Translation




 

 

 
 
French to English French to German French to Italian French to Spanish
French to Japanese French to Korean French to Russian French to Chinese (Simplified)
 

 

 
 

 

 

 

 

Ombre et lumière

3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 06:30


Pays :

 ESPAGNE

Région :

 CATALOGNE

 

Le bourg : 

  Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Cette montagne portant le château de Sant Salvador de Verdera est comprise entre les bourgs de Llançà, Rosa, Vilajüïga (voir son château) et El Port de La Selva.

     Elle est située à 15km au Sud de la ville frontière Française de Cerbère et à 25km au Nord-Est de Figueres.  

  Coordonnées du château :

42° 19' 12.079" N
3° 10' 4.631" E
 42.320022°
 3.167953°

 

Le château :

   Depuis le parking proche du monastère fortifié de Sant Pere de Rodes, j'aperçois au sommet de la montagne les ruines d'un château. Dénivelé, épineux et rocailles coupantes ne freinent pas mon envie de découvrir cette beauté.

 

   L'extérieur :

      La montée est plus facile que j'imaginais. Un sentier odorant serpente doucement me laissant le temps d'admirer les formes de la ruine qui se confondent avec les rochers.

          A l'arrivée, c'est le choc !

    De grandes archères droites me font face. Imaginez les à plusieurs mètres de hauteur (le sol a été surélevé par les gravas durant ces derniers siècles) avec 1 archer derrière chacune. Après une si longue montée, je ne suis pas certain que l'assaillant soit en état de combattre avec toutes ses aptitudes physiques.

    Les pierres d'angle ainsi que celles en partie basse semblent correctement taillées (bien qu'irrégulières) et scellées, mais le haut du mur possède un parement de mauvaise qualité.

Est ce du a une consolidation récente ?

 

    La caractéristique générale de ce château est l'angle droit, il y en a partout. L'absence de "rondeur" et de bouche à feu (voir vocabulaire) me fait penser que ce château ne fut plus stratégique à partir du 14ème siècle.

    La porte d'entrée protégée par de hautes archères confirme ma pensée. l

 

    L'intérieur :J'aurais apprécié être guetteur pour regarder la montagne et la belle 'mère' ...hihihi

Le 1er rempart
   Je ne m'attendais pas à Versailles en franchissant la porte, et ce rempart en ligne, ce sol jonché de terre et la végétation me confirment que je suis dans une ruine oubliée des hommes (mais vous vous en doutiez un peu, sur mon blog il y a peu de châteaux "pas cassés").
    Avec le temps, les traces de fondation des bâtiments (les communs) ont disparues sous la terre et il est impossible de définir l'aménagement de cette basse-cour. Je suis surpris par la faible épaisseur des murs de ce rempart. Le seigneur ne devait pas craindre les armes de jets de pierres.
 
    Avec précaution, je m'avance dans les herbes, non pas que je craigne les épineux, mais il y a beaucoup de bruits dans l'herbe et comme j'ai vu un serpent dans la montée, méfiant je suis.
    Ma recherche d'indice est fructueuse. Je vois une ouverture en surplomb qui semble être des latrines, et enfin la 1ère forme ronde : Une tour flanque.
 
Le 2ème rempart
   Le site fortifié épousant la montagne, il faut toujours monter pour atteindre la 2ème ligne de défense. Elle n'est matérialisée que par de rares vestiges de courtines, mais surtout elle montre de hautes tours circulaires avec des parement et de pierres taillées toujours aussi "pauvres", malgré cela, une force émane de ce site. Est ce du à la couleur sombre ?
   Contrairement à de nombreux châteaux (que je vous ai montrés) le sol n'a pas été aplani et des rochers côtoient les constructions.... Voila une ruine qui ne copie pas sur ses copines !
 
Le donjon
   Ce château n'étant pas classique, son donjon ne ressemblera pas au standard. Et puis pourquoi construire une haute tour alors que la fortification est déjà sur un pic presque inaccessible.
    Il est certes arasé, et j'avoue ne pas distinguer le donjon du logis.
 Qu'importe mes doutes, la beauté du paysage suffit. J'ai vraiment une passion offrant des plaisirs multiples.

 

 
Histoire du château :

* Au 12ème siècle, une fortification est certainement construite sur la colline pour dominer le monastère.
* Au 13ème siècle, modernisation du château.
* Au20ème siècle, une campagne de sécurisation est menée.
* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre ou de croiser un serpent existe. 

