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Ombre et lumière

30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 06:30

 

Département :  38 - ISERE

 

Le bourgLa flèche verte du bonheur !

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Crolles se situe à 90km au Sud-Est de Lyon, à 35km au Sud de Chambéry et à 20km au Nord-Est de Grenoble.

   Coordonnée du château :

45° 17' 7.616" N
5° 53' 26.97" E
 45.285289°
 5.890313°

 

Le château :  

     L'extérieur :

Pourquoi suis je ici ?

    Après avoir visité la ruine du château de Montfort sur les hauteurs de Crolles, je souhaitais découvrir l'autre château construit dans la vallée à la fin du Moyen âge, par la même famille. Abandonner la vieille forteresse inconfortable pour une résidence de agréable fut assez classique à l'approche de la renaissance.

  Hélas, je ne peux point entrer. La propriété est privée et non visitable.

  La vue sur le massif de Belledonne ajoute au plaisir de la visite

Je vais quand même voir ce château

    Les journées du patrimoine sont un bonheur pour beaucoup de Français. Mais pour votre Chevalier Dauphinois, c'est une occasion inespérée de voir et même toucher des bâtiments souvent fermés au public.

   C'est donc avec une grande émotion que je pénètre dans cette propriété privée.

 

La longue allée

    Contrairement aux forteresses médiévales qui créent des obstacles vers l'entrée, le château de plaisance dans la vallée se découvre par une longue allée droite.

  Lentement, dans la chaleur automnale, j'avance en regardant les dépendances du château.

  Ce château n'est pas une forteresse médiévale

Est ce un château fort ?

     En découvrant la façade droite percée de multiples fenêtres modernes sur quatre niveaux, je suis dans le doute.

Me suis je trompé de site ?

  Point de crénelage, de mâchicoulis (voir vocabulaire), système défensif. Lorsque j'ai un problème avec un bâtiment, plutôt que de m'obstiner, je prends un peu de recul pour mieux le regarder dans son environnement.

 

Des façades bien différentes

    Depuis l'autre coté, le château offre une vision plus défensive. Même si la partie centrale ressemble plus à un aménagement  de confort  "moderne" les 2 tours aux extrémités me charment.

Ressentez vous le souffle médiéval ?

  Que de constraste dans cette architecture 

La 1ère tour

   La tour d'angle située coté Chartreuse ne montre pas de système défensif. Les multiples modifications à travers les siècles ont assagi cette ronde construction de 4 niveaux.

  Mais en la contournant, je vois au sommet un fantôme de chemin de ronde puis en dessous de petites ouvertures rondes pour arme à feu.

 

La 2ème tour

  Située coté Belledonne, l'autre ronde tour semble identique à la première. Mais en l'observant mieux, je distingue à la base de nombreuses canonnières. Ces ouvertures oblongues semble avoir été ajoutées après la construction du château.

 

     L'intérieur :

         Les bâtiments ne sont pas visitables. Je contourne le château pour rejoindre mon destrier tout en regardant la beauté de "mes" montagnes

 

 

Histoire du château :

* En 1334, le Dauphin (voir liste) donne à Amblard de Beaumont les terres de Montfort et de Crolles

* En 1340, le seigneur de Crolles et de Montfort fait construire une maison forte dans la vallée.

* En 1600, le château a un visiteur célèbre : Le Roi de France Henri IV (voir liste).

* En 1639, le Roi (voir titre de noblesse) de France Louis XIII et son principal ministre, le Cardinal de Richelieu, découvrent cette propriété.

* Au 18ème siècle, modification importante du château.

* En 1810, château et terres sont la propriété de la famille de Bernis.

* En 1965, le château est inscrit aux Monuments Historiques.
* Au début du 21ème siècle, la propriété est privée et non visitable. Durant quelques jours dans l'année, jardin et terrasse sont visibles gratuitement. Mais la découverte de l'intérieur est impossible.

 

Voyez vous la ruine médiévale sur les pentes de la Chartreuse ?

 

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 06:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 Au bout de la route, une église m'attend

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Noircourt est situé à 48km au Nord de Reims, à 33km au Nord-Est de Laon et  à 7 km au Sud-Est de Montcornet.

   Coordonnées du bourg :

49° 40′ 7″ N 4° 5′ 35″ E
 49.668611°  4.093056°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     En arrivant dans le village, il est aisé de voir au loin l'église avec son massif clocher. Dans cette région si calme il parait impensable que de vils attaques aient pu avoir été perpétrées. D'ailleurs je ne vois pas de système défensif sur cette église.

Reste il quelques traces ?

 

L'enquête commence

    En approchant, je suis stupéfait par l'architecture de cette église. Elle n'est point élancée comme les bâtiments de style Gothique Flamboyant., pourtant avec sa forme trapue et la puissance de ses défenses, je suis en transe.

  Une belle échauguette défensive

Le clocher

     Le clocher semble être la pièce maîtresse de la défense. Il possède 2 imposantes échauguettes d'angle permettant un tir sur 270° et sur 2 niveaux.

  Consolidé par des contrefort plats, le clocher parallélépipédique semble indestructible. L'association de la pierre et de la brique me fait penser à des reconstructions ou des améliorations défensives sur plusieurs siècles.

  Comme pour un donjon de château fort, le clocher possède une porte haut perchée avec des trous de boulins (voir vocabulaire) pour supporter une passerelle d'accès.

 

La nef

   Avec un début de visite aussi tonitruant, je me jette sur les murs de la nef espérant voir une salle de repli sous le toit ainsi que des fentes de tir. Hélas, mon imagination débordante se retrouve devant un mur sans système défensif.

N'y aurait il que des défenses sur le clocher ?

 

Le verticale d'une échauguette est son point faibleLe transept

   Ce que je crois être le transept possède un système défensif presque identique à celui du clocher. Les 2 échauguettes d'angle sont moins hautes donc ne permettent qu'un seul niveau de tir.

  Je suis étonné de voir la couleur rouge-brique pour l'échauguette de gauche et grise-pierre pour l'autre.

Est ce du à une reconstruction suite à une attaque ?

  Même si ce système défensif n'est pas optimal, il a certainement impressionné quelques routiers qui ont préféré ne pas affronter un tel édifice et attaquer le village suivant.

Avez vous remarqué une curiosité entre les 2 échauguettes ?

  Il y a une fente de tir pour arme à feu. Son ébrasement (voir vocabulaire) extérieur est peu classique.

 

Le chevet 

  Comme pour le mur de la nef, celui du chevet ne comporte aucun système de tir et aucune preuve qu'une salle de repli ait pu être aménagée en partie haute.

  Les linéaires contreforts à larmiers tranchent avec la beauté du remplage de la baie. Je prends un peu de recul pour admirer  l'architecture quand soudain un un détail me surprend.

