Translation




 

 

 
 
French to English French to German French to Italian French to Spanish
French to Japanese French to Korean French to Russian French to Chinese (Simplified)
 

 

 
 

 

 

 

 

Ombre et lumière

24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 07:30

 

Département  40 - LANDES

 

Le bourg :Avez vous la coquille pour visiter cette église ?

    Situation  (--> le voir sur une carte)

        Le bourg de Bougue est situé à 9km à l'Est de Mont de Marsan et à 8km à l'Ouest de Villeneuve de Marsan.

   Coordonnées du bourg :

43° 53′ 28″ N 0° 23′ 29″ W
 43.891111°  -0.391389°

 

L'église :

    L'extérieur :

La découverte

    Le chemin vers Compostelle passant par Mont de Marsan possède de nombreuses églises fortifiées. Il me suffit de suivre les Coquilles pour me pâmer à chaque étape devant des merveilles.

Mais où se trouve celle de Bougue ?

   Il est impossible de ne pas voir cette église tant elle est majestueuse et magnifique dans son écrin de verdure.

Mais est elle fortifiée ?

  Les contreforts sont peu puissants, les fenêtres trop basses, les fentes de tir inexistantes. Je pressens un jeu de piste.

 

L'enquête commence 

    Quand j'ai un doute, je prends un peu de recul pour comprendre l'architecture globale. Et ma "logique" est récompensée.

Voyez vous la raison de ma satisfaction ?

    Sur la droite, un clocher curieusement bas possède 2 ouvertures coté nef. Ce ne sont pas des portes à cause de la faible hauteur.

Ne serait ce point un reste de crénelage ou un vestige d'un chemin de ronde ? 

 

Puissance et grâce sont les qualités de cette église fortifiée

Le clocher-donjon

   Je contourne rapidement l'édifice pour découvrir non pas une simple tour de guet mais un puissant "donjon" trapu. Contrairement à de nombreuses églises, ce clocher n'est pas haut dans le ciel mais ramassé sur lui même pour mieux recevoir les coups de buttoir des attaquants. (oups.. désolé, mon imagination m'emporte au Moyen Âge).

Avez vous remarqué les pierres ?

    Évidemment, je n'attire pas votre regard sur la corniche avec les boules, mais des différentes qualités de pierres.

   Je suppose que la tour a été surélevée (position des "modillons" et différence de taille de pierre) puis a été consolidée rapidement après des attaques (moellons de grès de dimensions aléatoires mélangés à de la brique et des galets; L'ensemble est noyé dans un mortier).

 

Interrogation !

"Chevalier, que penses tu de la position du cadran solaire ?".

      Vous avez raison de m'interpeller, savantes lectrices et cultivés lecteurs, un cadran solaire est souvent positionné au Sud. Cela signifie que cette église n'est pas dans le classique Est-Ouest, mais curieusement Nord-Sud.

 

Les défenses

     L'ouverture centrale correspond à un créneau, il est encadré par 2 archères cruciformes dont la partie centrale (horizontale) me semble trop étroite pour être efficace dans le jet de flèche.

Est ce du à une mauvaise reconstruction ?

N'y a t il que cela pour défendre la tour ?  

    Que nenni. En me "penchant" un peu, j'aperçois une fente de tir (je n'ose la nommer archère (voir vocabulaire) car elle est trop petite pour ce type de construction), puis sur la face à 90°, une autre fente de tir. Bien que le nombre de système défensif semble faible, l'ensemble est homogène et sécurise les 3 faces.

La 4ème possède-t-elle un mur vierge de défense ?.

    Évidemment non, cette dernière a son lot de système de tir et de surveillance.

"Chevalier, cette façade est elle avec des petites pierres taillées comme des briques ?"

    Vous avez raison, cette face est construite comme les 3 autres. Étant positionnée à l'Est, elle était à l'ombre lors de ma visite. Conséquence, l'image était terne. J'ai voulu (grâce à un logiciel photo) lui donner un peu de lumière et de vie pour sublimer les défenses. 

 

    L'intérieur :

       Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle, point de porte ouverte il y a.

 


Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église.
* Au 14ème siècle, l'église et l'abbaye sont fortifiées.
* Au 16ème siècle, les protestants attaquent et détruisent l'abbaye. L'église est partiellement ruinée.
* En 1854, l'église est remaniée. La tour de défense est transformée en clocher. Un porche est aménagé. L'auvent est soutenu par des colonnes provenant d'un retable du 18ème siècle.
* En 1997, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Candide) est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher est interdite.

 

Une église unique doit avoir une représentation unique

 

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Vers Menu châteaux des Landes
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Guyenne : 33 40
commenter cet article
17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 07:10

 

Département 02 - AISNE

  Le rayon de soleil matinal me révèle les ombres du château

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Fère-en-Tardenois est située à 37km au Sud-Sud-Ouest de Laon, à 32km à l'Ouest de Reims et à 20km au Sud-Est de Soissons.

  Coordonnée du château :

49° 13' 21.234" N 3° 31' 59.282" E
 49.222565°  3.533134°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

    En arrivant à proximité du château de Fère (situé à 3km au Nord du bourg), j'ai les poils qui se dressent. Mon corps pressent que la visite de ce jour va être exceptionnelle.

  Je vais découvrir et vous montrer une forteresse unique.

  Une motte castrale aménagée par l'homme, puis renforcée de pierres

Une butte

    La butte portant le château est exceptionnelle car elle a été aménagée par d'importants travaux. Ses proportions sont :

* 120 mètres de diamètre,

* Composé de 9 cotés non identiques,

* Une hauteur de 18 mètres,

* Avec une pente avoisinant les 40°,

* La terrasse plane a une forme de polyèdre à 9 cotés asymétriques,

* Avec un diamètre oscillant entre 60 à 80 mètres.

  En observant cette butte, j'ai la sensation de voir une pyramide arasée. Ce type de réalisation semble unique en notre Royaume.

 

Y a-t-il des défenses ?

