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Ombre et lumière

27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 06:30

 

Département 71 - SAÔNE et LOIRE

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La petite commune de  Saint Maurice des Champs est située à 38km au Nord-Ouest de Macon, à 24km au Sud-Ouestr de Chalon sur Saône et à 20km au Nord de Cluny.

 

Ecrire un blog, c'est montrer le monde avec mes yeux

   Coordonnées de l'église :

46° 37' 46.5023" N 4° 37' 14.02" E
 46.629584°  4.620561°

  

 

L'église :

     L'extérieur :

Préambule

   Lorsque j'ai créé ce blog en janvier de l'an de grâce 2006, ce fut une décision mûrement réfléchie.

  Mais avec le nombre important de sites web et de blogs affichant des châteaux forts, il me fallait imaginer un style et des thèmes différents. Montrer les mêmes constructions, décrire les grands sites touristiques ne fut point mon but.

   ==> Proser sur le patrimoine peu connu, montrer autrement le moyen âge construit fut ma décision.

    Cette petite église est le résultat de mon approche des bâtiments fortifiés d'origine médiévale. Le système défensif est certes minimal, mais par sa présence, elle a sécurisé les habitants de ce lieu.

Elle se doit d'être mise en valeur !

 

Point de défense visible pour cette église !

La découverte

       Le village est si petit (moins de 100 habitants) qu'il est aisé de voir rapidement l'église le long d'une des rares rues. D'un pas alerte, je m'approche de cette beauté ceinte de son cimetière.

  Mon oeil de Castellologue-amateur ne voit point de rempart, ni de tour, ni d'imposant crénelage.

Mais où sont les défenses ?

 

L'enquête commence

   L'art Roman s'exprime dans toute sa simplicité : Angle droit, petite fenêtre et absence d'arc boutant.

  Excepté le clocher pouvant servir de vigie, je ne vois ausun signe de système défensif

 

 

Où sont les défenses ?

   De suite, je me précipite vers la nef espérant trouver une salle de repli sous le toit avec de multiple fente et même des mantelets (voir vocabulaire ). Mais rapidement, je comprends que les murs ont été partiellement arasés et point de refuge je vois.

  Les 2 ouvertures rondes ne sont point des canonnières mais des oculus récents amenant la lumière dans la petite église.

 

Que voyez vous sur le clocher ? 

Vais je repartir bredouille ?

    C'est un Chevalier Dauphinois trainant un peu des pieds et la tête basse devant l'échec qui retourne vers son destrier. 

  Soudain, me instint me quémande de lever la tête :

Diantre, que c'est beau !

 

 

L'espoir renait

    Au sommet du clocher, ce que je pensais être un abat-son semble se transformer en ouverture de guet. Peut être qu'une petite salle de refuge existait.

  Au dessus du toit du chevet, une fente me fait signe de l'admirer. C'est évidemment une archère droite (du 12ème siècle ?) dans une salle intérmédiaire.

  Les preuves que cette petite église fut fortifiée sont minimales mais magnifiques.

N'ai je point une passion de rêve ?

 

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église.

* En 1971, une partie de l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au début du 21ème siècle, l'église s'offre un joli lifting grâce aux fonds financiers de la commune.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Maurice) est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite.

 

Un clocher fortifié est le secret de cette église

 

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgEst ce un ancien rempart ou une construction avec des pierres de récupération ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Paziols se situe à 25km au Nord-Est de Perpignan et à 16km à l'Est de Salse le Château (voir sa forteresse).

    Coordonnées du bourg :

42° 51′ 32.04″ N 2° 43′ 14.88″ E
 42.8589°  2.7208°

 

    Toponymie :

       D'après le dictionnaire étymologique de A Dauzat, Paziols se nommait à l'origine Pasulis. Ce nom dérive du latin Palus et Paludis signifiant Marais. Il faut noter que Paludisme est un dérivé.

 

Le château :  

     L'extérieur :

Préambule

     Vous savez maintenant que je suis friand des ruines oubliées, des sites fortifiés où le peu devient pour moi beaucoup.

   Vous avez aussi remarqué que je m'intéresse aux constructions religieux fortifiées.

--> Le site médiéval de Paziols est un mélange des deux, mais avec une petite nuance.

Saurez vous la voir avant mon explication finale ?

 

La découverte

    Paziols est un petit bourg accroché à une colline. Au sommet, un mur composé de pierres pauvrement taillées, voire presque brutes, m'empêche d'entrer sur le plateau. Sa forme imprécise, sa construction aléatoire ne le fait pas ressembler à un rempart médiéval.

Qu'est ce que cette curiosité ?

 

Analyse

     Je commençais à douter de son origine quand apparaissent, dans une partie un peu plus haute du rempart, 2 pierres verticales ressemblant à une fente de tir. Médiévale ou non, cet indice prouve que je suis en face d'une construction fortifiée. Heureux je suis de pénétrer dans ce site historique.

 

     L'intérieur :

Quel vestige !

Quelle incroyable et  magnifique ruine !

  Il reste assez de pierres pour me faire rêver aux architectures, constructeurs, bâtisseurs et défenseurs.

