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Ombre et lumière

27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 06:10

 

Département 33 - GIRONDE

  Quelle magnifique ruine !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Budos à 40km Ouest-Nord-Ouest de Marmande, à 35km au Sud-Est de Bordeaux et à 10km à l'Ouest de Langon.

 

   Coordonnées du château :

44° 32' 17.664" N 0° 22' 53.926" W
 44.53824°  -0.381646°

 

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

      A une portée de flèche au Sud-Ouest de Budos, au milieu des vignes, une magnifique ruine somnole au soleil.

Symbole du château fort : Un quadilatère avec 4 tours d'angle    Avec ses 4 tours aux angles et ses longues courtines droites, elle est le symbole parfait du château fort de mon imaginaire.

 

Précision du Chevalier

    Ce n'est pas parce qu'un château est en ruine et semble abandonné qu'il n'appartient pas à une famille.

  Il est important de respecter la propriété privée et les vieilles pierres. Lorsque cela est possible, il est souhaitable de demander l'autorisation pour pénétrer dans un site.

  

Le plan

    Le château fort de Budos ressemblerait au château Pontifical de Villandraut (je vous le montrerai prochainement). Ce type d'architecture n'est pas unique ni rare, de nombreux châteaux ont cette forme :

- En Aveyron, Le Bousquet,

- En Lozère, La Garde,

- En Aude, Arques,

- Dans les Pyrénées Orientales, Salses.

 

L'enquête commence

* Il a la forme d'un quadrilatère de 46m sur 56m. Le plan réalisé par Léo Drouyn au milieu de 19ème siècle le prouve.

* 3 angles comportent une tour circulaire.

* Le 4ème angle possède une tour octogonale.

* Certaines courtines possèdent des constructions en encorbellement. Evidemment, vous avez reconnu les latrines.

* Les tours de défense comportent aussi des latrines pour le confort des soldats durant  leur garde.

  Entre 2 flèches, le défenseur peut aller faire ses besoins rapidement

Les systèmes défensifs

   Même si le temps et les hommes ont fortement abîmé le château fort, il est encore possible de voir de nombreux systèmes de défense :

1 - Le classique fossé entourant le site (même si je ne distingue que son fantôme).

2 - Des archères cruciformes à croix pattée.

3 - Au sommet de certaines tours, un crénelage (voir vocabulaire) est visible.

4 - Les courtines possèdent les consoles des mâchicoulis.

5 - Les archères sur plusieurs niveaux défendent sur 270°.

Est ce mon imagination fertile qui me fait voir une arquebusière dans l'archère supérieure ?

Les systèmes défensifs ont ils évolué avec l'arrivée des armes à feu ?

Voici la réponse....

6 - La tour octogonale à l'Ouest possède de nombreuses bouches à feu et canonnières. Il est amusant de constater que les archères côtoient les armes à feu.

 

Entre 2 flèches, le défenseur peut aller faire ses besoins rapidement

La porte fortifiée

     Située coté Sud-Est, l'entrée du château fort est fortement gardée. Même si les 2 tours d'angle contribuent à sa protection, même si les courtines possèdent des archères, l'entrée a ses propres systèmes de défense :

* Comme il se doit, elle est précédée par un pont enjambant le fossé.

* Le pont est fixe en notre siècle mais je pressens qu'il fut "levis" il y a 6 siècles. D'ailleurs, les empreintes des flèches du système de levage sont visibles.

* Evidemment, des archères sur les cotés.

* Au somment de l'imposante tour, un vestige de mâchicoulis.

* Le plus surprenant est évidemment la "fine" tour carrée (avec archères et crénelage) posée sur la massive tour-porte. Je ne me souviens pas avoir vu une telle curiosité architecturale.

Avez vous remarqué l'ouverture latérale ?

* Cela ressemble à une poterne. Mais il est curieux qu'elle soit coté entrée principale.

 

 

    L'intérieur :

Pour découvrir les entrailles de ce magnifique château fort,

vous devez  cliquer ici.

 

 

 

 

Les oiseaux ont remplacé les gardes armés

 

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  La tour me surveille

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Bozouls est située à 35km Est-Sud-Est de Decazeville, à 30km au Nord-Ouest de Séverac le château et à 20km au Nord-Est de Rodez.

 

     Coordonnées de la maison forte :

44° 26' 26.732" N 2° 42' 37.436" E
 44.440759°  2.710399°

 

 

  Le hameau : 
L'arrivée

    Après avoir visité le château de Bozoul, je me dirige au Sud-Sud-Ouest vers le hameau d'Aboul pour découvrir ce que j'ose nommer : Une maison forte.

   Certaines brochures la qualifient de Manoir. Je vous laisse choisir le terme.

    Pensez vous que l'église soit fortifiée ?

Est ce une église fortifiée ?

