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Ombre et lumière

15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 05:50

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

    « Ce guide conçu à l'origine pour accompagner la visite de chercheurs européens spécialisés dans l'étude des châteaux présente un choix d'édifices remarquables soit par la grande qualité des vestiges conservés soit par l'étendue des études historiques et archéologiques.
   Certains édifices ont une importance symbolique comme berceau ou résidence habituelle des grandes familles princières de la région (dauphins de Viennois, comtes de Savoie ou comtes de Genève).
    La variété des types de fortifications présentes dans cet ouvrage est aussi une de ses caractéristiques (fortifications de terre et de bois, châteaux de pierre, bourgs castraux ou maisons fortes). »
 
 
Mon avis :
Sympathique, mais minimal !
     
   Un copain m'a prêté un livre que sa dulcinée lui avait offert. Sachant que je suis fou quand on parle de ruines castrales, il voulait me faire plaisir en me montrant un super livre.
 Alors, que dois je faire ?
   Etre poli envers mon copain et dire : "Wahouu, quel ouvrage !!!!"..... ou bien être honnête avec vous, cher et merveilleux lecteur ?
 
     Résumons :
  Rhône Alpes, c'est grand, et même très grand. Cette région regroupe 8 départements. Alors, un livre de 102 pages peut il décrire tous les châteaux ?........ (je vous laisse répondre).
  Si vous êtes un passionné de châteaux ou un médiéviste amateur, allez plutôt voir ICI, ou LA ou encore LA, puis LA....(avec tous ces LA, j'ai l'impression de chanter... lalalala).. Bref, le choix des livres est important sur les châteaux de cette région.
  Ce livre a un interêt, c'est d'expliquer par l'exemple la raison d'un château, et l'évolution des techniques de construction. Mais je lui préfère celui ci.
  Certes, tous les autres livres que je vous cite sont plus coûteux que "Châteaux médiévaux en Rhône-Alpes",  mais la passion ne se quantifie pas en euros.
 
     Conclusion :
  Le papier glacé est agréable, les photos sont belles, le format du livre est petit pour le transport et la prose est claire....... Donc, si vous me l'offrez, je serais heureux de le mettre dans ma bibliothèque, mais j'ai d'autres priorités d'achat avant celui ci.
Peut être sera il un bon livre pour un adolescent voulant découvrir le monde des "châteaux forts" ?
 

 

Je vous invite maintenant à visiter les châteaux forts de :

* 01 - Ain

* 07 - Ardèche

* 26 - Drôme

* 38 - Isère

* 42 - Loire

* 69 - Rhône

* 73 - Savoie

* 74 - Haute Savoie

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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 06:30

 

2000 ans de tradition funéraire

 

 

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

 
    « La fouille de Saint-Laurent montre l’évolution, depuis l’Antiquité, du principal site funéraire grenoblois.

  Parmi plusieurs mausolées de la voie des Alpes, entre Isère et montagne, un édifice pourvu d’une crypte funéraire dallée garnie d’une banquette, d’une niche et d’une ou deux fenestellae, est certainement vers 400 la memoria de l’un des premiers évêques. Le corps saint suscite le regroupement de nombreuses sépultures, formae et sarcophages.

   Une église cruciforme à bras triconques superposés s’enracine sur cette memoria : Elle semble être la basilique épiscopale qu’en présence de la cour burgonde Avit de Vienne consacre, d’après ses Homiliae, en 516. Vers 600, elle sera voûtée et richement décorée. Durant tout le haut Moyen-Âge, Saint-Laurent sera la plus importante des églises funéraires suburbaines (les autres étant Saint-Antoine, Saint-Sixte et Saint-Ferréol).

   Une contre-église remplace vers 800 la memoria dont elle conserve les cryptes. Ce pôle occidental est lié par une nef rectangulaire à un classique chœur orienté sur transept, dont le bras oriental de l’église précédente forme une des cryptes.

   Prieuré de Saint-Chaffre en 1012, l’église devient paroissiale d’un faubourg que ses murs protègent, renforcés au XIVe siècle par divers dispositifs militaires. Avec un clocher-porche, ses décors romans, son cloître et son cimetière, elle évoluera ensuite plus banalement jusqu’à la Révolution qui met fin au prieuré. Viendront ensuite la découverte de Saint-Oyand par Champollion-Figeac et les restaurations sous l’égide de Mérimée.

