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Ombre et lumière

22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Une montagne de pierres survole les grands arbres

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Belcastel est située à 35km au Sud-Est de Figeac, à 25km Est-Nord-Est de Villefranche de Rouergue et  20km Ouest-Nord-Ouest de Rodez.

     Coordonnées du château :

44° 23' 20.951" N
2° 20' 11.184' E
 44.389153°
 2.33644°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La rage est en moi !

Ce site est il ensorcelé ?

Suis je maudit par le Saint de cette paroisse ?

  Je suis venu 2 fois en ce lieu pour visiter cette beauté et.... par deux fois, close fut la porte. 

  Conséquence, je ne vais vous montrer que l'extérieur de ce château fort si connu et médiatisé.

   Quel magnifique château fort et rustre

La découverte
   En arrivant dans le petit bourg, survolant les maisons, je vois la masse impressionante du château.

Quelle puissance !

 Lentement je contourne cette construction pour mieux la ressentir. 

 

Première analyse 

   Les bâtiments sont entourés par un rempart posé sur le rocher. Ces hauts murs étaient protégés par des tours flanques semi-circulaires ainsi que des échauguettes posées sur culots dans certains angles.

   Bien que le rempart soit arasé, il semble évident que crénelage et mâchicoulis (voir vocabulaire) complétaient le système défensif.

 

Quel enchevêtrement
   Le plus impressionnant est l'assemblage de murs, de bâtiments d'époques différentes et de diverses fonctions.

* Une ronde tour défensive accrochée à un bâtiment rectangulaire.

* Un bâtiment d'habitation possède des vestiges de mâchicoulis.

* Une façade donnant vers l'apic a été ouverte de nombreuses fenêtres.

* Cette façade à multiples fenêtres est protégée aux angles par de hautes échauguettes sur culots.

* Ces échauguettes tranchent par rapport à celles du rempart extérieur.

Avez vous remarqué la différence de qualité et de taille des pierres des multiples bâtiments ?

  Une entrée fortifiée surveillée par le donjon

Supputations et affirmations !

    Avant d'aller plus loin dans la découverte de ce château fort, je fais le bilan de mes constatations.

* Avec un donjon carré et central, le site a donc été construit avant le 13ème siècle.

* Avec ses tours rondes, il semble évident que les défenses ont été améliorées à partir du 13ème siècle.

* Avec ses fenêtres à meneaux en croix, il est évident que ce château ne fut point une garnison mais bien la résidence d'un seigneur.

* Avec l'absence de canonnière, il semble que sa situation géographique ne lui a pas permis d'avoir un rôle défensif important à partir du 15ème siècle.

 

L'entrée fortifiée

    Comme il se doit, l'entrée de ce château médiéval est fortifiée. Le contrôle de la porte est réalisée par deux tours rondes. Evidemment, un pont levis (symbolisé par les deux fentes ayant reçu les flèches de levage) protégeait l'entrée.

  De loin, je ne peux pas distinguer une herse ni un assommoir. Je dois m'approcher.

 

        L'intérieur :
  Hélas, la porte ne s'ouvre pas en ce début de printemps si peu touristique. Je ne pourrai pas confirmer mes constatations. 

 

 

Histoire du château :

* En 1040, une famille Belcastel est cité. Un château existe.

* En 1251, Raymond de Belcastel vend le château au Comte (voir titre de noblesse) Hugues de Rodez.

* A milieu du 13ème siècle,le Comte aménage le château et améliore ses fortifications.

* Au 14ème siècle (1378 ?), durant la guerre de Cent Ans, les Routiers, commandés par Mérigot Marchez, s'emparent du château par une ruse.

* En 1386, le château est donné à Alzias Saunhac par le Comte Jean III d'Armagnac.

* En 1407, Alzias Saunhac, seigneur de Belcastel, devient sénéchal de Beaucaire puis Chambellan de la Reine Jeanne de Naples.
* Au milieu du 15ème siècle, le château est possession de l'abbaye de Bonnecombe (à vérifier).

* En 1453, le château est propriété de la famille Saunhac.

* En 1545, le château est profondément remanié (à vérifier).

* En 1592, le château est possession de la famille Bournazel (voir leur autre château).

* En 1788, le château n'est plus habité.

* Au milieu du 20ème siècle, le château est mis en vente.

* A la fin du 20ème siècle, les nouveaux propriétaires consolident et aménagent le site, puis l'ouvre à la visite.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible certains jours, renseignez vous.

 

Quelle vue !

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 07:30

 

Département 33 - GIRONDE

  En voyant ce château, l'âme d'un peintre monte en moi

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune d'Arbis est située à 50km au Nord-Ouest de Marmande, à 35km au Sud-Est de Bordeaux et à 14km au Nord de Langon.

  Le château se situe à 2,5km au Sud-Ouest d'Arbis.

      Coordonnées du château :

44° 39' 52.528" N
0° 16' 3.151" W
 44.664591°
 -0.267542°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

     Posé sur une petite colline entourée de vignes, isolé par la rivière Euille, le château de Benauge apparaît au détour d'un virage. Caché par les grands arbres feuillus, je ne vois dans cette construction que des fenêtres, des balcons et des balustrades.