     En découvrant le hameau, je me heurte d'abord au bâtiment religieux. Construit en grès rouge, sa forme massive, ses contreforts plats, ses fines ouvertures sont typiques de l'art Roman (12ème siècle), même s'il est vrai que le haut clocher lui est postérieur de 7 siècles.

  Cette église de l’ancien prieuré Saint Jean Baptiste, dépendant de l’abbaye de Vabres.

     Soudain, je remarque une curiosité. Au dessus des bande lombardes, une rehausse en pierre blanche me fait penser à une salle de repli.

Pensez vous que mon imagination soit fertile ?

 

La maison forte : 

        L'extérieur :

La découverte
      En regardant vers le Sud-Ouest, une haute tour survolant les maisons m'informe que la maison forte est à un jet de flèche.

  Au sommet, des consoles forment des mâchicoulis pour la défense rapprochée. Sous le toit, quelques ouvertures permettent le guet et le tir.

  Voyez vous d'autres systèmes défensifs ?

Y a t il d'autres système défensifs ?

   Lentement je m'approche de la tour en longeant un mur aux pierres pauvrement taillées et peu jointives. Dans l'angle, une curieuse échauguette s'accroche au mur refait. Elle est coiffée d'une poivrière et des consoles supportent sa masse formant ainsi des mâchicoulis.

  Je distingue des petits trous pour armes à feu dont certains sont obstrués.

 

        L'intérieur :
  Je me dirige vers la porte en espérant que "seigneur" il y ait en ce lieu. Hélas pour vous et pour moi, la porte est fermée, point de serviteur pour me faire visiter les entrailles. 

 

 

Histoire de la maison forte :

* Au 12ème siècle, le territoire appartient à la Commanderie du Temple des Canabières.

* Au 14ème siècle, les Dominicains possèdent des droits sur les terres d'Aboul.

* En 1602, Louis du Rieu est seigneur d'Aboul.

* Dans le premier quart du 17ème siècle, le site appartient à Henri de Luguet.

* En 1652, Henri vend le "manoir" à Jacques d'Estaing.

* En 1654, une bande de pillards commandée par des femmes attaque la maison forte et vole de meubles et bétails.

* En 1683, Jacques de Maillan est seigneur d'Aboul.

* Vers 1700, le site est acheté par Lenormand d'Ayssènes

* En 1721, le portail d'entrée est refait.

* En 1792, les révolutionnaires s'emparent du site et le vendent comme bien National à Hugues Albenques.

* En 1835, le site est possession du général Jean-Joseph Passelac.

* En cette fon de 19ème siècle,le site appartient à Pierre Monteillet puis à l'abbé Crayzac et enfin à Marius Chauzy.

* En 1912, Joseph Bousquet est propriétaire du "manoir".

* Au 20ème siècle, le site appartient à la famille Crouzet.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Les constructions se blotissent contre la tour défensive

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 05:30

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

Résumé :

 
    « Au fil de quarante-deux promenades au nord, au centre et à l'ouest du département, Pauline de la Malène vous emmène à la découverte du patrimoine roman en Rouergue.
   Des cartes détaillées, les descriptifs précis des itinéraires (tous mis au point par l'auteur) et plus de 300 photos vous conduiront d'églises en châteaux forts, de chapelles en croix et de ponts en fontaines à travers certains des plus beaux paysages du nord, du centre et de l'ouest de l'Aveyron. 
   À tout moment, des renvois à la seconde partie de l'ouvrage vous permettront d'accéder à une description détaillée du site visité, d'en découvrir l'histoire, d'en comprendre l'architecture et ainsi de mesurer à quel point l'esprit roman imprègne encore le bâti de cette région.
   Plus qu'un simple livre de promenade, Parcours romans en Rouergue constitue en effet un inventaire exhaustif et l'une des études les plus approfondies jamais entreprises des nombreux vestiges laissés par l'art roman dans cette province entre le IXe et le XIIIe siècle.
   Laissez-vous guider et partez à la rencontre d'un patrimoine d'une richesse exceptionnelle et qui, au fil des siècles, a marqué les paysages de sa magnifique empreinte.»  
 
 
 
Mon avis :
 
INDISPENSABLE pour les voyageurs en quête de vieilles pierres en Rouergue
 
 
 
   * PARCOURS était le premier mot du titre : Etant marcheur, curieux et toujours à la recherche d'endroits à découvrir ou de lieux magiques, ce mot était prometteur. Dans ce livre, de nombreuses cartes proposent des ballades pédestres ou à vélo (VTT ou VTC). Les cartes sont claires, précises et indiquent le dénivelé (faible, je rassure les "non alpins").
 
