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Ombre et lumière

17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 06:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  Il ne reste que 500m pour voir mon Graal

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le village d'Esquéhéries est situé à 40km au Sud-Est de Cambrai, à 35km au Nord-Est de Saint Quentin et à 20km au Nord-Ouest de Vervins.

     Coordonnées de l'église :

49° 59′ 4.12″ N 3° 44′ 43.75″ E
 49.984479°  3.745485°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     Grâce à ma brochure des églises fortifiées du Thiérache, je sais qu'une beauté va s'offrir à moi, ou plutôt à mes yeux de castellologue-amateur. J'ai connaissance que cette province ne possède pratiquement pas de château fort du Moyen Âge. Et j'ai conscience que ses églises fortifiées ont été construites après ma période fétiche.

     Mais voir, approcher et déguster une construction fortifiée originale de presque 500 ans est un bonheur que je ne dois pas me priver.

  C'est avec cette passion que je découvre au loin l'un des buts de ma croisade Picarde.

L'église va t elle me séduire jusqu'à l'extase ? 

 

L'enquête commence

    Au bout de la route, la masse rouge m'impressionne. Après avoir passé 5 jours dans ce département, je sais que la brique serait le matériau de cette église, mais je ne présageais pas de cette masse et de ses 4 tours d'angle rondes et larges.

   Le plus fascinant est l'asymétrie de l'ensemble, aussi bien en design qu'en hauteur (regardez la tour proche du clocher si différente des 2 autres, coté chevet).

Rouge et massive est cette église de la Thiérache 

Le chevet

    Sans fenêtre, ce chevet plat ne ressemble aucunement à ceux des classiques églises. Son observation révèle sa fonction défensive :

 * Les tours, par leurs dimensions permettent d'habriter des tireurs grâce aux multiples petites fentes verticales pour fusil.

 * Au sommet du chevet, les 2 ouvertures sont peut être les vestiges de bretèches (voir vocabulaire) ou de latrines en encorbellement.

 * Ce bâtiment surélevé par rapport à la nef est sans conteste une salle de repli.

 

La vue d'ensemble

    Pour mieux comprendre l'architecture fortifiée de cette église, je prends un peu de recul.

  Ce bâtiment religieux fortifié sans transept est composé de 3 "constructions" bien différentes :

1 -  Au centre, une nef "sans défense" dont les ouvertures de lumière ont certainement été réalisées il y a 1 à 2 siècles, donc postérieures à l'église.

2 -Sur la droite, un haut chevet avec les tours d'angle comportant des fentes de tir asymétriques pour couvrir au moins 270°. Sous le toit pentu du chevet, coincée entre 2 fente de tir pour fusil, une ouverture m'intrigue. Ce ne semble point être bretêche ni latrines.

Était ce une simple fenêtre pour aérer la salle de repli ?

3 - Sur la gauche, plus petites que le clocher avec ses curieux abat-sons, 2 tours de défense de tailles plus modestes que celles du chevet et dont les fentes de tir ont disparu (suite à la reconstruction du 20ème siècle ?).

Nota : Avez vous remarqué que la base des bâtiments est en pierres ?

 

L'entrée de l'église

     Avec un chevet aussi fortifié, je m'attendais à une entrée "de château fort". Bien que la façade comporte 2 tours de défense, je ne distingue aucun système défensif imposant et efficace pour protéger l'entrée, lieu logique d'une attaque.

   Mais en observant la partie supérieure, je me demande si une reconstruction récente n'a pas supprimé les traces d'un encorbellement.

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

 

 

Histoire de l'église :

* Au milieu du 16ème siècle, le Duc (voir titre de noblesse) de Guise autorise la vente d'une partie de ses terres dans le bourg pour la construction d'un lieu de culte.
* A partir de 1570 (?), construction de l'église.
* En 1670, une poutre garde la date d'une reconstruction partielle (ou achèvement de l'église).
* Vers 1791, l'église est transformée par les révolutionnaires en fabrique de poudre à canon.
* A la fin du 19ème siècle, l'église est agrandie (sacristie) et de grandes baies sont ouvertes pour éclairer la nef.
* Entre 1914 et 1917, l'église subit quelques dégâts et destructions.
* En 1922, l'église est partiellement reconstruite.
* En 1934, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martin) est libre et gratuite. La visite du clocher et des fortifications est interdite. 

 

Tours, salle de repli.. Quelle magnifique fortification !

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 06:30

 

Département :  36 - INDRE

 La route zigue et zague vers l'impressionant château fort

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Cuzion est située à 40km au Sud de Châteauroux, à 30km au Nord de la Souterraine (voir son château) et à 15km au Sud-Est d'Argenton sur Creuse

   Coordonnées du château :

46° 18' 1.927" N 1° 36' 12.791" E
 46.467202°  1.603553°

 

Le château :  

     L'extérieur :

Pourquoi suis je ici ?

     C'est grâce à mon dictionnaire des châteaux forts que je connais l'existence de ce site médiéval, mais aussi par la lecture d'un ouvrage de Georges Sand - Le péché de monsieur Antoine .

 Diantre !... La végétation protège le château

L'arrivée

    Bien qu'il n'y ait qu'un kilomètre à vol d'oiseau entre Cuzion et le château, mon brave destrier en a fait cinq fois plus tant la route serpente.

   Mais ses efforts sont récompensés car au sommet d'une petite colline apparaît une puissante tour ronde.

 

Vais je le voir ?

Cette puissante tour me fascine déjà !

   Lentement je m'avance vers elle. Mais plus je m'approche de ses courtines et plus la végétation cache mon Graal.

Y aurait-il quelques envoûtements ?

 

Je cherche le moyen de le voir

   Je longe la haie d'arbres en cherchant une trouée. Bien que je distingue quelques tours que je pressens magnifiques, branches et brindilles s'interposent pour m'empêcher d'en voir plus.

Vais je trouver la faille ?

  Lorsque je crois avoir trouvé un chemin d'accès, la lumière disparaît et le château n'est plus qu'ombre.

 

Je prends du recul

  Ceux qui me suivent sur ce blog depuis quelques temps savent que lorsqu'un problème me résiste, lorsque je ne comprends pas, je prends un peu de recul. Ce recul est physique et non pas psychologique, c'est à dire que je m'éloigne du sujet pour mieux l'embrasser du regard.

   Hors,

  Une archère presque intemporelle

Le système défensif

     Enfin je vois la courtine du château. Elle est dépourvue de crénelage et de mâchicoulis (voir vocabulaire). Les siècles et les hommes n'ont pas épargné ce puissant château fort.

