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Ombre et lumière

19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 05:50

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose. 

 

Résumé :

    « Vingt médiévistes proposent dans le volume une réflexion d'ensemble sur les interactions de l'homme et du milieu montagnard au Moyen Âge.
   Bien que l'imaginaire des hommes de ce temps l'ait décrite comme un espace inhospitalier et dangereux, la montagne ne fut en rien une barrière ou un désert.
    Regroupées en quatre thèmes :
        - la montagne traversée,
        - la montagne gouvernée,
        - la montagne vécue,
        - la montagne imaginée
   Les contributions s'interrogent sur les spécificités des communautés montagnardes, sur leur contrôle du milieu, sur la recherche de leur identité et de leur autonomie.
   Mais si l'image de Guillaume Tell, champion d'une communauté résistant à tout contrôle politique, hante encore notre mémoire contemporaine, les sociétés montagnardes médiévales ont toujours été partie prenante dans le jeu complexe des pouvoirs, qui les mettait aux prises avec les seigneurs locaux, les villes et le prince territorial. »
 
 
Mon avis :
Voir la montagne autrement  !!!
 
   Ce livre est le résultat du 34ème congrès de la "Société des Historiens Médiévistes de l'Enseignement Supérieur public" réunis à Chambéry en mai 2003.
 
   Non, non, cher lecteur, ne part pas tout de suite. je vais simplifier les propos de ces sommités.
   S'il est vrai que ce livre est très technique, très spécialisé, il apporte un éclairage nouveau sur nos montagnes, il y a 800 ans :
  • * Les habitudes de nos ancêtres montagnards sont détaillées.
  • * Leurs rapports avec leurs voisins (Provençaux par exemple)  sont décrits,
  • * Cette société n'était pas uniquement pastorale. Forgerons, mineurs et bien d'autres peuplaient les collines,
  • * Malgré la dureté du climat et des routes, ces montagnards n'étaient pas repliés sur eux même, ils commerçaient, et avaient aussi une influence politique et militaire.
 
   Toutes les montagnes sont analysées : Savoie, Dauphiné, Pyrénées, Rouergue etc....
   Les "futurs Thésards" sur ce thème, les fous (comme moi) de cette époque si lointaine et si importante seront heureux de lire ou feuilleter cet ouvrage incroyable, d'une immense richesse sur un sujet peu traité.
 
   Les autres seront heureux...... de ne pas le lire (tant son approche est difficile). Je vous ai conseillé tant d'ouvrages dans ce blog que je souhaitais pour une fois faire le "Kakou"  avec un tel livre....... que je n'ai pas encore terminé il est vrai.
  Rassurez vous...... Il n'y en aura pas d'autre..... Avec un tel livre, ma tête a grossi et je ne peux bientôt plus enfiler mon heaume.
 
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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 06:30

 

Département :   25 - DOUBS

Ce panneau est une invitation  

Le bourg : 

    Situation  (--> le voir sur une carte)

     Champlive est une petite commune située à 20km au Nord-Est de Besançon, proche de l'ancienne commanderie templière de Dammartin.

   Coordonnées du château :

47° 17' 36.629" N 6° 14' 14.262" E
 47.293508°  6.237295°

 

Le château :

    L'extérieur :

Mes vacances sont terminées

    Après avoir passé 2 semaines à visiter les châteaux d'Alsace dans le département du Haut Rhin, je retourne tranquillement dans mon Dauphiné. Vers 12H30, l'envie de grignoter une cuisse de sanglier (ou de poulet sauvage) est pressante. Vite, il me faut trouver un coin tranquille dans la forêt.

 

Que vois je la haut ?

   Près du petit village de Champlive, une surface boisée attire mon attention. Et là, surprise, une ruine castrale brille dans l'obscurité de la forêt.

   Qu'importe ma faim, il me faut visiter cette ruine cachée au milieu des arbres. Quelle chance,le site médiévale est oublié des ronces et autres épineux qui adorent souvent s'amuser avec mes mollets.

  Sur sa colline, le château attend le visiteur

La découverte

    La partie la plus visible est évidemment la puissante tour. Mais en observant un peu les alentours, des élévations me prouvent la présence de remparts et d'aménagements de défense. Ces murs ne comportent aucune ouverture de tir.

Date-t-il du 13ème siècle ?

 

    L'intérieur :

Je sors ma loupe de Sherlock Holmes

   En cherchant d'autres indices, c'est au milieu de petits arbres que je découvre en contrebas les fondations d'une tour ronde aux murs très épais et bien appareillés :

Est ce une tour flanque du rempart extérieur ?
Ou une barbacane ? (voir vocabulaire)

 

Que d'énigmes !

   Coincé entre les fondations, un "couloir" comporte une ouverture :

- Est ce une fenêtre ?.. J'en doute.
- Un puits de lumière ?... L'inclinaison est trop faible.
- Une bouche à feu ?... Peut être. Cela signifierait que ce château était encore habité au 16ème siècle.

 

Il y a des surprises partout !

   Un peu plus loin, une autre surprise m'attend. Une salle voûtée noyée dans un amas de terre.

Etait ce une cave ?

Ou les vestiges des communs ou d'une écurie ?

Que de mystères et d'inconnus dans cette ruine !

   Devant tant de non révélation, je retourne vers la haute tour carrée qui semble être le donjon de ce château.

 

La découverte du donjon

    Par comparaison avec les autres murs et salles, la tour maîtresse est bien conservée. Sa construction est soignée et quelques indices trahissent son origine. Il n'y a ni fenêtre, ni archère, ni bretèche.

Serais je devant un donjon de la fin du 12ème siècle ?
 
L'intérieur du donjon
   Pour découvrir l'intérieur, il me faut grimper une petite pente causée par l'éboulement de certaines parois.

Dans ses entrailles, le spectacle est étonnant. Un morceau du mur écroulé montre l'épaisseur du mur.

"Solide" est le premier mot qui me vient.

  En mesurant le périmètre de la tour, je suis stupéfait de la superficie pour un si vieux donjon.

"Habitable" est mon deuxième mot. 

   En levant la tête, je suis ébahi par la hauteur du mur.

"Puissante" est mon troisième mot.

  Avec tous ces mots, d'autres "maux" (de faim) me quémandent de me sustenter. Et c'est assis dans le donjon que je mange en ressentant la chaleur de ces vieilles pierres.

Acceptez vous de déguster du "sanglier" avec moi ?

 

 

Histoire du château :

  Je n'ai hélas aucune information sur cette ruine. Les 2 habitants que j'ai interrogés ne connaissaient pas son histoire. La littérature semble inexistante. Je n'ai pas fait les bibliothèques régionales pour trouver des informations.

En avez vous ?

 

* Au 13ème siècle, il semble qu'une fortification existe. 
* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est gratuite. Le risque de recevoir une pierre est important; A visiter avec prudence. Ruine pour passionné. 

 

  Pour mieux comprendre cette ruine envahie par la foret, je vous propose cette vidéo d'images.

 Soeur Anne, ne vois tu rien venir ?....

