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Ombre et lumière

21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 16:00

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

    « Raconter l’histoire d’une grande vallée alpine au Moyen Âge est un exercice périlleux qui n’avait jamais été tenté :
Un territoire est une unité géographique mais pas politique.
Tiraillée entre l’histoire des différentes communes et celle du Dauphiné, le passé médiéval de la vallée du Grésivaudan agrège des situations très dissemblables :
     * Les communautés du Haut Grésivaudan ont souffert pendant deux cents ans de leur situation frontalière,
     * Alors qu'au même moment, des bourgades déjà prospères comme Montbonnot ou Montfleury connaissent l’existence banale des gens sans histoire.
     * Quant aux villages du balcon de Belledonne, ils font partie du comté de Genève pendant une grande partie de la période étudiée.
  L'auteur a fait le choix de raconter une histoire événementielle pour mieux suivre le cours des péripéties qui ont forgé le destin de cette vallée. »
 
 
Mon avis :
Un livre unique pour une vallée frontière !!
 
   Le Grésivaudan est la vallée frontière entre le Dauphiné et la Savoie, Duché ennemie pendant plusieurs siècles. Elle se situe à l'Est de Grenoble.
    Les livres, revues, articles sur la vallée du  Grésivaudan sont rares, c'est déjà une bonne raison pour acheter ce livre.
   Le Dauphiné a une histoire très curieuse et différente des autres provinces Françaises, Il a été une province indépendante jusqu'au 16 juillet 1349, où il fut "transporter" au royaume de France.
   Cet acte permis au Dauphiné de garder certains droits, pour preuve, l'héritier de la couronne de France se nomme le DAUPHIN.
 
      Ce livre est le résultat de nombreuses recherches sur le terrain effectuées par des passionnés ayant un site internet formidable.
    Si l'histoire des chevaliers vous fait rêver, si l'époque médiévale vous passionne, si les relations entre le Dauphiné et la Savoie vous sont inconnues,  voici LE livre qui comblera vos désirs.
    Après, vous pourrez compléter votre connaissance des châteaux Dauphinois en lisant :
 

Venez "visiter" maintenant les châteaux de l' ISERE  ?

 

 
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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 07:30

 

Pays :

 ESPAGNE

Région :

 CATALOGNE

 

Le bourg : 

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Els Garidells est situé à 15km au Nord de Tarragone et à 8km au Sud de Vals.

  Coordonnées du château :

41° 12' 29.574" N 1° 14' 50.104" E
 41.208215°  1.247251°

 

Le château : 

    L'extérieur :

Je me questionne

    Sur le route N240 en direction de Vals, je flâne lorsque mon destrier me quémande de tourner à droite en direction du petit bourg d'Els Garidells. J'obéis et soudain apparaît en face de moi un curieux pan de mur. Les guides touristiques ainsi que ma carte détaillée ne le citent pas.

Sont ce les vestiges d'un château fort ?

 

Vais je m'arrêter ?

   Debout en bas de la butte, je suis très perplexe.

Dois je prendre un peu de mon temps de chevalier

pour tenter une approche vers ce mur ?   

    Evidemment OUI. Point chevaleresque aurait été mon attitude si je n'étais pas venu "au secours" de cette beauté.

 

La découverte

    Au bout de la route, la ruine me regarde, avec l'oeil triste et les oreilles tombantes (Je me demande si je ne confonds pas avec le chien rencontré durant la montée).

    J'ai envie de lui montrer qu'elle est extraordinaire, unique, magnifique, attachante (avez vous remarqué comme je sais bien parler aux femmes... heu... ruines voulais je dire). Je me précipite pour l'enlacer, mais.... Elle me repousse avec ce panneau.

    Je vais donc la découvrir de loin, l'apprivoiser tel le "petit prince" (et pourtant simple chevalier je suis).

 

L'architecture

   Toutes les ruines (comme les femmes) sont fascinantes, avec leurs architectures différentes, leurs évolutions sur plusieurs siècles (heu... oui, je sais, on ne doit pas parler de l'âge des femmes :D   ).

 
Analyse des détails

  * Certains murs sont recouverts d'un ciment.

Peut être une consolidation du 20ème siècle ?