   L’étude diachronique souligne l’importance des pratiques funéraires et du culte des saints dans le christianisme gaulois ainsi que la manière dont se concilient les dispositifs architecturaux locaux et des pratiques et liturgies en perpétuelle transformation. »

 

 

 

Présentation de l'auteur :

 

    Archéologue renommée, docteur de l’université Aix-Marseille en archéologie, histoire et civilisations de l’Antiquité et du Moyen Âge, Renée Colardelle a dirigé les recherches menées sur le site de Saint-Laurent de 1978 à 1998. Directrice du Musée archéologique de Grenoble Saint-Laurent jusqu’en 2011, elle est aujourd’hui conservatrice en chef honoraire du patrimoine.

 

 
Mon avis :
  Un ouvrage peu connu et pourtant très riche !
 
      Le sujet peut vous paraître curieux voire "sordide". Les traditions funéraires, la mort sont des thèmes peu amusants pour un livre. Mais l'ouvrage ne traite pas réellement de ce sujet. Ce magnifique livre est le résultat de fouilles, de questionnements, de déductions, de recherches dans une église (qui a été fortifiée).
    Certes il est technique et parfois son vocabulaire peut être rebutant. Mais en laissant passer mon ignorance envers des mots peu usités, j'ai pris un plaisir immense à engloutir les 480 pages.
   Des photos, des plans, des schémas, des graphiques, des tableaux agrémentent les longues proses si riches. Même si parfois, j'ai du relire 2 fois (et même 3) certaines pages, je n'ai jamais eu l'envie de quitter définitivement cette oeuvre.
    J'ai pu souvent entrer dans la tête d'un(e) archéologue, j'ai pu comprendre le raisonnement, j'ai presque participé (virtuellement bien sur) à la fouille de cette église fortifiée âgée de plus de 1600 ans !
   Après la lecture de ce magnifique livre, j'ai pu visiter autrement le Musée Archéologique de Grenoble. Curieusement, même des détails insignifiants du MAG me semblent aujourd'hui évidents.
Avez vous remarqué les multiples lignes colorées dans le titre du site web ?
   Elles représentent les strates car 16 siècles sont imprimés dans le sol.
 
   La lecture de ce livre n'est pas utile que pour le MAG,  cet ouvrage m'a permis de m'ouvrir l'esprit et de mieux comprendre certaines ruines castrales que j'ai visitées depuis. L'investissement en temps de lecture n'est pas vain.

 

 

 

Note Personnelle :

 

      J'ai eu la chance de rencontrer Renée Colardelle (au cour d'une visite commentée). C'est une femme petite en taille mais immense en dynamisme, avec des yeux qui s'illuminent lorsqu'elle parle d'archéologie, avec un sens pédagogique au point que nous sommes tous archéologues à son contact.

    Lui poser des questions fut, pour votre humble Chevalier, un moment inoubliable, non pas à cause de mes banales interrogations mais à la qualité de ses réponses.

Merci Madame Colardelle.

 

 

 

 

 
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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 06:30

 

Département :  36 - INDRE

 

Le bourgSuis je voué à la recherche de ruines toute ma vie ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Dunet est située à 60km au Sud-Ouest de Châteauroux, à 35km au Nord-Est de Montmorillon et à 25km au Sud-Ouest d'Argenton sur Creuse.

  Vouhet est un hameau au Nord-Nord-Ouest de Dunet.

 

   Coordonnée du château :

46° 29' 5.244" N 1° 16' 52.727" E
 46.48479°  1.281313°

 

 

Le château :  

     L'extérieur :

Préambule

Suis je voué à l'échec à Vouhet ?   

Avouez que ce serait ruineux pour ma réputation que point ruine je vois !

   C'est sur ces pensées de castellologue amateur et amoureux des mots que j'aborde ce petit bourg.

  Cette eau a-t-elle déshydratée les gardes d'un château fort ?

Où est le château fort ?

    Grâce à mon dictionnaire des châteaux forts, j'ai la certitude que cette petite commune possède une ruine médiévale fortifiée.

   Mais ce merveilleux ouvrage ne me donne point l'endroit exact et ma carte IGN ne possède pas les 3 petits points en triangle indiquant la présence d'une ruine.

Comment vais je faire pour la trouver ?

 

Ma méthode pour trouver une ruine

1 - Chercher dans le bourg une rue du château,

2 - Quémander à un habitant,

3 - Rechercher une colline,

4 - Trouver un point d'eau ou une rivière.

 

Ai je la bonne méthode ?

R1 - Je ne vois aucune rue du château,

R2 - En ce mois de mars, point d'habitant dans les rues,

R3 - Dans cette plate région, impossible de voir une colline pour château fort,

R4 - Par contre, une rivière nommée Anglin attire mon attention.

  Pour confirmer ma recherche, je sors de ma poche une annotation recopiée un jour de pluie dans une bibliothèque "poussiéreuse". Il est écrit : Chapelle castrale à l'entrée de Vouhet.

  Est ce mon Graal au loin ?

Vais je la voir ?