  Avec attention, il est possible de voir de nombreux systèmes défensifs :

* Dans le mur (entre T et 3),d'incroyables archères droites avec 3 ouvertures pour arquebusière. L'ébrasement extérieur agrandit l'angle de tir.

* Dans la tour carrée (repère 3), plusieurs ouvertures me fascinent, par exemple :

- Une curieuse ouverture qui pourrait être assimilée à une fontaine. En réalité, c'est une petite canonnière avec un large ébrasement extérieur.

- Un peu plus haut (à mi-hauteur), une double ouverture me fait penser à une grosse canonnière avec une ouverture pour arme à feu.

  J'ai hâte de découvrir l'entrée.

  Une magnifique entrée médiévale fortifiée

La façade d'entrée (repère E)

    Coincée entre 2 tours, l'entrée de ce château du moyen âge est classiquement mais efficacement fortifiée.

  Sur ma droite, une ronde tour (repère T) possède quelques caractéristiques :

* Au sommet, un crénelage qui me semble avoir été reconstruit rapidement tant il paraît peu médiéval.

* En dessous, une canonnière. Je suis surpris qu'elle soit positionnée si haut.

*Quelques fenêtres certainement créées au 17ème (?). L'une d'elle porte une jolie accolade très médiévale.

* A la base, de multiples archères droites.

Mais pourquoi sont elles enterrées ?

 La réponse est évidente:

- Devant le château fort médiéval, il y avait un profond fossé qui a été comblé. Conséquence, le système défensif à la base de la tour se situé au niveau du sol actuel.

Une architecture purement médiévale 

Le donjon

   Au fond apparaît le haut et large donjon circulaire. Cette tour maîtresse, positionnée dans le rempart pour améliorer la défense, signifie que ce donjon fut construit après le 12ème siècle.

  Sa position centrale sur le coté de l'attaque permet la défense de l'entrée ainsi que l'angle Sud-Ouest.

 Avec son architecture j'opte pour le 13ème.

    L'absence de mâchicoulis me surprend. Je pressens que la sommet a été consolidée récemment sans tenir compte des règles défensives médiévales. Mais je préfère une consolidation sans "respect partiel" qu'un état d'abandon.

Avez vous remarqué la pauvre taille des pierres

et les joints très espacés ?

   Je pressens que ce château n'était point un logis seigneurial mais plutôt un casernement.

 

Légende du plan

    Pour mieux comprendre ce château, je vais utiliser la vue satellite pour en décrire "le plan" :

0 - Tour en fer à cheval (invisible à cause des arbres) certainement du 16ème siècle,

1 - Petite tour défensive,

2 - Tour escalier (?),

3 - Tour d'angle carrée avec canonnière (17ème ?),

C - Tour carrée défensive (13ème ?),

T - Tour d'angle circulaire défendant l'entrée et la courtine (14ème ?),

D - Donjon rond défensif (13ème ?),

E - Entrée du château (13ème ?).

Une entrée typiquement médiévale 

Le portail d'entrée

   Bien protégée par la tour ronde, l'entrée du château est accessible depuis un pont. En réalité il n'y a pas une entrée mais deux :

* Une pour carrosse à gauche,

* Une pour les piétons à droite.

  Chacune des portes était protégée par un pont levis aujourd'hui disparu. Mais de nombreux indices prouvent son existence :

* Les fentes des flèches de levage,

* L'encadrement recevant le pont

  Entre le pont relevé et le double vantail, une herse (dont le rainurage est visible) complétait le système "anti-intrusion".

  Au dessus, au niveau de la salle des gardes, une fenêtre a certainement remplacé la bretèche.

 

     L'intérieur :

Vais je revenir bredouille ?

       Lentement, je m'avance vers la large et haute porte pour carrosse. Aucun panneau m'informe des horaires d'ouverture. Timidement je toque espérant qu'un valet ou même le prince des lieux m'entrouvre le paradis.

Hélas, je suis devant une entrée infranchissable.

 Une porte vers l'ombre intérieure

Je vole les entrailles

   Pour ne point revenir bredouille, j'ose faire un acte qui n'est point chevaleresque. Je regarde à travers des ouvertures de tir (par exemple) pour comprendre l'architecture des salles basses du château.

Diantre !... Monstre il y a !..

Suis je un Don Quichotte du 21ème siècle ?

  Vous savez que j'ai l'imagination fertile, mais point de vision de "moulin transformé en Géant" j'ai. En réalité, de nombreuses sculptures enrichissent les salles du château.

 

 

Histoire du château :

* Durant la deuxième moitié du 12ème siècle, Richard Coeur de Lion, Roi (voir liste de noblesse) d'Angleterre et Duc d'Aquitaine, donne des terres à Hugues IX, Comte de la Marche.

* Au début du 13ème siècle, Hugues X de Lusignan, Comte de la Marche, fait construire un château fortifié.

* En 1282, un texte confirme la possession du château à la famille de Lusignan.

* En 1290, Pierre II de Naillac est le nouveau propriétaire du château. Cette puissante famille possède aussi la Vicomté de Bridiers (voir un château), Le Blanc en Berry et Gargilesse.

* En 1400, Guillaume II Le Preux (arrière petit fil de Pierre II), après de nombreuses victoires, devient Chambellan du Duc de Berry ( voir liste).

* En 1429, Jean de Naillac, Chambellan du Roi de France (voir liste) et fils de Guillaume II, est tué durant la bataille des harengs. Après quelques problèmes de succession, le château est enfin donné à Raoul VI de Gaucourt, faisant parti qu'une puissante et prestigueuse famille. Il est l'un des compagnons de Jeanne d'Arc.

* En 1462, à la mort de son père, Charles Ier de Gaucourt est seigneur de Châteaubrun.

* En 1480, Charles Ier obtient (du Comte de Clermont et de La Marche) pour lui et son fils l'autorisation de prélever du bois dans les forets de Fessot et Murat pour aménager le bâtiment de Châteaubrun.

* En 1482, à la mort de son père, Charles II est seigneur de Châteaubrun.

* Au début du 16ème siècle, Charles II vend le fief de Châteaubrun à Jacques de La Cueille, seigneur du Magnet.

* Au premier quart du 16ème siècle, Châteaubrun échoit à Jean Stuart.

* En 1561 ou 1577 (?), par alliance, Châteaubrun appartient à Anne de Montmorency.

* En 1746, le dernier seigneur de Châteaubrun, membre de l'illustre famille Montmorency, décède sans héritier.

* En 1926, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* En 1927, le magnifique érable dans le château est filmé par Luis Bunuel.

* Vers 1972, le château sert de cadre à un téléfilm de Jacques Tréboutat nommé : Mauprat.

