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Ombre et lumière

10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 06:30

 

Département :  36 - INDRE

 Une masse multiformes sera mon Graal du jour

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de La Motte-Feuilly est située à 40km au Nord-Ouest de Montluçon, à 35km au Sud-Est de Châteauroux et à 8km au Sud-Est de La Châtre (voir son château)

    Coordonnées du château :

46° 32' 37.259" N 2° 5' 12.214" E
 46.543683°  2.086726°

 

Le château :  

     L'extérieur :

La découverte

    A quelques vingtaines de mètres de l'église et de son petit cimetière, cachée par des arbres et rendue peu accessible par une route à angle droit, une masse importante de bâtiments m'apparaît.

   Les multiples aménagements durant les siècles ne facilitent pas la lecture architecturale de cet ancien château fort.

Je redouble d'attention pour voir les détails !

 Des bâtiments imbriqués de siècles différents

Comprendre l'architecture globale

    N'étant point un magicien et encore moins un spécialiste en architecture de plusieurs siècles, j'ai recours à l'astuce des oiseaux pour comprendre l'aménagement du site. Voici la vue satellite du château de La Motte Feuilly.

* Au Sud, des jardins "modernes" ont été aménagés.

* Au Nord, les douves ont été asséchées et des petits lacs ont été créés.

* A l'Est, des bâtiments (de ferme  ou des communs).

* Au Nord-Ouest (en haut à gauche), je vois 3 courtines et des tours de l'ancien château fort

 

Me serais je trompé ?

    Je pensais rapidement me désintéresser des bâtiments annexes pour consacrer mon temps au château fort "presque invisible" quand un détail attire mon attention. Un donjon qui sait se cacher derrière son rempart

   Ce n'est point l'engin agricole, mais les 2 trous dans le mur. Leur ébrasement extérieur me fait penser à une canonnière.

Serait ce les remparts reconvertis ?

 

Le donjon

    Derrière ce "rempart", il m'est impossible de ne point voir la haute ronde tour. J'ose la nommer : Le Donjon.

   J'avoue qu'en le découvrant, j'ai imaginé que ce fut le clocher d'une église. Mais en la regardant avec attention (aidé par mon téléobjectif) je suis certain que cette haute construction fut la tour maîtresse du château.

   Ma certitude vient des "mâchicoulis" avec ses panneaux en bois.  C'est une sorte de hourdage (voir vocabulaire) fixe. Je suis surpris de ne voir que de rares fentes de tir.

    Avec un diamètre d'au moins 10 mètres ce donjon est habitable, mais je doute qu'il soit très ancien. Il ressemble à un donjon de puissance, pour marquer la présence d'un seigneur en ce lieu.

    Ma brochure affirme :

* Qu'il aurait été construit à la fin du 15ème siècle,

* Qu'il serait l'oeuvre de la famille Culan,

* Qu'il possède une pièce unique à chaque étage,

* Que chaque étage est desservi par une tour escalier.

  La porterie du château de La Motte Feuilly

La porterie

     Sous ce curieux mot (que j'ai lu dans 2 brochures) se cache ce que je nomme souvent : Une tour porte.

   Cette unique entrée principale est positionnée dans une imposante tour hexagonale asymétrique.

  Bien que vous ne le voyez pas sur mes images, cette tour-porte est curieusement située dans un angle  (et non au centre de la courtine comme souvent).

 

Analyse rapide de la porterie

  Cette tour porte possède :

* Une porte en arc surbaissée,

* L'encadrement d'un pont levis, aujourd'hui disparu et inutile,

* Les flèches de levage du pont mobile,

* Des petites canonnières de chaque coté de l'entrée,

* Un assommoir extérieur (au dessus des flèches). Cette astuce est l'équivalent d'une bretèche (voir vocabulaire),

* Les mâchicoulis du chemin de ronde.

  Le chemin de ronde de la tour-porte

Le plan du château

  Avec un peu d'attention et grâce à la vue satellite, il est possible de réaliser rapidement le plan du château fort.

Sauriez vous identifier les éléments suivants ?

* La tour-porte dans un angle,

* Le donjon dans un autre angle,

* La tour escalier du donjon,

* Le grand logis principal,

* Le logis secondaire,

* Un petit bâtiment comportant : Cuisine, boulangerie, cave etc...

 

     L'intérieur :

         Hélas, la propriété privée n'est pas visitable.

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 11ème siècle (à vérifier), un texte fait mention d'un site nommé : La motte Folly (Etait elle fortifiée ?... Je le suppose sinon pourquoi nommer une motte si elle n'est point castrale ?).

* En 1210, Raymond IV Palesteau, seigneur de Sainte Sévère (voir son château), donne à l'archevêque de Bourges un terrain pour construire une église dans le bourg neuf de Feuilly.

* Au 13ème siècle, par mariage, terres et château de La Motte Feuilly sont transmis à la famille Vicomtal (voir titre de noblesse) de Brosse (voir leur château).

* Au 14ème siècle, en épousant Eude IV de Sully, Aliénor de Brosse donne le château à cette illustre famille.