   * Cette tour possède des pierres d'angle solides, bien taillées, jointives, alors que la courtine est composée d'un assemblage disparate, peu soigné.

A-t-elle subi des reconstructions

après une attaque ?

   * Sur le coté opposé, 2 archères droites sont :

  - Très rapprochées (Ce qui est curieux pour un si vieux château),

 - Courtes (cela prouve l'ancienneté... si ce sont des archères),

 -  Avec leurs belles pierres. Elles semblent avoir été intégrées après la construction du mur.

Sont ce vraiment des archères ou des fentes de tir pour arme à feu ?

   Par un sentier herbeux, je tente de contourner la ruine pour voir ses entrailles.

 

    L'intérieur :

Je n'y arrive pas

     Arbres, hautes herbes et plantes griffantes ont envahi la place. C'est avec un téléobjectif qu'il est possible de visiter l'intérieur. Plus j'observe les restes des murs, plus je me contorsionne pour chercher un détail et plus je suis convaincu que ce château n'a été abandonné qu'il y a 2 siècles (environ).

Pensez vous que ces fenêtres soient médiévales ?

 

J'ai des doutes

     L'épaisseur des murs et la taille des pierres montrent une construction du moyen âge, mais les ouvertures "récentes" et les plaques de ciment me font penser à des améliorations de confort du.... heu... du "?? ème siècle" (je ne sais que penser).
      Qu'importe si je doute, le beau paysage suffit à me faire oublier mon inculture sur cette ruine !

 

 

  Histoire du château :

* Au 12ème siècle, une fortification est certainement construite sur la colline (?).
* Au 20ème siècle, une campagne partielle de consolidation est menée.
* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est interdite. Le risque de recevoir une pierre est important. 

 

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 20:59

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

    « L'auteur de Philippe le Bel s'attache aujourd'hui à ce long siècle qui suivit la mort des derniers Capétiens.
Mais fallait-il écrire l'histoire d'une guerre?
    Jean Favier montre que ce conflit n'est pas seulement phénomène en soi, il exprime les mouvements profonds qui animent la société médiévale: par-delà les batailles _ où il arrive que le sort d'un royaume se joue en quelques quarts d'heure _, la guerre devient facteur déterminant des infléchissements de l'histoire dès lors que le noble et le clerc, le bourgeois et le paysan pensent et se comportent en fonction de cette guerre.
    Qu'elle soit réelle ou supposée, proche ou lointaine, voilà qui change peu cet horizon mental qu'est la guerre pour cinq générations qui ont su qu'elle faisait partie de leur vie. La guerre de Cent Ans a été le lot commun des individus comme des groupes humains, celui des féodaux encore pris dans leurs fidélités contractuelles, celui des officiers royaux découvrant le service de l'Etat à mesure qu'ils le conçoivent, celui de maîtres de l'Université que leurs engagements intellectuels mènent à des conflits qui n'étaient point les leurs.
    En un étonnant contrepoint où passent les visages renouvelés d'un Charles le Mauvais, d'un Bertrand du Guesclin, d'un Pierre Cauchon et de bien d'autres, Jean Favier fait jouer les thèmes divers qui s'appellent le nationalisme naissant, la réforme de l'Etat et l'unité de l'Eglise, le prix du blé et le salaire du maçon, l'influence parisienne et la force provinciale, le métier des armes et la volonté de paix. »
 
 
Mon avis :
Le pavé qui explique tout  (enfin presque tout) !!
 
    Ce livre de 680 pages retrace de manière magistrale les événements survenus lors d'une des périodes les plus troubles de notre histoire.
  Jean Favier, expert incontesté du médiéval, y analyse non seulement les relations diplomatiques, les fameuses batailles de Crécy, Poitiers, Azincourt, Formigny, Castillon... mais également, n'hésite pas á mettre en avant les conséquences terribles de cette guerre pour une population (et le royaume) terrorisée par la crainte des razzia et des représailles.
   Cet ouvrage est LA référence que tout passionné ou amateur d'histoire médiévale se doit de posséder
.
  De plus, cet ouvrage a été publié la première fois en 1980, il est accessible chez les bouquinistes pour une somme très raisonnable.
 
Alors, prenez votre temps, fouillez dans les 'vides greniers', mais achetez le !
 
