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Ombre et lumière

25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 06:05

 

Département 24 - DORDOGNE

 Je veux faire le tour des tours !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Badefols d'Ans est située à 40km Est-Nord-Est de Périgueux, à 30km au Nord-Ouest de Brive la Gaillarde et à 5km au Sud-Est de Hautefort.

   Coordonnées du château :

45° 13' 48" N 1° 11' 46" E
 45.23003°  1.196254°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

     A la frontière entre les départements de la Corrèze et de la Dordogne, la commune de Badefols d'Ans montre fièrement sur une colline un incroyable château d'origine médiévale. Cette vigie sur sa terrasse est si belle, si neuve qu'elle semble avoir été construite hier.

 Les yeux du Chevalier s'illuminent de mille feux !

Rapide analyse

  * Le château est entouré d'un rempart avec des orifices ressemblant à des canonnières.

  * Ce rempart comporte des pierres correctement taillées avec des dimensions identiques. Mais d'autres aux dimensions aléatoires et à la taille rudimentaire apparaissent.

Sont ce des réparations ?

  * En errant dans les rues du bourg, je vois une ronde tour.
  * J'identifie comme logis (donjon habitable) le bâtiment parallélépipédique avec ses nombreuses cheminées.
  * Donc, la tour accolée n'est point défensive. Elle doit certainement enfermer un escalier en colimaçon desservant tous les étages.

  * Soudain, je suis trompé par une archère sur la ronde construction.

 En ce château, le carré prend racine !

Le reste est au carré

  Ne pensez pas que je vais proser sur des exercices mathématiques avec le carré et sa racine. Mon propos est évidemment architectural.

* En abordant le château par ce coté, la surprise est grande de voir 3 imposantes tours parallélépipédiques.

* Certaines possèdent un chemin de ronde avec des archères crucciformes.

* Mais la troisième est munie d'un chemin de ronde sur mâchicoulis (voir vocabulaire) avec des fentes de tir dans les merlons.

* Deux caractéristiques m'étonnent :

- Les parois des tours sont dépourvues de système défensif (archère, fente de tir...).

- Il n'y a pas de latrines en encorbellement.

 

    L'intérieur :

    Hélas, la propriété privée n'est pas visitable. Je me console en enlevant mon heaume de Chevalier Castellologue amateur et en chaussant mon chapeau de paille pour découvrir l'église du 12ème siècle.
    Puisqu'elle n'est pas fortifiée, je ne vous la montrerai pas sur ce blog.

 

Tout le Moyen Âge s'exprime dans cette tour

 

 

Histoire du château :

* En 876, la Châtellenie de Badefols appartient au Vicomté (voir titre de noblesse) de Limoges

* Au 12ème siècle, construction d'une église.

* Au 13ème siècle, sur les bases du village Gallo-Romains construction d'un château fortifié appartenant à la famille Badefols.

* En 1292, le "repaire de Badefou" est cité dans un texte.

* Au 14ème siècle, l'actuel château est construit sur les bases du château primitif.

* Au 15ème siècle, il est remanié par des ouvertures de fenêtre à meneaux. les logis sont plus confortable. Un chemin de ronde est aménagé.

* En 1548, Jeanne d'Albret offre en dot la seigneurie de Badefols à son futur épou Antoine de Bourbon (qui serait né au château de Fère).

- L'un des enfants de ce couple devint le Roi de France Henri IV.

* Au 16ème siècle, les salles bénéficient des améliorations de confort de l'époque Renaissance.

* En 1608, le propriétaire du lieu signe sur ses actes : Seigneur Badefol de Bonneguise.

* Au 18ème siècle, le château appartient à la famille Royere de Pons (à vérifier).

* En 1752, la seigneurie est érigée en Marquisat.

* En 1944, le Comte Jehan (ou Jean) de Lestrade de Conty et son fils, propriétaires du château, soutiennent les groupes de Résistants. En représailles, les Allemands incendient le château.

* Avant la fin de la deuxième guerre mondiale, Jehan décède à Buchenwald.

* Durant la deuxième moitié du 20ème siècle, le château est restauré au titre des dommages de guerre.

* En 2007, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis les rues du bourg est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite. Veuillez respecter le silence du site et la tranquillité des habitants.

 

Il est fort beau, ce château fort.

 

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 15:55

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

    « Des catastrophes naturelles, de terribles calamités ont frappé à plusieurs reprises le Royaume de France, ses grands fiefs et les territoires francophones de l'Empire allemand au cours du moyen âge. Les fléaux, seulement signalés ou décrits dans les sources narratives, dans les archives comptables, ont donné, dans le meilleur des cas, matière à des enquêtes détaillées (à Bourges, à Toulouse) à des récits de témoins ou de victimes. L'archéologie, la sismologie, les travaux sur les grands brûlés et les traumatisés apportent de précieux compléments d'information.
    Ce livre s'articule autour de quatre thèmes de recherches : la typologie des drames, moins connus que les pestes, les guerres et les famines laissées en dehors de ce travail, leur déroulement, les bilans, l'effort de reconstruction.
    Des inondations, les incendies, les tremblements de terre, les tempêtes et d'autres malheurs comme les vols de sauterelles frappent a plusieurs reprises notre pays. Chaque fléau nécessite un examen des sources d'information, de son mode de propagation, en tenant compte du site, du vent, du jour ou de la nuit, une délimitation de l'aire de destruction... . »
 
 
Mon avis :
Les Journaux ne nous disent pas tout !
     