* Au milieu du 14ème siècle, Aliénor de Sully épouse Messire Vaudenay (famille bourguignonne).

* En 1476, le château appartient à la famille Chamborant.

* En 1487, le fils de Jean IV de Culan hérite du château. Il semble que la "porterie" soit modifiée.

* En 1504, Charlotte d'Albret achète le château.

* En 1514, à la mort de Charlotte, sa fille, Louise Borgia, devient propriétaire du château. Un inventaire des lieux est réalisé.

* En 1517, Louise épouse Louis II de la Trémouille (je vous ai déjà décrit cette famille ici) et apporte ce château en dot.

* En 1530, Louise, devenue veuve, épouse Philippe de Bourbon, Baron de Busset.

* Au 19ème siècle, les douves sont aménagées en plan d'eau dans un petit parc. De nombreux arbres sont plantés.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de loin de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route. La visite de la propriété privée est interdite. Veuillez respecter la tranquillité du site.

 

Ce château ne révèlera pas ses secrete;res au Chevalier Dauphinois

 

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgHaute est cette tour... Mais est elle fortifiée ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Fabrezan se situe à 35km à l'Ouest de Narbonne, à 10km au Nord-Est de Lagrasse et à 15km au Sud-Est de Capendu.

  Coordonnées :

43° 8′ 11″ N 2° 41′ 52″ E
 43.136389°  2.697778°

 

L'église 

     L'extérieur :

L'arrivée

    En découvrant au loin le petit bourg de Fabrezan, je distingue 2 imposantes tours survolant les toits. Sachant que je suis venu voir une église fortifiée et une tour, j'ai besoin de votre aide pour déterminer laquelle voir en premier :

Gauche ou droite ?

 

La découverte

Évidemment, vous êtes si perspicaces que vous m'avez tous dit :

"L'église est à gauche Chevalier !".

    Sur la rive gauche de l'Orbieu, les constructions de la ville s'entassent. L'église semble encastrée dans les maisons. En réalité, il y a quelques siècles, ces murs n'avaient pas de fenêtre puisqu'ils constituaient le rempart de la ville.

 

Analyse

     La haute tour ne ressemble pas à un classique clocher d'église. Elle est massive, borgne sur sa première partie. Au sommet, l'ouverture me surprend. Elle devait être divisée en deux par une colonette.

     Je commence à douter que cette tour ait pu servir de défense : Pas de crénelage ni mâchicoulis (voir vocabulaire).  L'espoir renaît quand je distingue des fentes sur la gauche, mais je suppose que ce sont des trous de lumière pour la tourelle d'angle escalier.

 

     L'intérieur :

          Hélas, l'église est fermée et la tour inaccessible.

 

Histoire de l'église :

   Je n'ai aucune information sérieuse sur l'histoire de cette église.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Vincent) est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des fortifications est impossible. 

Impossible d'entrer, la porte est trop haute !

 

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 06:30

 

Cet article est la suite de la découverte de l'église fortifiée. Pour lire  le début, cliquez ici

 

L'église :

Cette église des Anglois craquelle mes certitudes de Français médiéviste

     Il faut entrer :

La peur d'être déçu

    Après tant de questions sur l'architecture extérieure de l'église, je redoute d'entrer :

* J'ai peur de ne pas avoir des réponses.

* Je crains de faire disparaître la flamme de beauté.

* Et puis, cette fortification était aux Anglois. Je sais que ces Diables savent perturber la vue et la logique des courageux Français de notre bon Roi.

 

Mais je suis un Chevalier !

   En tant que Chevalier (de surcroît Dauphinois, donc le Gratin des Chevaliers  ), je me dois de franchir cet obstacle.

  L'entrée doit être en avant de la tour dans ce bâtiment à la porte en tiers point.... mais diantre, elle rougeoie !

  Comme dans toute histoire d'envoûtement, je prends un breuvage   druidique et tout redevient normal.

 

     L'intérieur : 

Le choc en entrant

     J'entre dans l'église et de suite, une surprise m'attend. Je suis à l'intérieur de la puissante tour, avec sur la gauche éclairées par le soleil, les archères rectilignes et sur la droite une archère droite qui ne voit pas l'extérieur.

Comprenez vous ce mystère ?

Je vous redonne l'indice.

   D'après les historiens, cette tour daterait du 14ème siècle.

Pourquoi les Anglois ont ils apposé une archère aussi primitive (13ème siècle)

Une nef de style roman avec au fond, la tour de défense

 

  Nef et choeur de l'église Romane

       En entrant dans l'église Romane (car avant j'étais dans la tour) je vois :

   * Sur la gauche l'ancienne porte obstruée soutenant une chaire n'ayant pas vu un prêtre depuis longtemps.

   * Au fond un chevet semi-circulaire éclairé par les petites fenêtres avec des arcades soutenues par de petites colonnes.

   La voûte en cul-de-four comporte encore la peinture d'un ciel étoilé. De part et d'autre, des décorations apparaissant laissant mon imaginaire rêver à cette église il y a 7 siècles.