Le voyez vous ?

Que de contrastes entre brique-pierre linéarité-rondeur 

Absence du transept

  Je m'attendais à voir l'autre moitié du transept avec ses échauguettes et c'est une ronde tour qui casse la linéarité de la nef.

  Cette construction circulaire ne semble pas être une tour-escalier car elle ne possède que peu de fentes de lumières. Le plus surprenant est la présence de consoles.

Sont elles les vestiges d'un crénelage ?

  En observant la tour, je constate :

   * La diversité de tailles et de dimensions des pierres,

   * La différence de construction entre le bas et le haut,

   * Le manque de finition des fentes de tir,

   * Le.....

Mais que vois je ?

   En haut de la tour, un vestige de construction en encorbellement me fait penser à une bretèche. A moins que cela soit les latrines de la salle de repli (dont l'existence ne fait aucun doute maintenant). L'architecture de cette église est vraiment surprenante.

 

L'entrée

   C'est avec jubilation que je retrouve le puissant clocher dont les pierres et l'architecture ne sont pas homogènes avec celles de la nef.

  Les fentes de tir ne sont évidemment pas médiévales, par contre, je pense que l'ouverture centrale supérieure devrait être une bretèche.

    L'immense arc bouché ressemble à une ouverture permettant l'accès au hall d'entrée comme à Vicq d'Auribat (voir cette église Landaise).

Quand a t il été bouché ?

Sobre et épuré

 

Avant d'entrée, je suis attentif

   Lentement, j'avance vers la porte d'entrée tout en prenant garde que l'ancêtre d'une bretèche ne soit pas hanté par un esprit farceur et lanceur de pierres (ou de crottes de pigeon  ).

 

    L'intérieur :

      Comme je le présumais, les systèmes défensifs ne sont pas visitable. En silence, je marche dans l'allée centrale de cette étroite nef et je me brûle les yeux à travers les vitraux sans âge.

  Dans cet intérieur presque intemporel, je repars vers la sortie.

 

 

Histoire de l'église :

* En 1265, la terre appartient au chevalier (voir titre de noblesse) Gilles de Norcourt.
* Vers 1500, Jeannot Dupin est seigneur de Noircourt.
* Au 16ème siècle, construction de l'église avec ses fortifications.
* Au 17ème siècle, amélioration des fortifications (à vérifier).
* En 1720, Noircourt appartient à la famille de Lamirault.
* En 1936, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église dédiée à Saint Nicolas est libre et gratuite. La visite des systèmes défensifs est interdite.

 

  Quelle magnifique église fortifiée L'asymétrie est belle sur cette église  

 

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 06:30

 

Département 16 - CHARENTE

  Quel régal ce château fort modernisé !

Le bourg :
       Situation :   (--> la voir sur une carte)
   Le bourg de Barbezieux-Saint-Hilaire est situé à 35km au Sud-Ouest d"Angoulème, à 30km au Sud-Est de Cognac et à 27km au Nord-Ouest de Montmoreau Saint Cybard (voir son château).

   Coordonnées du château :

45° 28' 23.794" N
0° 9' 29.452" W
 45.473276°
 -0.158181°

 

Le château : 
        L'extérieur :
L'arrivée

    Bien que Barbezieux soit une ville de taille importante, il est aisé de se rendre au pied du château posé au sommet du bourg. Parkings, panneaux incitent à s'en approcher sans chercher sur une carte.

Diantre, quelle beauté !

 

Première impression

     En voyant les courtines avec de nombreuses fenêtres et un parement "très moderne", je comprends de suite :

* Que le château est encore habité,

* Que les siècles l'ont transformé.

   Mais je ressens une passion profonde en découvrant l'entrée très fortifiée.

 Une entrée très fortifiée !

La porte d'entrée et son chatelet

     En voyant cette entrée, de suite je pense à d'autres châteaux possédant ce style de porte. Evidemment, il y a la construction de Guédelon avec son architecture Philippienne, mais aussi l'un de mes préférés : Le Dauphinois château de Bressieux.

   Donc, dans un premier temps, je date cette architecture du 13ème siècle. Mais en observant mieux les systèmes défensifs, ma datation s'affine.

   Ce château date du....... Chuut, ne brûlons pas les étapes.

 

Comment défendre une entrée ?
       A moins d'avoir des explosifs, des canons ou de puissants mangonneaux, les murs sont difficiles à détruire. Dans un château fort, la partie la plus "fragile" semble être la porte.

    Avec les siècles, une attention particulière a été apportée par les architectes à la défense de l'entrée.

 1 - Fossé et pont levis isolant la porte.

 2 - Une bretèche permettant de faire tomber des objets et liquide bouillant sur les assaillants proches de la porte.

  3 - Des tours (de forme ronde pour éviter les angles morts) encadrant le double vantail.

  4 - Des archères ou d'autres systèmes défensifs.

  5 - etc....

  Point de pont levis sur cette entrée

Analyse de l'entrée fortifiée

   Longuement, j'observe le châtelet pour en comprendre le système défensif :  

1a - Je ne vois point de fossé ni douves (voir vocabulaire).

1b - Point de pont levis ni de trace de flèche pour lever le pont.

2a - Point de construction en encorbellement au dessus de la porte.

N'y aurait il aucun système défensif ?

3 -Les 2 tours encadrant la porte sont évidemment très défensives. Leur forme ronde évite les angles morts.

4a - D'imposantes canonnières situées très bas (contrairement à des archères) permettent un tir rasant (le plus meurtier en cette période médiévale où l'obus n'existe pas encore).

4b - Les fenêtres sont aussi équipées d'ouverture de tir pour petit canon ou arquebuse.

5a - Si la porte est dépourvue de bretèche, le système défensif de près est assuré par des mâchicoûlis.

5b - Comme il se doit, un chatelet assure la défense de l'entrée.

5c - Le chemin de ronde permettait aux défenseur de circuler mais aussi d'observer par un crénelage couvert, puis de tirer par de petites fente en croix.

  Voyant que la porte était bien défendue, je continue mes observations par la gauche, vers les courtines.

 

Le temps a modifié le château

    Rapidement, je comprends que les hommes ont modifié le château durant ses 6 siècles de vie. De nombreuses fenêtres ont été ouvertes dans les courtines et la forme agressive que devrait avoir un château fort a été gommée au profit du confort.

  Mais en regardant au loin, mes poils se hérissent.

Comprenez vous la raison ?

  Une ancienne tour protégeant la courtine

Une tour défensive

   Presque en ruine, une tour, oubliée des hommes tente de survivre à l'attaque malicieuse des grand arbres.

  Les vestiges des canonnières sont noyées dans des consolidations minimales. Pourtant il est facile de distinguer un arc de décharge (voir vocabulaire) au dessus du fantôme.