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 25 Vers Menu châteaux du Doubs

 

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17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 06:07

 

Département :  68 - HAUT RHIN

 

Le bourg : La dense forêt camouffle merveilleusement la ruine.

  Situation :    (--> le voir sur une carte)

    Le site du château de Waldeck se trouve dans le Jura Alsacien, au Sud de Leymen, à la frontière avec la Suisse.

   Coordonnées du château :

47° 29' 7.426" N 7° 28' 31.292" E
 47.485396°  7.475359°

 

Le château :

     L'extérieur :

Pourquoi suis je ici ?

     Après avoir visité le château de Landskron, le livre des ballades du Club Vosgien m'indique qu'un chemin balisé serpente dans la belle forêt, puis s'approche d'une ruine de château.
   Vous me connaissez, je ne pouvais pas résister à l'appel des vielles pierres.

 

La découverte

    Dans la dense forêt, la ruine du château de Waldeck se cache, mais mon "oeil exercé de castellologue amateur" la découvre (j'exagère un peu, elle est à coté du sentier). La ruine est posée au sommet d'une colline à 467 mètres d'altitude.

    Les courtines externes sont construites sur  un rocher. Elles comportent des pierres pauvrement taillées. Aucune porte, ni ouverture de tir est visible. Voici une vraie ruine oubliée des hommes.

 

    L'intérieur :

Minimal ?

    Évidemment dans un château aussi ruiné, avec une végétation aussi envahissante, il est très difficile de comprendre l'architecture interne. Je vois quelques élévations sans pourvoir déterminer la fonction (donjon, 2ème rempart, tour carrée...), et ces murs ne comportent aucune d'archère. C'est certainement un bâtiment du 12ème siècle tant la géométrie est rectiligne. En progressant, je distingue clairement le plan d'une ou deux salles mais il m'est impossible de dire si c'est le logis, ou les dépendances.

 

Moins que minimal

    Ce château ayant été détruit il y a 650 ans, il faudrait un archéologue et une longue campagne de fouille pour retrouver l'architecture.
   En grattant un peu le sol, je découvre de nombreuses pierres, hélas aucune avec des marques de tâcheron, ni élément de décors.

 

C'est fini

    Mais quel silence et les odeurs de la forêt sont agréable. C'est une belle balade pour un pique-nique dans une ruine pleine de mystères.
   Hélas, le soleil se couche, la visite est terminée et mon destrier m'attend au parking du Landskron.

 

 

Histoire du château :

* En 1149, le château appartient à la famille de Waldeck citée lors de l'oblation qu'elle en fait à l'évêque de Bâle.
* En 1356, le terrible tremblement de terre qui détruit Bâle, démolit aussi le château. Il est nommé maintenant :" Burgstall " c'est-à-dire : "château en ruine".
* Durant un siècle, de nombreuses familles se succèdent à la possession du fief.
* En 1379, l'évêque de Bâle inféode les ruines du château et ses dépendances aux frères Fritscheman et Hertrich Zu Rhein de Hésingue.
* En 1453, le château et ses terres appartiennent aux Reich de Reichenstein.
* En 1618, début de la guerre de "30 ans". Le territoire est envahit à plusieurs reprises.
* En 1648 (le 24 octobre), signature du Traité de Westphalie mettant fin à la guerre de "30 ans". La seigneurie appartient au roi de France Louis XIV (voir liste des rois).
* En 1881, des fouilles sont organisées. Les quelques objets découverts sont exposés au musée d'histoire de Bâle.
* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre n'est pas négligeable. Ruine réservée aux passionnés, ou aux marcheurs.

 

Les murs en calcaires offrent de belles cachettes aux lézards.

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 06:30

 

Département :   32 - GERS 

 

  Le bourg

Est ce bien le château que je cherche ?     Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La petite commune de Courrensan est située à 15km au Nord de Vic-Fézensac et à 15km à l'Est de Eauze.

  Coordonnées du château :

43° 50' 59.593" N 0° 14' 31.942" E
 43.849887°  0.242206°

 

Le bourg fortifié

    Le village est posé sur un éperon rocheux. C'était un petit village fortifié, il conserve les reste d'anciens remparts. Dans les étroites ruelles, de belles maisons médiévales et renaissances donnent de l'ombre fraîche sous le soleil d'été.

Oups... Qu'est ce qui me prends ? 

Je parle comme le guide Vert Michelin  .

   Mon dictionnaire des châteaux affirme que ce village comporte un bâtiment féodal. Planté sur mon destrier en bas de la "falaise", en observant vers l'Ouest, je crois percevoir un château d'origine médiévale.

 

Le château 

    La façade Est

          C'est au bout d'une ruelle que je découvre le bâtiment. Ce n'est pas la ruine d'un château de seigneur mais une maison forte ayant évoluée à la renaissance et ayant été rénové durant les 2 derniers siècles.

  Sa façade comporte des traces de diverses origines. Confort et renaissance sont est le premier constat avec ses fenêtres à meneau en croix. Mais avec un peu d'attention, il est facile de voir que le puissant bâtiment carré à droite pourrait être l'ancien donjon avec ses murs épais.

   Et puis même rebouchée, je crois distinguer une archère droite.

La voyez vous ?

Pour être certain de son origine, il n'y a qu'un seul moyen, redescendre et faire le tour de cette bâtisse.

    
    Au bas du château
    La route qui contourne le village, longe l'éperon rocheux et la vision de la forteresse ne laisse plus le doute sur son origine :

* Voici les fortifications du château.

* Ainsi qu'une tour ronde de défense (certes très remaniée).

  Le site a une forme triangulaire allongée. Il est arasé au Sud et à l'Ouest (voir le plan).

       Et c'est à travers les grands arbres qui cachent un ancien jardin à la Française, que je comprends le "mystère" de ce château...... J'avoue que point mystérieux il est.  C'est un mélange d'époques de construction tel que je l'avais ressenti au début de ma visite.

   La façade Nord montre un bâtiment droit du 18ème (?) avec de larges fenêtres, accolé à une ancienne tour comportant d'élégantes échauguettes

   Ce n'est pas une ruine comme je vous en montre souvent et qui fait mon régal. Pourtant j'ai plaisir à regarder comment les hommes ont modifié avec talent ces rudes forteresses.

 

    L' intérieur :

   Comme vous l'avez constaté, ce château est privé et n'est pas ouvert à la visite.

 

 
Histoire du château :

* A l'époque Romaine, une cité fortifiée existe peut être (?).
* A la fin du 11ème siècle, une maison forte est construite à l'extrémité Ouest de l'éperon.
* A la fin du 13ème siècle, un château est cité dans un texte.
* En 1321, le château appartient à Bernard Trencaléon, seigneur de Firmasson et vassal du Roi d'Angleterre.
* A la fin du 14ème siècle, la seigneurie est englobée dans le Comté d'Armagnac.
* Durant 6 siècles, le château change souvent de propriétaires.
* En 1979, une partie du château est inscrit aux Monuments Historiques.
* A la fin du 20ème siècle, le château appartient à un de nos députés (dont je tairais le nom).
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite est interdite.

