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Ombre et lumière

22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Je rêve d'être peintre pour reproduire cette beauté nue

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Compeyre est située à 20km au Sud de Séverac le château et à 9km au Nord de Millau.

     Coordonnées du château :

44° 9' 41.67" N 3° 6' 10.033" E
 44.161575°  3.102787°

 

Le château fort : 
        L'extérieur :
Préambule du Chevalier

    Dernièrement, en regardant mon blog, je me suis aperçu que j'ai décrit beaucoup de ruines et de châteaux-musées non habitables.

  Par ce modeste article, je souhaite vous montrer que les constructions médiévales peuvent être habitées avec le confort moderne tout en gardant et montrant leur origine médiévale.

  L'architecture défensive est presque incompréhensible

La découverte 

   Posé à flanc de colline, les vestiges du vieux château fort se reposent de ses siècles guerriers. Le haut bâtiment est fier et heureux que les maisons s'appuient sur ses remparts et "sa" colline.

 

Rapide analyse 

* Le bâtiment serait le "donjon" de l'ancien château fort.

* Il est construit sur le rocher.

* Des arcs de décharge sont visibles sur plusieurs faces.

* De nombreuses fenêtres à meneaux en croix amènent la lumière dans les salles supérieures d'habitation.

* L'alternance de formes rondes et parallélépipédiques est surprenante.

* La porte basse sur la face la plus étroite semble être un aménagement récent.

* Aucun système défensif est visible.

* La façade coté colline est aussi énigmatique.

* La porte précédée d'un petit pont fixe semble être l'entrée médiévale.

 

Une ruine !

   A peu de distance du "donjon", une ruine attire mon attention. D'après mon fascicule, ce site était l'église dédiée à Saint Vincent. Elle aurait été fortifiée. Au dessus de l'église, il y avait une salle ayant servi de prison.

 

        L'intérieur :
   La propriété privée n'est pas visitable. 

 

Représentation communale du donjon de Compeyre

 

Histoire du château fort :

* Au 11ème siècle, un château fortifié est cité (Il est possible que ce soit un autre fort nommé Avaruejouls, aujourd'hui disparu).

* En 1210, le Chevalier de Henry est cité comme seigneur de Compeyre.

* Au 13ème siècle, la seigneurie appartient au Comte (voir titre de noblesse) de Millau et à la famille de Sévérac.

* A la fin du 13ème siècle,la seigneureie appartient à plusieurs familles.  L'une d'elles se nomme : Henric ou Ahenric.

* Au début du 14ème siècle, la seigneurie appartient à Ricard de Peyrelade et Pons de Montrodat.

* En 1349, le Roi de France (voir liste) donne la seigneurie à Garin d'Apcher.

* Au milieu du 14ème siècle, les Anglais occupent le bourg et le château. Il semblerait que la famille Armagnac de Fesenzaguet soit en possession d'une partie de la seigneurie.

* En 1369, les troupes Françaises chassent les Anglais.

* En 1397, Guillaume de Bolcays est châtelain de Compeyre.

* En 1540, une partie de château est cité en ruine.

* En 1562, le château et la ville sont pris par les Huguenots.

* La même année (1562), une troupe Catholique armée commandée par De Vessin ne parvient pas à déloger les Protestants.

* En 1567, une nouvelle attaque Catholique échoue.

* En 1569, les Catholiques s'emparent enfin du château et libèrent la ville.

* En 1573, les Protestants reprennent le château.

* En 1575, les protestants sont définitivement chassés.

* En 1588, l'un des seigneurs possédant la ville se nomme : Louis de Roquelaure.

* A la fin du 16ème siècle, le sir de Roquelaure vend ses droits partiels à Antoine Pailhas.

* Au 19ème siècle, quelques vestiges du château sont encore visibles.

* En 1835, l'église Saint Vincent est en mauvais état. Le conseil communal décide l'abandon du bâtiment médiéval et le remplace, au centre bourg, par une église "moderne".

* Au 20ème siècle, les propriétaires du "donjon" réalisent des travaux de consolidation et d'aménagement.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Il fallait du courrage pour monter la colline à l'assault du château

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 07:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :

       Voyez vous une église fortifiée ?Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Boresse et Martron est à la limite entre les deux Charentes. Elle est située à 60km au Nord-Est de Bordeaux, à 40km au Sud-Ouest de Angoulème et à 10km à l'Ouest de Chalais.

 

     Coordonnées du bourg :

45° 16′ 23.16″ N0° 6′ 46.08″ W
 45.2731°-0.1128°

 

 

L'église : 

        L'extérieur :

Préambule

     Bien que mon dictionnaire des châteaux forts et fortifications de France soit une bible, il m'arrive parfois que le site de ma découverte ne soit pas tout à fait en rapport avec mes espérances. Les raisons sont multiples, mais l'une d'elles est l'âge de cet ouvrage.

  Ce livre magnifique a été créé vers 1975. Il fait suite à une collecte d'informations des années 50 (je suppose). Hors, durant la 2ème moitié du 20ème siècle, de nombreux bâtiments ont été détruits (volontairement ou non), ont été modifiés ou aménagés.