     Rapidement, je vois une chapelle consolidée, je tourne la tête pour chercher la ruine tant espérée.

  Comme vous pouvez le constater, être castellologue-amateur, c'est jongler avec des informations. Puis, comme tous les chercheurs, avoir un peu de chance.

   Grâce à ce miracle (car trouver un site castral oublié de tous en est un), je vais pouvoir vous montrer la ruine du château fort de Vouhet

 

Il est là ( ? )

   Il est vrai que le château fort n'a point fière allure, à tel point que je doute (comme vous) que ce morceau partiellement bâti fut un jour une construction médiévale fortifiée. Point d'archère ni mâchicoulis (voir vocabulaire) est visible.

 

La recherche d'indices

* Les murs sont épais avec un remblai classique.

* Il n'y a pas de linteau au dessus de la fenêtre mais un arc plein cintre. Cette caractéristique prouve que la construction n'est point récente.

* Le parement extérieur n'est pas un exemple de beauté.

* Les pierres sont pauvrement taillées et peu jointives.

* La présence de fantôme de salles semi-enterrées me fait imaginer que le bâtiment fut haut et massif (sinon, il n'y aurait pas autant de terre et matériaux).

 

Conclusion

   La ruine n'est pas celle d'un bâtiment récent, mais il m'est impossible de le dater. Je ne peux avec certitude affirmer que cette construction fut le château fort de Vouhet. Mais mon instinct, mon ressenti est que cette ruine n'a pas pu appartenir à une ferme, ni à une maison.

Avez vous une idée ou une preuve de mon erreur ?

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle une chapelle (castrale ?) est construite à l'extérieur du château fort.

* En 1246, un château est mentionné en ce lieu.

* En ce 13ème siècle, il semble que la seigneurie de Vouhet dépende de Brosse (voir ce château).

* En 1325, Jeanne de Brosse épouse André II de Chauvigny. Le château dépend maintenant de cette grande famille du Berry.

* En 1373, Guy de Chauvigny fait aveu au Comte de la Marche pour le site de Vouhet.

* Au 16ème siècle, terres et château sont possession de Jean d'Aubusson de la Feuillade.

* En 1784, un écrit rapporte qu'une motte porte une tour nommée Chauvigny.

* En 1821, la commune de Vouhet est réunie à celle de Dunet.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite.

 

Est ce un château fort ?

 

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 06:30
     
michel-j-01  
Cet article est très spécial : Il est l'oeuvre d'un passionné ayant comme pseudo : " M. J.". Comme moi, il est fou de châteaux, aussi bien d'époque médiévale que renaissance. C'est aussi un passionné d'architecture et d'art. Il m'a proposé d'écrire quelques articles sur mon modeste blog.

     J'ai évidemment accepté. J'adore échanger sur les châteaux forts. Je suis fier de l'avoir dans ce "bateau" qui navigue à travers le temps !

   Croyez moi, vous allez découvrir un monde différent du mien, un ressenti plus architectural.

Faites lui un formidable accueil. 

 

michel-j-02  


Département 76 - SEINE MARITIME

  Le manoir se fait discret au milieu des arbres

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune d'Oherville est située à 46km au Sud-Ouest de Dieppe, à 42km au Nord-Ouest de Rouen et à 20km à l'Est de Fécamp.

  Coordonnées du manoir :

49° 43' 42.881" N
0° 41' 1.842" E
 49.728578°
 0.683845°

 

Le manoir :

     L'extérieur :

L'arrivée

     Au centre d'Oherville, il faut serpenter en direction du Nord sur une voie nommée : "Route du Manoir". Le plus simple est de suivre le fléchage.

  Un bon kilomètre plus loin, un panneau indique le terminus. Sur la gauche, un chemin discret accède à la construction.

  Une façade Médiévale très colorée

La découverte

   Nul part ailleurs qu'à Auffay, l'on ne retrouve une aussi riche polychromie.

Le chemin d'accès au manoir permet de découvrir progressivement son aspect primitif de la fin du Moyen Âge et sa somptueuse décoration Renaissance du 16ème siècle.

    Mais ce n'est qu'en abordant sa façade Sud qu'il révèle toute sa splendeur et l'imagination débordante des constructeurs de l'époque.

 

La façade Sud

  Toute autre est la façade orientée au Sud, devenue typiquement Renaissance au 16ème siècle. Elle offre une variété de motifs décoratifs de ses matériaux constitutifs que l'on ne retrouve nulle part ailleurs, tout du moins pas avec une semblable diversité d'assemblages polychromes.

     Cette façade est largement ouverte de fenêtres à meneaux, qui se prolongent en toiture par des lucarnes en pierre richement décorées.

