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Ombre et lumière

7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 08:30

 

Département :  36 - INDRE

  Voyez cette beauté au loin ?

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Paudy est située à 35km à l'Ouest de Bourges, à 30km au Nord-Est de Châteauroux, à 22km au Sud-Ouest de Vierzon et à 10km au Nord-Ouest d'Issoudun.

   Coordonnée du château :

47° 2' 26.07" N 1° 55' 11.258" E
 47.040575°  1.919794°

 

Le château :  

     L'extérieur :

Avant propos

    Comme vous l'avez constaté, ce blog est en grande partie consacré aux châteaux et ruines fortifiés oubliés des guides touristiques et des documents des offices de tourisme.Suis je devenu daltonien ?

  Lors de ma trop courte semaine dans le département de l'Indre, j'avais prévu une escale dans ce petit bourg.

Vais je découvrir un site extraordinaire ?

  Quel suspense !

 

La découverte

   Au loin, dans un écrin de verdure, je vois une haute construction. Je ne peux pas encore définir si c'est une tour défensive ou un clocher mais j'ai les poils qui se hérissent : ceci est déjà un indice.

    Le deuxième indice est le souffle bruyant de mon fidèle destrier. Je pressens que mon Graal de ce jour va être extraordinaire.

    D'ailleurs, en m'approchant je remarque que 2 constructions au moins font briller mes yeux de Castellologue-Amateur

  Paudy va remplir mon après-midi d'avril. 

  La belle se regarde dans le miroir des douves

L'arrivée

    Je laisse mon destrier à une bonne centaine de mètres du site et je marche sur une route dont les tracteurs ont laissé leurs empreintes.

   Pour arriver aux pieds du château, il faut circuler sur la rue du donjon. Ceci est le nom local de la haute tour.

    Je vérifierai (dans quelques minutes) si cette appellation est vraie, car souvent, le vocabulaire des noms de rue est imagé.

 

Le rempart

    Un château fort est souvent enserré et protégé dans un rempart. Celui de Paudy a évidemment été modifié et aménagé (nombreuses et larges fenêtres) pour permettre à ses habitants de mieux vivre.

   Ce quadrilatère dédié à la défense semble aujourd'hui bien neutre. Pourtant, avec un peu d'attention, il est possible de voir les systèmes défensifs :

* Des douves larges et profondes,

* Une terrasse permettant le tir au canon (je vous en ai montrée au château de Le Plessis Bourré),

* Une tour d'angle avec base élargie et des fentes de tir ressemblant à des archères primitives du 12ème siècle.

  Même si la tour d'angle est arasée et n'arbore plus ses créneaux, même si le rempart a été couvert et a perdu ses mâchicoulis (voir vocabulaire), l'ensemble montre une architecture médiévale défensive.

 

Quel magnifique chatelet !

Le soi-disant donjon

    En suivant les douves et surtout en longeant le rempart je croise la route d'un autre bâtiment. Mes yeux sont éblouis par la haute tour qui "s'avance" vers moi (à moins que ce soit l'inverse).

   Comme je le pressentais, ceci n'est point un donjon mais un châtelet d'entrée (voir définition). Il est vrai que de loin, la confusion était possible.

 

Analyse préliminaire du châtelet d'entrée

    Avant de traverser le châtelet d'entrée, je le contourne pour comprendre son architecture globale. Sur le coté, le haut bâtiment comporte une ronde tour flanque qui doit contenir un escalier (les nombreuses ouvertures situées à l'intérieur de l'enceinte et non coté ennemis sont des puits de lumières).

    A sa base, je vois les vestiges de la courtine. L'accès au châtelet d'entrée était possible depuis le chemin de ronde (évidemment l'échelle en fer n'existait pas !). Pour protéger cette porte, une bretèche a été aménagée.

 

Les systèmes défensifs

   Plusieurs systèmes défensifs sont encore identifiables coté "ennemis" :

* A la base, une archère cruciforme à étrier du 13ème siècle.

* Au sommet, des corbeaux à ressauts. Ce sont les restes des mâchicoulis.

* Dans l'angle, une construction en encorbellement. Sachant qu'à la base de la tour-porte s'étendaient les douves, il n'est pas surprenant que cette construction fût les latrines.

--> Pour ceux qui douteraient de mes supputations, je vous offre cette vue pour réfléchir.

Latrines à l'extérieur (gauche)... Bretèche à l'intérieur.

  Le toit n'est point d'origine médiévale

Les entrées

  En prenant un peu de recul, je prends la mesure défensive de cette beauté Bérrichonne. Il y a  :

* Au sommet, les vestiges des mâchicoulis.

* En dessous, une salle de surveillance et de défense (ouverture rectangulaire).

* Les emplacements des flèches des 2 ponts- levis.

* Au même niveau, une autre salle pour soldats (ouverture rectangulaire).

* Les encadrements des ponts lorsqu'ils sont relevés. Une porte charretière à gauche et une porte piétonne à droite.

Avez vous remarqué le blason ?

    Ce sont les armes de la famille De Velard : "D'azur semé de croisettes d'or et un chef du même".

  Si ce vocabulaire ne vous est point familier ou si l'art des blasons vous intéresse, voici un site que j'apprécie.

  Vais je pouvoir traverser sans encombre ?

     L'intérieur :

J'entre en observant

     Devant la large porte, je tente de comprendre les autres systèmes défensifs, car l'absence de tour latérale pour protéger l'entrée me surprend.

     Sur les cotés, je vois des gonds ayant porté un double vantail, mais je ne distingue aucune trace de rail pour une herse.

  Le mur très épais réalisé avec des pierres correctement taillées possède un trou pour recevoir une poutre bloquant les vantaux.

 

Les défenses actives

    Après avoir observé les défenses passives (porte, poutre, pont..), je cherche des systèmes de défense qui permettent, non pas de bloquer l'assaillant, mais de lui faire mal.

* Le premier est un assommoir.

* Le deuxième est une archère cruciforme avec un grand ébrasement. Souvenez vous, à l'extérieur je vous l'ai déjà montrée. Dans cette "casemate", l'archer avait un espace pour se protéger entre 2 tirs de flèche.