   Evidemment, je me fais un peu provocateur dans mon titre. Des catastrophes naturelles, il y en a toujours eu (et il y en aura toujours). Ce livre a le mérite de nous en décrire plusieurs, et les conséquences immenses qu'elles ont causées dans ces siècles pas si lointain que cela.
    Sur l'époque médiévale, je n'ai pas lu tous les livres hélas (et la chair n'est pas triste hihihi), mais ce sujet ne fait pas parti des devantures de libraire, et n'est pas très porteur dans les rares émissions littéraires de nos médias, pourtant......Quel sujet !
    Cet ouvrage n'est pas ennuyeux, il est vivant, agréable, clair. Graphiques, photos, croquis donnent de la lumière aux évènements (on apprend par exemple que les séismes et microbes traversent les frontières au moyen age, contrairement au nuage radioactif soviétique qui est stoppé par nos douaniers hihi).
 
   Tous les fléaux ne sont pas décrits mais les actions "préventives" et "curatives"  sont expliquées dans leur contexte.
    Table des matières complète, index des noms de lieux cités, index thématique très riche facilitent les recherches si vous vous rendez un jour dans un endroit ayant eu une catastrophe médiévale (mur de la peste en Provence, l'incendie de Cambrai en 1027 etc...)
    Ce livre est "aussi" une étude de moeurs et de vie de nos ancêtres. J'ai beaucoup appris sur ces hommes, et j'avoue que je comprends mieux certaines sculptures sur les églises ou certaines dispositions dans les villages grâce à cet ouvrage peu excessif en prix.
 
    Les faits ne sont pas décrits comme dans un roman (le lire sur une plage en Août risque de gâcher vos vacances hi,hi), mais cela ressemble un peu aux articles journalistiques, avec le sérieux d'un universitaire.
 
Qui va l'acheter ?
 
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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 06:30

  Est ce une église ou un château fort ?

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

       La petite commune d'Englancourt est située à 40km au Nord-Nord-Est de Laon, à 38 km au Nord-Est de Saint Quentin et à 13km au Nord-Ouest de Vervins.

   Coordonnées du bourg :

49° 55′ 3″ N 3° 48′ 7″ E
 49.9175°  3.801944°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     Après avoir visité le château fort de Guise, je trottine en rêvant tout en  en remontant l'Oise, rivière qui serpente dans cette région à faible dénivelé. Je lève la tête pour regarder un oiseau piailleur dans le ciel quand je vois sur une "butte" au Nord, un bâtiment fortifié qui me surveille.

  En quelques minutes, je suis dans Englancourt et j'entre dans la rue de l'église quand soudain..... Un monstre fortifié s'offre à moi.

Pensez vous que ce soit l'église d'Englancourt ?

Quelle magnifique tour de défense ! 

L'enquête commence

    Dans cette région où la brique est le matériau dominant, je ne suis pas surpris de voir une fortification rouge. La base en pierres est une méthode de construction assez classique en Thiérache.

   Ce qui m'impressionne, c'est la puissance aux pieds d'une des tours. Je me sens petit et vulnérable face à cette archère droite et ses 2 fentes de tir pour fusil.

  Quelque soit l'endroit où je cherche à me cacher d'un tireur, je suis toujours sous le feu (virtuel évidemment) des défenseurs. Ma fascination pour ces tours ne doit pas me faire oublier la question principale :

Est ce une église ou un château ?

 

Quelle incroyable construction !

    Pour avoir la réponse, je prends un peu de recul. Bien que la courtine proche de la tour comporte plusieurs fentes de tir, je pressens que point un château cette construction est.

   Je recule encore pour découvrir l'incroyable architecture de cette église fortifiée :

1 - Un puissant clocher-donjon d'un coté.

2 - Une nef sans transept qui parait minuscule protégée par 2 petites tourelles.

Quel contraste !

La puissance du clocher-donjon emporte la nef dans une architecture peu classique 

 La nef

    Écrasée par la puissance du clocher-donjon, la nef me semble petite, pourtant elle a dû impressionner quelques attaquants.

   Ce bâtiment construit en grès possède 2 échauguettes (voir vocabulaire) d'angle réalisées en briques, donc postérieures à la construction de l'église primitive.

Ne ressemble-t-elle pas à l'église de Marly-Gomont ?

(la voir ici)

  En détaillant ces constructions en encorbellement, je suis surpris par leur faible pouvoir défensif (mais peut être suis je encore sous le charme du clocher-donjon). Les fentes de tir sont peu nombreuses, sur un seul niveau et ne sécurisent pas l'entrée.