Le voyez vous ?

    En contournant cette construction, je constate qu'une large canonnière (dont l'origine médiévale ne me parait pas évidente) bénéficie d'un support pour ne point disparaître dans l'oubli.

   Puis proche d'elle, sa consoeur possède un large ébrasement extérieur permettant un angle de tir important.

Diantre, ce château est du 15ème !

Un parking moderne remplace la haute cour médiévale 

        L'intérieur :
Une vaste cour

    En suivant la courtine, je pénètre sur un immense parking. Je subodore qu'il y a 500 ans, la haute cour du château comportant des bâtiments et des écuries plutôt que des chevaux vapeur.

    Au fond, je délaisse rapidement le bâtiment de droite et celui de gauche pour ne m'intéresser qu'à la construction centrale qui n'est autre que le chatelet d'entrée.

  Pour vous faciliter la compréhension, je vous offre le plan simplifié  du château actuel.

 

Anguleuse est cette façade

   Autant la face extérieure était ronde, autant celle-ci est formée d'angles droits. Pressentant que l'intérieur ne sera pas visitable, je m'attarde longuement sur les systèmes défensifs.

   Le classique chemin de ronde couvert avec ses créneaux et ses ouvertures de tir m'informe que le défenseur pouvait tirer aussi sur les assailants ayant réussi à entrer. Les mâchicouls, certes consolidés, complètent la panoplie.

 

 

Histoire du château :

* En 1453, Marguerite de La Rochefoucauld demande la construction d'une fortification.

* Durant plusieurs siècles, le château est transformé en prison puis en école puis en hôpital.

* En 1820, le château est démantelé.

* En 1913, le château est classé aux Monuments Historiques.

* A la fin du 20ème siècle, le château comporte l'office de tourisme, un musée et un petit théatre.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Un château qui a su se domestiquer avec le temps

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgCe rocher porte t il une ruine de château forts ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Marsa se situe à 15km à l'Ouest de Axat et à 10km au Sud de Quillan (voir son château).

 

Le château :  

     L'extérieur :

Pourquoi le choix de ce site ?

   Mon dictionnaire des châteaux forts affirme qu'une ruine médiévale existe en ce lieu sur la rive droite de la rivière Robenty.

  Comme un fou, je cours vers cette beauté oubliée.

 

Je crois la voir

    Quand je suis fou, je ne réfléchis pas, donc mon imagination voit sur ce piton une ruine.

  Je vous assure, il y en a bien une, c'est évident !.....

 

J'ai des doutes

     Le soir, repu par ma victorieuse découverte, je reprends doucement mes esprits. En regardant les images, un doute énorme m'habite. Ce rocher ne peut pas porter un château fort !

Aurais je commis une erreur ?

  Je relis calmement les indication de mon livre : "A 5km à l'Ouest, dominant au Sud la route départementale 107".

Je me suis trompé !

   Le rocher n'est pas à 5km et n'est pas sur la bonne rive. Il est possible que la ruine soit ici.

Coordonnées du site :

42° 49' 42.107" N 2° 6' 34.06" E
 42.828363  2.109461

 

Moralité

    * Il faut avoir la tête froide pour découvrir une ruine.

    * Il est important de lire les indications des livres et revues.

    * Il est primordial de bien préparer ses découvertes.

    * Et l'ultime vérité, il faut demander de l'aide aux habitants connaissant mieux la région que vous et moi.

 En n'ayant pas suivi ces conseils, j'ai réalisé un mauvais article et n'ai point rencontré la belle ruine.

Puni je suis.

 

 

Histoire du château :

* En 1067, le Castrum Portis est mentionné dans un texte.
* En 1209, débute la terrible croisade des Albigeois.
* En ce début du 13ème siècle, l'armée royale de Simon de Montfort attaque le château.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite, si vous la trouvez bien sur.  

 

Est ce la ruine que je cherche ?

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 06:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  Il ne reste que 500m pour voir mon Graal

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le village d'Esquéhéries est situé à 40km au Sud-Est de Cambrai, à 35km au Nord-Est de Saint Quentin et à 20km au Nord-Ouest de Vervins.

     Coordonnées de l'église :

49° 59′ 4.12″ N 3° 44′ 43.75″ E
 49.984479°  3.745485°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     Grâce à ma brochure des églises fortifiées du Thiérache, je sais qu'une beauté va s'offrir à moi, ou plutôt à mes yeux de castellologue-amateur. J'ai connaissance que cette province ne possède pratiquement pas de château fort du Moyen Âge. Et j'ai conscience que ses églises fortifiées ont été construites après ma période fétiche.

     Mais voir, approcher et déguster une construction fortifiée originale de presque 500 ans est un bonheur que je ne dois pas me priver.

  C'est avec cette passion que je découvre au loin l'un des buts de ma croisade Picarde.

L'église va t elle me séduire jusqu'à l'extase ? 

 

L'enquête commence

    Au bout de la route, la masse rouge m'impressionne. Après avoir passé 5 jours dans ce département, je sais que la brique serait le matériau de cette église, mais je ne présageais pas de cette masse et de ses 4 tours d'angle rondes et larges.

   Le plus fascinant est l'asymétrie de l'ensemble, aussi bien en design qu'en hauteur (regardez la tour proche du clocher si différente des 2 autres, coté chevet).

Rouge et massive est cette église de la Thiérache 

Le chevet

    Sans fenêtre, ce chevet plat ne ressemble aucunement à ceux des classiques églises. Son observation révèle sa fonction défensive :

 * Les tours, par leurs dimensions permettent d'habriter des tireurs grâce aux multiples petites fentes verticales pour fusil.

 * Au sommet du chevet, les 2 ouvertures sont peut être les vestiges de bretèches (voir vocabulaire) ou de latrines en encorbellement.

 * Ce bâtiment surélevé par rapport à la nef est sans conteste une salle de repli.

 

La vue d'ensemble

    Pour mieux comprendre l'architecture fortifiée de cette église, je prends un peu de recul.

  Ce bâtiment religieux fortifié sans transept est composé de 3 "constructions" bien différentes :

1 -  Au centre, une nef "sans défense" dont les ouvertures de lumière ont certainement été réalisées il y a 1 à 2 siècles, donc postérieures à l'église.

2 -Sur la droite, un haut chevet avec les tours d'angle comportant des fentes de tir asymétriques pour couvrir au moins 270°. Sous le toit pentu du chevet, coincée entre 2 fente de tir pour fusil, une ouverture m'intrigue. Ce ne semble point être bretêche ni latrines.

Était ce une simple fenêtre pour aérer la salle de repli ?

