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Ombre et lumière

14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 06:30

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

    « Dans la perspective du succès de  "L'Archéologie vue du ciel", cet ouvrage inventorie les plus beaux exemples de châteaux forts et de fortifications en Europe, de la Turquie au Portugal, au terme de plusieurs campagnes de photographies aériennes.

   Une place importante est réservée à la France et à l'Italie où les ingénieurs des XIIe et XIIIe siècle pour la première, et des siècles suivants pour la seconde ont acquis une maîtrise inégalée de l'architecture défensive.

   Il suffit de citer des ensembles comme les enceintes d'Aigues-Mortes, d'Albi, de Carcassonne, d'Avignon ou encore des édifices comme Angers, Vincennes, Biron, Château-Gaillard, Gisors, Lassay, Pontivy ou la Roche-Guyon, pour faire renaître un patrimoine qui ponctue toujours le paysage français et dont les volumes, les massifs et les plans redoutables apparaissent ici pour la première fois dans toute leur dimension, grâce à la photographie aérienne.

   Les édifices les plus importants ou les plus pittoresques du Portugal, de l'Espagne, de l'Allemagne, de la Grèce et de la Turquie introduisent d'autres courants architecturaux insérés dans leurs panoramas respectifs.

   Au total, on reste confondu par la variété des formes, l'ingéniosité des partis défensifs, la beauté des murailles qui protègent les villes, la stéréotomie des volumes et des élévations, tours, donjons, remparts, glacis qui dominent imperturbables, comme jadis, les vallées, les défilés et les cours d'eau de notre vieille Europe....
»
 
 
Mon avis :
Voir autrement les beautés médiévales !
         

      Durant des années, j'ai visité de nombreuses ruines, et parfois des châteaux entiers. Malgré mon "expérience" de l'architecture de cette époque, j'avoue avoir parfois quelques difficultés à comprendre l'aménagement des bâtiments.
     Ce livre évidemment ne montre pas "MES" ruines (ne soyez pas irrités si je suis un peu possessif, je vous les prête avec ce blog). La vision des grands châteaux très connus permet de mieux comprendre l'association des constructions avec le terrain et l'intelligence dont faisait preuve les architectes pour faire évoluer les défenses avec l'amélioration des armes d'attaques.

 

     Dans cet ouvrage, j'ai été en admiration devant de nombreuse photos.
 

     Il ne faut pas acheter ce livre pour la prose, ni pour avoir des informations techniques ou chronologiques. C'est avant tout un livre d'image avec un peu de texte, et surtout des photos que nous ne pouvons pas faire. Cet ouvrage est un bon complément  à celui ci  et  aussi celui là.
 
  Alors mesdames, si votre amoureux est un fou (comme moi) de châteaux médiévaux, faites lui ce cadeau. Ses yeux brilleront à chaque page, et vous pourrez le regarder avec lui en posant votre tête sur son épaule.
 

Petite annonce :  Chevalier disposant de ce livre dans sa bibliothèque, et possédant au moins une  solide épaule, recherche canapé et tête de princesse pour relire cet ouvrage.... à tête reposée.
  Faire réponse sur : 3615  code  Quinenveut

 

 
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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 06:30

 

Département 09 - ARIEGE

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Bonnac est situé à 70km à l'Ouest de Carcassonne, à 60km au Sud de Toulouse et à 7km au Nord-Nord-Ouest de Pamiers

     Coordonnées du bourg :

43° 10′ 1″ N 1° 35′ 36″ E
 43.166944°  1.593333°

 

L'église : 
        L'extérieur :
 

bonnac-eglise-01 Préambule

* C'est mon dernier jour de vacances.

* Mes jambes sont lourdes d'avoir marché durant 2 semaines.

* Après avoir visité la magnifique cité de Mirepoix...

* ...Je rentre tranquillement vers mon logis provisoire proche du château de Foix.

* Quand soudain, une construction me fait face !

bonnac-eglise-02
bonnac-eglise-11

La découverte

* Surpris par cette curieuse église, je consulte mon dictionnaire des châteaux forts car je pressens....

* ... Que ce bâtiment a pu être fortifié.

* Depuis 800 ans, j'ai acquis un 6ème sens....

* ...Même s'il est vrai que la plupart du temps, c'est mon destrier qui me signale les sites à voir.

* Mais c'est cela les vieux couples, chacun donne de l'importance à l'autre.

* Au point que nos idées ne font plus qu'une.

* Un grand personnage l'a dit mieux que moi. Veuillez l'écoutez ici.

bonnac-eglise-12-d
bonnac-eglise-21

Un clocher  fortifié ?

* Dans un premier temps, je ne remarque aucun système défensif.

* Je m'attarde donc à scruter le haut clocher.

* Avec son toit si "pointu", je ne pense pas qu'il ait été le symbole classique de la tour de guet.

* Mais avec une église, il faut toujours être vigilant...