      Depuis le choeur j'admire cette architecture ayant "mon âge" quand soudain j'aperçois à gauche une autre travée.

Est ce une autre église ou un collatéral ?

 

La surprise du collatéral

    Pour mieux le ressentir, je me plante au fond de ce collatéral et là... C'est à nouveau un choc.

Diablerie encore ?

   Il n'en est rien. En étant attentif depuis le début de la découverte de cette incroyable église, la construction latérale ne vous a pas échappé. Souvenez vous des nombreux indices :  Ils s'affichent sur ces 3 images.

    Et puis, il y avait cette curieuse architecture que je vous avais montrée ici.

L'art gothique s'exprime dans ces voûtes


Analyse du collatéral

  Ce bâtiment ajouté au Sud montre l'évolution architecturale. Du style Roman, l'église se voit agrémenté d'un style Gothique très pur. Les voûtes traduisent parfaitement cette évolution.

    L'ensemble est éclairé par des baies à remplage de style Gothique.

Êtes vous plus Roman ou Gothique ?

 

La chapelle

   Sa forme polygonale (déjà observée à l'extérieur) contraste par rapport à son équivalente Romane. L'autel de facture récente est encadré de statues polychromes dont le fameux Saint Pierre.

   La classique représentation de la crucifixion trône dans ce décor

 très renaissance tardive (?).

        Oups !!!

   A trop regarder le décorum, je me transforme en guide touristique (n'oubliez pas la pièce svp...), j'en oublie ma fonction première de Chevalier-Castellologue-Amateur.

 

La surprise finale

    Je me retourne pour chercher la porte d'accès de la tour et 2 curiosités me font face.

Les voyez vous ?

*  Il y a la base de la tour-escalier polygonale avec son ouverture de lumière au dessus de la croix (Vous en souvenez vous ?).
* L'archère droite visant à l'intérieur du collatéral (Vous en souvenez vous ?).

  Ces 2 curiosités prouvent que le collatéral a été construit bien après la fortification de l'église Romane.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 11ème siècle, construction de l'église (c'est ce que suppose plusieurs historiens bien qu'il n'existe aucun texte).
* Au 14ème siècle, fortification de l'église durant "l'occupation Anglaise" mais surtout à cause de la "Guerre de Cent ans".
* En 1436, les Routiers du Capitaine Rodriguo de Villadandro, à la solde du Roi de France Charles VII (voir liste des rois), saccagent la région. L'église subit des dommages. 
* Au milieu du 15ème siècle, l'église est restaurée et l'abside modifiée (ajout) en style Gothique.
* En 1569, les guerres de religion dévastent le pays. Les Protestants dévastent de nombreuses églises dont celle de Brocas.
* A la fin du 16ème siècle, un collatéral est construit.
* En 1619, construction d'un porche en avant de la haute tour.
* Au 17ème siècle, construction d'une troisième travée.
* En 1899, une tornade dévaste la Chalosse. Le clocher de l'église s'effondre sur le toit de la nef.
* En 1934, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* En 1972, début des travaux de restauration.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Pierre de Brocas) est libre et gratuite. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

Je suis sous un ciel étoilé

 

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 06:30

 

Département  40 - LANDES

Le bourg :

Un petit portail pour une église incroyable   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Larbey est situé à 30km au Sud-Ouest de Mont de Marsan et à 12km au Nord-Ouest de Hagetmau.

   Coordonnées du bourg :

43° 42′ 15.12″ N 0° 43′ 1″ W
 43.7042°  -0.716944°

 

L'église :

    L'extérieur :

La découverte

    Après un petit périple, j'arrive sur une colline dont le sommet est à 101m (Qui a osé me dire que le département des Landes est plat). Au bout du village, devant moi une construction que je pressens être un bonheur de médiéviste. Trapue et pourtant avec un clocher élancé, l'église de Larbey semble être le symbole d'une église fortifiée médiévale.

Entrez avec moi dans un autre monde.

 

L'enquête commence

    Ne voulant pas de suite dévorer le clocher-tour, je me précipite vers l'abside. Sa structure est d'architecture Romane, mais elle été défigurée 2 fois :  

Que de contreforts !   * A droite, par l'ajout d'un bâtiment.

   * Au niveau des fenêtres par des contreforts à larmiers bouchant de belles ouvertures. Mais sans ses renforts, l'église aurait été détruite après les attaques des protestants au 16ème siècle.

    L'espace vide au dessus des contreforts (donc en dessous du toit) me fait penser à un chemin de ronde avec salle de repli. Une consolidation "récente" a obstrué les orifices et masqué les indices.

 

Le clocher- tour

     Avec une hauteur totale de de 27m (incluant le lanternon) ce clocher-tour est majestueux. Cette tour trapue me fascine avec sa base de 7 mètres de coté pour une hauteur de pierre de 13 mètres, .

    Imaginez le sans les "verrues" à gauche et à droite, c'est un vrai donjon médiéval renforcé par des contreforts à larmiers aux angles.