   Bien qu'il y ait un rempart arasé en avant du bâtiment, j'ai quelques doutes.

Suis je vraiment devant le château fort de Benauge ?

  Le château fort apparaît enfin !

Je contourne le château

  Sur l'autre face, je retrouve mes repères de castellologue-amateur.

Ressentez vous la puissance ?

   Certes, le château est loin sur l'image. Je vous le rapproche ici.

 

Rapide description

* Au premier plan, une petite tour ronde incluse dans le rempart extérieur.

Avez vous remarqué l'archère droite ?

* Sur la gauche, les vestiges d'une tour d'angle du rempart interne,

* Puis en me poussant encore, présence d'une fenêtre gothique de la chapelle castrale.

* A l'extrême droite je vois une imposante tour. Est ce le donjon du château fort ?

Qu'est ce ?

 

Le donjon ?

    Avec attention, je contemple la ronde tour flanquée dans le rempart. Bien qu'elle ne soit pas très imposante, elle semble être la tour maîtresse du château.

   L'absence de mâchicoulis et de crénelage me fait supposer que la tour a été partiellement arasée. La toiture a certainement été posée au 18ème siècle (?).

 

Le plan de confirmation

    Pour être certain de bien comprendre l'architecture du château, je sors de ma poche un plan récupéré dans le magnifique dictionnaire des châteaux forts de Salch.

  Je crois comprendre le positionnement des tours et de la porte. Mais un détail me surprend :

Qu'est ce donc cette structure hexagonale ?

 

Un autre plan pour comprendre

    Pour obtenir une réponse, je sors de mon autre poche un croquis du château. Curieusement, la construction hexagonale a disparu.

Ce château aurait il eu plusieurs vies ?

 

Une porte dans une tour se nomme : Une tour-porte !

La porte d'entrée

    Comme toujours, l'entrée est fortifiée. Celle-ci est englobée dans une tour carrée avec, sur plusieurs faces, des archères cruciformes à croix pattée.

  L'encadrement de la porte prouve qu'un pont-levis avait été aménagé. Voila un système défensif classique et efficace. Pourtant plusieurs détails me chagrinent.

1 - Je ne vois point de trace de système à encorbellement comme une bretèche (voir vocabulaire) ou des mâchicoulis. Il est vrai que cette tour-porte semble partiellement arasée.

2 - Je ne vois pas les traces des flèches de relevage du pont-levis. Curieusement, les archères sont positionnées à leur emplacement théorique.

Les Anglois avaient ils inventé un autre système ?

  La présence de trous circulaires avec un rebord me fait penser que la tour a été certainement transformée en pigeonnier.

 

    L'intérieur :

Sur la pointe des pieds

   Un panneau sur la porte m'informe que le château n'est point visitable le jour de ma venue.

 Que faire ?

  J'ose m'aventurer dans le sas d'entrée espérant voir un châtelain ou une princesse pour m'emener vers mon rêve.

 

Hélas !

    Je hèle, je crie, je quémande à haute voix, mais point d'homo-sapiens pour m'inviter à entrer. Je rebrousse chemin en jetant un dernier regard vers cette beauté qui a su résister à mes avances.

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, une Vicomté (voir titre de noblesse) exite, créée autour du premier château.

* En 1096, le Duc d'Aquitaine assiège le château.

* Au 12ème siècle, le Vicomte de Gabaret est propriétaire du château.

* Au 13ème siècle, le château est possession de la famille Bouville.

* En 1254, Henri III, Roi d'Angleterre et Duc d'Aquitaine, attaque le château suite à la révolte de Pierre de Bouville.

* En ce milieu du 13ème siècle, construction de l'actuel château fort. Une garnison Anglaise réside dans ce bastion.

* En 1266, le futur Roi Edouard Ier, donne le château à un de ses fidèles : Jean de Grailly, Sénéchal de Gascogne.

* En 1280, début de la construction de la chapelle castrale.

* En 1453, à la fin de la Guerre de Cent ans, ce bastion Anglais est donné au royaume de France. La petite histoire prétend que c'est la dernière forteresse à se rendre au Roi de France.

* Au 15ème siècle, le château subit quelques améliorations de confort (ouvertures de fenêtres). La position du château n'étant plus stratégique, les améliorations des armes à poudre ne viendront pas déflorer son architecture primitive.

* Au 17ème siècle, le château est fortement remanié pour le confort de ses habitants, les Ducs d'Epernon.

* Au 18ème siècle, des modifications sont réalisées dans le château dont un grand corps de logis.

* Après 1792, les révolutionnaires vendent le château comme Bien National. Les multiples propriétaires mettent à mal les pierres des bâtiments.

* Au début du 20ème siècle, plusieurs propriétaires tentent de reconstruire le château.

* Au 20ème siècle, l'association des Amis du Château de Benauge est créée. Elle organise de nombreux travaux de consolidation et de restauration.

* En 1995, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du château est libre et gratuite en respectant les champs de vignes. La visite de l'intérieur est possible, renseignez vous sur les horaires et jours.