* .... Car pour la conserver, les hommes l'ont souvent modifiée et consolidée.

 

Distinguez vous un signe ?

bonnac-eglise-22
bonnac-eglise-35  

Une archère

* Entre les classiques trous de boulin (voir vocabulaire), je vois une archère droite.

* Avec un peu d'attention, je l'imagine cruciforme.

* Et dans mon souci du détail, je suppose que cette archère est de type croix pattée.

Daterait elle du 14ème siècle ?

 

* Puisque je vois, derrière, la lumière du jour, je suppose que cet étage en possède au moins 2, si ce n'est 3 !

bonnac-eglise-36
bonnac-eglise-05

Le bâtiment adjacent

* Le mur de ce bâtiment possède les traces d'une ancienne construction.

Est ce à cause de la route que la nef a été amputée ?

bonnac-eglise-06
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Les traces

* Les multiples traces de constructions, démolitions, reconstructions sont visible sur ce mur.

Diantre... Quelle vie !

bonnac-eglise-46
bonnac-eglise-51  

Le chevet

* Je contourne l'église pour mieux la comprendre.

* Avec ses nombreux contreforts, le chevet me semble être d'époque Romane.

* Les fenêtres en hauteur empêchent les assaillants d'entrer facilement.

Y avait il une salle de repli ?

 

 

bonnac-eglise-52

 

        L'intérieur :
 J'étais si pressé que je n'ai pas pris le temps de découvrir l'intérieur de l'église. Un jour, peut être y retournerais je... 

 

 

Histoire de l'église :

* Vers 960, l'évêque Hugues de Toulouse donne les terres au chapitre cathédrale de Saint Étienne.

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 15ème siècle, l'église est agrandie et fortifiée.

* Au milieu du 16ème siècle, l'évêque de Pamiers s'inquiète de l'état de l'église de Bonnac.

* A début du 17ème siècle, l'église est consolidée et réaménagée.

* Au milieu du 18ème siècle, une partie de l'église s'effondre.

* Au 19ème siècle, des bâtiments sont ajoutés et aménagés (sacristie, presbytère).

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Pierre) est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite.

 

Cette ancienne église fortifiée mérite que l'on s'arrête pour la regarder

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 05:50

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

    « Loin des régions où se déroulent les principaux épisodes de la guerre de Cent Ans, Nathalie Nicolas, docteur en archéologie médiévale, a étudié les conséquences des principaux combats en Dauphiné.
   Dans cette province relativement épargnée, le passage récurrent des bandes de routiers - d'abord les Provençaux en 1368, puis les hommes de Raymond de Tarenne et du comte Jean d'Armagnac - perturbe le quotidien des habitants. S'ajoutent à ces incursions, des guerres privées qui accentuent le sentiment d'insécurité et fragilisent l'économie comme la société.
   Entre Provence et Piémont, toutes les autorités - principalement le dauphin, l'évêque de Gap et l'archevêque d'Embrun - organisent alors, avec plus ou moins de rapidité et de rigueur, la défense des villes. Les fortifications, leurs commanditaires et leurs constructeurs, forment le sujet de cet ouvrage.
   En plus de l'inventaire des coûts des aménagements défensifs et des installations domestiques des châteaux, la variété des textes - comptes de construction, rapports des maîtres d'œuvre, inventaires d'armes et de mobilier... rend compte des techniques de constructions utilisées.
   Les sources écrites mettent également en évidence ce que fut le quotidien des chantiers (matériaux, main-d'œuvre, modes de construction...) dans les châteaux et les villes de montagne à la fin du Moyen Âge. »
 
 
Mon avis :
Une étude poussée à l'extrème !
 
    Holalalalalalalala, quel livre .........Si vous aimez les tableaux de données, les chiffres, les graphiques, les schémas, les détails, les plans, les cartes et les photos annotées...... Vous allez être servis !
Ce livre est le résultat d'une thèse sur un sujet très "pointu" et rarement traité.
    Évidemment, cet ouvrage ne comporte aucune photo en couleur de jolis châteaux comme dans le Larousse, mais il possède une densité d'informations impressionnante. Un tel livre ne se lit pas en une soirée, et même ne se comprend pas à la première lecture. Mais on ressort grandi dans la connaissance du Dauphiné et aussi du moyen âge.
    Je le conseille aux Dauphinois bien sur, amoureux de leur région, mais aussi aux passionnés d'architecture médiévale.
  C'est vraiment un livre complémentaire aux écrits que vous connaissez si vous êtes un "fou" de cette époque.
 

Pour l'époque médiévale en Dauphiné, il existe d'autres ouvrages :
   - Pour l'Isère, une des vallées frontières : Le Grésivaudan.
   - Pour la Drôme : Les châteaux.

 

Venez "visiter" maintenant les châteaux de l' ISERE  ou de la  DRÔME   ou des HAUTES ALPES 

 

 
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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 06:30

  Mais quel est ce haut bâtiment dans le petit matin brumeux ?