* En 1986, le sculpteur Guy Baudat achète la ruine du château. Il réalise de grands travaux de reconstruction puis il utilise l'espace pour mettre en valeur ses oeuvres.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible quelques jours par an, renseignez vous.

 

La végétation entoure et protège le vieux château fort

 

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 06:30

 

Département 79 - DEUX SEVRES

 Mes poils se hérissent à la lecture de ce panneau

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La petite commune de Xaintray est situéeà 60km à l'Ouest-Sud-Ouest de Poitiers, à 25km au Nord-Nord-Est de Fontenay le Comte, à 20km au Nord de Niort et à 7km à l'Ouest de Champdeniers Saint Denis.

   Coordonnées du bourg :

46° 29' 32.276" N 0° 28' 48.396" W
 46.492299°  -0.48011°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

    Au Sud de Xaintray, le touriste pressé ou l'automobiliste peu attentif n'attache aucune importance à la construction religieuse. Il est vrai qu'avec sa forme râblée, son clocher peu élevé, le bâtiment ne se remarque pas.

  J'ai fait 40km pour voir cette construction de 8 siècles, je me dois de prendre le temps de la dévorer pierre après pierre. Mais une question se pose :

Est ce une église fortifiée ?

 Une véritable église Romane

L'enquête commence

    Mes chausses plantées dans l'herbe verte, la visière de mon heaume relevée, j'observe la nef et le clocher carré de cette construction. Je ne vois aucun système défensif, ni de salle de repli sous le toit.

Aurais je commis une erreur de lieu ?

 

Les contreforts

   Même s'ils n'ont pas une fonction défensive, les contreforts avec leur différence de hauteur et de profondeurs me titillent.

   Les cotés de la nef possèdent des contreforts plus imposants. Étonné je suis de les voir tutoyer le toit de l'église.

Était ce pour supporter une salle au dessus ?

  Une fente dans l'un des contreforts semble confirmer ma supputation.

Y aurait il un escalier intérieur ?

  Voyez une preuve de modification ?  

Je cherche d'autres indices

    En me déplaçant vers l'autre face, deux détails architecturaux me surprennent.

Les voyez vous ?

 

Une église Romane modifiée

    Ce ne sont point des systèmes défensifs qui m'interpellent mais des  modifications proche de la fine fenêtre de style Roman :

  1 - En partie basse, un "renfoncement". Je ne sais pas si c'est une ancienne porte bouchée ou un enfeu vide.

  2 - Sur la hauteur du mur, la trace d'un ancien contrefort est visible.

  Les aménagements des siècles me font craindre que les systèmes défensifs ont disparu. Presque désabusé, je regarde le clocher central avec ses contreforts d'angle, sa porte basse bouchée mais dépourvue d'archère (voir vocabulaire ).

  Quelle magnifique trace défensive !  

Je suis aux anges ! 

    Lentement, je me dirige vers la ronde construction à l'extrémité de l'église en pensant que bredouille je vais être (car les belles fenêtres à colonettes ne sont point système défensif) quand..... mes poils se hérissent. 

   Devant moi, caressée par les rayons de Ra, un chevet rehaussé me regarde (et réciproquement).

   La nature des pierres, l'ajout au dessus des modillons, l'arrêt brutal des contreforts prouvent une construction postérieure à l'église.

  L'ouverture bouchée au centre me confirme la présence d'une salle de repli.

 

C'est à vous d'imaginer

    Ayant la certitude que cette église a été fortifiée, je prends un peu de recul pour voir comment la salle de repli s'intègre dans l'architecture globale et quelle est sa connection avec le clocher.

Tout est limpide !

  Ne voulant pas déflorer tous les secrets de cette beauté, je vous laisse l'admirer puis me narrer ce que vous voyez.

 Avez vous remarqué cet indice ?

 

Je laisse la place au touriste

     Le Chevalier avec son heaume est si heureux de sa découverte qu'il laisse la place au touriste avec chapeau de paille qui somnole en lui. C'est ainsi que je me régale des chapiteaux et modillons.

 

 

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 13ème siècle, modification de l'église.

* En 1990, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Eugène) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

 

Que pensez vous de mon sourire ravageur ? Je n'ai pas envie de sourire en voyant ce photographe ! Je fais la gueule, ainsi je ne serais pas dans son blog !

 

 

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 19:55

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

    « Jean Verdon étudie les plaisirs apportés par tous les sens en un temps où la mentalité et la sensibilité apparaissent fort différentes des nôtres, même si dans ses profondeurs, la nature humaine est immuable.

   La sexualité - conjugale et extra-conjugale - occupe une part importante du livre; l'auteur ne manque pas de souligner qu'elle engendrait un plaisir non dénué de remords dans une société dominée par l'Eglise dont la morale reposait sur beaucoup d'interdits.
   Jean Verdon évoque aussi les plaisirs apportés par la table, par le vin (deux litres par personne et par jour dans les monastères !), par les fêtes et par les activités physiques et ludiques, par l'audition de chants et de musique, par la contemplation d'oeuvres d'art et de spectacles.
   Outre les conditions de vie et la structure de la société, l'action ou le poids de la religion entraîne une conception du plaisir propre au Moyen Age qui, au-delà de la part si importante faite au corporel, de la sublimation due à l'esprit et à la sensibilité esthétique, le subordonne à Dieu, chez une élite tout au moins.
   L'ouvrage de Jean Verdon n'est jamais pesant parce qu'il ne prétend pas à l'exhaustivité sur un sujet aussi vaste. Il donne une vision générale grâce à une sélection judicieuse d'exemples vivants, d'informations concrètes et de documents significatifs. »
 
 
Mon avis :
Hummm, quel plaisir......ce plaisir
     
   Après ma déception du livre sur  les loisirs  de cet auteur, je ne souhaitais pas acheter un autre ouvrage de Jean Verdon. Et évidemment, lorsque l'on ne veut pas une chose ........... elle arrive  (ha, la vie est une coquine !).
 
    Voilà qu'un soir en rentrant d'une terrible journée de travail (5 dragons abattus, et 250 'Gorks' à ligoter..... hihi, je me vante un peu), je vis dans ma boite à lettre .... un livre  (il faudrait que je la renomme ma boite à livre) que l'on m'avait "donné"  (pour 1 mois).
 
  Que faire ?........
     - Me plonger dans les plaisirs (remarquez, cela n'est point désagréable) médiévaux ?
     - Faire semblant de l'avoir lu et dire "merci, c'était bien" ?  (mais un chevalier ne sait pas mentir...)
     - Le feuilleter sur quelques pages pour sentir (bais, j'étais enrhubé ce jour bà) l'ambiance  ?
     - Ou tout simplement, ne pas commettre la même erreur qu'avec le précédent livre et ne lire qu'une page par jour.... Certes cela ne fera que 30 pages (vous ne comprenez pas pourquoi 30 ?.... relisez plus haut........ 30 jours x 1 page = 30 pages... ha, ces lecteurs, point matheux ils sont !).
 