 

Pour mieux comprendre cette ruine, la voici vue du ciel --> clic

 

 

Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Espagne médiévale
commenter cet article
2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 06:00

 

Département :   32 - GERS 

 

Le bourg :

    Situation (--> le voir sur une carte)

       La petite commune de Lamaguère est située à 20km au Sud de Auch et plus précisément à 2km au Nord de Tachoire  (qui possédait une commanderie des Templiers).

   Coordonnées du château :

43° 50' 28.77" N 0° 19' 25.356" E
 43.841325°  0.32371°

 

Le château : 

    L'extérieur

Mon étonnement

    Dans la vallée de l'Arats, le hameau de Lamaguère est composé de quelques maisons. L'ancien château médiéval est posé sur une petite colline nommée : Cap de la Coste (260m d'altitude).
   Je suis toujours étonné de voir comment une ruine se bat pour émerger des arbres qui toujours tentent de la cacher. Regardez, elle est là.  

 

Mes certitudes

   En montant à pieds la petite route étroite menant aux fermes, je sais :

* Que les épineux seront présents,

* Que la ruine sera minimale,

* Que les pierres seront instables,

* Et surtout que mon plaisir sera immense. (J'aime quand on me résiste .. heu... je parle du plaisir castral bien sur).

 

L'approche

   La ruine est en haut de la colline, mais curieusement, elle n'est protégée par aucun rempart, aucun fossé et aucune falaise. Ce ne devait pas être le château d'un puissant seigneur, mais une forteresse de surveillance des vallées. Et pourtant, mon dictionnaire des châteaux contredit ma pensée.

 

La découverte

   La visite commence par un mur borgne peu identifiable. J'ai pourtant un début d'indice :

- Pas de créneau
- et surtout pas d'archère (voir vocabulaire).

 Il faut continuer d'avancer pour mieux comprendre .

Aie, Ouille    ... J'écarte les épineux, c'est le seul moyen pour entrer dans la ruine.   

 

    L'intérieur :

Les premières constatations

    La faible épaisseur du mur m'indique que je ne suis pas devant le rempart ou du mur extérieur de défense mais devant un mur des communs (ou du logis ?).

Êtes vous d'accord avec moi ?

   En suivant le mur, je découvre un spectacle que Versailles ne peut pas me montrer (ben quoi, je suis là pour vanter ma passion) : un puissant mur de donjon. Mais j'avoue que mon imaginaire est fertile dans les ruines chargées d'histoire.

 

La tour

   La plus belle architecture du château de Lamaguère est incontestablement le mur partiellement troué et surtout cette belle tour ronde.

Est ce vraiment une tour ?    

    A quoi pouvait elle servir ?

    Elle comporte une magnifique ouverture encore intacte.
Était ce l'entrée d'une échauguette ?
 
Un peu de connaissance "livresque"
   La ruine est trop cassée et surtout trop envahie par la végétation pour comprendre son architecture. Ma seule certitude est que ce château devait être plus important que je le pensais. Ses pierres sont belles et bien taillées. Mon livre m'informe que c'est du "calcaire supérieure de Lectoure du burdigalien supérieur (miocène inférieur)"
Wahouu, quelle culture a mon livre ! 
C'est une roche que l'on trouve facilement entre Lamaguère et Tachoire.
   Le soleil du Gers me brûle les yeux En repartant, je ne vois plus cette ruine comme avant.

 

 

 Histoire du château :

* Au début du 12ème siècle, une fortification semble construite en ce lieu.
* En 1175, Géraud de la Barthe archevêque d'Auch achète le château aux frères Arnaud et Guilhem Lamaguère.
* A la fin du 12ème siècle, un conflit éclate entre l'archevêque et son beau-frère Bernard IV Comte d'Armagnac (voir titre de noblesse). Ce dernier incendie le château.
* Le château est reconstruit peu de temps après.
* Au 14ème siècle, le château est remanié pour faire face à l'amélioration des armes de jet.
* Au 16ème siècle, le château est abandonné.
* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. La visite est "dangereuse" avec les épineux et les pierres instables. Veuillez ne pas vous aventurer avec des enfants.

 

  Cliquez pour voir le menu des châteaux forts du Gers Vers Menu châteaux du Gers

 

Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Gascogne : 32 47
commenter cet article
2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 05:30

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose. 

Résumé :

    « Guillaume Bélibaste est un personnage qui m'a toujours inspiré une profonde affection (sic l'auteur du livre). Il tua un homme, par colère et malchance, et devint prêcheur hérétique.
    En cette fin du Moyen Age, les Parfaits cathares n'étaient plus que des errants mystiques, mais la pureté des fous de Dieu les tenaient debout. Bélibaste n'eut même pas cette pureté là. Il fit un jour le serment de ne jamais toucher à une femme, et fut le lendemain parjure et amoureux. Héros malgré lui, il fut un cancre de l'âme.
    J'aime cet homme parce que je crois que si dieu existe, il est dans les questions et les douleurs des cancres, plus que dans les réponses des sages. »
 
 
Mon avis :
Uniquement pour les passionnés du Catharisme !!!
 