Comme c'est beau. 

  Oupsss, dans mon envolé théâtrale, j'ai oublié de vous montrer cette beauté : Admirez là !

     Je lis dans vos regards quelques mous réprobatrices .

Que pensez vous de ce mur de plus de 800 ans ?

N'est il pas étonnant avec son épaisseur et son remblai ?

 

Des murs partout

     Au bout du mur, il y a un autre mur formant un angle donc une pièce.

N'est ce pas incroyable ?

    A l'extérieur de cette "pièce", je constate que les murs ont été construits sur le rocher. La butte a donc été partiellement aplanie. Toutes mes images montrent une ruine. Mais :

 Est elle médiévale ?

Ou sont ce simplement les bases d'une maison ?

   A proximité de ce vestige, de hauts murs attirent mon regard. Je me dois de prendre un peu de recul pour comprendre leur fonction.

 

Est ce une église fortifiée ?

 Quel spectacle !

   Tel un chien de chasse, j'ai la truffe au sol pour observer les vestiges de murs et point j'avais vu l'imposante construction avec son haut clocher ressemblant à un donjon.

  Sur un mur de la nef, une archère droite rappelle que ce site a été fortifié.

Mais était ce une église fortifiée ou la chapelle du château fort ?

 

La vérité

La réponse est : Ni l'un, ni l'autre.

   Quelques études très détaillées d'archéologues et de médiévistes ont expliqué l'architecture de ce site. Une vue satellite permet de dessiner le plan actuel :

        1 - Fossé creusé par l'homme (au moyen âge).

        2 - Église actuelle.

        3 - Plateau entouré de l'actuel rempart.

 Voici le plan actuel de l'église avec les vestiges du château (qui m'ont valu la truffe au sol  )

    Ces quelques traces au sol et l'étude du terrain ont permis aux spécialistes, dont je ne fais pas parti, de reconstituer le plan du château de Paziols.

Aviez vous imaginé une telle architecture ?

 

 

Histoire du château :

* En 1208, un texte mentionne un "Fortia de Padulis" appartenant à la puissante famille de Termes (voir le château principal).
* En 1209, débute la terrible croisade des Albigeois commandée par Simon de Montfort.
* Après la chute de Terme, le château, dépendant de cette seigneurie appartient au roi de France.
* En 1215, un acte de loi (justice ?) nomme Alain de Rouci, Seigneur de Termes (c'est un chevalier du Nord, compagnon de guerre de Simon de Montfort) détenteur du château et des terres de Paziols.
* En ce début du deuxième tier du 13ème siècle, le château appartient au nouveau seigneur de Termes : Olivier de Termes.
* Vers 1257, Olivier de Termes vend terre et château de Paziol à l'abbaye de Fontfroide.
* En 1495, une armée Espagnole ravage le pays "frontalier".
* En 1497, des incursions Espagnoles sont plus sanglantes.
* En 1537, la ville et le château sont pillés et brûlés par les Espagnols.
* Au 17ème siècle, construction d'une église sur les ruines du château fort.
* En 1713, la carte de Blottière & Roussel montre l'importance de Paziols : 4 routes partent du bourg.
* Vers 1792, les révolutionnaires s'emparent du site qui n'appartient plus à l'abbaye.
* Au 19ème siècle, modification (reconstruction partielle ?) de l'église.
* Au début du 21ème siècle, la découverte du site (hors église dédiée à Saint-Félix) est libre et gratuite.

 

Ce château devait être une magnifique sentinelle !

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 06:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  Soeur Anne, vois tu l'église au loin ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Lerzy est situé à 80km au Nord-Nord-Ouest de Reims, à 50 km au Nord-Nord-Est de Laon et à 20km au Nord-Est de Guise.

   Coordonnées du bourg :

49° 56′ 46″ N 3° 53′ 20″ E
 49.946111°  3.888889°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     Dans cette région de grandes plaines et de petites collines, il est aisé de voir les construction au loin. C'est donc sans surprise que je vois l'église de Lerzy qui, d'après ma brochure, est fortifiée.

Distinguez vous les systèmes défensifs ?

 

L'enquête commence

     Avec mon oeil d'aigle, je regarde le chevet de l'église certes peu classique, mais qui ne semble pas fortifié. La nef, dépourvue de transept, ne montre pas de salle de repli ni de système défensif.

   Mais en approchant du petit cimetière, l'église révèle ses beautés faisant vibrer un chevalier Dauphinois castellologue.

Voyez vous ses magnifiques constructions défensives ?

Asymétrique est cette église 

La petite tour

   La petite tour ronde ne parait pas impressionnante surtout avec son importante fenêtre et les fentes de tir semble avoir été rebouchées.

Ne vous fait elle pas penser à celle découverte ici ?

  Comme pour l'église de Froidestrée, la fonction défensive de cette tour m'étonne.

 

Le clocher-donjon !

  Évidemment l'incroyable clocher massif est la construction la plus visible. Même si à notre siècle, il semble dépourvu de moyen défensif, la présence de salles aux étages est indéniable.

