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Ombre et lumière

25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 06:05

 

Département 16 - CHARENTE

  Un château fort ayant évolué durant 7 siècles

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune d'Angoulême est située à 90km au Sud-Ouest de Limoges, à 70km au Nord-Ouest de Périgueux et à 40km à l'Est de Cognac.

   Coordonnées du château :

45° 38' 55.255" N 0° 9' 24.379" E
 45.648682°  0.156772°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

   Il est impossible de ne point voir le château d'Angoulême car :

* Il est situé proche des rues piétonnes et commerciales.

* Il est posé presque au centre du plateau dominant la ville nouvelle. J'adore quand elles sont rondes !

* De plus, c'est l'Hôtel de ville du bourg, donc tous les panneaux indiquent la direction

* Et puis, l'imposant bâtiment est visible de loin.

 

Une tour ronde

    Sur la façade du 19ème siècle emplie de fenêtres à meneaux en croix puis d'un joli balcon, mes yeux de Castellologue-amateur ne voient que la ronde tour. De ce coté du château, c'est la seule construction médiévale ayant été conservée.

     Même si des fenêtres ont été percées dans l'épais mur, même si les systèmes de tir (archères, canonnières) ont disparu, la puissance de la tour se ressent. Au sommet, crénelage et mâchicoulis rappellent ses origines défensives.

 

Content je suis

    Heureux de ma découverte, je flâne le long de la grille du petit parc pour humer de loin la beauté et la chaleur guerrière de cette ronde tour.

  Je m'approche de la façade pour constater le diamètre imposant de la tour flanque.

  Soudain, mon âme vagabonde voit un chat perché.

Est ce celui magique dans Alice au pays des merveilles ?

  Des gargouilles s'amusent avec le bleu du ciel.

angouleme-chateau-21 angouleme-chateau-21 angouleme-chateau-21

  Je croque ce donjon... à pleines dents

Une autre tour
   En contournant la bâtisse, je remarque une deuxième tour. C'est le donjon médiéval. Au 19ème siècle, la tour maîtresse a été intégrée dans les bâtiments modernes. Malgré cela, sa puissance et ses origines n'ont pas été effacées.

 

Le donjon polygonal

    Sa forme polygonale est incroyablement asymétrique, ce qui n'est pas classique au Moyen Âge. L'ironie de l'histoire est que la face du donjon visible en notre siècle était située dans la cour intérieure. Ce n'est donc pas la façade défensive que je vois. Conséquence :

* Point d'archère ni canonnière,

* Les fentes sont certainement pour l'éclairage d'un escalier intérieur,

* Seuls subsistent les mâchicoulis,

* Et le crénelage avec des archères dans les merlons.

 

Une curieuse tour

    Le beffroi en arrière plan n'était pas intégré au château féodal. Je vous le montre sans en faire une description.

    Est ce une imitation due à l'époque de Viollet le Duc ?

        L'intérieur :

J'entre

   En passant par une porte non fortifiée, je découvre la cour intérieure réalisée au 19ème siècle. Le nombre important de bâtiments de ce siècle et l'architecture ne me transportent évidemment pas dans "mon" Moyen Âge.

 

J'erre dans un lieu de presque 2 siècles

   Face à cette architecture Néogothique de style Napoléon III, je recherche le détail qui m'inspirerait une photo :

- Les tours carrées ?

- Un monstre ailé ?

- Un animal aux oreilles pointues ?

 

 

Histoire du château :

   Il n'est point aisé de décrire l'histoire d'une grande ville tant les évènements sont nombreux. Je vais tenter une approche rapide :

* Au 4ème siècle, la ville Romaine se nomme : Iculisma.

* En 508, les troupes de Clovis emportent la victoire sur les Wisigoth.

* Au 4ème siècle, la cathédrale est en construction.

* En 769, Charlemagne (voir liste des Rois) passe à Angoulême.

* Vers 863, les troupes Normandes saccagent la région.

* A la fin du 10ème siècle, la famille Taillefer, portant le titre de Comtes (voir titre de noblesse) d'Angoulême, apparaît dans les textes.

* Au 11ème siècle, Guillaume IV fait construire le Palais Taillefer.

* En 1181, à la morte de Bougrin III Taillefer, le Duc d'Aquitaine, Richard Coeur de Lion, confisque le Comté d'Angoulême.

* En 1199, Richard décède. Son frère Jean Sans Terre devient Roi d'Angleterre et Duc d'Aquitaine.

* En 1200, Isabelle Taillefer épouse Jean Sans Terre.

* En 1216, Jean décède. Isabelle, peu appréciée de la famille Royale d'Angleterre, décide de rentrer en France puis de récupérer ses terres du Comté d'Angoulême.

* En 1220, Isabelle épouse Hugues X de Lusignan.

* En 1228, Isabelle fait agrandir l'enceinte urbaine d'Angoulême et demande la construction d'un "château neuf".

* En 1246, à la mort de sa mère Isabelle, Hugues XI de Lusignan reçoit le Comté d'Angoulême. Il est marié depuis 10 ans à Yolande de Bretagne.

* En 1250, Hugues XI décède. En attendant la "majorité de son fils, futur Hugues XII de Lusignan, Yolande administre le Comté et continue les travaux du château.