    Ce livre n'est pas un roman, ni une vivante odyssée, mais il est plaisant et conte bien l'ambiance médiéval. Les détails sont intéressants, les exemples sympathiques et les relations homme-femme semblent réelles et..... 'coquines', mais avec pudeur bien sur.
 
     Il me semble qu'en surlignant certains passages, il serait agréable de les lire à quelques amis (et amies évidemment) au cours d'une soirée. Cela donnerait une ambiance et ....ils comprendraient mieux votre passion pour le Moyen Age. Vous leur montrerez que ces hommes de l'an 1200 n'étaient pas si différents de nous.
On se fait une soirée lecture ? 
 
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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 06:30

 

Département 33 - GIRONDE

  Le soleil illumine déjà cette forteresse médiévale.

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

       La commune de Blanquefort est située à 6km au Nord-Nord-Ouest du centre de Bordeaux et à 5km à l'Est de Saint Médard en Jalles.

  Le château de Blanquefort, parfois nommé château Duras, est à moins de 800m de la mairie.

 

   Coordonnées du château :

44° 54' 4.259" N 0° 37' 48.576" W
 44.901183°  -0.63016°

 

  Toponymie :   (--> voir initiation)

     Dans la littérature, le site porte 2 noms :

1 - Blanquefort :  La naissance du nom est simple à comprendre, "Blancafortis". C'est un fort (fortification) avec des pierres blanches.

2 - Château Duras : C'est le nom de l'actuel lieu-dit. Peut être est ce une dénomination en rapport avec l'un de ses anciens propriétaires.

 

  Au bout de chemin il y a le Graal !

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

    Il est tôt en ce mois de septembre lorsque je découvre au loin l'incroyable forteresse Anglaise dans son écrin de verdure. Lentement, je m'avance sur le sentier pour déguster les rondeurs de cette beauté de 700 ans.

  Je pressens que la belle ne va pas de suite me révéler ses secrets. Il va falloir que je la séduise avec délicatesse.

 

Je suis perdu

      Entre la végétation, les rondeurs de la forteresse, les hautes ruines à l'intérieur, les courtines parfois petites, je suis perdu. Je ne reconnais pas les classiques standard du château fort.

   Dans mes moments interrogatifs, j'ai recours à 2 astuces :

  1 - Prendre un peu de recul pour mieux ressentir l'architecture,

  2 - Sortir de ma poche un plan détaillé.

 

L'enquête commence

    A l'origine, le château était au centre de marécage, donc difficilement accessible par les attaquants. Des douves, aujourd'hui asséchées, entouraient les remparts. Mais peut être n'était ce qu'un fossé aujourd'hui partiellement comblé.

 

Les systèmes de tir

Avez vous remarqué que cette forteresse possède de multiples systèmes de visée et de tir ?

   J'ai l'impression que les architectes (ou les artisans) ont essayé tous les systèmes connus ou bien ils se sont adaptés aux pierres et courtines existantes.

 

1 2 3 4 5 6

 

1 - Arquebusière avec trou de visée séparé,

2 - Arquebusière avec fente de visée intégrée,

3 - A gauche, arquebusière aménagée dans une ancienne petite archère droite,

3 - A droite, arquebusière implantée en bas d'une ancienne archère,

4 - Arquebusière taillée spécifiquement puis implantée dans la courtine,

5 - Arquebusière taillée spécifiquement puis implantée dans la courtine. La fente de visée est dans une archère  (réimplant ?)

6 - Dans une porte qui semble avoir été rebouchée (poterne ?) implantation d'une arquebusière aveugle et d'une autre avec système de visée.

 Nota :

   J'ai volontairement utilisé le mot "arquebusière" pour définir un trou circulaire pour arme à feu. Il est possible que ces orifices aient reçu une arquebuse, mais aussi une couleuvrine ou un petit canon. Je ne peux le dire avec précision.

  Une petite tour ronde avec vestige de mâchicoulis

Il y a d'autres systèmes défensifs !

   Evidemment, les systèmes défensifs ne se limitent pas à des ouvertures de tir comme ces canonnières dans le rempart. Il y a aussi :

* Le fameux fossé (qui était certainement des douves).

* De petites tours rondes avec des vestiges de mâchicoulis (voir vocabulaire ).

Avez remarqué les fines archères droites ?

* Des petites tours avec archère et canonnière.

* Une petite tour effondrée permettant de comprendre l'aménagement interne.

* De grosses tours d'angle.

* Une grosse tour ronde avec une petite tour flanque

  Curieux n'est il pas ?

 

Mais où est l'entrée ?

  En faisant le tour de ce grandiose château fort, il semble évident qu'à un moment je rencontre l'entrée fortifiée.

Quels systèmes défensifs protégent l'entrée ?

* Le châtelet d'entrée est composé de deux imposantes tours rondes,

* Ces tours possèdent des canonnières pour tir rasant.

* L'entrée est précédée d'un pont. Il est fixe aujourd'hui mais il est évident que mobile il était il y a plusieurs siècles. Les embrasures entourant les ouvertures d'entrées prouvent mes dires.

*  Bien que la partie supérieure de châtelet ait disparu, il est possible de voir les consoles ayant servi de mâchicoulis.

 

Je vais entrer !

Pour découvrir l'intérieur de cette incroyable forteresse, veuillez cliquer ici.

 

 

Depuis des siècles ce château fascine les hommes

 

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 06:30

 

Département :  36 - INDRE

 Avez vous une scie pour mieux voir le château ?

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Lignac est située à 60km au Sud-Est de Châtellerault, à 35km au Nord-Ouest de La Souterraine (voir son château) et à 25km au Sud-Ouest d'Argenton sur Creuse.

   Coordonnée du château :

46° 28' 45.494" N 1° 11' 30.466" E
 46.479304°  1.191796°

 

Le château :  

     L'extérieur :

Préambule

  Sur les différentes documentations, le nom du château s'écrit :

1 - Châteauguillaume,

2 - Château-Guillaume,

3 - Château Guillaume.

  Dans cet article, j'opte pour la version 1 qui me semble la plus logique.

 

La découverte

    En ce dernier jour d'hiver, après avoir visité une ruine bien ruinée comme le Chevalier adore, mon brave destrier trottine lentement en direction du Dauphiné car c'est la fin d'une semaine merveilleuse en Berry.

  Soudain, à travers les arbres, mon quadrupède voit une forme familière. Il stoppe brutalement et me dit :

"Tu lèves tes fesses de ma selle, et tu vas voir cette curiosité !"