3 - Sur la gauche, plus petites que le clocher avec ses curieux abat-sons, 2 tours de défense de tailles plus modestes que celles du chevet et dont les fentes de tir ont disparu (suite à la reconstruction du 20ème siècle ?).

Nota : Avez vous remarqué que la base des bâtiments est en pierres ?

 

L'entrée de l'église

     Avec un chevet aussi fortifié, je m'attendais à une entrée "de château fort". Bien que la façade comporte 2 tours de défense, je ne distingue aucun système défensif imposant et efficace pour protéger l'entrée, lieu logique d'une attaque.

   Mais en observant la partie supérieure, je me demande si une reconstruction récente n'a pas supprimé les traces d'un encorbellement.

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

 

 

Histoire de l'église :

* Au milieu du 16ème siècle, le Duc (voir titre de noblesse) de Guise autorise la vente d'une partie de ses terres dans le bourg pour la construction d'un lieu de culte.
* A partir de 1570 (?), construction de l'église.
* En 1670, une poutre garde la date d'une reconstruction partielle (ou achèvement de l'église).
* Vers 1791, l'église est transformée par les révolutionnaires en fabrique de poudre à canon.
* A la fin du 19ème siècle, l'église est agrandie (sacristie) et de grandes baies sont ouvertes pour éclairer la nef.
* Entre 1914 et 1917, l'église subit quelques dégâts et destructions.
* En 1922, l'église est partiellement reconstruite.
* En 1934, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martin) est libre et gratuite. La visite du clocher et des fortifications est interdite. 

 

Tours, salle de repli.. Quelle magnifique fortification !

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 06:30

 

Département :  36 - INDRE

 La route zigue et zague vers l'impressionant château fort

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Cuzion est située à 40km au Sud de Châteauroux, à 30km au Nord de la Souterraine (voir son château) et à 15km au Sud-Est d'Argenton sur Creuse

   Coordonnées du château :

46° 18' 1.927" N 1° 36' 12.791" E
 46.467202°  1.603553°

 

Le château :  

     L'extérieur :

Pourquoi suis je ici ?

     C'est grâce à mon dictionnaire des châteaux forts que je connais l'existence de ce site médiéval, mais aussi par la lecture d'un ouvrage de Georges Sand - Le péché de monsieur Antoine .

 Diantre !... La végétation protège le château

L'arrivée

    Bien qu'il n'y ait qu'un kilomètre à vol d'oiseau entre Cuzion et le château, mon brave destrier en a fait cinq fois plus tant la route serpente.

   Mais ses efforts sont récompensés car au sommet d'une petite colline apparaît une puissante tour ronde.

 

Vais je le voir ?

Cette puissante tour me fascine déjà !

   Lentement je m'avance vers elle. Mais plus je m'approche de ses courtines et plus la végétation cache mon Graal.

Y aurait-il quelques envoûtements ?

 

Je cherche le moyen de le voir

   Je longe la haie d'arbres en cherchant une trouée. Bien que je distingue quelques tours que je pressens magnifiques, branches et brindilles s'interposent pour m'empêcher d'en voir plus.

Vais je trouver la faille ?

  Lorsque je crois avoir trouvé un chemin d'accès, la lumière disparaît et le château n'est plus qu'ombre.

 

Je prends du recul

  Ceux qui me suivent sur ce blog depuis quelques temps savent que lorsqu'un problème me résiste, lorsque je ne comprends pas, je prends un peu de recul. Ce recul est physique et non pas psychologique, c'est à dire que je m'éloigne du sujet pour mieux l'embrasser du regard.

   Hors,

  Une archère presque intemporelle

Le système défensif

     Enfin je vois la courtine du château. Elle est dépourvue de crénelage et de mâchicoulis (voir vocabulaire). Les siècles et les hommes n'ont pas épargné ce puissant château fort.

  Avec attention, il est possible de voir de nombreux systèmes défensifs :

* Dans le mur (entre T et 3),d'incroyables archères droites avec 3 ouvertures pour arquebusière. L'ébrasement extérieur agrandit l'angle de tir.

* Dans la tour carrée (repère 3), plusieurs ouvertures me fascinent, par exemple :

- Une curieuse ouverture qui pourrait être assimilée à une fontaine. En réalité, c'est une petite canonnière avec un large ébrasement extérieur.

- Un peu plus haut (à mi-hauteur), une double ouverture me fait penser à une grosse canonnière avec une ouverture pour arme à feu.

  J'ai hâte de découvrir l'entrée.

  Une magnifique entrée médiévale fortifiée

La façade d'entrée (repère E)

    Coincée entre 2 tours, l'entrée de ce château du moyen âge est classiquement mais efficacement fortifiée.

  Sur ma droite, une ronde tour (repère T) possède quelques caractéristiques :

* Au sommet, un crénelage qui me semble avoir été reconstruit rapidement tant il paraît peu médiéval.

* En dessous, une canonnière. Je suis surpris qu'elle soit positionnée si haut.

*Quelques fenêtres certainement créées au 17ème (?). L'une d'elle porte une jolie accolade très médiévale.

* A la base, de multiples archères droites.

Mais pourquoi sont elles enterrées ?

 La réponse est évidente:

- Devant le château fort médiéval, il y avait un profond fossé qui a été comblé. Conséquence, le système défensif à la base de la tour se situé au niveau du sol actuel.

Une architecture purement médiévale 

Le donjon

   Au fond apparaît le haut et large donjon circulaire. Cette tour maîtresse, positionnée dans le rempart pour améliorer la défense, signifie que ce donjon fut construit après le 12ème siècle.

  Sa position centrale sur le coté de l'attaque permet la défense de l'entrée ainsi que l'angle Sud-Ouest.

 Avec son architecture j'opte pour le 13ème.

    L'absence de mâchicoulis me surprend. Je pressens que la sommet a été consolidée récemment sans tenir compte des règles défensives médiévales. Mais je préfère une consolidation sans "respect partiel" qu'un état d'abandon.

Avez vous remarqué la pauvre taille des pierres

et les joints très espacés ?

   Je pressens que ce château n'était point un logis seigneurial mais plutôt un casernement.

 

Légende du plan

    Pour mieux comprendre ce château, je vais utiliser la vue satellite pour en décrire "le plan" :

0 - Tour en fer à cheval (invisible à cause des arbres) certainement du 16ème siècle,

1 - Petite tour défensive,

2 - Tour escalier (?),

3 - Tour d'angle carrée avec canonnière (17ème ?),

C - Tour carrée défensive (13ème ?),

T - Tour d'angle circulaire défendant l'entrée et la courtine (14ème ?),

D - Donjon rond défensif (13ème ?),

E - Entrée du château (13ème ?).

Une entrée typiquement médiévale 

Le portail d'entrée

   Bien protégée par la tour ronde, l'entrée du château est accessible depuis un pont. En réalité il n'y a pas une entrée mais deux :

* Une pour carrosse à gauche,

* Une pour les piétons à droite.

