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Ombre et lumière

27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 05:00

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

    « Depuis les années 1960, la contribution de Jean-Marie Pesez a été déterminante dans la définition des méthodes et des buts de l'archéologie médiévale en France. Il est une autorité en ce qui concerne le village et la civilisation matérielle médiévale. Le volume en son hommage est divisé selon les axes qu'il a dégagés : la maison (techniques de construction, distribution de l'espace, fonction de ses éléments) ; les habitants et les objets (technique de formation et de conservation) ; et le finage (constitution du paysage, utilisation des terroirs).»
 
 
Mon avis :
Très technique, pour médiéviste confirmé !
 
   Cet ouvrage est un outil indispensable pour les "fous" de ruines, ou ceux qui souhaitent comprendre les "cailloux" qui entourent parfois les ruines castrales qu'ils visitent.
   Il a été réalisé par des élèves et amis de Pesez pour son départ en retraite. Bien que certaines pages ou chapitres soient très technique, j'ai dévoré les commentaires et descriptions des habitats et objets usuels de nos "ancêtres de l'an 1000". Souvent, ce livre m'accompagne dans mes quêtes de trace de cité, au sommet des collines.
Ma vision des musées et des sites est différente depuis cette lecture.
   C'est vraiment LE livre qu'il faut avoir lu pour comprendre les ruines (très nombreuses) des villages abandonnés.
 
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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 06:30

 

Département :   30 - GARD 

 

Le bourg :

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Lussan est situé à 40km au Nord de Nimes, à 23km Est-Nord-Est d'Ales et à 20km à l'Ouezst de bagnoles sur Cèze.

   Le château de FAN est en contre bas de la haute ville de Lussan, sur la route entre Barjac et Uzès.

   Coordonnées du château :

44° 9' 23.234" N 4° 21' 31.694" E
 44.156454°  4.358804°

 

   Origine du nom :

      Au temps des Gaulois, un temple était construit sur ce lieu. Il était consacré aux nymphes nommées : FANUM.

   La petite rivière qui prend sa source au pied se nomme donc : Le FAN.

 

Le château :

     L'extérieur :

A première vue, ce château est féodal. Il comporte :
        - 4 Tours d'angle avec un glacis (une base inclinée).
        - De hautes courtines reliant ces tours.
        - Des murs en pierres bien appareillées et qui semblent épais.

  Il ressemble beaucoup aux châteaux des films de notre enfance. Approchons nous pour vérifier quelques détails qui expliqueraient sa datation. 

 

 Les Tours 

   Elles ne comportent pas de trace ou de transformation d'archère (curieux pour un vestige peut être médiéval). Les bouches à feu semblent avoir été construites dans la tour et non rajouté. Étant très basses, elles offrent un tir tendu ce qui est conforme à la construction au début du 16ème siècle.
  Une tour semble posséder des traces de mâchicoulis (voir vocabulaire). Mais ce type de construction servant de défense a été utilisé jusqu'au 18ème siècle. Ce n'est pas une preuve pour attesté qu'il soit médiéval.
 

 La façade

  Au centre, une grande porte à 2 vantaux semble datée du 16ème siècle avec son encadrement à bossage et son fronton.

  Au dessus de cette porte, un grand drapeau tricolore est peint. De chaque coté apparaissent encore des lettres : GENDARMERIE NATIONALE.

  Les fenêtres de la façade sont grandes et modernes (modification au 20ème siècle ?). Elles sont encadrées de pilastres cannelés à chapiteaux corinthiens. Voilà des détails qui traduisent des reconstructions et transformations tardives.

 

    L'intérieur :

  Le bâtiment étant privé et fermé, il est interdit de le visiter. Mais à travers les fenêtres et les bouches à feu, il est possible d'avoir quelques informations. Approchons nous sur la pointe des pieds.

    Les salles sont voûtées correspondant bien à une construction du 15ème siècle, mais murs et plafonds sont enduits de ciment ou plâtre. Deux siècles d'aménagements modernes ont "défiguré" les rares signes de son age. Il est rare qu'un château de plaine ne soit pas modifié à la renaissance, il est normal que des éléments de confort prennent le pas sur la rusticité médiévale.
    Parfois, il m'arrive de consacrer plusieurs heures à la recherche d'une autorisation pour pénétrer un lieu privé. Avec un sourire, un press-book de mes "exploits passés" et quelques dialogues, les portes s'ouvrent et les châteaux s'offrent à moi. Mais cet intérieur refait ne semble pas médiéval, de plus il n'y a aucune maison autour pour frapper à la porte. Les salles aménagées au 20ème siècle resterons pour le moment sans étude de votre serviteur.

 

   Conclusion : C'est un château début renaissance qui m'a été "offert" durant mes vacances dans le Gard.