    Avec un peu d'attention, il est possible de voir les vestiges d'une ancienne construction en encorbellement.

 Latrines ou bretèche ?  (voir vocabulaire)

 

La haute tour

     Accolée au clocher, une ronde tour tente d'être plus haute que le puissant donjon. Bien qu'elle ne comporte aucune ouverture pour que je puisse l'espionner, je pressens que cette tour possède un escalier pour se rendre aux étages du clocher.

   Les ouvertures sous le toit ressemblent à des fentes de défense.

 

La façade

      La façade d'entrée est peu classique. Les 2 immenses fentes ressemblent aux ouvertures pour les flèches d'un pont levis. Mais cette explication est causée par mon imagination et non par la réalité.

   La porte plein cintre est surmontée d'une moulure en zigzag.

 

    L'intérieur :

       Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Je me console en regardant de magnifiques et anciennes pierres tombales.

  Avant de quitter Lerzy, je regarde une dernière fois l'architecture puissante de cette église.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 16ème siècle, construction d'une église.
* En 1928, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Sainte benoîte) est libre et gratuite. La visite du clocher et des fortifications est interdite, excepté durant les journées du patrimoine.

- En 2014, un terrible incendie ravage la nef.

 

Cocoricooo

 

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 06:30

 

Département :  36 - INDRE

 

Le bourgMes jumelles multiples distinguent une haute tour

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de La Châtre est située à 60km au Nord-Ouest de Montluçon, à 40km à l'Est d'Argenton sur Creuse et à 35km au Sud-Est de Châteauroux.

   Coordonnées du donjon :

46° 34' 54.98" N 1° 59' 23.597" E
 46.581939°  1.989888°

 

    Toponymie :   (--> voir initiation)

  Le nom La Châtre vient de Castra, Castrum, nom latin signifiant camp puis par analogie, château, fortifications. Quelques archéologues imaginent qu'un camp Romain existait en haut de l'actuel bourg.

 

Le donjon 

     L'extérieur :

La découverte

    Dans ce bourg, je navigue à travers les rues à la recherche de mon Graal du jour. Soudain, au détour d'une habitation, une haute construction très cubique avec de multiples fenêtres modernes apparaît au loin.

Est ce le donjon des Chauvigny ?

Le vieux donjon médiéval surveille le parking moderne 

Première analyse

   Depuis le petit parking proche du musée Georges Sand, l'imposante construction m'impressionne :

* Par sa hauteur (20m),

* Puis par son architecture primitive (forme parallélépipédique) pour une construction du 15ème siècle.

  Avec ses dimensions, je suis certain que ce donjon ne fut pas une simple tour de repli mais la résidence de son seigneur.

 

La tour flanque

    Accrochée au centre du donjon parallélépipédique, une tour semi-circulaire adoucit la rigueur de l'architecture.

Est ce une coquetterie de l'architecte ?

  Que nenni. Cette ronde construction est évidemment une tour escalier desservant les 4 étages du donjon.

  Sur sa hauteur, je distingue de nombreuses et hautes fentes verticales. Même si ces ouvertures doivent apporter de la lumière à l'escalier, elles ont aussi une fonction défensive évidente. D'ailleurs, ces archères sont aussi positionnées dans l'angle pour protéger la courtine du donjon.

 

Parois du parallélépipède

   Comme sur la tour-escalier, les pierres sont pauvrement taillées, mal assemblées me faisant penser que cette construction a souffert du désintérrêt des hommes durant les siècles de la Renaissance. Seul le parement d'angle donne une idée de la construction à son origine.

  Mais je vois aussi des consolidations récentes.

Pensez vous que crénelage existait ? 

Point de système défensif

  Excepté les fentes sur la tour-escalier, aucune archère ni bretèche (voir vocabulaire) est visible. Curieusement, je ne vois pas de latrines qui parfois ont une fonction défensive.

  Question :

Comment les habitants faisaient ils leurs besoins ?

 

Espoir ?

   Pourtant, avec un peu d'attention il est possible de voir des consoles aussi bien sur la tour-escalier que sur le bâtiment rectangulaire. Leurs espacements me font douter de la présence de mâchicoulis.

Est ce la porte magique pour entrer dans le donjon ?

 

     L'intérieur :

Echec

       Hélas, pour moi et pour vous, la tour est fermée ce jour. Mais un habitant, surpris de voir un touriste hors période estivale, m'informe que :

* Le donjon possède 4 niveaux,

* Chaque niveau comporte une salle unique,

* Chaque salle a gardé sa rusticité médiévale,

* Une grande cheminée est visible à chaque étage.

 

Consolation

    Grâce à quelques pierres sculptées posées à l'extérieur par la commune, je me rends compte du luxe que devait avoir chaque pièce. Mais ce luxe est de suite déclassé lorsque je vois une massive porte.

Pourquoi est elle si primitive ?

     Avec sa solide serrure et ses imposants verrous, je peux affirmer que cette porte fermait l'une des cellules de la prison, puisque telle fut la fonction du donjon à partir du siècle de Louis XV (voir liste des rois).