* Vers 1256, le Comté est administré par Hugues XII.

* En 1270, Hugues XII décède. Le Sénéchal du Périgord revendique la possession du château d'Angoulême.

* En 1271, Jeanne de Fougères, veuve de Hugues XII, récupère le château et le Comté. Elle continue l'agrandissement et la modernisation du château Comtal.

* Vers 1276, Hugues XIII de Lusignan, fils de Jeanne, est Comte d'Angoulême. Il continue les travaux au château et surtout fait construire le donjon polygonal à l'Ouest du château.

* En 1308, 5 ans après la mort de Hugues XIII la famille de Lusignan croule sous les dettes. Le Roi de France Philippe le Bel confisque le Comté d'Angoulême.

* En 1360, après la signature du traité de Brétigny, le Comté est donné aux Anglais.

* Vers 1453, après la bataille de Castillon mettant fin à la Guerre de Cent ans, Jean de d'Orléans, nommé aussi "Le Bon Comte Jean", fait agrandir le château : Construction d'une grosse tour défensive et d'un logis neuf.

* Durant le 15ème et 16ème siècle, de grands personnages s'intéressent au Comté d'Angoulême :

- Charles d'Orléans,

- Louise de Savoie,

- Marguerite d'Angoulême,

- François Ier.

* En 1562, durant les Guerres de Religion, la ville, le château et la cathédrale souffrent des attaques.

* En 1587, Jean Louis de Nogaret, Gouverneur d'Angoumois et personnage influent, imprime sa marque dans les remparts et autres fortifications.

* Durant cette fin de 16ème siècle et jusqu'à la révolution Française, le château est en apanage, il n'est plus habité par un personnage important. Les bâtiments n'étant plus entretenus, le site se transforme lentement en une ruine.

* Au 18ème siècle, quelques bâtiments sont utilisés comme prison.

* Vers 1838, le maire estime que la ville se doit de posséder un hôtel de ville important à l'image du bourg. Au profit de la commune, il récupère le vieux château fort.

* A partir de1845 (?), l'architecte Abadie fait abattre tous les bâtiment existant et ne garde du château fort que la donjon polygonal (B') et la grosse tour ronde (O') --> voir plan.

* En 1870, inauguration de l'hôtel de ville.

* En 1929, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Que de variétés architecturales !

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Un méandre qui me tourne la tête

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Bozouls est située à 35km Est-Sud-Est de Decazeville, à 30km au Nord-Ouest de Séverac le château et à 20km au Nord-Est de Rodez.

     Coordonnées du château :

44° 28' 14.527" N 2° 43' 2.485" E
 44.470702°  2.717357°

 

Le château : 
        L'extérieur :
Je suis un touriste

    Coiffé de mon chapeau de paille de touriste, je déambule le long de la corniche de ce que les guides de voyage nomment : Le trou de Bozouls.

  Je me régale de la beauté de Dame Nature et du travail de la rivière quand, soudain, mes poils se hérissent.

   Proche de la falaise, 2 rondes tours se tortillent et me hèlent. Il me faut de suite rejoindre ces belles (je suis sans arme face à la beauté et la grâce).

   Pourquoi y a t il de larges pierres sous les fenêtres ?

Un village médiéval

    Durant mon périple pour rejoindre les tours, je me demande si ce sont les restes des fortifications ou les vestiges du château. Un panneau répond à mon questionnement.

    Lentement, j'avance pour identifier chaque trace médiévale. C'est ainsi que je rencontre d'abord un sarcophage. Puis, une porte encadrée de 2 fenêtres. Ceci aurait pu paraître anodin sans ma présence d'esprit de voir des pierres en encorbellement sous les volets.

Avez vous identifié la fonction de cet emplacement ?

    Ceci est une boutique médiévale. Les volets parfois pouvaient  se soulever servant d'abri contre la pluie et les pierres recevaient des paniers ou des planches pour les produits à vendre. Les chalands passaient devant les présentoirs.

Aviez vous connaissance qu'une boutique bien achalandée signifiait.... qu'elle avait beaucoup de chalands (amusant n'est il pas ?).

 

Un rempart ?

    Avant de découvrir les vestiges du château, je me heurte à un curieux mur.  Il est composé de grandes pierres correctement taillées et "jointives" (même si l'alignement vertical n'est point exemplaire) mais aussi de petites pierres à la taille minimale.

Quelle fut sa fonction ?

 

Les tours

    Comme je le pressentais, le château fort n'existe plus. Quelques pans de mur reconvertis et les 2 minces tours en sont le souvenir. Les traces d'une courtine avec contreforts (?) montrent la grandeur (théorique) du château.

Avez vous remarqué les ouvertures pour un colombier ?

 

 

Nota :

   Un livre poussiéreux, lu rapidement dans une bibliothèque un jour de pluie, m'informe que les tours n'auraient pas  appartenues au château fort. Qu'importe, elles sont d'origine médiévale.

 

        L'intérieur :
    Comme vous l'avez pressentie, la visite des entrailles est interdite. Mais, pour vous, j'ai réussi à "voler" une image. Voici :

L'escalier intérieur.

 

 

Histoire du château :

* Au 9ème siècle, un château semble exister en ce lieu.