 

Je suis ivre de ce château... Est causé par les vignes ?

 

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 07:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :

Point de défense visible pour cette église !    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La petite commune de Macquigny est située à 40km au Sud-Est de Cambrai, à 38km au Nord-Ouest de Laon, à 18km au Nord-Ouest de Saint Quentin et à 5km au Sud-Ouest de Guise.

   Coordonnées du bourg :

49° 53′ 9″ N 3° 33′ 9″ E
 49.885833°  3.5525°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

    Un petit fascicule sur les églises fortifiées de la Thiérache affirme que le village de Macquigny en possède une. Vous comprenez ma surprise en découvrant ce chevet très classique.

   Les contreforts ne constituent pas une arme défensive.

Ce bâtiment a-t-il été fortifié ?

 

L'enquête commence

   Dans cette région où la brique est reine, voir une église en pierres est déjà une surprise. Je m'avance donc lentement le long de la nef cherchant quelques indices. Les fenêtres sont trop grandes et trop basses pour un bâtiment religieux qui se devait être fortifié.

En ce jour ensoleillé, vais je revenir bredouille de ma recherche d'église fortifiée ?

   A l'extrémité de l'église, ce qui semble être un clocher me redonne le sourire. Ma dégustation va commencer.

Petite mais efficace est cette échauguette 

L'échauguette

     Suspendue dans le ciel, une échauguette me quémande d'aller la découvrir. Sur cette église en pierres grises, sa couleur rouge brique est étonnante.

Est ce un ajout postérieur à la construction du clocher ?

  Les culots sont posés sur des contreforts plats en pierres, l'architecture de cette échauguette (voir vocabulaire) est peu classique. Elle comporte 2 niveaux de fentes de tir pour arme à feu

   Entre ces 2 niveaux, des petits mâchicoulis permettent une défense rapprochée.

La complémentarité des défenses est elle "parfaite" ?

  Pour le savoir, je prends un peu de distance.

 

Le clocher-donjon

   La puissance de ce clocher est impressionnante. La pierre solide, les contreforts, l'épaisseur des murs, les dimensions du "Donjon" confortés par les échauguettes donnent une impression d'invulnérabilité.

    Pourtant un détail me surprend : Il n'y a pas de fente de tir sur les courtines. Cette construction ressemble un donjon du 12ème siècle.

Pourquoi n'a-t-il pas évolué ?

  J'aurai peut être la réponse en entrant dans l'église.

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Je m'éloigne en admirant une dernière fois cette curieuse église fortifiée.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle (?), construction de l'église (nef).
* Au 16ème siècle, modification et construction du clocher-donjon et du portail.
* Au 18ème siècle, aménagement du choeur.
* Au 19ème siècle, l'église subit quelques ravalements et consolidations.
* En 1987, certaines parties de l'église sont inscrites aux Monuments Historiques.
* En 1994, certaines parties de l'église sont classées aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite. La visite des fortifications est interdite.

 

Un clocher fortifié est le secret de cette église

 

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églises
fortifiées
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Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Picardie : 02 60 80
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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 00:50

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

 

    « Véritable bible des vieilles pierres de Hautes Savoie, cet ouvrage souhaite favoriser en chacun une réelle prises de conscience de la richesse du patrimoine historique de ce département. 

   Grâce à la compétence de son auteur, Christian Regat, conférencier à la Caisse nationale de Monuments Historiques, et à la beauté des formidables document photographiques accumulés et réalisés par François Aubert, ce livre contribuera à la connaissance, non seulement d'un extraordinaire héritage du passé, mais aussi à l'histoire des hommes et des femmes de ce pays.

   Cette merveilleuse balade à travers le temps est agrémentée d'un catalogue complémentaire réunissant tous les châteaux, tours historiques, manoirs et ruines se trouvant au Haute Savoie.

   Sur que les pages de cet ouvrage seront autant d'invitation à la découverte. »

 
 
Mon avis :
Perfectible  mais  intéressant !
 
   Ce livre est à l'image de sa couverture :
  • - Les photos sont toutes en 'noir et blanc',
  • - Les textes sont concis et sans fioriture,
  • - Les monuments couvrent toutes les époques.
  • - Les bâtiments présentés sont tous très (trop ?) bien entretenus.

 

   Cet ouvrage est une sorte de dictionnaire des bâtiments de cette belle région montagneuse. Chaque château comporte un condensé de son histoire et une petite description architecturale de l'extérieur. Parfois, quelques salles ou détails intérieurs sont décrits.
   Evidemment, un médiéviste amateur comme moi est heureux de disposer d'un tel livre, même s'il y a un peu trop de châteaux non médiévaux et même si de trop nombreuses "maisons bourgeoises" sont présentes.
   Je suis surement un peu sévère avec ce livre, car j'adore les ruines et elles sont presque inexistantes dans ce dictionnaire des belles demeures, mais "qui aime bien, châtie bien"....... alors, ce livre, je suis content qu'il trône dans ma bibliothèque.
 
    Cet ouvrage est un bon complément à celui des châteaux de Savoie.
 