 

Ces échauguettes ne servent plus à guetter

  Cliquez pour voir le menu des châteaux forts du Gers Vers Menu châteaux du Gers

 

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Quel formidable château !

Situation :   (--> le voir sur une carte)   

     Le petit village de Arques se situe à 24km au Nord-Est de Quillan et à 51km au Sud de Carcassonne.

  Coordonnées du château :

42° 57′ 11″ N 2° 22′ 1″ E
 42.953056°  2.366944°

 

Le château :

       A quelques centaines de mètres à l'ouest du village, le caricatural château d'Arques s'élève au sommet d'un petit mamelon. C'est un chef d'œuvre de l'art gothique et de l'architecture médiévale.

     L'ensemble est plus une plaisante résidence aristocratique qu'une place militaire. 


L'enceinte Quadrangulaire

    L'enceinte presque carrée (51 mètres sur 55) est percée au centre d'une porte en arc brisé munie d'un mâchicoulis  ornée au sommet d'une clef de voûte aux armes de la famille Voisins. Ces armoiries sont décrites ainsi: "De gueules à trois fusées d'or en fasce, accompagnées en chef d'un lambel à quatre pendant de même".

De nombreux bâtiments devaient exister le long de l'enceinte, mais seul deux tours-logis sont visible dans la partie méridionale, la mieux conservée.

Pourquoi sortir sous le soleil, alors qu'il fait frais dans le logis ?

 

La tour-logis du Sud-Ouest

    Cette tour logis datant du 15ème siècle comporte 2 niveaux. La salle basse est partiellement souterraine. Elle est voûtée en berceau et percée de 3 petites ouvertures de lumière.

   La salle haute est éclairée, au sud et à l'ouest, par 2 fenêtres géminées trilobées. La construction s'orne d'une cheminée et d'une belle voûte tombant sur 4 culs de lampe. Les figurines représentées (3 hommes et 1 femme) ont un rapprochement stylistique avec le château de Puivert. Des latrines sont aménagées dans le mur nord.

   Dans la petite tour attenante, un escalier à vis dessert les 2 niveaux. Elle comporte une archère au nord, au dessus de la porte.

 

La tour-logis du Sud-Est

    La tour sud-est est refaite et transformée en habitation du 20ème siècle, mais elle conserve une clé de voûte armoriée ainsi que les vestiges d'une cheminée. 

 

Le donjon

   Ce fier donjon en grès rose haut de 25 mètres, est un chef d'œuvre de l'architecture gothique inspirée d'Ile-de-France. Il allie élégance, luxe et aspect militaire. 

 Sa base presque carrée mesure 13 mètres par 12,50m. Ses défenses abondent :

* 4 échauguettes montées sur des contreforts comportent chacune 6 archères à bèches. Ces "tourelles" permettent une défense sans angle mort.* Chaque base d'échauguette est percée d’ouvertures formant des mâchicoulis.

* Les courtines Est, Nord, Ouest possèdent 4 archères à bèches aux étages et 2 à étriers au rez-de-chaussée.

* La courtine Sud (coté entrée) dispose de 5 archères à bèches aux étages et 2 à étriers au rez-de-chaussée.

* La porte d’entrée comporte au-dessus une dernière "surprise" : Un assommoir.

 

Le donjon comprend 4 niveaux desservis par un escalier à vis dans l'échauguette du sud-est.

* Au rez-de-chaussée, la salle est voûtée d'ogives.

* Au niveau 1, cette salle, voûtée d'ogives, dénote un certain niveau de confort.

*  Au niveau 2, la salle reçoit un plancher, et un plafond à poutre. Une grande cheminée apportait la chaleur nécessaire au confort de cet habitat.

* Le niveau 3 est l'étage principal de défense. Dans cette salle octogonale était logée la garnison. Les murs sont ajourés symétriquement d'archères et de baies rectangulaires. Une quarantaine de soldats pouvait défendre en même temps ce donjon.

 

 

 Histoire du village et du château :

* En 1011, Amiel Arques, probable seigneur du lieu, est cité dans un manuscrit. 

* Au 12ème siècle, un conflit oppose le vicomte de Carcassonne et plusieurs seigneurs dont Arques, Lagrasse. Les terres d'Arques deviennent la propriété des Seigneurs de Termes.

* En 1207, Béranger d'Arques (seigneur faidit ?) figure parmi les proches de Guillaume de Peyrepertuse.

* En 1211, après sa conquête du château de TERMES durant la croisade de Albigeois, Simon de Montfort s'attaque à Arques. Après avoir pillé et brûlé la ville, il donne les terres du Haut Razès à un de ses lieutenants, Pierre de Voisins. Il s'agissait de contrôler les voies de la transhumance vers les Corbières. Certains textes font référence au : "trajet des moutons".

* En 1260, le village se nomme: Villa de Arquis.

* En 1265, en visite dans ses sénéchaussées, Pierre de Voisin fait régner la terreur. En qualité de Sénéchal de Carcassonne, il est investit du pouvoir de haute et basse justice. Il accuse de sorcellerie plusieurs hommes et femmes et les fait brûler en place publique. Puis il retourne dans son habitat de Carcassonne.

* Vers 1266, Louis IX (Saint Louis) (voir liste des rois) doutant de la culpabilité de ces ex-cathares subissant la "chasse aux sorcières", ordonne à Pierre de Voisins de ne plus condamner pour sorcellerie.

* Vers 1280, Gilles 1er succède à son père, Pierre de Voisins. Il entame la construction d'un donjon à l'extérieur de la localité qui sera sa nouvelle résidence.

* En 1291, le seigneur rédige une charte de coutume pour Arques. La nouvelle bastide d'Arques est mentionnée. Ce document définit les règles entre la communauté villageoise et son seigneur en matière de justice et de vie économique. Les habitants subissent des pressions importantes.

* En 1316, Gilles II de Voisins (dit Gilet) remanie et achève la construction du château.

* En 1320, le village se nomme: Vallem de Arquis.

* En 1518, par le mariage de la dernière héritière Françoise de Voisins avec le vicomte de Joyeuse, "l'illustre" nom de Voisins s'éteignit. Le château fut délaissé au profit de Couiza.

* En 1538, le village se nomme: Arcas.

* En 1546, les Espagnols font une incursion dans le Languedoc, passent par Arques et incendient le village. Le donjon est épargné.

* En 1575, les protestants assiègent le château qui fut presque entièrement détruit. Seul le donjon résiste aux attaques des soldats des capitaines Rascles et Rastelrens. La façade de l'ancien prieuré porte encore les traces des balles.

* En 1781, le village se nomme: Arques.

* Vers 1790, le château est vendu comme bien national puis subit quelques dommages.

* En 1887, le château est classé monument historique.

* En 1910, le château et les restes de l'enceinte sont achetés par la commune.

* Fin du 20ème siècle, des sondages archéologique s'organisent, les vieilles pierres sont restaurées et le château s'ouvre aux visites.

* Au 21ème siècle, la visite est payante, mais quel plaisir de se promener librement dans un château aussi merveilleux.