    Il ne suffit pas de construire un habitat sur une butte pour qu'il soit difficilement prenable par l'assaillant, il faut évidemment des systèmes défensifs actifs et passifs.

  Ce château en possède toute la gamme.

  Un fossé limitant la puissance des attaquants

Les premiers systèmes défensifs

    D'après mes lectures sur les grands stratèges et sur les attaques de bâtiments fortifiés, je peux affirmer qu'aucun château fort est imprenable.

    Le but pour un défenseur est de retarder l'assaut final, d'ajouter des pièges et remparts pour "démoraliser" l'assaillant.

  C'est dans ce but que fut construit le château de Fère :

* A l'extérieur, certains castellologue supposent la présence d'un rempart entourant le fossé.

* Puis en bas de la motte, un large fossé laissant de la distance entre les défenseurs et les armes de jet des assaillants.

* Evidemment, une pente (entièrement parementée de grès) rendant difficile la monter et permettant de faire rouler des pierres rondes (pour écraser l'assaillant).

* A la périphérie haute de la butte, un rempart avec de petites tours semi-circulaires (de 3 mètres de diamètre) isolait le château. Il ne reste que des vestiges arasés mais la sensation de puissance défensive se ressent.

  Ce château m'en fait voir de toutes les couleurs

D'imposantes tours défensives

    Au sommet, les imposantes tours rondes, bien que très ruinées donnent un aspect massif à cette forteresse médiévale.

  Ce plan architectural me surprend :

* Par l'absence de donjon,

* Par le nombre impressionnant de tours (7) pour un espace si réduit,

* Par le diamètre surprenant de ces tours rondes (9 à 10 mètres).

* Par conséquence, la faible largeur des courtines entre chaque tour (une moyenne de 8 mètres).

  Le résultat est très surprenant.

 

Les vieilles tours

   Le temps et les hommes ayant été très cruels avec ces ancêtres de pierres, les tours ne possèdent plus de crénelage ni mâchicoulis (voir vocabulaire). Pourtant elles offrent aux touristes curieux de nombreuses caractéristiques et quelques énigmes.

  Arasée et pourtant si vaillante !

Description des tours

     La qualité de construction des tours prouve que ce site fut un emblème de la puissance de son seigneur. C'est un vrai plaisir éducatif que d'observer ces bâtiments :

* Le parement extérieur est parfait, aussi bien la taille des pierres, leur unicité et la qualité des joints.

Le remblai semble très solide.

* Une chapelle a été aménagée à l'étage dans une tour.

* De hautes archères sont visibles sur plusieurs étages et sur toute la périphérie.

* Certaines archères mesurent plus de 3 mètres.

* En regardant par la fente, je constate que l'ébrasement intérieur n'est pas important mais il est plongeant. Les archers pouvaient aisément tirer en bas.

* Grâce à l'effondrement des courtines, les axes de circulation se révèlent.

  A quoi pouvait servir l'appareillage à la base des tours ?

L'énigme architecturale des tours

    Ma plus grande surprise fut la base des tours. Autant le parement supérieur est lisse, autant la base est "chaotique".

  Le glacis est composée de 2 "étages" différents :

* En bas, des pierres pauvrement taillées, peu jointives aux dimensions aléatoires.

* Je peux admettre que les hommes aient préféré démanteler le château par le bas, ce qui est plus facile que récupérer les pierres en haut.

Mais pourquoi toutes les tours ont cette curiosité ?

* Je compte 8 rangées de pierres. Les récupérateurs de pierres n'ont pas pu faire de la destruction symétrique.

** Au dessus, 4 rangées de pierres finement jointées. Elles font saillie en forme de dent.

**Je vous ai déjà montré ce type d'architecture au château de Bitonto en Italie.

** Mais ici, le glacis est trop court pour être efficace et guider des galets ronds.

Quelle fut la fonction exacte de cette curiosité architecturale ?

  Ceci n'est point le Pont d'Avignon... Mais on y danse quand même !

Le pont

   Comme tout château qui se respecte, lorsque douves ou fossé existent, il faut un pont. Très souvent il est en 2 parties :

* Une fixe nommée : Pont dormant,

* Une relevable nommée : Pont levis.

  Hors, ce château possède un pont de 15 mètres de long totalement fixe.

De plus, il est très élégant.

   La raison est simple, il fut construit au milieu du 16ème siècle. Ce pont était couvert et formait certainement une galerie comme à Chenonceau.

 

Un pilier

   Pourquoi vais je proser sur UN pilier alors qu'il y en a 6. La raison est visible ici. Une ouverture pour arme à feu avec ébrasements extérieur et intérieur.

 

      L'intérieur :

Mon questionnement

   Avant de découvrir l'intérieur, je vous fais part de mes 3 interrogations :

1 - Pourquoi avoir construit un château sur motte au 13ème siècle ?

- Cela faisait au moins 1 siècle que ce type de construction était abandonné.

2 - Pourquoi un château circulaire alors que le style Philippéen s'imposait.

3 - Pourquoi ne point avoir de tour maîtresse ?

 

La suite de la visite

Veuillez cliquer ici pour visiter l'intérieur

du château de Fère-en-Tardenois

 

 

 

Il me faut de suite conquérir ce château fort !

 

 

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 02

Vers Menu châteaux de l'Aisne

Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Picardie : 02 60 80
commenter cet article
15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 08:00

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

 

Résumé :

    « Cet ouvrage rassemble 10 poèmes du XIIème au XVème siècle qui constituent une part remarquable de notre patrimoine littéraire. Un livret reproduit ces textes dans leur langue originale : langue d'oc, langue d'oïl et français moyen.
   De Guillaume X à François Villon, plus d'une cinquantaine de poètes représentent les quatre siècles fondateurs de notre poésie. De la délicatesse des premières chansons d'amour au raffinement des ballades, cet ouvrage révèle un univers doué d'une force émotionnelle et d'une liberté d'esprit inattendues ?
   Dans sa préface, Michel Zink, membre de l'Institut, professeur au Collège de France, montre combien ces quatre siècles de lyrique médiévale, tout occupée d'amour, entrent en résonance avec l'art chatoyant de l'extrême fin du Moyen-âge. »
 
 

 

 

 

Mon avis :
La  Perfection !
     