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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 07:30

 

Département 24 - DORDOGNE

 Je suis en vacances !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

       La petite commune d'Agonac est située à 12km au Sud-Est de Brantôme, à 12km au Nord de Périgueux et à 6km au Nord-Est de Château-L'évêque.

     Coordonnées du bourg :

45° 17′ 14.9″ N 0° 44′ 46.3″ E
 45.287472°  0.746194°

 

Le château :

     L'extérieur :

Je suis en vacances

    Parfois, votre Chevalier Dauphinois aspire à se reposer, à prendre quelques heures voire même une journée à ne point visiter de château fort ni d'église fortifiée. Savourer le simple souffle du vent, lire proche d'une rivière, écouter les canards.

Un plan qui modifie mes vacances !  J'erre à la recherche d'un panneau curieux , d'une information touristique, d'un panorama à immortaliser.

  Voyant que le bourg possède de nombreux cours d'eau,ou des dérivations d'une unique rivière, je cherche un plan pour connaître le ou les noms de ces calmes étendues liquide. Soudain mes poils se hérissent. Je vois :

Un plan  avec un château médiéval

  au centre de la commune !

  J'ôte mon chapeau de paille de touriste et je chausse mon heaume de Castellologue amateur.

 

L'enquête commence

    En me dirigeant vers la rue du commerce, je suis surpris par une porte fortifiée. Ses pierres sont correctement taillées et symétriques. Elle possède encore :

* Des consoles ayant servi de mâchicoulis (voir vocabulaire),

* Les rainures pour une herse.

  L'intérieur me prouve que le site était entouré d'un rempart dont l'épaisseur permettait de résister à une vraie attaque.

Ce bourg que je pensais anodin

possède une richesse architecturale défensive.

 Le nom caché est il un mauvais présage ?

Où est le château ?

    Le panneau de rue m'indique la direction. Lentement je m'approche près d'un mur intemporel. Je tente un regard timide vers le dessus dd'une paroi, mais les arbres cachent la beauté construite.

  Quelques mètres plus loin, je comprends que le vieux château fort a été très modernisé.

 

Conclusion

   Etre un castellologue amateur, c'est rechercher les indices, espérer voir, tenter de comprendre mais aussi accepter les échecs.

 

    L'intérieur :

  La propriété privée n'est pas visitable. La commune est si riche en construction médiévale que je me dirige vers le Sud-Ouest pour visiter l'église fortifiée.

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle (à vérifier), construction d'un habitat fortifié sur une butte naturelle. Son aménagement, demandé par l'évêque Frotaire, est du aux attques des Normands.
* Au 12ème siècle, construction d'un donjon avec contreforts plats.

* Au 13ème siècle, d'autres bâtiments sont construits dont une chapelle.

* Au 18ème siècle, des aménagements de confort sont effectués dont une tourelle polygonale et un fronton.

* Au 19ème siècle, le site est profondément remanié.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant le silence du site. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Noms des propriétaires :

- Bruzac,

- Chabans,

- Montardy,

- Chamberlhiac,

- Bourdeille.

 

Caché derrière arbres et bâtiments, le château gardera ses secrets !

 

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Connaissez vous la formule magique pour écarter les arbres ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Bor et Bar est située à 40km au Sud-Ouest de Rodez, à 30km au Nord d'Albi et à 20km au Sud de Villefranche de Rouergue.

     Coordonnées du château :

44° 11' 8.869" N
2° 4' 32.434" E
 44.185797°
 2.075676°

 

Le château : 
        L'extérieur :
L'approche

    A un jet de flèche au Sud du petit village de Bar une colline porte les ruines de l'ancien château fort. Sa position en bordure de la rivière Viaur est idéale pour surveiller le passage vers les hauts plateaux du Ségala.

   Pour mieux ressentir cet ancêtre médiéval, je sors de ma poche la représentation de sa splendeur.

Sera-t-il aussi beau au 21ème siècle ?

  Sont ce les flammes de l'enfer qui rougeoient cette tour ?

La découverte

    Lentement, je m'avance en écartant les branches des arbres et en prenant soin de ne point griffer mes magnifiques mollets de Chevalier.

   Une ronde tour me regarde en pouffant de rire.

Suis je si ridicule dans le bois ?