 

Un autre bâtiment

   Dans le parc, le colombier de près de 1500 boulins et son échelle tournante pour avoir accès à ceux-ci, a bénéficié de la même richesse d'effets décoratifs que le corps de logis.

 

    L'intérieur :

       Un joli plafond à caissons, attribué à Jean Goujon, orne le vestibule du rez de chaussée. Une cheminée néogothique, dans la salle à manger, est décorée de médaillons sculptés, dont deux représentant Louis XII (voir liste des rois) et Anne de Bretagne.

 

 

Histoire du manoir :

* Au 15ème siècle, construction d'un bâtiment  par Jean de Houdetot.

* En 1492, Jean décède. Son fils Guillaume hérite du manoir.

* Au 16ème siècle, le manoir est profondément remanié.

* Au 16ème siècle, François Ier (voir liste des rois) séjourne au manoir en reconnaissance de la fidélité que lui témoigne la famille d'Houdetot.

* En 1747, Charles-Edouard Stuart ("Bonnie Prince Charlie" pour les Ecossais), vient se réfugier en France après l'échec de sa vaine tentative de ravir la couronne d'Angleterre aux Hanovre.

* Au début du 19ème siècle, Victor Hugo, venu en voisin de Villequier, exprime dans des poèmes la beauté du site.

* Au 19ème siècle, Guy de Maupassant est également un des familiers des hôtes du manoir.

* Passant de mains en mains, le domaine fut acquis à la fin du XIXe siècle par Melle Le Verdier.

* Depuis 1980, la famille de Prunelé fait perdurer cette tradition littéraire et artistique. Le manoir accueille régulièrement des expositions culturelles.

* Au 20ème siècle, quelques cinéastes, trouvant le cadre idéal, réalisent des scènes moyennageuses.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite du manoir est possible. Renseignez vous..

 

La façade Sud Renaissance et son fabuleux décor de brique, pierre et silex

 

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 00:00

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose. 

 

Résumé :

 
    « "Manoeuvrant l'espagnolette de la persienne, l'assassin pénétra dans la pièce que seul un quinquet éclairait. Sous un manteau raglan en tweed, il dissimulait un colt, les murs étaient tendus de damas, de satin, de madras. Il prit son calepin et nota les objets, au-dessus d'une ottomane, une étagère avec des faïences, dans la bibliothèque, des parchemins, des romans, une bible..."
   Les mots de tous les jours sont autant d'invitations à voyager dans l'espace et le temps. Une simple persienne s'ouvre à l'horizon de la lointaine Perse, un vieux parchemin invite à retrouver les chemins de l'antique cité de Pergame, Ambroise Calepino ne pouvait se douter que pour avoir publié un Dictionnaire de Langue Latine, en 1502, son nom définirait en 1989 un banal carnet de notes, un calepin.
   Une bourrasque trouve son origine dans la colère de Borée, dieu des vents du nord, valoir son pesant d'or, c'est être estimé à l'aune du Besant, monnaie de Byzance. Recensant près de 600 mots et expressions, dont l'origine est un nom propre de personne, de dieu, de ville ou de pays, le Dictionnaire des mots qui ont une histoire ressuscite des mythes et des divinités, des conquêtes et des inventions, des personnages célèbres ou de simples inconnus.
   Livre d'histoire passe-temps, classé par thèmes : le quotidien, les caractères, les comportements, les loisirs, mais aussi utile pour une meilleure connaissance du langage, il associe le savoir, l'humour, et l'histoire. »
 
 
 
 
 
 
Mon avis :
 
Même les mots ont une vie !
 

     Ce livre a une histoire... Oui, une histoire avec moi.

  Un jour, nous échangions des commentaires avec une princesse extraordinaire pseudo-nommée AnnaK (voir son blog)  quand suite à un défi "masculin" (oui, nous les hommes, nous croyons tout savoir) sur l'origine d'un mot, tout en délicatesse et en intelligence subtile (mais non, je ne suis pas amoureux d'elle. C'est une belle princesse et je ne suis qu'un rustre chevalier mal lavé), elle me conseilla un ouvrage merveilleux.
   Quand une princesse conseille, un chevalier obéit comme si cela était un ordre !

 Et elle avait raison (mais les femmes n'ont elle pas toujours raison ?.... Sauf .... mais je n'aborderais pas ce sujet ici.), ce livre est une mine d'informations.

   Que de plaisirs j'ai eu à découvrir l'origine, l'histoire et l'évolution de mots que nous utilisons si souvent.

 Ce n'est pas un ouvrage austère sur l'origine Grècque ou Latine du mot. C'est presque une "bande dessinée"  (j'ai dit presque) où l'on s'amuse, on rit, on découvre, on relit.....
 

  Ce livre pourrait presque être l'outil d'un jeu entre amis, un "trivial poursuite" original.
 
