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Ombre et lumière

4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgEst ce le gardien des lieux ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le bourg de Coursan se situe à 7km au Nord-Est de Narbonne et à 5km à l'Ouest de Fleury.

  Coordonnées du bourg :

43° 13′ 57″ N 3° 3′ 32″ E
 43.2325°  3.058889°

 

L'église 

     L'extérieur :

Préambule

    Cela se passe il y a de nombreuses années et m^me, au siècle dernier. C'était la fin des vacances, je n'avais plus que 8 photos possible dans ma dernière pellicule de diapositives. De plus à cette époque, je n'avais pas conscience que les églises fortifiées seraient l'une de mes passions des années plus tard.

Conséquence : Peu d'images caractéristiques.

    Mais l'église de Coursan ne doit pas être oubliée de ce blog. Ces quelques photos grossiront peut être avec le temps.

 

L'arrivée

     Dans le ciel bleu de cette magnifique région, les blanches gargouilles se détachent faisant le plaisir des photographes. Leur forme trapue est bien différente de celle élancée des grandes cathédrales.

  Certaines gargouilles ressemblent à des... heu... mammifères quadrupèdes et d'autres à des... heu... chiens féroces ?

Que voyez vous ?

 

Les défenses

     Mais je ne suis pas venu en ce lieu pour faire du tourisme photographique mais pour regarder des défenses médiévales. Cela commence par une haute et fine archère à étrier (13ème siècle ?). Puis sur la haute tour servant de clocher et d'horloge une archère aussi belle. Ce qui me surprend, c'est la différence de qualité, de couleur de pose entre les pierres du chevet et celles de la tour.

     Cette tour a dû prendre la fonction de clocher récemment, car vu sa position et les matériaux, je suppose qu'elle  devait être celle d'un château ou des remparts.

    Au sommet, je ne vois ni crénelage, ni mâchicoulis (voir vocabulaire). Les années de modifications et de modernisation ont certainement changé l'architecture de cet ensemble.

 

     L'intérieur :

          La tour ne se visite pas et l'intérieur de l'église est "moderne".

 

 

Histoire de l'église :

* En 1237, un texte mentionne la présence de fortifications. Comme souvent, les murs de l'église s'appuient sur les épais murs des remparts.
* Au 14ème siècle, une partie de l'église est reconstruite.
* En 1869, l'architecture de l'église est réaménagée. Les murs, charpente, voûtes sont refaits.
* En 1874, restauration des fenêtres du choeur ainsi que la voûte
* En 1877, des contreforts sont construits suite à l'effondrement du mur Sud.
* En 1948, le clocher de l'église est inscrit aux Monuments Historiques.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame de la Rominguière) est libre et gratuite. La visite de la tour est impossible. 

 

Chien, cheval ou cochon ?

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Survolant le bourg, les vestiges du château fort surveillent les touristes !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune d'Aubin est située à 35km au Nord-Ouest de Rodez, à 17km au Sud-Est de Figeac et à 4km au Sud de Decazeville.

     Coordonnées du château :

44° 31' 44.184" N
2° 14' 59.723' E
 44.52894°
 2.249923°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

   En arrivant dans le bourg, je n'ai point à chercher durant un long moment pour trouver l'emplacement du château. La beauté de pierre, but de ma matinée, est posée sur la crête rocheuse dominant Aubin. Une citerne creusée dans le roc

   Comme à mon habitude, je coure vers elle (voir explication ici), mais un panneau me quémande la prudence. C'est donc à pas feutrés que je me dirige vers le sommet de la butte portant le château fort.

 

Les premières découvertes

    Une émotion intense s'emparre de moi en gravissant cet escalier de pierre. J'imagine le nombre de soldats, d'attaquants et de défenseurs ayant franchi ce lieu durant 10 siècles.

    Quelques mètres plus hauts, je découvre des parties du rocher taillé en angle droit. Ceci n'est point les traces d'une carrière de pierre mais les vestiges de maisons ou de bâtiments.

   Ces banquettes ont du porter un mur épais. Le rocher creusé en forme de cercle est l'apothéose des traces de vie.

   Vous avez évidemment reconnu une citerne.

  De nombreux bâtiments profitaient de la défense efficace de la tour carrée

Les traces de poutres
    A chaque pas, des traces du passé s'affichent fièrement. C'est ainsi que je rencontre l'emplacement d'un grandiose bâtiment. Au sol, je ne remarque aucune trace de séparation.

La salle était elle si grande ?