   Je tente de l'approcher et soudain je remarque la présence d'un fossé comblé. Je suppose qu'il entourait le site, mais la végétation m'empêche de vérifier mon hypothèse.

  Sur le croquis, en avant du château il y a un jardin médiéval. Son fantôme n'apparaît pas dans les hautes herbes.

 

La tour solitaire
     Je consulte de plan pour définir quelle tour est en face de moi. La mission est impossible car je manque de repère sur cette ruine.

  Je suis étonné par la piètre qualité de taille des pierres ainsi que le mauvais jointement. Ceci est surprenant car en opposition avec le croquis du château.

   A mi-auteur actuelle (je vous rappelle que dans une ruine, les gravas et les siècles ont fait monter la hauteur du sol de plusieurs mètres) je vois une grande fente verticale. Même si sa largeur a été causée par les siècles sans entretien, je subodore que cela devait correspondre à une fente de lumière ou une archère.

   Peut être aurai je la réponse en regardant dans la tour.

  'Entrez Chevalier' me murmure la tour

Je fais le tour de... la tour

   Lentement, je contourne cette beauté millénaire et solitaire pour mieux la comprendre. Grâce aux vestiges des départs de mur (dont les remblais semblent peu solides), je suis certain que j'ai en face de moi une tour d'angle.

 

L'intérieur de la tour
    Le temps a fait son terrible travail de destruction, les entrailles de cette tour ne me révèlent rien. Le parement intérieur est illisible, la fonction initiale de l'ouverture n'est point identifiable.

  Seule l'épaisseur du mur m'informe de l'ancienneté de la tour.

 

Qu'est ce ?

    Lentement, je m'éloigne de ce vestige d'un autre temps quand je suis interpellé (vous ai je déjà dit que les pierres me parlent et le hèlent ?).

    Les arbres s'écartent me laissant voir un imposant bâtiment. Il me semble identifier les bases d'une ronde tour  dont le diamètre est supérieur au précédent vestige. La haute paroi ne m'informe pas de la fonction exacte de cette tour ni de son âge.

 

 

Histoire du château :

* En 1171, le site fortifié appartient à l'évêque d'Albi.

* En 1285, cautionné par le Roi de France (voir liste), Bernard (et Bertrand ?) de Bar occupe(nt) le château.

* En 1361, les Anglais attaquent puis prennent le château.

* En 1364, les Anglais quittent le site fortifié.

* En 1436, Rodrigue de Villandrando s'empare du château.

* En 1614, le dernier membre de la lignée de la famille De Bar s'éteint sans héritier. Le fief appartient à Jean de Salès.

* En 1682, un acte fait foi que le sieur Tamus et la famille de la Guimerie ont détérioré le château, les meubles et autres mobiliers.

* En 1686, malgré son état partiel de ruine, le château est habité.

* Au 17ème siècle, le château appartient successivement à :

- Jules de la Roque Bouillac,

- François de Pommeyrol-Jalenques,

- La famille : Roquefeuil de Versols.

* Durant la première moitié du 18ème siècle, le fief est toujours possession de la famille Roquefeuil de Versols.

* En 1749, le château et les terres sont vendus aux deux sieurs :

- Courrège,

- Fricou.

* Au 20ème siècle, le château appartient à la famille Fricou.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est dangereuse, veuillez être très prudents en évitant de monter sur les murs.

 

Dans son écrin de verdure, la ruine garde tous ses secrets

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 16:55

Archéologie et histoire : perspectives de la recherche en Rhône-Alpes, Actes du colloque de Lyon (avril 1988)

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose. 

 

Résumé :

    « Qui étaient les habitants du château, principal centre de pouvoir au Moyen Age ? Quel était leur cadre de vie ? Autant de questions auxquelles les études regroupées dans cet ouvrage veulent répondre.
   Confrontant les données archéologiques et les sources écrites, inhabituellement traitées ici comme des sciences auxiliaires de l'archéologie, elles nous offrent l'image inattendue d'un château peu habité.
   Portant principalement sur la région Rhône-Alpes, avec quelques incursions à titre de comparaison en Alsace, en Espagne et en Pologne, leur objet dépasse largement ces limites régionales et suscitera l'intérêt de tout archéologue et historien médiéviste»
 
 
Mon avis :
Technique et précis !
 