 

    L'intérieur :

       La porte semble fermée. Ayant revu récemment le film "Ali Baba et les 40 voleurs" (voir un extrait ici), je tente de prononcer la phrase magique :

Sésame, ouvre toi !

    Le miracle s'accomplit. J'entre dans les entrailles de l'église. L'ambiance est "moderne", trop neuve. L'accès aux systèmes fortifiés est impossible. Je reprends le chemin de la sortie.

Avant de quitter ce village, je jette un dernier regard sur l'église et je me régale du panorama.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 14ème siècle, construction d'une église.
* Au 16ème siècle, construction du donjon et aménagement d'une salle de repli.
* Au 17ème siècle, construction des échauguettes.
* Au 19ème siècle, modernisation de l'église (verrières).
* En 1995, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Nicolas) est libre et gratuite. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

Avec de l'imagination je vois le bout du monde

 

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 16:30

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

Résumé :

    « Le Larousse des châteaux propose une visite virtuelle de près de 250 chefs-d'œuvre du patrimoine de la France et des proches pays francophones (Belgique, Luxembourg, Suisse). Il retrace l'histoire du château depuis son apparition au IXe siècle jusqu'à sa disparition avec la Révolution française.
    Il invite à découvrir, au fil du temps, les forteresses du temps des croisades, les premières places fortes des grands rois médiévaux, les châteaux cathares, les châteaux de la guerre de Cent Ans, les joyaux de la Renaissance et les plus somptueux palais du siècle de Louis XIV...
    Voyage idéal à travers les siècles et les régions, le Larousse des châteaux, illustré par près de 450 images, rassemble les édifices les plus célèbres, et présente également des châteaux moins connus mais néanmoins remarquables
 
Mon avis :
Images pour le rêve  !!!!!
 
Nous connaissons tous les livres et dictionnaires de LAROUSSE :
    Qualité, sérieux......
 
     Ce livre n'est pas dédié uniquement à l'époque médiévale (ma passion, vous l'aviez compris) mais j'ai eu plaisir à l'acheter et le regarder, tout est parfait.
    Depuis 20 ans à marcher sur les collines à la recherche des châteaux oubliés, avec mes week-end à photographier des murs sans fenêtre, j'avais presque oublié qu'un château ce n'est pas qu'une ruine, c'est aussi un intérieur, avec des lustres magnifiques, des plafonds peints, des meubles en marquetterie.
      De Foix à Versailles, j'ai parcouru avec les yeux tout ce que l'homme ('francophone' , c'est le thème du livre) a construit de fonctionnel ou de beau depuis 1000 ans. Et du beau, aussi bien en pierre, qu'en marquetterie, qu'en photos, il y en a sur chaque page.
    Avec d'une main, une tasse de café, de l'autre un gâteau au chocolat, assis confortablement devant un feu de cheminée, cet ouvrage m'a fait passé un début d'hiver au chaud en attendant le soleil printanier.
 

Voici un joli cadeau à faire à vos proches....... et les occasions ne manquent pas !

 

 
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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 06:30

  Mon graal du jour au en haut de la colline

Département 33 - GIRONDE

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Monbadon (annexée à Puisseguin) est située à 45km Ouest-Nord-Ouest de Bergerac, à 20km Est-Nord-Est de Libourne et à 2km à l'Ouest de Saint Cibard.

   Coordonnées du château :

44° 56' 7.242" N
0° 2' 34.958" W
 44.935345°
 -0.043044°

 

Le château :

     L'extérieur :

Préambule

   Une lectrice m'informe par mail que ce château ne se nomme point Cantegrive. Ce patronyme est celui de la propriété viticole. La construction médiévale fortifiée ne nomme simplement : Château de Monbadon.

 

La découverte

     En découvrant le panneau communal du bourg, je n'ai aucune idée de la beauté castrale que je vais découvrir. Dans cette région viticole,  toutes les "maisons bourgeoises" se nomment "Châteaux". Ce qualificatif est vendeur sur l'étiquette d'un vin.

    Mais un castellologue amateur comme moi n'a point fait autant de kilomètres pour déguster toutes les bouteilles du département de la Gironde. Je suis venu en ce lieu pour l'ivresse de bâtiments médiévaux fortifiés.

   C'est donc avec plaisir que je vois le panneau rouge en lettres blanches annonçant : Cantegrive.

  Reconnaissez vous une architecture médiévale ?

Est ce un château médiéval ?

    En découvrant l'imposant bâtiment au sommet de la petite colline, je ne reconnais point un château fort. La raison est simple :

* Cette construction était une maison forte,

* Le bâtiment au Sud (sur la droite) est un ajout ultérieur.

  Je vais donc concentrer mon analyse sur la plus haute construction.

 

L'enquête commence coté Ouest

     A l'origine, la maison forte (puisque telle était sa dénomination au 14ème siècle) avait une forme trapézoïdale

   Sur la façade Ouest de 20m de large, je remarque :

* Sur la courtine des fentes horizontales ressemblant à des canonnières, preuves que les systèmes défensifs ont évolué après sa construction initiale.