 

C'est la fin

   Ne souhaitant pas pénétrer dans la ferme, j'arrête ma visite ici non sans avoir remarqué la fente pour une herse. L'assaillant, s'il avait pu entrer ici, se retrouvait piégé.

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, Raoul de Déols, seigneur d'Issoudun (voir son château), fait construire un château en ce lieu (à vérifier).

* En 1118, le, château est construit ou aménagé (mes sources sont contradictoires).

* En 1187, le roi de France Philippe Auguste (voir liste) s'empare d'Issoudun et par conséquence, récupère la seigneurie de Paudy.

* Au milieu du 13ème siècle, le Roi (voir titre de noblesse) de France Louis IX donne la seigneurie de Paudy à un membre de sa famille : Raoul de Courtenay.

* A la fin du 14ème siècle, Jean de la Personne, Chambellan du Duc de Berry, hérite de la seigneurie (à vérifier).

* Au début du 15ème siècle, la seigneurie appartient à Jean de Blanchefort surnommé : L'écorcheur (attribut souvent associé dans les textes à Armagnac).

* Vers 1483, le prince Zizim aurait été retenu quelques jours dans ce château. (Je vous ai déjà montré un château où ce monarque fut en résidence surveillée : Rochechinard).

* Au 16ème siècle, le site appartient à la famille Chevrier.

* En 1580 ou 1596 (?), à la mort du dernier héritier nommé Claude Chevrier, le site appartient aux De Velard.

* En 1680, Philippe De Velard n'habite plus le château.

* Vers 1700, le château est vendu (je n'ai pas trouvé le propriétaire. Peut être est il aux La Fond ou aux La Ferté Gilbert ?).

* En 1788, Agnès-Charlotte de Rivière de Riffardeau séjourne au château.

* En 1900, le château est vendu (je n'ai pas trouvé le nom propriétaire).

* En 1924, le château est vendu (je n'ai pas trouvé le nom propriétaire).

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite dans le silence. La propriété est privée, veuillez respecter le site et la tranquillité des habitants.

 

Je vois double !

 

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 05:50

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

 

Résumé :

    «D’abaque à ‘zzoumar, d’abadengo à zindiq, d’averroïsme à stavkirke, près de 5000 termes, notions ou expressions, couvrant le champs des activités humaines foisonnantes qui se sont déployées pendant plus de 1000 ans du nord de la mer Baltique aux confins sahariens, permettent d’appréhender la richesse et la complexité des réalités dites médiévales. Aider à comprendre le sens des mots, leurs origines et leurs glissements, tel est l’objet de ce Vocabulaire conçu comme un outil donnant accès de plain-pied aux sources écrites ou archéologiques ainsi qu’à la recherche et à l’historiographie les plus récentes.»
 
 

Mon avis :

Pourquoi pas !!!!
 
Il existe de nombreux dictionnaires sur le vocabulaire médiéval, alors, pourquoi "parler" de celui ci ?
    L'originalité de cet ouvrage est l'ouverture vers d'autres civilisations, et sa simplicité.
 Certes, il manque un peu de photo et de schéma, mais dans le sac à dos, il prend peu de place et pour les peu fortunés, son faible prix est un atout non négligeable. Il rend accessible le vocabulaire de nos très lointains ancêtres.
 
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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 07:30

 

Département :  36 - INDRE

Un diamant dans un écrin de verdure 

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Chaillac est située à 80km au Sud-Est de Poitiers, à 60km au Nord de Limoges et à 45km au Sud-Sud-Ouest de Châteauroux.

   Coordonnée du château :

46° 24' 56.671" N 1° 19' 13.112" E
 46.415742°  1.320309°

 

Le château :  

     L'extérieur :

La découverte

    Depuis la commune de Chaillac, mon destrier prend la route du Sud-Est en direction du hameau de Brousse. Lentement le plaisir monte à la vue d'une tour que je pressens en ruine.

   Avec mon oeil d'aigle, j'aperçois plusieurs constructions dont une belle semble posée sur une motte. J'ai hâte de la caresser.... du regard bien sur, Chevalier je suis.

  Faudra-t-il tirer la chevillette pour que la bobinette cherre

Porte close

    Arrivée proche du château, j'ai la tristesse qui m'envahit : Le site semble fermé au public ce jour.

Qu'importe, je pressens le plaisir !

   Même clos, le portail d'entrée montre de nombreuses caractéristiques défensives :

* Au sommet, les vestiges de mâchicoulis (voir vocabulaire).

* Puis les fentes des flèches de levage d'un pont.

* Puisqu'il y a 3 fentes, il semble évidement qu'il y a une entrée pour carrosse et une pour piéton.

* Les 2 ouvertures d'entrée que j'avais devinées sont visibles.

* Avec la végétation, il est difficile de voir l'épaisseur du mur, mais je la pressens importante.

* Le mur que j'entrevois à l'intérieur signifie que cette entrée devait être un châtelet. De chaque coté, il me semble voir les fantômes de rondes tours de défense de la porte.

Plan du château de Brosse 

Plan du château

  Pour comprendre cette immense ruine, il est important d'assimiler son architecture pentagonale :

B - Bâtiments (communs),

C - Châtelet d'entrée,

E - Eglise (chapelle ?)

P - Puits (citerne ?)

D1 - Donjon défensif : 13ème siècle,

D2 - Donjon primitif sur motte : 12ème siècle.

 

Précisions

  L'ensemble est entouré d'un fossé creusé dans le roc. Les années et les gravas des courtines l'ont aplani. Les archéologues ont estimé qu'il avait une largeur de 12 mètres pour 3 mètres de profondeur.

   Une basse cour précédait l'ensemble (coté Nord). Elle est difficilement identifiable car les remparts définissant son périmètre ont disparu.

Mes rondeurs ne sont pas là pour attirer les hommes. 

Le rempart

   Lentement, je longe la rectiligne courtine. Sa faible hauteur ne me permet pas de voir si elle possédait un crénelage et des fentes défensives. Je ne distingue que des trous de boulin (voir vocabulaire).