    Voila un livre digne d'un roi. Bien que ne l'étant pas, j'ai osé approcher cette oeuvre :
  • * Fébrile, j'étais devant la couverture,
  • * Petit, je me sentais devant les pages offertes,
  • * Ebahis, mes yeux étaient devant les enluminures colorées,
  • * Grelottante, ma voix était en murmurant les mots des troubadours,
  • * .......
   Dans la librairie, j'étais seul au monde malgré la foule du weekend. Je savais qu'un chevalier errant comme moi ne pouvait acquérir un tel trésor, mais approcher le Graal, n'est ce point déjà vivre l'aventure ?
    Ma maigre fortune de chevalier ne m'autorise pas à posséder un si coûteux livre pour grand seigneur. Mais pouvoir lire en français les poésies des troubadours, puis tenter de comprendre le texte original en langue d'oc, ou d'oil est un plaisir sans équivalent (enfin, pour un fou de Moyen Age bien sur).
 
   Si vous êtes une princesse, vous côtoyer donc un prince. Pour lui faire plaisir, voici LE seul livre à offrir à votre "charmant".
   Et vous monseigneur, si vous avez la chance de lire en entier les mots des troubadours, si vous avez l'honneur d'être possesseur d'un tel chef d'oeuvre, pensez à moi, et mettez vos sensations sur ce modeste blog !..... Par vos mots, je vais revivre cette expérience unique.
 
 
 

Note de l'éditeur :

    " Les Éditions Diane de Selliers célèbrent avec Le Moyen Âge flamboyant, poésie et peinture un idéal de culture française, ramené à sa mystique essentielle, l'amour.

   Ce florilège poétique et pictural, composé de cent vingt poèmes représentatifs de quatre siècles de lyrique médiévale du XIIe au XVe siècle, illustrés par deux cent peintures issues de manuscrits essentiellement français des XIVe et XVe siècles, donnent à découvrir un monde idéaliste épris de luxe et de raffinement.
   L'ouvrage rend hommage à la virtuosité d'une lyrique fondatrice de la poésie moderne, versifiée et subjective : " On ne saurait mieux mettre en lumière le mouvement continu qui, à l'aube des lettres françaises, aboutit à dessiner la figure du poète ", précise Michel Zink dans sa préface.
   De la délicatesse affective des chansons courtoises à la suprême préciosité des ballades, de l'inspiration satirique de pièces pamphlétaires à l'humeur badine, voire burlesque et triviale, de certaines compositions, cette sélection poétique suggère une force émotionnelle et une liberté d'esprit insoupçonnées.
   Chantres d'une fin'amor qui infère l'excellence poétique, troubadours et trouvères créent une lyrique subtile et achevée dans une inédite langue romane. Les troubadours doivent leur nom au verbe trobar qui signifie " trouver " en langue d'oc et dont dérive le terme de " trouvères " pour désigner leurs héritiers de langue d'oïl.
   Le poète est en effet de fait amant à cette époque. Homme lige de sa dame, il n'a de cesse d'exprimer dans ses chansons, sa souffrance, ses craintes, ses désirs, ses joies, avec soumission ou avec impatience, avec sublime ou avec dérision, en tout cas avec une passion toujours aussi intense.
   Ces poètes contribuèrent ainsi à infuser une conception de l'amour aussi nouvelle que fondatrice, la fin'amor : " Cet amour, que nous appelons " courtois " (cultivé dans les milieux de cour), on l'appelait à l'époque fin'amor, amour fin, affiné, épuré, comme l'or fin est épuré par le feu. Rien plus que ce feu de l'amour, ce feu où s'épure l'amour, ne permet de dire le Moyen Âge flamboyant ", observe Michel Zink.
   Cette sensibilité et cette éthique profane et élitiste révolutionnèrent les mœurs de l'Europe toute entière. Au point de faire dire que le Moyen Âge français inventa l'amour.
   Les plus belles peintures à manuscrits du XIVe et du XVe siècle ressortent directement ou indirectement, dans ses figures et ses thèmes, de son imaginaire amoureux. Tandis que la réputation de Paris attire dans la capitale les artistes flamands et italiens, les enlumineurs parisiens déploient un répertoire iconographique aussi original qu'inédit : jardins de déduit, château d'amour, offrande du cœur, etc.
Fruit d'une féconde alchimie entre le réalisme flamand et la rationalité latine, la peinture à manuscrit française révèle ainsi, à l'aube de la Renaissance, une insaisissable singularité.
   La miniature s'ordonne en un microcosme qui se donne à voir dans une irréelle et enchanteresse beauté.
     Cette édition offre pour la première fois à contempler ces miniatures d'une remarquable délicatesse comme d'authentiques tableaux, reproduits en de puissantes pleines pages.
   Certains folios de manuscrits, sublimes au niveau de leurs marges et de leur ornementation, sont parfois reproduits dans leur intégralité, ponctuant l'ouvrage d'un hommage à ces précieux objets d'écriture et de peinture.
   La maquette témoigne, dans son épurement et son élégance, d'un immense savoir-faire et s'orne de marges et de lettrines spécialement créées dans l'esprit de l'époque.
Le spectacle de ces chefs d'œuvre picturaux se révèle d'autant plus exceptionnel que ces manuscrits enluminés, conservés comme d'inestimables bijoux cachés dans les musées et les bibliothèques, sont quasiment inaccessibles du fait de leur extrême fragilité qui interdit qu'on les manipule ou qu'on les expose à la lumière.
   Dispersés à travers le monde entier au gré des acquisitions de riches collectionneurs et bibliophiles, les manuscrits à peinture français demeurent bien souvent invisibles du grand public, même le temps d'une exposition. Ainsi le chef d'œuvre d'un des plus grands artistes français du XVe siècle, Barthélemy d'Eyck, dont le Livre du Cœur d'Amour épris de René d'Anjou, protégé par son statut patrimonial, est immuablement conservé à Vienne. Ce livre le reproduit dans son intégralité.
   Si les traductions en français moderne ont été soigneusement choisies parmi les spécialistes respectifs de langue d'oc, langue d'oïl et français moyen, l'ouvrage s'enrichit d'un livret qui reprend les poèmes dans leur langue originale. Le lecteur peut ainsi découvrir les racines de la langue française et en apprécier la beauté mélodique originelle.
   Un important appareil critique parachève ce livre d'art, depuis les biographies de chaque poète à des notices sur les manuscrits à peintures reproduits, en passant par un répertoire des genres lyriques et une chronologie détaillée de cette France médiévale. "
 