Département :  36 - INDRE

 

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Tendu est située à 90km à l'Est de Poitiers, à 38km à l'Ouest de La Châtre (voir son château) et à 22km au Sud-Sud-Ouest de Châteauroux.

   Coordonnée du château :

46° 37' 56.924" N 1° 33' 57.337" E
 46.632479°  1.565927°

 

Le château :  

     L'extérieur :

La découverte

    Il n'est pas encore 6 heures du matin lorsque mon destrier est déjà à l'oeuvre (avec votre Chevalier Dauphinois peu réveillé au dessus) sur la rive droite de la rivière Boulzanne.

    A l'approche d'un bourg, qui suivant les revues et prospectus est nommé Pringuet ou Pringet ou Pringé, mes yeux, encore embrumés en ce premier jour du printemps, croient voir une haute forme dépasser les maisons et les arbres.

Est ce un donjon ?

 

Où sont les restes du château fort ?

    Avant de m'intéresser à cette imposante tour dont l'architecture semble unique, je tente de découvrir les remparts, courtines, fossés, tours flanques constituant la base d'un château fort.

  Il semble qu'il ne reste rien du passé médiéval de ce site. Les bâtiments annexes sont plus récents. Je vais donc consacrer toute mon énergie sur l'incroyable donjon.

  Un haut donjon Roman du 12ème siècle

Le donjon

    Je suis si impressionné par cette imposante tour que je ne me contenterai d'en faire une description "linéaire" :  

* La base a une forme parallélépipédique.

* La tour mesure 14m x 11m.

* Ce donjon possède 7 étages habitables.

* Les courtines sont renforcées par 3 petits contreforts plats.

* Les angles sont contenus par des contreforts épousant le parement.

* Tous ces contreforts sont peu épais.

* Les mâchicoulis protègent les 4 cotés du donjon.

* A chaque angle, une échauguette ronde finalise le système défensif de cette imposante tour.

Avez vous remarqué l'absence de crénelage ?

 

     L'intérieur :

          Le château est une propriété privée non visitable.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction du château.

* En 1231, Guillaume de Naillac fait dont du château au seigneur de Châteauroux : Guillaume Ier de Chauvigny.

* Vers 1290, le château appartient à la famille Brillac.

* Au 15ème siècle, Marie de Brillac épouse Guillaume de Laigue. Cette nouvelle famille réalise des modifications au donjon.

* En 1460, Jeanne de Laigue épouse Aubert de Montjohan. Le château est donné en dot.

* En 1609, Claude de Montjohan réalise quelques modifications au donjon.

* En 1544 (à vérifier), Catherine de Montjohan épouse le Huguenot Jean de Pons. Le château change de propriétaire.

* En 1581, Anne de Pons (fille de Jean) épouse Philippe, Baron (voir titre de noblesse) de Pierre-Buffière (voir généalogie). Le Château change de famille-propriétaire.

* En 1588, à la mort de Philippe, Anne épouse son frère : Abel de Pierre-Buffière (voir généalogie).

* Au 18ème siècle, le château appartient à la famille de Poix.

* Au milieu du 19ème siècle, le château appartient à Joséphine de Boisé.

* A la fin du 19ème siècle, le château est en ruine. Le donjon est surmonté d'un toit couvert d'ardoises.

* Vers 1900, le donjon est toujours habité.

* Au début du 20ème siècle, les habitants préfèrent maintenant loger dans les bâtiments annexes.

* En 1927, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* En 1965, le toit en ardoise est démonté.

* Au début du 21ème siècle, sans déranger ses habitants, la découverte de l'extérieur du donjon est libre et gratuite depuis la route. La visite de l'intérieur de la propriété privée est interdite.

 

Inoubliable est ma visite en ce bourg de l'Indre

 

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 06:30

 

Département :  36 - INDRE

 Une masse multiformes sera mon Graal du jour

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de La Motte-Feuilly est située à 40km au Nord-Ouest de Montluçon, à 35km au Sud-Est de Châteauroux et à 8km au Sud-Est de La Châtre (voir son château)

    Coordonnées du château :

46° 32' 37.259" N 2° 5' 12.214" E
 46.543683°  2.086726°

 

Le château :  

     L'extérieur :

La découverte

    A quelques vingtaines de mètres de l'église et de son petit cimetière, cachée par des arbres et rendue peu accessible par une route à angle droit, une masse importante de bâtiments m'apparaît.

   Les multiples aménagements durant les siècles ne facilitent pas la lecture architecturale de cet ancien château fort.

Je redouble d'attention pour voir les détails !

 Des bâtiments imbriqués de siècles différents

Comprendre l'architecture globale

    N'étant point un magicien et encore moins un spécialiste en architecture de plusieurs siècles, j'ai recours à l'astuce des oiseaux pour comprendre l'aménagement du site. Voici la vue satellite du château de La Motte Feuilly.