 

Cette fenêtre à coussiège donne l'envie de rêve !

 

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 06:30

 

Département :   11 - AUDE

 

Cette ruine en voit passer de l'eau sous le pont.

Le bourg : 

      Situation :   (--> le voir sur une carte
    La commune de Quillan est située à un important carrefour de vallées. C'était un point stratégique entre l'Aragon si proche et la route de Carcassonne dont la cité est à 51km au Nord.
 
Coordonnées du château :
42° 52' 29" N 2° 11' 12" E
 42.874952°  2.1868770°
  
Le château : 
     L'extérieur : 
La découverte
    De loin, la bâtisse ressemble plus à un fort qu'à un château médiéval. Pourtant, c'est un très vieux bâtiment qui a vu :
* Les Wisigoths,
* Les Cathares,
* Simon de Montfort,
* Les armées des différents rois,
* Les Aragonais,
* Les révolutionnaires Français,
* et.... moi.
 
Il est là haut
   Le château est installé au sommet d'un petit promontoire sur la rive droite de l'Aude, à l'Est de la ville actuelle.
    De nombreux châteaux médiévaux dans la région sont construits en haut des pogs. L'architecte doit s'adapter au terrain et rivaliser d'ingéniosité pour faire tenir solidement l'ensemble (voir Roquefixade,  Quéribus,  ...). Ici, le plan est carré et plat (voir schéma). La seule difficulté est d'offrir des obstacles pour la défense du château, solution très classique et vue dans de nombreux châteaux forts.
 Archère, échauguette, bossage.. Que de merveilles !
1ère analyse
    Le château de Quillan est une enceinte quadrangulaire de 35m de coté avec des murs à bossage. Ce type de construction n'ayant été utilisé que pendant une courte période du moyen age, on peut dater ces murs du 13ème siècle. Dans la partie supérieure, un changement de construction est visible.
Consolidation ultérieure ou réparation ?
 
2ème analyse 
    L'enceinte est talutée à la base avec un fruit en forte déclivité. Les courtines, de 1,80m d'épaisseur, sont percées d'archères et de grandes baies en plein cintre. Les archéologues pensent qu'elles avaient une hauteur de 13 mètres. Au 20ème siècle, 5 à 6 mètres de pierres ont été restaurées pour le plaisir des visiteurs.
 
3ème analyse 
    Les quatre angles sont pourvus d'échauguettes polygonales (au lieu de tours rondes classiques comme on se les représente dans notre enfance - voir exemple  ici  ou  ). Elles reposent sur une série de 5 encorbellements arrondis. Elles étaient surmontées d'un parapet en grès jaune percé d'archères aujourd'hui disparu.(plusieurs châteaux de la région comportent ce type d'architecture Bugarach  ou  Coustaussa....).

    L'entrée principale est située Nord-Nord-Est. Elle était protégée par un fossé (aujourd'hui comblé) et par un pont-levis (disparu car inutile).

 Est ce un donjon-porte ? ... Mystère.

La porte d'entrée 
   Certains archéologues et médiévistes pensent que cette construction était le donjon. Mais d'autres certifient que c'était 'une tour-porte'.
Ce "détail" est important.
Des tour-portes, il en existe plusieurs dans la région (Puivert par exemple). C'est un type de construction assez classique sur des châteaux peu élevés.
     Mais si le donjon était au dessus de l'entrée, le château fort de Quillan aurait une architecture unique en pays Audois. De nombreux experts optent pour cette option.
Avez vous une idée ?
 
Et si c'était un donjon ?
   Cette construction était une grande tour carrée de 8m par 6m. Elle comprenait 3 voûtes superposées et culminait à 26 mètres.
  Son système défensif est classique :
- Archères pour le tir sur les agresseurs extérieurs,

- Porte extérieure (pont levé),

- Porte intérieure à 2 vantaux,

- Entre les 2 portes, petit couloir droit avec  assommoir,

- Fantôme d'une herse, dont subsiste le rainurage.

   La tour-porte est très abîmée, mais ceci est une chance car je peux voir que le blocage des murs est constitué de pierres roulées provenant du fleuve Aude (en contrebas). C'est un remblai classique.

   

     L'intérieur :
J'entre

    Avec précaution, je traverse la "tour-donjon-porte". La cour est partiellement dégagée des arbres et pierres qui l'encombraient il y a peu. Elle était couverte de grands arcs dont il ne reste que le sommier dans les murs et les voussoirs posés au sol. Les salles étaient éclairées par de grandes fenêtres hautes.

 

L'archer tirait il à plat-ventre ?

 

Ambiance défensive

     Au niveau inférieur, les murs comportent des archères droites (4 au Nord, 5 au Sud et à l'Ouest, et 2 à l'Est coté entrée). Certaines sont bouchées par le comblement de la cour intérieure (pour installer des canons durant la révolution Française), d'autres ont été aménagées très tardivement en fenêtre.

    Le mur Sud est le mieux conservé des 4. Il a pratiquement sa hauteur d'origine, il ne manque "que" les créneaux. Un chemin de ronde est presque visible (avec un peu d'imagination).

 

Les salles

   L'angle Nord-Est comporte un très joli arc de soutènement de la tour d'angle. Il a une portée de 1,50m environ. Mais hélas, aucun décor sculpté ni cul de lampe de soutènement est visible. Ce mur comporte une "trouée" qui pourrait s'apparenter à une empreinte de cheminée.

   Sur le sol de la moitié Ouest, des bases de mur montrent plusieurs petites salles, mais il est impossible d'en déterminer la fonction. Même les quelques documents d'archive et de fouilles que j'ai lus n'ont pas défini le nom de ses salles.

   Occupant 1/4 de la surface de la cour, sur l'angle Est, un immense château d'eau défigure le site. Son seul avantage est qu'en montant dessus, il y a une vue extraordinaire sur la ville et les montagnes environnantes.

 

Une curieuse petite porte

   Le mur Sud comporte une poterne, mais :

Est-elle médiévale ?

  J'en doute, tant le château a été remanié pour le rendre fonctionnel.