  Je vous abandonne pour le relire et  apprendre quelques origines qui étonneront mes collègues de travail...(nous aimons cela, nous les hommes, faire le beau et épater).

 

 

 

 

 

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 22:50

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

    « Les croisades se sont déroulées durant environ deux cents ans sur les territoires actuels de la Syrie, du Liban, d'Israël, de Palestine et de Jordanie.
   Elles sont restées très présentes dans la mémoire collective des peuples. Leur interprétation a fait pendant très longtemps une part sans doute excessive au seul point de vue occidental sans tenir compte suffisamment du point de vue du monde islamique et même sans interrogation sur ce que ces croisades avaient pu représenter pour les populations locales chrétiennes.
   L'actualité parfois brûlante fournit ainsi l'occasion d'une nouvelle analyse et de nouvelles réflexions sur une période historique en nous permettant ainsi de mieux comprendre le présent à la lumière d'une meilleure connaissance du passé. »
 
 
Mon avis :
Beau et instructif !
     
   Les éditions "Ouest-France" font des réalisations toujours soignés et agréables. Cet ouvrage est donc dans la même lignée :
      - 121 pages en papier glacé,
      - 1 à 2 photos en couleur par page d'enluminure, ou tableau ou tapisserie,
      - Des textes clairs, détaillés et résumant le sujet sans contraction excessive,
      - Des chapîtres hiérarchisés,
      - Un lexique simple,
      - Un sommaire détaillé,
      - Une table d'index des personnages et des lieux....
Peut on faire mieux dans la présentation ?
 
Le contenu est il à la hauteur de cette réalisation ?
 O U I
 
   L'auteur, Claude Lebédel, nous aide à mieux comprendre ce qui fut à l'origine de ce choc entre l'Occident et l'Orient.
      * Qui étaient les croisés ?
      * Pourquoi partaient-ils en masse vers l'inconnu ?
 
  Et surtout, il aborde des sujets quasi inédits :
      * Quelles furent les populations que les croisés rencontrèrent ?
      * Les croisés étaient ils des pures face à des barbares ?
 
 Cet ouvrage montre :
    - Une réalité des "croisades saintes" bien différente des "propagandes",
    - Des 'Sarrasins' bien différents de l'image véhiculée....
 
 Ce livre n'est pas politique, il décrit simplement les évènements et les raisons sans prendre parti.......... La vérité n'est jamais blanche ou noir, elle est souvent en nuance de gris.
 
  C'est un livre qui peut faire un cadeau apprécié tant par la qualité du texte, du papier que par les photos.


Vous pouvez aussi lire un autre ouvrage donnant une vison différente des Croisades.
 
 
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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 06:30

 

Département  40 - LANDES

Le bourg :

De Nantes à Montaigut, la digue, la digue !   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Montégut est situé à 20km à l'Est de Mont de Marsan, à 6km à l'Est de Villeneuve de Marsan et 20km à l'Ouest de Eauze.

     Coordonnées du bourg :

43° 52′ 33.96″ N 0° 11′ 52″ W
 43.8761°  -0.197778°

 

L'église :

    L'extérieur :

La découverte

    La vie d'un castellologue amateur n'est pas toujours facile, il faut affronter les doutes, les plantes urticantes, les pierres tombantes et parfois les foudres du ciel.

   C'est par un ciel chargé me rappelant la Bretagne  que je vois ce panneau. Pour me donner du courage je chante "De Nantes à Montaigut, la digue la digue....". ....les paroles sont ici.

    Un peu coquin et paillard je suis en ce début d'automne, mais rapidement je suis remis dans le droit chemin par ce panneau. Un silence religieux s'empare de moi.

 

De puissants contreforts soutiennent cette égliseL'enquête commence

    A travers les branches d'arbres je distingue 4 larges contreforts. Ils sont composés de grès et briques mélangés. Bien que la puissance émane de ces constructions en appui sur l'église, je ne vois aucun système défensif sous les fenêtres Romanes.

Cette église est elle fortifiée ?

 

J'ai des doutes

    En contournant la nef, je vois une association de 2 contreforts dans l'angle. Avec toutes ces pierres et briques, je comprends que ces murs ne soient pas tombés après 8 siècles.

  Mais je ne vois toujours pas d'archère. 

 

Y a t il un chemin de ronde ?

    Puisqu'il n'y a rien en bas, je lève la tête espérant voir une bretèche ou des corbeaux pour soutenir des hourds (voir vocabulaire). Mais en regardant mieux, je distingue une différence importante de construction au dessus des lits de briques et le toit.

 Je pressens :

* Qu'une salle de repli avec certainement un chemin de ronde existait,

* Et que les ouvertures ont été obstruées.