   Les angles sont bien appareillés et la base est constituée d'alignement de pierres de taille moyenne (dimension assez classique au 12ème siècle). Mais au dessus, la pose est aléatoire avec des pierres de dimensions inégales. Je pressens une reconstruction hâtive avec des moyens financiers peu importants. Les pierres de récupérations sont nombreuses.

Malgré cela, cette tour me fascine toujours !

 

Le fascinant clocher- tour

    Il n'y a pas que sa masse et ses contreforts qui me font titiller les neurones de castellologue, il y a ....

Les voyez vous ?

     Évidemment votre perspicacité a trouvé rapidement les 2 belles archères cruciformes avec une ouverture ronde à la base pour tir au "fusil". Ce mélange d'ouverture médiévale et "renaissance" montre l'évolution des systèmes de défense.

Magnifique n'est ce pas ! 

Des contreforts consolidaient les angles

 

 

L'autre face du clocher

  En contournant le clocher-tour, d'autres surprises m'attendent.

Les voyez vous ?

   Comme sur l'autre façade, il y a une archère cruciforme, mais mon regard est attiré par un autre système de défense très classique au moyen âge. Voyant vos yeux s'illuminer, j'ai compris que vous avez vu un crénelage partiellement obstrué.

Quelle magnifique tour de défense !

 

La nef

       En prenant un peu de recul, d'autres merveilles s'offrent à moi (je sais que je suis un "peu" exubérant et imaginatif devant une construction fortifiée médiévale, mais cette église est vraiment un bijou pour un castellologue).

   Sous le toit, une ouverture est la preuve d'un chemin de ronde défensif au dessus de la nef (donc au dessus de l'abside, ma supposition initiale est vérifiée). En regardant de plus près, je constate l'épaisseur du mur.

 

    L'intérieur :

        Hélas, la porte de l'église est fermée, et l'accès à l'échelle pour monter dans la tour est impossible. Point de merveille intérieure je peux vous montrer.

 


Histoire de l'église :

* Au 11ème siècle, construction d'une église.
* Au 12ème siècle, le bourg, sur la route de Compostelle, abrite un Hôpital des Chevaliers de Saint Jacques de l'Epée Rouge.
* Au 16ème siècle, durant les guerres de religion, l'église subit les attaques des Huguenots.
* Après 1569, l'église est remaniée et la nef est surélevée pour recevoir une salle de repli avec chemin de ronde.
* En 1854, un ouragan emporte la flèche de l'église. Elle est reconstruite peu de temps après.
* En 1970, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Jean Baptiste) est libre et gratuite. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

L'église a du faire réfléchir plus d'un assaillant !

 

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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgEst ce le gardien des lieux ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le bourg de Coursan se situe à 7km au Nord-Est de Narbonne et à 5km à l'Ouest de Fleury.

  Coordonnées du bourg :

43° 13′ 57″ N 3° 3′ 32″ E
 43.2325°  3.058889°

 

L'église 

     L'extérieur :

Préambule

    Cela se passe il y a de nombreuses années et m^me, au siècle dernier. C'était la fin des vacances, je n'avais plus que 8 photos possible dans ma dernière pellicule de diapositives. De plus à cette époque, je n'avais pas conscience que les églises fortifiées seraient l'une de mes passions des années plus tard.

Conséquence : Peu d'images caractéristiques.

    Mais l'église de Coursan ne doit pas être oubliée de ce blog. Ces quelques photos grossiront peut être avec le temps.

 

L'arrivée

     Dans le ciel bleu de cette magnifique région, les blanches gargouilles se détachent faisant le plaisir des photographes. Leur forme trapue est bien différente de celle élancée des grandes cathédrales.

  Certaines gargouilles ressemblent à des... heu... mammifères quadrupèdes et d'autres à des... heu... chiens féroces ?

Que voyez vous ?

 

Les défenses

     Mais je ne suis pas venu en ce lieu pour faire du tourisme photographique mais pour regarder des défenses médiévales. Cela commence par une haute et fine archère à étrier (13ème siècle ?). Puis sur la haute tour servant de clocher et d'horloge une archère aussi belle. Ce qui me surprend, c'est la différence de qualité, de couleur de pose entre les pierres du chevet et celles de la tour.

     Cette tour a dû prendre la fonction de clocher récemment, car vu sa position et les matériaux, je suppose qu'elle  devait être celle d'un château ou des remparts.

    Au sommet, je ne vois ni crénelage, ni mâchicoulis (voir vocabulaire). Les années de modifications et de modernisation ont certainement changé l'architecture de cet ensemble.

 

     L'intérieur :

          La tour ne se visite pas et l'intérieur de l'église est "moderne".

 

 

Histoire de l'église :

* En 1237, un texte mentionne la présence de fortifications. Comme souvent, les murs de l'église s'appuient sur les épais murs des remparts.
* Au 14ème siècle, une partie de l'église est reconstruite.
* En 1869, l'architecture de l'église est réaménagée. Les murs, charpente, voûtes sont refaits.
* En 1874, restauration des fenêtres du choeur ainsi que la voûte
* En 1877, des contreforts sont construits suite à l'effondrement du mur Sud.
* En 1948, le clocher de l'église est inscrit aux Monuments Historiques.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame de la Rominguière) est libre et gratuite. La visite de la tour est impossible. 