   

   

 Histoire du château :

* A l'époque romaine, un oppidum est édifié dans la ville nommée: Calianum. Les maisons sont construites sur la rive droite de la rivière Atax (aujourd'hui nommée Aude).
* Vers 781, une forteresse Wisigoth est citée dans le village de Kilianus ou Quilhanus.
* En 844, le roi Charles le Chauve (voir la liste des rois) demande au Comte Milon de restituer le domaine de Quilhanus à l'archevêque de Narbonne.
* Au 11ème siècle, les habitants peuplent la rive gauche.
* En 1125, un lieu fortifié est cité (peu de précision sur l'emplacement, mais pourquoi l'installer ailleurs que sur la colline ?).
* Au 12ème siècle, un faubourg est créé sur une presqu'île formée par l'Aude et son affluent le Coulant: le quartier de la Hille.
* En 1145, le village se nomme Quillanum.
* A la fin du 12ème siècle, les Aragonais de Alphonse II, en guerre contre le Vicomte de Trencavel, prennent la ville après une courte bataille.
* Vers 1202, les droits de l'archevêque de Narbonne sont rétablis sur Quillan.
* Vers 1210, durant la croisade des Albigeois , le château est pris par l'armée "du Nord". Simon de Montfort  le confit à Guy de Lévis, son fidèle lieutenant malgré la colère de l'archevêque.
* En 1216, l'archevêque de Narbonne écrit une supplique au Pape Honorius pour rétablir ses droits sur le domaine de Quillan.
* En 1232, le château est construit sur l'emplacement de l'ancienne forteresse. Il est rattaché à l'archevêché de Narbonne. La période est confuse et Quillan passe alternativement sous pouvoir du roi ou de l'archevêque.
* En 1247, Saint Louis décide la "création" de plusieurs villes (dont de Carcassonne, Limoux). Quillan est alors élevée au rang de cité. Le nouveau nom serait Quillanus.
* En 1255, il semble que les habitants reconnaissent l'autorité de l'archevêque de Narbonne sur la ville.
* En 1280, le roi Philippe III le Hardi abandonne définitivement toutes les terres et les droits à l'archevêque de Narbonne.
* En 1281, la garnison de Quillan est dirigée par un certain Bompart, il a été nommé par l'archevêque.
* En 1332, le château est donné au Roi de France (contre une somme de 5000 livres tournois ?). Début du remaniement des bâtiments.
* En 1341, fin de rénovation du château.
* En 1345, la famine décime la région.
* En 1347, la première peste noire affaiblit la densité de cette ville naissance.
* En 1350, la deuxième peste noire ne laisse qu'un tiers de la population.
* En 1351, un texte mentionne qu'à Quillan l'archevêque "possède en propre un très beau château avec deux vergers contigus".
* En 1394, durant la guerre de cent ans, le Roi somme l'archevêque de fortifier le château.
* Vers 1480, les troupes aragonaises ravagent les régions du Fenouillèdes et de la Haute Vallée de l'Aude. Les Espagnols occupent Quillan.
* En 1495, les troupes du Roi de France chasse les intrus de la ville et du château.
* En 1573, les Calvinistes prennent la ville.
* En 1575, le château de Quillan est incendié par les Huguenots.
* En 1576, rendue au vicomte de Joyeuse, la ville est fortifiée et des fossés sont creusés. Après les guerres de religions, il semble que le château soit très délabré.
* En 1628, le Sénéchal de Carcassonne demande à l'archevêque une remise en état du château et du moulin suite à une inspection.
* En 1659, le traité des Pyrénées scelle une paix entre l'Espagne et la France et permet l'annexion du Roussillon. La ville n'est plus proche de la frontière Espagnole, les fortifications deviennent inutiles.
* En 1735, le château est démantelé, sur la proposition de l'archevêque.
* En 1790, durant la révolution, Quillan devient chef lieu de district.
* En 1793, les murs Ouest et Nord sont abattus pour récupérer les matériaux en vue d'une plate-forme qui servira pour une batterie de canon.
* En 1791, le château est vendu aux enchères. L'achat est réalisé par Thomas Marre plâtrier à Quillan..
* En 1950, il est acheté par la ville. La construction d'un château d'eau dans le fort est judicieuse (puisque c'est l'endroit le plus haut de la ville), mais catastrophique pour cet "ancêtre" qui est amputé d'une partie de sa cour intérieure.
* En 1954, les ruines sont inscrites aux Monuments Historiques.
* En 1994, des fouilles sont organisées et c'est le début d'une restauration (ou consolidation).
* Au 21ème siècle la visite est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre est faible.

 

Peut être qu'une princesse faisait un signe à son amant depuis cette échauguette.

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 06:07

 

Département :   73 - SAVOIE 

 

Le château :

Nuages et montagnes regardent cette ruine avec nostalgie.

   Situation :  (--> le voir sur une carte)

      Le village de Esserts-Blay se situe à l’entrée de la vallée de la Tarentaise, à 9 km au Sud-Est d’Albertville, sur la rive gauche de l’Isère.

     Coordonnées du château :

45° 36' 46.159" N 6° 26' 27.071" E
 45.612822°  6.440853°

 

  Origine du nom :

     Le nom actuel du village est le regroupement des communes après la révolution Française.

  * Esserts vient du mot latin "Essartum" désignant un terrain défriché (vers le 12ème siècle ?).
  * Blay aurait peut être comme origine le mot latin "Blasius" (Noble important, propriétaire de terrains dans ce lieu). 

 

Le château :

   L'extérieur :

Où est il ?

     Depuis la route principale traversant le petit village, aucun bâtiment fortifié se montre dans les pentes des montagnes.

Est ce encore une ruine oubliée ne laissant voir que ses bases dans une dense forêt ?

     Depuis un balcon fleuri, une charmante habitante me montre la direction à suivre avec sa main gantée (non, point de dentelle princière, un gant jaune pour la vaisselle).  "Il faut prendre le chemin  derrière l'église" me hurle t elle. 

 

La découverte

       Le spectacle du site est surprenant. La chemin aboutit dans l'ancien fossé (?) ou le verger (un texte en ferait l'inventaire au 16ème siècle).
     Un monticule rocheux porte la ruine qui est "presque entière" (oui, presque, vous me connaissez maintenant, les vrais châteaux "pas cassés" ne sont pas souvent dans mes pages).
   Comme pour le protéger du vent, des arbres l'entourent, mais en respectant la distance du à cet ancêtre.

 

Première analyse

   En faisant le tour, je constate que cette ruine ressemble aux châteaux "classiques". En théorie, 4 tours rondes aux angles reliées entre elle par des courtines droites. Mais curieusement une tour manque et la forme générale ne ressemble pas à un rectangle mais à un L. Cette curiosité pose quelques questions : 

     - Cette 4ème tour a-t-elle été détruite ?  (Mais aucune trace apparaît sur le sol).
     - Par manque d'argent, ce 4ème coté n'a pu être construit ?

 

Deuxième analyse

  Mais comment assurer la protection d'un château avec autant de surface sans protection ?

* Peut être que cette bâtisse ne fut qu'une maison forte marquant un territoire mais sans but de défense.
* Ou à l'origine, était ce une tour carrée centrale sur laquelle furent greffées des tours d'angle ?

  Les murs assez épais sont réalisés avec des petits moellons de schiste non taillés, mais correctement scellés. De l'extérieur, cela ressemble à une construction finie mais peu esthétique. L'usure du temps et l'incendie du 16ème siècle puis quelques réparations sommaire ont sûrement détérioré l'aspect des murs extérieurs.

      Il me tarde de visiter l'intérieur de cette ruine dont les murs sont hauts. Je ne vais pas entrer par la porte mais...... par un effondrement dans l'une des tours.

 

   Tour d'angle :

       Voila une sensation nouvelle, découvrir une ruine en commençant par la tour.

C'est une première pour moi. Et pour vous ?).

L'intérieur ne comporte aucune trace d'escalier, chaque étage est indépendant. Pour chaque niveau, des ouvertures permettent l'accès aux petites salles. Aucune trace d'archère ou de bouche à feu est visible (voir vocabulaire).