  Chacune des portes était protégée par un pont levis aujourd'hui disparu. Mais de nombreux indices prouvent son existence :

* Les fentes des flèches de levage,

* L'encadrement recevant le pont

  Entre le pont relevé et le double vantail, une herse (dont le rainurage est visible) complétait le système "anti-intrusion".

  Au dessus, au niveau de la salle des gardes, une fenêtre a certainement remplacé la bretèche.

 

     L'intérieur :

Vais je revenir bredouille ?

       Lentement, je m'avance vers la large et haute porte pour carrosse. Aucun panneau m'informe des horaires d'ouverture. Timidement je toque espérant qu'un valet ou même le prince des lieux m'entrouvre le paradis.

Hélas, je suis devant une entrée infranchissable.

 Une porte vers l'ombre intérieure

Je vole les entrailles

   Pour ne point revenir bredouille, j'ose faire un acte qui n'est point chevaleresque. Je regarde à travers des ouvertures de tir (par exemple) pour comprendre l'architecture des salles basses du château.

Diantre !... Monstre il y a !..

Suis je un Don Quichotte du 21ème siècle ?

  Vous savez que j'ai l'imagination fertile, mais point de vision de "moulin transformé en Géant" j'ai. En réalité, de nombreuses sculptures enrichissent les salles du château.

 

 

Histoire du château :

* Durant la deuxième moitié du 12ème siècle, Richard Coeur de Lion, Roi (voir liste de noblesse) d'Angleterre et Duc d'Aquitaine, donne des terres à Hugues IX, Comte de la Marche.

* Au début du 13ème siècle, Hugues X de Lusignan, Comte de la Marche, fait construire un château fortifié.

* En 1282, un texte confirme la possession du château à la famille de Lusignan.

* En 1290, Pierre II de Naillac est le nouveau propriétaire du château. Cette puissante famille possède aussi la Vicomté de Bridiers (voir un château), Le Blanc en Berry et Gargilesse.

* En 1400, Guillaume II Le Preux (arrière petit fil de Pierre II), après de nombreuses victoires, devient Chambellan du Duc de Berry ( voir liste).

* En 1429, Jean de Naillac, Chambellan du Roi de France (voir liste) et fils de Guillaume II, est tué durant la bataille des harengs. Après quelques problèmes de succession, le château est enfin donné à Raoul VI de Gaucourt, faisant parti qu'une puissante et prestigueuse famille. Il est l'un des compagnons de Jeanne d'Arc.

* En 1462, à la mort de son père, Charles Ier de Gaucourt est seigneur de Châteaubrun.

* En 1480, Charles Ier obtient (du Comte de Clermont et de La Marche) pour lui et son fils l'autorisation de prélever du bois dans les forets de Fessot et Murat pour aménager le bâtiment de Châteaubrun.

* En 1482, à la mort de son père, Charles II est seigneur de Châteaubrun.

* Au début du 16ème siècle, Charles II vend le fief de Châteaubrun à Jacques de La Cueille, seigneur du Magnet.

* Au premier quart du 16ème siècle, Châteaubrun échoit à Jean Stuart.

* En 1561 ou 1577 (?), par alliance, Châteaubrun appartient à Anne de Montmorency.

* En 1746, le dernier seigneur de Châteaubrun, membre de l'illustre famille Montmorency, décède sans héritier.

* En 1926, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* En 1927, le magnifique érable dans le château est filmé par Luis Bunuel.

* Vers 1972, le château sert de cadre à un téléfilm de Jacques Tréboutat nommé : Mauprat.

* En 1986, le sculpteur Guy Baudat achète la ruine du château. Il réalise de grands travaux de reconstruction puis il utilise l'espace pour mettre en valeur ses oeuvres.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible quelques jours par an, renseignez vous.

 

La végétation entoure et protège le vieux château fort

 

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 06:30

 

Département 79 - DEUX SEVRES

 Mes poils se hérissent à la lecture de ce panneau

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La petite commune de Xaintray est situéeà 60km à l'Ouest-Sud-Ouest de Poitiers, à 25km au Nord-Nord-Est de Fontenay le Comte, à 20km au Nord de Niort et à 7km à l'Ouest de Champdeniers Saint Denis.

   Coordonnées du bourg :

46° 29' 32.276" N 0° 28' 48.396" W
 46.492299°  -0.48011°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

    Au Sud de Xaintray, le touriste pressé ou l'automobiliste peu attentif n'attache aucune importance à la construction religieuse. Il est vrai qu'avec sa forme râblée, son clocher peu élevé, le bâtiment ne se remarque pas.

  J'ai fait 40km pour voir cette construction de 8 siècles, je me dois de prendre le temps de la dévorer pierre après pierre. Mais une question se pose :

Est ce une église fortifiée ?

 Une véritable église Romane

L'enquête commence

    Mes chausses plantées dans l'herbe verte, la visière de mon heaume relevée, j'observe la nef et le clocher carré de cette construction. Je ne vois aucun système défensif, ni de salle de repli sous le toit.

Aurais je commis une erreur de lieu ?

 

Les contreforts

   Même s'ils n'ont pas une fonction défensive, les contreforts avec leur différence de hauteur et de profondeurs me titillent.

   Les cotés de la nef possèdent des contreforts plus imposants. Étonné je suis de les voir tutoyer le toit de l'église.

Était ce pour supporter une salle au dessus ?

  Une fente dans l'un des contreforts semble confirmer ma supputation.

Y aurait il un escalier intérieur ?

  Voyez une preuve de modification ?  

Je cherche d'autres indices

    En me déplaçant vers l'autre face, deux détails architecturaux me surprennent.

Les voyez vous ?

 

Une église Romane modifiée

    Ce ne sont point des systèmes défensifs qui m'interpellent mais des  modifications proche de la fine fenêtre de style Roman :

  1 - En partie basse, un "renfoncement". Je ne sais pas si c'est une ancienne porte bouchée ou un enfeu vide.

  2 - Sur la hauteur du mur, la trace d'un ancien contrefort est visible.

  Les aménagements des siècles me font craindre que les systèmes défensifs ont disparu. Presque désabusé, je regarde le clocher central avec ses contreforts d'angle, sa porte basse bouchée mais dépourvue d'archère (voir vocabulaire ).

  Quelle magnifique trace défensive !  

Je suis aux anges ! 

    Lentement, je me dirige vers la ronde construction à l'extrémité de l'église en pensant que bredouille je vais être (car les belles fenêtres à colonettes ne sont point système défensif) quand..... mes poils se hérissent. 

   Devant moi, caressée par les rayons de Ra, un chevet rehaussé me regarde (et réciproquement).