 

Chien, cheval ou cochon ?

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Survolant le bourg, les vestiges du château fort surveillent les touristes !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune d'Aubin est située à 35km au Nord-Ouest de Rodez, à 17km au Sud-Est de Figeac et à 4km au Sud de Decazeville.

     Coordonnées du château :

44° 31' 44.184" N
2° 14' 59.723' E
 44.52894°
 2.249923°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

   En arrivant dans le bourg, je n'ai point à chercher durant un long moment pour trouver l'emplacement du château. La beauté de pierre, but de ma matinée, est posée sur la crête rocheuse dominant Aubin. Une citerne creusée dans le roc

   Comme à mon habitude, je coure vers elle (voir explication ici), mais un panneau me quémande la prudence. C'est donc à pas feutrés que je me dirige vers le sommet de la butte portant le château fort.

 

Les premières découvertes

    Une émotion intense s'emparre de moi en gravissant cet escalier de pierre. J'imagine le nombre de soldats, d'attaquants et de défenseurs ayant franchi ce lieu durant 10 siècles.

    Quelques mètres plus hauts, je découvre des parties du rocher taillé en angle droit. Ceci n'est point les traces d'une carrière de pierre mais les vestiges de maisons ou de bâtiments.

   Ces banquettes ont du porter un mur épais. Le rocher creusé en forme de cercle est l'apothéose des traces de vie.

   Vous avez évidemment reconnu une citerne.

  De nombreux bâtiments profitaient de la défense efficace de la tour carrée

Les traces de poutres
    A chaque pas, des traces du passé s'affichent fièrement. C'est ainsi que je rencontre l'emplacement d'un grandiose bâtiment. Au sol, je ne remarque aucune trace de séparation.

La salle était elle si grande ?

   Au dessus, les imposants trous carrés m'informent que des poutres servaient de support au plafond. La hauteur est impressionnante.

Etait ce la aula du château ?

 

Au sommet de la crête

   Evidemment, vous avez remarqué une construction presque entière au dessus de la paroi verticale. Il me faut de suite la visiter. Mon envie de pierre me fait monter (par un chemin facile). Sur la crête, je vois un chemin de croix, au bout de cette ligne la tour carrée me fait signe (avec son drapeau).

 

La tour

     La tour à base carrée est arasée. Point de crénelage ni de mâchicoulis (voir vocabulaire) apparaît. Une ouverture en partie basse m'invite à entrer.

  L'ancienne chapelle castrale

        L'intérieur :

Les entrailles de la tour

   Avec précaution, je franchis la porte de l'unique vestige. Ma fascination va d'abord au rocher non aplani servant de base à la construction.

Suis je en ce moment dans le ratier ?

  Au dessus, une baie avec un ébrasement intérieur important ressemble à une fenêtre du 12ème siècle.

Avez vous remarqué l'épaisseur du mur ?

   Une autre ouverture me surprend. Elle est trop droite pour une fenêtre, trop large pour un système défensif, trop haute pour des latrines.

Serait ce une porte pour le chemin de ronde ?

 

C'est la fin

   A regret, je sors de cette tour qui ne m'a pas révélé tous ses secrets et je me jette sur les remparts. Pour vous laisser quelques surprises lors de vos prochaines vacances en ce lieu, je ne vais point tout vous décrire. Je vous laisse admirer l'ancienne église et je repars vers d'autres aventures Aveyronnaises.

 

 

Histoire du château :

* En 198, un poste fortifié est/serait aménagé sur l'ordre d'un Général Romain nommé : Albinus (c'est ce qu'affirme la tradition populaire).

* Au 10ème siècle, le site est possession de Raymond II Comte (voir titre de noblesse) de Rodez.

* Au 12ème siècle, le château est possession de la famille Frotard.

* Au milieu du 12ème siècle, une branche de la famille d'Estaing devient propriétaire du château.

* A la fin du 13ème siècle, de nombreux copropriétaires se partagent le château et les terres, dont le Comte de Rodez et la famille Fabrefort.

* En 1323, Hélène, une des héritières de la famille Fabrefort, épouse Jean de Morlhon et apporte le château en dot.

* En 1394, les défenses du château sont améliorées.

* Vers 1495, une troupe armée commandée par Salazart, attaque la ville, la saccage et la brûle.

* Au début du 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, de riches bourgeois font construire des habitations dans l'enceinte fortifiée.

* En 1590, les Huguenots s'emparent de la ville. Le sieur Richard de Poux, commandant du château, lutte contre les Protestants puis les chasse.

* En 1574, Henri de Navarre, Comte de Rodez, fait détruire les aménagements fortifiés réalisés par les nobles au début du siècle.
* Au milieu du 17ème siècle, la garnison quitte le château. Le site fortifié n'est plus entretenu.

* En 1668, deux tours sont encore visibles.

* En 1737, l'église n'étant plus consolidée, les autorités interdisent son utilisation.