     Pourtant, dans un angle, apparaît une fente qui me semble avoir été ajoutée récemment. Il est possible qu'à l'origine, ces petites salles soient des niches pour un soldat durant une attaque.

 

   L'intérieur :

Minimale mais très variée

J'entre   

   Pour passer dans les salles suivantes, je dois me courber car l'effondrement du toit et des étages a rehaussé le sol et conséquence, "diminuer" la hauteur des portes.

 

Le logis

    Contrairement aux autres ruines que je vous montre, celle-ci comporte tous ses murs intérieurs. Le bâtiments d'habitation comporte un rez de chaussée et trois étages bien visible par le retrait des des murs, ou plutôt la diminution de leur épaisseur.
     En bas, peu de commodités apparaissent. Ce devait être le niveau du stockage, des communs et de la cuisine.

 

Les étages

     Aux 1er et 2ème étages, des éléments de confort et de vie (comme une cheminée) sont nombreux. J'imagine bien le seigneur attablé devant son écritoire. C'était vraiment les 2 étages d'habitation, car toutes les fenêtres et ouvertures de porte ont un encadrement de pierre, parfois sculpté.
  Le dernier étage semble plus modeste et moins décoré.

Est ce le grenier ou l'étage des serviteurs ?

 

Il y a des murs partout !

     J'ai une sensation nouvelle. D'habitude, dans "mes" ruines, avec les murs disparus, j'ai l'imaginaire qui fonctionne et, réchauffé par le soleil, je regarde l'horizon. Dans cette ruine, ma vue est bloquée mais je sens la chaleur des pierres et la vie des "fantômes".

Ressentez vous cela aussi ?

 

 

Histoire du château :

* Entre 1190 et 1220 (?), un bâtiment est construit sur le site par Nicod d"Avallon (est ce le château.   j'en doute). 
* En 1301, François d'Avallon est autorisé par le Comte de Savoie Amédée V (voir liste) à construire un bâtiment fortifié sur ses terres (il semble qu'aucun texte prouve la construction).
* En 1354, un acte précise que François d'Avallon  passe la seigneurie de Blay à François de Salins (il avait épousé une des filles d'Ameyric d'Avallon).
* En 1390, un texte confirme la possession de la seigneurie de Blay à François de Salins. Il semble que Blay soit cité comme une seigneurie et non une châtellenie.
* Vers 1418, à la mort de François, la seigneurie ainsi qu'un "château" sont donnés à l'archevêque de Narbonne (Normalement, Blay dépendait de Moustier, la raison de cet acte curieux est inconnue).
* En 1432, l'arrière petit fils de François de Salins possède la seigneurie (comment l'a t il récupéré pour sa famille ?), et se met sous la protection du Duc de Savoie Amédée VIII (voir liste).
* En 1536, Jean de Mermet de Riddes, seigneur de Flumet et de Megève, achète terres et château à Urbain de Salins pour rembourser ses dettes. Il semble que le château ne soit plus habité depuis cette date.
* En 1565, Antoine Gaspard de Riddes, fils de Jean, hérite du domaine.
* En 1599, bien qu'il n'y ait aucun écrit, la tradition veut que le château soit détruit accidentellement (?) par les flammes. La ruine ne fut jamais reconstruite.
* En 1615, Antoine sans héritier direct, donne par testament le domaine à Gaspard du Verger, fils de sa soeur Thomassine de Riddes.
* Au 19ème siècle, par manque d'héritier male, la famille Verger disparaît.
* Au milieu du 19ème siècle, 2 communes sont regroupées formant le nom Esserts-Blay.
* A la fin du 20ème siècle, une association est créée pour la sauvegarde du château (voir ici).
* Au début du 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. A l'intérieur, le risque de recevoir une pierre n'est pas négligeable.

 

 Nos ancêtres savaient tailler la pierre magnifiquement.

 

 

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 06:30

 

Département :  68 - HAUT RHIN

 

Le château : Perché sur sa colline, le vieux château de Ferrette attend les touristes

  Origine du nom :

    Pour les Romains, le lieu se nommait : Piretum, signifiant Verger de Poirier. Le nom latin se transforme en Ferretis. En Allemand, il devient Pfirt, et en Français Ferrette.
   C'est d'abord le petit village supérieur qui porte ce nom. Le château et ses Comtes prendront le patronyme plus tardivement.

 

   Situation :    (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Ferrette se situe à 40km à l'Est de Montbéliard, à 30km au Sud de Mulhouse, à  20km au Sud-Ouest de Bâle (en Suisse).
    Au Nord-Est du village, le château est posé sur une colline à 630 mètres d'altitude.

    Coordonnées du château :

47° 29' 37.478" N 7° 19' 2.676" E
 47.493744°  7.31741°

 

Le château :

      L'extérieur :

La découverte

    Depuis le parking la vue sur l'ancien château Comtal est impressionante. Les ruines se confondent avec le rocher. Je vais encore visiter un château sans toiture, avec peu de murs intérieurs et des squelettes de bâtiments.

humm, j'adore et vous ?

 

Le plan

   Proche du sentier menant vers la porte d'entrée, un panneau affiche le plan du château. Des 2 châteaux devrais je dire :

- Il y a sur la gauche (coté Nord-Ouest) le château bas,

- Puis à droite, (bien sur coté Sud-Est), le château haut, nommé aussi château primitif (le plus ancien).

 Sur le plan trois traits/tracés importants apparaissent :

* Le trait fin en "noir et marron" est le sentier de découverte de la ruine. Il peut se faire d'abord par l'extérieur en contournant les fortifications, puis en pénétrant dans le château.

* Les traits "noirs épais" sont les murs existants.

* Évidemment, les traits "bleus clairs" sont les murs disparus après l'intervention du temps et surtout des Suédois.

Plan du château de Ferrette 

L'approche

   La découverte gratuite commence maintenant. Une première porte (repère E) du 16ème siècle (très remaniée au 20ème) est la première fortification. Elle devait comporter un pont levis.
   Il faut maintenant grimper par le sentier en pente douce. C'est le chemin de défilement qui longe l'impressionnant rempart du château haut.  Bien que la végétation ait envahi une partie des courtines, les remparts et tours sont encore impressionnants avec leurs multiples bouches à feu et archères (voir vocabulaire).

   Rapidement, j'arrive devant une deuxième porte fortifiée (nommée "porte haute") avec une ouverture pour artillerie. Cette construction semble médiévale bien que remaniée au 16ème siècle.

Etait elle protégée par un pont levis ?

 

    L'intérieur du château bas :La courtines Ouest du château bas est très sobre.

Reste-il des décorations ?

      Cette partie du château est censée avoir été construite à la fin du 15ème siècle. Comme le château de Ferrette était la résidence des Comtes, j'avais imaginé trouver quelques décors renaissance. Bien sur, ce n'est pas un château de la Loire, mais au moins un peu de pierres sculptées. Ces murs sont très neutres sans apparats. Les bâtiments ont vraiment une fonction de protection et de défense, comme beaucoup dans la région du Sundgau (voir Morimont).