   La première raison de cet achat est évidente : Ce livre parle du moyen âge en Rhône Alpes, et vous connaissez ma passion pour cette époque et......... pour mon Dauphiné.
   Mais ce livre ne traite pas que de l'architecture, il explique le mobilier, les repas, les commodités.... Tout (presque tout) ce qui touche à la vie d'un seigneur et de sa famille est abordé.
   Puis, je découvre avec plaisir que d'autres régions montagneuses et vallonnées sont analysées; Une comparaison des styles de construction, des éléments de confort et de vie est un enrichissement pour un médiéviste (même amateur comme moi). 
  
    Ce livre n'est pas un ouvrage d'initiation pour débutant (quoique si vous êtes passionnés !) mais sans être un historien de métier ou un professeur de faculté, vous aurez plaisir à lire, comprendre et même vivre ces pages.
    Toutes les photos sont en noir et blanc, et la présentation est stricte. Mais planches, tableaux, croquis, dessins, coupes longitudinale, extraits topographiques illustrent merveilleusement les propos techniques des auteurs-conférenciers.
 
    Si vous visitez par exemple les châteaux de Rochefort en Valdaine (Drôme), Rochebaron (Haute Loire), Bressieux (Isère) ou Grignan (Drôme), ce livre vous révèlera des détails de l'histoire architecturale et vous verrez ces bâtiments avec une oeil nouveau.
 
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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Une montagne de pierres survole les grands arbres

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Belcastel est située à 35km au Sud-Est de Figeac, à 25km Est-Nord-Est de Villefranche de Rouergue et  20km Ouest-Nord-Ouest de Rodez.

     Coordonnées du château :

44° 23' 20.951" N
2° 20' 11.184' E
 44.389153°
 2.33644°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La rage est en moi !

Ce site est il ensorcelé ?

Suis je maudit par le Saint de cette paroisse ?

  Je suis venu 2 fois en ce lieu pour visiter cette beauté et.... par deux fois, close fut la porte. 

  Conséquence, je ne vais vous montrer que l'extérieur de ce château fort si connu et médiatisé.

   Quel magnifique château fort et rustre

La découverte
   En arrivant dans le petit bourg, survolant les maisons, je vois la masse impressionante du château.

Quelle puissance !

 Lentement je contourne cette construction pour mieux la ressentir. 

 

Première analyse 

   Les bâtiments sont entourés par un rempart posé sur le rocher. Ces hauts murs étaient protégés par des tours flanques semi-circulaires ainsi que des échauguettes posées sur culots dans certains angles.

   Bien que le rempart soit arasé, il semble évident que crénelage et mâchicoulis (voir vocabulaire) complétaient le système défensif.

 

Quel enchevêtrement
   Le plus impressionnant est l'assemblage de murs, de bâtiments d'époques différentes et de diverses fonctions.

* Une ronde tour défensive accrochée à un bâtiment rectangulaire.

* Un bâtiment d'habitation possède des vestiges de mâchicoulis.

* Une façade donnant vers l'apic a été ouverte de nombreuses fenêtres.

* Cette façade à multiples fenêtres est protégée aux angles par de hautes échauguettes sur culots.

* Ces échauguettes tranchent par rapport à celles du rempart extérieur.

Avez vous remarqué la différence de qualité et de taille des pierres des multiples bâtiments ?

  Une entrée fortifiée surveillée par le donjon

Supputations et affirmations !

    Avant d'aller plus loin dans la découverte de ce château fort, je fais le bilan de mes constatations.

* Avec un donjon carré et central, le site a donc été construit avant le 13ème siècle.

* Avec ses tours rondes, il semble évident que les défenses ont été améliorées à partir du 13ème siècle.

* Avec ses fenêtres à meneaux en croix, il est évident que ce château ne fut point une garnison mais bien la résidence d'un seigneur.

* Avec l'absence de canonnière, il semble que sa situation géographique ne lui a pas permis d'avoir un rôle défensif important à partir du 15ème siècle.

 

L'entrée fortifiée

    Comme il se doit, l'entrée de ce château médiéval est fortifiée. Le contrôle de la porte est réalisée par deux tours rondes. Evidemment, un pont levis (symbolisé par les deux fentes ayant reçu les flèches de levage) protégeait l'entrée.