    Quelques mètres plus loin, de rondes constructions très rapprochées me fascinent. Avec un peu d'attention, il est possible de voir que ces tours possèdent des archères canonnières positionnées à 90° chacune.

   * Deux archères protègent donc la courtine,

   * La dernière "attaque" les assaillants.

 

Analyse des tours

   Même si ces tours ne sont pas exceptionnelles, elles sont représentatives des évolutions défensives au 13ème siècle :

* Forme circulaire pour supprimer les angles morts,

* Base talutée pour renforcer l’assise. Cette astuce rend le travail de sape très long et difficile.

* Solide base posée sur le rocher.

* Archère en étrier.

J'aurai besoin d'une chirurgie esthétique

 

Quelle chance d'avoir une ruine

   Dans les châteaux entiers, il est difficile de comprendre le travail des maçons et des architectes car tout est propre et fini. Face à une ruine, les entrailles des murs se dévoilent.

   Derrière le joli parement de pierres bien alignées se cache un remblai des déchets de taille de pierre et des galets.

 

Autre chance d'être devant une ruine

  Cette tour qui paraît intacte est en réalité meurtrie comme la courtine qu'elle devait protéger au Moyen âge.

 Comme sa consoeur, elle montre un remblai classique, mais c'est surtout l'effondrement dû à une archère qui est intéressant. Je peux voir l'épaisseur du mur et la voûte.

Suis je au bout de mes surprises ?

Je ne suis plus que l'ombre de moi même 

Une tour géante !

  Je continue ma découverte de l'extérieur du château en longeant la courtine arasée qui comporte quelques fentes défensives. Soudain, je tombe nez à nez sur une gigantesque tour.

Etait ce l'habitat de Gargantua ? 

  Que nenni, ceci est le donjon extérieur.

 

Pourquoi un donjon extérieur ?

   Contrairement à la plupart des donjons bâtis à la fin du 12ème et au début du 13ème siècle de type Philippien (nom donné au style défensif imposé par le roi Philippe-Aguste (voir liste) consistant à construire la tour maîtresse dans un angle de l’enceinte pour une défense active), celui de Brosse est au centre de la courtine (même s'il est vrai que le rempart n'est point linéaire).

  Mais j'assimile cette position du donjon au style Philippien car la puissante tour n'est point un refuge dans le château mais bien une tour défensive protégeant le rempart sur la partie la plus vulnérable.

 

Le donjon extérieur

* Avec sa base talutée d'un diamètre de plus de 20 mètres,  puis avec un fossé large et profond, il paraît invulnérable.

* Avec une hauteur de plus de 30 mètres, il permettait de voir l'ennemie et de comprendre sa stratégie d'attaque.

* Avec un diamètre extérieur de plus de 15 mètres, je suppose que de nombreux soldats étaient présents à chaque étage.

  Mais un détail me surprend. Le donjon ne comporte aucune archère

Est ce du à des consolidations ?

 

 

==>  Pour découvrir les richesses intérieures de ce château fort,

veuillez cliquer ici

 

 

 

Ce panneau prouve que la ruine est un magnifique site protégée

 

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 07:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgTrappue est cette belle tour

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village d'Escales se situe à 28km à l'Ouest de Narbonne et à 6km au Nord-Ouest de Lézignan Corbières.

    Coordonnées de la tour :

43° 13' 8" N 2° 42' 13" E
 43.219059  2.70362

 

Le château :  

     L'extérieur :

L'arrivée

    Sur la petite route départementale proche de Escales, mon instinct de Chevalier-Castellologue me quémande de lever la tête. Au loin survolant les arbres, une imposante tour me fait signe.

  La colline portant cette merveille est à 2km au Sud-Est du village.

 

Anecdote

  Comme souvent, la connaissance orale et les accent régionaux transforme la vérité. Je vous ai déjà montré un exemple ici., puis un autre là.

  Cette construction fortifiée est nommée très souvent : La Tour Romaine. Hors, il n'en est rien. Elle date de l'époque Romane du 12ème siècle.

 

Premiers indices

    Avant d'admirer la tour, je constate que des vestiges de remparts sont visibles dans la pente. Ce site n'était pas qu'une simple tour de guet.

 

     L'intérieur : 

Comme au temps du cinéma muet !Les vestiges   

   En franchissant le "rempart symbolique", je découvre sur la plate-forme, d'autres vestiges de constructions. Bien qu'il soit difficile de déterminer la fonction de chaque pièce, les murs intérieurs, les couloirs,les portes sont identifiables.

 

La tour

    Évidemment, la star du site est incontestablement la tour. Ses dimensions la rendent habitable, mais l'absence de fenêtre m'informe qu'elle n'a pas été aménagée pour le confort après le 14ème siècle.

   La différence de qualité des parements d'angle m'informe que cette tour a été rehaussée à des époques différentes.

 

Les défenses

   La tour ayant été arasée, il n'est pas possible de savoir si mâchicoulis et crénelage (voir vocabulaire) existaient.

     Il est quand même possible de voir des fentes verticales sur plusieurs façades. Ce sont des archères du 12ème siècle.

Aviez vous vu celle-ci ?

   En partie basse, cette large fente ne ressemble guère à une archère. J'opte pour un puits de lumière.

 

L'intérieur de la tour

   Par une porte ouverte récemment (normalement la base d'un donjon est inaccessible, la porte devrait se situer au moins à 3m du sol) j'entre dans la tour. La salle basse est sombre. Il faut un peu de temps à mes yeux de Castellologue-Amateur pour voir cette magnifique ouverture que j'avais reconnue quelques minutes plus tôt à l'extérieur.

  Je ne suis pas dans une belle salle habitable avec plafond voûté d'ogives, mais dans le ratier  (voir vocabulaire) avec au plafond, une trappe d'accès.

 

Au secours !

  Pendant que j'admirais chaque pierre et que j'observais le puits de lumière, un plaisantin a fermé la porte. Je suis enfermé dans les oubliettes.

Au secours... ... Je ne peux point sortir !  