* Au Sud, des jardins "modernes" ont été aménagés.

* Au Nord, les douves ont été asséchées et des petits lacs ont été créés.

* A l'Est, des bâtiments (de ferme  ou des communs).

* Au Nord-Ouest (en haut à gauche), je vois 3 courtines et des tours de l'ancien château fort

 

Me serais je trompé ?

    Je pensais rapidement me désintéresser des bâtiments annexes pour consacrer mon temps au château fort "presque invisible" quand un détail attire mon attention. Un donjon qui sait se cacher derrière son rempart

   Ce n'est point l'engin agricole, mais les 2 trous dans le mur. Leur ébrasement extérieur me fait penser à une canonnière.

Serait ce les remparts reconvertis ?

 

Le donjon

    Derrière ce "rempart", il m'est impossible de ne point voir la haute ronde tour. J'ose la nommer : Le Donjon.

   J'avoue qu'en le découvrant, j'ai imaginé que ce fut le clocher d'une église. Mais en la regardant avec attention (aidé par mon téléobjectif) je suis certain que cette haute construction fut la tour maîtresse du château.

   Ma certitude vient des "mâchicoulis" avec ses panneaux en bois.  C'est une sorte de hourdage (voir vocabulaire) fixe. Je suis surpris de ne voir que de rares fentes de tir.

    Avec un diamètre d'au moins 10 mètres ce donjon est habitable, mais je doute qu'il soit très ancien. Il ressemble à un donjon de puissance, pour marquer la présence d'un seigneur en ce lieu.

    Ma brochure affirme :

* Qu'il aurait été construit à la fin du 15ème siècle,

* Qu'il serait l'oeuvre de la famille Culan,

* Qu'il possède une pièce unique à chaque étage,

* Que chaque étage est desservi par une tour escalier.

  La porterie du château de La Motte Feuilly

La porterie

     Sous ce curieux mot (que j'ai lu dans 2 brochures) se cache ce que je nomme souvent : Une tour porte.

   Cette unique entrée principale est positionnée dans une imposante tour hexagonale asymétrique.

  Bien que vous ne le voyez pas sur mes images, cette tour-porte est curieusement située dans un angle  (et non au centre de la courtine comme souvent).

 

Analyse rapide de la porterie

  Cette tour porte possède :

* Une porte en arc surbaissée,

* L'encadrement d'un pont levis, aujourd'hui disparu et inutile,

* Les flèches de levage du pont mobile,

* Des petites canonnières de chaque coté de l'entrée,

* Un assommoir extérieur (au dessus des flèches). Cette astuce est l'équivalent d'une bretèche (voir vocabulaire),

* Les mâchicoulis du chemin de ronde.

  Le chemin de ronde de la tour-porte

Le plan du château

  Avec un peu d'attention et grâce à la vue satellite, il est possible de réaliser rapidement le plan du château fort.

Sauriez vous identifier les éléments suivants ?

* La tour-porte dans un angle,

* Le donjon dans un autre angle,

* La tour escalier du donjon,

* Le grand logis principal,

* Le logis secondaire,

* Un petit bâtiment comportant : Cuisine, boulangerie, cave etc...

 

     L'intérieur :

         Hélas, la propriété privée n'est pas visitable.

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 11ème siècle (à vérifier), un texte fait mention d'un site nommé : La motte Folly (Etait elle fortifiée ?... Je le suppose sinon pourquoi nommer une motte si elle n'est point castrale ?).

* En 1210, Raymond IV Palesteau, seigneur de Sainte Sévère (voir son château), donne à l'archevêque de Bourges un terrain pour construire une église dans le bourg neuf de Feuilly.

* Au 13ème siècle, par mariage, terres et château de La Motte Feuilly sont transmis à la famille Vicomtal (voir titre de noblesse) de Brosse (voir leur château).

* Au 14ème siècle, en épousant Eude IV de Sully, Aliénor de Brosse donne le château à cette illustre famille.

* Au milieu du 14ème siècle, Aliénor de Sully épouse Messire Vaudenay (famille bourguignonne).

* En 1476, le château appartient à la famille Chamborant.

* En 1487, le fils de Jean IV de Culan hérite du château. Il semble que la "porterie" soit modifiée.

* En 1504, Charlotte d'Albret achète le château.

* En 1514, à la mort de Charlotte, sa fille, Louise Borgia, devient propriétaire du château. Un inventaire des lieux est réalisé.

* En 1517, Louise épouse Louis II de la Trémouille (je vous ai déjà décrit cette famille ici) et apporte ce château en dot.

* En 1530, Louise, devenue veuve, épouse Philippe de Bourbon, Baron de Busset.

* Au 19ème siècle, les douves sont aménagées en plan d'eau dans un petit parc. De nombreux arbres sont plantés.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de loin de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route. La visite de la propriété privée est interdite. Veuillez respecter la tranquillité du site.

