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Ombre et lumière

10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 07:30

 

Département 18 - CHER

 Ma journée commence par une ruine magnifique

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La petite commune de Plou est située à 45km au Nord-Est d'Issoudun (voir son château), à 22km au Sud-Est de Vierzon, à 20km  à l'Ouest de Bourges et à 8km au Nord-Est de Chârost (voir sa maison forte).

     Coordonnées du château :

47° 3' 37.976" N 2° 10' 13.753" E
 47.060549°  2.170487°

 

Le château : 
        L'extérieur :
Durant ma croisade, je suppute

    Grâce à mon dictionnaire des châteaux forts, je sais que dans le bois de Font-Moreau, à quelques kilomètres au Nord-Est de Plou, une ruine castrale existe. Mais ce que ne dit point cet ouvrage c'est :

Dans quel état est elle ?

  Même détruite, la tour est puissante

L'arrivée 

"Diantre, qu'il est beau" m'écriai je !

  En voyant ses pierres attaquées par le lierre puis en découvrant la hauteur des murs, je pressens que je vais passer une après-midi d'avril incroyable. Je suis si impatient que je me précipite de suite sur la droite de l'entrée.

 

Préambule avant la découverte de la tour

     De suite, j'imagine que :

1 - Un fossé devait entourer le château.

2 - Le petit muret en amont de la tour est une coquetterie du propriétaire pour aménager un joli jardinet de fleurs. Il ne peut pas y avoir un rempart si proche en amont d'une tour.

  Il est vrai qu'en architecture défensive médiévale, certaines tours bénéficient d'une chemise (voir vocabulaire), c'est à dire un rempart encerclant la construction (voir exemple ici et un autre là). Mais je n'ai vu cela que pour des donjons, jamais pour une simple tour défensive. Ce muret est une "coquetterie".

  La nudité lui va si bien !

Une tour défensive ruinée

    Grâce à son état de ruine, ce fantôme me donne de nombreuses indications sur ses dimensions, sa forme, la position de ses portes d'accès (sur 2 niveaux) et l'épaisseur du mur.

  Je sens votre questionnement :

"Chevalier, comment était la tour avant sa destruction ?"

 

Une tour défensive entière

   Etant un Chevalier très à l'écoute de ses visiteuses et visiteurs, je me débrouille pour trouver la réponse à votre question. Je me déplace vers la droite, j'affronte les épineux et je me bats contre les branches acérées (j'exagère un peu). Voici la tour d'angle telle qu'elle devait être il y a 500 ans.

 

Le coté gauche

   Je me dois d'explorer l'autre coté. Pensant que le château est symétrique, je ne me hâte point pour regarder la même tour ronde.

Quelle erreur !

  Un château fort est rarement symétrique. Celui-ci ne fait pas exception.

  Je vois les entrailles du château

Anguleux !

   Contrairement au coté droit, celui-ci est anguleux. Même si la tour a disparu, je pressens qu'elle fut parallélépipédique.

  Grâce aux courtines effondrées, je vois l'aménagement interne de ce que je pense être les communs. Portes, poutres, étages se devinent (ou s'imaginent).

 

L'entrée fortifiée

    Lentement, je me dirige vers l'imposante entrée. J'ose affirmer qu'elle est imposante car 2 grosses tours rondes encadrent le portail en retrait.

      Ces tours ayant été arasées, il n'est pas possible de savoir si crénelage et mâchicoulis étaient présents.

   Pourtant avec un peu d'attention, de nombreux enseignements sur leur construction et les systèmes défensifs sont visibles.

 

Combien de systèmes défensifs possèdent cette entrée ?Les vestiges de défense à droite

   La tour de droite, bien qu'envahie par une dense végétation verte, laisse voir une archère droite pour protéger la porte. Elle est si abîmée que je ne peux pas la dater. Par contre, la fente cachée dans la verdure est de type : Archère-canonnière.

  Ce type de système défensif était courant au 14ème siècle.

 

Analyse de la tour coté gauche

  Dans la grise végétation de la tour à gauche, je vois une archère-canonnière identique à sa consoeur. Puis pour protéger l'entrée, une autre fente datant de la même époque.

  Il est amusant de constater que ce château fort ne semble pas avoir évolué depuis 6 siècles : Aucune sculpture Renaissance, ni bouche à feu.

 

Avant d'entrer

  Ayant terminé mon analyse des systèmes défensifs sur les tours, je tente de voir si l'entrée comporte quelques vestiges passionnants. Evidemment, si je prose ainsi c'est qu'un magnifique détail s'offre à mes yeux d'amoureux de vielles pierres.

Que voyez vous ici ?

  Je ne vais pas de suite vous donner la réponse, je vous laisse me livrer vos supputations dans les commentaires.

 

        L'intérieur :
  Je m'apprête à emprunter l'allée vers la porte quand soudain, mon instinct de survie me force à ne point avancer. L'entrée est interdite et clairement signalée

 

 

Histoire du château :

* Au 14ème siècle, construction du château.