  C'est donc la fin de ce blog puisque je ne pourrai plus visiter d'autres ruines. 

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 11ème siècle, le château appartient au chapitre cathédrale de Saint Just de Narbonne.
* En 1231, le château est vendu à ????
* Après le 15ème siècle, il semble que le site ne soit plus habité.
* Au 20ème siècle, la tour appartient à la commune.
* En 1942, la tour est inscrite aux Monuments Historiques.
* En 1980, une campagne de fouille est organisée.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre existe, soyez prudents.

 

La vue est la richesse de cette massive tour

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 07:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :

Isolée, l'église attend les visiteurs    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La petite commune de Flavigny le Grand-Beaurain est située à 80km au Sud-Est d'Arras, à 30km Est-Nord-Est de Saint Quentin et à 2km à l'Est de Guise.

    Coordonnées du bourg :

49° 53′ 30″ N 3° 39′ 55″ E
 49.891667°  3.665278°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

    Dans la très grande majorité des villages, l'église est au centre, bien réchauffée par les maisons qui parfois s'appuient sur elle.

   Curieusement, la construction religieuse de Flavigny le Grand-Beaurain est isolée, perdue loin de toute civilisation.

Avez vous déjà vu un tel spectacle ?

 

Quelle incroyable architecture !

     En approchant, je vois un bâtiment presque irréel, comme un décor de cinéma, à tel point que ma vue se brouille.

  Je suis dans le royaume de la brique, mais une construction en briques trop parfaite, trop linéaire. Tout semble trop neuf, trop policé.

Avez vous la sensation d'un décor en "carton pâte" ?

  Le chevet ne comporte pas de fenêtre ni vitraux

L'incroyable chevet

   Très souvent, les chevets sont de forme circulaire, ou pentagonale rappelant un peu le demi-cercle classique, avec des vitraux ou des fenêtres avec remplage.

   Je suis stupéfait, l'arrière de Beaurain n'a pas d'ouverture de lumière. Je vois un mur borgne encadré par 2 tours rondes.

  Mon étonnement est encore plus grand en constatant que les 2 tours d'angle n'ont pas les mêmes dimensions ni les mêmes décors (pseudo bande Lombarde).

   Puis 2 autres détails augmentent ma stupéfaction :

* La base des tours est en pierres

* Il n'y a pas vraiment de fente de tir

Est ce un décor de film ?

Ce n'est pas un donjon et pourtant ce n'est pas un clocher

Le clocher

    La nef ne présentant aucun système défensif, je me précipite sur l'imposant clocher. Sa masse et ses dimensions m'impressionnent.

      Que de sensations différentes :

* Sa base étant faite en pierres, le clocher ressemble à un donjon de château fort primitif.

* Les imposants contreforts à larmier très prononcé me rappellent des constructions du 12ème siècle.

* La couleur rouge des briques aux étages adoucit la rudesse de sa masse.

* La douceur est renforcée par la petitesse des 2 tours flanques coté nef.

 

Analyse du clocher

  Les systèmes défensifs sont nombreux sur ce clocher :

* En partie supérieure, des fentes de tir pour fusil.

* En partie basse, non pas une canonnière mais une fente de tir à ébrasement (voir vocabulaire) extérieur important.

* En partie basse des tours rondes, des fentes avec un angle de tir important en horizontal.

* En partie haute des tours, des fentes avec angle de tir important.

 

Je souhaite entrer

  Il semble évident que la porte d'entrée de cette église soit à la base du clocher-donjon. La partie supérieure comporte les classiques fentes de tir pour fusil, mais je distingue aussi  3 corbeaux.

Pensez vous qu'une bretèche existait ?

 

    L'intérieur :

  Timidement, je pousse la porte et un monde bien différent s'offre à moi. La sobriété des décors et de l'architecture tranche par rapport à la fonction défensive.

 Je ressors sans avoir pu visiter les tours et de clocher-donjon. En regardant l'horizon, je comprends la fonction de guet de cette église du Thiérache.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 16ème siècle, construction d'une église.
* Au 17ème siècle, modification de l'église.
* Durant la 1ère guerre mondiale, les bombardements détruisent partiellement l'église.
* En 1927, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Sulpice et Saint Médard) est libre et gratuite. La visite du clocher et des tours de défense est interdite. 

Rondeur et linéarité se conjuguent curieusement

 

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 09:30

 

Département 09 - ARIEGE

 Le modernisme du 21ème est très utile pour un Castellologue amateur

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Durban sur Arize est situé à 70km au Sud de Toulouse, à 60km Est-Sud-Est de Saint Gaudens, à 25km au Nord-Ouest de Foix (voir son château) et à 18km au Nord-Nord-Est de Saint Girons.

     Coordonnées du château :

43° 1' 18.088" N 1° 19' 55.708" E
 43.021691°  1.332141°

 

Le château : 
        L'extérieur :
L'arrivée

   Grâce à mon dictionnaire des châteaux forts, j'ai connaissance d'une magnifique ruine médiévale sur une colline au Nord-Ouest de Durban sur Arize. Aidé par mon magnifique GSP de route équipé d'une option randonnée, je sais exactement où se situe mon Graal.

   Il y a plusieurs chemins pour rejoindre le site castral, j'ai opté pour une randonnée depuis le parking "Milles Pattes" situé à 349m d'altitude aux coordonnées :

43,02006° 1,33190°

Un plan peu lisible à cause des arbres 

La découverte

   Pour atteindre un château fort, il faut très souvent gravir une colline. Mais avec l'ombre des beaux arbres et les odeurs de la végétation, la montée est un plaisir que je ne boude pas.

  Comme par magie, les arbres s'écartent et me laisse voir une blanche ruine.

 

Le plan

  Avec la dense végétation, avec les siècles sans entretien, il n'est point aisé que comprendre l'aménagement de ce magnifique château fort. Je vous propose de "lire" la vue aérienne commentée :

D : Donjon,

E : Sas d'entrée,

eg : Eglise paroissiale,

R1 : Premier rempart,

R : Deuxième rempart,

T : Tour défensive.