     Après avoir visité le château de Villerouge-Termenès qui nous explique le procès de Guillame Bélibaste, j'eu très envie de mieux connaître ce "soi-disant" dernier cathare. Ce livre, emprunté à la bibliothèque, fut une aubaine.
    Mais j'ai très vite déchanté, et l'auteur n'en ai pas la cause. H Gougaud est un conteur agréable, et un homme de plume sans faille. Non, mon déplaisir est du à Belibaste. L'homme n'est pas ce que je pensais. Il faut vraiment être passionné de catharisme et avoir TOUT lu pour s'intéresser à ce curieux personnage.
    Je l'avoue (heu, pourquoi avouer, ce n'est pas mon procès mais celui de Guillaume), j'ai feuilleté le livre pour connaître un peu les bizarreries de ce personnage, qui (pour moi humble lecteur si peu cultivé en catharisme), n'est pas un vrai cathare, ni un individu aux actes logiques.
    Landru (personnage de votre époque cher lecteur) ou Gilles de Rais (personnage de mon siècle  hihihi) ne sont peut être pas des héros de bonté, mais ils se sentaient investis, ils vivaient leur personnage, ils avaient une raison et une 'logique'.  Notre Guillaume est désordonné, donc peu historique pour moi.
 
 Mais il ne tient qu'à vous de me démontrer le contraire !!!!
 
Repost 0
Published by le chevalier Dauphinois - dans LIVRES sur l'époque médiévale
commenter cet article
1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 16:30


Pays :

 ALLEMAGNE

Région :

 PALATINAT

 

Le château

  Situation  (--> le voir sur une carte)

       Le site est à 8km au Nord de Pirmasens et à 32km au Nord de Bitche (en France). Le château de Steinenschloss est posé sur une colline entre Waldfischbach et Thaleschweiler.

   Coordonnées du château :

49° 15′ 56.19″ N 7° 36′ 19.5″ E
 49.265608°  7.605417°

 

      Origine du nom :

   Steinenschloss signifie : Château de la pierre (ou en pierre).

Que dire de plus ?

   Certains linguistes pensent que ce nom est apparu au 19ème siècle et serait (peut être) la déformation de  Steegener Schloss signifiant : château de Steegen. ("Steegen" était un village proche aujourd'hui disparu). 

 

Le château :

    L'extérieur :

Mais où est il ?

    Oupsss, ma carte n'est pas assez précise pour trouver le village et j'ai omis de prendre mes coordonnées gps. Il me faut le secours d'un "pépé" parlant quelques mots de Français pour arriver sur le parking.

      Mon destrier a repéré le petit parking proche de la D170. Il broute l'herbe verte pendant que je cherche le site. Je sais que mon Graal ressemble à cela, mais :

Dans quel état est il ?
  (Evidemment, vous avez compris que si je n'ai qu'un plan, c'est que ruine il y aura..

Intelligents vous êtes mes lectrices et lecteurs.)

 

Je l'ai trouvé

  Après 5 minutes de marche, je découvre enfin les remparts. Surpris je suis par cette vision :

- Ce château est posé sur la roche, mais curieusement la solidité des rochers au sol n'est pas utilisée pour consolider ses courtines (voir cet exemple d'un autre château).
- Il n'y a aucune tour flanque (voir vocabulaire). Cela ressemble à une petite forteresse du 11ème siècle qui n'aurait pas évolué.
- Les remparts (très consolidés au 20ème siècle) et surtout peu haut donc dépourvus de créneaux et de bretèches.
- Évidemment, vous avez remarqué le manque d'archère et de bouche à feu.

Est ce du à la consolidation ou bien cette ruine est elle très vieille (11ème siècle) ?

 

  L'ensemble mesure 70m de long par 45m de large. A sa construction, ce n'est pas un simple château de surveillance. Pour entrer dans la forteresse il faut franchir un pont fixe, qui devrait être un pont-levis il y a quelques siècles.

 

    L'intérieur :

La découverte

   En entrant, comme je l'imaginais, je ne vois aucun bâtiment. Cette basse cour parait vaste sans les murs des écuries et des communs. Pour comprendre ce "château fort", je vous propose de découvrir le plan :

 

Le plan

  1 - Entrée de la forteresse (avec pont),
  2 - Les communs,
  3 - Mur avec panneau de mise en garde : "Verbotten" (comprenez vous les risques que je prends pour vous ?),
  4 - Entrepôts (?)
  5 - Maison commune (?)
  6 - Chemin d'accès à la Haute cour,
  7 - (?)
  8 - Citerne,
  9 - Palais
10 - Garnison (?)
11 - Donjon,
12 - Remparts,
13 - Fossé creusé.