* Au 13ème siècle, le château appartient à la famille Brenquier.

* A la fin du 13ème siècle, le château appartient au Comte (voir titre de noblesse) de Rodez.

* En 1375, les Routiers s'emparent de la ville de Bozouls et de son château.

* En 1404, le capitaine du château se nomme : Foulquier.

* En 1470, après que les vassaux nobles de Jacques d'Armagnac aient prété serment au Roi de France, Louis XI (voir liste) récupère les biens du Comte d'Armagnac et de Rodez et donne le château à Louis de Crussol.

* En 1482, le fils de Louis de Crussol échange, avec le roi Louis XI, le château de Bozouls contre les rentes du Comté de Pézenas.

* A la fin du 15ème siècle, le roi de France Louis XII (voir liste) donne les revenus du château de Bozouls à une fille du Comte d'Armagnac.

* En 1500, le château est occupé par Pierre d'Armagnac.

* Au 16ème siècle, châteaux et terres appartiennent au Roi de France. Il semble que le château ne soit plus entretenu.

* Vers 1600, un Baron de Bozouls (habitant Peyrolles en Provence - à vérifier) existe mais ne semble avoir aucun droit sur le château (Peut être possède-t-il quelques terres ?).

* En 1569, les Huguenots, provenant de Millau et commandés par le capitaine Ram, s'emparent du château. 

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Un trou qui ne me laisse pas vide de sensations

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 06:30

 

 

La découverte des extérieurs du château est ici.

 

 Timide est ce château. Il faut donc lentement l'apprivoiser

  Le château : 

        L'extérieur :
Préambule

* Avant de vous décrire ce magnifique château, je vous redonne le plan permettant de mieux comprendre son architecture.

 

Montre toi magnifique beauté

* Je ne sais point si le vieux château est joueur ou timide, car en se cachant derrière les branches, il m'empêche de l'admirer.

* Lentement, je contourne les arbres.

* Il est là, devant moi, presque intemporel.

* La végétation l'attaque, mais il sait qu'il sera vainqueur grâce à l'association de sauvegarde.

 

Première analyse 

* En regardant sur la droite, je vois un mur arasé.

* Il ne possède plus de système défensif, pourtant étant positionné au Nord du château, cette paroi devait défendre l'entrée principale extérieure (entre les portes 3 et 4).

* A l'extrême droite, une ronde tour prouve que des aménagements défensifs ont été réalisées au moins au 13ème siècle.

 Aviez vous déjà vu une telle tour  (et non une Tourtel) ?

La magnifique tour - 08

* Ce château possède de nombreux exemples architecturaux.

* Le plus surprenant est la tour à l'Est.

* Elle ressemble à la proue d'un navire.

* Sa fonction était d'harceler l'attaquant bloqué à la porte 5.

* Evidemment, la tour possède des archères.

* Mais ce sont surtout des arcs de décharge et les curieux mâchicoulis qui m'impressionnent.

* Le sommet comporte un crénelage.

Avez vous remarqué le mur sur la droite ?

 

Le chemin de ronde

* Curieusement le chemin de ronde ne comporte ni crénelage ni mâchicoulis (voir vocabulaire).

* C'est un long mur entrecoupé de hautes archères droites.

* Au bout de cette longue courtine arrondie apparaît l'entrée castrale.

 

L'entrée fortifiée du château

* Je pressens que la tour-porte devait être plus impressionnante au Moyen Âge.

* L'entrée fortifiée est précédée par un pont fixe à deux arches.

* Ce pont dormant date du 17ème siècle. Il remplace un pont levis dont les emplacements des flèches de levage sont visibles.

* Lentement, je franchis la porte.

Pour découvrir les entrailes il faut marcher droit devant !

        L'intérieur :

Préambule

* La découverte du château étant payante, je ne vais pas tout vous montrer ni vous faire une découverte logique.Loin du bruit de la guerre, les oiseaux chantent

* Je vous invite à visiter et à toucher cette médiévale construction si vous passez proche de Pirou.

 

La cour intérieure

* Quel contraste avec l'extérieur !

* Même si les archères droites avec un large ébrasement intérieur sont visibles, le calme et la vie sont présents dans chaque détail.

* Par exemple ici, contre le mur, un joli puits.

 

Les multiples pièces

* Attiré par l'odeur des poulardes et des cuissots, j'entre dans la cuisine.

* Mais comme souvent, mon imaginaire (même olfactif) m'a joué des tours.

* Point de victuaille dans la cheminée.

Avez vous remarqué les deux pierres saillantes ?

Elles soutenaient un plafond. Ainsi, en diminuant la hauteur, il était plus facile de chauffer la pièce. Cela permis d'ajouter une salle au dessus accessible depuis l'escalier en colimaçon.

 

* Comme a notre siècle, il faut laver la vaisselle dans l'évier puis nettoyer le sol en évacuant les eaux usées par ce trou.

* Ne souhaitant point faire les tâches ménagères, je fuis dans la pièce suivante.

* Mais comme il faut poser le carrelage, je fuis encore.

* Dans la salle suivante, je joue au jeu des blasons.

Femme, j'ai faim !... Que mange-t-on ?... C'est à ce moment que je pris la porte !