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans LIVRES sur l'époque médiévale
commenter cet article
13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Est ce une église fortifiée ou un château fort ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Sainte Radegonde est située à 20km au Sud de Bozouls (voir son château), à 9km au Sud-Est de Rodez et à 5km au Nord-Est de Flavin (voir son château).

     Coordonnées de l'église :

44° 18' 26.788" N 2° 39' 19.894" E
 44.307441°  2.655526°

 

L'église : 
        L'extérieur :
Elle m'attend !

    A 5km au Sud-Est de Sainte Radegonde, une curiosité unique m'attend avec impatience. Elle sait que je vais l'immortaliser pour montrer sa beauté au monde (du web).

  Avez vous déjà vu un donjon avec des cloches ?

Est ce un donjon ?

    Il est impossible de ne point voir l'imposante construction survolant les maisons. Durant quelques secondes, j'ai pensé que ce bâtiment était un château et même un donjon.

Etes vous subjugués ?

 

Est ce l'église ?
    Le moment de surprise passé, je constate, en haut de la rectangulaire construction, une série de cloches. Je pressens que le bâtiment fortifié est l'église que je suis venu immortaliser.

   Mais il faut réfréner mes ardeurs, car dans mes croisades, j'ai déjà vu des cloches :

* Sur un beffroi (qui était une ancienne tour d'un château),

* Sur une tour d'un château devenu clocher.

 

Je fais le tour

     Tout en contournant le bâtiment, je me demande où peut être situé l'abside. Evidemment, je pourrai regarder ma boussole (puisque les églises sont orientées Est-ouest), mais je souhaite comprendre l'architecture.

    Dénué de transept et de signe caractéristique d'abside, cette construction m'intrigue encore plus.

 

Fasciné je suis !

  L'autre face me révèle quelques détails : 

* A la base, une construction récente me fait pensé à une sacristie.

* Sur la hauteur, une forme presque ronde qui est une tour-escalier.

 Je guette les échauguettes

Je sais tout maintenant !

* La façade Ouest comporte deux échauguettes sur culots.

* Elles complètent un système défensif basé sur des mâchicoulis (voir vocabulaire).

* Au dessus un chemin de ronde couvert est identifiable. Il est aujourd'hui protégé par un grillage anti-oiseaux.

* La façade Est est dépourvue d'échauguette (qu'elle en est la raison ?).

* Dans la partie supérieure des quatre façades, de nombreuses ouvertures ont été aménagées. Je suis étonné par leur asymétrie d'emplacement et de forme.

* Ces ouvertures sont évidemment des fenêtres pour amener la lumière dans les nombreuses salles nommées : Les chambres.

* Une des ouvertures, avec ses deux trous de boulin en dessous, m'interpelle.

Etait ce une bretèche ?

Ou le fantôme des latrines ?

 

Deux petites curiosités

     Lentement, j'erre autour de la tour (sans tournis) à la recherche de la porte d'entrée de l'église. Soudain une fenêtre basse (sacristie ou petite chapelle récente) attire mon attention.

Savez vous ce qu'est cette gravure ?

 

        L'intérieur :

Sésame : Ouvre toi !
    Dans cette immense masse de pierre, la porte d'entrée (du 21ème siècle) semble invisible. Il me faut un peu de temps pour la remarquer. Il n'y a point de statut de Saint, ni d'ornement sculpté. Le Gothique flamboyant est inconnu en ce lieu

 C'est la première fois que je vois une porte d'église aussi sobre.

     Lentement, je m'avance et je pousse.

  Un arc en ciel de beautés colorées

Colorée

Quel choc !

   L'extérieur était si sobre, si "militaire", que je m'attendais à ne voir que la couleur de la pierre. Hors, l'intérieur est lumineux, coloré, multiple.

* Le choeur évidemment est lumineux grâce aux fenêtres. Mais c'est surtout les formes peintes qui me fascinent.

* Le plafond n'est pas en reste grâce à ses fines nervures peintes et sa rosace colorée au niveau de la clé de voûte.

* Le baptistère a aussi la chance d'être dans un enfeu décoré.

 

Vais je découvrir les entrailles ?

    Derrière la chaire, une porte permet d'accéder à l'escalier. J'espère pouvoir monter les 100 marches vers les "chambres".

  Hélas, la porte est fermée. Je ne connaîtrai jamais les secrets de cette incroyable église.

 

 

Histoire de l'église :

* Au début du 15ème siècle (1442 ?), considérant que les villageois d'Inières ne possèdent pas de fort pour se protéger, l'évêque de Rodez autorise l'aménagement de fortifications pour l'église.

* En 1555, située à l'étage supérieur de l'église, une "chambre" est vendue.

* En 1462, un capitaine est nommé par l'évêque de Rodez.

* En 1468, une tour de défense est ajoutée à l'église.

* En 1587, il semble que des chambres dans la tour soient toujours louées.

* En 1671, certaines chambres sont toujours louées.

* En 1921, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame de la Nativité) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Quelle incroyable église fortifiée !