* Sur 2 angles, des échauguettes posées sur culots.

 Nota : Je ne peux affirmer avec certitude que les fentes verticales soient des archères (voir vocabulaire ) médiévales (j'en doute un peu) ou des fentes de tir pour fusil.

* Proche de l'échauguette, quelque peu arasé par la toiture "récente", un vestige de construction en encorbellement. Je subodore que latrines ce fut.

  3 siècles séparent les deux bâtiments

Je contourne les bâtiments

    S'il n'y avait pas ces 2 imposantes tours carrées aux angles, le nouveau bâtiment en contrebas pouvait presque s'intégrer à l'ancien. 

  Il est vrai que les multiples fenêtres à volets rouges contribuent à la pseudo harmonie.

 

L'enquête continue coté Est

   Lentement, je m'approche de cette propriété qui ne semble pas habitée le jour de ma venue. Tout en gardant une distance respectueuse, j'inspecte la façade Est.

Avez vous remarqué la différence ?

   Je vous sens dubitatifs. Voici une vue plus détaillée.

Alors, qu'avez vous remarqué ?

 

L'asymétrie du bâtiment

   La façade Ouest, comporte aux angles des échauguettes sur culots. Celle opposée, positionnée coté de l'attaque, possède des tourelles-contrefort carrées avec mâchicoulis.

Incroyable n'est il pas ?

 

Un bâtiment médiéval qui s'est adouci avec les siècles

 

    L'intérieur :

  La propriété est privée et non visitable.

 

 

Histoire du château :

* En 1152, Eléonore d'Aquitaine, en épousant Henry Il Plantagenêt, lui donne en dot l'Aquitaine. Cet acte qui aurait pu ête anodin va engendrer la Guerre de Cent ans ayant des conséquences sur la vie de la province.

* En 1330, le Roi Edouart III d'Angleterre autorise le sieur Indie à construire une maison forte à Monbadon.

* Au 16ème siècle, des fenêtres à meneaux sont ouvertes.

* Au 17ème siècle, un bâtiment annexe est construit au Sud en s'appuyant sur le château primitif.

* A la fin du 20ème siècle, le château appartient à madame Marie-Thérèze Rouzaud De Montfort.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectrant la propriété privée et le champ. La visite du château est interdite.

 

Un joyau dans un écrin de verdure

 

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 23:54

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

    « Il est celui dont "la plus grande ruse est de faire croire qu'il n'existe pas" (Baudelaire). Ses noms sont multiples pour mieux dissimuler son ubiquité. Il est le Diable (celui qui divise, en grec) ou Satan (l'adversaire, en hébreu), mais aussi Asmodée, Astaroth, Belzébuth, le Démon, Lucifer, le Malin, Méphistophélès, le Moloch... Il est l'Ange des ténèbres, le Serpent de la Genèse.

 Qui est-il ?               Existe-t-il ?

  On le décrit ainsi : "Le Diable au sabbat était assis dans une chaise noire, si épouvantable et si affreux qu'il est impossible de le dépeindre : il a une couronne de cornes noires, dont il y en a trois qui sont fort grandes, et environ comme celles d'un bouc puant, et les autres plus petites, il y en a deux autres au col, et une autre au front, avec laquelle il donne lumière et éclaire tous ceux qui sont au sabbat, et rend une plus grande lumière que la Lune, et un peu moindre que le soleil : de manière qu'il y en a assez pour faire voir et connaître entièrement tout ce qui se fait au sabbat.

   Ses cheveux sont hérissés, le visage pâle et trouble. Il a les yeux ronds, grands et fort ouverts, enflammés et hideux, la barbe de chèvre, la forme du col et de tout le reste du corps mal taillée : le corps en forme d'homme et de bouc, les mains et les pieds comme une créature humaine, sauf que les doigts sont tous égaux et aigus, s'appointant par les bouts, armés d'ongles, et ses mains sont courbées en forme d'oiseaux de proie et les pieds en forme d'oie, la queue longue comme celle d'un âne, avec laquelle il couvre ses parties honteuses."

    Ou ainsi : "Ses traits étaient beaux et ses oreilles petites, ses dents blanches brillaient entre de grosses lèvres humides. Le cou d'un taureau. Les cheveux noirs frisés s'éclaircissaient sur le front et les tempes. Sa calvitie ressemblait à une tonsure. Ses yeux de faïence avaient une expression troublante.

    Ils semblaient toujours braqués au loin comme deux projecteurs aux faisceaux parallèles et voir à travers le corps." Pour le débusquer : 2000 articles, de A comme Aaron, magicien byzantin du XIIème siècle qui pratiquait l'envoûtement posthume en plantant des clous dans le coeur des cadavres, à Z comme Zytho, célèbre sorcier de la cour de l'Empereur Wenceslas IV qui changeait en sabots les mains des convives."
 