* En 1380, le site est notifié dans un texte. D'après certains médiévistes, ce château aurait appartenu à une famille de Chârost. Il aurait été donné en apanage au 2ème enfant (l'aîné ayant toujours le château principal).

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en empruntant la petite route à pieds. La visite de l'intérieur est interdite. Veuillez respecter la propriété privée et la tranquillité du lieu.

 

Voila un château que j'aurais adoré reconstruire

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 07:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgVoyez vous cette beauté en haut de la colline ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Palairac se situe à 30km au Sud-Ouest de Narbonne, à 30km à l'Ouest de Leucate (voir son château) et à 8km au Sud-Ouest de Cascatel des Corbières (voir son château).

   Coordonnées du château :

42° 57' 31.198" N 2° 39' 39.787" E
 42.958666  2.661052

 

Le château :  

     L'extérieur :

Préambule

    Par ce petit article, je souhaite vous montrer la différence importante entre un vrai archéologue et un Chevalier-Castellologue-Amateur.

   L'un voit, en observant un caillou, tout le travail des hommes durant des siècles; L'autre adore supposer, imaginer et divaguer même en écrivant des bêtises.  

 

L'arrivée

    Il est impossible de ne pas voir la butte survolant le petit village. Si un château a existé en ce lieu, il n'a pu être construit que sur cette unique hauteur. Ma supposition est conformée par un panneau : "Rue du château".

   Rapidement, je trouve le sentier montant vers le sommet. Sur ce site millénaire, je commence mes observations (et divagations ?).

 

     L'intérieur : 

La recherche de traces

     D'après les notes que j'ai prises il y a quelques années dans une bibliothèque poussiéreuse un jour de pluie (Être Chevalier-Castellologue, même amateur, n'est pas qu'un plaisir de marche dans la nature. Il y a souvent un "travail" de recherche et de compréhension. Il peut se faire avant les vacances, mais parfois, il s'effectue après, durant l'hiver), il y aurait des traces d'une construction certainement fortifiée.

  Avec mon imaginaire, je vois ici l'emplacement d'une tour. Puis avec cette taille rectiligne, l'emplacement d'une autre tour.

Je vous entends dire : "Le chevalier est fou ou bien il se moque de nous !"

Que nenni !

    Fou, je le suis d'être sur cette colline à la recherche de traces, mais aucune envie m'est venue d'ironiser. Regardez bien ce qui suit !

Il faut un peu de temps pour comprendre les indices 

Les traces sont sans équivoque

    En regardant cet espace aplanie, il semble évident qu'un mur a été construit sur le bord. D'ailleurs la présence d'une banquette (voir vocabulaire) est visible (flèche rouge).

   Ce rocher taillé en angle droit ne l'a pas été par hasard. Les véritables archéologues ont vu l'emplacement de la citerne.

 

Etude archéologique

    D'après René Cohen, voici le plan détaillé du site de Palairac :

 T - Taille dans le rocher (habitat ?).

 D - Donjon (2,9m x 3m).

 C - Citerne.

 A -  Multiples Ancrage pour poutres.

 B - Plusieurs Banquettes.

 

Cette recherche d'indices m'a épuisé. Je vais poser mon séant sur ce banc puis, en mangeant une pomme, admirer le paysage Audois

 

 

Histoire du château :

* En 842, Palairac est donné par Charles le Chauve (voir liste des rois) au Comte (voir titre de noblesse) Carolingien de Narbonne.
* En 876, confiscation des terres  et maisons (aucune mention d'un château) par l'abbaye de Lagrasse.
* En 1119, une église dédiée à Saint Saturnin existe (aucune mention d'un château).
* A la fin du 12ème siècle, il semble que la famille De Termes s'approprie des terres à Palairac.
* En 1208, Roxovende De Termes restitue à l'abbaye de Lagrasse les terres spoliées quelques années auparavant ainsi qu'un castrum.
* En 1209, débute la terrible croisade des Albigeois.
* Vers 1210, Alain de Roucy, compagnon de Simon de Montfort possède le château.
* En 1215, un conflit éclate entre l'abbaye de Lagrasse et Alain de Roucy au sujet de la propriété de Palairac.
* Vers 1260, Palairac appartient à Olivier De Termes.
* En 1262, Raimond Alban habite le château.
* En 1283, le Roi de France Philippe le Hardi et le Roi de Majorque se rencontre au château de Palairac.
* En 1713, la carte de Blottière & Roussel ne montre pas la présence d'un château.
* En 1815, la carte de Cassini ne présente aucun château à Palairac.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la ruine est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est impossible.. puisqu'il n'y en a pas.

 

La richesse d'une ruine est...le panorama

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 07:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :L'architecture de l'église est curieuse

    Situation :  (le voir sur une carte)

      Le petit village de Vigneux-Hocquet est situé à 50km au Nord de Reims, à 12km au Sud-Est de Vervins et à 8km au Nord-Nord-Ouest de Montcornet (voir son église fortifiée).