  Par contre, si vous souhaitez connaître l'histoire des châteaux savoyards dans la guerre contre le Dauphiné, voici mon analyse sur un livre technique et sérieux.

 
Venez "visiter" maintenant les châteaux de la  HAUTE SAVOIE  ?
 
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Published by le chevalier du 38 - dans LIVRES sur l'époque médiévale
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 07:30

 

Département :  36 - INDRE

 Mon destrier sera accroché à cette jolie sculpture

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune d'Éguzon-Chantôme  est située à 42km au Sud de Châteauroux, à 28km au Nord de la Souterraine (voir son château) et à 17km au Sud-Est d'Argenton sur Creuse.

   Coordonnée du château :

46° 26' 32.258" N 1° 24' 56.446" E
 46.442294°  1.582346°

 

Le château :  

     L'extérieur :

L'arrivée

    En arrivant dans le bourg d'Eguzon, mon destrier se met à piaffer et refuse d'avancer. Sachant que son intelligence médiévale est plus grande que la mienne, je descends de ma selle et je rente de comprendre.

A-t-il vu le confrère rouillé accroché au mur ?

  Je le laisse à cet anneau d'acier et je me rends vers la mairie.

 

La mairie, bâtiment symbolique

    Lorsque le bourg ne comporte pas d'office de tourisme, il m'arrive souvent de me rendre à la mairie pour obtenir des informations sur le monument fortifié et son histoire.

     Parfois, le château, symbole seigneurial, est devenu une mairie, symbole républicain.

Amusant n'est il pas !

  Des châteaux fortifiés devenus mairies je vous en ai déjà présentés :

* Dans l'Indre, à Le Péchereau,

* Dans le Vaucluse, à Gordes,

* Dans l'Yonne, à Courson les Carrières,

* En Savoie, à Beaufort

 Cette beauté me brûle les yeux

Je me questionne

    Mes chausses bien plantées au sol, je regarde le spectacle qui m'est offert. Mes yeux de Chevalier Castellologue Amateur ne voient que les murs d'origine médiévale.

Pensez vous que je sois normal ?

 

La découverte

    Entourant le rempart, je remarque une étendue herbeuse qui ressemble à un fossé "légèrement" comblé. Je n'ai pas le sentiment que des douves entouraient le château fort.

 

Analyse du coté droit

     Evidemment le temps a fait son travail de destruction, je ne vois point de crénelage, ni mâchicoulis (voir vocabulaire), ni archère. Pourtant un détail attire mon attention.

   Sur ce coté du rempart, les éventuelles tours défensives semblent avoir été remplacées par des avancées triangulaires. Cela ressemble (en miniature) au système défensif de Vauban.

  Ceci est un effet d'optique, en réalité ceux sont de classiques rondes construction avec une avancée "pointue" nommées : Tours en éperon.

  Les rondes tours protégeaient les courtines

Analyse du coté gauche

    Le coté à gauche (par rapport à moi) de l'entrée possède plusieurs tours rondes. Certaines n'ont conservé que leur base, mais d'autres sont plus fringantes.

  Je suis étonné par leur faible diamètre et leur "petitesse". Les conclusions sont simples :

1 - La faible hauteur est due au fossé comblé. Imaginez les avec 3 à 6 mètres de plus.

2 - La petite base des tours signifie que ce château fort n'était point à l'origine la résidence principale d'un puissant seigneur. Puis lorsque ce territoire fut englobé dans le Royaume de France, le site n'eut point à se défendre des vils Anglois ni d'autres brigands.

 

Je regarde mieux

   Voyez vous des curiosités sur cette tour ?

A - Sa base est évasée.

B - Elle a été bâtie en pierres

C - Mais elle a été surélevée et/ou consolidée avec de la brique.

D - Elle possède de fines fentes de tour pour fusil.

E - Son toit est en bois.

  Le châtelet a disparu

La porte d'entrée

    Je suis étonné par la distance entre la tour et la l'entrée du château, de plus je ne vois aucune tour défensive de l'autre coté.

Ce châtelet est pauvrement défendu !

  Avec le temps et les modernités, le pont fixe ainsi que des pont-levis ont disparu au profit d'une chemin solide.

  Pourtant, sans être un expert en construction médiévale, il est possible d'imaginer les ponts relevable (pour carrosse et piéton) grâce aux vestiges des fentes de flèche.

 

     L'intérieur : 

Je m'imagine en défenseur

   En traversant les restes du châtelet d'entrée, je vais jouer au Capitaine de la garde et faire l'inventaire des défenses.

1 - Il y a quelques minutes j'affirmais que l'entrée n'était protégée que par une seule tour. Mais le mur arrondi me fait penser qu'une autre tour existait. (cela m'apprendra à ne pas tourner 7 fois ma langue dans la bouche avant d'écrire une bêtise). 

2 - Depuis le mur arasé, je constate que courtines et tours se défendaient mutuellement.

 

La basse cour ?

   En continuant mon exploration, je marche dans ce que j'ose nommer la base cour. Mais ceci est hypothétique car, je ne vois aucun bâtiment ni les traces de leur souvenir pour conforter mon impression.