   Voici un exemple de construction ayant perdu sa puissance d'antan.

800 ans et pas une ride ! 

La découverte
   En découvrant cette petite église presque isolée, je suis partagé entre doute et admiration :

- Admiration devant cette construction de 800 ans.

- Doute car la construction est très refaite, presque impersonnelle et sans fortification apparente.

 

1ères constatations

  A - Le bâtiment plus petit précédent l'église semble être un ajout "récent".

Était-ce un collatéral suite à l'augmentation des paroissiens ?

  B - La forme trapue et la rudesse des contreforts prouvent une construction Romane qui n'a point vue l'arrivée du Gothique.

  C - L'absence de transept confirme ma datation du début de 2ème millénaire.

Mais, où sont les systèmes défensifs ?

 

Je dois regarder chaque pierre

* N'imaginant pas que la nef ait été fortifiée, je me concentre sur le chevet.

* Sa forme ronde me surprend un peu pour une construction si "vieille".

* Les fenêtres sont petites et positionnées en hauteur (facilitant ainsi la défense).

* Je ne vois toujours pas de système de tir. Soudain, un détail me fascine.

L'avez vous remarqué ?

* Sur le clocher, le fantôme d'un toit apparaît me laissant imaginer qu'une salle de repli existait.

* Les consolidations récentes (et peut être le manque de moyen financier) ont rabaissé la hauteur du toit.

 

Y a t il d'autres indices ?

* Pour comprendre l'église, je prends un peu de recul.

* C'est ainsi que je remarque le clocher.

* Il est au centre de l'église et  curieusement peu élevé.

* J'ose écrire "curieusement" car nous sommes tous habitués aux flèches élancées, aux toits coniques ou polygonaux touchant le ciel.

* Ce clocher carré ressemble un peu à une tour de guet avec "crénelage".

* Cette sensation est renforcée par les fines fenêtres ressemblant à des archères (voir vocabulaire ).

 

     L'intérieur :

* Hélas, comme pour beaucoup d'églises durant notre siècle, la porte ne s'ouvre pas.

* Je ne pourrai pas confirmer mes constatations. 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église à Boresse.

* Durant les Guerres de Religion (2ème moitié du 16ème siècle), les protestants attaquent et détruisent partiellement l'église.

* A la fin du 18ème siècle, les communes de Boresse et Martron fusionnent.

* A la fin du 19ème siècle, l'église est partiellement reconstruite.

* En 1949, la façade de l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 20ème siècle, plusieurs campagnes de restauration et consolidation sont entreprises.

* En 2000, plusieurs autres parties de l'église sont classées aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église de la Nativité est libre et gratuite. La visite de l'intérieur serait possible certains jours.

 

L'art Roman donne une église trapue

 

 

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fortifiées
de France
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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 09:55

  

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

 

Résumé :

 
    « Il y a près de huit siècles, à l'instigation du pape Innocent III, le fer et le feu s'abattaient sur les terres qui allaient constituer plus tard la province du Languedoc. Prétexte de cette guerre sans merci connue sous le nom de croisade albigeoise et menée de 1209 à 1229 par une chevalerie recrutée dans le nord de la France : l'éradication du catharisme, une hérésie solidement implantée en pays occitan, qui enseignait que le monde visible n'est pas l'oeuvre du Dieu de bonté, mais celle d'un créateur mauvais.
    Chevauchées destructrices, ravages, sièges, incendies, massacres, batailles rangées, bûchers : de l'Agenais et du Périgord au Rhône, quinze de nos départements furent le théâtre, vingt ans durant, d'une lutte farouche dont l'enjeu devint rapidement politique tout autant que religieux.
    La première croisade prit fin en 1215, mais, dépossédés au profit de Simon de Montfort, le chef des "barons du Nord", les princes occitans se ressaisirent, repartirent en guerre. Montfort fut tué en 1218 sous les murs de Toulouse. Rome en appela à une deuxième croisade dont le roi de France Louis VIII prit le commandement. 
»
 
 
 
 
Mon avis : 
 
Pour tout comprendre sur cette croisade !!!
 
            Un régal..........
     Cette oeuvre se lit comme un roman; Les personnages se rencontrent, se séparent, se battent puis font alliance. Les destins se croisent.
     Roquebert est LE grand spécialiste de ce que l'on nomme aussi: "la croisade des Albigeois". Son style est vivant, précis, détaillé.
     Je l'ai lu 2 fois et la découverte est permanente.
 
  L'épaisseur des 2 tomes peut rebuter les moins littéraires, mais une fois le livre ouvert, on en oublie de manger  (si, si, c'est vrai, j'ai perdu 3 kg).
    Avant de visiter les merveilleuses ruines de l'Aude et de l'Ariège, lisez cette oeuvre, cela décuplera votre plaisir de gravir les pogs de cette région (ne prenez pas ces livres dans le sac à dos, ils sont trop lourds). 
 