* Vers 1792,  les révolutionnaires réquisitionnent les vestiges du fort et les vendent à Guillaume Bergougnon. C'est un "prête nom" pour Jean Antoine Marie Brassat Saint Parthem.
* En cette fin du 18ème siècle, la ville est renommée. De Albin, elle passe à Aubin.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible en prenant soin de ne pas glisser, ni lutter contre le vent.

 

Quel paysage !

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 06:30

 

Département 09 - ARIEGE

 Eclairée par le soleil, l'église me hèle !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Seix est situé à 100km au Sud-Est de Tarbes, à 90km au Sud-Ouest de Toulouse, à 50km au Sud-Est de Saint Gaudens et à 15km au Sud-Sud-Est de Saint Girons.

     Coordonnées du bourg :

42° 51′ 55″ N 1° 12′ 5″ E
 42.865278°  1.201389°

 

L'église : 
        L'extérieur :
Préambule

    Non, non, non, ne comptez pas sur moi pour faire des jeux de mots quelque peu tendancieux avec le nom de ce bourg. Chevalier je suis et Chevalier je dois être dans toutes les épreuves.... Mais j'avoue être très excité que ma destination soit Seix.

 

La découverte

    Après mon errance dans les étroites ruelles où l'ombre est un bienfait sous le chaud soleil d'Ariège, comme par magie, un haut et élancé clocher attire mon regard de Castellologue -Amateur.

  Je consulte mon dictionnaire des châteaux forts et fortifications pour savoir si cette église est qualifiée de fortifiée.

Une nef très basse et un haut clocher. Quel contraste ! 

Le clocher
    Voila une construction peu classique. Sa forme s'apparente à un classique clocher-mur portant au sommet 4 cloches. Mais de chaque coté, des petites tours rondes ressemblent à des constructions de guet.

   Sur la face, au niveau inférieur, un chemin de ronde crénelé permet la circulation entre les 2 tours. Au sommet,une balustrade en encorbellement ne semble pas efficace en cas d'attaque.

 

Curiosité

   Les constructions circulaires semblent être des tours-escaliers. Je suis surpris de voir à l'extérieur, en partie basse, une porte. Cela crée un point faible que les assaillants auraient pu exploiter, surtout qu'aucun système défensif au dessus en assure la garde.

 

La recherche d'autre trace

  Je  contourne l'église pour savoir si la nef ou l'abside sont fortifiées. Hélas, je ne vois aucun indice permettant de l'affirmer. Excepté le clocher avec son curieux crénelage coté nef, cette église ne possède que peu d'indice de ses systèmes défensifs d'antan. En prenant un peu de récul tout en contournant le chevet, j'espère découvrir d'autres détails. Hélas, point de nouveau système défensif je vois.

 

        L'intérieur :

Vais je pouvoir entrer ?

  Hélas, le jour de ma venue, une cérémonie d'adieu réunit de nombreuses personnes dans la nef, je n'ose franchir la porte.

 

Je repars vers une nouvelle aventure quand....

   Avant de quitter ce Seix   pour visiter l'église de Salau (à quelques kilomètres de là), je m'adonne à une autre passion qui est la photo de "composition/paysage". Avec la rivière nommée Le Salat, la couleur des roches, le bleu du ciel, je me sens une âme de photographe-amateur et même de peintre.

  Soudain, en recherchant un angle de prise de vue, mon oeil d'aigle est attiré par une construction.

 Voyez vous au loin une forme médiévale connue ?

  Mes brochures nomment ce bâtiment : Le château - Centre d'interprétation des vallées du Haut Salat.

 

 

Histoire de l'église :

* Au  12ème siècle (?), une église est construite. Le chrisme trinitaire, posé en remploi dans un contrefort, date de cette époque. 

* Au 16ème siècle, l'église est fortifiée.

* Au 18ème siècle, de nombreux travaux sont réalisés, la façade date de cette époque.

* En 1965, une partie de l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Etienne) est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite.

 

Pour ressentir l'ambiance de ce bourg et de sa vallée, je vous propose cette petite vidéo.

 

Tout l'art de vivre Ariégeois est dans cette image !

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 05:30

 Est ce la tour d'un château fort ?

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Bouteilles Saint Sébastien est située à 40km au Nord-Ouest de Périgueux, à 30km à l'Ouest de Brantôme et à 15km au Nord-Est d'Aubeterre sur Dronne (voir son château).

   Coordonnées de l'église :

45° 20' 42" N 0° 18' 16" E
 45.344967°  0.304518°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

       La commune est si petite qu'il est très facile de se retrouver en face de l'église. Pourtant en la voyant, j'ai un doute :

Est ce vraiment une église

ou la tour d'un château ?

  La haute et ronde construction est une curiosité qu'il me faut mieux connaître.

 Les bandes lombardes augmentent la sensation de rondeur

L'enquête commence

  * L'église est construite en pierre de taille et moellon de calcaire enduit.

  * Une petite chapelle latérale ainsi qu'une sacristie ont été aménagées il y a peu de temps. Elles défigurent un peu la beauté ronde de la tour.