    Ce volume, où de multiples renvois d'un article à l'autre permettent des parcours diaboliquement inattendus, est complété par ; une liste des oeuvres citées : environ 900 ouvrages de référence, romans, grimoires, etc. ; un index des lieux fréquentés par le Démon ; 140 illustrations in-texte. Une somme, à la fois sérieuse et divertissante, qui met à la portée de tous, un savoir souvent réservé aux initiés.
 »

 
 
Ma rencontre avec ce livre :
 
    Cela se passe au 21ème siècle. Votre chevalier cherche une chambre (et une écurie pour son cheval bien sur) dans une taverne d'un petit village au Sud des Alpes. Perdu il était, comme David Vincent, il avait cherché un raccourci qu'il n'a pas trouvé... Et le hasard fit sortir des brumes une masure "accueillante".   En face, il y avait une petite boutique dont la lumière clignotait aléatoirement, et assis derrière des piles d'oeuvres poussiéreuses, un bouquiniste ventripotent et barbu.
   A ma demande d'ouvrage sur les châteaux, il m'indiqua du doigts une étagère en me disant : "Cherchez là, étranger".
   L'étagère était trop haute, et en prenant le tabouret-échelle, la première marche se brisa. Le bruit sec du bois ne fit pas lever la tête du gardien des lieus. Et c'est en équilibre sur un pied que je tentais de prendre un livre comportant le mot "Châteaux" sur la tranche, quand..............
........ Je reçu sur le heaume (oui, je le garde toujours en allant chez les bouquinistes) un ouvrage immense, lourd, noir et odorant.

*  "Ho, ce livre vous a choisi" fit le bouquiniste sans lever les yeux  "Le prix est sur la première page."
-  "Mais ce n'est pas un livre pour moi." pensais je en ramassant la responsable du fracas.
*  "Ce livre a échappé à tant de catastrophes, qu'il me semble évident qu'il vous attendait !
- "Non, je......" tentais je de répondre, mais le gros barbu me dit :
*  "Ce livre était dans un carton qui a subit un dégât des eaux. Tous les ouvrages ont été jetés, mais celui ci n'avait rien. Disons presque rien." ajouta le ventripotent parleur en voyant ma mou devant les pages ondulées.
- "En fait, je cherches des......
*  "Je dois fermer le magasin, je vous fais 50% sur le prix." vociféra le gros barbu.
 
    De retour à la taverne, l'aubergiste fut surpris de me voir avec un livre. Et quand je lui dis que je l'avais acheté en face, il me rétorqua :
-- "Je ne savais pas que le vieux avait réouvert son magasin, hier encore il était très malade. Il est tellement maigre que je ne pense pas qu'il passe l'hiver".
- "Maigre ?......" pensais je.

Toute cette histoire est vraie. Alors, dois je vraiment vous narrer le contenu de ce livre ?
 
 

 
Mon avis :
Diaboliquement  intéressant !
  
      Ce livre est à l'image de sa couverture :  Envoûtant et  terrifiant.
  L'auteur, Roland Villeneuve a consacré sa vie à la recherche des traces du Diable, du Satanisme et de la Sorcellerie. Il est l'auteur de nombreux articles et d'une quinzaine d'ouvrages sur ces sujets.
  Ce livre est bien un dictionnaire, puisqu'il part du Aaron et va jusqu'à Zyto. Et ce qui est terrifiant, c'est l'utilisation des lettres diaboliques pour chacun des chapitres de l'alphabet (brrrr).
  Il y a bien sur des récits d'antan, des légendes anciennes, des témoignages historiques, des enluminures médiévales, des gargouilles, des...... Mais le présent est très représenté par des films ayant le Diable pour partenaire, des livres, des exorcismes, des possessions, des ........

  De très nombreuses photos et dessins (toujours en noir et blanc) "prouvent" les dires de l'auteur. Parfois terrifiantes (n'exagérons pas bien sur), ces images illuminent de noirceurs ce livre à ne pas mettre entre toutes les mains.
 
  Je ne regrette qu'une chose..... J'aurais aimé qu'il y ait 666 pages !
  

  Pour "prouver" son existence, voici quelques légendes avec  "le DIABLE"  pour ..... héros :  

  * le puits du Diable de Fleckenstein 
  * le pont du Diable de Montoulieu 
  * le pont du Diable de St Guilhem le Désert
  * le Pas de Soucy

 
 
 
 

 

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 06:30

 

Département :   50 - MANCHE


Une gravure qui me fait rêver

Le bourg :

   Situation  (--> le voir sur une carte)

        La commune de La Haye du Puits est située à 30km au Sud de Cherbourg, à 26km au Nord de Coutances, à 20km à l'Ouest de Carentan et à 10km au Sud de Saint Sauveur le Vicomte (voir son incroyable château).

    Coordonnées du château :

49° 17′ 27″ N 1° 32′ 28″ W
 49.290833°  -1.541111°

 

Le château :

      L'extérieur :

Je suis en transe !

     C'est armé d'une gravure du 19ème siècle représentant les vestiges du château de La Haye du Puits que je me rends dans ce petit bourg de la Manche. Si la ruine est toujours aussi belle et fascinante, je pressens que je vais passer la journée à admirer chaque pierre.

M'accompagnez vous ?