 
   INDISPENSABLE pour qui veut comprendre !
 
 

   Ces livres viennent de ressortir en collection économique de poche, Alors ne réfléchissez plus, courrez les acheter. Ces quelques Euros seront un plaisir que vous ne regretterez pas.
    Lorsque vous aurez "digéré" les 2 tomes de cette croisade, pourquoi ne pas poursuivre votre lecture avec l'Homme qui en a été le chef le plus connu: Simon de Montfort.

 
 



Venez  découvrir maintenant les châteaux "Cathares" :
* De l' ARIEGE,
* De l' AUDE,
* Puis des  PYRENEES Orientales.
 
 

  

  

  

  

  

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 09:50

 

Département :   36 - INDRE

 

Le bourg :

  Situation :   (--> le voir sur une carte)

     Levroux est une commune située à 80km au Sud-Est de Tours, à 60km à l'Ouest de Bourges et à 21km au Nord de Châteauroux. 

 

    Coordonnées du château :

46° 59' 16" N1° 36' 38" E
 46.98801073 1.610806

 

  Origine du nom :  (voir l'article d'initiation)

      Le nom actuel vient d'une léproserie construite au Moyen Age, appelée : Leprosum.

 

 

Le château :

    L'extérieur :

Où est il ?

* Au Nord du village, un parking est aménagé pour le départ d'une randonnée pédestre, passant proche du château.

* Après quelques courtes minutes, "sa majesté de pierres" m'attend dans un écrin de verdure.  

 

L'aventure

* La météo annonçant des pluies importantes pour l'après midi, je me suis levé tôt pour admirer les vestiges du château de Levroux.

* Évidemment avec ce soleil matinal, les ombres sont importantes donnant une ambiance presque surnaturelle.

* Plutôt que de marcher sur le sentier, je préfère découvrir le château par "la combe" correspondant à l'ancien fossé, comblé au 19ème siècle.

 

Le châtelet
  * Dans le silence du petit matin, les 2 grosses tours rondes semblent soupirer de bonheur à la venu d'un Chevalier Dauphinois .

 * Ce ne sont pas des tours d'angle (sinon le château serait très petit) mais les tours de défense du châtelet.

 * Elles comportent encore en partie basse des ouvertures de tir pour arme à feu, correspondant au type de défense du 15ème et 16ème siècle.

 * En observant leur construction, il me semble que ce sont des archères médiévales (voir vocabulaire) modifiées pour recevoir des arquebuses ou des petits canons.

Qu'en pensez vous ?

 * La Renaissance (?) a modifié leur esthétique et de grandes fenêtres ont été percées dans les étages rendant ces tours habitables.

 

    Le portail d'entrée

* Au milieu des 2 tours, une immense porte d'entrée rappelle l'origine médiévale du château.

* Bien que le fossé ait été comblé, je constate que l'entrée est surélevée.

* Les crapaudine en bas supportaient les axes du pont-levis et au dessus les flèches (voir vocabulaire) ainsi que les chaînes passaient par les 2 grandes fentes verticales (Voila une porte qui correspond aux standards du château fort de mon enfance).

* Des pierres encadrent la porte empêchant les assaillants de faire levier pour l'arracher.

* De chaque coté, la porte était protégée par les fentes de tir des 2 tours du châtelet : Défense classique mais efficace.

* Évidemment, une herse augmentait la protection dissuasive.

* Il ne reste que la rainure, mais sa largeur est imposante.

* Pour conclure la défense, deux vantaux fermaient l'ensemble (il ne reste que les montant de pierre). Voila une construction classique.

 

Curiosités

  Deux détails rompent le classicisme médiéval :

* D'abord la fenêtre au dessus de la porte. Elle a du être construite en même temps que celles des tours.
* Puis le blason au dessus de la porte.

* Ce blason a été massacré (peut être à la révolution ?), il est devenu "illisible".

* Un texte affirme que cette sculpture représentait les blasons des 2 "mécènes" lors des travaux d'amélioration et de consolidation à la fin du 15ème siècle :

- Le premier était celui de Jacquette de Peschin : "Coupe d'argent et d'azur à la croix ancrée de gueules sur l'argent et d'argent sur l'azur". 
- Le deuxième est celui de son époux, Bertrand V de La Tour d'Auvergne : "Écartelé, en 1 et 4 d'azur semé de fleurs de lys d'or et à la tour d'argent maçonnée et ouverte de sable, en 2 et 3 de gueules à la croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d'or, sur le tout d'or au gonfanon de gueules frangé de sinople".

* Pour comprendre ce vocabulaire, je vous invite à lire ce site d'héraldique.

* Comme à mon habitude, je contourne le château pour le découvrir de l'extérieur. Curieusement, les remparts ayant disparus, j'accède à l'intérieur du château.

 
   L'intérieur :  

Où suis je ?

* Cette vue n'est pas l'extérieur du site, mais les restes d'un des murs intérieurs du château.

*Je suis de l'autre coté du châtelet.