 

Ce château ne révèlera pas ses secrete;res au Chevalier Dauphinois

 

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgHaute est cette tour... Mais est elle fortifiée ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Fabrezan se situe à 35km à l'Ouest de Narbonne, à 10km au Nord-Est de Lagrasse et à 15km au Sud-Est de Capendu.

  Coordonnées :

43° 8′ 11″ N 2° 41′ 52″ E
 43.136389°  2.697778°

 

L'église 

     L'extérieur :

L'arrivée

    En découvrant au loin le petit bourg de Fabrezan, je distingue 2 imposantes tours survolant les toits. Sachant que je suis venu voir une église fortifiée et une tour, j'ai besoin de votre aide pour déterminer laquelle voir en premier :

Gauche ou droite ?

 

La découverte

Évidemment, vous êtes si perspicaces que vous m'avez tous dit :

"L'église est à gauche Chevalier !".

    Sur la rive gauche de l'Orbieu, les constructions de la ville s'entassent. L'église semble encastrée dans les maisons. En réalité, il y a quelques siècles, ces murs n'avaient pas de fenêtre puisqu'ils constituaient le rempart de la ville.

 

Analyse

     La haute tour ne ressemble pas à un classique clocher d'église. Elle est massive, borgne sur sa première partie. Au sommet, l'ouverture me surprend. Elle devait être divisée en deux par une colonette.

     Je commence à douter que cette tour ait pu servir de défense : Pas de crénelage ni mâchicoulis (voir vocabulaire).  L'espoir renaît quand je distingue des fentes sur la gauche, mais je suppose que ce sont des trous de lumière pour la tourelle d'angle escalier.

 

     L'intérieur :

          Hélas, l'église est fermée et la tour inaccessible.

 

Histoire de l'église :

   Je n'ai aucune information sérieuse sur l'histoire de cette église.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Vincent) est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des fortifications est impossible. 

Impossible d'entrer, la porte est trop haute !

 

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 06:30

 

Cet article est la suite de la découverte de l'église fortifiée. Pour lire  le début, cliquez ici

 

L'église :

Cette église des Anglois craquelle mes certitudes de Français médiéviste

     Il faut entrer :

La peur d'être déçu

    Après tant de questions sur l'architecture extérieure de l'église, je redoute d'entrer :

* J'ai peur de ne pas avoir des réponses.

* Je crains de faire disparaître la flamme de beauté.

* Et puis, cette fortification était aux Anglois. Je sais que ces Diables savent perturber la vue et la logique des courageux Français de notre bon Roi.

 

Mais je suis un Chevalier !

   En tant que Chevalier (de surcroît Dauphinois, donc le Gratin des Chevaliers  ), je me dois de franchir cet obstacle.

  L'entrée doit être en avant de la tour dans ce bâtiment à la porte en tiers point.... mais diantre, elle rougeoie !

  Comme dans toute histoire d'envoûtement, je prends un breuvage   druidique et tout redevient normal.

 

     L'intérieur : 

Le choc en entrant

     J'entre dans l'église et de suite, une surprise m'attend. Je suis à l'intérieur de la puissante tour, avec sur la gauche éclairées par le soleil, les archères rectilignes et sur la droite une archère droite qui ne voit pas l'extérieur.

Comprenez vous ce mystère ?

Je vous redonne l'indice.

   D'après les historiens, cette tour daterait du 14ème siècle.

Pourquoi les Anglois ont ils apposé une archère aussi primitive (13ème siècle)

Une nef de style roman avec au fond, la tour de défense

 

  Nef et choeur de l'église Romane

       En entrant dans l'église Romane (car avant j'étais dans la tour) je vois :

   * Sur la gauche l'ancienne porte obstruée soutenant une chaire n'ayant pas vu un prêtre depuis longtemps.

   * Au fond un chevet semi-circulaire éclairé par les petites fenêtres avec des arcades soutenues par de petites colonnes.

   La voûte en cul-de-four comporte encore la peinture d'un ciel étoilé. De part et d'autre, des décorations apparaissant laissant mon imaginaire rêver à cette église il y a 7 siècles.

      Depuis le choeur j'admire cette architecture ayant "mon âge" quand soudain j'aperçois à gauche une autre travée.

Est ce une autre église ou un collatéral ?

 

La surprise du collatéral

    Pour mieux le ressentir, je me plante au fond de ce collatéral et là... C'est à nouveau un choc.

Diablerie encore ?

   Il n'en est rien. En étant attentif depuis le début de la découverte de cette incroyable église, la construction latérale ne vous a pas échappé. Souvenez vous des nombreux indices :  Ils s'affichent sur ces 3 images.

    Et puis, il y avait cette curieuse architecture que je vous avais montrée ici.

L'art gothique s'exprime dans ces voûtes


Analyse du collatéral

  Ce bâtiment ajouté au Sud montre l'évolution architecturale. Du style Roman, l'église se voit agrémenté d'un style Gothique très pur. Les voûtes traduisent parfaitement cette évolution.