    Coordonnées du bourg :

49° 44′ 20″ N 3° 59′ 28″ E
 49.738889°  3.991111°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

   Isolé au milieu de son cimetière, le long de la rue de l'église (Haaa, j'apprécie quand les voies communales me facilitent la recherche), l'architecture de cette construction n'est pas classique pour un bâtiment religieux. Je pressens que mon plaisir de castellologue-amateur va être au paroxysme.

 

Première analyse

     Dans cette région de brique, l'utilisation de la pierre est étonnante. Même si des ajouts ont été réalisé avec ce matériaux rouge, c'est le gris-blanc qui domine.

  L'église comporte 3 bâtiments de forme et de construction bien différentes :

1 - Sur la gauche, un clocher-tour massif.

2 - Au centre, la nef qui ne présente pas de caractéristique défensive.

3 - Sur la droite, un chevet fortifié.

Quelle puissance pour une chevet d'église !  J'ai l'impression d'être devant une fortification datant de la même période mais ayant eu 2 architectes qui n'ont pas coordonné leurs travaux.

Est ce le résultat d'un concours "de beauté" ?

 

Le chevet : La découverte

   Bien qu'ayant déjà vu un chevet fortifié dans cette région (voir Renneval) je suis surpris par la force brute. Cette sensation est certainement due aux contreforts à larmiers mais aussi à la forme pentagonale.

Les consolidations en briques sont elles dues aux guerres et batailles ?

 

Le chevet : Les défenses en encorbellement

    Évidemment la fonction défensive est très marquée sur ce chevet. Certains murs comportent une construction en encorbellement.

 Ces bretèches (voir vocabulaire) aux dimensions différentes suivant les façades, prouvent l'existence d'une salle de repli au dessus du chevet 

Se poursuivait elle au dessus de la nef ?

Quel beau vestige de bretèche !   La nef actuelle étant récente, la réponse est "Non", mais peut être qu'au 16ème siècle la réponse était "Oui".

 

Le chevet : Les fentes de tir

   Une bretèche est un dispositif pour une défense verticale. Même s'il existe des bretèches avec fente, elles n'ont qu'une fonction défensive limitée.

   Pour éviter que les assaillants approchent, il faut leur tirer dessus. Les façades possèdent des fentes de tir pour fusil plus ou moins imposantes et efficaces. Certaines avec un ébrasement extérieur augmentant l'angle de tir.

  Même si ce chevet n'a pas l'efficacité des tours défensives des châteaux forts (angle mort, pas de tir rasant), cette masse a du faire réfléchir plus d'un assaillant.

 

Le chevet : La tour 

   En contournant le chevet, je découvre une autre forme de défense. Certes, cette tour n'a pas la puissance ni l'efficacité d'un donjon mais avec ses fentes, elle permet à des tireurs de mieux défendre les courtines.

  Évidemment, votre perspicacité a déduit que cette ronde construction est une tour escalier.

Un clocher-donjon très primitif

 

  Le clocher

     A l'autre bout de l'église trône une autre construction défensive. Je suis fasciné par sa forme brute, son architecture presque grossière avec ses contreforts droit aux angles. j'ai l'impression de voir un donjon borgne comme au 11ème siècle.

   Pourtant avec un peu d'attention, il est possible de voir une fente de tir ainsi que les vestiges d'une construction en encorbellement.

Était ce une bretèche ou des latrines ?

   Qu'importe, ce clocher-donjon a été l'un des systèmes défensifs de cette incroyable église fortifiée du Thiérache.

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 14ème siècle, construction du donjon.
* Au 16ème siècle, la région étant peu sure, les abbés  décident de fortifier le chevet de l'église.
* Au 19ème siècle, la nef est reconstruite (à vérifier).
* En 1887, les communes de Vigneux et Hocquet sont regroupées.
* Au 20ème siècle, une association de sauvegarde de l'église est créée.
* En 1987, une partie de l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martin) est libre et gratuite. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

2 tours peu semblables

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 07:30

 

Département 61 - ORNE

 Voyez vous une église fortifiée ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de La Rouge est située à 60km au Sud-Ouest de Chartres, à 50km au Sud-Est d'Alençon et à 8km au Sud-Ouest de Nogent le Rotrou.

     Coordonnées du bourg :

48° 17′ 14″ N 0° 42′ 28″ E
 48.287222°  0.707778°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

   Après avoir rapidement vu le manoir de La Gauberdière, je me dirige en centre bourg pour découvrir les systèmes fortifiés de l'église.

Ce clocher me fait de l'ombre 

L'analyse 

    Bien que son architecture soit massive avec de larges contreforts à larmier bien espacés, peu de fenêtres et l'absence de transept, j'ai quelques doutes sur les fonctions défensives de cette église à cause de l'immense toiture.

   A l'arrière, le chevet plat massacré par un petit bâtiment "récent" comporte une ouverture obstruée ressemblant à une baie Gothique.