 

 

Histoire du château :

* En 1550, Gaspart d'Audibert, seigneur de Lussan revient de la campagne d'Italie. Ayant vu l'inutilité des châteaux haut-perchés, et ayant admiré la beauté des résidences Italiennes, il décide la construction d'un château près de la source d'un petit ruisseau nommé Le Fan.
* Au début du 18ème siècle, le château est peu entretenu par son propriétaire.
* Vers 1791 confisqué par les révolutionnaires, le bâtiment devient une hostellerie.
* En 1795, le château est vendu à un habitant de Lussan : Théophile Gide. (c'est l'arrière Grand-Père de l'écrivain André Gide).
* En 1920, la famille Gide ayant besoin d'argent vend le château à la municipalité. Le manque d'entretien détériore l'intérieur du château.
* Vers 1960, le bâtiment devient une gendarmerie. Évidemment, quelques remaniements sont réalisés pour le confort des familles. Mais le château garde quand même son identité. Il semble que les gendarmes soient heureux d'habiter un tel bâtiment.
* En 1980, les gendarmes sont transférés à Audabiac. Un gardiennage communal est assuré, mais les bâtiments sont peu entretenus.
* En 2008, le bâtiment a été mis en vente puis acheté pour réaliser des appartements. Le vieux château commence une nouvelle vie.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la route est libre et gratuite. La propriété est privée et non visitable.

 

Des tours rondes aux angles, voila le symbole du château fort !

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 06:02

 

Département :   32 - GERS
 

Le bourg

  Situation :   (--> le voir sur une carte)

     La petite commune de L'Isle Jourdain est située à 40km au Sud-Est de Auch, à la lisière avec le département de Haute Garonne.

 

  Toponymie :  (petite initiation)

      Le nom curieux de cette ville ne fait appel aux classiques règles de toponymie. il est du à  une légende et à une caractéristique géographique :

* Le premier village étant construit au milieu des marais, il faisait penser à une île (Isle).
* Une légende prétend que le seigneur de l'Isle, parti en Terre Sainte durant la 1ère croisade, était accompagné de sa femme. Elle donna naissance à un garçon qui fut béni dans les eaux du Jourdain (vers 1096). Cet enfant prit le prénom de Jourdain. A la mort de son père, Jourdain devint le nouveau seigneur.

   Le village se nomma :

- L'Isle de Jourdain,
- Puis semble avoir été appelé L'Isle en Jourdain,
- Et finalement L'Isle Jourdain.


Le château 

    Mon dictionnaire des châteaux m'indique qu'un vestige médiéval est visible dans cette petite ville, il est obligatoire que je m'y rende !

Que vois je depuis ce petit parking ?

 * Un joli kiosque à musique, très récent.
 * Un enfant sur un "destrier à pédale".
 * Un bâtiment qui ressemble à une gare.... Il semble que cela soit l'église.
 * ... Hélas, point de château !

Mais qu'y a t il au dessus des toits ?

  Cette tour-horloge surprend par sa forme.

Est ce mon Graal ?

 

    L'extérieur :

       Je me décale un peu pour mieux voir, et il me semble bien que médiévale est cette tour.   Avec empressement je me rends aux pieds de cette "beauté".... Impressionnante !

    La surprise passée, je cherche des caractéristiques architecturales... Hélas, trop refaite elle est.... Hélas, gommés les signes du temps sont..... J'ai beau scruter le haut à me rompre les cervicales, point de rêve médiéval j'ai !

 

    L'intérieur :

   Comme vous l'avez constaté, cette tour est devenue le carillon de l'église. Elle n'est pas ouverte à la visite.

  Je repars donc vers de nouvelles aventures castrales.

 

 

Histoire du château :

* En 1050, au village né un personnage qui devint évêque de Comminge. C'est le futur Saint Bertrand.
* Vers le 12ème siècle, une puissante famille l'Isle est cité, et un castelnau apparaît en ce lieu.
* Au 14ème siècle, la seigneurie devient un Comté (voir titre de noblesse).
* En 1345, à Auberoche, le Comte de l'Isle Jourdain fut battu par le Comte de Derby aidé de la ville de Bordeaux  et fut fait prisonnier avec 200 chevaliers.
* En 1421, sans héritier, le dernier Comte de l'Isle vend ses terres à Jean IV d'Armagnac. Ce nouveau propriétaire habite souvent au château.
* En 1443, Charles VII envoie son fils Louis II pour saisir les biens de Jean IV et remettre de l'ordre dans la région (Jean IV qui s'était proclamé "comte par la grâce de Dieu", avait renié son hommage au roi de France et tentait d'annexer le Comminges, tout de même... ). Voyant la puissance Royale, Jean IV souhaite proposer la paix, mais Louis II ne s'embarrasse pas de scrupules et le fait arrêter ainsi que sa famille.
* En 1473, les troupes du Roi Louis XI (voir liste des rois) tuent Jean V à Lectoure. Cet acte est le début du déclin de cette famille.
* Vers 1620, les guerres de religion font rage. Les catholiques pillent cette ville protestante.
* En 1621, Richelieu donne l'ordre de détruire le château de L'Isle en Jourdain.
* A partir de 1778, la collégiale est reconstruite  et le vestige du château (la tour) est intégré à la construction.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de la tour est interdite. 

 

 

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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 06:30

 

Département :   43 - HAUTE LOIRE

 

Le bourg : 

Ne révez pas, ceci est le dessin du château. C'est une ruine que vous allez visiter.     Situation (--> le voir sur une carte)

        Allègre est un joli village à 25km au Nord-Ouest de Le Puy et à 15km au Sud de La Chaise Dieu.