Je vous vois interrogatifs !

Vous ne comprenez pas ?

 

Voici l'explication

J'ai contourné le château.

* Sur la droite (de l'image), il y a le fossé et la tour du châtelet avec un départ du mur d'enceinte (le voyez vous ?).

* La muraille d'enceinte couvrait une superficie de 2 ha, aujourd'hui, elle a fait place à une belle étendue herbeuse. 

* Sur la gauche (de l'image) un plateau qui devait être l'emplacement de l'intérieur du château.

* Le mur que je vous montrais est en face, dans le prolongement.

 

    1ère constatation des entraillesIntérieur épuré et pourtant révélateur

* L'intérieur du châtelet étant peu consolidé et dangereux, des grilles empêchent la visite.

* Mais en tendant le cou "comme une girafe", il est possible de comprendre l'aménagement interne.

* Dans la partie basse, un escalier descend vers une salle sombre, dont je ne peux comprendre la fonction.

* L'ensemble de ce niveau est éclairé par les nombreuses archères et bouches à feu.

* Un peu plus haut, je distingue des corbeaux devant supporter des plafonds (3 étages ?) ainsi que les grandes fenêtres à meneaux dépourvues de coussiège (voir vocabulaire).

* Il me semble deviner des traces de maçonnerie des cheminées, mais mon imagination dans une ruine est très fertile, il me faut être objectif.

 

    Peu mais fascinant

 * Sur la gauche, dans la tour du châtelet, les vestiges d'un escalier en colimaçon me montre les axes de circulation.

* Curieusement, il passe devant une archère.

Cette aberration fonctionnelle est elle du

à la consolidation du bâtiment au 20ème siècle ?

* Hélas dans cette ruine, il n'y a plus de trace de décors ou de sculpture.

Était ce un château pour soldats ou pour un seigneur ?

    Les nuages prévus par Météo France n'arrivant pas, je décide d'abandonner cette ruine puis de trouver une auberge dans le bourg proche.

Venez vous avec moi ?

 

 

Histoire du château :

* Au 1er siècle (?), Un oppidum Gaulois est construit sur la colline d'un village nommé : Gabattum.

* Vers 1010 (?), un château primitif remplace l'oppidum. Il est l'oeuvre d'Eudes de Déols.

* En 1188, le château est attaqué et pris par Philippe Auguste (voir liste des rois).

* En 1189, par le traité d'Azay le Rideau, le territoire et le château appartiennent à Richard Coeur de Lion.

* En 1199, le Berry rejoint le domaine Royal de France. Le château change de propriétaire.

* A partir de 1229, les seigneurs de Levroux consolident le château et améliorent ses défenses.

* En 1413, Louis du Peschin, seigneur de Levroux, décrit au Roi Charles VI l'état du château dans un texte. Il semble que les défenses nécessitent de gros travaux et que l'entretien des courtines soit minimal.

* En 1416, Jacquette du Peschin épouse Bertrand V de La Tour d'Auvergne. Il devient le nouveau seigneur de Levroux et va devenir le commanditaire du château.

* Vers 1460 (?), commencent les travaux d'entretien et de modernisation du château.

* En 1461, Bertrand V meurt. Son fils Bertrand VI de La tour d'Auvergne devient le nouveau seigneur de Levroux.

* En 1566, Il semble que le château soit à nouveau en mauvais état.

* En 1653, un texte explique l'état de délabrement du château "féodal" après les guerres de religion.

* En 1689, un autre texte décrit l'état de ruine des bâtiments entourés d'un fossé.

* Au 19ème siècle, sur ce lieu, existe encore des ruines de grosses tours (dont une nommée Bonan) entourées d'un fossé.

* A la fin du 19ème siècle, les fossés sont comblés. Les restes des murailles sont détruits. La tour de Bonan semble ne plus exister.

* En 1927, les ruines sont inscrites aux Monuments Historiques.

* Au 20ème siècle, des travaux de consolidation sont entrepris.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la ruine est libre et gratuite. L'entrée est barrée par une grille, mais il y a assez d'ouverture pour admirer l'intérieur de cette ruine sans "enfreindre la loi". Le risque de recevoir une pierre est faible (si vous restez à l'extérieur).

 

 

 

 

 

  
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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 09:22

 

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

 

Résumé :

 
    « Ce livre présente dans sa première partie un condensé du "Dictionnaire raisonné de l'Architecture" et dans la deuxième un condensé du "Dictionnaire du Mobilier" de Viollet-le-Duc. 2 tomes regroupés en 1 seul ouvrage. »
 
 
 
Mon avis : 
C'est LA BIBLE du médiéviste  !!!!!
 
Cette encyclopédie est une mine d'or de l'époque médiévale. Tout y est décrit et détaillé tant au niveau:
    * de l'architecture, civil (clic), religieuse et militaire,
    * du mobilier,
    * des objets du quotidien (clic),
    * des vêtements militaires et civils (clic),
    * des armures pour hommes et chevaux (clic),
    * des armes d'attaque et de défense (clic) ........
 