   L'asymétrie entre les deux façades de la nef m'informe que l'église a subi de nombreux aménagements à la Renaissance.

    Les fenêtres gothiques avec leurs remplages sont très belles mais sont trop basses et trop larges facilitant l'intrusion de "vils assaillants.

  Je ne vois pas d'ouverture pour une salle de repli au dessus de la nef.

 

Le clocher
   Par sa hauteur, le clocher a pu servir de site de guet.  Les ouvertures de lumière pourraient être reconverties en ouverture de tir. Plus j'observe cette église et plus je suis dans le brouillard.

   Je prends un peu de recul et j'observe chaque centimètre de pierre. Soudain, la vérité me fait face.

Voyez vous ce qui me met en joie ?

 

Le système défensif

   Comme pour un château fort, la partie la plus vulnérable est la porte. Elle doit faire l'objet d'un système défensif spécial. Je lève donc la tête pour observer le curieux encadrement qui semble avoir été obstrué. Les 3 corbeaux me prouvent qu'une bretèche (voir vocabulaire) protégeait l'entrée.

 

        L'intérieur :
La blancheur

   L'église de La Rouge possède des sièges... de couleur rouge . Hormis ce détail amusant, je ne remarque aucune peinture murale ni indice de fortification.

 

Quel magnifique mobilier !

    Lentement j'avance vers l'abside. Je suis sans voix devant le maître-autel du 17ème siècle classé aux Monuments Historiques. Le Chevalier-Castellologue-Amateur (avec son heaume) laisse la place au touriste (avec son chapeau de paille).

 

Quelle tendresse ! Triptyque : Scènes de la vie de saint Jean-Baptiste Quel joli destrier

 

C'est la fin

    Pensant avoir tout vu, je me dirige vers la sortie quand soudain je remarque un trou menant vers le haut du clocher. N'étant pas un elfe, ni Batman, je cherche l'escalier. Hélas, bien qu'ayant trouvé la porte, je n'ai point la clé pour accéder à mon Graal.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église (à vérifier).

* Au 15ème siècle, modification de l'église.

* Au 20ème siècle, plusieurs mobiliers et statuts sont inscrits et/ou classés aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Rémy) est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des fortification est interdite.

 

Seul le clocher semble fortifié

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 07:30

 

Département  40 - LANDES

Le bourg :

Il faut faire LE tour pour LA tour   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Saint Cricq Villeneuve est situé à 4km à l'Ouest de Villeneuve de Marsan, sur la rive gauche de la rivière : Midou.

    Coordonnées du bourg :

43° 53′ 30.84″ N 0° 21′ 7″ W
 43.8919°  -0.351944°

 

L'église :

    L'extérieur :

La découverte

    En arrivant dans ce petit bourg composé d'une rue traversante, je vois le porche de l'église qui n'est ni fortifié, ni médiéval, ni ... pour mon blog.

Vais je faire demi-tour ?

   Évidemment non car il suffit de regarder le porche dans les yeux (c'est à dire en face) pour voir au loin, une construction qui titille mes sens de castellologue-amateur.

 

L'enquête commence

    Je prends un peu de recul pour déguster la haute construction filiforme. Ce doit être un clocher-tour curieusement construit à l'opposé de l'entrée de l'église et en plus décalé par rapport à l'axe central. 

  Filiforme et rigueur sont ses qualités !

Analyse du clocher-tour

   Ses dimensions ne la rendent pas habitable, cette haute construction devait être une tour de guet. Pourtant une petite fente semble dire :

"Mais oui chevalier, je peux me défendre."

  L'autre face ne montre pas plus de système défensif imposant. Et même pire, un escalier moderne permet l'accès au 1er étage de la tour. J'imagine aisément qu'il fallait une échelle en bois à l'époque médiévale.

   Sous le toit, il y a un crénelage dont les merlons sont borgnes.

 

    L'intérieur :

  Comme trop souvent dans votre 21ème siècle, l'église n'est pas ouverte en dehors des offices et en plus, la porte de la tour, en haut de l'escalier en ciment, est fermée. Je n'aurai aucune réponse à mes questions et doutes.

 


Histoire de l'église :

* Au 11ème siècle, construction d'une église.
* Au 14ème siècle, aménagement d'un crénelage au sommet de la tour.
* Au 16ème siècle, modification du portail d'entrée.
* Au 17ème siècle, un collatéral est ajouté au Nord.
* Au 19ème siècle, un collatéral est ajouté au Sud, puis construction d'un escalier pour monter dans la tour.
* Au 20ème siècle (?), construction du porche.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher est interdite.

 

Peintre des églises fortifiées je deviens

 

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 07:30

 

Département :   40 - LANDES

 Il est évident que l'église est fortifiée

Le bourg :

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Saint Aubin est située à 24km au Sud-Ouest de Mont de Marsan et à 10km au Nord-Ouest de Hagetmau.

  Saint Aubin est proche de la petite rivière nommée : Gouaougue.