 
    * ROMANS: C'est une époque qui me séduit et un style architectural qui fait vibrer mon appareil photo (vous vous en doutiez avec le titre de mon blog !). Il n'y a pas que des châteaux (d'ailleurs très rares), mais aussi des églises, calvaires, croix, maisons fortes, fermes fortifiées, villages et ponts au dessus de charmant ruisseaux.
 
 
     * ROUERGUE: C'est une région formidable, historique, mais aussi verdoyante, variée. L'Aveyron est très représenté dans cet ouvrage.
 
 
Le livre est divisé en 3 parties :
  --> Des parcours avec cartes et indication kilométrique (liste  de variantes), descriptifs clairs, avec des suggestions et conseils.
  --> Un dictionnaire (liste) des lieux de mémoire. Description simple et complète sur les villages et lieux traversés, l'histoire, les anecdotes parfois et les détails d'architecture.
  --> Un glossaire technique, géographique et géologique.
 
 
  C'est un livre très aéré, lumineux, simple et technique qui permet d'aborder cette région avec un oeil neuf et différent.
     A acheter obligatoirement pour les amoureux de la pierre et de la vraie France profonde. (si vous en connaissez un identique sur la Bretagne, vite........ écrivez moi).
 
 Grâce à ce livre, ma prochaine destination de vacances sera... le Rouergue 
 
 
Nota :
Un 2ème tome est paru récemment.
Cela vous fait 2 raisons pour acheter ce(s) livre(s).
 


Venez "visiter" maintenant les châteaux de l'AVEYRON.
 
 
 
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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 06:10

 

  La ruine me quémande de mieux la regarder

 

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Villamblard est située à 30km au Sud-Ouest de Périgueux, à 25km au Nord de Bergerac et à15km à l'Est de Mussidan.

 

   Coordonnées du château :

45° 1' 14.232" N 0° 32' 14.464" E
 45.02062°  0.537351°

 

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverteMâchicoulis sur consoles

* En arrivant dans le bourg, je n'ai pas de difficulté à trouver le site car un panneau m'indique la direction.

* En voyant la ruine massive, je pressens que ma journée sera magnifique. 

   Pour que votre lecture soit agréable, je ne vais point vous faire une visite guidée, mais une présentation par thème.

 

 

Les systèmes défensifs

* La grosse tour ronde en ruine possède :

- Un contrefort dont le remblai est visible.

- Des mâchicoulis avec des coquilles sculptées. Cela fait référence aux pèlerins de Saint Jacques de Compostelle accueillis au château puis dans un autre bâtiment.

* A l'opposé une autre ronde tour somnole à coté du logis renaissance. La fenêtre du bas montre l'épaisseur du mur. Evidemment le sommet possède le classique chemin de ronde avec mâchicoulis sur consoles.

* Pour protéger l'entrée, il faut un pont levis. Les vestiges de celui-ci sont visibles (avec un peu d'imagination).

 

  A quoi servait cette pierre ?

Le logis

   Coincé entre les tours, un magnifique quadrilatère d'époque Renaissance et moderne tente de résister au temps.

Il possédait 3 étages sur rez-de-chaussée.

  Les fenêtres à meneaux lui donnent une élégance intemporelle. 

 

 

Les pierres sculptées

   Les reconstructions et les consolidations ont un peu masqué les pierres sculptées, mais avec un peu d'attention et de patience, elles se révèlent avec discrétion.

* Au dessus d'une porte, un détail Gothique avec (ce que j'ose nommer, mais peut être me trompe je ?) un fleuron.

* Une fenêtre à remplage obturée (était ce l'emplacement de la chapelle ?).

 

  Plan du château de Barrière

Le plan

   Je vous sens perdu dans ce labyrinthe de bâtiments d'époques différentes. Je vous propose la lecture de ce plan établi en 1808 par le Comte (voir titre de noblesse) de Taillefer. Le texte en italique donne l'état actuel :

a - Fossé disparu (remblayé),

b - Tour ronde (écroulée) + chapelle,

c - Grosse tour ronde (disparue),

d - Tour carrée (vestiges),

e - Cour intérieure, ancienne place d'arme,

f - Portique avec colonnes et galerie,

g - Tour carrée (disparue),

h - Escalier en colimaçon (vestiges),

i - Salle d'apparat,

j - Galerie,

k -Chambre,

l - Chambre,

m - Chambre,

n - Grande salle d'apparat,

o - Pont-levis,

p - Pont d'accès à la terrasse,

q - Fontaine,

r - Buanderie,

s - Barbacane,

t - Portique séparant la terrasse du pont

u - Ecuries,

v - Rampe permettant aux chevaux de boire dans le fossé.

  Imaginez vous l'épaisseur des poutres sur ces consoles ?

 

    L'intérieur :

Poutres et plafonds

* De nombreuses salles comportent des consoles ou des corbeaux ayant soutenu d'imposantes poutres.