 

 

Histoire du château :

* Au début du 11ème siècle, le dernier fils de Raoul de Déols (seigneur de Châteauroux), possède les terres de La Châtre. Il est nommé : Eudes de Déols.

* En 1152,  Éléonore d'Aquitaine épouse Henri Plantagenêt futur Roi d'Angleterre. Cet acte, bien loin de l'histoire de la petite commune de La Châtre, a pour conséquence, la scission de la France et le début de la guerre de Cent Ans.

* Au milieu du 12ème siècle, le seigneur de Châteauroux et de La Châtre rend hommage au futur Roi Henri II d'Angleterre. En représailles, les troupes du Roi de France (voir liste) saccagent les 2 villes.

* En 1417, le seigneur autorise la construction de remparts pour protéger la ville.

* En 1424, le Baron (voir titre de noblesse) Guy III de Chauvigny seigneur de La Châtre et de Châteauroux fait construire un château avec un puissant donjon, en bordure de la rivière Indre.

* Vers 1453, à la fin de la guerre de Cent Ans, la ville devient prospère. De nombreuses maisons bourgeoises sont construites.

* En 1734 (?), le donjon devient une prison Royale.

* Vers 1792, les révolutionnaires ne détruisent pas ce symbole seigneurial car il va être utilisé comme prison.

* En 1937, Jean Despruneaux achète le donjon et le transforme en musée privé dédié à Georges Sand.

* En 1939, le musée accueille une collection ornithologique.

* En 1954, le donjon est officiellement déclaré : Musée Georges Sand et de la vallée noire.

* En 1966, monsieur Despruneaux lègue la tour et le musée à la ville.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite du musée est payante. Veuillez vérifier les horaires d'ouverture "aléatoire".

 

 

chauvigny-35 chauvigny-33  chauvigny-34

 

 

 

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Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Berry : 18 36
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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 23:51

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

 
    « Lointain écho de l'Eden, lieu de quiétude, d'harmonie et de bonheur dont l'idée est chevillée au coeur de l'être humain, le jardin est un espace privilégié où la nature est repensée par l'homme en fonction des nécessités, de ses goûts et de ses aspirations les plus secrètes.
   Au 21ème siècle, les jardins enrichis de la multitude des variantes héritées des cultures et des modes diverses sont plus que jamais l'objet d'un intérêt particulier. Dans ce contexte, le jardin d'inspiration médiévale occupe une place de plus en plus importante.   S'agit il seulement d'un engouement pour un Moyen Age qui fait rêver ?
   Une promenade à travers plus d'une vingtaine de sites appartenant à notre patrimoine culturel amène à mieux comprendre les raisons profondes de cette attirance. Elle est l'occasion de cerner le vrai visage du médiéval à partir de la confrontation des témoignages historiques avec les interprétations des nos contemporains. »
 
 
 
 
 
Mon avis :
 
Pour  "jardinier des yeux " ou  "rêveur d'ambiance"  !
 
 
    Il ne s'agit pas d'un ouvrage relié pour faire jolie dans votre bibliothèque, mais un livre à couverture souple. Soyez rassurés, il y a de très nombreuses photos en couleurs de grande qualité, certaines images de jardins médiévaux avec leurs couleurs d'automne sont dignes des plus grands peintres. Les photographies sont accompagnées de textes courts et bien écrits. C'est un livre passionnant du début à la fin.
 
 
   24 jardins sont présentés dans différents lieus:
        - Jardins d'Abbayes,
        - Jardins de Prieurés, chapelles et commanderies,
        - Jardins de demeures Seigneuriales,
        - Jardins de fermes et villages,
        - Jardins citadins.
 
  Une carte de France situe les jardins de ce livre, et les horaires de visite de certains sites sont indiqués. Il manque évidemment de nombreux jardin, mais je pense que les plus intéressant sont dans ce livre.
 
   Des gravure médiévales accompagnent le lecteur entre 2 sites (il ne faut pas oublié que le moyen age est la caractéristique de ce livre).
 
   Décrire 24 sites en 124 pages signifie qu'il y a quelques impasses.
 
 J'aurais aimé :
         * Plus de précisions sur la construction des jardins, leurs rôles, leurs évolutions (le moyen age a duré 1000 ans).
        * Un lexique des termes utilisés (Tout le monde n'est pas un latiniste ou un jardinier.... Ha bon vous l'êtes ?.... Moi non, hélas).

   Mais je me fais sûrement difficile et exigeant en vieillissant. Et puis, il fallait bien que j'égratigne un peu ce bel ouvrage qui est loin de mes préoccupations de castellologue. Jaloux j'ai été avec mon unique bac à fleur sur mon mini balcon en voyant ces hectares de beauté.
 
   Si vous connaissez un livre complémentaire, je serais heureux de le lire et je mettrais un résumé (avec votre commentaire) dans ce blog.
 
 

 

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Published by le chevalier du 38 - dans LIVRES sur l'époque médiévale
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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 06:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 Voyez vous une église fortifiée ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Vandré est situé à 45km au Sud-Ouest de Niort, à 40km au Nord de Saintes, à 25km au Nord-Est de Rochefort et à  6km au Sud de Surgères.