      Coordonnées du bourg :

43° 42′ 42.84″ N 0° 41′ 45″ W
 43.7119°  -0.695833°

 

L'église :

    L'extérieur :

La découverte

    Depuis le parking de l'église, je n'ai aucun doute sur l'aspect fortifié de cette construction. Le clocher ressemble à un donjon, mais :

Comporte-t-il des archères, bouches à feu, bretèches le rendant invulnérable ?

 

L'enquête commence

    Le clocher-tour est impressionnant. Sa forme parallélépipédique avec son toit à faible pente lui donne un aspect trapu. Cette sensation est renforcée par les puissants contreforts aux 2 angles.

     Sur 3 faces, une petite fente verticale ressemble à une archère primitive et l'ouverture sous le toit peut être assimilé à un crénelage. Le 4ème coté ne comporte aucune archère. J'ai imaginé que cette face communiquait avec la nef et (pourquoi ne pas rêver) vers une salle de repli avec chemin de ronde. 

Voyez vous toutes les défenses de cette église ?

A part le haut clocher-tour, y a t il d'autres signes de défense ?

 

La nef

    Cette église est un véritable puzzle architectural avec des formes, des couleurs et des matériaux différents.

Cette vue globale me met en joie.

    La nef comporte des archères droites situées à gauche de chaque fenêtre. Leur dimension, ébrasement et forme me font penser à un système défensif du 12ème siècle. 

 

L'abside

    L'abside est percée de 5 fenêtres de style Roman encadrées par des colonnes dont les sculptures n'ont pas résisté au temps. Chaque ouverture est encadrée de contreforts curieusement de largeur, hauteur et profondeur différents. La raison m'échappe !

Au dessus, les panneaux en bois cachent ils des créneaux

ou un chemin de ronde ?

  Je ne peux pas l'affirmer. Il faut entrer pour comprendre.

 

    L'intérieur :

  Hélas, comme trop souvent au 21ème siècle, l'église est fermée en dehors des offices. Je me console en admirant le paysage et l'immensité de cette région plate.

   Il est temps maintenant de découvrir l'autre fortification de Saint Aubin dans le hameau de Poyaler.

 

 
Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.
* Au 14ème siècle, fortification de l'église par l'ajout d'un clocher-tour.
* Au 18ème siècle, modification de l'église.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite depuis la place. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

L'horizon est infini dans cette région plate

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 07:30

 

La description de l'extérieur du  château est ici.

 

 

Département :  36 - INDRE
  'Je me déshabille pour vous' dit elle

Le château :  (suite)

     L'intérieur :

L'imposant donjon

   En contournant la haute tour maîtresse, puis en suivant les vestiges de la courtine, j'ai la merveilleuse surprise de constater que le mur s'est écroulé. Ainsi, sans pénétrer dans la propriété privée, je peux voir l'intérieur du château et surtout les entrailles du donjon.

Voyez vous toutes les merveilles ?

  Ceux qui osent dire "Non Chevalier" doivent consulter un ophtalmologiste, car des "milliers" (ou presque) de détails se livrent à ceux qui savent lire les ruines.

  Que vois je :

1 - L'épaisseur du mur,

2 - Une fenêtre au sommet,

3 - Un fantôme de fenêtre sur la gauche,

4 - Un parement intérieur presque parfait,

5 - Plusieurs niveaux/étages,

6 - Une cheminée,

7 - ....

 Je vous laisse deviner la suite.

Le donjon primitif s'ennuie tout seul 

Une grande surface 'vide'

  Sur la pointe de mes chausses, je me hisse pour regarder au dessus de la luxuriante végétation. Je vois :

* D'abord, une grande surface verte dépourvue de bâtiment. Je suis certain que de nombreux communs existaient,

* Ensuite, le petit puits dans la haute cour,

* Et enfin, une fine tour au centre. C'est l'emplacement du donjon primitif  (le premier château).

 

L'autre donjon

  Je pensais que ce donjon primitif était posé sur une butte, mais en regardant avec attention, je remarque :

* Une entrée en partie basse,

* Des murs sur les 3 cotés de la haute construction,

* De fines ouvertures verticales à chaque étage.

Conclusion :

   Ce que je vois n'est point le donjon mais une tour escalier extérieur. Le bâtiment devait être de forme parallélépipédique. Une ronde tour flanque a dû lui être greffée ultérieurement.

   Mon explication justifie la présence d'une porte au niveau du sol. Au moyen âge, l'entrée d'un donjon était à plusieurs mètres au dessus.

 

Je repars, mais des surprises m'attendent

    Pensant avoir tout vu, lentement je rebrousse chemin quand mon oeil d'aigle voit, sur les murs, quelques systèmes défensifs. Ils semblent avoir été aménagés après la construction des parois. Leurs architectures diffèrent mais la forme du trou prouve que le château était encore fonctionnel à l'époque des premières armes à feu.