  De loin, je ne peux pas distinguer une herse ni un assommoir. Je dois m'approcher.

 

        L'intérieur :
  Hélas, la porte ne s'ouvre pas en ce début de printemps si peu touristique. Je ne pourrai pas confirmer mes constatations. 

 

 

Histoire du château :

* En 1040, une famille Belcastel est cité. Un château existe.

* En 1251, Raymond de Belcastel vend le château au Comte (voir titre de noblesse) Hugues de Rodez.

* A milieu du 13ème siècle,le Comte aménage le château et améliore ses fortifications.

* Au 14ème siècle (1378 ?), durant la guerre de Cent Ans, les Routiers, commandés par Mérigot Marchez, s'emparent du château par une ruse.

* En 1386, le château est donné à Alzias Saunhac par le Comte Jean III d'Armagnac.

* En 1407, Alzias Saunhac, seigneur de Belcastel, devient sénéchal de Beaucaire puis Chambellan de la Reine Jeanne de Naples.
* Au milieu du 15ème siècle, le château est possession de l'abbaye de Bonnecombe (à vérifier).

* En 1453, le château est propriété de la famille Saunhac.

* En 1545, le château est profondément remanié (à vérifier).

* En 1592, le château est possession de la famille Bournazel (voir leur autre château).

* En 1788, le château n'est plus habité.

* Au milieu du 20ème siècle, le château est mis en vente.

* A la fin du 20ème siècle, les nouveaux propriétaires consolident et aménagent le site, puis l'ouvre à la visite.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible certains jours, renseignez vous.

 

Quelle vue !

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 07:30

 

Département 33 - GIRONDE

  En voyant ce château, l'âme d'un peintre monte en moi

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune d'Arbis est située à 50km au Nord-Ouest de Marmande, à 35km au Sud-Est de Bordeaux et à 14km au Nord de Langon.

  Le château se situe à 2,5km au Sud-Ouest d'Arbis.

      Coordonnées du château :

44° 39' 52.528" N
0° 16' 3.151" W
 44.664591°
 -0.267542°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

     Posé sur une petite colline entourée de vignes, isolé par la rivière Euille, le château de Benauge apparaît au détour d'un virage. Caché par les grands arbres feuillus, je ne vois dans cette construction que des fenêtres, des balcons et des balustrades.

   Bien qu'il y ait un rempart arasé en avant du bâtiment, j'ai quelques doutes.

Suis je vraiment devant le château fort de Benauge ?

  Le château fort apparaît enfin !

Je contourne le château

  Sur l'autre face, je retrouve mes repères de castellologue-amateur.

Ressentez vous la puissance ?

   Certes, le château est loin sur l'image. Je vous le rapproche ici.

 

Rapide description

* Au premier plan, une petite tour ronde incluse dans le rempart extérieur.

Avez vous remarqué l'archère droite ?

* Sur la gauche, les vestiges d'une tour d'angle du rempart interne,

* Puis en me poussant encore, présence d'une fenêtre gothique de la chapelle castrale.

* A l'extrême droite je vois une imposante tour. Est ce le donjon du château fort ?

Qu'est ce ?

 

Le donjon ?

    Avec attention, je contemple la ronde tour flanquée dans le rempart. Bien qu'elle ne soit pas très imposante, elle semble être la tour maîtresse du château.

   L'absence de mâchicoulis et de crénelage me fait supposer que la tour a été partiellement arasée. La toiture a certainement été posée au 18ème siècle (?).

 

Le plan de confirmation

    Pour être certain de bien comprendre l'architecture du château, je sors de ma poche un plan récupéré dans le magnifique dictionnaire des châteaux forts de Salch.

  Je crois comprendre le positionnement des tours et de la porte. Mais un détail me surprend :

Qu'est ce donc cette structure hexagonale ?

 

Un autre plan pour comprendre

    Pour obtenir une réponse, je sors de mon autre poche un croquis du château. Curieusement, la construction hexagonale a disparu.

Ce château aurait il eu plusieurs vies ?

 

Une porte dans une tour se nomme : Une tour-porte !

La porte d'entrée

    Comme toujours, l'entrée est fortifiée. Celle-ci est englobée dans une tour carrée avec, sur plusieurs faces, des archères cruciformes à croix pattée.