* Certaines pièces, réhabilitées par l'association de sauvegarde, possèdent des poutres et solives.

* Les plafonds de certains couloirs ou salles de circulation montrent de magnifiques voûtes d'ogive.

 

 

Curiosités architecturales

   Pour découvrir une ruine, il faut :

* Regarder le sol car les pierres ne sont pas stables,

* Lever les yeux au sommet pour éviter celles qui pourraient tomber,

* Et surtout, observer avec attention chaque pan de mur pour admirer l'architecture.

  C'est ainsi que je vois dans un angle ce que j'ose nommer : Une trompe.

 

Quelle chaleur.... dans cette ruine

 

Les éléments de confort et de beauté

* Dans un château il faut de la lumière. Celle ci est fournie par les nombreuses fenêtres.

* Certaines possèdent des coussièges. D'autres libèrent la place pour un couloir de circulation dans l'épaisseur du mur.

* Evidemment, les fenêtres d'un château ont les pourtours sculptés.

* Mais la pierre est froide en hiver et la nuit, il faut donc des cheminées à chaque étage.

* Et comme pour les fenêtres, à coté des cheminées il y a des couloirs de circulation.

Comment accéder aux étages ?

* Evidemment par des escaliers dont il ne reste que les vestiges.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction d'un petit château fort.

* Au 13ème siècle, agrandissement du château par la famille : Barrière.

* Au 14ème siècle, le site de Barrière relève de la seigneurie de Grignols.

* Au 15ème siècle (1448 ?), le site est aménagé pour plus de confort par la famille : De Lur.

* Au 16ème siècle, Jeanne de Lur, devenue Huguenote, transforme la chapelle en temple. La petite histoire de France prétend que le château eut la visite de Calvin.

* Durant la 2ème moitié du 16ème siècle, le château subit plusieurs sièges des armées Catholiques.

* Au début du 17ème siècle, le château est possession de la famille Taillefer. Cette puissante famille décore avec goût les intérieurs du château.

* En 1761, naissance d'Henri Wlgrin Taillefer .

* A la fin du 18ème siècle, Henri se passionne pour l'archéologie Périgourdine.

* Au début du 19ème siècle, Henri crée un musée archéologique.

* En 1809, ne pouvant assumer les frais importants pour l'entretien du château, le Comte de Taillefer le vend.

* A la fin du 19ème siècle, un incendie ravage le logis renaissance.

* En 1948, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 20ème siècle (1924 ?), le bâtiment est propriété de la commune. Malgré de nombreuses consolidations quelques murs s'effondrent.

* A la fin du 20ème siècle, une association de sauvegarde tente de faire revivre ce beau château.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route. La visite de l'intérieur semble possible en dehors des travaux. Renseignez vous.

 

Avec une ruine, même en étant dehors, je vois l'intérieur

 

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 06:30

  Vais je entrer par cette porte fortifiée...ou l'autre ?

Département 12 - AVEYRON

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
    La commune de Villecomtal est située à 25km à l'Est de Decazeville, à 20km au Nord de Rodez et à 15km à l'Ouest d'Espalion.

     Coordonnées du bourg :

44° 32' 22.168" N 2° 33' 49.853" E
 44.539491°  2.563848°

 

Le site fortifié :
        L'extérieur :
La découverte

    Ayant regardé la vue satellite du bourg, je sais que sa forme rectangulaire avec des rues en équerre fait penser à une bastide Languedocienne. 

 Avez vous remarqué le nom des rues ?

* Rue haute,

* Rue basse,

* Rue droite

Magnifique n'est il pas ?

 

Je savoure ces vieux murs

   Dans cette "bastide" d'un autre temps, ce n'est donc point sans surprise que je vois cette ancienne porte fortifiée. Mais comme à mon habitude (voir cet article), je découvre l'extérieur de cette beauté pour mieux la séduire et la pénétrer.

 

        L'intérieur :

J'entre

    L'autre porte fortifiée me quémande de venir la voir. Ce bourg étant habité, je ne m'attends pas à voir des ruines avec tous les systèmes défensifs d'un château fort.

     Les ouvrages ont été policés pour les rendre habitables et confortables. Et même si point de bretèche (voir vocabulaire) je vois, quelques indices m'amusent, comme les vestiges d'une double porte avec les empreintes des poutres de blocage.

  Au dessus, j'imagine une salle de défense et de stockage de pierre pour alimenter l'assommoir.

 

J'erre tel un touriste

     Pensant avoir tout vu sur les fortifications externes de ce bourg, j'ôte mon heaume de Chevalier-castellologue-amateur pour chausser un chapeau de paille de touriste.

Diantre !

   Ce village est magnifique avec ses constructions en encorbellement.

  Etait ce un donjon, ou une tour du rempart ?