Mais j'ai l'imagination si fertile que je dois reprendre mon enquête avec sérénité.

 

L'enquête continue

  Le nombre, la hauteur et l'épaisseur des contreforts m'impressionne. Je tente de les inspecter pour comprendre cette construction quand soudain, un détail à gauche m'intrigue. Je lève la tête, les yeux, le cou et je vois...

Un clocher-tour, ou plutôt une tour-clocher

 

La tour

   La stupéfaction est si grande que je recule d'un bond.  Je n'ose y croire, une haute tour survole l'entrée de l'église de Montégut.

   Sa forme octogonale est originale et ses ouvertures verticales, bien qu'un peu larges, ressemblent à des archères.

    Les 3 niveaux ne sont pas symétriques et pourtant assurent une surveillance à 360°. L'association briques et pierres (déjà vue sur les contreforts) est surprenante. Je me demande si la brique n'a pas servi à réparer l'église après les guerres de religion (par exemple).

    En prenant un peu de distance, je comprends mieux le système défensif.

 

    L'intérieur :

       Je me tiens en face du porche de l'église et j'espère que point de belliqueux défenseur il y a dans la tour. 

  Hélas, un autre ennemi m'attend : La méfiance !

Conséquence, la porte de l'église de Montégut est fermée.

 

 
Histoire de l'église :

* A la fin du 13ème siècle, un paréage entre le Roi d'Angleterre et Guilhem de Montégut est à la base de la création d'une bastide.
* Au 14ème siècle (?), construction d'une église avec tour de défense (à vérifier).
* En 2001, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Laurent) est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

Ces couleurs forment presque un tableau impressioniste !

 

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 06:30

 

Département 16 - CHARENTE

 Une beauté au milieu des fleurs !

Le bourg :
       Situation :   (--> la voir sur une carte)
   La commune d'Aubeterre sur Dronne est située à 50km à l'Ouest-Nord-Ouest de Périgueux, à 45km au Sud d'Angoulême et à 15km au Sud de Montmoreau Saint Cybard.

   Coordonnées du château :

45° 16' 17.742" N
0° 10' 13.656" E
 45.271595°
  0.17046°

 

Le château : 
        L'extérieur :
Une présence

   Dans ce bourg faisant parti de la liste des "plus beaux villages de France", tel un touriste je déambule tranquillement quand soudain, je sens un frémissement, un peu comme un amoureux qui trésaille à la perspective de voir au loin sa promise.

  Je lève la visière de mon heaume pour mieux voir et comprendre la raison de mon émoi intérieur.

Diantre, une construction fortifiée !

  Est ce un château fort ?

Je le rejoins en le contournant

    Ne pouvant pas accéder par ce coté, je contourne les maisons pour découvrir l'autre coté du site. Je remarque que la construction visible ne semble pas être le château fort. Cette solide construction blanche ressemble plus à un rempart extérieur, à un châtelet d'entrée pour accéder à la basse-cour qu'à la résidence seigneuriale.

  Une vue plus large confirme ma supputation. La motte ayant porté le château est située plus haut, sur la gauche.

 

Au pied du rempart
    Je longe une ruelle qui devait certainement correspondre à l'emplacement des fossés. J'arrive enfin devant la courtine qui a perdu son agressivité médiévale ainsi que ses systèmes défensifs.

  De l'autre coté, les maisons ne s'appuyant pas sur le rempart, je comprends mieux l'architecture des pierres posées sur le rocher calcaire.

 Voila de beaux mâchicoulis !

Le châtelet d'entrée

   Légèrement avancé et non aligné aux remparts, le châtelet tranche par la présence de ses systèmes de défense. Le premier détail que je remarque ce sont les mâchicoulis.

Magnifique n'est il pas ?

  La succession de consoles en dégradé donne de la légèreté. Les pierres sculptées entre les consoles donnent de la grâce.

   Au dessus, une grande ouverture me fait penser à une terrasse couverte. Je suppose que le chemin de ronde médiéval a été ouvert  (au 18ème ?) pour diminuer l'agressivité de cet ancêtre d'un autre temps.

 

Le portail

  Comme toute entrée fortifiée, ce châtelet possédait un pont levis dont les flèches rentrantes sont évidemment imaginables. Lorsqu'il était relevé, le pont venait s'encastrer dans les pierres taillées.

  Au dessus de la porte, dans la salle de garde et de levage du pont, les défenseurs pouvaient tirer avec une couleuvrine ou un petit canon par l'orifice dédié.

 L'ensemble est harmonieux.

Une élégante entrée fortifiée

 

        L'intérieur :
   Le site est privé et n'est pas visitable. Je vous quitte ici pour découvrir l'église rupestre Saint Jean.

