.gif

        L'intérieur :
Je suis au sommet

    Coordonnées du château :

42° 57' 31" N 1° 1' 40" E 
 42.95866  1.02775

   En arrivant sur la crête, à une altitude de 722m, une masse cimentée me regarde.

Je vous sens surpris et désappointés !

   Pour consolider la vieille ruine et redonner une forme presque lisible aux vestiges, les archéologues ont usé des matériaux modernes. Souvent un matériau isolant et protecteur est inséré avant rebouchage. Cela permet aux archéologues de revenir fouiller l'année suivante et de protéger la ruine contre les intempéries et les promeneurs peu délicats. 

 

Est ce le donjon ou une tour d'angle ?

La ruine

   Les fouilles récentes montrent les vestiges d'un petit château de surveillance des vallées. Certains archéologues pensent que ce site était un château-refuge. En cas d'attaque, la population de la vallée se mettait à l'abri sur cette hauteur fortifiée.

    Bien que chaque partie ne soit pas clairement identifiable, il est amusant d'imaginer :

* Qu'ici, il y avait une tour de défense coté accessible,

* Qu'un bâtiment (commun ou habitation) se blottissait coté à-pic.

* Qu'un rempart entourait l'ensemble.

 

La tour

   Quelques mètres plus à l'Ouest, le sentier m'amène vers une autre construction. Le vestige est plus haut et ressemble à une tour. Ma brochure prétend que ce fut un donjon.

Quelques doutes j'ai !

  Le périmètre théorique de cette construction n'est pas très impressionnant. L'épaisseur des murs ne s'apparente pas à celle d'une tour maîtresse. J'opte pour une tour de défense.

   L'absence d'archère (voir vocabulaire) ne facilite pas les déductions sur son siècle de construction ni ses évolutions.

 

C'est fini

  Ayant dévoré des yeux chaque pierre, mon regard est maintenant attiré par le paysage. La verdure des Pyrénées Ariégeoises tranche avec mes arides montagnes Dauphinoises.

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, construction d'un château.

* A la fin du 20ème siècle, des fouilles sont organisées.

* Au 21ème siècle, la découverte des ruines est libre et gratuite. Bien que le site ait été sécurisé et le chemin aménagé, il est prudent de faire attention avec des enfants. Le risque de recevoir une pierre existe proche de la tour.

 

Ma passion me donne le sentiment de voler !

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 09 Vers Menu châteaux de l'Ariège
Repost 0
4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 06:30

 

Département :  38 - ISERE

  Maquette du château au Moyen Âge

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Saint Savin est située à 45km à l'Ouest de Chambéry, à 35km au Sud-Est de Lyon et à 5km au Nord-Est de Bourgoin-Jaillieu.

   Coordonnée du bourg :

45° 37' 6.366" N
5° 19' 26.717" E
 45.6195906107°
 5.32360553741°

 

Le château :  

     L'extérieur :

Pourquoi suis je ici ?

    La raison principale de ma venue à Saint Savin est évidemment le plaisir de découvrir un château de mon Dauphiné.

 Mais une deuxième raison me titille :

- Ce château a été construit par un Savoyard.

A-t-il une architecture différente ?

 

La découverte

    Armé d'une photo de la maquette du site au 15ème siècle (cette merveille miniature est visible au musée de l'Ancien Évêcché à Grenoble) je trépigne d'impatience à l'Idée de voir un rempart puissant comportant 15 tours rondes.

  Hélas, en arrivant dans le hameau, point de muraille je vois. .... Seule une tour me dévisage.

Qu'est ce donc ?

  Tour d'angle du château

1ère analyse de la tour

    La ronde tour est appareillée en petites pierres pauvrement taillées avec de larges joints. Je présuppose qu'elle ne devait pas être ainsi il y a plus de 500 ans. Les consolidations du 20ème siècle ne l'ont pas rendu aguichante.

  Sur une face qui devait être à l'extérieur trône une large fente verticale. Elle devait se situer beaucoup plus haut aux siècles derniers. J'imagine que les gravas tombés au sol ont augmenté le niveau de celui-ci, abaissant "virtuellement" la hauteur que nous voyons de la tour.

 

     L'intérieur :

2ème analyse de la tour

   Je contourne la ronde beauté et je constate qu'une porte permet de découvrir ses entrailles. Je serais donc à l'intérieur (dans le cour) de l'ancien château fort !

  En continuant mon opération de contournement, je constate que le temps a eu raison des solides pierres.

Effondrée est la paroi.

   L'avantage d'une ruine, c'est qu'elle permet de mieux observer ses détails d'architecture et de construction. Ainsi je peux conclure que je suis dans l'une des tours d'angle du château fort primitif. L'archère droite avec un fort ébrasement (voir vocabulaire) confirme mes dires.

  Une autre tour ronde !

D'autres bâtiments !

    Avec élégance, je me déplace vers la porte "de sortie" pensant avoir vu tous les vestiges du château, quand surpris je suis.

D'autres bâtiment existent !