   Le château est planté à 1100m d'altitude, au sommet du village.

 Coordonnées du château :

45° 12' 5.519" N 3° 42' 40.81" E
 45.201533°  3.711336

 

     Origine du nom :

        Le nom Allègre est cité pour la 1ère fois au 13ème siècle. Il vient du mot latin ALACER signifiant : Ardant, Vaillant.  

 

Le site fortifié : 

     L'extérieur :

Présentation

      Pour comprendre cette ruine, il est important de regarder le plan de la fortification de la ville datant du 15ème siècle. Lorsque j'ai découvert ce plan dans une revue, j'ai eu de suite l'envie de me faire un petit week-end dans cette cité fortifiée (et vous ?).
   Un village fortifié sur 4 siècles avec 3 rangées de rempart est une bonne motivation à la découverte. Mais une question me vient :

"Pourquoi n'ai je pas entendu parlé de cette cité avant ?".


La découverte

     Depuis la vallée, le spectacle est comme un rêve. Au sommet du village, un puissant château est posé sur une butte naturelle. Protégée par la triple enceinte du village et par ses nombreuses tours, cette ruine a du faire réfléchir plus d'un assaillant.

J'ai hâte de découvrir ce site  (et vous ?). 

 

Est ce un rêve ?

    Sur la page suivante de ma revue apparaît le dessin du château (Reconstitution par E. Gautheron). Quelle puissance, quelle élégance, quel raffinement !....
   Les qualificatifs ne manquent pas devant cette construction....... 

"Mais.... Pourquoi n'ai je pas entendu parlé de cette cité avant ?".

 

L'approche
    Les remparts du village sont "presque" comme sur la gravure. Il est vrai que des antennes de télévision ont poussé, des paraboles captant les images du monde sont visibles, des voitures à essence ont pris la place des chevaux, le goudron au sol a remplacé les pavés, mais les remparts sont encore bien visibles.

Je suis dans une cité fortifiée ayant évolué sans cacher ses origines médiévales.

 

   Vite, je trépigne d'impatience pour admirer le château. Même s'il faut débourser quelques piastres, je veux le voir.

"Mais.... Pourquoi n'ai je pas entendu parlé de cette cité avant ?".

 

   Le château :   

Je suis fébrile

* Évidemment, il y a une "légère" montée,

* Évidemment les maisons modernes me cachent la vue,

* Évidemment, je suis tellement impatient que le temps me parait s'éterniser, mais je le sens... Il est au bout de cette ruelle...... 

"Mais.... Pourquoi n'ai je pas entendu parlé de cette cité avant ?".

 

     Je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps. Je vous sens très impatient de vivre avec moi une sensation incroyable !......    Je jette un dernier regard sur le dessin du château pour m'imprégner et........ c'est le choc.

Êtes vous prêtes et prêts pour ce choc ?

 

Je le vois

Il est là, devant moi !

  Ho, je vous vois surprises et surpris.

Un choc n'est il pas ?

 

Il est là !
   Évidemment, comme moi, vous vous attendiez à une forteresse imposante et non à "3  pierres". Il faut savoir que cette ruine a un surnom : La Potence.
    Dans les livres, les revues et les brochures, le mot Potence est plus souvent employé que Château.

  Découvrons ensemble toutes les beautés cachées de cette ruine.

 

Analyse rapide

   Même si la ruine est minimale, elle garde encore des détails de son luxe d'antan. Je ne me moque pas, regardez le raffinement des mâchicoulis. Classiquement les mâchicoulis (voir vocabulaire) ressemblent à cela et non à une succession d'ouvertures trilobées sur des corbeaux très fins.
   Autre détail d'élégance, l'association de couleurs de pierres. De très nombreux châteaux en Auvergne sont construits avec de la pierre noire volcanique (comme au château de Coppel) qui assombrit les ruines. Allègre joue sur les "couleurs" et devient très "élégant".

 

Détails de la potence

  En contournant cette "potence", une ouverture apparaît dans le montant gauche. C'était sûrement un axe de circulation au 1er étage du château haut. Quelques pierres sculptées ont résisté au temps et aux ravages des hommes. Ce bâtiment n'était pas pour des soldats mais pour un seigneur puissant, certainement son château principal. 

 

Tour de défense

   Un tel château se doit d'avoir des tours de défense. Un vestige avec des murs épais et sans décors précède la "potence". Ce reste de tour était le 3ème rempart de défense, ses entrailles ne comportent aucune sculpture ni décors. Pour comprendre les vestiges, je regarde à nouveau le dessin du château. Les parties claires ont totalement disparues, les constructions foncées sont les vestiges que j'observe.... Évidemment. 

 

C'est déjà fini

  La colline supportant la ruine est vaste avec parfois des fondations qui tentent de survivre aux attaques de la végétation et de l'herbe. Il est très difficile d'en comprendre les fonctions.

  Avant l'arrivée d'un orage de printemps j'admire le panorama et je profite des éclairages diffus sur les Puys volcaniques.