    L'ensemble est éclairé par des baies à remplage de style Gothique.

Êtes vous plus Roman ou Gothique ?

 

La chapelle

   Sa forme polygonale (déjà observée à l'extérieur) contraste par rapport à son équivalente Romane. L'autel de facture récente est encadré de statues polychromes dont le fameux Saint Pierre.

   La classique représentation de la crucifixion trône dans ce décor

 très renaissance tardive (?).

        Oups !!!

   A trop regarder le décorum, je me transforme en guide touristique (n'oubliez pas la pièce svp...), j'en oublie ma fonction première de Chevalier-Castellologue-Amateur.

 

La surprise finale

    Je me retourne pour chercher la porte d'accès de la tour et 2 curiosités me font face.

Les voyez vous ?

*  Il y a la base de la tour-escalier polygonale avec son ouverture de lumière au dessus de la croix (Vous en souvenez vous ?).
* L'archère droite visant à l'intérieur du collatéral (Vous en souvenez vous ?).

  Ces 2 curiosités prouvent que le collatéral a été construit bien après la fortification de l'église Romane.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 11ème siècle, construction de l'église (c'est ce que suppose plusieurs historiens bien qu'il n'existe aucun texte).
* Au 14ème siècle, fortification de l'église durant "l'occupation Anglaise" mais surtout à cause de la "Guerre de Cent ans".
* En 1436, les Routiers du Capitaine Rodriguo de Villadandro, à la solde du Roi de France Charles VII (voir liste des rois), saccagent la région. L'église subit des dommages. 
* Au milieu du 15ème siècle, l'église est restaurée et l'abside modifiée (ajout) en style Gothique.
* En 1569, les guerres de religion dévastent le pays. Les Protestants dévastent de nombreuses églises dont celle de Brocas.
* A la fin du 16ème siècle, un collatéral est construit.
* En 1619, construction d'un porche en avant de la haute tour.
* Au 17ème siècle, construction d'une troisième travée.
* En 1899, une tornade dévaste la Chalosse. Le clocher de l'église s'effondre sur le toit de la nef.
* En 1934, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* En 1972, début des travaux de restauration.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Pierre de Brocas) est libre et gratuite. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

Je suis sous un ciel étoilé

 

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 06:30

 

Département  40 - LANDES

Le bourg :

Un petit portail pour une église incroyable   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Larbey est situé à 30km au Sud-Ouest de Mont de Marsan et à 12km au Nord-Ouest de Hagetmau.

   Coordonnées du bourg :

43° 42′ 15.12″ N 0° 43′ 1″ W
 43.7042°  -0.716944°

 

L'église :

    L'extérieur :

La découverte

    Après un petit périple, j'arrive sur une colline dont le sommet est à 101m (Qui a osé me dire que le département des Landes est plat). Au bout du village, devant moi une construction que je pressens être un bonheur de médiéviste. Trapue et pourtant avec un clocher élancé, l'église de Larbey semble être le symbole d'une église fortifiée médiévale.

Entrez avec moi dans un autre monde.

 

L'enquête commence

    Ne voulant pas de suite dévorer le clocher-tour, je me précipite vers l'abside. Sa structure est d'architecture Romane, mais elle été défigurée 2 fois :  

Que de contreforts !   * A droite, par l'ajout d'un bâtiment.

   * Au niveau des fenêtres par des contreforts à larmiers bouchant de belles ouvertures. Mais sans ses renforts, l'église aurait été détruite après les attaques des protestants au 16ème siècle.

    L'espace vide au dessus des contreforts (donc en dessous du toit) me fait penser à un chemin de ronde avec salle de repli. Une consolidation "récente" a obstrué les orifices et masqué les indices.

 

Le clocher- tour

     Avec une hauteur totale de de 27m (incluant le lanternon) ce clocher-tour est majestueux. Cette tour trapue me fascine avec sa base de 7 mètres de coté pour une hauteur de pierre de 13 mètres, .

    Imaginez le sans les "verrues" à gauche et à droite, c'est un vrai donjon médiéval renforcé par des contreforts à larmiers aux angles.

   Les angles sont bien appareillés et la base est constituée d'alignement de pierres de taille moyenne (dimension assez classique au 12ème siècle). Mais au dessus, la pose est aléatoire avec des pierres de dimensions inégales. Je pressens une reconstruction hâtive avec des moyens financiers peu importants. Les pierres de récupérations sont nombreuses.

Malgré cela, cette tour me fascine toujours !

 

Le fascinant clocher- tour

    Il n'y a pas que sa masse et ses contreforts qui me font titiller les neurones de castellologue, il y a ....

Les voyez vous ?

     Évidemment votre perspicacité a trouvé rapidement les 2 belles archères cruciformes avec une ouverture ronde à la base pour tir au "fusil". Ce mélange d'ouverture médiévale et "renaissance" montre l'évolution des systèmes de défense.