     Coordonnées du bourg :

46° 3′ 23″ N 0° 45′ 50″ W
 46.056389°  -0.763889°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

    En arrivant dans le petit bourg de Vandré, je ne m'attendais pas à voir une église si haute avec une force tranquille (Curieux, j'ai l'impression que quelqu'un a déjà dit cela avant moi ?). Avant même que je me pose la question de la présence d'un système défensif, l'église se jette sur moi pour me le montrer.

Mes yeux se brouillent devant cette salle fortifiée 

Je reste zen

     Ne voulant pas de suite dévorer cette belle, je prends le recul (psychologique) nécessaire pour observer le clocher carré :

  * Au 1er étage, chaque face comporte trois baies aveugles en arc brisé. Je ne distingue aucun signe de fentes de tir.

  * Au 2ème étage, symétrique du premier étage, les baies sont ouvertes et ne constituent pas un système défensif.

Peut être ont-elles servi d'ouvertures de guet ?

 

L'abside

     L'abside est gracieuse avec ses colonnes circulaires faisant office de contrefort. Je suis surpris du contratse entre la rudesse des étroites baies de lumières de style Roman avec la magnifique fenêtre Gothique avec remplage.

    Ce opposition architecturale montre l'évolution vers la beauté mais aussi la maîtrise technique qu'il a fallu entre ces 2 périodes.

L'église de Vandré est élégante et défensive
Le système défensif

   La surélévation au dessus de l'abside est très intéressante. Elle possède une variété de systèmes d'observation et de défense :

1 - Le premier que l'on remarque est évidemment l'ouverture carrée curieusement non centrée au dessus de la fenêtre Gothique.

2 - Puis une archère droite dans l'angle.

3 - En dessous, une ronde ouverture ressemblant à une arquebusière.

4 - L'autre face montre un système défensif diversifié et surtout non symétrique par rapport à l'autre coté.

5 - Une belle archère cruciforme à croix pattée.

6 - Deux ouvertures rondes pour arme à feu.

Quel magnifique "musée" des systèmes défensifs !

 

La découverte continue
     En contournant l'église coté soleil pour chercher d'autres systèmes défensifs (gourmand je suis en découvertes construites), je vois une chapelle latérale sans intérêt pour un castellologue-amateur.

La porte va s'ouvrir vers un autre monde   Mais plus loin, une haute construction avec des fentes verticales attire mon attention. C'est évidemment la tour-escalier accédant au clocher mais surtout à la salle de repli.

    Je suis surpris de ne pas voir de preuve d'une salle de repli au dessus de la nef. Pourtant son toit est à la même hauteur que celui de l'abside.

 

Le portail

      A l'opposé de l'abside il y a ... le portail bien sur.

  Il ressemble à ceux que je vous ai déjà montrés en Saintonge :

* En partie basse, trois arcatures en arc brisé.

* Celles aux extrémités sont bouchées par des pierres en zig-zag nommé aussi : Opus Spicatum.

* Une corniche avec des modillons  très expressifs.

* La corniche semble porter par des colonnes.

* Ces colonnes supportent (comme si cela était un chapiteau) un lion stylisé.

 

Les modillons

   Je passe de longues minutes à observer et admirer les modillons. Certains sont si amusants que je souris sous mon heaume.

Chapiteau sculpté entouré de fleurs Des têtes très expressives Que vois je ?.. Des barbus

 

        L'intérieur :
   Je tire la bobinette et la chevillette cherre : La porte s'ouvre dans un long crissement et je découvre la longue nef linéaire. Le chœur en style Roman est voûté en cul-de-four.  Au sommet, le plafond voûté est magnifique au point de me donner un torticolis.

  En me dirigeant vers la sortie, je vois la porte "secrète" menant vers la salle haute. Hélas, elle est fermée.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 13ème siècle, construction de l'église.

* Au 14ème siècle, durant la guerre de Cent Ans, l'église semble être le théâtre de quelques escarmouches entre les troupes (parfois illégitimes) Anglaises et Françaises.

* Au 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, l'église subit quelques attaques.

* En 1911, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Vivien) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Je vais entrer dans la lumière !

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 06:00

 

La découverte de l'extérieur de l'église est ici.

 

La description du magnifique portail est ici.

 

 

Département 24 - DORDOGNE  

 

L'église (suite) :

Un plan traditionnel couvrant 5 siècles    Le plan de l'église :

      L'église est de plan cruciforme (la classique croix latine). Avant de découvrir ses beautés intérieures, il est important d'en comprendre la décomposition.

* Une abside et un transept du 15ème siècle.

* Une nef du 12ème siècle

 

    L'intérieur :

J'entre

* Lentement, je franchi la porte qui ne semble pas fortifiée (mais 9 siècles de réhabilitation ont certainement détruit la réalisation initiale).

* Dans l'angle, je vois la poutre servant à bloquer le double vantail.

 

Un contraste !

* Après un extérieur très défensif puis un portail très biblique, le choeur est chaleureux et reposant.