  L'encadrement de la porte prouve qu'un pont-levis avait été aménagé. Voila un système défensif classique et efficace. Pourtant plusieurs détails me chagrinent.

1 - Je ne vois point de trace de système à encorbellement comme une bretèche (voir vocabulaire) ou des mâchicoulis. Il est vrai que cette tour-porte semble partiellement arasée.

2 - Je ne vois pas les traces des flèches de relevage du pont-levis. Curieusement, les archères sont positionnées à leur emplacement théorique.

Les Anglois avaient ils inventé un autre système ?

  La présence de trous circulaires avec un rebord me fait penser que la tour a été certainement transformée en pigeonnier.

 

    L'intérieur :

Sur la pointe des pieds

   Un panneau sur la porte m'informe que le château n'est point visitable le jour de ma venue.

 Que faire ?

  J'ose m'aventurer dans le sas d'entrée espérant voir un châtelain ou une princesse pour m'emener vers mon rêve.

 

Hélas !

    Je hèle, je crie, je quémande à haute voix, mais point d'homo-sapiens pour m'inviter à entrer. Je rebrousse chemin en jetant un dernier regard vers cette beauté qui a su résister à mes avances.

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, une Vicomté (voir titre de noblesse) exite, créée autour du premier château.

* En 1096, le Duc d'Aquitaine assiège le château.

* Au 12ème siècle, le Vicomte de Gabaret est propriétaire du château.

* Au 13ème siècle, le château est possession de la famille Bouville.

* En 1254, Henri III, Roi d'Angleterre et Duc d'Aquitaine, attaque le château suite à la révolte de Pierre de Bouville.

* En ce milieu du 13ème siècle, construction de l'actuel château fort. Une garnison Anglaise réside dans ce bastion.

* En 1266, le futur Roi Edouard Ier, donne le château à un de ses fidèles : Jean de Grailly, Sénéchal de Gascogne.

* En 1280, début de la construction de la chapelle castrale.

* En 1453, à la fin de la Guerre de Cent ans, ce bastion Anglais est donné au royaume de France. La petite histoire prétend que c'est la dernière forteresse à se rendre au Roi de France.

* Au 15ème siècle, le château subit quelques améliorations de confort (ouvertures de fenêtres). La position du château n'étant plus stratégique, les améliorations des armes à poudre ne viendront pas déflorer son architecture primitive.

* Au 17ème siècle, le château est fortement remanié pour le confort de ses habitants, les Ducs d'Epernon.

* Au 18ème siècle, des modifications sont réalisées dans le château dont un grand corps de logis.

* Après 1792, les révolutionnaires vendent le château comme Bien National. Les multiples propriétaires mettent à mal les pierres des bâtiments.

* Au début du 20ème siècle, plusieurs propriétaires tentent de reconstruire le château.

* Au 20ème siècle, l'association des Amis du Château de Benauge est créée. Elle organise de nombreux travaux de consolidation et de restauration.

* En 1995, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du château est libre et gratuite en respectant les champs de vignes. La visite de l'intérieur est possible, renseignez vous sur les horaires et jours.

 

Je suis ivre de ce château... Est causé par les vignes ?

 

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 07:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :

Point de défense visible pour cette église !    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La petite commune de Macquigny est située à 40km au Sud-Est de Cambrai, à 38km au Nord-Ouest de Laon, à 18km au Nord-Ouest de Saint Quentin et à 5km au Sud-Ouest de Guise.

   Coordonnées du bourg :

49° 53′ 9″ N 3° 33′ 9″ E
 49.885833°  3.5525°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

    Un petit fascicule sur les églises fortifiées de la Thiérache affirme que le village de Macquigny en possède une. Vous comprenez ma surprise en découvrant ce chevet très classique.

   Les contreforts ne constituent pas une arme défensive.

Ce bâtiment a-t-il été fortifié ?

 

L'enquête commence

   Dans cette région où la brique est reine, voir une église en pierres est déjà une surprise. Je m'avance donc lentement le long de la nef cherchant quelques indices. Les fenêtres sont trop grandes et trop basses pour un bâtiment religieux qui se devait être fortifié.

En ce jour ensoleillé, vais je revenir bredouille de ma recherche d'église fortifiée ?