La montée

* Bien que ce ne soit pas le jeudi de l'Ascension, je suis obligé d'en faire une par cet agréable escalier en bois.

* A mi-parcours, je reprends mon souffle en admirant les douves.

* Puis je reprends la montée vers le chemin de ronde.

 Etre au dessus du pont...... c'est le pompon !

Le chemin de ronde

* Point de décors sur les murs.

* L'ambiance est guerrière.

* Je sors de la "guerite" et.... je suis à découvert.

* Je me baisse pour ne point être la cible des assaillants.

* Et je les observe depuis une archère droite.

 

L'observation

* Depuis les remparts, je peux voir et défendre :

- La cour intérieure en cas d'invasion.

- Les champs environnants.

- Les douves.

- Le chemin d'accès extérieur et les portes.

* Pour mieux voir, je vais montrer dans la tour (repère 08).

 

C'est la fin pour vous

* Il y a encore des dizaines, que dis je, des centaines de détails magnifiques à découvrir.

* Je vous laisse ici et je vais observer l'arrivée des Vikings sur la côte !

Je vois les iles Anglo-Normandes et même.... Les Amériques !

 

   Le diaporama de l'extérieur du château est ici.

 

Le diaporama de l'intérieur du château est là.

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, un château en bois est construit pour surveiller les invasions remontant les rivières.

* A la fin du 12ème siècle, construction d'un château en pierre entouré de 3 douves.

* Durant la Guerre de Cent Ans, les propriétaires se succèdent. L'un d'eux se nomme : Jehan de Fastolf

* Au milieu de 15ème siècle, le site est possession de la famille Du Bois.

* En 1649, devenue veuve, Louise du Bois, Marquise (voir titre de noblesse) de Pirou, fait construire la chapelle dédiée à Saint Laurent.

* Au milieu du 17ème siècle, le site est propriété de la famille Vassy.

* Au 18ème siècle, construction (ou aménagement) du pressoir et de la boulangerie.

* Vers 1790,  les propriétaires désertent le château.

* Au début du 19ème siècle, le site est acheté par la famille Quesnel -Morinière. Le site est transformé en ferme. Pour faciliter l'entrée des engins agricoles, de nombreux bâtiments et portes fortifiées sont démolis ou modifiés. De nombreuses pierres sont utilisées comme limites (clôtures) des champs ou abris pour les moutons.

* En 1840, le château est le repère de contrebandiers achetant du tabac dans les Iles anglo-Normandes. Pour éloigner les curieux, des histoires de fantômes et de sorcières sont colporter sur le château. Le château n'est pas entretenu et sombre dans l'état de ruine.

* En 1966, l'Abbé Marcel Lelégard achète le château et dynamise les bénévoles pour redonner vie aux vieilles pierres.

* En 1968, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant les propriétés privées. La visite de ce magnifique château et des bâtiments est payante. Veuillez vous renseigner sur les horaires.

 

Ce magnifique château fort sent bon l'époque médiévale

Que l'herbe verdoie, que la pierre rougeoit !

 

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 06:30

  Mes yeux se troublent devant un rêve

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Wiege-Faty est située à 80km au Nord-Nord-Ouest de Reims, à 40km au Nord-Nord-Est de Laon et à 7km à l'Est de Guise.

   Coordonnées du bourg :

49° 52′ 56″ Nord 3° 43′ 11″ Est 
49.882222° 3.719722°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     L'église de Faty est située à 1,5km au Nord du bourg Wiège-Faty. Dans cette région où les immeubles sont rares, le clocher de l'église survole les toits. Proche du bâtiment religieux je ne suis pas impressionné par sa finesse et je ne vois pas de système défensif.

Cette église a-t-elle-été fortifiée ?

 

L'enquête commence

    Comme souvent quand je découvre une église, je l'aborde par le chevet car il possède parfois une salle de repli sous le toit.

  Mais triste je suis car point de système de protection il y a.

Un clocher droit comme un i 

La nef est elle fortifiée ?

   La nef étant un peu plus haute que le chevet, j'ai le secret espoir d'imaginer une salle de repli avec fentes de tir et même archères (voir vocabulaire).

    Hélas, elle ne m'offre aucune trace de ce qui ferait ma joie. Ses blessures multicolores montrent son ancienneté ainsi que ses multiples modifications et réparations..

 

Le clocher

   En prenant un peu de recul, il semble évident que seul le clocher garde les traces de systèmes défensifs. Les fentes de tir sur 2 niveaux en partie supérieure ne sont point médiévales mais de la période des armes à feu.

Pourquoi avoir construit un contrefort si large ?

 

La surprise du clocher

  Heureux de ma découverte, je ne remarque pas de suite un incroyable vestige.

L'aviez vous vu précédemment ?

    Sur la façade principale du clocher, il y a la date de 1676 (construction du clocher ?), mais c'est surtout les 2 corbeaux qui m'interpellent.

  Avec le "rebouchage" en brique, je suppose que cette blessure fut une bretèche (voir vocabulaire).

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

 

 

Histoire de l'église :

* En 1142, l'abbaye d'Homblières donne le bourg de Wiège au chapitre de Guise.
* Au 12ème siècle (?), construction d'une église à Faty.
* Au 17ème siècle, l'église est fortifiée.
* Au 20ème siècle, l'église et surtout le clocher est consolidée.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite. 