   Au dessus, les imposants trous carrés m'informent que des poutres servaient de support au plafond. La hauteur est impressionnante.

Etait ce la aula du château ?

 

Au sommet de la crête

   Evidemment, vous avez remarqué une construction presque entière au dessus de la paroi verticale. Il me faut de suite la visiter. Mon envie de pierre me fait monter (par un chemin facile). Sur la crête, je vois un chemin de croix, au bout de cette ligne la tour carrée me fait signe (avec son drapeau).

 

La tour

     La tour à base carrée est arasée. Point de crénelage ni de mâchicoulis (voir vocabulaire) apparaît. Une ouverture en partie basse m'invite à entrer.

  L'ancienne chapelle castrale

        L'intérieur :

Les entrailles de la tour

   Avec précaution, je franchis la porte de l'unique vestige. Ma fascination va d'abord au rocher non aplani servant de base à la construction.

Suis je en ce moment dans le ratier ?

  Au dessus, une baie avec un ébrasement intérieur important ressemble à une fenêtre du 12ème siècle.

Avez vous remarqué l'épaisseur du mur ?

   Une autre ouverture me surprend. Elle est trop droite pour une fenêtre, trop large pour un système défensif, trop haute pour des latrines.

Serait ce une porte pour le chemin de ronde ?

 

C'est la fin

   A regret, je sors de cette tour qui ne m'a pas révélé tous ses secrets et je me jette sur les remparts. Pour vous laisser quelques surprises lors de vos prochaines vacances en ce lieu, je ne vais point tout vous décrire. Je vous laisse admirer l'ancienne église et je repars vers d'autres aventures Aveyronnaises.

 

 

Histoire du château :

* En 198, un poste fortifié est/serait aménagé sur l'ordre d'un Général Romain nommé : Albinus (c'est ce qu'affirme la tradition populaire).

* Au 10ème siècle, le site est possession de Raymond II Comte (voir titre de noblesse) de Rodez.

* Au 12ème siècle, le château est possession de la famille Frotard.

* Au milieu du 12ème siècle, une branche de la famille d'Estaing devient propriétaire du château.

* A la fin du 13ème siècle, de nombreux copropriétaires se partagent le château et les terres, dont le Comte de Rodez et la famille Fabrefort.

* En 1323, Hélène, une des héritières de la famille Fabrefort, épouse Jean de Morlhon et apporte le château en dot.

* En 1394, les défenses du château sont améliorées.

* Vers 1495, une troupe armée commandée par Salazart, attaque la ville, la saccage et la brûle.

* Au début du 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, de riches bourgeois font construire des habitations dans l'enceinte fortifiée.

* En 1590, les Huguenots s'emparent de la ville. Le sieur Richard de Poux, commandant du château, lutte contre les Protestants puis les chasse.

* En 1574, Henri de Navarre, Comte de Rodez, fait détruire les aménagements fortifiés réalisés par les nobles au début du siècle.
* Au milieu du 17ème siècle, la garnison quitte le château. Le site fortifié n'est plus entretenu.

* En 1668, deux tours sont encore visibles.

* En 1737, l'église n'étant plus consolidée, les autorités interdisent son utilisation.

* Vers 1792,  les révolutionnaires réquisitionnent les vestiges du fort et les vendent à Guillaume Bergougnon. C'est un "prête nom" pour Jean Antoine Marie Brassat Saint Parthem.
* En cette fin du 18ème siècle, la ville est renommée. De Albin, elle passe à Aubin.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible en prenant soin de ne pas glisser, ni lutter contre le vent.

 

Quel paysage !

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 06:30

 

Département 09 - ARIEGE

 Eclairée par le soleil, l'église me hèle !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Seix est situé à 100km au Sud-Est de Tarbes, à 90km au Sud-Ouest de Toulouse, à 50km au Sud-Est de Saint Gaudens et à 15km au Sud-Sud-Est de Saint Girons.

     Coordonnées du bourg :

42° 51′ 55″ N 1° 12′ 5″ E
 42.865278°  1.201389°

 

L'église : 
        L'extérieur :
Préambule

    Non, non, non, ne comptez pas sur moi pour faire des jeux de mots quelque peu tendancieux avec le nom de ce bourg. Chevalier je suis et Chevalier je dois être dans toutes les épreuves.... Mais j'avoue être très excité que ma destination soit Seix.

 

La découverte

    Après mon errance dans les étroites ruelles où l'ombre est un bienfait sous le chaud soleil d'Ariège, comme par magie, un haut et élancé clocher attire mon regard de Castellologue -Amateur.