 

 

Histoire du château et de ses seigneurs :

* Au 12ème siècle, le site se nomme : Grazac. Une fortification semble existée sur les flancs d'un ancien volcan.
* En 1226, le seigneur Armand d'Alègre s'illustre dans des faits d'armes aux cotés du roi Louis VIII (voir liste des rois).
* Vers 1229, Armand II d'Alègre participe à des arbitrages de justice avec le (très connu) roi Saint Louis.
* En 1267, le seigneur Hugues d'Alègre est cité dans des actes de justice.
* En 1285, Armand III d'Alègre est cité dans un texte.
* En 1304, le roi Philipe le Bel demande à Arnaud III d'Alègre de se rendre à Arras et combattre en Flandre pour le royaume.
* En 1310, Eustache d'Alègre est cité dans des textes.
* En 1321, Eustache demande que ses terres soient détachées du Velay pour "rejoindre" l'Auvergne. Il devient ainsi le Baron d'Alègre (voir titre de noblesse). C'est le début de la construction du futur château d'Alègre.
* En 1343, Armand IV d'Alègre est le nouveau Baron.
* En 1361, durant la guerre de Cent Ans, Arnaud de la Marche avec ses routiers attaque le château. Durant ce combat, Armand IV est tué. Le château n'étant pas détruit par les Anglais, sa veuve, Alix de Chalençon, réside à Alègre.
* En 1364, son neveu Bertrand de Saint Nectaire revendique le château comme héritage, et chasse Alix de la forteresse.
* En 1365, Alix demande au Duc de Berry de reconquérir le château. Après 6 mois de siège, la forteresse est enfin libérée et Alix retrouve son bien. Pour éviter qu'un autre "héritier" revendique par la force ce lieu, Jean II d'Armagnac (beau frère du Duc du Berry) assure la garde du château.
* En 1385, Alix décède. Le Duc de Berry donne la Baronnie à Morimont de Tourzel.
* En 1386, ce nouveau Baron d'Alègre réalise de nombreux travaux d'amélioration de la défense, et surtout, il crée une fortification autour du village.
* En 1418, mort de Morimont. Son fils, Yves Ier de Tourzel d'Alègre continue les travaux de fortification, mais avec ce siècle naissant, il réalise des travaux d'embellissement comme les mâchicoulis tréflés.
* En 1442, Jacques Ier de Tourzel (fils de Yves Ier) est cité dans de nombreux textes. Il est Baron d'Alègre mais aussi conseiller et chambellan du Roi. La Baronnie "rayonne" dans tout le Languedoc.
* En 1469 (?), Jacques est l'un des nobles ayant l'honneur de porter le trône de la procession au Puy organisé par le roi Louis XI (curieuse procession dont le but est de demander à Dieu un héritier pour le royaume de France).
* A partir 1472, Jacques combat en Catalogne pour le Roi, mais ne délaisse pas Alègre. Il consolide les fortifications mises à mal par les attaques Anglaises de la "guerre de 100 ans". Il accorde le droit de marchés dans sa cité. Le château est le plus grand et le plus "beau" d'Auvergne.
* En 1485, Jacques confirme les privilèges accordés à certains habitants.
* Vers 1490, Yves II, fils aîné de Jacques, devient le nouveau Baron d'Allègre. Avec son frère François il menèrent de nombreuses actions militaire et diplomatique pour les rois de France (Charles VIII, puis Louis XII   voir liste des rois).
* En 1495, le château a un hôte de marque : Le roi Charles VIII, venu aux états généraux du Languedoc.
* En 1512, Yves II dit "Le Grand" meurt à la bataille de Ravenne. Son fils Gabriel de Tourzel devient Baron d'Alègre et participe à la campagne d'Italie avec le chevalier Bayard (voir "son" château).
* En 1515, le roi François Ier confirme le Baron d'Alègre dans ses "fonctions pour le royaume". Il lui accorde le droit de mettre sur son blason 6 fleurs de Lys.
* En 1533, le château a un hôte de marque : Le roi François Ier.
* En 1538, Gabriel meurt. Son 3ème fils devient le nouveau Baron d'Alègre sous le nom de Yves III.
* Vers 1560 (?), Yves est assassiné dans son château (une histoire amoureuse dit la légende). N'ayant pas d'enfant, c'est son neveu Yves IV qui devient le Baron d'Alègre et s'installe à Issoire. Sa veuve récupère le château d'Alègre et y habite.
* En 1592, Yves IV est assassiné par son épouse. Son fils Christophe II est le nouveau Baron d'Alègre mais fuit provisoirement en Italie suite à des ennuies judiciaires.
* En 1593, le château subit une attaque aux canons durant 2 jours. 
* En 1605, Christophe II habite le château et à la demande de sa femme très pieuse, fait construire un Hôtel Dieu.
* En 1640, Christophe meurt. Claude Yves de Tourzel devient Marquis d'Alègre (voir titre de noblesse).
* En 1665, Claude Yves meurt et le nouveau Marquis se nomme Yves V de Tourzel. Il réside parfois dans le château d'Alègre, mais ses fonctions à la cours de Louis XIV l'éloignent de l'Auvergne.
* En 1698 le 15 novembre, Yves V réside au château. Un feu se déclare depuis la cheminée de la salle haute. Il se propage très rapidement attisé par le vent. Le château est ravagé par les flammes. Il ne sera jamais reconstruit.
* En 1733, Yves V meurt sans héritier mâle.
* En 1935, les ruines sont classées aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine du château est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre existe bien que faible.