 

Est ce le donjon ?

     Au centre (repère D) de cette cour assez déserte (je vous avais dit que ce château "sentait" les murs intérieurs fantômes), je perçois les vestiges d'une puissance tour carrée. C'est le donjon du château bas qui semble dater du 12ème siècle par sa forme géométrique et ses épais murs.

 

Est ce la chapelle ?

   Du coté Est, inclus dans les remparts, une "tour" (repère C) carrée tente de survivre malgré la pente qui l'attire (pauvre vestige ). Le plan du château indique que c'est la chapelle castrale dédiée à Sainte Catherine, elle est vraiment méconnaissable.
   Dans l'herbe haute de printemps, je remonte le chemin vers le château haut.

 

   L'intérieur du château haut :

Est ce la salle des gardes ?

       Entre les 2 châteaux, il y a un mur devant être le rempart Nord du haut castrum. Il y a aussi un bâtiment très endommagé comportant des petites fentes (pour fusils ?). Certains textes le nomment "Salle des chevaliers", d'autres font allusion au "corps de garde". Il est difficile de connaître sa fonction car la construction a subit de nombreuses modifications. Avançons ensemble vers le Sud.

 

Est le puits ou une réserve ?

    Tout au bout, un curieux vestige (repère P) s'offre à mes yeux ébahis. Il est long et comporte une ossature de voûte très harmonieuse.

Quelle est la fonction de cette salle ?

Deux hypothèses :

1 - La réserve d'eau (citerne) puisque ce château est le plus ancien et surtout le plus haut, c'est une conséquence logique.
2 - Une cave ou salle de stockage de la nourriture.

 

Est ce le palais ?

   Le château haut me réserve une autre surprise. Un mur en pierres très haut, posé sur une puissante paroi rocheuse.

Quel fantastique décors !

     La paroi est creusée pour recevoir des poutres. Cette partie du château devait avoir au moins 3 étages. C'est certainement le palais du château Comtal.

 

Est ce un autre donjon ?

    A quelques mètres au Nord, une plate-forme symbolise l'emplacement du donjon. Bien qu'il ne reste que peu de mur, il émane de ces pierres une impression de puissance (la ressentez vous ?). Je vous invite à grimper l'escalier.

      C'est l'avantage des ruines sur les châteaux trop bien entretenus . Comme la vue n'est pas "bloquée" par les murs, un panorama à 360 degrés nous fait découvrir les beautés du Sundgau.

 

 

Histoire du château :

* A l'époque Romaine, certains pensent qu'une tour de guet est construite sur le haut de la butte.
* Au 11ème siècle, le Comte de Bar et de Montbéliard possède un territoire important (l'Alsace du Sud et un morceau du Jura). Un petit hameau est construit au pied de la fortification. (C'est l'actuel "vieux Ferrette" ou "Ferrette le haut").
* En 1105, sur la butte, un château est cité dans un texte. (Cet acte en fait l'un des châteaux les plus vieux de l'Alsace ).
* En 1125, à la mort de Thierry Ier de Montbéliard (Comte de Bar-Mousson-Montbéliard), l'un de ses fils, Frédérique Ier, reçoit en héritage la partie Sud du domaine nommé Sundgau. Il transforme ce fief en Comté, et devient le premier Comte de Ferrette. C'est un homme de décision et de "vision sur le futur"; Il fonde de nombreux couvents, monastères et prieurés. Il aménage le château qu'il habite.
* Vers 1168, Frédérique meurt. Son Fils Louis Ier devient de deuxième Comte de Ferrette. Il semble qu'il réside au château. Sa brutalité est légendaire.
* En 1189, Louis part pour la troisième Croisade en Terre Sainte, et meurt peu de temps après. Son fils aîné, Frédérique II, devient le 3ème Comte de Ferrette. Le pouvoir du Comte grandit, et l'évêque de Bâle commence à surveiller ce puissant Comté si proche.
* Vers 1232, le village se dote d'une enceinte fortifiée.
* En 1233, Frédérique II est assassiné par son fils aîné Louis (il semble que cet acte soit contesté par quelque historiens). C'est le cadet, Ulrich II qui devient le 4ème Comte de Ferrette.
* En 1271, le Comte Ulrich II de Ferrette fait oblation à l'évêque de Bâle. Il vend son Comté à l'évêque qui lui redonne en "gestion". Ferrette est nommé "Ville" dans un écrit (titre important pour l'époque).
* En 1275, Ulrich II meurt. Son fils Thiébaut est confirmé par l'évêque de Bâle pour la gestion du Comté. Ce sixième Comte de Ferrette est un guerrier redoutable qui sévit dans toute la région.
* En 1310, Thiébaut meurt. Ulrich III est nommé  7ème Comte de Ferrette,
* En 1324, Ulrich III, meurt sans héritier "mâle". Jeanne de Ferrette, fille du dernier Comte, épouse l'Archiduc Albert II de Habsbourg. Le Comté de Ferrette passe à la maison d'Autriche qui lui accorde des droits supplémentaires (en plus de ceux acquis durant 200 ans). Par exemple, le débit de sel....
* En 1488, une enceinte polygonale flanquée de 4 tours est construite autour du château bas.
* Au début du 16ème siècle, la famille Reich de Reichenstein, nouveau propriétaire, règne en maître absolu sur leurs sujets. Il supprime de nombreux droits aux résidents de la vallée. La crainte est présente chez tous les habitants.
* En 1540, une nouvelle famille habite le château : Les Fugger. Ces banquiers modifient et aménagent fortifications et bâtiments. Un rempart est construit reliant le château haut et le château bas. Une porte basse avec bouche à feu est aussi érigée.
* En 1618, début de la guerre de "30 ans" (voir ce livre). Le territoire est envahit à plusieurs reprises.
* En 1632, des mercenaires à la solde des Suédois attaquent puis envahissent le château.
* En 1634, les paysans se révoltent et chassent la garnison. En représailles, l'armée Suédoise attaque village et château. Le nombre des victimes civiles est important. Le château supérieur subit de gros dommages, et les fortifications de la ville sont détruites.
* En 1635, l'armée Française envahit la région et attaque le château.
* En 1648 (le 24 octobre), signature du Traité de Westphalie mettant fin à la "guerre de 30 ans". La seigneurie appartient au roi de France Louis XIV (voir liste des rois).
* En 1649, Louis XIV décide de relancer l'économie de la région qui a terriblement souffert de cette guerre. Il place un bailli dans un bâtiment "restauré" du château.
* En 1659 (?), Louis XIV donne au Cardinal de Mazarin le Comté de Ferrette.
* En 1661, à la mort du Cardinal (sans héritier bien sur), Honoré IV prince de Monaco hérite du domaine de Ferrette. Peu d'investissements sont faits par ces nouveaux propriétaires excepté pour le bâtiment du bailli. Le château est décrit comme ruine.
* En 1789, des révolutionnaires, venant de la vallée de Saint Amarin, pillent et incendient les restes du château bas et de la résidence du Bailli.
* En 1792, comme beaucoup de ses contemporains, le château est "débarrassé" de ses plus belles pierres.
* Au 19ème siècle, Walter Scott, écrivain écossais, met en scène le château dans un roman décrivant les méfaits d'un bandit.
* En 1930, les ruines du château sont classées aux Monuments Historiques.
* A la fin du 20ème siècle, le prince de Monaco (qui est aussi Comte de Ferrette) a été invité pour l'inauguration d'un train (mais hélas, aucun projet de consolidation du château était à l'ordre du jour ).
* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre est faible. Un circuit de visite est aménagé.