   Un peu plus loin, un muret m'interpelle. Est ce la fin de la visite ? Sa largeur n'est pas celle d'un rempart, sa forme n'est pas représentative d'un système défensif

A-t-il été construit au Moyen Âge ?

Séparait il la basse-cour de la haute-cour ?

 

Un bâtiment moderne

   C'est en cherchant les réponses que mes pas me mènent vers un bâtiment très moderne (pour un vieux Chevalier âgé de 800 ans bien sur).

Est ce la fin de mes découvertes ?

 

Quand il n'y en a plus, il y en a encore !

    Pensant que c'est la de ma visite, je tourne les talons. Mes yeux ayant suivi la même direction (incroyable n'est ce pas !), ils m'informent qu'un mur aux pierres non peintes est fascinant.

Voyez vous un indice ?

  Je ne sais pas si cette construction fut un donjon ou un rempart ultime, mais elle comporte de hautes et fines fentes verticales ressemblant à des archères du 13ème siècle.

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, construction du château.

* Au 15ème siècle, le château est possession de la famille Estouteville (à vérifier).

* Au 16ème siècle, le site appartient à la famille de Brosse (voir un château éponyme) puis à la famille Gaucourt.

* En 1563, le château appartient à Gaspard Foucauld, seigneur de Saint Germain Beaupré.

* Au 17ème siècle, un bâtiment de confort est aménagé au centre.

* Vers 1791, Denis Robin de Scévole achète le château.

* Au 19ème siècle, le bâtiment central est modifié pour plus de confort et de lumière.

* Au 20ème siècle, les vieux murs médiévaux sont en ruine et attaqués par la végétation.

* En 1976, les remparts, tours et murs médiévaux sont consolidés.

* En 2000, le château devient officiellement la mairie d'Éguzon-Chantôme.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La promenade gratuite dans la cour intérieure est possible durant les heures d'ouverture de la mairie. Le bâtiment non médiéval ne se visite pas.

 

6 siècles d'architecture cohabitent

 

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 07:30
     
michel-j-01  
  Cet article est très spécial : Il est l'oeuvre d'un passionné ayant comme pseudo : " M. J.". Comme moi, il est fou de châteaux, aussi bien d'époque médiévale que renaissance. C'est aussi un passionné d'architecture et d'art. Il m'a proposé d'écrire quelques articles sur mon modeste blog.

     J'ai évidemment accepté. J'adore échanger sur les châteaux forts. Je suis fier de l'avoir dans ce "bateau" qui navigue à travers le temps !

   Croyez moi, vous allez découvrir un monde différent du mien, un ressenti plus architectural.

Faites lui un formidable accueil. 

 

michel-j-02  

 

 

Département 76 - SEINE MARITIME

  Le manoir des Huguenots est au bout de la route

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

       La commune de Dampierre en Bray est située à 44km au Nord-Est de Rouen, à 30km au Nord-Ouest de Beauvais et à 8km au Nord-Nord-Ouest de Gouvray en Bray.

  Coordonnées du  "manoir des Huguenots" :

49° 31' 55.643" N
1° 41' 7.724" E
 49.532123°
 1.685479°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

    Situé à proximité de l'église du hameau de Beuvreuil, ce manoir est dit "des Huguenots" du simple fait qu'au 15ème siècle son propriétaire Jean le Cat, seigneur de Beuvreuil y accueillait des calvinistes.

  Un véritable château fort avec 4 tours aux angles

Description

    Le superbe manoir de Beuvreuil est resté "dans son jus" depuis plus de cinq cents ans !

     Entièrement construit en pierre, ne laissant à la brique que quelques rares encadrements de baies, le manoir se présente sur un plan rectangulaire, cantonné de tours cylindriques en encorbellement prenant leur assise sur de puissants contreforts.

     Les fenêtres à croisées de pierre de l'étage, avec leurs linteaux de forme ogivale sont les premiers signes annonciateurs d'une Renaissance non encore affirmée, l'ensemble ayant conservé son aspect de maison forte.

 

Pourquoi ne montrer qu'une image ?

   On peut en contempler deux façades sur quatre depuis la place de la magnifique petite église du 11ème siècle qui le jouxte.

    Mais un écriteau nous prévient :

"Le chien de la maison est caractériel.

Ne pas chercher à en voir davantage".

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, construction d'une maison forte.

* Au 14ème siècle, modification des bâtiments.

* Au 15ème siècle, Jean le Cat, seigneur de Beuvreuil accueille des calvinistes. Ce serait depuis ce jour que le site se nomme : Château des Huguenots.

* En 1921, le château est classé aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis le sentier et l'église est libre et gratuite. La propriété privée n'est pas visitable. Un chien vous montrera ses crocs en cas de non respect.

 

Le vieux château somnole dans la belle verdure Normande

 

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 07:02

 Un reflet vers le passé

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Chapdeuil est située à 45km au Sud-Est d'Angoulême, à 30km au Nord-ouest de Périgueux et à 15km à l'Ouest de Brantôme.

   Coordonnées du château :

45° 20' 34" N 0° 28' 26" E
 45.342769°  0.474043°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

     Attiré par le bruit des grenouilles, je m'approche lentement d'une étendue d'eau quand le hasard (certes programmé depuis des mois) me montre les reflets d'une haute toiture à quatre pans en tuiles.