 

brosse-47

brosse-46

 

 

Histoire du château :

* Vers le 1er siècle, le site semble occupé par les Romains.

* En 974, le chroniqueur Aimoin de Fleury mentionne le nom de castrum quod Bruciadicitur. Le site appartiendrait à Giraud (ou Géraud), Vicomte (voir titre de noblesse) de Limoges.

* A la fin du 10ème siècle, le site semble appartenir à Guy 1er, Vicomte de Brosse.

* En 1001, un conflit oppose les deux coseigneurs du château : Adhémar, fils de Guy et Hugues de Gargilesse.

* En 1025, Adhémar décède. Il ne semblait plus être le seigneur de Brosse depuis quelques années (à vérifier).

* En 1325, Jeanne de Brosse épouse André II de Chauvigny. Elle apporte le château en dot.

* En 1370, en pleine Guerre de Cent ans, Guy II de Chauvigny, Vicomte de Brosse, prend le parti du Roi de France Charles V (voir liste). Cet acte déplait aux Poitevins. Puisque les Barons du Poitou ont massivement choisi le parti anglais, ils se doivent d'attaquer le château de Brosse devenu Français. Le château est partiellement détruit.

* Au 15ème siècle, le château n'est (peut être) plus habité par le Vicomte.

* Durant la deuxième moitié du 15ème siècle, un membre de cette grande famille, Jean de Brosse, devient maréchal de France et chambellan de Charles VII. Il est aussi le compagnon d'arme de Jeanne d'Arc.

* Au 16ème siècle, la famille Bourbon-Montpensier possède le château de Brosse.

* En 1768, Joseph de Fougières achète le château. Il fait démonter les pierres pour les utiliser dans son autre résidence. Tuiles, charpentes et poutres sont enlevées marquant la fin de ce château.

* Les hommes du 19ème siècle continuent le "pillage" du château. Ruine minimale sera son avenir.

* En 1820, une des tours s'effondre.

* En 1838, d'autres pans de murs s'écroulent. Les habitants du hameau profitent des pierres pour leur maison.

* En 1935, les ruines sont inscrites aux Monuments Historiques.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La découverte de l'intérieur semble possible certains jours. Veuillez respecter la ruine si fragile et la propriété privée.

 

Le vert, est ce l'espoir d'un futur sans démolition ?

 

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 06:55

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

Résumé :

    « Le Moyen Age constitue un épisode presque mythique de notre passé, dans le creuset duquel l'alchimie de l'Histoire jeta toutes les bases de notre civilisation moderne.
   Le témoin le plus éloquent de cette époque est sans conteste le château fort, cet acteur essentiel des contes de notre enfance, qui évoque dans l'inconscient collectif l'autorité brutale d'un univers farouche tout autant que l'idéal chevaleresque et l'amour courtois. Avec l'Eglise, il représente toutes les valeurs morales de ce lointain passé, en même temps que sa principale expression architecturale. Et c'est à l'abri de sa silhouette dressée que s'est construite la société féodale et que se sont mis en place la plupart des villages et des coutumes qui allaient parvenir jusqu'à nous.
   L'Isère semble aujourd'hui pauvre en châteaux forts, mais le coeur de l'ancienne principauté dauphinoise recèle au contraire un grand nombre de vestiges, pour la plupart méconnus car dissimulés à présent au regard des hommes. L'ouvrage qui vous est présenté vous propose de les retrouver et vous offre la clé pour pénétrer dans l'intimité de ces fascinantes constructions castrales, dont le monde féodal a laissé de très nombreuses empreintes dans ce département.
   Ce livre décrit le panorama castral de 134 communes situées dans le bassin grenoblois, la vallée de la Gresse, le Grésivaudan, la Chartreuse, Belledonne, le Voironnais et la Bièvre. Ce sont au total plus de 560 châteaux forts, maisons fortes, mottes castrales, oppidums antiques et manoirs Renaissance qui sont décrits : un inventaire exhaustif illustré de photographies et de dessins de reconstitution réalisés par l'auteur. Sont également évoqués, de façon plus succincte, les principaux châteaux du reste du département, soit 140 sites au total. »
 
 
Mon avis :
Le seul livre complet sur les châteaux de l'Isère  !
 