 

Le palais

a - Chapelle,

b - Pièce de confort avec cheminée,
c - Cuisine,
d - "Cave" ou cellier,
e - (?)
f - Couloir desservant les salles du palais.

   La ruine est si endommagée par endroit et si reconstruite à d'autre qu'il m'est difficile de vous en décrire plus sans commettre d'erreur. Je vous laisser rêver,  je repars vers de nouvelles aventures !

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 11ème siècle, construction possible d'un site fortifié, mais aucun texte l'affirme.
* En 1168, les troupes de l'empereur Frédéric Barberousse détruisent 4 châteaux forts, non identifiés dans les textes. Beaucoup d'historiens pensent que Steinenschloss était l'un d'entre eux.
* Au 13ème siècle, bien qu'aucun texte affirme que le château soit reconstruit, un donjon circulaire est cité.
* Au 15ème siècle, le site semble oublié (abandonné ?).
* Au 19ème siècle, les pierres de la ruine servent à la construction de la voie ferrée.
* Au 20ème siècle, des travaux de consolidation sont réalisés pour garder la mémoire du site.
* Au 21èmesiècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre est faible.

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Allemagne médiévale
commenter cet article
1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 06:30

 

Département :   48 - LOZERE 

  Sur sa colline, le château attend les visiteurs

Le bourg :

     Situation : (--> le voir sur une carte)

       Le petit village de Albaret Sainte Marie est situé à 10 km au Nord de Saint Chély d'Apcher et à 20 km au Sud-Est de Saint Flour, à la frontière des départements de la Lozère et du Cantal.

   Cordonnées du château :

44° 53' 59.597" N 3° 16' 0.563 E
 44.899888°  3.266823°

 

Le château :

     L'extérieur :

Une ruine oubliée

    Voila une ruine extraordinaire qui est oubliée des hommes. Aucun panneau dans le village indique sa présence.

Comment l'ai je trouvée ?

   C'est grâce à un symbole de ruine (vous savez, les 3 petits points en triangle) sur ma carte IGN et aussi par mon dictionnaire des châteaux forts.

   Grâce à un habitant du village, je connais la direction à suivre. Dans un virage, à travers les arbres, je distingue enfin la ruine sur la colline.

Le voyez vous au milieu des arbres ?  

La découverte   

    Évidemment comme souvent, "ma" ruine est entourée d'une épaisse végétation. Je sens que mes jambes vont être griffées.

Comme vous avez de la chance de pouvoir la visiter en restant dans votre fauteuil !

Mais que ne ferais je pour vous !

 

Première constatation

    Première surprise, je ne vois ni fossé, ni obstacle naturel. Il n'y a aucun rempart externe entourant le château. C'est assez rare pour une construction médiévale.

Ce château n'était il qu'un refuge de guetteur ?

N'est ce point surprenant si ce fut la résidence d'un seigneur ?

 

La végétation me laisse tranquille

     Sans trop de difficulté (mes jambes ne sont pas griffées, merci de vous en inquiéter), j'arrive devant la courtine fortifiée du château. Les murs à bossage très épais ne sont pas le reflet d'un simple bâtiment pour guetteur.

Je vais découvrir le château d'un seigneur du Gévaudan.

Une curieuse archère sur le mur à bossage 

Je la contourne

   La courtine comporte quelques archères très curieuses à double ouverture circulaire (pour fusil ?). Je dois contourner le haut mur pour trouver l'entrée. Sur ce coté, les ronces m'empêchent de pénétrer. Mais grâce à un mur écroulé, j'ai déjà une vision du logis.

  Comme toujours, "mes" ruines ne comportent ni toit, ni plancher, ni boiserie mais je pressens que les pierres seront très instructives.

 

Mais où est l'entrée ?

    Tout en cherchant une porte, je dessine les contours théoriques de ce château. Il devait ressembler à cela. A l'origine, ce château avait une forme carrée avec 4 tours d'angle (très classique comme architecture).

  Puis, 2 siècles plus tard, sur le coté Nord, une structure presque triangulaire est venu renforcer la défense (comme une barbacane voir vocabulaire). Elle épouse la totalité du petit promontoire.

   Un peu plus loin, une porte en arc brisé m'invite à la découverte de l'intérieur.