Une tour ronde de la fin du Moyen Âge  Diantre !... Je ne suis même plus chef de ma monture.

 

Je suis étonné

    Le lieu est perdu en pleine campagne aux confins du Berry, du Poitou et du Limousin. Au bord du timide affluent de l'Anglin nommé La Vavre, le château semble jaillir des arbres et de la végétation comme dans un conte de fée.

 

Arbres et pierres

     A travers les arbres, heureusement dégarnis de feuille, je vois deux tours rondes avec :

* De petites fenêtres début renaissance (ou fin du Moyen Âge),

* Un crénelage,

* Des merlons parfois borgnes et parfois percés d'une fente droite (trop parfaite donc refaite),

* Puis, sur l'une des tours, des mâchicoulis (voir vocabulaire).

 

Remarques

   Bien que les tours soient parfaitement restaurées et solides, je remarque que les pierres semblent pauvrement taillées et parfois mal ajustées. Je pressens au moins 2 époques de construction :

* A la base, une ossature du 11ème siècle (je ne suis pas devin ni expert, je sais lire ma brochure  ),

* En hauteur, une reconstruction du 19ème siècle.

  Un plan classique pour un château fort du 11ème siècle

Le plan

    Avant de déguster chaque pierre et chaque tour, je m'imprègne du plan :

1 - Tour Saint Michel,

2 - Tour carrée à l'Ouest (tour Guillaume ?),

3 - Tour Sud-Ouest,

4 - Tour La Tremouille,

5 - Tour Laffaire (ou De Lafaire),

6 - Donjon,

7 - Logis.

Entre le 1 et le 5, la courtine Nord se nomme : Rempart Guillaume.

Nota :

  Les noms des tours 4 et 5 ont été donnés récemment (fin 19ème ?) en souvenir des anciens propriétaires.

 

Le donjon Roman

     Logiquement, sans me poser de question, j'affirme que la plus haute tour est le donjon (parfois, je m'étonne d'être aussi logique !).

    Avec sa forme parallélépipédique et sa position à l'intérieur des remparts, il semble évident qu'il a été construit avant le 13ème siècle. Après cette date, les architectes ont compris que mettre une puissante tour à l'intérieur est "stupide". Pour les châteaux construits ou modifiés après le 12ème siècle, ils ont positionné la Tour Maîtresse dans le rempart, sur le coté le plus vulnérable pour améliorer la défense globale. Un donjon primitif remanié au 15ème siècle

   Le donjon Roman de Châteauguillaume est magnifique de pureté, même s'il a été un peu modernisé par sa reconstruction/consolidation au 19ème siècle.

 

Les caractéristiques du donjon

    A l'origine le donjon était carré avec des contreforts plats, il mesurait 10,8m par 10,5m avec une hauteur de 20m. Les contreforts ont une largeur de 1 mètre pour une profondeur de 30 centimètres.

   Après ses transformations au 15ème siècle, il eut une forme rectangulaire de 15m par 10m.

Avez vous remarqué la différence des contreforts d'angle ?

 

Ce donjon me fascine

    Par ses dimensions, je peux affirmer que la tour fut un donjon habitable composé de 5 niveaux planchéiés. Avec ses murs de plus de 2 mètres d'épaisseur (composés de pierres blanches parfaitement taillées et jointives), il sécurisait ses propriétaires. Quelques archères droites de 1 mètre de hauteur facilitaient la défense.

  Comme souvent, la porte plein cintre est située à plusieurs mètres du sol qui était certainement reliée à une passerelle extractible.

 

Le sommet du donjon

    Il n'est pas facile de définir ce qui a été construit aux différentes époques et même reconstruit à la méthode "Viollet le Duc" au 19ème siècle, mais le couronnement du donjon est fascinant de pureté et d'efficacité.

* Un haut parapet englobant le donjon original et son extension,

* Le parapet comporte des archères droites et des ouvertures carrées (comme un crénelage),

* Le parapet est porté par des consoles finement dégradées,

* L'ensemble des consoles forme des mâchicoulis (voir vocabulaire).

Un bijou historique dans un écrin de verdure 

Tours et rempart

Diantre !

Que de formes, d'apparences et de diversité !

 L'architecture ne semble pas homogène et pourtant ce n'est point une capharnaüm visuel.

Etrange château n'est il pas ?

 

La tour Guillaume (repère 2)

  Cette petite tour carrée légèrement avancée est surprenante dans cette débauche de hautes constructions. Certains castellologues supposent que la tour Guillaume aurait été construite au 13ème siècle.

   Mais, bien que je ne sois point un universitaire reconnu, je doute que cela soit vrai. En voici les raisons :

1 - Au 13ème, la forme carrée avait été abandonnée par les architectes car elle crée des angles morts.

2 - Sur une longueur si importante du rempart, il semble logique qu'au 12ème une tour flanque ait été construite d'origine. Il faut se rappeler que les défenseurs n'avaient pas la possibilité de viser très loin avec précision, donc cette tour était obligatoire.

3 - La jointure entre le rempart et la tour est parfaite, avec des pierres de la même origine.

La tour Saint Michel est un joyau intemporel  Mais il est vrai que l'architecture de cette tour est curieuse si elle date du 12ème siècle. Des mâchicoulis en arc aussi larges et profonds, des bretèches aussi nombreuses et en angle sont peu classiques pour ce siècle.

Quel est votre avis sur la date de construction ?

 

La tour Saint Michel (repère 1)

Que voila une tour unique !

  D'après ma documentation, ses murs ont 3 mètres d'épaisseur à la base. La base est elle même évasée.

  Le plus surprenant est de voir des archères droites du 12ème siècle uniquement d'un seul coté. Mais peut être que d'autres archères ont été remplacées par des ouvertures de confort.

  La différence de couleur et de nature de pierre entre bas et haut s'explique par la reconstruction au 19ème siècle.

  Comme moi, vous avez été surpris par la partie supérieure de cette tour avec :

* Ses 4 pinacles,

* Ses hautes ouvertures (qui ne sont point un crénelage),

* Et ses consoles triples ne servant "à rien".

   Je subodore que ces réalisations sont les délires des architectes du 19ème siècle imaginant les châteaux forts plutôt que de les restituer tel quel. Mais j'avoue apprécier cette tentative.

Qu'en pensez vous ?

Pensez vous que ces remparts ont repoussé de nombreux assaillants ? 

Le rempart

    A lui seul, ce rempart pourrait donner lieu à un article unique tant il est fascinant, multiple et énigmatique.

Mais je vais faire court !