   Une église sans toit pour mieux voir le ciel de Dieu

Le 1er rempart extérieur (R1)

  Il faut beaucoup d'imagination pour voir le premier rempart. Les archéologues ont retrouvé ses vestiges et je suppose qu'il est à la hauteur de ce panneau qui me fait déjà vibrer de plaisir

 

L'église (eg)

  Dans la première cour, il ne reste que les vestiges du bâtiment religieux. Cette construction n'est point la chapelle castrale, mais l'église paroissiale de l'ancien bourg à l'époque médiévale.

  Dans ses entrailles, ce n'est que désolation. Il ne reste aucune sculpture, ni trace de support de statut, ni de cul de lampe. Malgré ce vide, je suis surpris par les dimensions de cette construction. Le village médiéval devait être important.

Quelle magnifique surprise !

Le 2ème rempart (R) Archère droite primitive et merlon borgne

  Lentement je me retourne pour déguster la ruine de Saint Barthélemy et surtout le rempart protégeant le château.

   Même si le crénelage a été refait, même si le mur me paraît peu élevé par rapport à celui d'origine, l'architecture de ce deuxième rempart est intéressante.

 

Les systèmes défensifs du rempart

   Un rempart entourant un château fort se doit d'être dissuasif, protecteur et efficace. Je vais vérifier si ces qualités sont discernables sur les vestiges de Saint Barthélemy :

* Solide est ce rempart car il est en pierre. Ne souriez pas en lisant ma prose, mais avant le 10ème siècle, il était habituel d'utiliser les troncs d'arbre pour délimiter l'emplacement.

* Il est posé sur le rocher ainsi sa base est solide.

* Le parement d'angle est bien appareillé, ainsi le rempart n'est point fragilisé.

* Bien qu'asymétriques sur la longueur, les archères sont nombreuses permettant une bonne défense.

   Je suis surpris de ne voir que des archères droites primitives, même si elle bénéficie d'un ébrasement intérieur important.

Son architecture défensive n'aurait elle point évolué après le 12ème siècle ?

 Les années n'ont pas été tendres avec ce vieux château fort

Les courtines du château

    Lentement, je contourne le rempart précédé par de nombreux rochers et je me présente devant la longue courtine. Plusieurs caractéristiques me surprennent :

* Les pierres sont pauvrement taillées,

* De plus, elles sont peu jointives.

* Aucune tour protège le mur,

* Les trous de boulin (voir vocabulaire) ne sont pas rebouchés.

* Aucune archère est visible,

* Je n'imagine même pas qu'une bouche à feu ait été percée.

 

Que conclure ?

    Avant de pénétrer dans le château par cette ouverture peu médiévale et curieusement non protégée par une bretèche (par exemple), je me pose une question : 

* Ce château ne semble pas avoir eu d'amélioration défensive après sa construction.

* Il semble que la "modernisation" ait été une succession de rempart.

Même en ruine, le donjon est puissant 

        L'intérieur :

Je suis accueilli

  Ce ne sont point des soldats qui m'accueillent dans la haute cour mais des chèvres. L'avantage de ces belles et odorantes ruminantes, c'est qu'elles tondent la pelouse .

  Pour une fois, je ne vais pas me faire griffer les mollets par les épineux qui habituellement adorent les ruines et mes jambes.

 

Le donjon (D)

  Rapidement, je pressens que le haut bâtiment est le donjon. Comme je le supposais, il ne comporte pas de système défensif.

 

Je suis troublé

  Je ne sais pas si c'est le parfum aux arômes naturels  des "damoiselles" dans le château ou si c'est le puissant soleil Ariégeois qui me chauffe trop le heaume, mais je ne discerne pas les fonctions des bâtiments et des murs.

  Je vous laisse admirer les murs et vestiges en espérant que votre imaginaire sera plus fertile que le mien. 

 

 

 

C'est la fin

   Pendant que vous admiriez les images, je me suis assis à l'ombre sur un muret pour déguster une pêche tout en admirant le paysage.

 

 

Histoire du château :

* Au milieu du 11ème siècle, un premier château est construit dont la superficie est bien inférieure à l'actuelle ruine.

* Vers 1569, durant les Guerres de Religion, les Protestants attaquent la ville puis brûlent le château.

* En 1657, le château est inhabité. Ruine sera son devenir.

* A la fin du 20ème siècle, l'association Mille-Pattes est créée. Ses membres achètent le château pour lui redonner vie.

* Au début du 21ème siècle, l'association tente de faire vivre l'histoire du lieu, mais les difficultés financières limitent leurs rêves.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible gratuitement en dehors des activités estivales de loisir. Renseignez vous.

  Le risque de recevoir une pierre est important, soyez très prudents.

 

La vue est l'un des trésors d'un château fort

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 09 Vers Menu châteaux de l'Ariège

 

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 18:29

 

Département  40 - LANDES

Le bourg :

La tour , prend garde !... J'arrive   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le village de Pey est situé à 20km au Sud-Ouest de Dax, à 12km au Nord-Ouest de Peyrehorade, proche de la D33.

   Coordonnées du bourg :

43° 37′ 54.84″ N 1° 12′ 2″ W
 43.6319°  -1.200556°

 

L'église :

    L'extérieur :

La découverte

    Perché sur un coteau non loin de la rivière Adour, la position de Pey est surprenante dans cette région de plaine. Et c'est logiquement qu'au centre du village, sur le point le plus haut, je vois cette tour protégeant l'église.

     Ne voulant pas me précipiter et respecter ainsi ma "charte de découverte" je contourne l'église pour mieux la déguster.

 

L'enquête commence

    La vue de la haute tour borgne, protégeant le petite nef si basse est amusante : Masse et légèreté se côtoient. 

 

L'abside

    Construit en pierres de taille moyenne, l'abside est la partie architecturale la plus intéressante, en plus d'être la plus ancienne. C'est une construction semi-circulaire comportant 3 petites baies de style Roman. Trois colonnes semblent servir de contreforts surtout qu'elles reposent sur des stylobates élargis à la base.