 

Un clocher fortifié est le secret de cette église

 

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 06:30

 

Département  40 - LANDES
 

Le bourg :

Bretêche ou mâchicoulis ?   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Roquefort des Landes est située à 22km au Nord-Est de Mont de Marsan et à 16km au Nord de Villeneuve de Marsan.

     Coordonnées du bourg : 

44° 2′ 3″ N 0° 19′ 17″ W
 44.034167°  -0.321389°

 

Le château :

    L'extérieur :

La découverte

    Les automobilistes pressés franchissant le pont, ne pensent pas regarder les constructions de ce bourg. Mais un Chevalier Dauphinois sur son destrier centenaire a le temps de voir un curieux mur.

Est ce un vestige médiéval ?

 

L'enquête commence

    Avec ses pierres correctement taillées (bien que parfois asymétriques), avec ses joints fins je pressens que ce mur a été construit il y a plusieurs siècles. La présence de corbeaux (dont la fonction m'échappe) est aussi un signe d'ancienne construction.

Mais était ce pour défendre un château, un palais, une maison ou un village ?

 

Il faut prendre du recul

    Plutôt que d'avoir le nez dans les pierres (et me faire mal au heaume  ), je prends un peu de recul. Mais les siècles et ses aménagements de confort n'ont pas épargné ce mur. Portes et fenêtres ont certainement remplacé, archères, mâchicoulis et crénelage (voir vocabulaire).

    Pourtant à son extrémité il y a ....

 

La tour

... Une magnifique tour, haute, haute, haute !

    J'ai un peu exagéré pour sa hauteur en utilisant une astuce de photographe (un objectif grand-angle et un genou à terre), car la tour ne comporte que 2 étages. Mais la "petitesse" peut cacher d'innombrable plaisirs.

   Sur les 2 étages, la tour comporte sur son périmètre, une multitude d'ouvertures pour le tir. Au 1er étage, il y a des fentes horizontales très fines (pour fusil ?) et au dessus  quelques trous ronds en alternance avec les mêmes fentes.

J'opte pour un système défensif du 16ème siècle.

 

Est ce vraiment un château médiéval ?

   En contournant la tour, je vois un curieux indice architectural : Une petite construction en encorbellement. Évidemment, comme moi vous avez deviné les traditionnelles latrines.

 

    L'intérieur :

        La propriété est privée et non visitable.

 


Histoire du château :

* Au 13ème siècle, Gaston VII de Béarn fait construire un château fort qui se nommera : Castérat de la Doze.
* En 1344, Gaston II de Foix (voir son château), aussi nommé Gaston Phoebus, séjourne dans ce château avec sa mère Eléonore de Comminges.
* Quelques années passent et ce château se nomme : Château de Foix. 
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du site est libre et gratuite depuis le petit parking et les ruelles. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Cette tour appartient elle à l'ancien château ?

 

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 06:30

 

Département :   50 - MANCHE

 

Quelle puissance dans cette tour !

Le bourg :

   Situation  (--> le voir sur une carte)

        Le bourg de Tréauville est situé à 50km au Nord-Ouest de Carentan, à 20km au Sud-Ouest de Cherbourg et à 4km à l'Est de Flamanville. 

     Coordonnées du manoir :

49° 32′ 24.72″ N 1° 50′ 12.289″ W
 49.5402°  -1.836747°

 

Le manoir :

      L'extérieur

La découverte

     Sur la route départementale 23 en direction du petit port de Dielette, à 2km au Nord-Ouest de Tréauville, je découvre une construction avec une tour qui attire mon attention.

Pensez vous que ce manoir fortifié ait été construit au Moyen Âge ?

 

La tour

    Rapidement je me désintéresse du bâtiment parallélépipédique (qui pourtant possède un chaînage d'angle de belle facture) pour consacrer toute mon attention sur  la tour. Sa forme ronde me la fait dater après le 12ème siècle.

Y a t il des indices pour affiner sa date de construction ?

 

La système défensif

    La tour ne possède aucun crénelage ni mâchicoulis. Seule une ouverture carrée apparaît. Sa fonction m'échappe.

Est ce une petite fenêtre ou un vertige de système de guet ?

   A la base, je vois des fentes verticales ressemblant à des archères. Mais leur petitesse et surtout la présence d'un à 2 trous ronds me font penser à des ouvertures de tir pour fusil.

  Ces ouvertures étant présentes sur toute la hauteur, il semble que plusieurs hommes pouvaient défendre en même temps ce manoir.

 

Conclusion

  Cette construction fortifiée n'est pas un vestige de château mais certainement une maison forte datant peut être de la fin du 15ème siècle. Point de certitude j'ai. Peut être qu'un visiteur me donnera la réponse ou qu'une prochaine lecture sur les fortifications de Normandie me contredira.

 

 

Histoire du manoir :

     Je n'ai aucune information historique sur ce manoir fortifié.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route. La visite de la tour dans la propriété privée est interdite.

 

Comme j'aimerai dormir une nuit dans cette tour !