  Je consulte mon dictionnaire des châteaux forts et fortifications pour savoir si cette église est qualifiée de fortifiée.

Une nef très basse et un haut clocher. Quel contraste ! 

Le clocher
    Voila une construction peu classique. Sa forme s'apparente à un classique clocher-mur portant au sommet 4 cloches. Mais de chaque coté, des petites tours rondes ressemblent à des constructions de guet.

   Sur la face, au niveau inférieur, un chemin de ronde crénelé permet la circulation entre les 2 tours. Au sommet,une balustrade en encorbellement ne semble pas efficace en cas d'attaque.

 

Curiosité

   Les constructions circulaires semblent être des tours-escaliers. Je suis surpris de voir à l'extérieur, en partie basse, une porte. Cela crée un point faible que les assaillants auraient pu exploiter, surtout qu'aucun système défensif au dessus en assure la garde.

 

La recherche d'autre trace

  Je  contourne l'église pour savoir si la nef ou l'abside sont fortifiées. Hélas, je ne vois aucun indice permettant de l'affirmer. Excepté le clocher avec son curieux crénelage coté nef, cette église ne possède que peu d'indice de ses systèmes défensifs d'antan. En prenant un peu de récul tout en contournant le chevet, j'espère découvrir d'autres détails. Hélas, point de nouveau système défensif je vois.

 

        L'intérieur :

Vais je pouvoir entrer ?

  Hélas, le jour de ma venue, une cérémonie d'adieu réunit de nombreuses personnes dans la nef, je n'ose franchir la porte.

 

Je repars vers une nouvelle aventure quand....

   Avant de quitter ce Seix   pour visiter l'église de Salau (à quelques kilomètres de là), je m'adonne à une autre passion qui est la photo de "composition/paysage". Avec la rivière nommée Le Salat, la couleur des roches, le bleu du ciel, je me sens une âme de photographe-amateur et même de peintre.

  Soudain, en recherchant un angle de prise de vue, mon oeil d'aigle est attiré par une construction.

 Voyez vous au loin une forme médiévale connue ?

  Mes brochures nomment ce bâtiment : Le château - Centre d'interprétation des vallées du Haut Salat.

 

 

Histoire de l'église :

* Au  12ème siècle (?), une église est construite. Le chrisme trinitaire, posé en remploi dans un contrefort, date de cette époque. 

* Au 16ème siècle, l'église est fortifiée.

* Au 18ème siècle, de nombreux travaux sont réalisés, la façade date de cette époque.

* En 1965, une partie de l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Etienne) est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite.

 

Pour ressentir l'ambiance de ce bourg et de sa vallée, je vous propose cette petite vidéo.

 

Tout l'art de vivre Ariégeois est dans cette image !

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 05:30

 Est ce la tour d'un château fort ?

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Bouteilles Saint Sébastien est située à 40km au Nord-Ouest de Périgueux, à 30km à l'Ouest de Brantôme et à 15km au Nord-Est d'Aubeterre sur Dronne (voir son château).

   Coordonnées de l'église :

45° 20' 42" N 0° 18' 16" E
 45.344967°  0.304518°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

       La commune est si petite qu'il est très facile de se retrouver en face de l'église. Pourtant en la voyant, j'ai un doute :

Est ce vraiment une église

ou la tour d'un château ?

  La haute et ronde construction est une curiosité qu'il me faut mieux connaître.

 Les bandes lombardes augmentent la sensation de rondeur

L'enquête commence

  * L'église est construite en pierre de taille et moellon de calcaire enduit.

  * Une petite chapelle latérale ainsi qu'une sacristie ont été aménagées il y a peu de temps. Elles défigurent un peu la beauté ronde de la tour.

  * A la base de la tour, présence de bandes Lombardes. Elles sont très esthétiques, mais ont un pouvoir de renforcement modeste.
  * Ainsi, des contreforts (certainement postérieurs) maintiennent le mur de la nef.

  * Les ouvertures verticales amènent la lumière dans le choeur.

  * La position asymétrique des ouvertures de lumières m'étonne. Il n'y a pourtant aucune raison architecturale ni de fragilité.

Reconstruction ou consolidation ?

 

Je prends un peu de recul

  Pour comprendre la curieuse tour et son intégration dans l'église, je recule en me décalant.

Stupéfait je suis !

  Le clocher-tour est très haut et très long par rapport à la nef moderne.

  Quel clocher tour !

Le clocher-tour

  Sur cette haute construction, je visualise 4 parties distinctes :

1 - En bas, les bandes lombardes avec ouvertures de lumière.