 
 
   Cet ouvrage de 719 pages (oui, vous avez bien lu, une oeuvre de plusieurs kilos) magnifiquement illustré, très précisément détaillé et expliqué avec minutie.
 
 
   Les dessins sont d'une beauté féerique. La richesse de la documentation et la haute qualité artistique des illustrations en font un ouvrage exceptionnel et jamais égalé.
 
   Je ne pouvais pas m'offrir l'édition original. Alors parfois, je regardais cet ouvrage à travers la vitrine de mon bouquiniste.
  Reparu en début d'année 2006, mes yeux se sont écarquillés, mes doigts ont tremblé et mon porte-monnaie s'est ouvert avec plaisir.
  Ne le manquez pas............... il faudra attendre encore 20 ans pour qu'il nous revienne...............(c'est presque une comète).
 
 
   Il n'existe rien de mieux pour se plonger dans le monde médiéval !!!!
 
 
Vite............. courez l'acheter !!!

 

 
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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 07:30

 

 

Département  40 - LANDES
 

 

Le bourg :

Je suis déjà dans l'ambiance médiévale   Situation :   (--> le voir sur une carte)

       Le bourg de Labatut est situé à 10km à l'Est de Peyrehorade, 22km au Sud de Dax et à 20km au Nord-Ouest de Orthez.

 

   Coordonnées de l'église :

43° 33′ 3.96″ N0° 59′ 1″ W
 43.5511° -0.983611°

 

 

L'église :

    L'extérieur :

La découverte

    Dans le vieux bourg, à l'Ouest de Lamothe, une petite colline porte une construction dont l'aspect extérieur me met en joie.

    Certes, ce n'est pas une grandiose ruine ou un magnifique château fort, mais cette église semble avoir été fortifiée "pour moi". 

 

L'enquête commence

* Le plus impressionnant est incontestablement le clocher.

* Il est massif, sans statut ni sculpture.

* La période Gothique l'a complètement oublié.

* L'ensemble est constitué de pierres pauvrement taillées et peu jointives.

* S'il n'y avait pas le lanternon polygonal et la croix au sommet (bien que cela ressemble à une girouette), j'aurais pensé que cette construction était un donjon, une tour de guet ou ... 

* Comme tout système défensif, il comporte 2 archères curieusement alignés.

* La différence de pierres me fait penser à un ajout après la construction.

 

Découverte de la nef

    En contournant l'église, je suis un peu (mais juste un tout petit peu) déçu de voir une plate nef sans système défensif :

* Ni archère,

* Ni chemin de ronde,

* Ni salle de repli...

  Rien. Le bâtiment est si refait que j'ai l'impression qu'il s'est greffé à la tour il y a peu de temps.

 

Le Chevalier est à son chevet

     En arrivant devant le chevet, je suis heureux de retrouver un style Roman avec ses fenêtre étroites. Une d'entre elles ressemble plus à une archère.

Est ce mon imagination ?

   Le "ravalement" excessif de l'église aurait pu lui faire perdre son identité, mais c'est sans compter la puissance de ses contreforts montrant une construction d'avant le Gothique.

     La dernière façade montre 2 archères droites.

Mais pourquoi sont elles asymétriques ?

 

    L'intérieur :

* Elles sont si rarement ouvertes les églises en votre 21ème siècle que je me précipite dans celle de Labatut.

* L'absence de transept montre une linéarité assez inhabituelle.

* Au fond, le choeur oscille entre simplicité, modernité et art Roman.

* La nef de l'église a été si réhabilitée qu'elle semble plus moderne que Romane.

 


Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.
* Au 20ème siècle, réhabilitation (excessive ?) de l'église.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Romain) est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

La plaine des Landes est magnifique

 

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 07:13

 

 

Département 24 - DORDOGNE

 La marche sera longue pour approcher ce château fort

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Grignols est située à 30km au Nord de Bergerac, à 20km au Sud-Ouest de Périgueux et à 8km au Sud de Saint Astier (voir son église fortifiée).

 

   Coordonnées du château :

45°  4'  53" N0°  32'  38" E
 45.08149830° 0.543984174728°

 

 

Le château :

       L'extérieur :

La découverte

       A 1km au Sud-Ouest de Grignols, sur une petite colline apparaît le château Comtal. Lentement je m'avance vers cette beauté fortifiée dont l'architecture me semble a voir été construite sur plusieurs siècles. Je vois aussi que certains bâtiments "trop neufs" ont été consolidés récemment.

  Un panneau m'indique que je dois déposer mon destrier à quelques pas plus loin.

 

 Une façade montrant l'évolution architecturale

L'enquête commence

* Ma première surprise vient de la forme triangulaire des remparts.

* Mon fascicule m'informe que le site était formé de 4 terrasses successives reliées par des ponts levis.

* Ma deuxième surprise vient de l'évolution architecturale.

  - Par exemple : Sur cette façade, il y a des archères droites du 13ème siècle. Au dessus, de belles fenêtres à meneaux en croix amenant de la lumière à la Renaissance.