(Impressionnant ce vocabulaire, n'est il pas ?  ... En réalité, il n'est point de moi. Je l'ai volé sur une brochure récupérée non loin de là ).

    A l'extrémité de l'abside, de vrais contreforts font le lien avec la nef.

 

Le haut de l'abside

  A l'extrémité des colonnes, une corniche est décorée de 11 modillons encore visibles. Ses petites sculptures représentent des têtes d'homme et de femme, ainsi que des personnages entiers souvent accroupis.Je suis étonné par les poutres à l'extérieur.

Était ce pour soutenir des hourds (voir vocabulaire) de défense ? 

  Certainement pas, mais la surélévation me fait penser à un chemin de ronde construit quelques années ou siècles après.

 

Le clocher-porche

    Située à l'Ouest, cette construction ressemble à un donjon de château fort. Haut (4 étages), parallélépipédique (8m de coté), massif, sans fenêtre, sans archère, c'est en théorie le symbole d'une défense médiévale du 12ème siècle. Le plus surprenant est la pauvre qualité de taille des pierres ainsi que leur assemblage et petites dimensions.

    Ce clocher-tour a été très reconstruit récemment, car le crénelage parait trop neuf et trop symétrique pour une tour de 800 ans.

 

    L'intérieur :

        La rénovation de la fin du 20ème siècle a modernisé l'intérieur devenu trop neuf, même si certains détails semblent authentiques.  Mais je ne suis pas là pour faire du tourisme, je suis entré pour trouver les fortifications. Il y a bien un escalier ici mais il ne monte pas dans la tour.

 


Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église à vaisseau unique et choeur semi-circulaire.
* Au 14ème siècle (à vérifier), fortification de l'église.
* En 1879, l' architecte Legrand de Dax aménage des chapelles latérales.
* Vers 1990, importante rénovation de l'extérieur et de l'intérieur.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Saturnin) est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

Pseudo peinture de la nef de l'église fortifiée de Pey - Landes

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 07:30

 

Département  40 - LANDESAu dessus des arbres, une tour vole !

Le bourg :

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Saint Avit est situé à 10km au Nord-Est de Mont de Marsan, sur la rive gauche de la Douze.

   Coordonnées du bourg :

43° 56′ 31.92″ N 0° 26′ 39″ W
 43.9422°  -0.444167°

 

L'église :

    L'extérieur :

La découverte

Où se trouve la petite église de ce village ?

    J'ai parfois des interrogations stupides car il suffit de regarder au dessus des arbres pour voir un clocher. Évidemment avec un chevalier-castellologue, le clocher ne ressemble pas aux classiques pointes tendues vers le ciel (avec un coq au sommet  ).

Mais à part ce clocher, y a t il des signes défensifs sur les murs de l'église ?

 

Au dessus des arbres, une tour vole !L'enquête commence

    Voila une église sans fioriture. Une petite nef sans transept et à une extrémité, un clocher-tour.

   Tout semble banal et pourtant de nombreux détails me fascinent.

Par exemple :

  * A l'arrière, ces 2 pierres verticales.

Sont ce les vestiges d'archères ?

  * Sur le clocher, 3 fentes verticales dont une obstruée

  * Et surtout, une courte archère insérée dans un contrefort. 

Incroyable n'est il pas ?

 

Encore des défenses

     L'autre coté de l'église est aussi fascinant. La partie arrondie semble être le choeur (curieusement non central). En regardant attentivement la construction ronde, je vois à l'arrière, sur le clocher-tour, de petites archères.

    Cette haute construction comporte toutes les défenses de l'église. Évidemment sous le toit il y a le classique crénelage.

 

Conclusion

    En découvrant cette église, je n'était point certain qu'elle puisse faire l'objet d'un article et qu'elle soit intéressante pour un castellologue-amateur.

  Mais avec tous ses détails, je suis en face d'une petite construction religieuse assez unique.

 

    L'intérieur :

        Hélas, l'église est fermée. Mais point de regret j'ai car je suis certain que la tour n'est point visitable pour un simple passant comme moi. En repartant, je me retourne une dernière fois sur cette curiosité et je vois une horloge.

    Beaucoup d'églises portent une horloge sur le clocher, mais pas une "écologique" comme celle-ci.

 

 
Histoire de l'église :

* Au 11ème siècle, construction d'une église à nef unique.
* Au 12ème siècle, construction d'une absidiole.
* Au 14ème siècle, fortification de l'église par la construction d'une tour de défense.
* Au 17ème siècle, changement d'orientation de l'église avec construction de la nef au Nord et aménagement du choeur.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite.

 

Crénelage minimal pour défense....minimale

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 11:05

 

La découverte de l'extérieur du château est ici.

 

 Dans la pénombre se déguste les décors s'étalant sur 10 siècles

Département :  38 - ISERE

 

Le château :  

     L'intérieur :

Avertissement

* Je ne vais pas vous faire une visite guidée de chaque pièce en les situant soit dans le donjon, soit dans l'habitat médiéval.

* Je vais vous montrer des thèmes ou des détails reflétant les entrailles de ce site médiéval, modifié au début du 20ème siècle.

 

Le hall d'entrée

* Comme vous l'avez remarqué, l'entrée actuelle est au rez de chaussée du bâtiment d'habitation construit au 13ème siècle.

* Les éléments les plus remarquables sont :

- L'épaisseur du mur de l'entrée,

- Les 2 portes accédant aux salles habitables,

- La fontaine "récente" avec le Dauphin (symbole du Dauphiné),

- Le puits médiéval de 30m de profondeur,

- L'escalier éclairé par la tour-citerne,

- L'ascenseur.

 La chaleur de plusieurs siècles se ressent dans cette première salle

Quel accueil !

* Cette pièce devait être une antichambre.

* Avec la chaleur des matériaux, l'ambiance de la maison est créée.

* La cheminée suffit à attirer l'oeil et la curiosité.

Qui étaient ces personnages ?

Que dit la belle à son amant ?

 

Rouge elle est

* Tout en paraissant moderne, cette pièce montre un décor d'un siècle.

* Le placard est intégré dans l'épaisseur du mur.