  Sur la totalité du rempart, il est difficile de savoir ce qui est d'origine et ce qui est de la reconstruction non fidèle (car les castellologues du 19ème siècle avaient une idée "fausse" des châteaux forts). Mais celui-ci (coté Ouest) me semble presque intact (excepté les grandes ouvertures de confort). Je me plais à admirer :

* Les mâchicoulis en arc posés sur des contreforts,

* Les contreforts droits plantés dans le sol,

* Les larges merlons percés d'une archère droite.

  Le mélange des fenêtres à colonne avec de fines archères, et une tour-escalier flanque à coté d'une tour de défense est fascinant.

 

     L'intérieur :

         Hélas pour vous et pour moi, le château est fermé au mois de mars. Je ne pourrai pas visiter le parc ni les entrailles de cette construction dont les premières pierres ont été posées il y a mille ans.

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, Guillaume (mais lequel  ?... Certains historiens pensent à Guillaume IX ?) Comte (voir titre de noblesse) de Poitou et Duc d'Aquitaine (voir liste) fait construire un château. Cette forteresse, à la frontière avec le Royaume des Capétiens (voir liste), est stratégique.

* Vers 1122, au château, naissance présumé (car les légendes sont nombreuses sur cette Duchesse) d'Aliénor d’Aquitaine.

* Au 13ème siècle, Châteauguillaume est le fief de la famille de La Trémoille ou Trémouille (Je vous ai déjà cité cette famille ici). Le vieux donjon du 11ème siècle est agrandi. Les tours ayant des salles planchéiées ont été garnies de voûtes.

* Au 14ème siècle, les possessions Royales s'agrandissent dans le Berry et l'ancien territoire des Plantagenets. Lentement Châteauguillaume perd de son importance.

* Au 15ème siècle, le château n'a plus une position stratégique.

* A la fin du 15ème siècle, de nombreux systèmes défensifs sont en ruine. Certain bâtiments sont abattus ou désarmés dont la tour Saint Michel.

* Au début du 16ème siècle, Jacqueline de La Trémouille (dernière héritière de la famille ?) épouse Claude Gouffier, Duc de Roannez. Le château change donc de famille.

* En 1526, dans cette vieille forteresse médiévale, le sir Gouffrier fait couvrir d'un toit le donjon et la tour de La Trémouille pour éviter une détérioration par les intempéries. La famille habite les appartements récents.

* En 1612, Pierre Riffault est seigneur de Châteauguillaume.

* Durant le 17ème siècle, excepté le donjon qui est rapidement consolidé, les vieux bâtiments et éléments fortifiés sont délaissés. Leurs pierres servent à la réalisation d'une habitation confortable avec un escalier à 2 volées. Le pont-levis est remplacé par un pont dormant.

* En 1676, le château appartient à la famille De Lafaire.

* En 1819, le hameau de Châteauguillaume est réuni administrativement à la commune de Lignac.

* Au milieu du 19ème siècle, la Comtesse Robert de Beauchamp achète le château.

* En 1862, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* A la fin du 19ème siècle, le château est remanié par Charles Casaux, disciple de Viollet le Duc (voir livre), donnant à cette construction une forme intemporelle.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route. La visite payante de l'intérieur est possible. Veuillez vous renseigner sur les dates et horaires d'ouverture.

 

10 siècles de construction se présentent à moi !

 

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 06:30

 

Département 71 - SAÔNE et LOIRE

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La petite commune de  Saint Maurice des Champs est située à 38km au Nord-Ouest de Macon, à 24km au Sud-Ouestr de Chalon sur Saône et à 20km au Nord de Cluny.

 

Ecrire un blog, c'est montrer le monde avec mes yeux

   Coordonnées de l'église :

46° 37' 46.5023" N 4° 37' 14.02" E
 46.629584°  4.620561°

  

 

L'église :

     L'extérieur :

Préambule

   Lorsque j'ai créé ce blog en janvier de l'an de grâce 2006, ce fut une décision mûrement réfléchie.

  Mais avec le nombre important de sites web et de blogs affichant des châteaux forts, il me fallait imaginer un style et des thèmes différents. Montrer les mêmes constructions, décrire les grands sites touristiques ne fut point mon but.

   ==> Proser sur le patrimoine peu connu, montrer autrement le moyen âge construit fut ma décision.

    Cette petite église est le résultat de mon approche des bâtiments fortifiés d'origine médiévale. Le système défensif est certes minimal, mais par sa présence, elle a sécurisé les habitants de ce lieu.

Elle se doit d'être mise en valeur !

 

Point de défense visible pour cette église !

La découverte

       Le village est si petit (moins de 100 habitants) qu'il est aisé de voir rapidement l'église le long d'une des rares rues. D'un pas alerte, je m'approche de cette beauté ceinte de son cimetière.

  Mon oeil de Castellologue-amateur ne voit point de rempart, ni de tour, ni d'imposant crénelage.

Mais où sont les défenses ?

 

L'enquête commence

   L'art Roman s'exprime dans toute sa simplicité : Angle droit, petite fenêtre et absence d'arc boutant.

  Excepté le clocher pouvant servir de vigie, je ne vois ausun signe de système défensif

 

 

Où sont les défenses ?

   De suite, je me précipite vers la nef espérant trouver une salle de repli sous le toit avec de multiple fente et même des mantelets (voir vocabulaire ). Mais rapidement, je comprends que les murs ont été partiellement arasés et point de refuge je vois.

  Les 2 ouvertures rondes ne sont point des canonnières mais des oculus récents amenant la lumière dans la petite église.

 

Que voyez vous sur le clocher ? 

Vais je repartir bredouille ?

    C'est un Chevalier Dauphinois trainant un peu des pieds et la tête basse devant l'échec qui retourne vers son destrier. 

  Soudain, me instint me quémande de lever la tête :

Diantre, que c'est beau !

 

 

L'espoir renait

    Au sommet du clocher, ce que je pensais être un abat-son semble se transformer en ouverture de guet. Peut être qu'une petite salle de refuge existait.

  Au dessus du toit du chevet, une fente me fait signe de l'admirer. C'est évidemment une archère droite (du 12ème siècle ?) dans une salle intérmédiaire.

  Les preuves que cette petite église fut fortifiée sont minimales mais magnifiques.

N'ai je point une passion de rêve ?

 

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église.

* En 1971, une partie de l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au début du 21ème siècle, l'église s'offre un joli lifting grâce aux fonds financiers de la commune.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Maurice) est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite.

 

Un clocher fortifié est le secret de cette église

 

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgEst ce un ancien rempart ou une construction avec des pierres de récupération ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Paziols se situe à 25km au Nord-Est de Perpignan et à 16km à l'Est de Salse le Château (voir sa forteresse).