  Evidemment, je lève la tête pour découvrir le Graal de ma journée : Le donjon de Chapdeuil.

 Je le regarderai durant des heures !

Autour du donjon

   Lentement, pour ne pas le perdre du regard, je contourne le château pour chercher le meilleur angle de découverte.

   Que vois je de loin :

  * Les douves sont créées par un détournement de la rivière Heuche

  * A la base coté Nord, le petit bâtiment (sur la gauche) est le logis seigneurial datant de la fin du Moyen Âge.

  * Accolé coté Est, une construction peu large semble être une dépendance.

  * Les 2 bâtiments bas semblent percés de petites canonnières.

  * L'époque moderne a ouvert au logis plusieurs portes et fenêtres avec volets.

 Chemin de ronde sur mâchicoulis

Première description du donjon barlong

* Le donjon a une forme rectangulaire.

* Un chemin de ronde fait le tour du bâtiment.

* Les grandes baies carrées sont le crénelage ou des ouvertures de guet et de tir. Je vous laisse choisir le vocabulaire.

* Le chemin de ronde comporte des archères cruciformes.

* Quelques petits trous ronds me font penser à des ouvertures pour armes à feu.

* Des consoles triples forment les mâchicoulis.

Avez vous remarqué dans les pierres

quelques traces de balles "ennemies" ?

 Qu'est ce donc cette forme géométrique sur le mur à droite ?

Question

Avez vous remarqué que ce donjon ne semble pas comporter de contrefort, contrairement aux autres puissantes tours maîtresses qui jalonnent notre beau Royaume ?

Même les églises possèdent des contreforts.

Pourquoi n'en vois je point ?

 

Que de curiosités sur ce donjon !

  * Sur un mur, je vois deux curieux arcs de cercles. Je me dois de comprendre cette bizarrerie.
  * Lentement, je contourne le donjon.

  * Tout en respectant la propriété privée, j'observe.

  * Ces arcs d'applique élégissent la façade. C'est certainement la mission souhaitée par les architectes.

  * En réalité, ces arcs relient harmonieusement les contreforts plats. Question :

Pourquoi toutes les faces n'en possèdent pas ?

  * Le fait de ne pas avoir réaliser des contreforts plats sur toute la hauteur et sur tous les cotés oblige les architectes à utiliser des pierres de "rattrapage".

  * Je suis étonné de voir des corbeaux alignés horizontalement dans le premier quart de la hauteur.

Etait ce le niveau originel de la première construction ?

Ou un support de galerie amovible ?

Ou le niveau de la porte médiévale avec sa plateforme en bois ?

 

    L'intérieur :

  La propriété privée n'est pas visitable.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, une petite fortification entourée de douves semble existée.

* Au 14ème siècle (à vérifier), durant la guerre de Cent Ans, construction du puissant donjon par la famille Saint Astier.

* Au 15ème siècle, construction d'un logis au pied du donjon.

* Au 16ème siècle, durant les guerres de Religion, le donjon est modernisé par la famille Pontbriand (à vérifier).

* Vers 1792, les Révolutionnaires s'emparent du château. Le logis est partiellement démoli (à vérifier).

* Au 19ème siècle, le logis est "restauré".

* En 1988, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis les routes. La visite de la propriété privée est interdite.

 

Pour être si beau et si jeune, l'eau ne viendrait elle pas de la fontaine de jouvence ?

 

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 07:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :
       Voyez vous une église fortifiée ?Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Saint-Georges Antignac est situé à 50km au Sud-Ouest d'Angoulême, à 28km au Sud-Sud-Est de Saintes et à 7km eu Nord-Ouest de Jonzac.

     Coordonnées du bourg :

45° 29′ 39″ N 0° 30′ 9″ W
 45.494167°  -0.5025°

 

L'église : 
        L'extérieur :
Est ce le bon endroit ?

   Dans le dernier quart du 20ème siècle, les bourgs de Saint Georges de Cubillac et d'Antignac ont fusionné. Ma difficulté est qu'au 21ème siècle la nouvelle commune comporte deux églises.

    Mon premier regard va sur l'église Saint-Pierre d’Antignac. Après quelques minutes à l'observer, même si certains détails architecturaux sont curieux, mon instinct m'informe que ce n'est point la construction religieuse que je cherche. Je me dirige vers l'autre église.

 

La découverte
   En arrivant devant le 2ème bâtiment religieux de la commune, je vois que l'un des bras du transept est percé de 2 larges fenêtres gothiques à remplage. Même si les contreforts à larmier sont puissants, je ne distingue aucun système défensif.

Cette église a-t-elle été fortifiée ?

    Ne voulant pas me résoudre à un deuxième échec, je regarde l'autre face qui hélas ne semble comporter aucun détail pour un castellologue-amateur.

  Je m'apprêtais à accepter de revenir bredouille, quand soudain, un détail attire mon attention et me fait cligner des yeux.

Le voyez vous ?

Aucun indice de fortification ! 

Une échelle vers .....