Etait ce le donjon du château fort ?

  

  La découverte

     En traversant le bourg par la rue principale, je remarque de suite la haute tour survolant les arbres. Mon imagination me porte à croire que j'ai en face de moi le donjon médiéval.

Le pensez vous aussi ?

  Si votre réponse est "Oui Chevalier, c'est le donjon"... Vous avez tort. Cette haute construction défensive est une des tours de l'ancien château.

 

Je monte la voir

    Tel un amant respectueux de la belle, je monte lentement les marches pour la rejoindre tout en l'admirant des yeux. Doucement elle me montre ses charmes, mais en gardant toujours une part de mystère. Et là, je vois une curiosité pour une simple tour de défense.

Avez vous remarqué cette particularité ?

 

La particularité de la tour

    A la base de la tour, il y a une ouverture. Ceci est déjà curieux pour un système de défense médiéval. Cette porte a peut être été ouverte au siècle dernier.

  Mais la présence d'un rainurage me fait penser à une herse (voir vocabulaire), donc à une porte d'entrée médiévale.

Avez vous déjà vu une porte fortifiée en bas d'une tour d'angle ?

  Cette construction était peut être la tour-porte permettant l'accès au château haut.

 

Le chemin de ronde était haut !

Les défenses

    Comme il ne reste plus de mur, ni de rempart, mon attention est portée sur l'unique construction. Même si le crénelage a disparu, il semble évidement qu'il devait exister durant la guerre de 100 ans.

  Au sommet, les classiques mâchicoulis confortent la défense de près.

 

Qu'est ce ?

   Sur le coté, une ouverture rectangulaire m'intrigue. Cela ne ressemble pas à un vestige de bretèche, ni à celui de latrines. Avec ce départ de mur, j'opte pour l'emplacement du chemin de ronde sur le rempart.

Qu'en pensez vous ?

 

D'autres vestiges

   De l'autre coté de la route (hélas, notre époque moderne n'a pas respecté le château millénaire qui se retrouve ainsi coupé par une voie pour destrier à moteur), de nombreux bâtiments modernisés sont les fantômes du château bas dont voici le plan.

  Le bâtiment le plus impressionnant est la tour carrée accompagnée par sa tour-échauguette-escalier.

 

      L'intérieur :

    Les bâtiments sont des propriétés privées non visitable. Je quitte ce site médiéval pour rejoindre un gîte rural à quelques kilomètres au Nord dont l'accueil et le calme vont me préparer pour un lendemain de découverte.

 

 

Histoire du bourg et du château :

* Au 10ème siècle, construction du donjon demandé par le Comte (voir titre de noblesse) de Normandie Richard Ier (voir liste des comtes/ducs de Normandie).
* Vers 1056, Turstin Haldup fait construire une partie du château.
* A la fin du 11ème siècle, Eudes, fils de Turstin, termine la construction du château.
* Au 15ème siècle, durant la Guerre de Cent ans, le château est occupé par les Anglais. Ces "envahisseurs" sont délogés quelques fois mais récupèrent toujours le château.
* Au 16ème siècle, La Haye du Puits est le fief d'une Baronnie. De nombreux travaux de confort et d'embellissement sont réalisés par la famille Magneville.
* En 1840, le château est classé aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte des remparts et du donjon est libre et gratuite. La visite des bâtiments et de l'intérieur de la tour est interdite.

 

Une tour crénelée qui me rend nostalgique


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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 05:50

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

    « Ce guide conçu à l'origine pour accompagner la visite de chercheurs européens spécialisés dans l'étude des châteaux présente un choix d'édifices remarquables soit par la grande qualité des vestiges conservés soit par l'étendue des études historiques et archéologiques.
   Certains édifices ont une importance symbolique comme berceau ou résidence habituelle des grandes familles princières de la région (dauphins de Viennois, comtes de Savoie ou comtes de Genève).
    La variété des types de fortifications présentes dans cet ouvrage est aussi une de ses caractéristiques (fortifications de terre et de bois, châteaux de pierre, bourgs castraux ou maisons fortes). »
 
 
Mon avis :
Sympathique, mais minimal !
     
   Un copain m'a prêté un livre que sa dulcinée lui avait offert. Sachant que je suis fou quand on parle de ruines castrales, il voulait me faire plaisir en me montrant un super livre.
 Alors, que dois je faire ?
   Etre poli envers mon copain et dire : "Wahouu, quel ouvrage !!!!"..... ou bien être honnête avec vous, cher et merveilleux lecteur ?
 
     Résumons :
  Rhône Alpes, c'est grand, et même très grand. Cette région regroupe 8 départements. Alors, un livre de 102 pages peut il décrire tous les châteaux ?........ (je vous laisse répondre).
  Si vous êtes un passionné de châteaux ou un médiéviste amateur, allez plutôt voir ICI, ou LA ou encore LA, puis LA....(avec tous ces LA, j'ai l'impression de chanter... lalalala).. Bref, le choix des livres est important sur les châteaux de cette région.
  Ce livre a un interêt, c'est d'expliquer par l'exemple la raison d'un château, et l'évolution des techniques de construction. Mais je lui préfère celui ci.
  Certes, tous les autres livres que je vous cite sont plus coûteux que "Châteaux médiévaux en Rhône-Alpes",  mais la passion ne se quantifie pas en euros.
 