2 - En intermédiaire, des archères droites.

3 - En partie supérieure, des trous de boulin (voir vocabulaire) et des pierres en encorbellement ayant du porter un hourdage.

4 - Au dessus sur le coté, présence de deux registres :

* Le 1er est formé d'arcs aveugles en plein cintre,

* Le 2ème est composé d'une suite d'arcades percées.

     Cette tour devait comporter 2 étages défensifs de repli.

 

Je contourne l'église

   Bien que cette face dans l'ombre semble plus abîmée, la partie supérieure du clocher-tour est le symétrique de celle ensoleillée. Mais je suis surpris de voir en bas :

* De larges et hautes fenêtres. Cela est incompatible avec une tour fortifiée. Je pressens que ceci soit un aménagement bien après la fortification.

* Un petit contrefort sous une fenêtre.

  La face arrière du clocher-tour ressemble aux 2 autres cotés.

 

    L'intérieur :

  Comme souvent en notre siècle, les églises sont fermées. Celle de Bouteilles Saint Sébastien n'échappe pas à la règle.

 

Un diaporama de cette église est visible ici

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 14ème siècle, l'église est surélevée et fortifiée. Un bahut défensif est aménagé.

* Au 19ème siècle, l'église est profondément remaniée par une restauration.

* En 1825, les communes de Bouteilles et de Saint-Sébastien fusionnent.

* En 1948, l'abside de l'église (dédiée à Saint-Pierre-ès-Liens) est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite.

Pour empêcher l'église de partir, un grillge a été installé

 

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 06:30
     
michel-j-01  
  Cet article est très spécial : Il est l'oeuvre d'un passionné ayant comme pseudo : " M. J.". Comme moi, il est fou de châteaux, aussi bien d'époque médiévale que renaissance. C'est aussi un passionné d'architecture et d'art. Il m'a proposé d'écrire quelques articles sur mon modeste blog.

     J'ai évidemment accepté. J'adore échanger sur les châteaux forts. Je suis fier de l'avoir dans ce "bateau" qui navigue à travers le temps !

   Croyez moi, vous allez découvrir un monde différent du mien, un ressenti plus architectural.

Faites lui un formidable accueil. 

 

michel-j-02  

 

Département 76 - SEINE MARITIME

  Le graal du jour est sur la gauche

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune d'Ecretteville lès Baons est située à 38km au Nord-Ouest de Rouen, à 28km au Sud de Saint Valéry en Caux et à 6km Est-Nord-Est d'Yvetot.

  Coordonnées du manoir :

49° 37' 31.055" N
0° 41' 10.147" E
 49.625293°
 0.686152°

 

Le manoir :

     L'extérieur :

La découverte

   La façade Ouest du manoir : Un long corps de logis, cantonné de deux importantes tours circulaires coiffées de toits à poivrières.

  Quatre fenêtres à meneaux ont été ajoutées au 15ème siècle,.

    Cette façade comporte en son centre une importante porte d'accès, solidement épaulée par des éperons maçonnés. Les rainures des bras du pont-levis restent les témoins de ses fortifications du 13ème siècle.

 

La cour intérieure

   La façade donnant sur la cour intérieure présente un aspect plus aimable, largement percée de fenêtres à meneaux. L'accès cocher présente une belle arche ogivale tandis que les deux portes piétonnes latérales ont des linteaux en voûtes surbaissées.

   La maçonnerie est un mélange d'encadrements de baies et de jambes en pierre et remplissage en silex.

 

    L'intérieur :

 L'intérieur est en pleine restauration.

   On y peut néanmoins admirer ces monumentales cheminées et le raffinement des fenêtres et de leurs tabourets de pierre.

Bon courage à l'équipe qui entreprend cette remise en état

du plus vieux manoir du pays de Caux.

 

Combien de belle damoiselle se sont assises sur ces pierres ? Je ferai bien une petite flambée pour me réchauffer

 

 

Histoire du manoir :

* Au début du 11ème siècle, le Duc (voir titre de noblesse) de Normandie (voir liste), Richard II, donne aux moines de l'abbaye une terre (ce qui deviendra Ecretteville lès Baons).

* En 1270, le dixième abbé de Fécamp, Richard de Tregot, ordonne la construction du manoir du Catel. C'est alors une maison forte, ceinturée de douves, alimentée naturellement par la position du manoir, dans le fond d'un vallon.