* Même si une statue de Jeanne d'Arc trône sur la droite, l'atmosphère est à la beauté simple et au calme intérieur (diantre, voila un vocabulaire qui n'est point celui d'un Chevalier-castellologue).

* L'abside est éclairée par 5 fenêtres à vitraux (que je vous ai montrées à l'extérieur).

* Elle est voûtée d'ogives avec une couleur bleue rappelant le ciel.

 

Encore un petit chef d'oeuvre !

* Je me dirige dans une branche du transept pour embrasser du regard l'atmosphère chaude de l'église quand une beauté s'offre à moi.

* Une magnifique peinture me rappelle qu'au Moyen Âge (puis à la renaissance), les intérieurs étaient colorés et non "monotone" comme au 21ème siècle.

* Je m'apprête à sortir par l'une des porte du transept quand....

 

Tout est magnifique dans cette église !

.... Une merveille se laisse découvrir dans la pénombre.

* Les deux pans de murs montrent des moments de la vie du Christ.

* Ne voulant pas déflorer le sujet et laisser votre imaginaire travailler, je vous livre les images sans les commenter.

Pouvez me décrire les passages de la bible qu'elles représentent ?

A B C
Est ce Marie à coté du Christ ? Que voyez vous dans cette image ? Est ce la résurrection ou le baiser de Juda ?

 

Quelle surprise

* Après avoir passé de longs moments à admirer les peintures, lentement je traverse l'église en direction du portail et de la sortie quand soudain, je suis interloqué.

Voyez vous cette curiosité ?

* Évidemment, il y a ce fascinant dallage avec, par endroit, une pierre tombale.

* Mais mon regard est surtout attiré par la "mezzanine".

* Sur la droite, une échelle est appuyée en direction d'une trappe.

* C'est par cet étroit passage que les habitants se réfugiaient dans les salles de replis.

* Heureux je suis, car j'ai découvert tous les secrets "militaires" de la magnifique église de Besse en Périgord.

 

 

Histoire de l'église

* Au 11ème siècle, construction d'une église appartenant à un prieuré bénédictin.
* Au milieu du 12ème siècle, construction de 2 travées.
* Au 13ème siècle, le clocher est fortifié par le seigneur de Besse.
* Au 14ème siècle, l'édifice religieux devient l'église paroissiale.
* Au 15ème siècle, construction du transept et du chœur.
* Au 16ème siècle, des peintures sont réalisées dans la nef. L'église dépend du chapitre canonial de Biron.
* En 1648, avec les matériaux du vieux château proche, l'église est restaurée.
* En 1811, la municipalité envisage la destruction de l'église.
* Au 19ème siècle, construction d'une sacristie.
* En 1912, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* En 1960, des peintures sont découvertes dans le bras Sud du transept.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martin) est libre et gratuite. La visite du clocher fortifié est interdite.

 

Un diamant dans un écrin de verdure

 

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 01:50

Touraine, Anjou, Berry, Orléanais, Vendômois, Marche Bretonne

 

Résumé :

 
    « Après avoir visité plusieurs châteaux bâtis autour du Val de Loire au Moyen Age on pourrait " tout savoir " des événements historiques dont ils ont été le théâtre, tout en méconnaissant les défenses qui en faisaient des résidences fortifiées et parfois même de véritables forteresses.
   En ce domaine, devant des ruines souvent difficiles à comprendre ou des monuments partiellement reconstruits, le visiteur est trop souvent livré à ses seules connaissances historiques et archéologiques.
   Ce livre propose de remédier à cette lacune, permettant ainsi à l'amateur averti de " vieilles pierres ", comme au simple curieux, de profiter pleinement de ses visites. Ils y trouveront un aperçu du contexte historique et des quelques principes qui guidaient les bâtisseurs, des clés pour chercher à mieux saisir les plans, les élévations et les systèmes défensifs des châteaux et places fortes du Moyen Age, dans une région particulièrement riche en ce domaine.  »
 
 
 
 
 
Mon avis :
 
L'évolution des constructions par l'exemple  
 
 
   Ne vous méprenez pas sur le titre, ce livre n'est pas un dictionnaire des châteaux de cette région comme peut l'être celui-ci (pour l'Isère). Ce n'est pas non plus un livre avec de belles images de châteaux parfaits comme le Larousse.
    C'est un fabuleux livre d'initiation à l'architecture médiévale comme celui que je vous avais conseillé pour l'Alsace.
  En suivant la chronologie historique, l'auteur nous explique par l'exemple, l'évolution de l'architecture militaire des 1000 ans du Moyen Age.
    Évidemment, les photos des mottes castrales, des ruines, des châteaux, des remparts sont celles de sa région. Des vues aériennes améliorent la compréhension du texte.
    Mais il y a plus que des photos du 20ème siècle. Des enluminures permettent de revivre le quotidien de ces bâtisseurs et de ces soldats. Quel plaisir de voir ces dessins "naïfs" restituant les vêtements, les armes, les outils de nos ancêtres.
  
   Bien que le sujet du livre paraisse technique, la lecture est simple, presque romanesque.... (j'ai dit presque).
 