"Quelle épaisseur a le mur ?" me demandez vous ?

* Pour le savoir, il suffit de regarder la fenêtre.

 

Est ce la chambre de Van Gogh ou Monet ?

* Je vous sens surpris par le titre du chapitre.

* Pourtant, c'est la question que je me suis posée en voyant ceci.

 

Un feu d'artifice !

* Toutes les salles ont gardé leur papier peint.

* Chacune semble avoir un thème et une couleur.

* Beaucoup de pièces possèdent une cheminée, mais les radiateurs à eau chaude sont aussi présents.

 Imaginez cette pièce sans les dégradations

Une belle pièce de vie

* Après les salles colorées, voici une luxueuse sobriété.

* Tout est chaleureux en cette grande salle :

- Les murs sont épais.

- La cheminée imposante.

- Le bois est omniprésent.

- Les couleurs chaudes donnent une ambiance de bien être.

* En regardant sur l'autre mur, deux détails m'interpellent :

- Un cabinet de toilette avec de magnifiques panneaux sculptés.

- Un coffre fort dans le mur.

Ne venez pas pour le forcer, j'ai déjà récupéré le trésor  .

 

Les salles de bain

* Vous ayant présenté le château d'eau à l'extérieur, vous me demandez :

"Chevalier, à quoi servait cette immense réserve ?"

* Evidemment, cette eau n'était pas que pour les radiateurs en circuit fermé.

* Le confort au début du 20ème siècle était l'eau courante dans la maison.

* En plus de la cuisine, la toilette demandait beaucoup d'eau.

* De plus, cet ensemble de bâtiments comporte de nombreuses salles de bain, par exemple au bout de cette pièce.

* Certes, les vandales ont quelque peu terni la beauté de cette salle d'eau, mais avez vous remarqué la lumière puis la chaleur apporté par le radiateur.

* Dans une autre salle de bain, la fenêtre médiévale à coussiège a été mise en valeur.

 

En ce lieu de beauté, j'ai envie de me laver

 

Votre découverte se termine ici

* Pour vous, c'est la fin de la découverte.

* Si vous avez la chance d'être invités à une visite, vous n'allez pas vous ennuyer. Je vous assure qu'il y a de nombreux détails à découvrir (car je n'ai point tout montré).

* Avant de partir, sur les terrasses, n'oubliez pas d'admirer le panorama grandiose sur 360°.

* Le massif de la Chartreuse, le Vercors, la chaine de Belledonne et les premières montagnes de Savoie s'offrent aux yeux de ceux qui savent regarder.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* Vers 1090, construction d'un site fortifié pour surveiller la vallée du Grésivaudan. Sur cette butte naturelle, la vue sur 360° est remarquable.

* En 1124, Enguelbert est cité comme seigneur de Bernin. Il est le fils de Ardenc Ier seigneur d'Izeron.

* Au 12ème siècle, en contrebas du château, s'établit un prieuré de l'Ordre de Saint Benoît dépendant de celui de Saint Laurent à Grenoble.

* En 1191, naissance au château de Jehan de Bernin. Vingt huit ans plus tard, il sera archevêque de la ville de Vienne (en Dauphiné) et légat du pape Grégoire IX.

* En cette fin du 12ème siècle, naissance d'Aymar de Bernin, frère de Jehan. Il sera abbé du monastère de Saint- Pierre puis évêque de Maurienne et enfin archevêque d'Embrun.

* Au 13ème siècle, un habitat fortifié est construit à coté de la tour. L'ensemble est précédé par un rempart. Un fossé est aménagé coté Sud (à vérifier).

* Durant presque cinq siècles, le site change souvent de propriétaires :

- Falastrier,

- Bernard,

- Lombard,

- Fontaine,

- D'arces,

- Marc,

- De Vente,

- De Vanchon,

- De Vaujany.

* En 1743, le site est vendu à Etienne Peyraud, riche bourgeois d'une bourgade sur l'autre rive de la rivière Isère nommée : Villard-Bonnot.

* En 1919, Charles-Albert Keller (ingénieur des Arts et Métiers, officier de la légion d’honneur) achète le château pour en faire son lieu de résidence secondaire. Il effectue de nombreux travaux de modernisation et de confort.

* Durant la deuxième moitié du 20ème siècle, le site n'est plus habité. Comme souvent, des vandales entrent par effraction et saccagent l'intérieur.

* En 1995, le site est propriété de la commune. Plusieurs projets d'aménagement culturel et de loisir sont étudiés mais n'aboutissent pas.

* A la fin du 20ème siècle, une association de sauvegarde est créée. Un restaurant avec terrasse est aménagé proche de la tour.

* En 2015, le château de La Veyrie reçoit le label : "Patrimoine en Isère".

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des entrailles n'est pas encore autorisée.

 

Dans la vallée du Grésivaudan, le paysage est toujours magnifique

 

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 07:30

 

Pays :

 ESPAGNE

Région :

  ANDALOUSIE

 

Le château est il aussi impressionnant au 21ème siècle ?

 

Le bourg : 

    Situation (--> le voir sur une carte)

      La commune d'Antequera est située à 130km au Sud-Est de Séville, à 80km à l'Ouest-Sud-Ouest de Grenade et à 25km au Nord de Malaga.

  Coordonnées du château :

37° 0' 54.407" N 4° 33' 24.692" W
 37.015113°  -4.556859°

 

Le château : 

    L'extérieur :

L'arrivée

   Armé d'une reproduction représentant le château il y a 2 siècles (?), je me hâte vers la ville d'Antequara pour découvrir son incroyable forteresse. Soudain, au détour d'un virage, la vision fantomatique d'une cité apparaît.

Sont ce mes yeux qui se brouillent ?

   Que nenni, c'est un agréable brouillard matinal (j'avoue que je me lève toujours très tôt en vacances pour découvrir les sites touristiques) qui enveloppe le château fort nommé Alcazaba.

 

antequera-03 

La fièvre de la découverte monte en moi !

Prendre son temps

     De suite, je repère la porte de la cité. Mon impulsive passion me force à courir vers elle. Mais le sage qui est en moi quémande de prendre le temps d'admirer l'extérieur.