* Au 15ème siècle, fin de la guerre de Cent-Ans. Des percements de baies sont créés. De bien modestes ouvertures dans le style du début de la Renaissance.

* A partir du 16ème siècle, la vocation du site est (semble être) purement agricole. Les différents propriétaires successifs, au fil des siècles, nous sont inconnus.

* A la fin du 20ème siècle, le manoir est la propriété de M. Frédéric Toussaint qui entreprend une courageuse restauration avec l'aide de l'Association de sauvegarde dont il est le président.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée. La visite du manoir est possible certains jours, veuillez consulter le site de l'association.

 

Une construction carrée rappelant l'architecture des châteaux forts

 

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 06:05

 

Département 24 - DORDOGNE

 Je veux faire le tour des tours !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Badefols d'Ans est située à 40km Est-Nord-Est de Périgueux, à 30km au Nord-Ouest de Brive la Gaillarde et à 5km au Sud-Est de Hautefort.

   Coordonnées du château :

45° 13' 48" N 1° 11' 46" E
 45.23003°  1.196254°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

     A la frontière entre les départements de la Corrèze et de la Dordogne, la commune de Badefols d'Ans montre fièrement sur une colline un incroyable château d'origine médiévale. Cette vigie sur sa terrasse est si belle, si neuve qu'elle semble avoir été construite hier.

 Les yeux du Chevalier s'illuminent de mille feux !

Rapide analyse

  * Le château est entouré d'un rempart avec des orifices ressemblant à des canonnières.

  * Ce rempart comporte des pierres correctement taillées avec des dimensions identiques. Mais d'autres aux dimensions aléatoires et à la taille rudimentaire apparaissent.

Sont ce des réparations ?

  * En errant dans les rues du bourg, je vois une ronde tour.
  * J'identifie comme logis (donjon habitable) le bâtiment parallélépipédique avec ses nombreuses cheminées.
  * Donc, la tour accolée n'est point défensive. Elle doit certainement enfermer un escalier en colimaçon desservant tous les étages.

  * Soudain, je suis trompé par une archère sur la ronde construction.

 En ce château, le carré prend racine !

Le reste est au carré

  Ne pensez pas que je vais proser sur des exercices mathématiques avec le carré et sa racine. Mon propos est évidemment architectural.

* En abordant le château par ce coté, la surprise est grande de voir 3 imposantes tours parallélépipédiques.

* Certaines possèdent un chemin de ronde avec des archères crucciformes.

* Mais la troisième est munie d'un chemin de ronde sur mâchicoulis (voir vocabulaire) avec des fentes de tir dans les merlons.

* Deux caractéristiques m'étonnent :

- Les parois des tours sont dépourvues de système défensif (archère, fente de tir...).

- Il n'y a pas de latrines en encorbellement.

 

    L'intérieur :

    Hélas, la propriété privée n'est pas visitable. Je me console en enlevant mon heaume de Chevalier Castellologue amateur et en chaussant mon chapeau de paille pour découvrir l'église du 12ème siècle.
    Puisqu'elle n'est pas fortifiée, je ne vous la montrerai pas sur ce blog.

 

Tout le Moyen Âge s'exprime dans cette tour

 

 

Histoire du château :

* En 876, la Châtellenie de Badefols appartient au Vicomté (voir titre de noblesse) de Limoges

* Au 12ème siècle, construction d'une église.

* Au 13ème siècle, sur les bases du village Gallo-Romains construction d'un château fortifié appartenant à la famille Badefols.

* En 1292, le "repaire de Badefou" est cité dans un texte.

* Au 14ème siècle, l'actuel château est construit sur les bases du château primitif.

* Au 15ème siècle, il est remanié par des ouvertures de fenêtre à meneaux. les logis sont plus confortable. Un chemin de ronde est aménagé.

* En 1548, Jeanne d'Albret offre en dot la seigneurie de Badefols à son futur épou Antoine de Bourbon (qui serait né au château de Fère).

- L'un des enfants de ce couple devint le Roi de France Henri IV.

* Au 16ème siècle, les salles bénéficient des améliorations de confort de l'époque Renaissance.

* En 1608, le propriétaire du lieu signe sur ses actes : Seigneur Badefol de Bonneguise.

* Au 18ème siècle, le château appartient à la famille Royere de Pons (à vérifier).

* En 1752, la seigneurie est érigée en Marquisat.

* En 1944, le Comte Jehan (ou Jean) de Lestrade de Conty et son fils, propriétaires du château, soutiennent les groupes de Résistants. En représailles, les Allemands incendient le château.