Photos bien choisies, images d'époque, textes clairs......... Qu'attendez vous pour l'acheter ?........
 
 
 Ha, je comprends, vous préférez vous le faire offrir par un être aimé.  Voici un conseil :  imprimez cet article et laissez le négligemment sur la table du salon...... Peut être que le miracle s'accomplira !
 
 
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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 06:30

 

Département 33 - GIRONDE

  Bien que disparus les Templiers ont encore leur chemin

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune d'Arveyres est située à 25km au Nord-Est de Bordeaux et à 6km au Sud-Ouest de Libourne.

  Coordonnées de la commanderie :

44° 53' 14.676" N
0° 17' 31.204" W
 44.88741°
 -0.292001°

 

La commanderie :

     L'extérieur :

Comment la trouver ?

     Dans ce bourg, il existe 2 indications faisant référence à l'Ordre du Temple :

1 - L'impasse de la commanderie,

2 - Le chemin des templiers.

  C'est ce dernier qu'il faut trouver pour découvrir une commanderie du 13ème siècle.

Sera-t-elle aussi puissante que celle de Vaour ?

 

La découverte

   Sachant que la commanderie est située proche de la rivière Dordogne, je me rends au Nord du bourg en direction d'un port. Après une petite marche sur un sentier herbeux, mon Graal du jour apparaît.

 Voyez vous une tour de défense et des mâchicoulis ?

Précision sur les constructions des Templiers

    Une commanderie dans le Royaume de France n'avait pas besoin d'être fortement défensive. L'aura des Templiers était si grande que point de vil manant avait l'idée de s'attaquer à leur territoire.

    L'ennemi des Templiers était en Terre Sainte, les Commanderies dans notre hexagone avaient comme but de récolter de l'argent pour acheter, entre autre, chevaux, armures et provisions.

   Ce n'est donc point un château fort que je vois mais une ruine de maison "forte".

 

La maison forte

   Il faut beaucoup d'imagination pour voir dans cette maison "classique", un des bâtiments d'une commanderie.

    Point de recherche de système défensif je vais faire car le lieu a été modifié plusieurs fois. Je vais simplement regarder les murs en ruine. Une porte ciselée. Est ce l'entrée principale ?

   Il y a un contraste saisissant entre la façade avec la grande arche et l'entrée "pour piéton".

  J'entre par cette grande arche dont l'architecture n'est point celle d'une ouverture du 13ème siècle.

 

L'intérieur de la 1ère salle - maison forte

    L'intérieur de la première salle est très sobre, point de sculpture ni d'élément de confort (fenêtre, cheminée). Seule apparaît à l'étage une porte (?).

   Les pierres sont correctement taillées prouvant la "richesse" des anciens propriétaires. Par contre, avec les années, les joints se sont écartés.

  Cette grande salle sans séparation n'est point une salle d'habitation.

Etait ce l'étable, l'écurie ou le stockage ?

  Quelle magnifique cheminée !

L'intérieur de la 2ème salle - maison forte

   Le contraste entre les 2 salles est impressionnant. Celle-ci est chaleureuse. L'imposante cheminée (possédant, d'après mon manuscrit, une inscription à l'Ordre des Templiers) est magnifique.

   Même si les années ont abîmé cette construction, il y a de nombreux détails amusants ou énigmatiques.

Que pensez vous de ces pierres légèrement courbes ?

 

L'autre bâtiment

    A quelques mètres de la maison forte, un autre bâtiment dans le même alignement attend patiemment ma visite. D'après ma documentation, ce serait le chai.

   Il n'est pas étonnant que proche de Bordeaux, dans ce territoire viticole, un chai exista. La vente du vin permettait d'enrichir la commanderie pour des achats guerriers ultérieurs.

  Reste-t-il des bouteilles dans le chai ?

Extérieur du chai

   Comme pour l'autre bâtiment, le chai possède 2 entrées :

   * Une, classiquement rectangulaire,

   * L'autre, avec une arche.

 

Intérieur du chai

    La surprise est totale dans la première salle. En plus de voir une niche proche de l'ouverture, je suis étonné par les nombreux corbeaux sculptés.

   Je dois être très prudent lors de mes déplacements. En plus des pierres roulant sous mes chausses, il y a des ouvertures dans le sol.

Sont ce des caves ?

 

La civilisation me rattrape

  Les 2 salles ne se ressemblent pas :

* L'une a des pierres pauvrement taillées et mal ajustées,

* L'autre possède des murs avec des pierres taillées très jointives.

Avez remarqué un curieux détail ?

  Je ne savais pas que les Templiers avaient inventé l'électricité. Je pensais que c'était Volta en 1800, puis Thomas Edisson en 1879.

  Evidemment, vous aviez compris que ces bâtiments ont été occupés jusqu'au 20ème siècle.

 

 

Histoire de la commanderie :

* Le 13 janvier 1129, fondation de l'Ordre du Temple.

* En 1170, le site d'Arveyres est notifié dans un texte au sujet d'un partage (à vérifier) entre l'archevêque de Bordeaux et le Vicomte (voir titre de noblesse) de Fronsac.