     Conclusion :
  Le papier glacé est agréable, les photos sont belles, le format du livre est petit pour le transport et la prose est claire....... Donc, si vous me l'offrez, je serais heureux de le mettre dans ma bibliothèque, mais j'ai d'autres priorités d'achat avant celui ci.
Peut être sera il un bon livre pour un adolescent voulant découvrir le monde des "châteaux forts" ?
 

 

Je vous invite maintenant à visiter les châteaux forts de :

* 01 - Ain

* 07 - Ardèche

* 26 - Drôme

* 38 - Isère

* 42 - Loire

* 69 - Rhône

* 73 - Savoie

* 74 - Haute Savoie

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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 06:30

 

2000 ans de tradition funéraire

 

 

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

 
    « La fouille de Saint-Laurent montre l’évolution, depuis l’Antiquité, du principal site funéraire grenoblois.

  Parmi plusieurs mausolées de la voie des Alpes, entre Isère et montagne, un édifice pourvu d’une crypte funéraire dallée garnie d’une banquette, d’une niche et d’une ou deux fenestellae, est certainement vers 400 la memoria de l’un des premiers évêques. Le corps saint suscite le regroupement de nombreuses sépultures, formae et sarcophages.

   Une église cruciforme à bras triconques superposés s’enracine sur cette memoria : Elle semble être la basilique épiscopale qu’en présence de la cour burgonde Avit de Vienne consacre, d’après ses Homiliae, en 516. Vers 600, elle sera voûtée et richement décorée. Durant tout le haut Moyen-Âge, Saint-Laurent sera la plus importante des églises funéraires suburbaines (les autres étant Saint-Antoine, Saint-Sixte et Saint-Ferréol).

   Une contre-église remplace vers 800 la memoria dont elle conserve les cryptes. Ce pôle occidental est lié par une nef rectangulaire à un classique chœur orienté sur transept, dont le bras oriental de l’église précédente forme une des cryptes.

   Prieuré de Saint-Chaffre en 1012, l’église devient paroissiale d’un faubourg que ses murs protègent, renforcés au XIVe siècle par divers dispositifs militaires. Avec un clocher-porche, ses décors romans, son cloître et son cimetière, elle évoluera ensuite plus banalement jusqu’à la Révolution qui met fin au prieuré. Viendront ensuite la découverte de Saint-Oyand par Champollion-Figeac et les restaurations sous l’égide de Mérimée.

   L’étude diachronique souligne l’importance des pratiques funéraires et du culte des saints dans le christianisme gaulois ainsi que la manière dont se concilient les dispositifs architecturaux locaux et des pratiques et liturgies en perpétuelle transformation. »

 

 

 

Présentation de l'auteur :

 

    Archéologue renommée, docteur de l’université Aix-Marseille en archéologie, histoire et civilisations de l’Antiquité et du Moyen Âge, Renée Colardelle a dirigé les recherches menées sur le site de Saint-Laurent de 1978 à 1998. Directrice du Musée archéologique de Grenoble Saint-Laurent jusqu’en 2011, elle est aujourd’hui conservatrice en chef honoraire du patrimoine.

 

 
Mon avis :
  Un ouvrage peu connu et pourtant très riche !
 
      Le sujet peut vous paraître curieux voire "sordide". Les traditions funéraires, la mort sont des thèmes peu amusants pour un livre. Mais l'ouvrage ne traite pas réellement de ce sujet. Ce magnifique livre est le résultat de fouilles, de questionnements, de déductions, de recherches dans une église (qui a été fortifiée).
    Certes il est technique et parfois son vocabulaire peut être rebutant. Mais en laissant passer mon ignorance envers des mots peu usités, j'ai pris un plaisir immense à engloutir les 480 pages.
   Des photos, des plans, des schémas, des graphiques, des tableaux agrémentent les longues proses si riches. Même si parfois, j'ai du relire 2 fois (et même 3) certaines pages, je n'ai jamais eu l'envie de quitter définitivement cette oeuvre.
    J'ai pu souvent entrer dans la tête d'un(e) archéologue, j'ai pu comprendre le raisonnement, j'ai presque participé (virtuellement bien sur) à la fouille de cette église fortifiée âgée de plus de 1600 ans !
   Après la lecture de ce magnifique livre, j'ai pu visiter autrement le Musée Archéologique de Grenoble. Curieusement, même des détails insignifiants du MAG me semblent aujourd'hui évidents.
Avez vous remarqué les multiples lignes colorées dans le titre du site web ?
   Elles représentent les strates car 16 siècles sont imprimés dans le sol.
 
   La lecture de ce livre n'est pas utile que pour le MAG,  cet ouvrage m'a permis de m'ouvrir l'esprit et de mieux comprendre certaines ruines castrales que j'ai visitées depuis. L'investissement en temps de lecture n'est pas vain.