Vers Menu églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 12 Vers Menu châteaux de l'Aveyron
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Rouergue : 12
commenter cet article
6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 07:30

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

    « Même si quelques noms ou épisodes fameux sont familiers à beaucoup, entre les temps forts de l'Antiquité romaine et de la Renaissance, le Moyen-Age fait parfois figure d'âge disgracié dans l'histoire de l'Italie. La très grande diversité des structures politiques, des cadres de civilisation et des questions suscitées par leur construction ne facilite pas un discours d'ensemble.
    Cette diversité crée pourtant l'unité de l'Italie médiévale : sa position de carrefour, sa qualité de point d'ancrage de la mémoire romaine, l'omniprésence de la civilisation urbaine dans le Nord et le centre, l'existence de sociétés pluriculturelles au sud ou encore la présence des papes sont autant de facteurs communs à de vastes portions du territoire.
    Le présent ouvrage analyse successivement les héritages romain et carolingien, la mise en place des autonomies urbaines et les reconstructions monarchiques du XIe au XIIIe siècle, les évolutions du système communal aux XIIIe et XIVe siècles ainsi que l'instauration d'un équilibre politique précaire au XVe siècle ; et, enfin, les mutations économiques, sociales et culturelles des deux derniers siècles du Moyen Age.
    Cette synthèse vient ainsi combler une lacune, en tentant de mettre en évidence les "caractères originaux" de l'Italie dans l'histoire de l'Europe médiévale.»
 

 

Mon avis :
L'Italie autrement !
     
   Ma vision de l'histoire de l'Italie était assez simple. Il y eu :

- L'époque Romaine et ses Empereurs,

- Puis 1515 et la victoire Française à Marignan.

- Puis la renaissance avec ces génies en peinture et en architecture.

 Mais de l'époque médiévale..... Rien........ Je ne savais rien. (Et vous ?).
 
Voici LE livre qui m'a permis de combler mon immense inculture sur ce pays si proche de nous.
 
   Cet ouvrage explique merveilleusement bien les provinces, leurs luttes et leurs influences durant 10 siècles. La chronologie des évènements est bien détaillée, les personnages centraux ou décisifs sont décrits avec précision.
   Evidemment, l'auteur n'a pas le style inimitable de J. J. Julaud (voir ici) qui rend l'histoire si agréable, mais l'ouvrage se laisse lire, si l'on prend des notes.
   Avec ce livre, je ne cherche pas à être un prof d'histoire, mais un touriste-médiéviste ayant un peu de connaissance. Ce livre me permet de passer mes prochaines vacances en Italie avec un savoir de base pour comprendre les ruines castrales et leur histoire. Puis de retour, je vous les narrerai pour votre plaisir.
Rendez vous pris dans 1 an ?
 

Venez découvrir maintenant les châteaux forts d'Italie.
 
Repost 0
Published by Le Chevaier Dauphinois - dans LIVRES sur l'époque médiévale
commenter cet article
6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 07:30

 

Département :  36 - INDRE

   Au centre du bourg, une beauté attend ma visite !

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Bouesse est située à 75km au Nord-Ouest de Montluçon, à 25km au Sud de Châteauroux et à 24km à l'Ouest de La Châtre (voir son château).

   Coordonnée du château :

46° 36' 56.473" N 1° 41' 10.964" E
 46.615687°  1.686379°

 

Le château :  

     L'extérieur :

L'arrivéeUne tour défensive du rempart

   En arrivant dans le petit bourg, comme un aimant je suis attiré par une incroyable construction jouant à se cacher dans les grands arbres. Heureusement, en ce mois de mars, les feuilles sont absentes des arbres et je peux me régaler du spectacle médiéval.

 
Le rempart extérieur

    Evidemment, avec la modernisation, la civilisation et la vie tumultueuse, le rempart n'a plus son agressivité médiévale. Il a été aseptisé et ne montre plus de système défensif, ni de crénelage (voir vocabulaire). Pourtant à l'angle une puissante tour apparaît.

 

La tour d'angle

     La tour présente quelques systèmes défensifs variés :

* Une canonnière pour tir rasant,

* Une ouverture ronde pour arme à feu (dans une pierre blanche ajoutée),

* Au sommet, des trous de boulins pour un hourdage peut être.

  Je suis surpris par la piètre qualité de taille des pierres et leurs positionnements peu jointifs.

 

Il y en a d'autres

   Mon aveuglement à décrire la (première) tour d'angle m'a fait oublier la règle d'or d'un Castellologue-Amateur :

Observer avant d'interpréter !

  Car, en ayant une vue d'ensemble, je vois un autre long rempart (dans le même état que le précédent) et une deuxième tour presque sosie de la première.

  Le donjon marque la puissance de son ancien seigneur !

Le corps de logis

   Au centre de l'espace trône le corps de logis divisé en deux parties :

* Sur la droite, un bâtiment Renaissance avec fenêtres à meneau en croix.

* Sur la gauche, un puissant donjon rond.

 

Le donjon

  Avec ses dimensions, cette tour fut habitable (les fenêtres prouvent son habitabilité). Contrairement aux petites tours d'angle, ce donjon a gardé ses attributs défensifs médiévaux :

* Des mâchicoulis sur consoles,

* Un chemin de ronde couvert,

* Des archères canonnières.

  Comme pour les tours d'angle, je suis surpris de la piètre qualité des pierres, surtout pour un donjon.

 Mais en observant mieux cette tour, je vois par endroit de larges et belles pierres taillées. Une reconstruction/consolidation hâtive a donc été effectué sur l'ensemble du château.

 

     L'intérieur :

         Le château est une propriété privée non visitable. C'est en réalité un hôtel restaurant moderne, silencieux et agréable. Ayant un autre logis ce soir là et n'ayant plus faim, je n'ai hélas pas pu profiter de la découverte des lieux.

Mais je reviendrai !

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, construction du château par Eudes de Cluis, vassal du seigneur de Châteauroux.

* En 1239, un acte autorise le seigneur de Bouesse à exercer les droits de basse et haute justice.