  * A la base de la tour, présence de bandes Lombardes. Elles sont très esthétiques, mais ont un pouvoir de renforcement modeste.
  * Ainsi, des contreforts (certainement postérieurs) maintiennent le mur de la nef.

  * Les ouvertures verticales amènent la lumière dans le choeur.

  * La position asymétrique des ouvertures de lumières m'étonne. Il n'y a pourtant aucune raison architecturale ni de fragilité.

Reconstruction ou consolidation ?

 

Je prends un peu de recul

  Pour comprendre la curieuse tour et son intégration dans l'église, je recule en me décalant.

Stupéfait je suis !

  Le clocher-tour est très haut et très long par rapport à la nef moderne.

  Quel clocher tour !

Le clocher-tour

  Sur cette haute construction, je visualise 4 parties distinctes :

1 - En bas, les bandes lombardes avec ouvertures de lumière.

2 - En intermédiaire, des archères droites.

3 - En partie supérieure, des trous de boulin (voir vocabulaire) et des pierres en encorbellement ayant du porter un hourdage.

4 - Au dessus sur le coté, présence de deux registres :

* Le 1er est formé d'arcs aveugles en plein cintre,

* Le 2ème est composé d'une suite d'arcades percées.

     Cette tour devait comporter 2 étages défensifs de repli.

 

Je contourne l'église

   Bien que cette face dans l'ombre semble plus abîmée, la partie supérieure du clocher-tour est le symétrique de celle ensoleillée. Mais je suis surpris de voir en bas :

* De larges et hautes fenêtres. Cela est incompatible avec une tour fortifiée. Je pressens que ceci soit un aménagement bien après la fortification.

* Un petit contrefort sous une fenêtre.

  La face arrière du clocher-tour ressemble aux 2 autres cotés.

 

    L'intérieur :

  Comme souvent en notre siècle, les églises sont fermées. Celle de Bouteilles Saint Sébastien n'échappe pas à la règle.

 

Un diaporama de cette église est visible ici

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 14ème siècle, l'église est surélevée et fortifiée. Un bahut défensif est aménagé.

* Au 19ème siècle, l'église est profondément remaniée par une restauration.

* En 1825, les communes de Bouteilles et de Saint-Sébastien fusionnent.

* En 1948, l'abside de l'église (dédiée à Saint-Pierre-ès-Liens) est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite.

Pour empêcher l'église de partir, un grillge a été installé

 

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 06:30
     
michel-j-01  
  Cet article est très spécial : Il est l'oeuvre d'un passionné ayant comme pseudo : " M. J.". Comme moi, il est fou de châteaux, aussi bien d'époque médiévale que renaissance. C'est aussi un passionné d'architecture et d'art. Il m'a proposé d'écrire quelques articles sur mon modeste blog.

     J'ai évidemment accepté. J'adore échanger sur les châteaux forts. Je suis fier de l'avoir dans ce "bateau" qui navigue à travers le temps !

   Croyez moi, vous allez découvrir un monde différent du mien, un ressenti plus architectural.

Faites lui un formidable accueil. 

 

michel-j-02  

 

Département 76 - SEINE MARITIME

  Le graal du jour est sur la gauche

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune d'Ecretteville lès Baons est située à 38km au Nord-Ouest de Rouen, à 28km au Sud de Saint Valéry en Caux et à 6km Est-Nord-Est d'Yvetot.

  Coordonnées du manoir :

49° 37' 31.055" N
0° 41' 10.147" E
 49.625293°
 0.686152°

 

Le manoir :

     L'extérieur :

La découverte

   La façade Ouest du manoir : Un long corps de logis, cantonné de deux importantes tours circulaires coiffées de toits à poivrières.

  Quatre fenêtres à meneaux ont été ajoutées au 15ème siècle,.

    Cette façade comporte en son centre une importante porte d'accès, solidement épaulée par des éperons maçonnés. Les rainures des bras du pont-levis restent les témoins de ses fortifications du 13ème siècle.

 

La cour intérieure

   La façade donnant sur la cour intérieure présente un aspect plus aimable, largement percée de fenêtres à meneaux. L'accès cocher présente une belle arche ogivale tandis que les deux portes piétonnes latérales ont des linteaux en voûtes surbaissées.

   La maçonnerie est un mélange d'encadrements de baies et de jambes en pierre et remplissage en silex.

 

    L'intérieur :

 L'intérieur est en pleine restauration.

   On y peut néanmoins admirer ces monumentales cheminées et le raffinement des fenêtres et de leurs tabourets de pierre.

Bon courage à l'équipe qui entreprend cette remise en état

du plus vieux manoir du pays de Caux.

 

Combien de belle damoiselle se sont assises sur ces pierres ? Je ferai bien une petite flambée pour me réchauffer

 

 

Histoire du manoir :

* Au début du 11ème siècle, le Duc (voir titre de noblesse) de Normandie (voir liste), Richard II, donne aux moines de l'abbaye une terre (ce qui deviendra Ecretteville lès Baons).