Chaque mur possède un riche détail 

    L'intérieur :

Le logis

     En pénétrant dans ce château je suis impressionné par la hauteur des murs et la qualité de construction pour une ruine oubliée. Positionné au centre de la plus grande salle, je suis regarde les différentes portes et fenêtres, et je suis en admiration devant la richesse des décors. Évidemment, ce n'est pas Versailles, mais je suis certain maintenant que ce château était l'habitat d'un seigneur.

Vous ne me croyez pas ?

   Regardez cette finesse au dessus d'une niche.

 

Que de beautés (certes un peu ruinées)

    Pour le confort, il n'y a pas que la qualité des sculptures et l'aménagement des fenêtres. Aussi belle soit elle, une pierre est froide en hiver. La chaleur est fournie par de nombreuses cheminées sortant des murs à différents étages.

N'aimeriez vous pas dormir dans un tel château ?

     Il est vrai qu'il manque un peu de toit pour les soirs de pluie. Alors, puisque vous préférez les intérieurs, je vous emmène visiter les tours.
    Avant de franchir le seuil, je découvre dans un angle le curieux système de tir. Ces pierres de défense sont implantées sur toutes les parties basses les murs.

Y avait il une belle assise sur la coussiège ?

La tour

     Dans la salle basse je découvre, ce qui est très logique dans un château médiéval, un ratier (voir vocabulaire) ou un puits. Il faudrait m'allonger sur le sol poussiéreux pour en définir la fonction exacte.

    Évidemment, comme je ne suis pas dans le logis seigneurial, les sculptures sont rares, mais la construction est vraiment exceptionnelle; Voûte, arc de décharge, voussoir s'enchaînent avec élégance.

    Dans une autre salle, l'éclairage est meilleur parce que le seigneur a fait construire pour sa belle une fenêtre à coussiège.

      Puis dans un petit coin, il y a ..... les petits coins  . Chaque salle, chaque mur me réserve une surprise.

Quelle ruine !

   Plus haut, une fenêtre me montre un paysage incroyable, le rêve m'emporte...... m'emporte..... au point d'imaginer ce château il y a 500 ans.

 

C'est déjà fini
    Mais le soir tombe, la fraîcheur de septembre me réveille et il me faut partir en franchissant cette massive porte en arc brisé. Mais un indice m'informe que cette ruine a été reconstruite.

L'avez vous vu sur la photo ?

C'est sur la droite.

 

 

Histoire du château :

* Vers le 12ème siècle, un château semble construit en ce lieu. Il appartient aux évêques de Mende.
* Au 15ème siècle, une "barbacane" est construite au Nord pour renforcer la défense avec l'amélioration des armes de jet.
* En 1789, il semble que le châtelain fuit le château.
* En 1795, il est incendié par les révolutionnaires.
* Au 21ème siècle, la découverte du château est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre est important, mais il serait dommage de l'éviter.

   Fallait il tirer en étant allongé ?

  Vers Menu châteaux de la Lozère
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Gévaudan : 48
commenter cet article
29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 06:30

 

Département 09 - ARIEGE

  Le château est proche de moi

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de La Bastide de Sérou est située à 25km à l'Est-Nord-Est de Saint Girons, à 18km à l'Ouest-Nord-Ouest de Foix (voir son château) et à 5km Est-Sud-Est de Durban sur Arize (voir son château).

      Le château de Bugnas (aussi nommé Tour de Bugnas) est situé 3 kilomètres à l'Ouest de La Bastide de Sérou.

 Coordonnées du château :

43° 0' 35.089" N 1° 23' 29.72" E
 43.009747°  1.391589°

 

Le château : 
        L'extérieur :
Est ce le bon endroit ?

    Depuis que je vous ai montré mon astuce pour trouver une ruine médiévale, vous supposez que ma question "Est ce le bon endroit ?" semble idiote. Mais la technologie parfois se trompe (les erreurs sur les carte IGN existent) et surtout, il existe des noms identiques pour les lieux- dits.

   Mais, avec ce merveilleux GPS de randonnée, j'avoue ne point avoir de doute :

La ruine du château Bugnas est proche de ma position.

 

La découverte 

    Dans cette région de collines boisées et de nombreuses vallées creusées par les multiples cours d'eau la blanche construction se remarque dans l'immensité verte.

  La ruine survole les toits des maisons

Rapide analyse

* Le château semble en ruine,

* Mais sa hauteur reste impressionnante,

*Au sommet, je ne vois pas de mâchicoulis (voir vocabulaire) ni crénelage,

* Sur les parois, je ne distingue aucune fente de tir,

* A la base les parements d'angle ont des joints assez larges,

* Sur la hauteur, la qualité de construction est peu homogène (pierres mal taillées et peu jointives),

* Les murs sont peu épais. Mais cette construction est peut être une tour d'habitation et non pas le donjon,

* Mon imagination (trop) fertile croit voir un vestige de cheminée.