* Un peu plus loin, au bout d'un rempart crénelé, je remarque un bâtiment plus modeste, moins décoré.

Etait ce pour la garnison ?

Ou est ce le château primitif ?

* En approchant, je suis surpris de voir une curieuse construction accolée au "bâtiment modeste".

Serait ce l'ancienne porte d'entrée ?

* Mon questionnement expliquerait la présence de mâchicoulis formant bretèche.

* De plus, le "bâtiment modeste" serait une sorte de châtelet d'entrée avec salle des gardes.

Avez vous remarqué les restes de console

et le rehaussement du mur à gauche ?

* Je pressens que cela est une reconstruction au 20ème siècle.

 

 

Savez vous identifier les fonctions des bâtiments ?  Comme tu es blanche !

* Mon titre n'est point pour vous chères lectrices, ni pour une dénommée Neige, il s'adresse à l'imposante tour d'angle.

* Elle paraît si neuve qu'elle semble avoir été construite "hier", mais il n'en est rien.

* Même si son crénelage (voir vocabulaire) et son parement ont été refaits, la tour carrée est bien une construction médiévale.

* Je suis surpris de ne voir que si peu d'archères et surtout si asymétriques.

 

 

Il y en a partout

* Tout en respectant les propriétés privées, je contourne le château.

* Soudain, un angle de vue me montre un ensemble de bâtiments chaotiques.

* Ceci est du aux destructions non reconstruites, puis à des consolidations rapides puis à des aménagement de confort des siècles récents.

* Je vois :

- Des départs d'échauguette dont les consoles étaient certainement les mâchicoulis du chemin de ronde.

- Des fenêtres positionnées à l'intérieur d'épais murs. Elles remplacent des portes de circulation.

- Une cheminée à l'extérieur..... pour réchauffer les oiseaux en hiver ?

 

 

      L'intérieur :

* La propriété privée et habitée n'est point visitable.

* Ne souhaitant pas goûter au tir du canon pour non respect de cette interdiction, je tourne les talons pour retrouver l'étalon.

* Je jette un dernier regard vers le piedroit de la cheminée extérieure et j'immortalise une jolie sculpture sur un évènement que je n'ai point identifié.

 

 

 

Histoire du château :

* Vers 980, par mariage (à vérifier), la seigneurie (les terres) de Grignols est possession de la famille Talleyrand.

* En 1072, un château (une résidence ?) est cité dans un texte. Il appartient à la famille Grimoard.

* Au 13ème siècle, construction d'un château fortifié surveillant la route entre Périgueux et Bordeaux. Il appartient à la famille Talleyrand

* Au 14ème siècle, agrandissement et modernisation du château.

* Au 16ème siècle, un logis Renaissance est aménagée. La famille Taillefer n'habite pas en cette vieille forteresse médiévale, même si elle est modernisée.

* Au milieu di 16ème siècle, le site est élevé en Comté (voir titre de noblesse).

* Au 17ème siècle, le logis est modernisé.

* Vers 1652, durant les évènements de la Fronde, le château est canonné puis partiellement démantelé par le Capitaine Balthazar.

* Durant 2 siècles, le château est partiellement transformé en "carrière de pierres" par les habitants environnants.

* Vers 1792, les Révolutionnaires ne sont pas "tendres ni respectueux" avec cette fortification Comtale.

* Durant le 19ème siècle, les dégradations continuent.

* En 1883, après 6 siècles de possession de la même famille, à la mort du dernier héritier des Talleyrand-Périgord, le château change de propriétaire.

* Durant le 20ème siècle, en fonction des multiples propriétaires, les vieux murs sont parfois réhabilités, parfois dégradés ou changés de fonction (portail obstrué par exemple).

* En 1928, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route et le sentier. La visite de la propriété privée est interdite.

 

Un vrai château fort avec ses nombreux systèmes défensifs

 

   Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 24Vers Menu châteaux de Dordogne
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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 09:35

 

 

En mai, faire le pont pour regarder un pont, c'est le pompon !

 

Département 83 - VAR

 

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune d'Entrecasteaux est située à 50km à l'Est d'Aix en Provence, à 22km au Nord-Est de Brignoles et à 20km à l'Ouest de Draguignan.

 

     Coordonnées du château :

43° 30' 56" N6° 14' 33" E
 43.5154950296° 6.2425786257°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :
Préambule

* Je suis en vacances de promenade.

* J'ai posé un joli chapeau de paille de touriste sur ma tête Dauphinoise.

* J'admire le paysage et le pont Saint Pierre du 18ème siècle.

* Je me promène dans les fascinantes ruelles médiévales.

* Dans cette enfilade de passages, je découvre le blason du bourg.

Y a-t-il 2 sites fortifiés ?

 

 Le temps a transformé l'ancien château fort !L'analyse 

* Je chausse mon heaume de castellologue amateur et, la truffe au sol, je recherche les indices.

* Une massive construction attire mon attention.

Qu'est ce ?

* Il suffit de lire le panneau.