  Nota : Menteur je suis, car en arrivant, j'avais évidemment remarqué les constructions entières. Et puis, comme je prépare toujours mes excursions, je savais ce que j'allais voir... Il doit y avoir une âme de récitant sous ma rude armure de Chevalier d'un autre temps.

 

Le donjon

   Certains d'entre vous sont dubitatifs par le titre de ce chapitre : "Ne serait ce point une simple tour plutôt qu'un donjon ?" pensez vous. Il est vrai que cette haute construction ne ressemble point aux hauts donjons que je liste dans cet article, mais en comparant sa surface par rapport à la tour cassée, j'ose affirmer que ce "géant" est un donjon Savoyard du 12ème siècle.

 

Un donjon très défensif

Analyse des défenses du donjon

   Planté au pied du donjon, j'observe la construction de 800 ans pour en comprendre le système défensif. Il n'est point besoin d'être un spécialiste pour voir les multiples archères étagées sur la hauteur.

   Bien que chaque archère soit identique en forme (type droite à étrier en bas), ce qui me surprend c'est l'asymétrie des dimensions :

    * A mi-hauteur c'est la plus grande,

    * Puis au dessus la taille diminue,

    * Et enfin celle sous le toit est petite.

 

Un donjon figé

  Le plus surprenant est l'absence :

     * De mâchicoulis (voir vocabulaire),

     * De trou de boulin pour un hourdage,

     * Et surtout de crénelage.

  J'ai la sensation d'une tour figée dans le temps n'ayant pas eu droit aux améliorations défensives comme :

    * Les fentes de tir,

    * Les arquebusières,

    * Les canonnières.

 

demptezieu-41

 

Courtine fortifiée

    En prenant un peu de recul, je vois que la courtine accolée au donjon comporte de magnifiques systèmes défensifs. Au dessus des fenêtres récentes, il y a le chemin de ronde couvert avec créneaux borgnes et quelques archères primitives droites. Les pierres taillées côtoient les galets roulets parfois posés en lit.

Diantre, comme cette construction a souffert !

 

L'angle

    Sur la droite, la rénovation récente surprend par le choix de la "couleur". Il n'est pas toujours aisé de faire un compromis entre conservation du bâtiment, respect de l'architecture originale et moyen financier. L'important est que le bâtiment survive, je ne jetterai pas la "pierre" à la solution retenue.

   En voyant la porte basse, j'imagine que l'accès à la tour d'angle s'effectuait à ce niveau.

Aviez vous imaginé que l'une des tours d'angle fut ici ?

 

Le logis

    En revenant à mon point de départ, c'est à dire près de la tour d'angle détruite, je jubile. Le logis existe encore avec sa magnifique tour escalier. Même si le temps a usé les pierres, même si les révolutionnaires puis les hommes modernes ont cassé les statuts et symboles seigneuriaux, la beauté de la fin du Moyen Âge s'exprime dans les fenêtres et les sculptures.

Admirez !

 

 

C'est la fin

     Ne pouvant entrer dans ce logis, je contemple le paysage Isérois et je m'imagine 500 ans en arrière.

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle, pour lutter contre les bandes de "barbares" traversant la vallée, une motte castrale est aménagée par les Comtes de Bourgogne. Cette motte n'est pas à l'emplacement actuel du château.

* Au 11ème siècle, le site est possession du puissant Comté (voir titre de noblesse) de Savoie. Une fortification en bois semble existée (à vérifier).

* Au 12ème siècle (à vérifier), un vassal du Comte de Savoie (voir liste) fait construire un château fort quadrangulaire pour surveiller la vallée.

* Au 13ème siècle, après le décès sans héritier du seigneur de Demptézieu, le château passe à la famille Boscozel (voir un château de cette famille), Seigneur de Chatonnay.

* En 1314, le Comte Amédée V de Savoie cède château et terres au Dauphin Jean II (voir liste).

* En 1343, le Dauphin donne le site en fief à Guy de Vienne.

* En 1349, après le "transport" du Dauphiné au Royaume de France, le château appartient au roi Philippe VI de Valois (voir liste des rois).

* Au 14ème siècle, construction d'un vaste logis (21m x 7m) dans la cour du château.

* Au 15ème siècle, le système défensif est renforcé par la construction d'une enceinte flanquée de 15 tours crénelées. Pour faciliter la circulation dans le logis, une tour-escalier extérieure est construite.

* Vers 1470, le château appartient à la famille de Velors.

* Vers 1484, Artus de Velors vend le château à Barrachin Alleman, Seigneur de Rochechinard (voir le château éponyme).

* Au 16ème siècle, améliorations de confort. De nombreuses fenêtres sont ouvertes. Des bâtiments et courtines sont démolis.

* A la fin du 17ème siècle, le château appartient à Pierre Alexandre de Vallin, Seigneur de Chateauvillain.

* Vers 1792, le château est vendu comme bien national.

* Au début du 20ème siècle, les ruines appartiennent à la commune.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur du château semble possible quelques jours par an. Renseignez vous.

 

Un moderne château proche d'une médiévale ruine

 

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 38 Vers Menu châteaux de l'Isère
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Dauphiné : 05 26 38
commenter cet article