* La fenêtre que je devine n'a point une allure médiévale. Je subodore que ce bâtiment a été une (re)construction à l'époque d'un Louis XIII ou XIV.

 

        L'intérieur :
  Le château est dans une propriété privée, la ruine étant peu sécurisée, j'avoue ne pas avoir tenté une approche, ni quémandé l'autorisation.

  Je me console en admirant le paysage vallonné.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction du château (à vérifier).

* Au 17ème siècle, aménagement d'un château "moderne" sur les base du vieux châteaux fort (à vérifier).

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur au loin est libre et gratuite depuis les sentiers. La visite de l'intérieur est interdite car le site est une propriété privée, de plus en reconstruction.

 

Les collines Ariégeoises sont très vertes !

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 09 Vers Menu châteaux de l'Ariège
Repost 0
29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 00:00

undefined

 

Résumé :

 
    « A l'aube du 13ème siècle se profile un grand bouleversement dans les pays du Sud-Ouest de la France. La période voit se transformer les structures sociales, économiques et politiques. La croisade des Albigeois (voir ce livre) aboutit à l'anéantissement des pouvoirs féodaux et permet la souveraineté Capétienne...
   Parallèlement en Guyenne l'autorité Anglaise se consolide à partir de Bordeaux. Pour les 2 Royaumes, il s'agit de définir des frontières d'influence et de mettre en place les rouages administratif d'un pouvoir centralisé par la réalisation d'un programme d'urbanisation de grande envergure....
   Ces bastides procèdent d'un urbanisme planifié avec ses règles, ses données spécifiques. Toutes ces créations s'inscrivent primitivement dans un tracé orthogonal sur lequel s'élève une architecture calibrée possédant les caractères originaux des Pays méridionaux où dominent la pierre, la brique et le bois.
   Sur la place du marché la halle constitue le centre vital de la nouvelle communauté.....
»
   
 
 
   
 
Mon avis :
 
Efficace et professionnel !
 
 
   Je vous vois sourire, vous pensez : "pff, le chevalier est un peu ignorant, il confond les châteaux et les bastides qui ne sont point médiévales".
  Erreur.... La bastide est un des grands phénomènes culturels, économiques, politiques et même géographiques du Moyen Age. Et ce livre en est la preuve.
Il est parfait !    Clair, précis, détaillé ....

   Ce n'est pas un beau livre d'images comme il en existe beaucoup sur ce sujet; Ce n'est pas un ouvrage fait par un office de tourisme vantant les beautés de "sa" bastide; C'est une véritable étude sur les raisons de ces villes nouvelles et sur leur urbanisme.
 
   Non, non, ne fuyez pas, ce n'est pas un ouvrage pour universitaire, la prose se lit avec plaisir, les photos (très souvent anciennes et en noir et blanc) complémentent les texte
s et des plans cadastraux  (souvent accompagnés par des photo aériennes)  facilitent la compréhension du choix des urbanistes.
 
   Ce n'est pas un livre d'images à offrir, mais un magnifique présent pour passionnés ou ceux qui veulent comprendre les raisons de ces beaux villages que nous visitons durant nos vacances.

 
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans LIVRES sur l'époque médiévale
commenter cet article
25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Est ce un phare surveillant les bois ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune d'Alrance est située à 30km Ouest-Nord-Ouest de Millau, à 25km au Sud-Sud-Est de Rodez et à 8km au Sud-Ouest de Salles Curan.

  Peyrebrune est positionnée à 1km à l'Est d'Alrance.

     Coordonnées de la tour :

44° 7' 53.893" N
2° 41' 58.978" E
 44.131637°
 2.699716°

 

La tour : 
        L'extérieur :
La découverte

     Pour découvrir la tour de Peyrebrune, rien de plus simple : Il suffit de suivre les panneaux. Après quelques minutes de chevauchée facile je vois une forme longiligne dépassée des arbres.

   Cette forme n'est point une simple tour, c'est le vestige de l'ancien château fort de Peyrebrune.

  Fière et droite est cette tour solitaire

La montée vers... elle

    Pour faciliter la montée vers les vestiges du château, l'époque moderne a construit des marches. Voila une initiative qui ne va point laisser de trace de griffures sur mes magnifiques mollets.

   Soudain, tel un chien de chasse, je suis en arrêt.

Comprenez vous ma stupéfaction ?

  Au sommet de cette beauté médiévale trône une statut catholique. Comme il est très rare de voir le symbole de la Vierge sur un toit de château, je subodore que cet ajout a été réalisé il y a peu de temps. L'analyse de l'historique répond à ma question.