   Le Dauphiné était une province étendue qui couvrait 3 départements actuels :
  • - La Drôme,
  • - l'Isère,
  • - Les Alpes de Haute Provence.
  De nombreuses provinces voisines parfois belliqueuses obligeaient le Dauphin et ses vassaux à construire des châteaux dans toutes les vallées, et elles étaient nombreuses. Hélas, le temps a fait son oeuvre de destruction de ses forteresses.
    Eric Tasset a réalisé un travail extraordinaire en Isère pour retrouver les traces de ces châteaux souvent abandonnés à la végétation. Il a classé ses châteaux par ordre alphabétique, comme un dictionnaire, ce qui est pratique pour la recherche.
   Chaque château ou ruine a une descrition architecturale, et un pan de son histoire est révélé. Bien que le médiéval représente une place importante, toutes les constructions castrales sont décrites.  L'ouvrage ne comporte que peu de photos et toutes en noir et blanc, mais pour quelques ruines, Eric (oui, je le nomme par son prénom car je l'ai vu un jour, et j'ai même une dédicace.... Mais il ne me connait pas en réalité) a eu une idée extraordinaire :
    Par des croquis d'architectures, il nous présente le château tel qu'il était au Moyen Age. J'ai fait l'expérience :
  •  Je suis allé voir la ruine du château de Saint Quentin sur Isère, puis celle de Varces.......... et là, avec ce livre, j'ai TOUT compris, bien qu'il ne reste que 3 cailloux (c'est vrai, j'exagère un peu, il doit en rester ...... 8   hihi).
   Il n'existe que peu de livres sur les bâtiments fortifiés de l'Isère, et la plupart sont épuisés et non réédités depuis 50 ans........... Alors, si vous êtes un castellologue amateur comme moi, ou un passionné d'histoire, ou un curieux voulant comprendre l'Isère n'attendez pas, achetez le avant qu'il disparaisse à jamais...... comme nos ruines.
 
  Pour l'époque médiévale en Dauphiné, il existe d'autres ouvrages :

 


 

Pourquoi ne pas "visiter" maintenant les châteaux de l' ISERE  ?

 

 
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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 03:00

 

Département 09 - ARIEGE

Voyez vous une église fortifiée ?

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Les Pujols est situé à 70km au Sud-Est de Toulouse, à 50km Ouest-Sud-Ouest de Carcassonne, à 15km à l'Ouest de Mirepoix et à 10km au Sud-Est de Pamiers.

     Coordonnées du bourg :

43° 5′ 21.12″ N 1° 43′ 9.84″ E
 43.0892°  1.7194°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

   Il est souvent difficile de trouver des ruines médiévales car il est rare qu'elles soient mises en valeur et/ou identifiées par des panneaux. L'avantage d'une église est qu'elle trône souvent au centre du bourg, avec parfois un panneau routier indiquant la direction. C'est donc sans difficulté que je découvre ce bâtiment religieux.

   Mais rapidement, je "déchante". Je ne reconnais pas dans cette architecture les bases d'un système défensif.

Pensez vous que cette construction soit encore fortifiée ?

Les hommes du 21ème siècle ont repeint la vielle église 

L'analyse 

    Lentement je m'avance en cherchant à comprendre ce bâtiment :

1 - L'architecture semble datée de l'époque Romane.

2 - Le chevet plat et l'absence de transept m'informent que le bâtiment n'a pas été fortement modifié après sa construction.

3 - Les fenêtres sont positionnées hautes, ce qui est une bonne solution de défense, mais elles sont trop larges et facilitent l'intrusion.

4 - La sacristie coté chevet doit être un aménagement tardif.

5 - Les contrefort plats sont nombreux.

6 - Je suis surpris par la position "vulnérable" (trop basse) des fenêtres entre chaque contrefort. Cette modification a du être effectuée plusieurs siècles après sa construction.

7 -Les ouvertures carrées ressemblent à des trous de boulin (voir vocabulaire). Mais leur nombre et leur rapprochement ne me semble pas logique. Doute sur leur fonction j'ai.

8 - Au dessus de certains trous, il me semble voir une archère droite primitive. Mais j'ai tant d'imagination que je préfère ne point m'étendre sur ce sujet.

    Ne comprenant pas quel détail a pu être la raison de la qualification "Fortifié", je décide de prendre un peu de recul pour mieux observer l'église.

Et c'est ainsi que je vois....

 

Un clocher fortifié ou un trompe l'oeil ?

Le clocher

   De loin, la construction portant 4 cloches est un compromis entre un clocher-peigne et un clocher-mur. Au sommet, il me semble voir un crénelage, mais cela ressemble plus à un leurre qu'à un véritable système défensif.

    En le contournant, j'ai la sensation que ce mur appartenait à une autre construction fortifiée (une maison forte ou un château accolé ?).

   De face, s'il n'y avait pas les cloches, je pourrais affirmer que j'observe une courtine de château fort. Mais en m'approchant, je constate que les mâchicoulis sont faux. Ce type de "trompe-l'oeil" me fait penser à l'église de Surville dans le Manche.

 

Le secret du système défensif

   A travers l'écran, je sens votre regard interrogateur et même une moue dubitative. Vous pensez : "Le Chevalier Dauphinois se moque de nous, à moins qu'il devienne fou. Point défensive est cette église !"

  J'ai tant de respect pour mes merveilleuses lectrices et mes fabuleux lecteurs que je n'oserai point détourner la vérité ni affabuler. Cette construction aurait eu un simple chemin de ronde en bois similaire à un hourdage (voir vocabulaire). Ce dessin devrait vous le faire comprendre.

 

Le portail

   Curieusement, le portail n'est pas à une extrémité de l'église  (coté clocher par exemple) mais sur le côté sud. Il comporte trois archivoltes en arc brisé. Cette architecture est surprenante en comparaison du reste de l'église.