La surprise 

    Au bout de "La Rue Haute", une incroyable construction se dore au soleil. Elle est composée :

* D'un rez de chaussée comportant une archère droite encadrée par des ouvertures de tir pour arme à feu.

* De 3 étages habitables avec des fenêtres "récentes" de confort.

* Un niveau défensif avec chemin de ronde couvert et mâchicoulis.

 

 

Histoire du bourg :

* Vers 960, un château fortifié est bâti sur la demande du Comte de Rouergue.

* Au 12ème siècle (?), le château appartient aux Comtes de Rodez.

* Au début du 14ème siècle, par mariage le château est possession de la famille : La Tour d'Auvergne.

* En 1327, le château est vendu à Aymeric Rolland, seigneur de Vallon.

* En 1437, une assemblée composée des représentants du bourg de Villecomtal et du seigneur du château décident le regroupement en un seul lieu, des nombreuses maisons (et familles) dispersées.
* Durant la première moitié du 15ème siècle, le nouveau site est fortifié, sous la protection du château.

* En 1539, le château est vendu à François de Montvallat.

* Au milieu du 16ème siècle, le château est possession d'Audouin de Guirard.

* En 1568, durant les Guerres de Religion, des troupes Protestantes attaquent le bourg et exécutent des prêtres.

* En1586, le château appartient à Guion d'Apcher.

* Vers 1611, François de Rességuier est seigneur de Villecomtal.

* Au milieu du 17ème siècle,, la famille de Natte récupère de château suite au mariage avec Marie de Rességuier.

* Vers 1792, les révolutionnaires s'emparent du château. Il semble qu'ils le détruisent ou le vendent pour démantellement (à vérifier).

* A la première moitié du 19ème siècle, le bourg est le centre d'une église nommée : Les Enfarinés.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant les propriétés privées. La visite des intérieurs est interdite.

 

Des mâchicoulis d'une grande pureté

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 06:05

 

Département 48 - LOZERE

  Bien que transformé en ferme, la puissance du château fort se ressent encore

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Balsièges est située à 60km au Nord-Ouest d'Alès, à 50km au Nord-Est de Millau (voir son beffroi) et à 8km au Sud-Ouest de Mende.

      Coordonnées du château :

44° 27' 35.69" N 3° 27' 2.444" E
 44.459914°  3.450679°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

   Isolé de tout, presque oublié du temps et des hommes, une bâtisse médiévale somnole sous le soleil. Mais je subodore que point fut son calme lors de sa construction car ce château a été volontairement positionné sur une lieu stratégique. Sa mission était de surveille le croisement des routes de Chanac-Ispagnac et de Mende-Sainte-Enimie.

  J'installerai bien mon bureau au sommet de cette tour

Quelle est la fonction de ces bâtiments ?

    Dans certains documents, ce site est notifié comme une ferme fortifiée, mais dans d'autres plus nombreux, il est nommé : Château du Choizal ou La Choizal.

   C'est cette dernière fonction que j'ai retenue (et préférée).

 

L'analyse 

* La tour est le premier bâtiment qui attire l'oeil.

* Bien que son diamètre soit peu imposant, elle survole le logis du château.

* Ses mâchicoulis assuraient la défense proche.

* Son chemin de ronde couvert permettait le guet et la défense au loin.

* Avec ses petites lucarnes, cette ronde construction doit comporter un escalier en colimaçon.

* Le logis possède plusieurs fenêtres à meneaux en croix.

* Le dernier étage du logis ressemble à une chambre de repli avec ouvertures de tir.

* Le style de la porte basse de la tour avec son fronton triangulaire ne semble point être du Moyen Âge.

* Le blason serait celui de la famille Bardon.

Question :

En partie basse de la tour, voyez vous un évasement ?

 

        L'intérieur :
   La propriété privée n'est pas visitable.

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, l'évêque de Mende est propriétaire du château.

* En 1640, la famille Pineton de Chambrun vend le domaine le Bernard Bardon (à vérifier).

* Au milieu de 17ème siècle, le site très ruiné est en partie reconstruit (à vérifier).

* En 1689, la propriétaire "madame de Chauzal" rend hommage pour son château à l'évêque de Mende.

* Au 19ème siècle, des bâtiments agricoles sont construits.

* Au 20ème siècle, après un incendie, certains bâtiments sont reconstruits ou aménagés en grange (à vérifier).

* En 2004, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route. La visite de l'intérieur est interdite. Veuillez respecter cette propriété privée.

 

Ce château fort surveille la pousse de l'herbe

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 06:30

 

Département  40 - LANDES 

 

Le bourg :

Bien que rustre cette église ne parait pas fortifiée   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Lévignacq est situé à 48km à l'Ouest de Mont de Marsan, à 33km au Nord de Dax et à 10km au Nord-Nord-Ouest de Castets, en bordure de la rivière Vignac.