* Avant la fin de la deuxième guerre mondiale, Jehan décède à Buchenwald.

* Durant la deuxième moitié du 20ème siècle, le château est restauré au titre des dommages de guerre.

* En 2007, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis les rues du bourg est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite. Veuillez respecter le silence du site et la tranquillité des habitants.

 

Il est fort beau, ce château fort.

 

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 15:55

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

    « Des catastrophes naturelles, de terribles calamités ont frappé à plusieurs reprises le Royaume de France, ses grands fiefs et les territoires francophones de l'Empire allemand au cours du moyen âge. Les fléaux, seulement signalés ou décrits dans les sources narratives, dans les archives comptables, ont donné, dans le meilleur des cas, matière à des enquêtes détaillées (à Bourges, à Toulouse) à des récits de témoins ou de victimes. L'archéologie, la sismologie, les travaux sur les grands brûlés et les traumatisés apportent de précieux compléments d'information.
    Ce livre s'articule autour de quatre thèmes de recherches : la typologie des drames, moins connus que les pestes, les guerres et les famines laissées en dehors de ce travail, leur déroulement, les bilans, l'effort de reconstruction.
    Des inondations, les incendies, les tremblements de terre, les tempêtes et d'autres malheurs comme les vols de sauterelles frappent a plusieurs reprises notre pays. Chaque fléau nécessite un examen des sources d'information, de son mode de propagation, en tenant compte du site, du vent, du jour ou de la nuit, une délimitation de l'aire de destruction... . »
 
 
Mon avis :
Les Journaux ne nous disent pas tout !
     
   Evidemment, je me fais un peu provocateur dans mon titre. Des catastrophes naturelles, il y en a toujours eu (et il y en aura toujours). Ce livre a le mérite de nous en décrire plusieurs, et les conséquences immenses qu'elles ont causées dans ces siècles pas si lointain que cela.
    Sur l'époque médiévale, je n'ai pas lu tous les livres hélas (et la chair n'est pas triste hihihi), mais ce sujet ne fait pas parti des devantures de libraire, et n'est pas très porteur dans les rares émissions littéraires de nos médias, pourtant......Quel sujet !
    Cet ouvrage n'est pas ennuyeux, il est vivant, agréable, clair. Graphiques, photos, croquis donnent de la lumière aux évènements (on apprend par exemple que les séismes et microbes traversent les frontières au moyen age, contrairement au nuage radioactif soviétique qui est stoppé par nos douaniers hihi).
 
   Tous les fléaux ne sont pas décrits mais les actions "préventives" et "curatives"  sont expliquées dans leur contexte.
    Table des matières complète, index des noms de lieux cités, index thématique très riche facilitent les recherches si vous vous rendez un jour dans un endroit ayant eu une catastrophe médiévale (mur de la peste en Provence, l'incendie de Cambrai en 1027 etc...)
    Ce livre est "aussi" une étude de moeurs et de vie de nos ancêtres. J'ai beaucoup appris sur ces hommes, et j'avoue que je comprends mieux certaines sculptures sur les églises ou certaines dispositions dans les villages grâce à cet ouvrage peu excessif en prix.
 
    Les faits ne sont pas décrits comme dans un roman (le lire sur une plage en Août risque de gâcher vos vacances hi,hi), mais cela ressemble un peu aux articles journalistiques, avec le sérieux d'un universitaire.
 
Qui va l'acheter ?
 
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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 06:30

  Est ce une église ou un château fort ?

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

       La petite commune d'Englancourt est située à 40km au Nord-Nord-Est de Laon, à 38 km au Nord-Est de Saint Quentin et à 13km au Nord-Ouest de Vervins.

   Coordonnées du bourg :

49° 55′ 3″ N 3° 48′ 7″ E
 49.9175°  3.801944°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     Après avoir visité le château fort de Guise, je trottine en rêvant tout en  en remontant l'Oise, rivière qui serpente dans cette région à faible dénivelé. Je lève la tête pour regarder un oiseau piailleur dans le ciel quand je vois sur une "butte" au Nord, un bâtiment fortifié qui me surveille.

  En quelques minutes, je suis dans Englancourt et j'entre dans la rue de l'église quand soudain..... Un monstre fortifié s'offre à moi.

Pensez vous que ce soit l'église d'Englancourt ?

Quelle magnifique tour de défense ! 

L'enquête commence

    Dans cette région où la brique est le matériau dominant, je ne suis pas surpris de voir une fortification rouge. La base en pierres est une méthode de construction assez classique en Thiérache.