   La nature des pierres, l'ajout au dessus des modillons, l'arrêt brutal des contreforts prouvent une construction postérieure à l'église.

  L'ouverture bouchée au centre me confirme la présence d'une salle de repli.

 

C'est à vous d'imaginer

    Ayant la certitude que cette église a été fortifiée, je prends un peu de recul pour voir comment la salle de repli s'intègre dans l'architecture globale et quelle est sa connection avec le clocher.

Tout est limpide !

  Ne voulant pas déflorer tous les secrets de cette beauté, je vous laisse l'admirer puis me narrer ce que vous voyez.

 Avez vous remarqué cet indice ?

 

Je laisse la place au touriste

     Le Chevalier avec son heaume est si heureux de sa découverte qu'il laisse la place au touriste avec chapeau de paille qui somnole en lui. C'est ainsi que je me régale des chapiteaux et modillons.

 

 

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 13ème siècle, modification de l'église.

* En 1990, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Eugène) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

 

Que pensez vous de mon sourire ravageur ? Je n'ai pas envie de sourire en voyant ce photographe ! Je fais la gueule, ainsi je ne serais pas dans son blog !

 

 

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 19:55

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

    « Jean Verdon étudie les plaisirs apportés par tous les sens en un temps où la mentalité et la sensibilité apparaissent fort différentes des nôtres, même si dans ses profondeurs, la nature humaine est immuable.

   La sexualité - conjugale et extra-conjugale - occupe une part importante du livre; l'auteur ne manque pas de souligner qu'elle engendrait un plaisir non dénué de remords dans une société dominée par l'Eglise dont la morale reposait sur beaucoup d'interdits.
   Jean Verdon évoque aussi les plaisirs apportés par la table, par le vin (deux litres par personne et par jour dans les monastères !), par les fêtes et par les activités physiques et ludiques, par l'audition de chants et de musique, par la contemplation d'oeuvres d'art et de spectacles.
   Outre les conditions de vie et la structure de la société, l'action ou le poids de la religion entraîne une conception du plaisir propre au Moyen Age qui, au-delà de la part si importante faite au corporel, de la sublimation due à l'esprit et à la sensibilité esthétique, le subordonne à Dieu, chez une élite tout au moins.
   L'ouvrage de Jean Verdon n'est jamais pesant parce qu'il ne prétend pas à l'exhaustivité sur un sujet aussi vaste. Il donne une vision générale grâce à une sélection judicieuse d'exemples vivants, d'informations concrètes et de documents significatifs. »
 
 
Mon avis :
Hummm, quel plaisir......ce plaisir
     
   Après ma déception du livre sur  les loisirs  de cet auteur, je ne souhaitais pas acheter un autre ouvrage de Jean Verdon. Et évidemment, lorsque l'on ne veut pas une chose ........... elle arrive  (ha, la vie est une coquine !).
 
    Voilà qu'un soir en rentrant d'une terrible journée de travail (5 dragons abattus, et 250 'Gorks' à ligoter..... hihi, je me vante un peu), je vis dans ma boite à lettre .... un livre  (il faudrait que je la renomme ma boite à livre) que l'on m'avait "donné"  (pour 1 mois).
 
  Que faire ?........
     - Me plonger dans les plaisirs (remarquez, cela n'est point désagréable) médiévaux ?
     - Faire semblant de l'avoir lu et dire "merci, c'était bien" ?  (mais un chevalier ne sait pas mentir...)
     - Le feuilleter sur quelques pages pour sentir (bais, j'étais enrhubé ce jour bà) l'ambiance  ?
     - Ou tout simplement, ne pas commettre la même erreur qu'avec le précédent livre et ne lire qu'une page par jour.... Certes cela ne fera que 30 pages (vous ne comprenez pas pourquoi 30 ?.... relisez plus haut........ 30 jours x 1 page = 30 pages... ha, ces lecteurs, point matheux ils sont !).
 
    Ce livre n'est pas un roman, ni une vivante odyssée, mais il est plaisant et conte bien l'ambiance médiéval. Les détails sont intéressants, les exemples sympathiques et les relations homme-femme semblent réelles et..... 'coquines', mais avec pudeur bien sur.
 
     Il me semble qu'en surlignant certains passages, il serait agréable de les lire à quelques amis (et amies évidemment) au cours d'une soirée. Cela donnerait une ambiance et ....ils comprendraient mieux votre passion pour le Moyen Age. Vous leur montrerez que ces hommes de l'an 1200 n'étaient pas si différents de nous.
On se fait une soirée lecture ? 
 
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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 06:30

 

Département 33 - GIRONDE

  Le soleil illumine déjà cette forteresse médiévale.

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

       La commune de Blanquefort est située à 6km au Nord-Nord-Ouest du centre de Bordeaux et à 5km à l'Est de Saint Médard en Jalles.

  Le château de Blanquefort, parfois nommé château Duras, est à moins de 800m de la mairie.

 

   Coordonnées du château :

44° 54' 4.259" N 0° 37' 48.576" W
 44.901183°  -0.63016°

 

  Toponymie :   (--> voir initiation)

     Dans la littérature, le site porte 2 noms :

1 - Blanquefort :  La naissance du nom est simple à comprendre, "Blancafortis". C'est un fort (fortification) avec des pierres blanches.

2 - Château Duras : C'est le nom de l'actuel lieu-dit. Peut être est ce une dénomination en rapport avec l'un de ses anciens propriétaires.

 

  Au bout de chemin il y a le Graal !

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

    Il est tôt en ce mois de septembre lorsque je découvre au loin l'incroyable forteresse Anglaise dans son écrin de verdure. Lentement, je m'avance sur le sentier pour déguster les rondeurs de cette beauté de 700 ans.

  Je pressens que la belle ne va pas de suite me révéler ses secrets. Il va falloir que je la séduise avec délicatesse.

 

Je suis perdu

      Entre la végétation, les rondeurs de la forteresse, les hautes ruines à l'intérieur, les courtines parfois petites, je suis perdu. Je ne reconnais pas les classiques standard du château fort.

   Dans mes moments interrogatifs, j'ai recours à 2 astuces :

  1 - Prendre un peu de recul pour mieux ressentir l'architecture,

  2 - Sortir de ma poche un plan détaillé.

 

L'enquête commence

    A l'origine, le château était au centre de marécage, donc difficilement accessible par les attaquants. Des douves, aujourd'hui asséchées, entouraient les remparts. Mais peut être n'était ce qu'un fossé aujourd'hui partiellement comblé.

 

Les systèmes de tir

Avez vous remarqué que cette forteresse possède de multiples systèmes de visée et de tir ?

   J'ai l'impression que les architectes (ou les artisans) ont essayé tous les systèmes connus ou bien ils se sont adaptés aux pierres et courtines existantes.