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Quel incroyable spectacle !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Brousse le château est située à 40km au Sud de Rodez, à 35km Est-Nord-Est d'Albi et à 34km à l'Ouest-Sud-Ouest de Millau.

     Coordonnées du château fort :

44° 59' 49.38" N 2° 37' 28.06" E
 43.99705°  2.624461°

 

Le château fort : 
        L'extérieur :
La découverte

     Armé d'une reproduction du château au 19ème siècle, c'est au triple galop que je me rends dans cette commune proche de la rivière Tarn.

    Devant cette masse de pierres construites, composée de tours et de rempart, mes poils se dressent, mes naseaux vibrent et mon coeur de castellologue amateur s'arrête.

Je vais humer une forteresse mélangeant 6 siècles d'architecture militaire !

 

Première sensation

* La forteresse a été construite sur le rocher.

* La variété des pierres prouvent qu'elle a beaucoup souffert durant ses nombreuses années de conflits (guerre de Cent ans, attaques des Routiers "affamés, guerre de religion).

* Les courtines ont souvent été modifiées. Les marques de jointures en sont la preuve.

 

L'analyse

  Avec un château fort aussi dense, je me dois de réaliser une présentation très visuelle.

1 - Le château comporte une alternance de hautes courtines protégées par des tours flanques.

2 - Certaines tours ont une forme ronde mais certaines, plus grandes et hautes, ont gardé la forme "carrée".

3 - Comme tous les châteaux forts, celui de Brousse possède des crénelages avec des archères droites dans les merlons.

4 - Certains murs possèdent des vestiges de mâchicoulis (voir vocabulaire).

5 - Mais d'autres courtines ont la chance d'avoir conservé de vrais mâchicoulis.

6 - Le plus impressionnant est le nombre d'archères différentes sur plusieurs niveaux.

 

1 2 3 4 5 6
11 12 13 14 15 16

 

11 - Le vieux rempart posé sur le rocher, avec ses multiples réparations, possède sur un seul niveau de nombreux systèmes de tir pour arme à feu (petit canon ou arquebuse).

12 - Les systèmes défensifs pour arme à feu sont très nombreux sur les courtines et tours.

13 - Une curieuse archère-canonnière avec des évasements horizontaux (pour mieux viser ?).

14 - Certaines canonnières ou arquebusières ont été implantées dans la l'épaisseur du mur (à gauche), mais d'autres (à droite) ont été aménagées dans une ancienne archère droite.

15 - A gauche, l'archère-canonnière semble classique. Mais à droite, l'orifice rond a été implanté dans une archère cruciforme.

16 - Les tours possèdent des archère-canonnières proches de leur courtine pour mieux la défendre.

 

 

        L'intérieur :

Une première porte

    Une porte, ressemblant plus à une poterne qu'à une entrée de château fort, se dissimule partiellement dans un décrochage. Elle est défendue par plusieurs archère-canonnières. L'ébrasement intérieur me surprend car il limite la vision du tireur.

 

L'échec

   Hélas, la porte ne s'ouvre point en ce début de printemps. Je ne pourrai pas découvrir les entrailles de cette beauté médiévale. Je me réconforte :

* En volant la vue d'une salle défensive.

* En regardant le château vu du ciel,

* Puis en admirant le panorama sur le Tarn.

 

 

Histoire du château fort :

* Vers 935, première mention d'un château surveillant le passage sur la rivière Tarn. Il appartient au Comte du Rouergue (à vérifier).

* En 975, la Comtesse Garsinde donne le château à son neveu Amelius, évêque d'Albi.

* En 1112, le château est possession du Comte (voir titre de noblesse) de Rodez (voir liste).

* En 1204, par son mariage avec Riques de Cabrière, Bernard Ier d'Arjajon récupère la seigneurie de Brousse.

* En 1344, Jean Ier d'Arpajon, enlève Hélène de Castelnau âgée de 6 ans. Son but : Il l'emprisonne pour l'épouser.

* En 1347, envoyé par le Roi de France pour délivrer la jeune captive, Gérard de la Barthe attaque puis s'empare du château.

* En 1349 (à vérifier), Jean Ier d'Arpajon épouse Hélène de Castelnau.

* En 1404, dans la prison du château, Jean d'Armagnac décède. Il avait été incarcéré par ordre de son frère puis aveuglé à l'aide d'un bassin ardent.

* Vers 1700 (à vérifier), Catherine Françoise d'Arpajon, Comtesse de Roussy, vend le château à Gilles de Grandsaigne.

* En 1785, François Peyrot de Vailhauzy achète le château.

* En 1839, Madame Delauro (fille de François Peyrot de Vailhauzy) vend le château à la commune.

* A partir de 1840, la commune transforme un bâtiment du château en presbytère.

* En 1944, le château est classé aux Monuments Historiques.

* Durant la deuxième moitié du 20ème siècle, de nombreux travaux de consolidation sont réalisés par des associations puis par la commune.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est payante. Renseignez vous sur les dates d'ouverture.

 

Chaque bâtiment est un morceau de notre histoire s'étalant sur 1000 ans

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 06:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  Tel un donjon de château fort, ce clocher montre sa puissance

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village d'Hary  est situé à 33km au Nord-Est de Laon, à 18km au Sud-Ouest de Hirson et à 6 km au Sud de Vervins.