    Coordonnées du bourg :

42° 51′ 32.04″ N 2° 43′ 14.88″ E
 42.8589°  2.7208°

 

    Toponymie :

       D'après le dictionnaire étymologique de A Dauzat, Paziols se nommait à l'origine Pasulis. Ce nom dérive du latin Palus et Paludis signifiant Marais. Il faut noter que Paludisme est un dérivé.

 

Le château :  

     L'extérieur :

Préambule

     Vous savez maintenant que je suis friand des ruines oubliées, des sites fortifiés où le peu devient pour moi beaucoup.

   Vous avez aussi remarqué que je m'intéresse aux constructions religieux fortifiées.

--> Le site médiéval de Paziols est un mélange des deux, mais avec une petite nuance.

Saurez vous la voir avant mon explication finale ?

 

La découverte

    Paziols est un petit bourg accroché à une colline. Au sommet, un mur composé de pierres pauvrement taillées, voire presque brutes, m'empêche d'entrer sur le plateau. Sa forme imprécise, sa construction aléatoire ne le fait pas ressembler à un rempart médiéval.

Qu'est ce que cette curiosité ?

 

Analyse

     Je commençais à douter de son origine quand apparaissent, dans une partie un peu plus haute du rempart, 2 pierres verticales ressemblant à une fente de tir. Médiévale ou non, cet indice prouve que je suis en face d'une construction fortifiée. Heureux je suis de pénétrer dans ce site historique.

 

     L'intérieur :

Quel vestige !

Quelle incroyable et  magnifique ruine !

  Il reste assez de pierres pour me faire rêver aux architectures, constructeurs, bâtisseurs et défenseurs.

Comme c'est beau. 

  Oupsss, dans mon envolé théâtrale, j'ai oublié de vous montrer cette beauté : Admirez là !

     Je lis dans vos regards quelques mous réprobatrices .

Que pensez vous de ce mur de plus de 800 ans ?

N'est il pas étonnant avec son épaisseur et son remblai ?

 

Des murs partout

     Au bout du mur, il y a un autre mur formant un angle donc une pièce.

N'est ce pas incroyable ?

    A l'extérieur de cette "pièce", je constate que les murs ont été construits sur le rocher. La butte a donc été partiellement aplanie. Toutes mes images montrent une ruine. Mais :

 Est elle médiévale ?

Ou sont ce simplement les bases d'une maison ?

   A proximité de ce vestige, de hauts murs attirent mon regard. Je me dois de prendre un peu de recul pour comprendre leur fonction.

 

Est ce une église fortifiée ?

 Quel spectacle !

   Tel un chien de chasse, j'ai la truffe au sol pour observer les vestiges de murs et point j'avais vu l'imposante construction avec son haut clocher ressemblant à un donjon.

  Sur un mur de la nef, une archère droite rappelle que ce site a été fortifié.

Mais était ce une église fortifiée ou la chapelle du château fort ?

 

La vérité

La réponse est : Ni l'un, ni l'autre.

   Quelques études très détaillées d'archéologues et de médiévistes ont expliqué l'architecture de ce site. Une vue satellite permet de dessiner le plan actuel :

        1 - Fossé creusé par l'homme (au moyen âge).

        2 - Église actuelle.

        3 - Plateau entouré de l'actuel rempart.

 Voici le plan actuel de l'église avec les vestiges du château (qui m'ont valu la truffe au sol  )

    Ces quelques traces au sol et l'étude du terrain ont permis aux spécialistes, dont je ne fais pas parti, de reconstituer le plan du château de Paziols.

Aviez vous imaginé une telle architecture ?

 

 

Histoire du château :

* En 1208, un texte mentionne un "Fortia de Padulis" appartenant à la puissante famille de Termes (voir le château principal).
* En 1209, débute la terrible croisade des Albigeois commandée par Simon de Montfort.
* Après la chute de Terme, le château, dépendant de cette seigneurie appartient au roi de France.
* En 1215, un acte de loi (justice ?) nomme Alain de Rouci, Seigneur de Termes (c'est un chevalier du Nord, compagnon de guerre de Simon de Montfort) détenteur du château et des terres de Paziols.
* En ce début du deuxième tier du 13ème siècle, le château appartient au nouveau seigneur de Termes : Olivier de Termes.
* Vers 1257, Olivier de Termes vend terre et château de Paziol à l'abbaye de Fontfroide.
* En 1495, une armée Espagnole ravage le pays "frontalier".
* En 1497, des incursions Espagnoles sont plus sanglantes.
* En 1537, la ville et le château sont pillés et brûlés par les Espagnols.
* Au 17ème siècle, construction d'une église sur les ruines du château fort.
* En 1713, la carte de Blottière & Roussel montre l'importance de Paziols : 4 routes partent du bourg.
* Vers 1792, les révolutionnaires s'emparent du site qui n'appartient plus à l'abbaye.
* Au 19ème siècle, modification (reconstruction partielle ?) de l'église.
* Au début du 21ème siècle, la découverte du site (hors église dédiée à Saint-Félix) est libre et gratuite.

 

Ce château devait être une magnifique sentinelle !

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 06:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  Soeur Anne, vois tu l'église au loin ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Lerzy est situé à 80km au Nord-Nord-Ouest de Reims, à 50 km au Nord-Nord-Est de Laon et à 20km au Nord-Est de Guise.

   Coordonnées du bourg :

49° 56′ 46″ N 3° 53′ 20″ E
 49.946111°  3.888889°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     Dans cette région de grandes plaines et de petites collines, il est aisé de voir les construction au loin. C'est donc sans surprise que je vois l'église de Lerzy qui, d'après ma brochure, est fortifiée.

Distinguez vous les systèmes défensifs ?

 

L'enquête commence

     Avec mon oeil d'aigle, je regarde le chevet de l'église certes peu classique, mais qui ne semble pas fortifié. La nef, dépourvue de transept, ne montre pas de salle de repli ni de système défensif.

   Mais en approchant du petit cimetière, l'église révèle ses beautés faisant vibrer un chevalier Dauphinois castellologue.

Voyez vous ses magnifiques constructions défensives ?

Asymétrique est cette église 

La petite tour

   La petite tour ronde ne parait pas impressionnante surtout avec son importante fenêtre et les fentes de tir semble avoir été rebouchées.

Ne vous fait elle pas penser à celle découverte ici ?

  Comme pour l'église de Froidestrée, la fonction défensive de cette tour m'étonne.

 

Le clocher-donjon !

  Évidemment l'incroyable clocher massif est la construction la plus visible. Même si à notre siècle, il semble dépourvu de moyen défensif, la présence de salles aux étages est indéniable.

    Avec un peu d'attention, il est possible de voir les vestiges d'une ancienne construction en encorbellement.