 

1 2 3 4 5 6

 

1 - Arquebusière avec trou de visée séparé,

2 - Arquebusière avec fente de visée intégrée,

3 - A gauche, arquebusière aménagée dans une ancienne petite archère droite,

3 - A droite, arquebusière implantée en bas d'une ancienne archère,

4 - Arquebusière taillée spécifiquement puis implantée dans la courtine,

5 - Arquebusière taillée spécifiquement puis implantée dans la courtine. La fente de visée est dans une archère  (réimplant ?)

6 - Dans une porte qui semble avoir été rebouchée (poterne ?) implantation d'une arquebusière aveugle et d'une autre avec système de visée.

 Nota :

   J'ai volontairement utilisé le mot "arquebusière" pour définir un trou circulaire pour arme à feu. Il est possible que ces orifices aient reçu une arquebuse, mais aussi une couleuvrine ou un petit canon. Je ne peux le dire avec précision.

  Une petite tour ronde avec vestige de mâchicoulis

Il y a d'autres systèmes défensifs !

   Evidemment, les systèmes défensifs ne se limitent pas à des ouvertures de tir comme ces canonnières dans le rempart. Il y a aussi :

* Le fameux fossé (qui était certainement des douves).

* De petites tours rondes avec des vestiges de mâchicoulis (voir vocabulaire ).

Avez remarqué les fines archères droites ?

* Des petites tours avec archère et canonnière.

* Une petite tour effondrée permettant de comprendre l'aménagement interne.

* De grosses tours d'angle.

* Une grosse tour ronde avec une petite tour flanque

  Curieux n'est il pas ?

 

Mais où est l'entrée ?

  En faisant le tour de ce grandiose château fort, il semble évident qu'à un moment je rencontre l'entrée fortifiée.

Quels systèmes défensifs protégent l'entrée ?

* Le châtelet d'entrée est composé de deux imposantes tours rondes,

* Ces tours possèdent des canonnières pour tir rasant.

* L'entrée est précédée d'un pont. Il est fixe aujourd'hui mais il est évident que mobile il était il y a plusieurs siècles. Les embrasures entourant les ouvertures d'entrées prouvent mes dires.

*  Bien que la partie supérieure de châtelet ait disparu, il est possible de voir les consoles ayant servi de mâchicoulis.

 

Je vais entrer !

Pour découvrir l'intérieur de cette incroyable forteresse, veuillez cliquer ici.

 

 

Depuis des siècles ce château fascine les hommes

 

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 06:30

 

Département :  36 - INDRE

 Avez vous une scie pour mieux voir le château ?

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Lignac est située à 60km au Sud-Est de Châtellerault, à 35km au Nord-Ouest de La Souterraine (voir son château) et à 25km au Sud-Ouest d'Argenton sur Creuse.

   Coordonnée du château :

46° 28' 45.494" N 1° 11' 30.466" E
 46.479304°  1.191796°

 

Le château :  

     L'extérieur :

Préambule

  Sur les différentes documentations, le nom du château s'écrit :

1 - Châteauguillaume,

2 - Château-Guillaume,

3 - Château Guillaume.

  Dans cet article, j'opte pour la version 1 qui me semble la plus logique.

 

La découverte

    En ce dernier jour d'hiver, après avoir visité une ruine bien ruinée comme le Chevalier adore, mon brave destrier trottine lentement en direction du Dauphiné car c'est la fin d'une semaine merveilleuse en Berry.

  Soudain, à travers les arbres, mon quadrupède voit une forme familière. Il stoppe brutalement et me dit :

"Tu lèves tes fesses de ma selle, et tu vas voir cette curiosité !"

Une tour ronde de la fin du Moyen Âge  Diantre !... Je ne suis même plus chef de ma monture.

 

Je suis étonné

    Le lieu est perdu en pleine campagne aux confins du Berry, du Poitou et du Limousin. Au bord du timide affluent de l'Anglin nommé La Vavre, le château semble jaillir des arbres et de la végétation comme dans un conte de fée.

 

Arbres et pierres

     A travers les arbres, heureusement dégarnis de feuille, je vois deux tours rondes avec :

* De petites fenêtres début renaissance (ou fin du Moyen Âge),

* Un crénelage,

* Des merlons parfois borgnes et parfois percés d'une fente droite (trop parfaite donc refaite),

* Puis, sur l'une des tours, des mâchicoulis (voir vocabulaire).

 

Remarques

   Bien que les tours soient parfaitement restaurées et solides, je remarque que les pierres semblent pauvrement taillées et parfois mal ajustées. Je pressens au moins 2 époques de construction :

* A la base, une ossature du 11ème siècle (je ne suis pas devin ni expert, je sais lire ma brochure  ),

* En hauteur, une reconstruction du 19ème siècle.

  Un plan classique pour un château fort du 11ème siècle

Le plan

    Avant de déguster chaque pierre et chaque tour, je m'imprègne du plan :

1 - Tour Saint Michel,

2 - Tour carrée à l'Ouest (tour Guillaume ?),

3 - Tour Sud-Ouest,

4 - Tour La Tremouille,

5 - Tour Laffaire (ou De Lafaire),

6 - Donjon,

7 - Logis.

Entre le 1 et le 5, la courtine Nord se nomme : Rempart Guillaume.

Nota :

  Les noms des tours 4 et 5 ont été donnés récemment (fin 19ème ?) en souvenir des anciens propriétaires.

 

Le donjon Roman

     Logiquement, sans me poser de question, j'affirme que la plus haute tour est le donjon (parfois, je m'étonne d'être aussi logique !).

    Avec sa forme parallélépipédique et sa position à l'intérieur des remparts, il semble évident qu'il a été construit avant le 13ème siècle. Après cette date, les architectes ont compris que mettre une puissante tour à l'intérieur est "stupide". Pour les châteaux construits ou modifiés après le 12ème siècle, ils ont positionné la Tour Maîtresse dans le rempart, sur le coté le plus vulnérable pour améliorer la défense globale. Un donjon primitif remanié au 15ème siècle

   Le donjon Roman de Châteauguillaume est magnifique de pureté, même s'il a été un peu modernisé par sa reconstruction/consolidation au 19ème siècle.

 

Les caractéristiques du donjon

    A l'origine le donjon était carré avec des contreforts plats, il mesurait 10,8m par 10,5m avec une hauteur de 20m. Les contreforts ont une largeur de 1 mètre pour une profondeur de 30 centimètres.

   Après ses transformations au 15ème siècle, il eut une forme rectangulaire de 15m par 10m.

Avez vous remarqué la différence des contreforts d'angle ?