49° 47′ 6.82″ N 3° 55′ 28.64″ E
 49.785227°  3.924622°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

      Je somnolais sur mon destrier quand soudain j'entends une voix :

"Monsieur Potter, tu es chez toi" .

  Ne me nommant point ainsi je cherche à comprendre. En levant la tête je vois le village d'Hary

  "Quelle curieuse introduction dans ce blog consacré aux fortifications médiévales" pensez vous.

   Il fallait bien que j'attire votre attention sur une construction puissante comme un donjon de château. Mais, après quelques minutes, j'ai un doute :

Est ce un château fort ou une église incroyable ?

 Ma vue se brouille devant tant de puissance !

L'enquête commence

    En arrivant dans le village, ce n'est point une église que je vois mais un véritable donjon. S'il n'y avait pas eu d'abat-sons au sommet, doute j'aurais eu.

   En entrant dans le cimetière, je me refuse à regarder le clocher-donjon et je me précipite sur le corps du bâtiment pour voir si une salle de repli ou chemin de ronde existe au dessus de la nef.

  Hélas la "partie religieuse" (sans transept) de cette église ne possède aucune défense. Son architecture un peu chaotique est surprenante.

Le clocher serait donc le seul système défensif ?

  Je prends un peu de recul pour vérifier ma supposition.

 

Le clocher-donjon

Que voyez vous en 1er en regardant ce donjon ?

   Mon regard est attiré d'abord par la tour flanque. Sa forme ronde surprend sur cette église très parallélépipédique. Ce devait être la tour escalier. Il est amusant de voir des dessins géométriques créés par des briques noires vernissées.

Que voyez vous après ?

   Je suis en admiration devant les contreforts d'angle, linéaire et monobloc. Leur position n'est pas idéal pour éviter les angles morts (pour les défenseurs), mais quelle puissance ils donnent à ce clocher-donjon.

Y a t il un détail qui vous surprend ?

    Évidemment, l'absence de fente de tir, d'archère, de mâchicoulis et de bretèche (voir vocabulaire) ne facilite pas la défense. Peut être que leur disparition est due à une récente consolidation.

 

    L'intérieur :

       Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Je me console en regardant la gravure du blason de la famille De Coucy, seigneur de Vervins.

 

 

Histoire de l'église :

* A la fin du 12ème siècle (?), construction d'une église.
* Au 17ème siècle (1619 ?), modification de l'église et construction du clocher-donjon.
* En 1989, certaines parties de l'église sont inscrites aux Monuments Historiques.
* En 1994, classement partiel aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Corneille et Saint Cyprien) est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite.

 

 

L'immensité de l'Aisne s'offre à moi

 

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 05:55

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

    « En 1139, la papauté condamne l'arbalète, jugée trop meurtrière, sous peine d'anathème ; Anne Comnène, la fille de l'empereur de Byzance, qualifiera l'arme de réellement diabolique. Malgré cet interdit, son emploi se généralise au Moyen Âge : il représente l'une des innovations majeures en matière de tactique militaire par rapport à l'Antiquité et participe à l'émergence de l'infanterie comme force militaire. Même si les combats ont été longtemps dominés par les chevaliers qui constituent l'élite guerrière, ces armes jouent un rôle stratégique déterminant sur les champs de bataille et dans la défense des places fortes.
     L'auteur explore le monde des armes de trait en prenant pour fil conducteur des vestiges archéologiques, des collections inédites de mobilier, des sources textuelles et iconographiques. En effet, du haut Moyen Âge à la diffusion de l'artillerie à poudre, l'arc et l'arbalète révèlent de multiples et riches champs de recherche : l'art de la guerre, la chasse, le jeu et la parade. À partir de données issues de fouilles de forteresses et d'habitats, une classification typologique des fers de trait et des éléments d'armes a été réalisée et constitue pour l'archéologue un document de référence. Les recherches paléométallurgiques en laboratoire ont mis en évidence les techniques de fabrication et de transformation du fer ; les résultats sont ensuite confrontés aux observations ethnographiques et aux données de l'archéologie expérimentale.
     L'abondante documentation iconographique rassemblée permet de proposer une "archéologie du geste", l'utilisation des armes pouvant répondre à des contraintes culturelles plus que techniques ; la confrontation entre l'Occident latin et l'Orient musulman s'est révélée particulièrement fructueuse.
 
     L'archéologie militaire, à partir de l'exemple des forteresses croisées de Syrie, est abordée sous un nouveau regard : les systèmes défensifs suivent la double perspective des progrès en matière d'équipement individuel et de fortification ; leurs caractères fonctionnels et ostentatoires sont analysés dans une perspective d'évolution et d'interaction.
     Les textes apportent une dimension sociale et économique au sujet, comme le statut des archers, des artisans et leurs places dans la société médiévale, les modes d'approvisionnement des armées et des garnisons. L'arme n'est plus seulement considérée comme le vecteur des techniques les plus avancées dans le domaine de la production manufacturière : Armes du diable, par la diversité de ses approches et par la richesse de son propos, renouvelle la vision positiviste de la guerre et nuance celle, linéaire, du progrès technique.
    Dépassant le cadre des études militaires et l'hermétisme de certains ouvrages spécialisés, ce livre s'attache à enrichir, par des informations souvent inédites, plusieurs pans de la connaissance sur la civilisation médiévale. »
 
 
Mon avis :
Livre technique, complet, sans défaut !
     