 

 

 

Note Personnelle :

 

      J'ai eu la chance de rencontrer Renée Colardelle (au cour d'une visite commentée). C'est une femme petite en taille mais immense en dynamisme, avec des yeux qui s'illuminent lorsqu'elle parle d'archéologie, avec un sens pédagogique au point que nous sommes tous archéologues à son contact.

    Lui poser des questions fut, pour votre humble Chevalier, un moment inoubliable, non pas à cause de mes banales interrogations mais à la qualité de ses réponses.

Merci Madame Colardelle.

 

 

 

 

 
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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 06:30

 

Département :  36 - INDRE

 

Le bourgSuis je voué à la recherche de ruines toute ma vie ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Dunet est située à 60km au Sud-Ouest de Châteauroux, à 35km au Nord-Est de Montmorillon et à 25km au Sud-Ouest d'Argenton sur Creuse.

  Vouhet est un hameau au Nord-Nord-Ouest de Dunet.

 

   Coordonnée du château :

46° 29' 5.244" N 1° 16' 52.727" E
 46.48479°  1.281313°

 

 

Le château :  

     L'extérieur :

Préambule

Suis je voué à l'échec à Vouhet ?   

Avouez que ce serait ruineux pour ma réputation que point ruine je vois !

   C'est sur ces pensées de castellologue amateur et amoureux des mots que j'aborde ce petit bourg.

  Cette eau a-t-elle déshydratée les gardes d'un château fort ?

Où est le château fort ?

    Grâce à mon dictionnaire des châteaux forts, j'ai la certitude que cette petite commune possède une ruine médiévale fortifiée.

   Mais ce merveilleux ouvrage ne me donne point l'endroit exact et ma carte IGN ne possède pas les 3 petits points en triangle indiquant la présence d'une ruine.

Comment vais je faire pour la trouver ?

 

Ma méthode pour trouver une ruine

1 - Chercher dans le bourg une rue du château,

2 - Quémander à un habitant,

3 - Rechercher une colline,

4 - Trouver un point d'eau ou une rivière.

 

Ai je la bonne méthode ?

R1 - Je ne vois aucune rue du château,

R2 - En ce mois de mars, point d'habitant dans les rues,

R3 - Dans cette plate région, impossible de voir une colline pour château fort,

R4 - Par contre, une rivière nommée Anglin attire mon attention.

  Pour confirmer ma recherche, je sors de ma poche une annotation recopiée un jour de pluie dans une bibliothèque "poussiéreuse". Il est écrit : Chapelle castrale à l'entrée de Vouhet.

  Est ce mon Graal au loin ?

Vais je la voir ?

     Rapidement, je vois une chapelle consolidée, je tourne la tête pour chercher la ruine tant espérée.

  Comme vous pouvez le constater, être castellologue-amateur, c'est jongler avec des informations. Puis, comme tous les chercheurs, avoir un peu de chance.

   Grâce à ce miracle (car trouver un site castral oublié de tous en est un), je vais pouvoir vous montrer la ruine du château fort de Vouhet

 

Il est là ( ? )

   Il est vrai que le château fort n'a point fière allure, à tel point que je doute (comme vous) que ce morceau partiellement bâti fut un jour une construction médiévale fortifiée. Point d'archère ni mâchicoulis (voir vocabulaire) est visible.

 

La recherche d'indices

* Les murs sont épais avec un remblai classique.

* Il n'y a pas de linteau au dessus de la fenêtre mais un arc plein cintre. Cette caractéristique prouve que la construction n'est point récente.

* Le parement extérieur n'est pas un exemple de beauté.

* Les pierres sont pauvrement taillées et peu jointives.

* La présence de fantôme de salles semi-enterrées me fait imaginer que le bâtiment fut haut et massif (sinon, il n'y aurait pas autant de terre et matériaux).

 

Conclusion

   La ruine n'est pas celle d'un bâtiment récent, mais il m'est impossible de le dater. Je ne peux avec certitude affirmer que cette construction fut le château fort de Vouhet. Mais mon instinct, mon ressenti est que cette ruine n'a pas pu appartenir à une ferme, ni à une maison.

Avez vous une idée ou une preuve de mon erreur ?

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle une chapelle (castrale ?) est construite à l'extérieur du château fort.

* En 1246, un château est mentionné en ce lieu.

* En ce 13ème siècle, il semble que la seigneurie de Vouhet dépende de Brosse (voir ce château).

* En 1325, Jeanne de Brosse épouse André II de Chauvigny. Le château dépend maintenant de cette grande famille du Berry.

* En 1373, Guy de Chauvigny fait aveu au Comte de la Marche pour le site de Vouhet.

* Au 16ème siècle, terres et château sont possession de Jean d'Aubusson de la Feuillade.

* En 1784, un écrit rapporte qu'une motte porte une tour nommée Chauvigny.

* En 1821, la commune de Vouhet est réunie à celle de Dunet.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite.

 

Est ce un château fort ?

 

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