 Latrines ou bretèche ?  (voir vocabulaire)

 

La haute tour

     Accolée au clocher, une ronde tour tente d'être plus haute que le puissant donjon. Bien qu'elle ne comporte aucune ouverture pour que je puisse l'espionner, je pressens que cette tour possède un escalier pour se rendre aux étages du clocher.

   Les ouvertures sous le toit ressemblent à des fentes de défense.

 

La façade

      La façade d'entrée est peu classique. Les 2 immenses fentes ressemblent aux ouvertures pour les flèches d'un pont levis. Mais cette explication est causée par mon imagination et non par la réalité.

   La porte plein cintre est surmontée d'une moulure en zigzag.

 

    L'intérieur :

       Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Je me console en regardant de magnifiques et anciennes pierres tombales.

  Avant de quitter Lerzy, je regarde une dernière fois l'architecture puissante de cette église.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 16ème siècle, construction d'une église.
* En 1928, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Sainte benoîte) est libre et gratuite. La visite du clocher et des fortifications est interdite, excepté durant les journées du patrimoine.

- En 2014, un terrible incendie ravage la nef.

 

Cocoricooo

 

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 06:30

 

Département :  36 - INDRE

 

Le bourgMes jumelles multiples distinguent une haute tour

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de La Châtre est située à 60km au Nord-Ouest de Montluçon, à 40km à l'Est d'Argenton sur Creuse et à 35km au Sud-Est de Châteauroux.

   Coordonnées du donjon :

46° 34' 54.98" N 1° 59' 23.597" E
 46.581939°  1.989888°

 

    Toponymie :   (--> voir initiation)

  Le nom La Châtre vient de Castra, Castrum, nom latin signifiant camp puis par analogie, château, fortifications. Quelques archéologues imaginent qu'un camp Romain existait en haut de l'actuel bourg.

 

Le donjon 

     L'extérieur :

La découverte

    Dans ce bourg, je navigue à travers les rues à la recherche de mon Graal du jour. Soudain, au détour d'une habitation, une haute construction très cubique avec de multiples fenêtres modernes apparaît au loin.

Est ce le donjon des Chauvigny ?

Le vieux donjon médiéval surveille le parking moderne 

Première analyse

   Depuis le petit parking proche du musée Georges Sand, l'imposante construction m'impressionne :

* Par sa hauteur (20m),

* Puis par son architecture primitive (forme parallélépipédique) pour une construction du 15ème siècle.

  Avec ses dimensions, je suis certain que ce donjon ne fut pas une simple tour de repli mais la résidence de son seigneur.

 

La tour flanque

    Accrochée au centre du donjon parallélépipédique, une tour semi-circulaire adoucit la rigueur de l'architecture.

Est ce une coquetterie de l'architecte ?

  Que nenni. Cette ronde construction est évidemment une tour escalier desservant les 4 étages du donjon.

  Sur sa hauteur, je distingue de nombreuses et hautes fentes verticales. Même si ces ouvertures doivent apporter de la lumière à l'escalier, elles ont aussi une fonction défensive évidente. D'ailleurs, ces archères sont aussi positionnées dans l'angle pour protéger la courtine du donjon.

 

Parois du parallélépipède

   Comme sur la tour-escalier, les pierres sont pauvrement taillées, mal assemblées me faisant penser que cette construction a souffert du désintérrêt des hommes durant les siècles de la Renaissance. Seul le parement d'angle donne une idée de la construction à son origine.

  Mais je vois aussi des consolidations récentes.

Pensez vous que crénelage existait ? 

Point de système défensif

  Excepté les fentes sur la tour-escalier, aucune archère ni bretèche (voir vocabulaire) est visible. Curieusement, je ne vois pas de latrines qui parfois ont une fonction défensive.

  Question :

Comment les habitants faisaient ils leurs besoins ?

 

Espoir ?

   Pourtant, avec un peu d'attention il est possible de voir des consoles aussi bien sur la tour-escalier que sur le bâtiment rectangulaire. Leurs espacements me font douter de la présence de mâchicoulis.

Est ce la porte magique pour entrer dans le donjon ?

 

     L'intérieur :

Echec

       Hélas, pour moi et pour vous, la tour est fermée ce jour. Mais un habitant, surpris de voir un touriste hors période estivale, m'informe que :

* Le donjon possède 4 niveaux,

* Chaque niveau comporte une salle unique,

* Chaque salle a gardé sa rusticité médiévale,

* Une grande cheminée est visible à chaque étage.

 

Consolation

    Grâce à quelques pierres sculptées posées à l'extérieur par la commune, je me rends compte du luxe que devait avoir chaque pièce. Mais ce luxe est de suite déclassé lorsque je vois une massive porte.

Pourquoi est elle si primitive ?

     Avec sa solide serrure et ses imposants verrous, je peux affirmer que cette porte fermait l'une des cellules de la prison, puisque telle fut la fonction du donjon à partir du siècle de Louis XV (voir liste des rois).

 

 

Histoire du château :

* Au début du 11ème siècle, le dernier fils de Raoul de Déols (seigneur de Châteauroux), possède les terres de La Châtre. Il est nommé : Eudes de Déols.

* En 1152,  Éléonore d'Aquitaine épouse Henri Plantagenêt futur Roi d'Angleterre. Cet acte, bien loin de l'histoire de la petite commune de La Châtre, a pour conséquence, la scission de la France et le début de la guerre de Cent Ans.

* Au milieu du 12ème siècle, le seigneur de Châteauroux et de La Châtre rend hommage au futur Roi Henri II d'Angleterre. En représailles, les troupes du Roi de France (voir liste) saccagent les 2 villes.

* En 1417, le seigneur autorise la construction de remparts pour protéger la ville.

* En 1424, le Baron (voir titre de noblesse) Guy III de Chauvigny seigneur de La Châtre et de Châteauroux fait construire un château avec un puissant donjon, en bordure de la rivière Indre.

* Vers 1453, à la fin de la guerre de Cent Ans, la ville devient prospère. De nombreuses maisons bourgeoises sont construites.

* En 1734 (?), le donjon devient une prison Royale.

* Vers 1792, les révolutionnaires ne détruisent pas ce symbole seigneurial car il va être utilisé comme prison.

* En 1937, Jean Despruneaux achète le donjon et le transforme en musée privé dédié à Georges Sand.

* En 1939, le musée accueille une collection ornithologique.

* En 1954, le donjon est officiellement déclaré : Musée Georges Sand et de la vallée noire.

* En 1966, monsieur Despruneaux lègue la tour et le musée à la ville.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite du musée est payante. Veuillez vérifier les horaires d'ouverture "aléatoire".

 

 

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Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Berry : 18 36
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