 

Analyse de la tour
    Cette beauté médiévale de cinq étages comporte :

* Sur la hauteur, quelques rares fentes verticales. C'est un compromis entre petite archère et puits de lumière.

* Au sommet, un magnifique hourdage en bois posé sur des consoles et formant mâchicoulis.

Cela me rapelle l'église de Woël !

* En dessous de la salle couverte il y a des grandes ouvertures devant éclairer une salle de confort :

- Salle de garde ?

- Résidence seigneuriale de repli ?

  Les mystères se révèlent

Je suis à ses pieds

   Sur le plateau, de nombreuses questions que je me posais trouvent leurs réponses.

1 - Un vestige de haut mur, aux pierres pauvrement taillées et peu jointives, m'informe qu'un rempart entourait le site.

2 - D'autres vestiges prouvent que des bâtiments existaient.

3 - Une grande surface plane en avant de la tour m'indique la présence d'un bâtiment accolé.

4  -La porte en partie basse ne doit point être médiévale. A ce niveau, il devait y avoir un ratier (voir vocabulaire) ou une cave accessible uniquement de l'étage supérieur.

5 - La véritable porte d'entrée se situé au 1er étage. Elle devait être accessible par un pont levis ou une passerelle extractible en bois. Aujourd'hui, la montée s'effectue par un escalier en pierre très moderne.

6 - De nombreuses pierres sculptées, certainement découvertes durant les fouilles, montrent la richesse et le goût des anciens habitants.

 

        L'intérieur :
  Hélas, la porte ne s'ouvre point. Je repars avec mon questionnement et mes supputations.

Porte close, mais souvenir impérissable !

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, la famille Gac de Peyrebrune est citée.

* Au début du 13ème siècle, le site appartient au Comte (voir titre de noblesse) de Rodez.

* Au 13ème siècle, le château est échangé contre les terres de Marcilhac. Le nouveau propriétaire est la famille De Panat.

* En 1428, la famille De Levis devient propriétaire de Peyrebrune.

* En 1465, le château est reconstruit.

* En 1468, Antoine de Chabanne demande la destruction du château. Tenant à leur château, les habitants donnent une somme importante pour sa "sauvegarde".

* En 1504, par héritage, le site appartient à la famille Caspelpers.

* Vers 1630, Louis de Brunet reçoit le site de Peyrebrune suite à son mariage avec Anne de Castelpers.

* En 1630, comme pour beaucoup de sites fortifiés du Royaume, Richelieu ordonne la destruction du château. Ruine sera l'avenir de cet ancêtre du Moyen Âge.

* Au début du 19ème siècle, e château appartient à une famille de cultivateur.

* En 1848, quelques habitants tentent de détruire la haute tour.  Après plusieurs tentatives, ils renoncent.

* En 1898, l'abbé Hippolyte Lamouroux achète le château. il fait implanté une statut de vierge sur la tour.

* Au 20ème siècle, le site appartient à la paroisse d'Alrance et administré par une société immobilière de l'évêché de Rodez.

* A la fin du 20ème siècle, des étudiants tentent de réaliser des fouilles pour retrouver les traces des murs du château.

* En 2002, l'association de sauvegarde "Les amis de Peyrebrune" est créée.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite, mais je vous conseille de ne point venir avec une arme de chasse. La visite de l'intérieur de la tour est possible certains jours dans l'année. Renseignez vous.

 

Est ce le blason du propriétaire ?

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 12 Vers Menu châteaux de l'Aveyron
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Rouergue : 12
commenter cet article
23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 06:30

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

 

Résumé :

    « Né dans les premiers temps de la féodalité dans un but militaire, le château s'est dépouillé peu à peu de cette fonction utilitaire pour ne plus représenter qu'une demeure de plaisance, conçue dans un souci d'agrément.
    Le " Grand Atlas des châteaux de France " présente une centaine de ces édifices remarquables, souvent peu connus ou parfois totalement ignorés, à travers leur architecture, leur histoire et les personnages, célèbres ou moins célèbres, qui y ont vécu ou séjourné.
    Cet ouvrage est une invitation à découvrir, dans leur diversité, ces édifices qui font la richesse de notre patrimoine et qui, à l'abri de leurs murs, enferment une part de notre passé commun. »
 
 
Mon avis :
Mieux comprendre l'évolution des châteaux !
     
Mais que m'arrive t il ?.... Est ce le soleil du mois d'Aout qui me transforme ?.... Je vous présente un livre qui ne parle pas que de l'époque médiévale !
J'ai une bonne raison. Cet ouvrage explique les châteaux.
 