 

   Coordonnées du bourg :

44° 0′ 22″ N 1° 9′ 59″ W
 44.006111°  -1.166389°

 

   Toponymie :   (petite initiation)

       A l'origine, ce bourg se nommait  : Saint Martin du Vignac en Born. 

  * Saint Martin est le nom du protecteur de la paroisse.

  * Vignac : C'est le nom de la rivière mais il semblerait que ce soit le diminutif de Vigne.

  * Born : C'est le nom du "pays".

==> En 1833 M. Boucau maire de la commune, écrit pour la 1ère fois : Le Vignac

==> Ce nom devient Levignac puis (avec l'accent peut être) Lévignacq.

 

 

L'église :

    L'extérieur :

La découverte

    Arrivée dans le petit bourg, je vois l'église grâce à son haut clocher effilé. L'ensemble est élégant mais il ne ressemble pas à un système défensif médiéval qui est le but de ma venue à Lévignacq.

Vais je revenir bredouille ?

  Les fleurs adoucissent la rudesse de la tour

L'enquête commence

* Avec mes 800 ans d'errance dans notre Royaume, ma vue est moins bonne que durant ma croisade contre les "Anglois d'Aquitaine" au 15ème siècle, donc pour voir les défenses je dois m'approcher.

* Les fleurs, bien que jolies, me brouillent les yeux.

* J'avance donc au plus près du clocher-donjon.

* Vous avez compris que la puissance défensive de cette église est d'abord l'imposante masse de cette tour haute et large rigidifiée par des contreforts d'angle et 2 autres sur chaque façade.

 

Le système défensif

* Sur le haut de chaque face, entre les contreforts, 2 énormes ouvertures permettaient le guet et le tir.

* Elles ne ressemblent pas aux classiques archères médiévales, elles s'apparentent plus à de petits créneaux ou des fentes de tir du 17ème siècle.

 * La face ayant vu sur la nef comporte des ouvertures différentes, aussi bien d'un coté que de l'autre.

* J'ai l'impression de voir une archère cruciforme, mais je suis surpris par sa faible hauteur.

* Le petit évasement à l'extérieur ne me semble pas très "naturel".

 

Encore des défenses ?

  Je reprends un peu de recul pour comprendre l'architecture de liaison entre le clocher-tour et le reste de l'église. Deux constatations :

       1 - L'ensemble n'est pas homogène (différence de siècle de construction ou de restauration).

       2 -La nef ne comporte pas de chemin de ronde en partie supérieure.

L'analyse du chevet me montrera t il d'autres indices ?

   Quelle rusticité !

           Aucune fenêtre, pas de corniche, aucun modillon, mais surtout de puissants contreforts. La renaissance a oublié de moderniser ce chevet.

      Avec ce plan, je comprends mieux cette église.

 

Quelle magnifique définition des costumes !

    L'intérieur :

       En franchissant la porte, je sais que la visite de la tour me sera impossible.

  Mais mon désenchantement est de courte durée car une ambiance religieux et artistique m'enlace !

* Que de beautés !

* Que de talents affichés !

* Que de lyrisme !

* Que de scènes théâtrales de vie !

 

 

Histoire de l'église :

* Au 13ème siècle (?), construction d'une église.

* Au 14ème siècle, fortification de l'église, car la région "Anglaise" est souvent attaquée.

* Au 14ème siècle, des peintures sont réalisées dans le choeur.

* En 1713, l'église est restaurée. De nombreuses peintures ornent plafond et murs.

* Au 19ème siècle, nouvelle restauration de l'église.

* En 1970, les peintures et décorations intérieures sont classées aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martin) est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

Est ce le musée du Louvre ?

 

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 06:30

 

Département 16 - CHARENTE

  Voyez vous un château au loin ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune Bouteville est située à 25km au Sud-Ouest d'Angoulême, à 20km au Sud-Est de Cognac et à 7km à l'Ouest de Châteauneuf sur Charente.

   Coordonnées du château :

45° 36' 1.534" N 0° 8' 4.286" W
 45.600426°  -0.134524°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

   Dans cette région viticole, les châteaux (sur les étiquettes des bouteilles) sont nombreux. Ma découverte ne se fera point dans une cave mais proche des vignes pour admirer une construction dont la première pierre a été posée il y a 1000 ans.

    Voyez vous une construction médiévale ?

Est ce un bâtiment médiéval ?

    En voyant au loin cette bâtisse, je pressens que la recherche d'indice va être très difficile. Après 2 siècles de reconstructions, il ne reste que peu de l'architecture médiévale.

   La façade d'entrée comporte 2 tours rondes aux angles. L'ensemble est posé sur une lit de pierre précédé par un fossé.

  Une partie (infime ?) des pierres doit avoir été taillée au Moyen Âge, mais le rendu visuel est un château de l'époque classique.