* En 1231, Raymond Gombaud seigneur de Vayres donne le territoire d'Arveyres à l'Ordre du Temple.

* En 1264 (à vérifier), quatre croix sont implantées marquant les limites de la commanderie.

* Au 13ème siècle, construction de la commanderie.

* En 1307, le roi de France (voir liste) Philippe IV le Bel ordonne l'arrestation des Templiers et la confiscation de leurs biens.

* Le 13 mars 1312, dissolution de l'Ordre du Temple.

* Au 14ème siècle, la commanderie et les terres appartiennent aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

* Au 18ème siècle, des annexes sont construites.

* Vers 1792, les révolutionnaires réquisitionnent le site, font détruire l'église et vendent les pierres.

* Le 19ème siècle, époque du modernisme, a été très "meurtrier" pour les bâtiments de la commanderie. Certaines constructions sont détruites, d'autres, non entretenues, tombent d'elles mêmes.

* Au 20ème siècle, la construction de l'autoroute détruit un moulin à eau utilisé par les Templiers.

* A la fin du 20ème siècle, la municipalité achète les vestiges de la commanderie. Les bâtiments possèdent encore des toits et des murs solides.

* Au début  du 21ème siècle, la municipalité n'a fait aucun entretien. La commanderie se dégrade, les toits disparaissent, les murs s'écroulent. Certaines pièces sont remplies d'ordure.

* Au 21ème siècle, une association de sauvegarde est créée. Elle cherche des financements pour sécuriser le site et organise des visites.

* En ce 21ème siècle, la découverte de l'extérieur des bâtiments est libre et gratuite en respectant le champ. La visite de l'intérieur est réservée aux "fous" comme moi, correctement chaussée et habillé d'un heaume. Le risque de chute de pierre est important. Veuillez respecter ce site fragile et historique.

 

L'histoire de l'Ordre du Temple est plus dense que cette ruine

 

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 06:30

 

Département :   40 - LANDES

Le bourg :

La ruine se cache telle de moi ou de tous ?   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Saint Martin d'Oney est situé à 12km à l'Ouest-Nord-Ouest de Mont de Marsan.

  Coordonnées du bourg :

43° 55′ 45.84″ N 0° 38′ 22″ W
 43.9294°  -0.639444°

 

L'église :

    L'extérieur  :

La découverte

    En arrivant dans le village, la brume transforme les constructions et curieusement quand je m'approche, c'est la végétation qui m'empêche de voir l'église.

Le lieu est il envoûté ? 

 

L'enquête commence

      En me décalant légèrement vers la droite, une tour trapue apparaît. Pour un construction fortifiée, je suis surpris par sa faible hauteur, et pourtant tout m'affirme que je suis face à une tour de défense.

     Bien qu'un petit bâtiment carré (sacristie ?) ait été construit contre la tour, cette dernière montre des contreforts aux 4 angles et un autre au centre de la façade renforçant l'assise.

     Évidemment, le crénelage est la preuve de sa fonction défensive. Même si la tour a été très (trop ?) restaurée, il est possible de voir de belles pierres en grès et un chaînage d'angle bien appareillé.

 

Encore des défensesQuelle puissance !

    Pensant avoir vu la défense principale de cette église, je retourne vers mon destrier en jetant un dernier regard à cette construction religieuse quand.... je vois une autre tour sortir du brouillard.

  Elle est plus massive et plus haute que la 1ère.

 

La 2ème tour

    Comme sa consoeur, cette tour a un contrefort au milieu de la façade, mais il n'y en a aucun dans les angles. Par contre, elle comporte de nombreuses archères sur 2 niveaux. Ces fentes ne sont pas alignées (permettant de couvrir plus de surface défensive) et curieusement l'une d'entre elles est bloquée dans l'angle d'un contrefort.

    Au sommet, un crénelage borgne permet la surveillance des 4 cotés, le plus surprenant est qu'il soit asymétrique : 3 créneaux sur 3 face, et seulement 2 cotés nef.

    D'ailleurs ce coté comporte aussi une autre curiosité architecturale. Mais j'ai des doutes :

   * Sont ce des créneaux ou des portes rebouchées ?

   * Ces pierres en encorbellement sont elles le support d'un ancien toit ?

   * Ou plus simplement un chemin de ronde externe ?

   * Ou....

Avez vous une idée ?

 

    L'intérieur :

       Il est temps maintenant de traverser cette porte dont l'épaisseur du mur me surprend. A l'intérieur, comme je le pensais, la restauration a été très efficace pour lui donner un aspect trop moderne.

    L'église comporte une nef à 2 travées avec 2 collatéraux séparés par des arcs plein cintre. Mais il n'y a aucun accès possible aux 2 tours fortifiées.

 


Histoire de l'église :

* Au 14ème siècle, construction de l'église.
* Au 15ème siècle, amélioration des fortifications de l'église.
* Durant plusieurs siècles, des consolidations sont réalisées avec des matériaux de remploi.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martin) est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

2 tours encadrant la nef. Presque unique !

 

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