* En 1270, le dixième abbé de Fécamp, Richard de Tregot, ordonne la construction du manoir du Catel. C'est alors une maison forte, ceinturée de douves, alimentée naturellement par la position du manoir, dans le fond d'un vallon.

* Au 15ème siècle, fin de la guerre de Cent-Ans. Des percements de baies sont créés. De bien modestes ouvertures dans le style du début de la Renaissance.

* A partir du 16ème siècle, la vocation du site est (semble être) purement agricole. Les différents propriétaires successifs, au fil des siècles, nous sont inconnus.

* A la fin du 20ème siècle, le manoir est la propriété de M. Frédéric Toussaint qui entreprend une courageuse restauration avec l'aide de l'Association de sauvegarde dont il est le président.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée. La visite du manoir est possible certains jours, veuillez consulter le site de l'association.

 

Une construction carrée rappelant l'architecture des châteaux forts

 

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 06:05

 

Département 24 - DORDOGNE

 Je veux faire le tour des tours !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Badefols d'Ans est située à 40km Est-Nord-Est de Périgueux, à 30km au Nord-Ouest de Brive la Gaillarde et à 5km au Sud-Est de Hautefort.

   Coordonnées du château :

45° 13' 48" N 1° 11' 46" E
 45.23003°  1.196254°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

     A la frontière entre les départements de la Corrèze et de la Dordogne, la commune de Badefols d'Ans montre fièrement sur une colline un incroyable château d'origine médiévale. Cette vigie sur sa terrasse est si belle, si neuve qu'elle semble avoir été construite hier.

 Les yeux du Chevalier s'illuminent de mille feux !

Rapide analyse

  * Le château est entouré d'un rempart avec des orifices ressemblant à des canonnières.

  * Ce rempart comporte des pierres correctement taillées avec des dimensions identiques. Mais d'autres aux dimensions aléatoires et à la taille rudimentaire apparaissent.

Sont ce des réparations ?

  * En errant dans les rues du bourg, je vois une ronde tour.
  * J'identifie comme logis (donjon habitable) le bâtiment parallélépipédique avec ses nombreuses cheminées.
  * Donc, la tour accolée n'est point défensive. Elle doit certainement enfermer un escalier en colimaçon desservant tous les étages.

  * Soudain, je suis trompé par une archère sur la ronde construction.

 En ce château, le carré prend racine !

Le reste est au carré

  Ne pensez pas que je vais proser sur des exercices mathématiques avec le carré et sa racine. Mon propos est évidemment architectural.

* En abordant le château par ce coté, la surprise est grande de voir 3 imposantes tours parallélépipédiques.

* Certaines possèdent un chemin de ronde avec des archères crucciformes.

* Mais la troisième est munie d'un chemin de ronde sur mâchicoulis (voir vocabulaire) avec des fentes de tir dans les merlons.

* Deux caractéristiques m'étonnent :

- Les parois des tours sont dépourvues de système défensif (archère, fente de tir...).

- Il n'y a pas de latrines en encorbellement.

 

    L'intérieur :

    Hélas, la propriété privée n'est pas visitable. Je me console en enlevant mon heaume de Chevalier Castellologue amateur et en chaussant mon chapeau de paille pour découvrir l'église du 12ème siècle.
    Puisqu'elle n'est pas fortifiée, je ne vous la montrerai pas sur ce blog.

 

Tout le Moyen Âge s'exprime dans cette tour

 

 

Histoire du château :

* En 876, la Châtellenie de Badefols appartient au Vicomté (voir titre de noblesse) de Limoges

* Au 12ème siècle, construction d'une église.

* Au 13ème siècle, sur les bases du village Gallo-Romains construction d'un château fortifié appartenant à la famille Badefols.

* En 1292, le "repaire de Badefou" est cité dans un texte.

* Au 14ème siècle, l'actuel château est construit sur les bases du château primitif.

* Au 15ème siècle, il est remanié par des ouvertures de fenêtre à meneaux. les logis sont plus confortable. Un chemin de ronde est aménagé.

* En 1548, Jeanne d'Albret offre en dot la seigneurie de Badefols à son futur épou Antoine de Bourbon (qui serait né au château de Fère).

- L'un des enfants de ce couple devint le Roi de France Henri IV.

* Au 16ème siècle, les salles bénéficient des améliorations de confort de l'époque Renaissance.

* En 1608, le propriétaire du lieu signe sur ses actes : Seigneur Badefol de Bonneguise.

* Au 18ème siècle, le château appartient à la famille Royere de Pons (à vérifier).

* En 1752, la seigneurie est érigée en Marquisat.

* En 1944, le Comte Jehan (ou Jean) de Lestrade de Conty et son fils, propriétaires du château, soutiennent les groupes de Résistants. En représailles, les Allemands incendient le château.

* Avant la fin de la deuxième guerre mondiale, Jehan décède à Buchenwald.

* Durant la deuxième moitié du 20ème siècle, le château est restauré au titre des dommages de guerre.

* En 2007, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis les rues du bourg est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite. Veuillez respecter le silence du site et la tranquillité des habitants.

 

Il est fort beau, ce château fort.

 

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