 

Le plan
   Avant d'analyser les différents bâtiments, je consulte le plan  Le plateau portant le château n'étant pas asymétrique, le château a la forme classique d'un quadrilatère. L'entrée est en haut à droite.

  Une tour sortant de terre tel un volcan

Rapide analyse

* La massive ronde tour d'angle avec son puissant contrefort à larmier tranche par rapport à la sobriété classique de la façade.

Etait ce pour effrayer un éventuel assaillant ?

ou

Une référence au passé médiéval ?

* L'intérieur de la tour ruinée ne révèle pas d'information sur sa fonction (pas d'archère, ni de cheminée).

* Pour une tour "récente" l'épaisseur du mur m'étonne.

* Le glacis en bas de la façade semble anachronique.

La petite tour au fond va-t-elle me donner des indices sur l'architecture qu'aurait pu montrer la grosse tour ?

 

La petite tour et l'entrée

* La tour proche de la porte a un diamètre bien inférieur à celui de sa consoeur.

* Sa fonction défensive est indéniable par les 2 rangées superposées de petites canonnières avec ébrasement (voir vocabulaire) extérieur.

* Sur la tour puis au dessus de la porte d'entrée, une pierre sculptée anime un peu les formes austères.

 

        L'intérieur :
La découverte
  Je ne vais point vous commenter les entrailles. Je vous laisse admirer les communs et les bâtiments d'habitation du 17ème et 18ème siècle.

 

 

La vue
    Même si le bâtiment n'a pas la beauté brute d'un château fort, il offre un paysage étendu sur les vignobles.

 

La vue est si lointaine que je distingue... l'Amérique !

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 9ème siècle, la petite élévation semble occupée par une fortification surveillant l'ancienne voie Romaine entre Périgueux et Saintes.

* Au 11ème siècle, le château Comtal (voir titre de noblesse) appartient à un des fils du  Comté d'Angoulême, de la grande famille Taillefer.

* En 1176, comme les autres places fortes du Comté d'Angoulême, Bouteville est remis au Duc d'Aquitaine, Richard Coeur de Lion.

* En 1356, Bouteville est toujours une place forte Anglaise. Edouard de Woodstock, plus connu sous le qualificatif "Prince Noir", fait construire un mur d'enceinte pour protéger le site des troupes Françaises.

* En 1392, durant la Guerre de Cent ans, le château est restitué au Comte d'Angoulême.

* A partir de 1562, début des Guerres de Religion. Le château subit les attaques des 2 camps.

* A la fin du 15ème siècle, le château appartient à Charles d'Orléans et Louise de Savoie.

* En 1540, le Roi François Ier aliène le château et les Terres à Claude de Montmorency. Durant 10 ans, cette famille possède le domaine.

* En 1550, le château en ruine et les terres sont engagés à Galéas Pic, Comte de Mirandole.

* En 1593, le Roi de France (voir liste) Henri IV ordonne la vente du château. Bernard III de Beon du Massez achète le site et engage de nombreux travaux de modernisation. Sur une représentation de la construction du château réalisée par Claude Chastillon, le vieux castel médiéval en ruine est à droite.

* En 1607, Bernard III décède. Sa femme, Louise de Luxembourg, continue les travaux.

* En 1624, les travaux ne sont pas terminés après le décès de sa propriétaire.

* De 1630 à 1701, Marie Amelot, belle-fille de Bernard de Béon et de Louise de Luxembourg, est la maîtresse femme de la famille. Elle coordonne l'ensemble et laisse son "empreinte" au château.

* Au 18ème siècle, d'autres travaux sont réalisés par la famille de Beon du Massez Luxembourg.

* En 1726, le dernier représentant de la famille décède. Le château est possession de Henri Bruzac Hautefort, Comte de Vaudre. Il fait abattre plusieurs bâtiments pour transformer le château à son goût.

* En 1736, après avoir habité le château durant 10 ans, le Comte quitte le lieu.

* En 1787, le château est en apanage à Charles Philippe, Comte d'Artois. Certains bâtiments sont en ruine.

* Vers 1792, les révolutionnaires réquisitionnent le château et le transforment en prison.

* Le 5 vendémiaire de l'An XII (28 septembre 1803), le château est acheté par le citoyen Antoine Marcombe.

* Au 19ème siècle, pour rentabiliser l'achat de ce bâtiment de bourgeois, le château est dépecé de ses boiseries et pierres. Chaque partie est revendue.

* En 1984, le château est  classé aux Monuments Historiques.

* A la fin du 20ème siècle, la municipalité et le département tente une consolidation des bâtiments.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible avec précaution.