Magnifique n'est ce pas ! 

Des contreforts consolidaient les angles

 

 

L'autre face du clocher

  En contournant le clocher-tour, d'autres surprises m'attendent.

Les voyez vous ?

   Comme sur l'autre façade, il y a une archère cruciforme, mais mon regard est attiré par un autre système de défense très classique au moyen âge. Voyant vos yeux s'illuminer, j'ai compris que vous avez vu un crénelage partiellement obstrué.

Quelle magnifique tour de défense !

 

La nef

       En prenant un peu de recul, d'autres merveilles s'offrent à moi (je sais que je suis un "peu" exubérant et imaginatif devant une construction fortifiée médiévale, mais cette église est vraiment un bijou pour un castellologue).

   Sous le toit, une ouverture est la preuve d'un chemin de ronde défensif au dessus de la nef (donc au dessus de l'abside, ma supposition initiale est vérifiée). En regardant de plus près, je constate l'épaisseur du mur.

 

    L'intérieur :

        Hélas, la porte de l'église est fermée, et l'accès à l'échelle pour monter dans la tour est impossible. Point de merveille intérieure je peux vous montrer.

 


Histoire de l'église :

* Au 11ème siècle, construction d'une église.
* Au 12ème siècle, le bourg, sur la route de Compostelle, abrite un Hôpital des Chevaliers de Saint Jacques de l'Epée Rouge.
* Au 16ème siècle, durant les guerres de religion, l'église subit les attaques des Huguenots.
* Après 1569, l'église est remaniée et la nef est surélevée pour recevoir une salle de repli avec chemin de ronde.
* En 1854, un ouragan emporte la flèche de l'église. Elle est reconstruite peu de temps après.
* En 1970, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Jean Baptiste) est libre et gratuite. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

L'église a du faire réfléchir plus d'un assaillant !

 

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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 06:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgEst ce le gardien des lieux ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le bourg de Coursan se situe à 7km au Nord-Est de Narbonne et à 5km à l'Ouest de Fleury.

  Coordonnées du bourg :

43° 13′ 57″ N 3° 3′ 32″ E
 43.2325°  3.058889°

 

L'église 

     L'extérieur :

Préambule

    Cela se passe il y a de nombreuses années et m^me, au siècle dernier. C'était la fin des vacances, je n'avais plus que 8 photos possible dans ma dernière pellicule de diapositives. De plus à cette époque, je n'avais pas conscience que les églises fortifiées seraient l'une de mes passions des années plus tard.

Conséquence : Peu d'images caractéristiques.

    Mais l'église de Coursan ne doit pas être oubliée de ce blog. Ces quelques photos grossiront peut être avec le temps.

 

L'arrivée

     Dans le ciel bleu de cette magnifique région, les blanches gargouilles se détachent faisant le plaisir des photographes. Leur forme trapue est bien différente de celle élancée des grandes cathédrales.

  Certaines gargouilles ressemblent à des... heu... mammifères quadrupèdes et d'autres à des... heu... chiens féroces ?

Que voyez vous ?

 

Les défenses

     Mais je ne suis pas venu en ce lieu pour faire du tourisme photographique mais pour regarder des défenses médiévales. Cela commence par une haute et fine archère à étrier (13ème siècle ?). Puis sur la haute tour servant de clocher et d'horloge une archère aussi belle. Ce qui me surprend, c'est la différence de qualité, de couleur de pose entre les pierres du chevet et celles de la tour.

     Cette tour a dû prendre la fonction de clocher récemment, car vu sa position et les matériaux, je suppose qu'elle  devait être celle d'un château ou des remparts.

    Au sommet, je ne vois ni crénelage, ni mâchicoulis (voir vocabulaire). Les années de modifications et de modernisation ont certainement changé l'architecture de cet ensemble.

 

     L'intérieur :

          La tour ne se visite pas et l'intérieur de l'église est "moderne".

 

 

Histoire de l'église :

* En 1237, un texte mentionne la présence de fortifications. Comme souvent, les murs de l'église s'appuient sur les épais murs des remparts.
* Au 14ème siècle, une partie de l'église est reconstruite.
* En 1869, l'architecture de l'église est réaménagée. Les murs, charpente, voûtes sont refaits.
* En 1874, restauration des fenêtres du choeur ainsi que la voûte
* En 1877, des contreforts sont construits suite à l'effondrement du mur Sud.
* En 1948, le clocher de l'église est inscrit aux Monuments Historiques.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame de la Rominguière) est libre et gratuite. La visite de la tour est impossible. 

 

Chien, cheval ou cochon ?

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Survolant le bourg, les vestiges du château fort surveillent les touristes !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune d'Aubin est située à 35km au Nord-Ouest de Rodez, à 17km au Sud-Est de Figeac et à 4km au Sud de Decazeville.