 

Le luxe d'antan s'exprime même sur les mâchicoulis.

 

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 06:09

 

Département 16 - CHARENTE

  Voyez vous une église fortifiée ?

Le bourg :
       Situation :   (--> la voir sur une carte)
   La commune de Pérignac est située à 60km au Nord-Ouest de Périgueux, à 40km au Sud-Est de Cognac et à 20km au Sud-Sud-Ouest d'Angoulême.

   Coordonnées de l'église :

45° 27' 51.03" N
0° 4' 38.208" E
 45.464175°
 0.07728°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

   Il y a quelques mois, je vous avais présenté l'église fortifiée de Pérignac située en Charente Maritime (département 17). Ce jour, je vous invite à découvrir un bâtiment religieux en Charente (département 16) dont le nom de commune est identique.

   C'est donc avec un oeil de "comparateur" que je viens visiter cette église.

Sera-t-elle fortement fortifiée ?

  Transept et chevet ne portent pas de système défensif évident

Premières constatations

   En découvrant cette église, je remarque de suite :

* Un ravalement récent donnant de la jeunesse à cette construction médiévale.

* Un haut clocher dont l'architecture semble moderne.

* La nef ne comporte aucune fenêtre.

* Des contreforts doublés avec une profondeur différente.

Etait ce pour supporter une salle sous le toit ?

* Au dessus de la rangée de modillons, une réhausse.

Etait ce une salle de repli ?

  Je métonne que point d'ouverture du tir ou de guet soit visible.

Ont elles été obstruées suite aux consolidations ?

 

Transept et chevet
     Le transept, par sa hauteur et son architecture semble avoir été construit après l'église primitive. 

   Par son élégance, le chevet attire le regard. Evidemment, le castellologue-amateur, que je suis, est de suite intéressé par la petite réhausse. Mais je n'en tire aucune conclusion d'évidence.

 

perignac-31 perignac-31

 

Le portail d'entrée

  D'après mon dictionnaire des fortifications médiévales, l'entrée était défendue par un hourdage (voir vocabulaire). Deux corbeaux sont encore visibles. En voyant ces archivoltes, il est difficile d'imaginer l'encorbellement en bois il y a 6 siècles.

 

        L'intérieur :
  Lentement j'entre dans le nef qui a perdu ses peintures. Les décorations de l'abside ont aussi disparu. Seule la Pucelle d'Orléans, bien loin de sa terre natale, est encore très colorée.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 13ème siècle,construction du transept.

* Au 14ème siècle,durant la Guerre de Cent ans, l'église est fortifiée (à vérifier).

* Au 15ème siècle, l'intérieur du transept est décoré (peintures).

* Au 17ème siècle, des peintures décorent le chevet.

* En 1687, la cloche en bronze est coulée puis mise en place.

* Au 19ème siècle, la nef est restaurée.

* En 1883, le clocher est reconstruit par l'architecte Edouard Warin. C'est la réplique des clochers imaginés pour la cathédrale d'Angoulême par son maître : Paul Abadie.

* En 1907, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 20ème siècle, l'église est restaurée.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint-Gervais - Saint-Protais) est libre et gratuite depuis les rues. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Cette égise gardera ses secrets !

Vers Menu églises
fortifiées
de France
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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 04:55

  En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

Résumé :


    « Les châteaux sont, parmi d'autres réalités du patrimoine, l'un des reflets de la grande histoire de Savoie, celle d'avant 1860. Avec cette nouvelle édition, revue et complétée, Michèle Brocard nous emmène dans un passionnant itinéraire historique de plus de 300 pages représentant près de 400 châteaux répartis entre la Tarentaise, la Maurienne, la Combe de Savoie, le Petit Bugey et la Chautagne.
    Ce livre est illustré de merveilleux dessins originaux dus à la plume d'Edmond Brocard, architecte des Bâtiments de France, qui nous restitue souvent des vues des châteaux dans leur présumé état antérieur. Un véritable voyage dans leur temps et une réelle invitation à la découverte pour tous les passionnés de l'histoire et du patrimoine de Savoie. »
 
 
Mon avis :
Les constructions d'une région "étrangère"  !
 
      Ho, je vous vois sourire, vous pensez que "étrangère" n'est pas le terme le plus juste pour parler de la Savoie. Pourtant, cette région n'a été annexée qu'en 1860, ce qui est très récent. Donc, en lisant cette oeuvre sur les châteaux , le médiéviste que je suis  fais bien un voyage hors de France.
      Ce livre n'est pas un récit, ni une description avec des anecdotes, ni une prose parlant de quelques contes et légendes Savoyards. C'est un ouvrage qui s'apparente plus à un dictionnaire.
     Chaque château est décrit avec des détails architecturaux et avec une partie de son histoire. Il n'y a aucune photo, seul des graphiques agrémentent la compréhension des bâtiments.
     Malgré cette austérité de noir et blanc, quel régal pour un castellologue comme moi. Les textes sont clairs, détaillés (pour les châteaux principaux il est vrai), précis. Le Dauphinois que je suis peut "espionner" les fortifications de mes anciens ennemis.
    C'est aussi le complément du livre sur la Maurienne médiévale.
 