 

 

Histoire du château :

* En 1004, un site fortifié est cité dans un texte.

* En 1152,  Éléonore d'Aquitaine épouse Henri Plantagenêt futur Roi d'Angleterre. Cet acte, bien loin de l'histoire de la petite commune de Aubeterre, eut pour conséquence la scission de la France et le début de la guerre de Cent Ans.

* Entre 1337 et 1453, le château, positionné aux confins de 3 provinces (Angoumois, Saintonge, Périgord), est la cible de nombreuses attaques Anglaises et Françaises.

* En 1453, à la fin de la guerre de Cent ans, le Baron (voir titre de noblesse) François Bouchard seigneur d'Aubeterre, fait reconstruire le château. De plus, il redonne de la vigueur et de la puissance  à la petite commune.

* Au 17ème siècle, sous la tutelle de François d'Esparbès de Lussan, Maréchal de France et seigneur de Aubeterre, la ville est très prospère.

* Au 18ème siècle, le vieux château est inhabité. Ruine semble être son destin.

* En 1817, le Chevalier Bourbon-Conti est propriétaire du lieu.

*En 1817, un marchand de biens achète le château. Il le démantèle puis revend chaque pierre, chaque décos

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite sauf si vous louez une partie du gîte.

 

Le châtelet est un compromis entre puissance et confort

      Vers Menu châteaux Charente
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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 23:55

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

    « La guerre de Trente Ans est née en Bohême, de l'antagonisme entre l'alliance des princes allemands protestants et l'autorité impériale catholique représentée par Ferdinand II. Ce conflit local prit une ampleur européenne quand s'y joignirent les grandes puissances protestantes du Nord (Danemark et Suède), soutenues financièrement par Richelieu et Louis XIII, qui avaient intérêt à la défaite de l'empereur Ferdinand II.
    C'est en 1634 que la France intervint ouvertement, en attaquant l'Espagne, elle-même en conflit avec les Pays-Bas. Dès lors, les hostilités s'étendirent à l'Europe. Les traités de Westphalie en 1648 mirent fin à une guerre dévastatrice et meurtrière, notamment pour l'Allemagne et pour la Lorraine, et qui apporta un profond bouleversement démographique et politique.
    Il est indispensable d'en connaître l'histoire si l'on veut comprendre l'évolution de l'Europe jusqu'à nos jours.»
 

 

Mon avis :
La guerre méconnue et pourtant si importante !
 
     
    Ho, je vous vois songeur !...... Vous pensez : "Il se moque de nous ce chevalier. La guerre de 30 ans n'est pas médiévale...  A t il encore reçu une pierre sur la tête durant ses visites de ruines, ou bien nous prend il pour des igniares ?".
    Non, mes chers et merveilleux lecteurs si intelligents (oui, je flatte parfois pour attirer votre attention), je sais que cet évènement s'est déroulé un siècle après la fin (officiel) du Moyen Age. Mais il a eu une importance capitale pour "mes" ruines castrales. Les différentes armées ont attaqué et souvent détruits les châteaux. Peu d'entre eux ont survécu à cet évènement, et les rares encore "debout" ont été :
  * soi abandonnés car, avec les changements de frontière Française, leur position n'était plus stratégique.
  * soi modernisés par Vauban pour devenir imprenable.
 
 
    Faisant actuellement beaucoup de lectures et d'articles sur les ruines castrales d'Alsace, je suis confronté à leur destruction, ou leur amélioration suite à cette guerre..... Il me fallait comprendre. Et dans mon souci de vous faire profiter de ma bibliothèque, je vous présente cet ouvrage.
Il est clair, précis, dense dans les détails et assez  facile à comprendre.
 
 
    C'est une édition de poche, donc économique.  L'économie se fait aussi par l'absence de photo couleur, de belle illustration des protagonistes.  Par contre, l'ouvrage comporte des cartes (en noir et blanc) facilitant la compréhension des mouvements de troupes et des pays concernés.
  Une table d'index permet la recherche.
 
 
     Voilà un ouvrage très instructif pour ceux qui veulent comprendre les ruines d'Alsace (par exemple), mais il faut être vraiment passionné pour le digérer. C'est une épopée moins facile à lire que celle-ci,  mais toute aussi vivante.
 

  Autre choix:  Si vous préférez un livre de photos avec des textes courts et de qualités sur les ruines castrales d'Alsace, en voici un.
 

 
Venez "visiter" maintenant les châteaux du  BAS RHIN  ou  du  HAUT RHIN.
 
 
 
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Published by le chevalier du 38 - dans LIVRES sur l'époque médiévale
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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 06:30

  L'église est au bout de l'impasse

Département 85 - VENDEE

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La petite commune de Saint Martin Lars en Sainte Hermine est située à 70km au Nord-Ouest de Niort, à 40km à l'Est de La Roche sur Yon et à 16km au Sud-Sud-Est de Chantonnay.