   Ce qui m'impressionne, c'est la puissance aux pieds d'une des tours. Je me sens petit et vulnérable face à cette archère droite et ses 2 fentes de tir pour fusil.

  Quelque soit l'endroit où je cherche à me cacher d'un tireur, je suis toujours sous le feu (virtuel évidemment) des défenseurs. Ma fascination pour ces tours ne doit pas me faire oublier la question principale :

Est ce une église ou un château ?

 

Quelle incroyable construction !

    Pour avoir la réponse, je prends un peu de recul. Bien que la courtine proche de la tour comporte plusieurs fentes de tir, je pressens que point un château cette construction est.

   Je recule encore pour découvrir l'incroyable architecture de cette église fortifiée :

1 - Un puissant clocher-donjon d'un coté.

2 - Une nef sans transept qui parait minuscule protégée par 2 petites tourelles.

Quel contraste !

La puissance du clocher-donjon emporte la nef dans une architecture peu classique 

 La nef

    Écrasée par la puissance du clocher-donjon, la nef me semble petite, pourtant elle a dû impressionner quelques attaquants.

   Ce bâtiment construit en grès possède 2 échauguettes (voir vocabulaire) d'angle réalisées en briques, donc postérieures à la construction de l'église primitive.

Ne ressemble-t-elle pas à l'église de Marly-Gomont ?

(la voir ici)

  En détaillant ces constructions en encorbellement, je suis surpris par leur faible pouvoir défensif (mais peut être suis je encore sous le charme du clocher-donjon). Les fentes de tir sont peu nombreuses, sur un seul niveau et ne sécurisent pas l'entrée.

 

    L'intérieur :

       La porte semble fermée. Ayant revu récemment le film "Ali Baba et les 40 voleurs" (voir un extrait ici), je tente de prononcer la phrase magique :

Sésame, ouvre toi !

    Le miracle s'accomplit. J'entre dans les entrailles de l'église. L'ambiance est "moderne", trop neuve. L'accès aux systèmes fortifiés est impossible. Je reprends le chemin de la sortie.

Avant de quitter ce village, je jette un dernier regard sur l'église et je me régale du panorama.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 14ème siècle, construction d'une église.
* Au 16ème siècle, construction du donjon et aménagement d'une salle de repli.
* Au 17ème siècle, construction des échauguettes.
* Au 19ème siècle, modernisation de l'église (verrières).
* En 1995, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Nicolas) est libre et gratuite. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

Avec de l'imagination je vois le bout du monde

 

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 16:30

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

Résumé :

    « Le Larousse des châteaux propose une visite virtuelle de près de 250 chefs-d'œuvre du patrimoine de la France et des proches pays francophones (Belgique, Luxembourg, Suisse). Il retrace l'histoire du château depuis son apparition au IXe siècle jusqu'à sa disparition avec la Révolution française.
    Il invite à découvrir, au fil du temps, les forteresses du temps des croisades, les premières places fortes des grands rois médiévaux, les châteaux cathares, les châteaux de la guerre de Cent Ans, les joyaux de la Renaissance et les plus somptueux palais du siècle de Louis XIV...
    Voyage idéal à travers les siècles et les régions, le Larousse des châteaux, illustré par près de 450 images, rassemble les édifices les plus célèbres, et présente également des châteaux moins connus mais néanmoins remarquables
 
Mon avis :
Images pour le rêve  !!!!!
 
Nous connaissons tous les livres et dictionnaires de LAROUSSE :
    Qualité, sérieux......
 
     Ce livre n'est pas dédié uniquement à l'époque médiévale (ma passion, vous l'aviez compris) mais j'ai eu plaisir à l'acheter et le regarder, tout est parfait.
    Depuis 20 ans à marcher sur les collines à la recherche des châteaux oubliés, avec mes week-end à photographier des murs sans fenêtre, j'avais presque oublié qu'un château ce n'est pas qu'une ruine, c'est aussi un intérieur, avec des lustres magnifiques, des plafonds peints, des meubles en marquetterie.
      De Foix à Versailles, j'ai parcouru avec les yeux tout ce que l'homme ('francophone' , c'est le thème du livre) a construit de fonctionnel ou de beau depuis 1000 ans. Et du beau, aussi bien en pierre, qu'en marquetterie, qu'en photos, il y en a sur chaque page.
    Avec d'une main, une tasse de café, de l'autre un gâteau au chocolat, assis confortablement devant un feu de cheminée, cet ouvrage m'a fait passé un début d'hiver au chaud en attendant le soleil printanier.
 