    Si vous êtes passionnés de châteaux, ou si vous souhaitez visiter la Savoie autrement, voici un livre indispensable pour votre bibliothèque.
    Par contre, si vous préférez les beaux livres avec de belles proses et des jolies photos (comme le Larousse),  je vous conseillerais deux autres ouvrages :
   - Vers les plus beaux châteaux des Alpes (Français et Européens)
   - Les pierres fortes de Savoie (nous en reparlerons).
 
  Pour parfaire votre connaissance sur les châteaux de cette région, il existe un livre complémentairechâteaux de Haute Savoie.
 
   Si l'histoire de la guerre entre la Savoie et le Dauphiné vous passionne, lisez ce livre :  Défendre la Bresse et le Bugey.
 

 
Venez "visiter" maintenant les châteaux de la  SAVOIE 
 
 
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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 00:00

  En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

 
    « Parcourant en douze chapitres les diverses régions de la France, deux fervents du Moyen Age tentent de nous familiariser avec l'histoire, les moeurs et coutumes, les traits de caractère, les réalisations artistico-utilitaires et autres caractéristiques propres à chaque région pendant ces quatre siècles qui séparent Guillaume le Conquérant de Jeanne d'Arc.
   Un récit fort documenté, débordant de vitalité, illustré d'une imagerie éloquente et de cartes précieuses pour localiser châteaux et forteresses, églises et trésors, etc. Un voyage passionnant en compagnie de connaisseurs.» 
 
 
Mon avis : 
Ouvrage d'initiation à l'histoire médiévale !
 
 
454 pages, et 16 cartes des régions Françaises détaillées, voilà ce qui résume cet ouvrage.
 
  Ce n'est pas un livre très technique, ni exhaustif, mais il explique correctement et simplement l'histoire et la construction des régions de France.
  Cela se lit comme un roman, et dans l'ordre que l'on souhaite, puisque chaque chapitre est indépendant..
      Les puristes seront évidemment insatisfaits, les médiévistes confirmés n'apprendront que peu, mais j'avoue avoir lu ces récits en été, durant la canicule, avec plaisir et avec un verre d'eau  (enfin, c'est ce que je vous fais croire) fraîche.
  Je ne pense pas qu'il soit encore disponible neuf en librairie, mais les bouquinistes vous l'offrirons pour quelques Euros.
 
 
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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 06:30

 

Département :   42 - LOIRE


Le bourg

  Situation :   (--> le voir sur une carte)

     Le petit village de Rochetaillée est située à 6km au Sud-Est de Saint Etienne, dans le Parc Régional du Pilat.

  Coordonnées du château :

45° 24' 37.199" N 4° 26' 45.438" E
 45.410333°  4.445955°

 

   Toponymie :

     L'origine du nom "Rochetaillée" n'est pas très difficile à trouver. Point de dictionnaire poussiéreux dans une bibliothèque il me faut regarder.

Avez vous deviné ?


Le château 

     L'extérieur:

Surprenant !

     Cela parait incroyable mais en partant de Saint Etienne, la route monte doucement et à l'arrivée, je me retrouve à 775m d'altitude, je ne vais donc pas voir un château de plaine. Sur un petit parking permettant de poser mon destrier, j'admire le magnifique château. Posée sur le rocher, cette ruine me fascine déjà.

Et vous ?

 

La découverte

       Comme toujours, je fais le tour de cette "beauté" médiévale pour mieux la ressentir.
  Vous avez remarqué comme moi que le château ne comporte pas de rempart extérieur, je ne vois pas une autre enceinte de protection.

Peut être était elle assurée par le village ?

 

Un arc...mais sans flèche

    Voici une 1ère curiosité architecturale. Proche du donjon Sud, il y a un arc de décharge pour suppléer à l'absence de rocher et prolonger la courtine.

Humm, ce château va être très intéressant !

 

Il épouse.... la roche

   En contournant le donjon, je découvre que la ruine est "peu large" et asymétrique. Ce n'est pas un château tout en rondeur (comme celui ci) ou parallélépipédique (comme celui là), mais une construction qui épouse le rocher comme j'en ai tant admirer dans le Bas Rhin. L'architecte a du s'adapter et faire des compromis, au détriment de la défense (Une forme allongée offre plus de courtines attaquables).

Que faut-il faire pour renforcer la défense d'une courtine, surtout située du coté de l'attaque ?

 

La tour avancée

    Evidemment, vous avez la réponse, il faut construire une tour. A Rochetaillée, ce n'est pas une simple petite "chose ronde" mais une puissante barbacane ovale percée des arquebusières (voir vocabulaire).

  Quel incroyable château !

 

Comme il est beau !

     Je ne vais pas vous faire durer le suspense plus longtemps, voici la façade principale du château.

Wahouu ! ! !  (si,si, je vous ai entendu prononcer cela).

     Certains trouveront que l'escalier en fer n'est pas très médiéval, mais sans cela point de possibilité d'entrer dans cette belle ruine. Et puis, je vous en ai déjà montré en Suisse par exemple (voir ce château).