* Au 15ème siècle (1443 ?), le château est acheté par une riche famille Picarde: Les Gaucourt. L'architecture du bâtiment est fondamentalement modifiée avec l'ouverture de fenêtres, grandes salles de confort, larges cheminées, mais en respectant les systèmes défensifs de ce siècle.

* Vers 1792, les Révolutionnaires vendent le château.

* En 1855, le château est en mauvais état. Etienne Thimel, son nouveau propriétaire, tente une restauration.

* A la fin du 19ème siècle, le fils de Etienne continue les restaurations du château.

* Au début du 20ème siècle, Georges Poussielgue-Russand, gendre d'Etienne, embellit le château et décore la façade coté parc.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite. Mais peut être qu'en mangeant dans le restaurant ou en dormant dans l'hôtel, certaines caractéristiques architecturales vous seront révélées.

 

Pour entrer en ce lieu, il faut avoir faim ou sommeil !

 

  Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 36 Vers Menu châteaux de l'Indre
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Berry : 18 36
commenter cet article
5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 07:05

 

Département 12 - AVEYRON

 

Est ce le château au bout de cette ruelle ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Salles la Source est située à 80km à l'Est de Cahors, à 70km au Sud-Ouest de Saint Flour et à 15km au Nord-Nord-Ouest de Rodez.

     Coordonnées du château :

44° 28' 40.372" N 2° 30' 26.935" E
 44.477881°  2.507482°

 

Le château : 
        L'extérieur :
Je suis pressé !

     Il y a tant de châteaux Aveyronnais à voir durant mes congés et il me reste si peu de jours avant mon départ que je ne prends pas le temps de me poser. Après avoir vu un site médiéval dans le bourg de Salles la Source, je galope à 5km au Nord pour voir (trop ?) rapidement le château de Solsac.

  Le "trop" signifie qu'aujourd'hui, je regrette de ne point avoir pris plus d'images. J'espère que cela me servira de leçon.

 Une échauguette modernisée

Minimal mais joli

    L'imposant mur ne révèle aucun indice sur son âge et le comporte aucun signe de système défensif. Mais en levant les yeux, je vois une échauguette sur culots. Si ce bâtiment était mien, j'installerais mon bureau dans cette ronde construction pour rédiger mes articles du blog. Je m'imagine déjà lire des ouvrages médiévaux éclairé par la petite fenêtre.

 

Une autre surprise
    Pour mieux comprendre l'architecture de cette construction fortifiée, je prends un peu de recul. Cette "astuce" que j'utilise souvent me permet de voir :

* Une tour parallélépipédique dépourvue d'archère, de crénelage et de mâchicoulis (voir vocabulaire),

* Une construction en encorbellement.

Quelle fut la fonction de cette construction ?

1 - Une bretèche ?

2 - Des latrines ?

* Ne pouvant point voir si une porte existe en dessous, l'option 1 est difficile à identifier.

* Mais je pressens que l'étage supérieur était l'habitation des propriétaires. Si mon raisonnement est correct, l'option 2 est la bonne.

Quel est votre ressenti ?

 

        L'intérieur :
  Le site est une propriété privée non visitable. 

 

 

Histoire du château :

* En 1295, sur la demande de Guillaume de Bournazel, le maçon P. Cartaillac construit une maison en ce lieu.

* Au 15ème siècle, la maison est la propriété de plusieurs familles dont :

- Arnaud de Montferrant,

- Jean de Sala.

* Au début du 17ème siècle (?),  la maison appartient à la famille Masnaud.

* En 1610, Géraud de Masnaud fait construire une maison (un château ?) avec tour éclairée par 12 fenêtres.

* En 1641, François de Masnau (il semblerait que le D n'exista plus à la fin du nom) achète la seigneurie à Jean de Tullier.

* A la fin du 17ème siècle (?), par mariage, le site appartient à Paul-Jacques de Lordat.

* En 1721, Firmin de Vialar achète la propriété à la famille Lordat.

* Vers 1790, bien que les révolutionnaires ne réquisitionnent point le domaine, Guillaume et Henri Vialar abandonnent le site et émigrent.

* En 1811, un héritier Vilar figure dans les registres d'imposition du département.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis les ruelles. La visite de l'intérieur est interdite.

 

 

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 12 Vers Menu châteaux de l'Aveyron
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Rouergue : 12
commenter cet article
3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 07:30

 

Département  40 - LANDES
 

Le bourg :

Voyez vous des systèmes défensifs ?   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Lesperon est situé à 40km à l'Ouest de Mont de Marsan, à 30km au Nord de Dax et à 10km au Nord-Est de Castets.

   Coordonnées du bourg :

43° 58′ 15.96″ N 1° 5′ 32″ W
 43.9711°  -1.092222°

 

   Toponymie :   (petite initiation)

        Lesperon tire son nom de "éperon". Ce bourg est situé sur un petit promontoire protégée par le ruisseau nommé : le Vignacq. 

 

L'église :

    L'extérieur :

Pourquoi suis je venu dans ce bourg ?

    Il y a quelques années, j'avais lu une phrase :

"A Esperon, qui veut tirer à Navarre, faut prendre à main gauche et passer la Biscaye".

   Ne soyez pas effrayé, ceci n'est point une énigme de Nostradamus, ni un envoûtement diabolique. L'explication est rationnelle et médiévale bien sur.

    Au Moyen Âge, les pèlerins se rendant à Compostelle pouvaient bifurquer dans ce bourg pour passer soit par la Navarre puis Ronceveaux, soit par le Labourd.

 

La découverte

    Arrivée dans le bourg, je ne vois que le chevet de l'église. Certes, il possède de nombreux contreforts à larmiers mais cela ne constitue pas un système défensif.

Cette église a t elle été fortifiée ?

 

L'enquête commence

     En prenant un peu de recul, j'aperçois au loin un clocher massif.  En regardant avec attention l'arrière du clocher, il me semble voir une porte (ouverture) avec des tuiles en partie supérieure.

La porte du clocher accédait elle à un chemin de ronde ?