    Sur la gauche, coté opposé au chevet, une échelle en fer bien rouillée permet l'accès à une salle située sous le toit. Même s'il est rare qu'au moyen âge un système pour monter "vers une salle de repli" soit en fer et en plus à l'extérieur, je pressens que l'accès moderne pallie à des destruction ou modification sur 7 siècles.

  Avec mon oeil d'aigle, je cherche un détail pouvant me faire croire à une salle de protection contre une attaque, mais je aucune preuve vient étayer ma supposition.

 

Le chevet

    Ne voyant aucune fente de tir sous le toit ni sur les murs de la nef, lentement je contourne l'église espérant voir un petit indice (revenir bredouille n'est point amusant   ). L'imposante et belle fenêtre Gothique à remplage est bien loin des concepts de système défensif.

Mesdames, la beauté au Moyen Âge est incompatible avec la survie.

Évidemment, mon propos est sur l'architecture.

  Soudain, face au chevet plat, je remarque une curiosité. Cette caractéristique est si rare que je doute de ma découverte. Le pignon possède une croix ressemblant vaguement à une archère (voir vocabulaire) cruciforme. Tel un acrobate exceptionnel, je saute vers elle pour contacter que cette croix est bien fendue donnant accès à une salle.

   Bien que ce système défensif soit des plus primitifs et peu efficace, je pense détenir une petite preuve me permettant d'affirmer que cette église a été fortifiée. 

 

        L'intérieur :
  Hélas, comme beaucoup d'églises, la porte ne s'ouvre pas et je ne pourrai pas confirmer mes constatations. 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église. Certains castellologues pensent que le bâtiment aurait été la chapelle du château de Fontguyon.

* Au 14ème siècle, l'église est reconstruite.

* Au 15ème siècle, l'église est modifiée.

* A la fin du 19ème siècle, l'église est remaniée.

* En 1973, un arrêté préfectoral décide l'association de la commune d'Antignac à celle de Saint Georges de Cubillac. Le nouveau bourg se nomme Saint Georges Antignac

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Georges) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Le système défensif est minimal

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 07:30

 

Département 31 - HAUTE GARONNE

 Voyez vous une église fortifiée ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La petite commune de Ganties est située à 90km au Sud-Ouest de Toulouse, à 70km à l'Ouest-Nord-Ouest de Foix (voir son château) et à 10km au Sud-Est de Saint Gaudens.

     Coordonnées de l'église :

43° 3' 55.058" N 0° 49' 57.245" E
 43.065294°  0.832568°

 

L'église : 
        L'extérieur :
Il était une fois....

   Cette histoire se passe dans un temps si lointain que seuls quelques rares neurones de l'écrivain peuvent attester de la véracité de cette aventure.

    Il était une fois, un Chevalier parti de son Dauphiné pour espionner les constructions fortifiées du Comté de Toulouse. Evidemment, avant de quitter ses montagnes, dans sa vieille masure il avait longuement préparé sa croisade.

  Grâce à l'immense bibliothèque du Dauphin, il avait noté sur un parchemin les lieux à découvrir. Ce n'est donc point par hasard que ce bellâtre se rendit dans le petite commune de Ganties.

  L'arme sonore assourdissait elle les soldats ?

L'arrivée

   Dans le bourg, l'incroyable Chevalier à l'oeil perçant vit de suite la haute silhouette de l'église prétendue fortifiée. Soudain il murmura :

* "Diantre.... Ce clocher mur ne peut point être défensif système !"

* Même si le son violent Détroit (oupsss erreur de vocabulaire) des 3 cloches peut assourdir, cela ne diminue point l'ardeur d'un assaillant."

Bien que son raisonnement soit juste, vous pensez  :

"Pourquoi le Chevalier murmure-t-il ?"

  La raison est simple, il ne voulait pas réveiller les habitants du bourg.

 

Le clocher est il une arme de défense ?

    Le valeureux Chevalier à la hardiesse sans limite décida de contourner cloches et clocher pour regarder son derrière

  Le clocher-pignon n'est point système défensif, notre Dauphinois Chevalier le pressentait déjà. Mais deux détails attirèrent son attention.

Sauriez vous être aussi perspicace que ce Damoiseau ?

 

Voyez vous ce qui mit en joie le Dauphinois ?

Il prit du recul
    Est ce parce que les yeux du Chevalier de 800 ans ne sont plus adaptés à regarder proche d'un mur (haaa, la presbytie), la conséquence :

   Il dut prendre ses distances avec l'église pour l'admirer de loin.

"Diantre, elle est fortifiée !"

 

Il fut sans voix

    En contournant l'église pour voir le chevet, le Dauphinois, à la sensibilité architecturale défensive aux limites de la pâmoison , perdit sa voix devant le spectacle offert.

 

Il est au chevet du chevet

    Les yeux brillants d'émotion, le sourire béat, les mains tremblantes de surprise, le grand escogriffe regarde, que dis je, admire la ronde construction à l'extrémité de l'église.

 "Tu es vraiment la poubelle... oupsss..... la plus belle !"

 

Fortifié est le chevet

Qu'il est beau !