     Coordonnées du château :

44° 31' 44.184" N
2° 14' 59.723' E
 44.52894°
 2.249923°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

   En arrivant dans le bourg, je n'ai point à chercher durant un long moment pour trouver l'emplacement du château. La beauté de pierre, but de ma matinée, est posée sur la crête rocheuse dominant Aubin. Une citerne creusée dans le roc

   Comme à mon habitude, je coure vers elle (voir explication ici), mais un panneau me quémande la prudence. C'est donc à pas feutrés que je me dirige vers le sommet de la butte portant le château fort.

 

Les premières découvertes

    Une émotion intense s'emparre de moi en gravissant cet escalier de pierre. J'imagine le nombre de soldats, d'attaquants et de défenseurs ayant franchi ce lieu durant 10 siècles.

    Quelques mètres plus hauts, je découvre des parties du rocher taillé en angle droit. Ceci n'est point les traces d'une carrière de pierre mais les vestiges de maisons ou de bâtiments.

   Ces banquettes ont du porter un mur épais. Le rocher creusé en forme de cercle est l'apothéose des traces de vie.

   Vous avez évidemment reconnu une citerne.

  De nombreux bâtiments profitaient de la défense efficace de la tour carrée

Les traces de poutres
    A chaque pas, des traces du passé s'affichent fièrement. C'est ainsi que je rencontre l'emplacement d'un grandiose bâtiment. Au sol, je ne remarque aucune trace de séparation.

La salle était elle si grande ?

   Au dessus, les imposants trous carrés m'informent que des poutres servaient de support au plafond. La hauteur est impressionnante.

Etait ce la aula du château ?

 

Au sommet de la crête

   Evidemment, vous avez remarqué une construction presque entière au dessus de la paroi verticale. Il me faut de suite la visiter. Mon envie de pierre me fait monter (par un chemin facile). Sur la crête, je vois un chemin de croix, au bout de cette ligne la tour carrée me fait signe (avec son drapeau).

 

La tour

     La tour à base carrée est arasée. Point de crénelage ni de mâchicoulis (voir vocabulaire) apparaît. Une ouverture en partie basse m'invite à entrer.

  L'ancienne chapelle castrale

        L'intérieur :

Les entrailles de la tour

   Avec précaution, je franchis la porte de l'unique vestige. Ma fascination va d'abord au rocher non aplani servant de base à la construction.

Suis je en ce moment dans le ratier ?

  Au dessus, une baie avec un ébrasement intérieur important ressemble à une fenêtre du 12ème siècle.

Avez vous remarqué l'épaisseur du mur ?

   Une autre ouverture me surprend. Elle est trop droite pour une fenêtre, trop large pour un système défensif, trop haute pour des latrines.

Serait ce une porte pour le chemin de ronde ?

 

C'est la fin

   A regret, je sors de cette tour qui ne m'a pas révélé tous ses secrets et je me jette sur les remparts. Pour vous laisser quelques surprises lors de vos prochaines vacances en ce lieu, je ne vais point tout vous décrire. Je vous laisse admirer l'ancienne église et je repars vers d'autres aventures Aveyronnaises.

 

 

Histoire du château :

* En 198, un poste fortifié est/serait aménagé sur l'ordre d'un Général Romain nommé : Albinus (c'est ce qu'affirme la tradition populaire).

* Au 10ème siècle, le site est possession de Raymond II Comte (voir titre de noblesse) de Rodez.

* Au 12ème siècle, le château est possession de la famille Frotard.

* Au milieu du 12ème siècle, une branche de la famille d'Estaing devient propriétaire du château.

* A la fin du 13ème siècle, de nombreux copropriétaires se partagent le château et les terres, dont le Comte de Rodez et la famille Fabrefort.

* En 1323, Hélène, une des héritières de la famille Fabrefort, épouse Jean de Morlhon et apporte le château en dot.

* En 1394, les défenses du château sont améliorées.

* Vers 1495, une troupe armée commandée par Salazart, attaque la ville, la saccage et la brûle.

* Au début du 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, de riches bourgeois font construire des habitations dans l'enceinte fortifiée.

* En 1590, les Huguenots s'emparent de la ville. Le sieur Richard de Poux, commandant du château, lutte contre les Protestants puis les chasse.

* En 1574, Henri de Navarre, Comte de Rodez, fait détruire les aménagements fortifiés réalisés par les nobles au début du siècle.
* Au milieu du 17ème siècle, la garnison quitte le château. Le site fortifié n'est plus entretenu.

* En 1668, deux tours sont encore visibles.

* En 1737, l'église n'étant plus consolidée, les autorités interdisent son utilisation.

* Vers 1792,  les révolutionnaires réquisitionnent les vestiges du fort et les vendent à Guillaume Bergougnon. C'est un "prête nom" pour Jean Antoine Marie Brassat Saint Parthem.
* En cette fin du 18ème siècle, la ville est renommée. De Albin, elle passe à Aubin.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible en prenant soin de ne pas glisser, ni lutter contre le vent.

 

Quel paysage !

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