    Dans ce livre, cent châteaux sont décrits, chacun sur 3 à 4 pages. Certes, le titre est un peu "prétentieux" car ce n'est pas un atlas de tous les châteaux, ni un dictionnaire des ruines castrales.  En France, il existe plus de 20 000 sites médiévaux répertoriés, et je ne compte pas les bâtiments et châteaux renaissance. Alors, 100 châteaux ne font pas un atlas, et encore moins un Grand Atlas !.... (Haa, les marketeurs ont toujours l'art de nous faire croire une autre vérité  )
    Cet ouvrage montre des constructions du 12ème au 19ème siècle, et surtout il décrit leur évolution architecturale, donc ces 100 châteaux sont suffisants.
      Chaque château comporte au moins une à deux photos commentées expliquant les caractéristiques de construction, et parfois un petit historique vient compléter la description.
 
   Ce n'est pas un livre pour rêver avec de belles photos comme peuvent l'être le Larousse, ou les forteresses d'Auvergne, c'est plutôt un ouvrage d'initiation par l'exemple, simple, pratique comme l'est celui sur les châteaux d'Alsace.
   Le format est agréable, le papier doux, les textes simples, les photos bien commentées; Voilà un livre qui plaira à celui qui a tout, ou au débutant qui souhaite comprendre.
   (N'ayant pas tous les livres, et n'étant pas débutant, je ne l'ai point acheté....... mais en cadeau, bien sur, il trônerait fièrement sur mes étagères......... Vous me l'offrez quand ?).
 
 
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans LIVRES sur l'époque médiévale
commenter cet article
22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 06:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :L'église survole les maisons dans cette plate région

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

       La petite commune de Nouvion et Catillon est situé à 24km au Sud-Est de Saint Quentin, à 20km au Nord-Ouest de Laon et à 9km à l'Ouest de Crécy sur Serre.

   Coordonnées du bourg :

49° 42′ 6.764″ N 3° 29′ 6.306″ E
 49.701879°  3.485085°

 

L'église :

     L'extérieur :

Préambule

      Ma brochure des églises fortifiées du Thiérache affirme que Nouvion et Catillon possède un bâtiment religieux qui a été construit à la fin du Moyen Âge. Comme toutes les églises fortifiées en briques rouges de la région l'ont été entre le 16ème et le 17ème siècle, je suis pressé de découvrir cette médiévale construction.

Va-t-elle me surprendre ?

 

La découverte

  Survolant les arbres et les maisons, le clocher de l'église me fait signe. En arrivant dans le petit village, je constate  que l'église :

1 - Est en pierre. Ce qui contraste avec cette région où la brique est reine.

2 - N'a pas de transept.

3 - A un chevet ainsi qu'une nef dépourvus de système défensif.

Les siècles ont ils gommé les défenses ?

  Comme le clocher est fier de survoler les maisons !

L'enquête commence

     Au sommet du clocher carré, 4 petites échauguettes (voir vocabulaire) font croire que l'église est de type fortifié. Mais ces rondes constructions portées par deux fins contreforts de chaque coté de l'angle ne comportent pas de fente de tir.

La consolidation récente a-t-elle supprimé les orifices ?

  Ce qui m'étonne dans cette construction c'est la symétrie. Quel curieux clocher !

 

Sont ce les défenses ?

     Lorsque j'ai des difficultés à trouver des indices, je prends un peu de recul pour comprendre l'architecture. Et c'est avec un plaisir non contenu que je vois une imposante tour flanque.

   Elle comporte sur sa périphérie de nombreuses fentes verticales ressemblant à des archères primitives.

N'était ce simplement qu'une tour escalier avec fentes de lumière ?

 

Recherche de la vérité

    Je scrute, j'espionne, je sors mon oeil d'aigle pour savoir si les fentes ont un ébrasement (voir vocabulaire) pouvant prétendre au statut de système défensif. Bien que ma petite expérience de castellologue-amateur m'affirme que cette église est fortifiée, j'ai de gros doutes car point de preuve certaine.

  Au moment où je désespère, un orifice rond me rappelle une ouverture pour tir avec fusil.

Pensez vous que ce trou soit LA preuve nécessaire ?

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Je m'éloigne donc en regardant une dernière fois cette énigmatique église.

 

 

Histoire de l'église :

* A la fin du 14ème siècle (?), construction de l'église.
* Au 16ème siècle, l'église est partiellement fortifiée.
* En 1927, l'église est classée aux Monuments historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Rémi) est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite.

 

Un clocher fortifié est le secret de cette église

 

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées  

Vers Menu châteaux et églises de l'Aisne

Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Picardie : 02 60 80
commenter cet article