 

Analyse rapide de la façade

Que vois je sur cette façade ?

* D'abord, les 2 extrémités sont défendues par deux tours rondes (le donjon est à droite).
* Ensuite, la barbacane (au centre) s'avance vers la position "fragile", c'est un défi architectural sur ce rocher.
* Puis, une ouverture en arc haut perchée qui était la porte d'entrée du château.
* Enfin, la renaissance a fait ouvrir des fenêtres à meneau dans la courtine.

 

Je vais entrer

   Il est temps de monter cet escalier. Les surprises s'enchaînent. La courtine comporte des bouches à feu et la tour possède des archères. Ce mélange de système de défense s'étalant sur 3 siècles m'étonnera toujours.

Et maintenant..... j'entre.

 

    L'intérieur :

J'entre

   Comme vous l'avez constatée, l'entrée dans ce château ne s'effectue plus par la grande porte de la façade, mais par une "brèche" dans la barbacane.

Qu'importe, j'ai envahi le château... Mais c'est plutôt le rêve médiéval qui m'envahit.

 

La barbacane

     Après la campagne de fouilles, pour rendre le site visitable, la ruine a été très consolidée, (pour une fois, je ne recevrais pas de pierres sur le nez),  la barbacane est donc "presque" neuve et très intéressante.
    Elle comporte les ouvertures de tir pour arme à feu dont je vous avais déjà parlé qui devaient être utilisé depuis un chemin de ronde dont je devine les traces. Et le plus surprenant, il y a un puits.

 

Une citerne dans la tour

    En réalité, l'orifice est une citerne alimentée par les eaux pluviales.Soudain, une question me vient :

Comment amener l'eau dans cette citerne ?

 La réponse est logique : Par des gouttières et des canalisations dont il est possible de voir les traces d'origine sur le sol (mais beaucoup de pierres creusées ont été regroupées dans le château en attendant une campagne de reconstruction).

 

La terrasse sommitale
      Évidemment, en pénétrant dans la partie intérieure du château, je ne m'attends pas à voir une cuisine, un logis avec des voûtes merveilleuses, une salle d'armes etc...  Je suis dans une ruine qui pourtant montre des détails captivants. Par exemple :

* La porte d'entrée a du être modifiée car elle ne comporte aucune ouverture pour les bras du pont levis (Voir cet exemple).
 * Les fenêtres à meneau étaient à coussiège double (petit banc en pierre de chaque coté).
 * Le logis devait avoir au moins 2 étages.
 * La tour ne devait être accessible par étage que depuis le bâtiment central.

   Dans la tour il y a peu de lumière, la seule ouverture est l'archère dans l'impressionnante épaisseur du mur.
  A l'opposer de la petite tour, il y a le donjon.

Le donjon
     Il n'est pas au centre du château comme les images de notre enfance nous le montre souvent, mais sur la pointe Sud de la forteresse, presque isolé. Ce donjon faisait parti de la défense principale du château. Le plan vous fera mieux comprendre cette ruine.

 

Je vais visiter le donjon
    Pour accéder dans cette tour, il faut monter un escalier en fer, peut être peu esthétique mais réellement pratique.
     Avec ses dimensions modestes, le donjon n'était pas habitable en permanence, mais il pouvait accepter plusieurs personnes en cas de refuge ultime.

 

La vue...perturbée

   Comme souvent avec les ruines médiévales, la vue est magnifique. Je me mets à rêver quand soudain...
Mais qu'entend je ?
  Sont ce des barbares qui veulent attaquer "mon" château ?
     Évidemment non, ce sont d'autres touristes venus apprécier le panorama. Je leur laisse la place et je retourne vers mon destrier.
   Mais avant, je vous fais un cadeau : Le dessin du château au 16ème siècle réalisé par les archéologues suite aux fouilles.

 

 

  Histoire du château :

* En 1175, le château est cité pour la 1ère fois dans un texte limitant les droits de l'archevêque de Lyon et du propriétaire du château : Le Comte de Forez (voir titres de noblesse).
* En 1195, l'abbaye de Valbenoîte détient les droit du château.
* En 1561 (?), les Calvinistes attaquent le château sans succès.
* En 1562, les Calvinistes commandés par le capitaine Sarras, réussissent à s'emparer du château appartenant au Comte d'Apchon.
* En 1589, après 19 jours de combat avec armes à feu et canon, le château est repris par les ligueurs de Jacques Mitte.
* Vers 1590, le château est rendu à son propriétaire dans un état peu habitable.
* Au 17ème siècle, le château appartient à la famille de Badol de Forcieu.
* Au 19ème siècle, le château est démantelé par un marchand de biens et les pierres sont vendues.
* Au 20ème siècle, les ruines appartiennent à la ville de Saint Étienne.
* En 1930, le site est inscrit aux Monuments Historiques.
* En 1942, le site est classé aux Monuments Historiques.
* En 1998, pour rendre accessible la ruine à tout public, de gros travaux de consolidation et d'aménagement sont réalisés.
* Au 21ème siècle, la découverte est libre et gratuite aux heures d'ouverture. Ce lieu est un régal pour les amoureux de panorama sur les montagnes et l'odeur des pierres.