 

Je le découvre lentement

   Posées sur le rocher, tours et courtines s'alternent avec efficacité défensive. Le rempart, avec un crénelage Mauresque, est curieusement dépourvu de mâchicoulis (voir vocabulaire). Ce système défensif très efficace pour la défense proche était pourtant usitée lors de l'année de construction du château.

Est ce du à une reconstruction hâtive récente ?

 

Le nom des tours

   Du coté probable de l'attaque, trois imposantes tours parallélépipédiques brillent de mille feux (heu, c'est une expression, ne cherchez pas des lumières sur l'image ).

- Celle du fond (à gauche) se nomme : Tour de l’Hommage.

- Celle du centre a comme petronyme : Tour Blanche.

- Celle à droite est nommée : Tour de l'Etoile.

 

Analyse rapide des tours

   Excepté la dimension, elles ont de nombreux points communs :

* Des pierres correctement alignées et parfaitement taillées (même si l'une a des pierres rondes et l'autre longues),

* Point de crénelage ni mâchicoulis (mais ceci est certainement du à la destruction au 15ème siècle),

* Des corbeaux dans la maçonnerie ressemblant à un hourdage (voir vocabulaire),

* Point de bouche à feu,

* Des fentes verticales (pour tir au fusil ?)

* Une position avancée par rapport à la courtine pour mieux la protéger.

* Une lice surélevée précédant les tours,

* Pour délimiter cette plateforme, un petit mur est posé sur le rocher. Ainsi, même si le dénivelé n'est pas important, attaquer ce château c'est monter sur des rochers, regarder ses pieds et être à découvert.

Ce château a du poser de nombreux problèmes aux attaquants !

 

Tour de l'hommage Tour blanche

 

Rigueur et solidité sont les qualités de cette tour

    L'intérieur :

La plénitude Mauresque

    Pour entrer dans la cité fortifiée, il suffit de suivre les panneaux. L'une de mes premières rencontres est un puits. L'eau est importante en Andalousie et elle était primordiale pour les Maures.

   Pour vous permettre de comprendre cet incroyable château fort, je vous offre ce plan. Mais, contrairement à mon habitude, je ne vous donne pas la légende.

Le mystère de l'Orient sera mon cadeau. 

 

Je repars à l'attaque du château

    Après avoir flâner dans les cours et jardins puis avoir humer les plantes odorantes, je quitte mon chapeau de paille de touriste et je remets mon heaume de Chevalier-Castellologue-Amateur.

 

La tour de l'Hommage (repère 5 sur le plan)

"L'angle droit est le thème principal de cette architecture !"

  C'est ce que j'ai pensé en découvrant la plus puissante tour défensive de ce château.

  En entrant, la différence de température entre l'extérieur et l'intérieur est saisissante. Cette sensation est amplifiée par la pénombre.

    Lorsque mes yeux se sont habitués à l'obscurité, les salles révèlent leur architecture très anguleuse. Ces angles droits sont parfois cassés par des voûtes en tiers-point (je suppose). Dans un couloir je retrouve enfin des voûtes (bien de chez moi).

   En regardant le plan de cette tour, j'ai l'impression de voir celui de l'intérieur d'une pyramide.

Avez vous la même sensation ?

Ce poste d'observation est idéal

 

Que voyait le défenseur ?

  Depuis l'archère, même si la vision est limitée, la défense des courtines est optimale.

      Dans la tour de l'Hommage, le défenseur pouvait observer l'ennemi au loin et avait la possibilité de lui tirer dessus s'il s'approchait.

   Depuis le coté intérieur de la tour de l'Hommage, les défenseurs pouvaient tirer  sur les assaillants ayant réussi à rejoindre le chemin de ronde.

  Evidemment, sur les remparts, la vue depuis le crénelage permet de repousser l'ennemi avec des projectiles.

 

L'intérieur des autres tours

   Le château ayant été reconstruit au 20ème siècle puis sécurisé pour accueillir le public. L'intérieur des tours n'est pas 100% conforme à l'architecture et décoration du château il y a 5 siècles.  Avec l'éclairage électrique, il n'y a plus la faible lumière des torches et surtout (ce qui nous fait rêver à notre siècle) le vacillement de la flamme. Mais je suppose qu'une partie de l'ambiance défensive et d'inconfort (car la pierre est froide) est présente.

   C'est donc durant de longues minutes que je m'abreuve de la beauté Mauresque et Andalouse des salles.

  Plutôt que de vous les décrire, je vous laisse admirer.

 

Large embrasure faciltant l'angle de tir Le croisement défensif Archère ou fente de tir ?

 

C'est la fin

   Pour vous, la visite s'arrête ici, mais pour votre Chevalier adorateur de la poussière médiévale, c'est le début d'une recherche d'indices, d'un détail (aussi bien dans les tours que dans les jardins) qui commence.

  Je vous laisse devant ce panorama magnifique.

  Vue sur la tour de l'Hommage   Paysage aride et maison blanche. Tous les symboles de l'Andalousie   Au loin, est ce l'Angleterre ou les Usa ?  

 

 

Histoire du château :

* A l'époque Romaine, la ville porte le nom Romain d'Antikaria.

* En 711, les Maures envahissent le Sud de la péninsule. La ville se nomme maintenant : Medina Antaquira.

* En 1212, une coalition de rois chrétiens tente de chasser les Maures. C'est à cette période que la ville Mauresque se fortifie. Une enceinte est construite entourant la médina puis au sommet, un château fort est aménagé.

* Durant 2 siècles, la ville résiste aux armées Chrétiennes.

* En 1410, Ferdinand I d'Aragon attaque la ville et la conquiert.

* En 1582, sur la tour de l’Hommage est construit un petit temple-clocher qui abrite la cloche majeure de la ville d’Antequera.

* En 1949, l'Alcazaba est classé Trésor National.

* En 1985, le site est inscrit au Patrimoine Historique Espagnol.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur et l'intérieur du site fortifié est libre et gratuite.

 

Une citadelle Mauresque ayant traversé les siècles

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