   A l'extrémité de l'église, ce qui semble être un clocher me redonne le sourire. Ma dégustation va commencer.

Petite mais efficace est cette échauguette 

L'échauguette

     Suspendue dans le ciel, une échauguette me quémande d'aller la découvrir. Sur cette église en pierres grises, sa couleur rouge brique est étonnante.

Est ce un ajout postérieur à la construction du clocher ?

  Les culots sont posés sur des contreforts plats en pierres, l'architecture de cette échauguette (voir vocabulaire) est peu classique. Elle comporte 2 niveaux de fentes de tir pour arme à feu

   Entre ces 2 niveaux, des petits mâchicoulis permettent une défense rapprochée.

La complémentarité des défenses est elle "parfaite" ?

  Pour le savoir, je prends un peu de distance.

 

Le clocher-donjon

   La puissance de ce clocher est impressionnante. La pierre solide, les contreforts, l'épaisseur des murs, les dimensions du "Donjon" confortés par les échauguettes donnent une impression d'invulnérabilité.

    Pourtant un détail me surprend : Il n'y a pas de fente de tir sur les courtines. Cette construction ressemble un donjon du 12ème siècle.

Pourquoi n'a-t-il pas évolué ?

  J'aurai peut être la réponse en entrant dans l'église.

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Je m'éloigne en admirant une dernière fois cette curieuse église fortifiée.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle (?), construction de l'église (nef).
* Au 16ème siècle, modification et construction du clocher-donjon et du portail.
* Au 18ème siècle, aménagement du choeur.
* Au 19ème siècle, l'église subit quelques ravalements et consolidations.
* En 1987, certaines parties de l'église sont inscrites aux Monuments Historiques.
* En 1994, certaines parties de l'église sont classées aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite. La visite des fortifications est interdite.

 

Un clocher fortifié est le secret de cette église

 

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 00:50

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

 

    « Véritable bible des vieilles pierres de Hautes Savoie, cet ouvrage souhaite favoriser en chacun une réelle prises de conscience de la richesse du patrimoine historique de ce département. 

   Grâce à la compétence de son auteur, Christian Regat, conférencier à la Caisse nationale de Monuments Historiques, et à la beauté des formidables document photographiques accumulés et réalisés par François Aubert, ce livre contribuera à la connaissance, non seulement d'un extraordinaire héritage du passé, mais aussi à l'histoire des hommes et des femmes de ce pays.

   Cette merveilleuse balade à travers le temps est agrémentée d'un catalogue complémentaire réunissant tous les châteaux, tours historiques, manoirs et ruines se trouvant au Haute Savoie.

   Sur que les pages de cet ouvrage seront autant d'invitation à la découverte. »

 
 
Mon avis :
Perfectible  mais  intéressant !
 
   Ce livre est à l'image de sa couverture :
  • - Les photos sont toutes en 'noir et blanc',
  • - Les textes sont concis et sans fioriture,
  • - Les monuments couvrent toutes les époques.
  • - Les bâtiments présentés sont tous très (trop ?) bien entretenus.

 

   Cet ouvrage est une sorte de dictionnaire des bâtiments de cette belle région montagneuse. Chaque château comporte un condensé de son histoire et une petite description architecturale de l'extérieur. Parfois, quelques salles ou détails intérieurs sont décrits.
   Evidemment, un médiéviste amateur comme moi est heureux de disposer d'un tel livre, même s'il y a un peu trop de châteaux non médiévaux et même si de trop nombreuses "maisons bourgeoises" sont présentes.
   Je suis surement un peu sévère avec ce livre, car j'adore les ruines et elles sont presque inexistantes dans ce dictionnaire des belles demeures, mais "qui aime bien, châtie bien"....... alors, ce livre, je suis content qu'il trône dans ma bibliothèque.
 
    Cet ouvrage est un bon complément à celui des châteaux de Savoie.
 
  Par contre, si vous souhaitez connaître l'histoire des châteaux savoyards dans la guerre contre le Dauphiné, voici mon analyse sur un livre technique et sérieux.

 
Venez "visiter" maintenant les châteaux de la  HAUTE SAVOIE  ?
 
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Published by le chevalier du 38 - dans LIVRES sur l'époque médiévale
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