 

Ce donjon me fascine

    Par ses dimensions, je peux affirmer que la tour fut un donjon habitable composé de 5 niveaux planchéiés. Avec ses murs de plus de 2 mètres d'épaisseur (composés de pierres blanches parfaitement taillées et jointives), il sécurisait ses propriétaires. Quelques archères droites de 1 mètre de hauteur facilitaient la défense.

  Comme souvent, la porte plein cintre est située à plusieurs mètres du sol qui était certainement reliée à une passerelle extractible.

 

Le sommet du donjon

    Il n'est pas facile de définir ce qui a été construit aux différentes époques et même reconstruit à la méthode "Viollet le Duc" au 19ème siècle, mais le couronnement du donjon est fascinant de pureté et d'efficacité.

* Un haut parapet englobant le donjon original et son extension,

* Le parapet comporte des archères droites et des ouvertures carrées (comme un crénelage),

* Le parapet est porté par des consoles finement dégradées,

* L'ensemble des consoles forme des mâchicoulis (voir vocabulaire).

Un bijou historique dans un écrin de verdure 

Tours et rempart

Diantre !

Que de formes, d'apparences et de diversité !

 L'architecture ne semble pas homogène et pourtant ce n'est point une capharnaüm visuel.

Etrange château n'est il pas ?

 

La tour Guillaume (repère 2)

  Cette petite tour carrée légèrement avancée est surprenante dans cette débauche de hautes constructions. Certains castellologues supposent que la tour Guillaume aurait été construite au 13ème siècle.

   Mais, bien que je ne sois point un universitaire reconnu, je doute que cela soit vrai. En voici les raisons :

1 - Au 13ème, la forme carrée avait été abandonnée par les architectes car elle crée des angles morts.

2 - Sur une longueur si importante du rempart, il semble logique qu'au 12ème une tour flanque ait été construite d'origine. Il faut se rappeler que les défenseurs n'avaient pas la possibilité de viser très loin avec précision, donc cette tour était obligatoire.

3 - La jointure entre le rempart et la tour est parfaite, avec des pierres de la même origine.

La tour Saint Michel est un joyau intemporel  Mais il est vrai que l'architecture de cette tour est curieuse si elle date du 12ème siècle. Des mâchicoulis en arc aussi larges et profonds, des bretèches aussi nombreuses et en angle sont peu classiques pour ce siècle.

Quel est votre avis sur la date de construction ?

 

La tour Saint Michel (repère 1)

Que voila une tour unique !

  D'après ma documentation, ses murs ont 3 mètres d'épaisseur à la base. La base est elle même évasée.

  Le plus surprenant est de voir des archères droites du 12ème siècle uniquement d'un seul coté. Mais peut être que d'autres archères ont été remplacées par des ouvertures de confort.

  La différence de couleur et de nature de pierre entre bas et haut s'explique par la reconstruction au 19ème siècle.

  Comme moi, vous avez été surpris par la partie supérieure de cette tour avec :

* Ses 4 pinacles,

* Ses hautes ouvertures (qui ne sont point un crénelage),

* Et ses consoles triples ne servant "à rien".

   Je subodore que ces réalisations sont les délires des architectes du 19ème siècle imaginant les châteaux forts plutôt que de les restituer tel quel. Mais j'avoue apprécier cette tentative.

Qu'en pensez vous ?

Pensez vous que ces remparts ont repoussé de nombreux assaillants ? 

Le rempart

    A lui seul, ce rempart pourrait donner lieu à un article unique tant il est fascinant, multiple et énigmatique.

Mais je vais faire court !

  Sur la totalité du rempart, il est difficile de savoir ce qui est d'origine et ce qui est de la reconstruction non fidèle (car les castellologues du 19ème siècle avaient une idée "fausse" des châteaux forts). Mais celui-ci (coté Ouest) me semble presque intact (excepté les grandes ouvertures de confort). Je me plais à admirer :

* Les mâchicoulis en arc posés sur des contreforts,

* Les contreforts droits plantés dans le sol,

* Les larges merlons percés d'une archère droite.

  Le mélange des fenêtres à colonne avec de fines archères, et une tour-escalier flanque à coté d'une tour de défense est fascinant.

 

     L'intérieur :

         Hélas pour vous et pour moi, le château est fermé au mois de mars. Je ne pourrai pas visiter le parc ni les entrailles de cette construction dont les premières pierres ont été posées il y a mille ans.

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, Guillaume (mais lequel  ?... Certains historiens pensent à Guillaume IX ?) Comte (voir titre de noblesse) de Poitou et Duc d'Aquitaine (voir liste) fait construire un château. Cette forteresse, à la frontière avec le Royaume des Capétiens (voir liste), est stratégique.

* Vers 1122, au château, naissance présumé (car les légendes sont nombreuses sur cette Duchesse) d'Aliénor d’Aquitaine.

* Au 13ème siècle, Châteauguillaume est le fief de la famille de La Trémoille ou Trémouille (Je vous ai déjà cité cette famille ici). Le vieux donjon du 11ème siècle est agrandi. Les tours ayant des salles planchéiées ont été garnies de voûtes.

* Au 14ème siècle, les possessions Royales s'agrandissent dans le Berry et l'ancien territoire des Plantagenets. Lentement Châteauguillaume perd de son importance.

* Au 15ème siècle, le château n'a plus une position stratégique.

* A la fin du 15ème siècle, de nombreux systèmes défensifs sont en ruine. Certain bâtiments sont abattus ou désarmés dont la tour Saint Michel.

* Au début du 16ème siècle, Jacqueline de La Trémouille (dernière héritière de la famille ?) épouse Claude Gouffier, Duc de Roannez. Le château change donc de famille.

* En 1526, dans cette vieille forteresse médiévale, le sir Gouffrier fait couvrir d'un toit le donjon et la tour de La Trémouille pour éviter une détérioration par les intempéries. La famille habite les appartements récents.

* En 1612, Pierre Riffault est seigneur de Châteauguillaume.

* Durant le 17ème siècle, excepté le donjon qui est rapidement consolidé, les vieux bâtiments et éléments fortifiés sont délaissés. Leurs pierres servent à la réalisation d'une habitation confortable avec un escalier à 2 volées. Le pont-levis est remplacé par un pont dormant.

* En 1676, le château appartient à la famille De Lafaire.

* En 1819, le hameau de Châteauguillaume est réuni administrativement à la commune de Lignac.

* Au milieu du 19ème siècle, la Comtesse Robert de Beauchamp achète le château.

* En 1862, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* A la fin du 19ème siècle, le château est remanié par Charles Casaux, disciple de Viollet le Duc (voir livre), donnant à cette construction une forme intemporelle.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route. La visite payante de l'intérieur est possible. Veuillez vous renseigner sur les dates et horaires d'ouverture.

 

10 siècles de construction se présentent à moi !

 

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Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Berry : 18 36
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