     Coordonnées de l'église :

46° 35' 30.408" N 0° 58' 44.324" W
 46.59178°  -0.978979°

 

L'arrivée

     Dans les petits bourgs de notre beau Royaume, il est aisé de voir l'église. Généralement elle trône fièrement au centre. Si ce n'est pas le cas, la hauteur de son clocher dépassant le toit des petites maisons et habitats est un phare bien visible.

    C'est donc facilement que je m'engage vers la place de l'église (les panneaux des rues sont aussi une méthode pour trouver un lieu - voir exemple ici

 

La découverteDiantre !... Une rustique église

    Ma 1ère impression est la rusticité de ce bâtiment religieux. L'angle droit est la règle. Le gothique n'est point venu en ce lieu pour "abîmer" la pureté de l'art roman.

   Ma 2ème impression est l'étroitesse de la fenêtre. Pour faciliter l'entrée de la lumière, les architectes ont compensé par une grande hauteur

   Ma 3ème impression est la diversité des hauteurs, formes et épaisseurs des contreforts.

Surprenante église !

   Mais je ne suis pas en ce lieu pour faire une analyse d'architecte. Je suis venu voir une église fortifiée.

Voyez vous les défenses ? 

 

Distinguez vous une salle sous le toit ?

Les premiers indices

    Connaissant mon imagination fertile, je vois au moins "des milliers" de détails défensifs.     Mais en reprenant le sérieux qu'un Chevalier (de plus Dauphinois) doit avoir, je prends ma loupe de Sherlock Holmes et je vois....

Les voyez vous aussi ?

  Une sorte de corniche définissant peut être le niveau du toit de l'église primitive, prouvant ainsi une rehausse.

 

La recherche des systèmes défensifs
   Je contourne lentement l'église pour constater que le clocher n'est pas fortifié. Les abat-sons ont peut être abrité des guetteurs mais la fonction défensive n'est pas marquée.

  La tour-escalier extérieure doit permettre d'atteindre le clocher, donc les signes de défense semblent inexistants.

Est ce que j'utilise assez le suspense hitchcockien ?

 

Qu'est ce ?

   La disparité des contreforts m'étonne. Les différences de dimension et de taille des pierres ne m'informent pas sur l'évolution architecturale de cette église.

   Tout en avançant, j'observe le haut des murs (Je vous déconseille cette méthode, c'est le meilleur moyen de tomber ) . Un détail m'intrique :

Pourquoi avoir surélevé le mur ?

Et pourquoi est il borgne si salle de repli il y a ?

  Avec de la patience, je découvre les secrets de l'église fortifiée

Je commence à comprendre cette église

    Lorsqu'un bâtiment résiste à ma compréhension, je prends un peu de recul pour mieux l'embrasser... du regard bien sur. Plusieurs détails se révèlent :

   Pour consolider cet ancêtre, les hommes modernes ont bouché la fenêtre mais ont laissé pour mon plaisir l'ouverture sous le toit. La présence d'une salle de repli sur toute la longueur de l'église est vérifiée.

  Je continue ma découverte minutieuse en contournant le bâtiment. La petite "cabane" ajoutée sur le coté droit (face Nord) être une sacristie récente.

 

Les révélations

  En regardant le coté Nord de l'église, j'ai les yeux brillants comme un enfant devant une console Playstation, comme un chien devant un os, comme.... (vous avez compris que j'ai la révélation !)

Mais n'allons pas trop vite.

Il faut déguster cette église.

 

Les contreforts

   Le mystère des contreforts que j'avais remarqué à mon arrivée se confirme. Mais la réponse vient en regardant ici. Peut être à cause de l'élévation de l'église, plusieurs d'entre eux ont renforcé les murs, obstruant parfois les fenêtres primitives.

Que voyez vous ? 

Les systèmes défensifs

  Après avoir déguster les contreforts, j'observe la façade curieusement dépourvue de fenêtre. Lentement mes yeux se lèvent vers la salle de repli qui possède de multiples ouvertures. Je suis étonné par la diversité des formes et des dimensions des ouvertures.

  La présence de trous ronds prouve l'utilisation de la salle de défense après le 15ème siècle (certainement pendant les guerres de religion). 

 

        L'intérieur :
   Hélas, comme pour beaucoup d'églises au 21ème siècle, la porte ne s'ouvre pas. Je ne pourrai pas confirmer mes constatations. 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 13ème siècle, aménagement de l'église.

* En 1987, l'église est classée aux Monuments historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

La rigueur de l'angle droit est la base architecturale

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