* L'entrée ayant été bouchée, il me faut contourner le mur.

* Les multiples modifications du château ont adouci l'aspect guerrier de la primitive construction.

* Depuis le joli jardin à la Française, j'ausculte le château moderne pour trouver des traces médiévales.

 

        L'intérieur :

  Une partie du château privé a été aménagée en musée. Hélas, le site est fermé en ce jour férié. 

 

 

L'église : 

       Situation :   (--> la voir sur une carte)

     Coordonnées de l'église :

43° 30' 55" N6° 14' 40" E
 43.515238661° 6.2444682419°

 

Voyez vous les systèmes défensifs ?

        L'extérieur :
L'approche

* A une centaine de mètres au Nord-Est du château, une église me quémande de la visiter.

* Ne pouvant rien refuser à une belle, je l'observe de loin.

* Le moutier est un assemblage de constructions sur plusieurs siècles.

 

Les systèmes défensifs

* Le clocher comporte les traces d'un système défensif connu.

Le voyez vous ?

* Vous avez évidemment reconnu un crénelage.

* Au dessus d'une fenêtre de la nef, je vois une ouverture carrée.

Y avait il une salle de repli ?

* Je me retourne pour vérifier ma théorie.

* Proche du toit (qui a été certainement abaissé il y a quelques siècles), je vois une construction en encorbellement.

* Etait ce :

- Le seul vestige de mâchicoulis (voir vocabulaire) ?

- Une bretèche ?

- Des Latrines ?

 

        L'intérieur :

  Hélas, comme beaucoup d'églises, la porte ne s'ouvre pas. Je ne pourrai pas confirmer mes constatations. 

 

Le diaporama de l'église et du château est ici.

 

 

Histoire du bourg et des bâtiments :

* Au 11ème siècle, construction du premier château en pierres.

* Au 13ème siècle, les moines du Thoronet bâtissent l'église.

* Au 17ème siècle, l'église est modifiée en style Gothique.

* A la fin du 17ème siècle, André Le Nôtre donne un plan d'aménagement du jardin à la Marquise de Sévigné. Elle le donne au Comte (voir titre de noblesse) François de Grignan, son gendre, propriétaire du château.

* Au 18ème siècle, Grignan vend le château à Raimond de Bruni (voir cette famille), trésorier général de France.

* En 1702, la crue de la rivière Bresque détruit le vieux pont.

* En 1725, le pont Saint Pierre est reconstruit.

* En 1988, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église et du château est libre et gratuite depuis les rues. La visite des fortifications intérieures est interdite aussi bien pour le château que pour l'église (dédiée à Saint Sauveur).

 

Un vestige qui en dit long sur le passé guerrier du site

 

 

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fortifiées
de France
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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 08:37

Livre pour enfants

 

 

Cliquez sur l'image pour accéder aux sites de libraires du web que je vous ai sélectionnés !

 

 

 

Résumé :

 
    « Questions :
  • - Qui étaient les croisés ?
  • - Comment se soignait-on ?
  • - Quels métiers y exerçait-on ?
  • - Comment vivaient les paysans ?
  • - Pourquoi construisait-on des châteaux forts ?
  • - A quoi ressemblaient les villes du Moyen Age ?
  • - Comment se préparait l'assaut d'une forteresse ?
  • - Quelles étaient leurs relations avec les seigneurs ?
  • - Que devait faire le jeune noble pour devenir chevalier ?
  • - Pourquoi les pèlerins accomplissaient-ils de grands voyages ?
  • - Combien de temps pouvait prendre la construction d'une cathédrale ?
    Toutes ces questions passionnantes sur le Moyen Age, et bien d'autres, trouveront leurs réponses dans cet ouvrage, dont les nombreuses illustrations permettront aussi de mieux découvrir cette longue période de l'Histoire. »


 
 
Mon avis :
 
Vos enfants connaîtront tout !

 

 

 

     Fleurus est un éditeur sérieux et "intelligent". Sa collection "Imagia - Découverte du monde" est d'une richesse impressionnante. Je me suis donc précipité sur son livre traitant du mon sujet favori.
 
Heureux j'ai été durant de très longues minutes.
  
    J'ai écrit "longues minutes " car
je n'ai pas dévoré ce livre en entier (par manque de temps), mais vos chères têtes blondes en auront pour plusieurs heures.

   Chaque page comporte une très longue prose détaillée, bien écrite, mais sans ajouter trop de termes techniques. Pour égayer la feuille, 2 croquis animent et accompagnent le texte.

   Tous les thèmes (ou presque) de ma période favorite sont abordés intelligemment, et... (mais allez vous me croire) j'ai compris un sujet qui m'avait posé par le passé quelques  problèmes (Non, non, même sous la torture je ne vous dirais pas lequel).

     Texte de qualité, illustrations simples mais efficaces, format du livre agréable. Que puis je lui reprocher ?

Heu... Peut être que.... heu... M° Fleurus n'ait pas sorti ce livre dans ma jeunesse.