 

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 06:01

 

Pays :

 ESPAGNE

Région :

 CASTELON
 
 
Ce château m'a subjugué !
  * Ce n'est pas une ruine comme j'adore, et même pire, elle est vraiment trop refaite.
  * Ce n'est pas un bâtiment isolé, et même pire, il est très touristique.
---> Alors pourquoi suis je resté 3 heures dans la cour ?

    C'est la 1ère fois (depuis des siècles hihihi) que je suis accompagné durant ma visite par une musique.... Que dis je !... par Mozart, Vivaldi, Bach, Albinoni, Haendel....
    Je sais que ce ne sont pas des compositeurs contemporains des Templiers, mais cela se marie si bien. J'ai eu l'impression d'entrer dans les pierres, de survoler le château, d'être seul au monde !

  

  

Le bourg : 

  Situation  (--> le voir sur une carte)

       Peniscola est une station balnéaire située à 128km au Sud de Tarragone et à 140km au Nord de Valence.

  Coordonnées du château : 

   
   

 

Le château :

    Quelque soit l'endroit où vous attachez votre destrier, il est impossible de ne pas voir le château tant il est domine la ville et ses immeubles modernes.

 

   L'extérieur :

     En arrivant aux pieds du château, mes yeux se brouillent.

Est ce du au soleil d'Espagne ou à la malédiction des Templiers ?

   En réalité, les hauts murs droits posés sur le rocher avec ces mâchicoulis de forme Mauresque étaient en contrejour. Pour que vous les dégustiez, j'ai préféré les "transformer" un peu.

 

    L'intérieur :

Sobriété

        Après avoir donné quelques piastres à une brune caissière, je découvre l'entrée.
    Elle est très sobre. Les templiers ne s'embarrassaient pas d'inutiles décors et les propriétaires suivants n'ont pas cherché à modifier l'extérieur.
    La porte est encadrée par 2 puissantes tours carrées dissuasives. Les blasons sous la belle fenêtre représentent :
  * La croix noire de l'Ordre du Temple,
  * L'emblème d'Arnaldo de Banyuls, gouverneur de Peniscola,
  * Les chardons de Frey Berenguer de Cardona, Maître de l'Ordre au 13ème siècle.

 

Le plan
  Pour mieux comprendre le château, je vous livre le "plan secret" du niveau bas et du niveau haut :

1 - Porte principale,
2 - Dépendances,
3 - Grande salle rectangulaire (Ecurie ou étable),
4 - Habitations,
5 - Cour d'armes de la forteresse,
6 - Résidence du pape Benoit XIII,
7 - Eglise rectangulaire à nef unique sous voûte romane en demi berceau,
8 - Salle gothique,
9 - Palais pontifical,
10- Cachots primitifs.

 

La cour

   En entrant dans la cour d'armes, je suis surpris par la lumière. Il manque bien sur quelques bâtiments, mais cette pierre blanche sous le soleil... Wahouuu !
Et si vous ajoutez un peu de Mozart... L'aveuglement est total.
      Les styles architecturaux se font face. Une jolie baie géminée côtoie une porte plein cintre.
   La porte d'entrée de la salle gothique est impressionnante avec son imposant arc plein cintre. Au dessus, il y a les chardons de Frey Berenguer de Cardona et de multiples corbeaux aujourd'hui bien inutiles.
    Depuis la terrasse, mon regard embrase tous les bâtiments et la cour, mais surtout, à travers les curieux créneaux, je me délecte du paysage sur la mer... Je vous laisse, c'est l'heure de mon bronzage. 

 

 

  Histoire du château :

* Au 13ème siècle, la famille Aragonais de Alagon est seigneur de Peniscola.
* A partir de 1294, une fortification est construite par l'Ordre du Temple.
* En 1307, les Templiers sont arrêtés. Le château est maintenant habité par un autre ordre militaire-religieux : Montesa.
* En 1394, Pierre de Luna devient pape à Avignon sous le nom de Benoît XIII.
* Au début du 15ème siècle, le pape chasse de Peniscola l'Ordre Militaire de Montesa et place le château sous la protection du Saint Siège.
* Ce pape dissident n'est plus soutenu par le Roi de France (voir liste des rois). Après de multiples péripéties (voir Châteaurenard par exemple), il s'exile sans titre en 1415 dans ce château de Peniscola.
* En 1423, Pierre de Luna meurt au château.
* Au 20ème siècle, une campagne de consolidation est menée.
* Au 21ème siècle, la découverte du château est payante.

 

 

Vers liste châteaux des Templiers

en Europe

Vers liste châteaux des Templiers    

 

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 06:30

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

 

Résumé :

    « Après avoir étudié les circonstances de la naissance de Notre-Dame de Paris qui fut en son temps la plus grande des cathédrales d'Europe, Claude Gauvard, historienne spécialiste du Moyen Age, met en lumière la spiritualité et l'expérience religieuse d'une société médiévale occidentale en pleine mutation.
   Le parti pris photographique de Joël Laiter donne à voir cette "Bible de Pierre" dans sa majesté et son intimité, telle que personne ne l'a encore jamais admirée. »
  
 
 
Mon avis :
Photos, textes, émotions !
     
        Si vous avez dans vos proches un individu merveilleux (comme moi ?) qui raffole de proses sur le Moyen Age (comme moi !), et que vous ne savez pas quoi lui offrir d'extraordinaire (comme moi ?), voici un livre qui le séduira.
 
  * D'abord il y a les photos que le commun des mortels (comme moi) ne pourra pas faire, car certaines corniches sont interdites à la visite. Et puis avez vous le bon appareil et le talent de ce photographe (pas comme moi) ?  
  * Ensuite, il y a les plans et les croquis. Vous comprendrez mieux l'architecture de cet ensemble par les dessins commentés.  
  * Enfin, il y a la prose qui donne de la consistance aux photos. Vous apprendrez des détails formidables sur la construction de cette cathédrale. Vous vibrerez avec passion sur les origines de certaines sculptures.  

    Si votre compagnon n'apprécie pas ce cadeau, faite le moi savoir que je lui fasse mordre la poussière jusqu'à raison, et lui montrer ce qu'est le beau !
   En l'offrant, si vous voyez dans ses yeux une brillance irréelle, et même une "larmounette" cachée (car les hommes sont fiers et jamais larmes ils montrent), passez moi un message sur ce blog pour que je participe à notre victoire et à votre bonheur !
 
 
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Published by Le Chevalier Dauphinois - dans LIVRES sur l'époque médiévale
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