Ou une salle de repli au dessus de la nef (aujourd'hui disparu) ?

Puissance, force, rusticité !

 

Curiosité sur le coté du clocher-tour

    En poursuivant ma recherche d'indice, je suis en admiration devant cette masse avec une verrue quadrangulaire. Je suppose que cette construction avancée est une tour-escalier avec des ouvertures de lumières.

   En regardant mieux, j'ai l'impression que ces carrés pouvaient servir de canonnières.

Avez vous remarquez la curiosité à gauche ?

   Il y a une bretèche qui ne protège rien en dessous  . Les aménagements des siècles ont peut être changer l'architecture de l'église. Deux indices me le prouvent :

  1 - Sous la bretèche, un petit muret arasé n'est pas logique dans cet angle proche de la tour escalier

  2 - Sur une autre façade, le récent parement extérieur est tombé laissant voir la pierre d'origine. L'ouverture sous la bretèche a peut être été cachée par les récentes modernisations esthétiques ?

   

 La puissance du clocher-tour

    Évidemment, je suis en extase (le mot n'est pas assez fort) devant ce "Donjon".

Quelle majesté !

    Avec ses 2 contreforts d'angle et ses deux autres sur la façade, le clocher-tour n'a pas la grâce de ses congénères Gothiques mais il dégage une telle force qu'il fait mon admiration !

   Son asymétrie est surprenante (l'angle différent des 2 contreforts externe et la position à gauche de la porte. Même la bretèche est curieuse en s'appuyant sur un seul contrefort).

   Je ne me l'explique pas.

Avez vous une hypothèse ?

    Évidemment une bretèche défendant un toit est anachronique, mais ceci est du à la construction récente d'un porche avancé.

 Religieux est mon silence en ce lieu

    D'autres curiosités architecturales prouvent des aménagements "récents". Par exemple, les nombreux corbeaux tristes de ne plus soutenir des hourds (voir vocabulaire).

 

   L'intérieur :

      En franchissant le seuil de l'église, je sais que la visite du clocher-tour me sera impossible. L'entrée est gardée par une porte et une "dame" vêtue de blanc me prie de ne point pénétrer.

    Alors, j'erre lentement dans ce lieu de beauté aux couleurs chaudes, aux saints multiples, aux anges prieurs, aux colonnes décorées d'or et à l'autel où trône le vaillant Saint Georges terrassant le dragon.

 

 

Histoire de l'église et du bourg :

* En 1273, un texte mentionne la présence d'un village : Arnoldus de Lesperon de Parrochia, in Borno, reconnaît devoir certaines redevances à Edouard Roi d'Angleterre et Duc (voir titre de noblesse) d'Aquitaine.

* En 1305, Amanieu d'Albret achète la paroisse de Lesperon et fait construire un château (à vérifier).

* Mais durant le premier quart du 14ème siècle, le château devient un repaire de brigands rançonnant les passants et les pèlerins. Edouard II Roi d'Angleterre signale ce fait à Olivier Ingham, sénéchal de Gascogne.

* Au 14ème siècle, construction de l'église.

* Au 15ème siècle, construction du clocher-tour.

* En 1970, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

Quelle beauté !

 

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées   Vers Menu châteaux des Landes

 

Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Guyenne : 33 40
commenter cet article
3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 07:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :

Au loin, l'église me fait signe de venir    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Chaourse est situé à 50km au Nord de Reims, à 15km au Sud-Est de Vervins et à 2km au Nord-Ouest de Montcornet.

   Coordonnées du bourg :

49° 42′ 21.64″ N 3° 59′ 57.66″ E
 49.70601°  3.99935°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

   En arrivant par la route du Nord,le spectacle est surprenant. Je ne vois aucune maison du bourg, pourtant l'église (but de ma chevauchée) semble voler au dessus de la végétation.

Est ce de la sorcellerie ?

 

L'enquête commence

    Point de Diablerie évidemment, l'église est posée sur une petite butte en bordure du village. Les surprises ne font que commencer, car cette église ne possède pas une architecture traditionnelle.

  Sa longueur me surprend et le clocher quadrangulaire posé au centre de l'église est peu classique pour un bâtiment religieux qui se veut fortifié. Mais en observant mieux cette droite construction, je m'aperçois qu'elle n'est point prévu pour la défense.

N'est ce pas curieux ?

  Massive et aérée.. Quelle église !

Roman ou Gothique ?

    Avant de m'atteler à la recherche du système défensif, j'observe le clocher central. L'asymétrie est fascinante :

  * Elle se retrouve dans les contreforts par l'épaisseur et la disposition.

  * Elle se voit aussi dans les ouvertures géminées parfois bouchées faisant penser à des lésènes.

  * Elle est présente dans les piédroits de hauteurs et diamètres si variés.

  * Et elle est visible au dernier niveau par la présence ou non des abats-sons.

Clocher Roman ou Gothique ?

    Pour vous mettre encore plus de doute, voici les fenêtres de la nef et du choeur.

Lesquelles sont de style Roman et/ou Gothique ?

Les rondes tours tirent sur tout ce qui bouge... sauf moi 

Les tours de défenses

    Entourant la porte d'entrée, 2 petites tours rondes semblent être les seuls vestiges du système défensif :

-->  Celle de gauche (en regardant face à la porte) a du souffrir durant sa vie guerrière car elle est faite de pierres avec des  réparations en briques. Elle possède plusieurs ouvertures de tir pour petit canon espacée sur la hauteur.

 Le plus surprenant est la position très basse d'une des fentes. Je suppose qu'avec les années, le sol a été recouvert de terre puis pierres puis goudron.

--> La tour de droite semble moins abîmée par les années, les "raccords" en briques sont rares. Bien que les pierres de la partie supérieure soient en mauvais état, je suis surpris des la taille de celle de la base.

 

Dernière question

  Contrairement à beaucoup d'église fortifiées que j'ai visitées en Thiérache mais aussi dans notre "Royaume" de France,  l'entrée de l'église de Chaourse est magnifiquement sculptée.