 
    Alors, si vous souhaitez pour vous et vos enfants une initiation intelligente du Moyen Age, achetez ce livre dès demain matin.
  

 

 

 

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 08:55

 

Département 05 - HAUTES ALPES

 Diantre !... quelle belle rondeur.

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Montrond est située à 55km Est-Nord-Est de Vaison la Romaine, à 35km au Sud-Ouest de Gap et à 30km au Nord-Ouest de Sisteron.

 

     Coordonnées du château :

44° 22' 55" N 5° 44' 45" E
 44.382017388°  5.746021271°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

La découverte point verte

* En arrivant dans le bourg situé à 626 mètres d'altitude, je remarque à l'Est une colline à la forme très arrondie.

* Il n'est point besoin d'être un expert en toponymie (voir initiation) pour comprendre la logique du nom du site.

* Au sommet, une grise construction est le but de ma randonnée du jour.

* La colline a une altitude de 821 mètres. Il faut que je me hâte dans l'ascension pour arriver avant la nuit.

 Les arbres s'écartent pour me laisser voir cette beauté

La montée de l'essouflé

* "Pauvre Chevalier Dauphinois qui a choisi un loisir lui demandant tant d'efforts".

* Je lève la tête, la ruine semble proche. Mais il faut toujours se méfier du verbe "sembler".

 

Je suis las... et elle est là

* Au sommet, je souffle tant que la poussière vole.

* Mais je suis heureux car la belle (avec une base de 8 mètres de coté pour une hauteur actuelle de 10 mètres) m'offre ses parements composés de pierres en calcaire aux dimensions très variables.

* Ses parements sont certes un peu délabrés mais ils me permettent de voir la qualité du remblai.

* Par contre, le parement d'angle est composé de pierres taillées d'une grande qualité.

 

Des trous qui ne sont point gouffres

* De chaque coté du parement je remarque des trous carrés.

* Ces ouvertures sont posées sur tous les cotés et sur toute la surface.

Qu'est ce ?

* Vous êtes si intelligents mes merveilleux lectrices et lecteurs que vous m'avez tous répondu : Des trous de boulin (voir vocabulaire).

* La particularité, c'est qu'ils sont traversants.

 La belle me montre ses entrailles

        L'intérieur :

Elle me montre tout !

* D'habitude (les damoiselles et) les belles ruines doivent être charmées avant de s'ouvrir à moi.

* Curieusement, en la contournant la merveille s'offre à mes yeux ébahis.

* La tour, que dis je, le donjon "'légèrement arasé" montre 2 niveaux.

 

Le niveau haut est d'un haut niveau

* Le mur a une épaisseur importante.

* La qualité des pierres est la même qu'à l'extérieur.

* L'arasement ne permet plus de voir les possibles cul de lampe ni les sculptures.

Y en avaient-ils ?

* Une documentation affirme que les vestiges d'une cheminée existaient à la fin du 19ème siècle.

 Cette ruine me met sens-dessus-dessous

Le niveau bas m'abat

* De la partie basse, c'est la voûte plein cintre que je remarque en premier.

* Puis, au plafond, une curiosité m'attire.

En connaissez vous la fonction ?

* C'est évidemment une ouverture permettant l'entrée dans la salle basse.

* Au Moyen Âge, l'entrée d'un donjon n'était point au niveau du sol mais au moins à 5 mètres. L'accès s'effectuait par une échelle ou un escalier en bois facilement rétractable ou démontable. Pour accéder à l'étage inférieur, il fallait une ouverture très visible en ce donjon cassé.

* Une autre curiosité sont les corbeaux et surtout les trous alignés et très serrés.

* Ce sont évidemment les traces d'un plafond, donc d'un niveau intermédiaire dans le ratier.

* Les murs possèdent encore un enduit dont je ne saurai point vous en donner l'origine.

 

Le diaporama du château est visible ici

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, construction d'un donjon habitable par Hugues, seigneur de Montrond.

* A la fin du 13ème siècle, plusieurs seigneurs revendiquent la possession de Montrond. La raison sous jacente est la position de la seigneurie ne permettant pas la cohésion du domaine de la famille de Mérovillon (ayant fait allégeance au Comte de Provence).

* En 1297, il faut le dédommagement/paiement du Dauphin Humbert Ier au Comte (voir titre de noblesse) de Provence pour que Montrond soit "définitivement" en terres Dauphinoises.

* En 1307, le Dauphin Jean II donne la seigneurie de Montrond (ainsi que d'autres fiefs) à Barthélémy de Moras, chevalier et seigneur de Montjay.

* En 1309, en présence de plusieurs témoins et du chapelain et sur la terrasse en avant du château, Guigues de Montrond accorde aux Chartreux de Durbon, le droit de passage de leurs troupeaux sur ses terres.

* En 1988, un chantier de restauration est organisé.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible à vos riques et périls. La probabilité de choir ou de recevoir une pierre est importante. Soyez très prudents.

 

L'enduit médiéval est encore présent... comme un présent pour le visiteur

 

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