     La ronde forme Romane presque borgne est déjà magnifique, mais la rehausse pour une salle de repli est le plus beau cadeau que reçoit le sensible médiéviste-damoiseau.

  Ses yeux mouillés d'émotion ne distinguent plus les couleurs.

 

Il s'approche

    L'homme en armure médiévale après s'être éloigné pour mieux voir, s'approche pour mieux distinguer (pfff, en plus d'être presbyte, il est versatile). En cherchant la porte d'entrée, il voit proche du portail une fente verticale (archère ou fenêtre ?) et des trous de boulins (voir vocabulaire ).

 

        L'intérieur :

Entrée dans l'antre

  Les villageois, ne souhaitant pas que l'incroyable Chevalier d'une autre province espione leur église, ont décidé de ne point faciliter l'entrer en fermant à double tour la double porte.

  Moralité : Si point de bélier tu possèdes, point d'intérieur tu verras.

 

C'est la fin et la faim

   Après tant d'émotion, Le Dauphinois Chevalier s'en fut à la recherche d'une taverne, mais en jetant un dernier regard vers sa beauté du jour.

 

 

Histoire de l'église :

* Vers le 12ème siècle, construction de l'église (à vérifier).

* Au 16ème siècle, aménagement du portail.

* Au 19ème siècle, modification de la toiture.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Sébastien) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Un chevet fortifié avec salle de repli

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 07:00

 

Département 09 - ARIEGE

  Voyez vous une église fortifiée ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le bourg de Massat est situé à 80km au Sud de Toulouse, à 25km au Sud-Ouest de Foix et à 20km au Sud-Est de Saint Girons.

     Coordonnées de l'église :

42° 53′ 23″ N 1° 20′ 55″ E
 42.889722°   1.348611°

 

L'église : 
        L'extérieur :
Est ce le bon endroit ?

      En arrivant dans le petit bourg, il est impossible de ne point voir l'église. Comme souvent, elle trône au centre de la commune, face à une petit place et proche de son cimetière. Avec son haut clocher, elle ne passe pas inaperçu.

  Mais, car il y a un mais, je ne suis point venu faire du tourisme "ecclésiastique". Tel un chien de chasse, je suis en arrêt devant le bâtiment et une question me vient :

Cette église est elle fortifiée ?

 

Le clocher

    Pensant que le clocher ait pu servir de système défensif, je scrute et inspecte chaque pierre. Par sa forme octogonale, le clocher surprend. Ce style d'architecture très haut et multi-faces n'est point habituel pour une église "Romane" qui se devrait être fortifiée. Bien que je ne sois pas un spécialiste en clocher je remarque :

* Sur chaque face de l'octogone, il y a des fenêtres de forme ogivale,

* Celles du 1er étage sont surmontées d'oeil-de-boeuf de forme ovale,

* Celles du 2ème étage ont des ouvertures en forme de losange.

  Cette église m'en fait voir de toutes les couleurs

Le clocher a-t-il été un système défensif ?

  Aux pieds du clocher, je remarque de nombreux contreforts à larmiers et des fentes. Les ouvertures n'étant que sur une des 8 faces, j'opte pour des ouvertures de lumières pour un escalier intérieur.

   Ces caractéristiques ne font pas de la construction, une église fortifiée. Je contourne le site à la recherche d'autres indices.

 

Je suis toujours bredouille
     En prenant un peu de recul, je constate que l'église est composée d'une nef pourvue de chapelles entre les contreforts.

   Le castellologue-amateur que je suis se désespère de trouver des indices défensifs.

Une architecture complexe par de nombreux ajouts 

Je suis ébloui !

  Plus je contourne l'église et plus je suis ébloui par une lumière irisée.

Est ce un esprit farceur qui s'amuse avec les rayons de Ré ?

  En plissant les yeux, il me semble voir un indice prouvant que cette église fut fortifiée.

Le voyez vous ?

 

Une salle de repli

  Au dessus du choeur, juste sous le toit, apparaissent de nombreuses ouvertures ressemblant à un crénelage. L'emplacement ressemble à la classique salle de repli défensive comme le Moyen Âge en a créé de nombreuses dans les églises.

  Heureux de ma découverte, je me rends vers la porte d'entrée grande ouverte.

 

        L'intérieur :

Le choc

  En entrant, je suis ébloui car le dallage à damier. Après quelques minutes pour m'habituer à ce noir-et-blanc, je découvre l'immense lumière donnée par les grandes fenêtre modernes dépourvues de vitrail.

Un autel attirant la lumière La pucelle d'Orléans en terre Ariégeoise Tapisserie ou peinture ?

 

Fortifications interdites

   Rapidement, je comprends que point de porte est ouverte pour accéder à l'escalier vers la salle de repli.Je prends un peu de temps pour admirer la peinture céleste, puis je regagne la lumière extérieure.

 

 

Histoire de l'église :

* A la fin du 13ème siècle, construction de l'église en style Roman.

* Au 15ème siècle, construction du clocher.

* Au 17ème siècle, l'église est fortement remaniée et agrandie.

* En 1985, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Est ce la lumière divine ou celle de la sortie ?

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