Roman ou Gothique ?

 

    L'intérieur :

  Souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Mais celle-ci a une porte qui s'ouvre. Contrairement aux églises médiévales souvent sombres, celle-ci laisse entrer la lumière qui met en valeur l'autel.

   La travée centrale sous le clocher est moins lumineuse, mais elle révèle des portes secrètes... Chut.... Je disparais tel un passe-muraille.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle (?), construction d'une église.
* En 1365, le Roi de France (voir liste) autorise la fortification de l'église.
* Au 15ème siècle (?), modification de l'église.
* Au 16ème siècle, fortification de l'entrée par l'ajout de 2 tours.
* En 1921, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martin) est libre et gratuite. La visite des tours est interdite.

 

L'entrée est fortifiés et le clocher devient vigie

 

Vers Menu
églises
fortifiées
de France
Cliquez pour revenir au menu des églises fortifiées  

Vers Menu châteaux de l'Aisne

Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Picardie : 02 60 80
commenter cet article
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Le château m'a vu avant que je le vois

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Bertholène est située à 40km au Nord-Ouest de Millau, à 15km au Nord-Est de Rodez et à 8km au Sud-Est de Bozouls (voir ce bourg).

     Coordonnées du château :

44° 23' 45.658" N 2° 46' 45.476" E
 44.396016°  2.779299°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

   Sur une butte surplombant le bourg, une ruine médiévale surveille les alentours avec sérieux. La position est idéale pour l'établissement d'un château fort. 

   Même si elle semble ruinée, cette construction de 7 siècles va être mon plaisir de cette fin d'après midi de printemps.

  Les remparts sont posés sur le roc

Les murs

    Ma première approche m'amène vers les murs et remparts extérieurs de cette forteresse. Par endroit, ils ont été posés sur le rocher, rendant l'accès plus difficile pour l'assaillant et augmentant la solidité en limitant ainsi le travail des sapeurs.

   Pour relier certaines parties du rocher initial, des  arcs de décharge ont été aménagés (je vous en avais montré un extraordinaire au château de Roquefixade dans le département de l'Ariège).

 

Le long rempart

    En avant  de la façade principale, le rempart a beaucoup souffert. Il est arasé ne laissant pas deviner la présence d'archère ni de crénelage (voir vocabulaire). Les pierres sont de tailles asymétriques et de provenance diverses.

  Il ne reste que peu, mais quel spectacle

La façade
   Derrière le mur arasé du rempart, une façade moderne et médiévale se dore au soleil.

Pourquoi ai je utilisé ces 2 termes ?

La réponse n'est que constatation :

 * Sur la droite, une ronde tour défensive rappelle les grandes heures médiévales du château.
 * Mais la tour a été modifiée par l'ouverture de fenêtres.

 * L'imposante courtine n'a plus ses systèmes défensifs. Elle a été assagie par de simples fenêtres en partie médiane et des fenêtres à meneaux en croix à l'étage supérieur.

* Sur la gauche, une tour presque jumelle à la première, a gardé sa rigueur médiévale. Je suis surpris qu'elle ne comporte aucune fente de tir.

Avez vous remarqué la tour semi-circulaire au second plan ?

 

Je veux entrer

    Lentement, je contourne le site pour trouver l'entrée. C'est à ce moment que je rencontre un système de tir classique  la fin du 15ème siècle.

  Je suis aveuglé par la beauté médiévale

        L'intérieur :

Vais je rester dehors ?

    Les hauts remparts m'empêche d'entrer, les maisons collées au château sont infranchissables. La seule porte moderne en bois est fermée. 

Suis je condamné dehors ?

 

L'espoir de la lumière

   Soudain, une lumière traverse les arbres et me donne la direction. Tout en respectant la zone de sécurité, je peux admirer les entrailles de cette beauté de 7 siècles. 

   L'autre coté de la façade montre les fenêtres à coussiège et les axes de circulation.

  Il y a bien d'autres détails à admirer, mais je ne vous les révèlerai pas pour vous permettre de jouer les détectives lorsque vous rencontrerez cette belle ruine Aveyronnaise.

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, présence d'un château fort en pierre.

* Au 14ème siècle, le seigneurie relève du Baron (voir titre de noblesse) de Sévérac et du Comte de Rodez.

* En 1349, le seigneur de Bertholène participe à une joute organisée par le Roi de Majorque.

* En 1345, en présence du seigneur, les habitants de Bertholène et de Laissac s'engagent à garder le château et à l'entretenir.

* En 1349, l'accord signé quatre ans auparavant est reconduit.

* En 1550, le domaine appartient à François d'Hèbles.

* En 1569, le Sieur Hébles ayant épousé la cause des Protestants, le château est attaqué et canonné par les Catholiques.  La construction fortifiée est pillée, tous les défenseurs sont tués. Seule Marie de Bertholène, femme de François, est épargnée.

* En cette fin de 16ème siècle, le domaine appartient à la famille Faramond. Le château est partiellement reconstruit.

* En cette fin de 17ème siècle, la famille Berne devient propriétaire du château. Elle aménage une façade "moderne".

* En 1697, le site est possession de la famille De Vezins.

* En 1792, la famille De Vezins est chassée par les Révolutionnaires.

* En 1839, Edouart Maisonabe, avocat à Rodes, achète le château. Il récupère de nombreux matériaux et pierres pour construire une maison bourgeoise dans la plaine à  La Caze.

* Au milieu du 19ème siècle, une église et un presbytère sont aménagés dans les dépendances.

* Au début du 20ème siècle, l'abbé Triadou (curé du bourg) achète les ruines du château.

* A la fin du 20ème siècle, une association de sauvegarde tente de faire revivre la ruine.

* En 1999, durant les fouilles, plusieurs objets du 17ème siècle sont retrouvés.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur ne semble pas possible.

 

Le drapeau du Rouergue flotte toujours

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 12 Vers Menu châteaux de l'Aveyron
Repost 0
Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Rouergue : 12
commenter cet article