Est ce un ajout ultérieur ?

    Encadrant l'ensemble il y a des blasons et une inscription. Les archéologues ont réussi à lire : "Renaud IV de Pons, gendre du duc de Lévis (1296-1335)".

 Quel contraste avec l'extérieur !

        L'intérieur :

J'entre

    En entrant, je retrouve mes classiques repères d'une église Romane ayant évoluée lentement avec les siècles.  N'étant pas un grand spécialiste du mobilier religieux, je vous laisse admirer l'autel et l'abside.

 

C'est la fin

   Dans un silence de "cathédrale", je cherche quelques indices pour un castellologue-amateur. Ne voyant aucun système défensif (ce qui est logique puisque ce fut un hourdage qui réalisait cette fonction), sur la pointe de mes chausses je reprends le chemin de la lumière (point divine puisqu'elle est ici) extérieure.

   Coté opposé à l'abside, un détail m'interpelle. Point un vrai détail cela est, mais un escalier. Evidemment, il monte (puisque c'est sa fonction ) vers.... le haut.

   Évidemment, vous êtes si perspicaces que vous avez deviné qu'en l'empruntant, il me mènera vers le clocher.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 13ème siècle, construction de l'église.

* En 1330, l'église fortifiée de hourds est achevée.

* En 1551, l'église échoue d'un nouveau patron : Saint Blaise.

* En 1850, des contreforts sont démolis pour construire une sacristie extérieure.

* En 1870, la crypte est murée.

* En 1889, les murs sont repeints cachant "définitivement" les oeuvres médiévales.

* Au milieu du 19ème siècle, des fenêtres sont aménagées entre chaque contrefort.

* Au 20ème siècle, après quelques recherches et études d'historiens, une association de sauvegarde est créée.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Blaise) est libre et gratuite. 

 

Êtes vous convaincus que cette église fut fortifiée ?

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 00:12

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose. 

 

Résumé :

    « Christianisme dissident apparu dès avant l'An Mil, le catharisme s'est nourri, trois siècles durant, des pulsions réformatrices ou simplement contestataires qui agitaient l'Europe occidentale.
   Vingt ans de guerre et un siècle d'Inquisition ont inscrit leur histoire dans des milliers de documents écrits. Mais la terre aussi a gardé les traces tangibles du drame cathare : ce sont les vestiges des châteaux forts dressés contre la Croisade puis contre la persécution.
  Certains d'entre eux figurent parmi les plus formidables forteresses de l'Europe médiévale. Restent aussi les villes et les lumineux paysages du Midi, tour à tour tendres et rudes, où vécurent des hommes et des femmes dont beaucoup, voici plus de sept cents ans, sont morts pour la liberté de croire à la religion de leur choix. De très belles photos de Gérard Sioen illustrent le récit de ce tragique épisode raconté par Michel Roquebert. »
 
 
Mon avis :
Texte fascinant  et  photos parfaites !
 
    Si vous faites collaborer 2 hommes extraordinaires sur un même projet, cela ne peut faire naître qu'une réalisation exceptionnelle !
 
   Gérard Sioen est un photographe peut être pas très connu du grand public, mais ses photos sont incroyablement belles. Je l'ai vu (pas personnellement, son oeuvre bien sur) il y a plus de 10 ans, lorsqu'il exposait aux Baux de Provence. Ses réalisations sur la Camargue et la Provence m'avaient subjugué, au point d'afficher dans ma modeste masure trois photos sur mes murs (ruinés bien sur).
   Dans un article accordé à Pyrénées Magazine, j'avais noté une phrase : "Je commence à photographier quand vous rangez votre appareil". Et il est vrai que ses photos sont parfois irréelles.... Il y a toujours une ambiance dans ses images, l'atmosphère est parfois fantomatique.
 
   Roquebert : Dois je vraiment vous le présenter ?..  C'est LE grand spécialiste de l'histoire des Cathares et de leurs persécuteurs.  Je vous avais décrit un de ses livres sur l'emblématique Simon de Montfort. (Le Catharisme est un sujet tellement riche qu'il faudrait consacrer un blog entier sur les us et coutumes, les forteresses, la croisade des Albigeois, la persécution ....).
   En plus d'être un historien extraordinaire, Roquebert a une plume alerte. Lorsque l'on commence à lire ses proses, on en oublie de manger tant les récits sont vivants.
 
   Un livre qui soit beau à regarder (par la qualité des images) et riche à lire (par l'interêt des mots et du sujet) , il n'y en pas tant que cela. Ne manquez pas cet ouvrage, il est chez vos libraires en ce moment. Dans quelques mois, vous regretterez de ne pas l'avoir acheté...... Peut être vous le prêterais je ?


 Pourquoi ne pas "visiter" maintenant les châteaux de l' ARIEGE , de l' AUDE  ou des  PYRENEES orientales ?
 
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