     Le long résumé du livre explique tout.
Que puis je ajouter ?
 
  L'auteur, Valérie Serdon, est docteur en archéologie médiévale et membre du Centre Interuniversitaire d'Histoire et d'Archéologie Médiévale. Archéologue de terrain et spécialiste des armes, elle participe à de nombreuses fouilles archéologiques nationales et internationales (Europe Centrale, Proche-Orient et Asie).  
  
     Ce CV "explique" la qualité du livre, le sérieux des propos, la profondeur des sujets abordés. J'ai adoré, je m'en suis délecté, je relis avec avidité des passages. Je redécouvre "le médiéval" avec ce livre.
Peut être faut il avoir un grain de folie pour feuilleter ces pages techniques ?
A moins que la folie se déclenche à l'ouverture du livre ?
 
   Si le sujet vous fascine, je vous conseille un autre livre sur les armes médiévales
 
 
 
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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 06:05

 

Département 12 - AVEYRON

 La dômerie est là bas !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Saint Chély d'Aubrac est située à 50km Nord de Millau (voir son beffroi), à 25km au Nord-Est d'Estaing (voir son château) et à 10km au Sud-Est de Laguiole.

 

     Coordonnées de la Dômerie :

44° 37' 20.7" N 2° 59' 12" E
 44.622411° 2.986908°

 

 

La dômerie : 

        L'extérieur :

Le plan

   C'est à cause d'un plan, récupéré dans une brochure trouvée chez un bouquiniste, que je suis en ce lieu.

    Voici la légende :L'hôpital de l'ancien monastère a-t-il toujours la même architecture ?

1 - Porte principale,

2 - Eglise (13ème siècle),

3 - Emplacement du cloître,

4 - Emplacement chapelle du Collège,

5 - Tour des Anglais,

6 - Ancien hôpital des pèlerins,

7 - Ancienne auberge,

8 - Ancien grand corps de logis avec :

- Salle des hommages,

- Boulangerie,

- Etc...

9 - Ancien corps de logis avec :

- Cuisines,

- Logement de la communauté.

10 - Vestiges d'une ancienne tour.

 

Est ce une tour médiévale ?

La découverte

     Ma documentation sur ce site est moins que minimale. Certains ouvrages étant anciens, je ne sais pas ce que je vais visiter. C'est donc avec une grande surprise que je découvre une haute tour carrée.

Suis je devant le site médiéval ?

 

 

La  tour
     Son nom est : La tour des Anglais. Evidemment ceci est du à son époque de construction et à "l'occupation" de notre Royaume par les troupes Anglaises (après le mariage d'Eléonore d'Aquitaine avec le futur Roi d'Angleterre). Mais cette tour ne fut point construite par ces Vils ennemis de nostre Royaume, elle a pour fonction de lutter contre l'envahisseur qui harcèle le site.

    Cette construction du 14ème siècle a perdu son aspect défensif suite aux (trop) nombreuses modifications, mais avec ses 30 mètres de haut, sa fonction défensive est évidente.

 

 

Un autre bâtiment

   En prenant un peu de recul pour observer la tour des Anglais, je m'aperçois qu'en arrière, un autre bâtiment existe. En voyant le clocher je pressens que c'est l'église médiévale.

   Hélas, après la révolution Française, ce site fut déserté. L'église n'est plus consacrée.

 

 

        L'intérieur :

  Seule l'église désaffectée est visitable. C'est donc à pas feutrés que je franchis la porte. La lumière est amenée par ces 4 ouvertures. Dans la nef, des tableaux modernes décrivent l'histoire et les évènements importants de la dômerie. Je vous laisse les imaginer.

 

 

Histoire de l'église :

* Vers 1022, une légende affirme qu'un seigneur nommé Adalard, revenant de Compostelle, est attaqué par des brigands proche d'Aubrac.

* Au début du 12ème siècle, l'abbaye de Conque fonde, proche d'Aubrac, un monastère situé sur la route de compostelle. La mission du site est de soigner et protéger les pauvres et les pèlerins.

* En 1198, avec l'affluence des pèlerins, un deuxième monastère est construit. Il mesure 120m par 93m.

* Vers 1203, l'église est bâtie.

* Vers le 13ème siècle, le Dômerie se détache de l'abbaye de Conque et devient rapidement "autonome", riche et puissante.

* En ce 13ème siècle, il semblerait que l'Ordre du Temple ainsi que les Chevaliers de Malte s'intéressent à cette riche Dômerie.

* En 1353, durant la guerre de Cent Ans, la tour dite des Anglais est construite.

* Vers 1792, les Révolutionnaires détruisent le monastère et chassent les religieux. Une partie des bâtiments est mise en vente.

* Au milieu du 20ème siècle, la tour des Anglais assume la fonction d'auberge de jeunesse.

* A la fin du 20ème siècle, la tour des Anglais devient un gîte d'étape.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant le silence du lieu. La visite de l'intérieur des fortifications est interdite.

 

La tour des Anglais est devenue un habitat moderne

 

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