Voici un joli cadeau à faire à vos proches....... et les occasions ne manquent pas !

 

 
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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 06:30

  Mon graal du jour au en haut de la colline

Département 33 - GIRONDE

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Monbadon (annexée à Puisseguin) est située à 45km Ouest-Nord-Ouest de Bergerac, à 20km Est-Nord-Est de Libourne et à 2km à l'Ouest de Saint Cibard.

   Coordonnées du château :

44° 56' 7.242" N
0° 2' 34.958" W
 44.935345°
 -0.043044°

 

Le château :

     L'extérieur :

Préambule

   Une lectrice m'informe par mail que ce château ne se nomme point Cantegrive. Ce patronyme est celui de la propriété viticole. La construction médiévale fortifiée ne nomme simplement : Château de Monbadon.

 

La découverte

     En découvrant le panneau communal du bourg, je n'ai aucune idée de la beauté castrale que je vais découvrir. Dans cette région viticole,  toutes les "maisons bourgeoises" se nomment "Châteaux". Ce qualificatif est vendeur sur l'étiquette d'un vin.

    Mais un castellologue amateur comme moi n'a point fait autant de kilomètres pour déguster toutes les bouteilles du département de la Gironde. Je suis venu en ce lieu pour l'ivresse de bâtiments médiévaux fortifiés.

   C'est donc avec plaisir que je vois le panneau rouge en lettres blanches annonçant : Cantegrive.

  Reconnaissez vous une architecture médiévale ?

Est ce un château médiéval ?

    En découvrant l'imposant bâtiment au sommet de la petite colline, je ne reconnais point un château fort. La raison est simple :

* Cette construction était une maison forte,

* Le bâtiment au Sud (sur la droite) est un ajout ultérieur.

  Je vais donc concentrer mon analyse sur la plus haute construction.

 

L'enquête commence coté Ouest

     A l'origine, la maison forte (puisque telle était sa dénomination au 14ème siècle) avait une forme trapézoïdale

   Sur la façade Ouest de 20m de large, je remarque :

* Sur la courtine des fentes horizontales ressemblant à des canonnières, preuves que les systèmes défensifs ont évolué après sa construction initiale.

* Sur 2 angles, des échauguettes posées sur culots.

 Nota : Je ne peux affirmer avec certitude que les fentes verticales soient des archères (voir vocabulaire ) médiévales (j'en doute un peu) ou des fentes de tir pour fusil.

* Proche de l'échauguette, quelque peu arasé par la toiture "récente", un vestige de construction en encorbellement. Je subodore que latrines ce fut.

  3 siècles séparent les deux bâtiments

Je contourne les bâtiments

    S'il n'y avait pas ces 2 imposantes tours carrées aux angles, le nouveau bâtiment en contrebas pouvait presque s'intégrer à l'ancien. 

  Il est vrai que les multiples fenêtres à volets rouges contribuent à la pseudo harmonie.

 

L'enquête continue coté Est

   Lentement, je m'approche de cette propriété qui ne semble pas habitée le jour de ma venue. Tout en gardant une distance respectueuse, j'inspecte la façade Est.

Avez vous remarqué la différence ?

   Je vous sens dubitatifs. Voici une vue plus détaillée.

Alors, qu'avez vous remarqué ?

 

L'asymétrie du bâtiment

   La façade Ouest, comporte aux angles des échauguettes sur culots. Celle opposée, positionnée coté de l'attaque, possède des tourelles-contrefort carrées avec mâchicoulis.

Incroyable n'est il pas ?

 

Un bâtiment médiéval qui s'est adouci avec les siècles

 

    L'intérieur :

  La propriété est privée et non visitable.

 

 

Histoire du château :

* En 1152, Eléonore d'Aquitaine, en épousant Henry Il Plantagenêt, lui donne en dot l'Aquitaine. Cet acte qui aurait pu ête anodin va engendrer la Guerre de Cent ans ayant des conséquences sur la vie de la province.

* En 1330, le Roi Edouart III d'Angleterre autorise le sieur Indie à construire une maison forte à Monbadon.

* Au 16ème siècle, des fenêtres à meneaux sont ouvertes.

* Au 17ème siècle, un bâtiment annexe est construit au Sud en s'appuyant sur le château primitif.

* A la fin du 20ème siècle, le château appartient à madame Marie-Thérèze Rouzaud De Montfort.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectrant la propriété privée et le champ. La visite du château est interdite.

 

Un joyau dans un écrin de verdure

 

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