 

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 15:51

 

  En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

Résumé :

    « Les monnaies féodales s'avancent parées de noms souvent extraordinaires : barberins, bugnes, carlins, dickens, engrognes, escalins, gigots, hardis, lions, massons, mites, niquets, patagons, patards, plaques, toisons.
   Frappées non par les rois mais par les princes, ducs, seigneurs, par les abbés et évêques, par les villes ou les régions, elles suivent de près non seulement l'Histoire de France, mais celles de leurs régions d'origine.
   Peut-on s'intéresser à la généalogie sans rechercher ce que ses ancêtres avaient comme monnaies, sans s'intéresser à des objets qu'ils ont pu personnellement toucher ?
   Non, bien entendu : la numismatique féodale est sœur jumelle de la généalogie. Cherchons-nous nos racines ?
   Avec les monnaies féodales, nous pouvons les prendre en main : ces monnaies ont été frappées chez nous, ont circulé dans nos terroirs ; parlent de nos gens ; leurs symboles sont encore souvent ceux de nos régions »
 
 
Mon avis :
Apprendre l'histoire autrement  !!!
 
          Je vous vois dubitatif devant mon slogan. Pourtant ce livre n'est pas que pour les numismates. Il y a sur les pièces différentes représentations :
       -
L'éffigie du souverain, ce qui nous donne une idée de ce personnage,
      
- ou un blason de la seigneurie,
       - des écritures, informations très instructives sur la langue parlée et la calligraphie utilisée.

   Dans cet ouvrage, chaque pièce de monnaie est décrite dans son contexte historique avec un petit résumé de l'époque et les dates. Si un personnage est présent sur la pièce, un petit texte nous rappelle ses dates, son rang, ses parentés et parfois ses faits marquants.

   Les provinces ne sont pas oubliées, et il est important de se souvenir que la France était très morcelée au moyen age.

  J'ai découvert de nombreux petits détails sur les échanges entre les comtés ou les provinces. Ce n'est pas un livre indispensable pour comprendre l'histoire ou les ruines castrales (qui sont le thème principal de ce blog), mais il y a de nombreux petits détails oubliés dans les livres qui apparaissent ici.

  Peut être que si votre compagnon, votre fils, votre père a déjà tous les livres d'histoire, celui ci sera un cadeau différent auquel il n'aura pas pensé..

Alors, merci qui ?

 
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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 05:50

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose. 

 

Résumé :

    « Vingt médiévistes proposent dans le volume une réflexion d'ensemble sur les interactions de l'homme et du milieu montagnard au Moyen Âge.
   Bien que l'imaginaire des hommes de ce temps l'ait décrite comme un espace inhospitalier et dangereux, la montagne ne fut en rien une barrière ou un désert.
    Regroupées en quatre thèmes :
        - la montagne traversée,
        - la montagne gouvernée,
        - la montagne vécue,
        - la montagne imaginée
   Les contributions s'interrogent sur les spécificités des communautés montagnardes, sur leur contrôle du milieu, sur la recherche de leur identité et de leur autonomie.
   Mais si l'image de Guillaume Tell, champion d'une communauté résistant à tout contrôle politique, hante encore notre mémoire contemporaine, les sociétés montagnardes médiévales ont toujours été partie prenante dans le jeu complexe des pouvoirs, qui les mettait aux prises avec les seigneurs locaux, les villes et le prince territorial. »
 
 
Mon avis :
Voir la montagne autrement  !!!
 
   Ce livre est le résultat du 34ème congrès de la "Société des Historiens Médiévistes de l'Enseignement Supérieur public" réunis à Chambéry en mai 2003.
 
   Non, non, cher lecteur, ne part pas tout de suite. je vais simplifier les propos de ces sommités.
   S'il est vrai que ce livre est très technique, très spécialisé, il apporte un éclairage nouveau sur nos montagnes, il y a 800 ans :
  • * Les habitudes de nos ancêtres montagnards sont détaillées.
  • * Leurs rapports avec leurs voisins (Provençaux par exemple)  sont décrits,
  • * Cette société n'était pas uniquement pastorale. Forgerons, mineurs et bien d'autres peuplaient les collines,
  • * Malgré la dureté du climat et des routes, ces montagnards n'étaient pas repliés sur eux même, ils commerçaient, et avaient aussi une influence politique et militaire.
 
   Toutes les montagnes sont analysées : Savoie, Dauphiné, Pyrénées, Rouergue etc....
   Les "futurs Thésards" sur ce thème, les fous (comme moi) de cette époque si lointaine et si importante seront heureux de lire ou feuilleter cet ouvrage incroyable, d'une immense richesse sur un sujet peu traité.
 
   Les autres seront heureux...... de ne pas le lire (tant son approche est difficile). Je vous ai conseillé tant d'ouvrages dans ce blog que je souhaitais pour une fois faire le "Kakou"  avec un tel livre....... que je n'ai pas encore terminé il est vrai.
  Rassurez vous...... Il n'y en aura pas d'autre..... Avec un tel livre, ma tête a grossi et je ne peux bientôt plus enfiler mon heaume.
 
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