 

Un château presque intemporel

      Vers Menu châteaux Charente
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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 06:05

 

Le découverte de l'extérieur du fort est ici - CLIC

 

 

  La pénombre favorise l'attention du chercheur de traces

    L'intérieur (suite) :

L'intérieur de la courtine

* En entrant, sur le mur je vois :

- Des trous de boulins (voir vocabulaire) pour faciliter la réparation du mur.

- Au dessus, ce que je crois être un chemin de ronde.

* Pour monter sur ce rempart, il faut un escalier. Je me dois d'en trouver les vestiges.

* Il n'est point besoin d'être un Sherlock Holmes pour trouver les marches. Ma surprise est de constater qu'il existe 2 escaliers !

 

Chaque chose a sa place

* Bien que l'espace soit important pour cette "grotte", il est primordial d'aménager la surface pour chaque tâche de vie.

* Le temps a fait son travail de destruction, mais avec un peu d'attention et d'imagination il est possible de donner une fonction à chaque zone.

 

 

 

Il y en a d'autres !

1 - Dans un coin, un ban a été aménagé. C'est celui du guetteur.

Que voyait il ?

2 - Le passage sur la rivière et le bas du village.

Sa position lui permettait elle de défendre le site ?

3 - Evidemment, cet emplacement participait à la défense du château des évêques en contrebas.

.

 

1 2 3

 

C'est la fin

* Il y a encore des dizaines (que dis je des centaines) de détails passionnants à découvrir et à humer.

* Mais c'est la fin du voyage dans le Moyen Âge.

* Il est temps pour vous d'emprunter le chemin du retour par l'étroit escalier.

Attention à la marche !

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, sur la demande de l'évêque de Sarlat, aménagement d'un  fort de repli dans la falaise.

* En 1214, durant la Croisade des Albigeois, pour éviter la destruction du bourg et aussi parce qu'il n'est point Cathare, l'abbé rend hommage à Simon de Montfort.

* A la fin du 14ème siècle, durant la Guerre de Cent Ans, les Anglais s'attaquent au fort et tentent de s'en emparer, mais cette fortification haut perchée semble imprenable.

* Au 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, les prélats se réfugient dans le fort.

* A la fin du 16ème siècle, Arnaud de Salignac abandonne le fort. Ruine sera son avenir.

* En 1992, le site payant est ouvert au public.

* En cette fin de 20ème siècle, Le Chevalier Dauphinois envahit la place forte !

* Au début du 21ème siècle, une partie de la voûte s'effondre. Quelque temps après, des rochers de la falaise deviennent instables. La décision d'interdire la visite du site est prise par les autorités.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du fort depuis la route est possible. La visite des entrailles troglodytiques est interdite.

 

La surveillance de la voie fluviale est parfaite

 

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 06:10

 

Département 48 - LOZERE

  Voyez vous les fortifications de cette église ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Prunières est située à 50km au Sud-Ouest du Puy en Velay, à 30km au Nord de Marvejols (voir ses portes fortifiées) et à 25km au Sud-Est de Saint Flour.

 

     Coordonnées de l'église :

44° 49' 35.962" N 3° 20' 33.788" E
 44.826656°  3.342719°

 

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte
   D'après mon dictionnaire, le bourg de Prunières possède une église fortifiée d'origine médiévale. En arrivant devant ce bâtiment religieux, j'ai deux certitudes :

1 - Cette église est bien médiévale,

2 - Ses fortifications ont presque disparus.

  Un morceau de mâchicoulis a traversé les siècles

L'analyse 

* L'église ne possède pas de transept.

* Le mur de la nef est renforcé par cinq contreforts plats.

* Les fenêtres Romanes sous arcade sont placées en hauteur.

* Les pierres en granit sont jointives, prouvant le soin apporter (pour l'éternité) par les moines constructeurs.

 

Le système défensif
    Il semble minimal durant notre siècle, mais en observant le toit, je suppose qu'il fut "récemment" abaissé.

  Une salle de repli avec construction défensive en encorbellement a été construite il y a 5 siècles.

Reconnaissez vous les mâchicoulis ?

 

Le clocher porche

* Le clocher-porche serait l'un des plus anciens de France (d'après certains universitaires).

* La trilogie est exprimée partout dans cette façade :

- Dans le portail d'entrée,

- Dans les 3 baies à mi-hauteur,

- Dans les 3 ouvertures pour les cloches.

Les peintures du 17ème s'harmonisent bien avec cette architecture médiévale.

 

        L'intérieur :
Sobre et décorée

    Devant la porte, j'ose la phrase magique :

"Césame, ouvre toi !"

* En entrant, je constate une division entre le choeur et la nef.

* Cette particularité est créée par un arc triomphal en sailli.

* Un autre arc presque symétrique sépare le choeur de l'abside.

* Les décors peints, bien que réalisés au 18ème siècle, par leur simplicité semblent avoir été conçu au début de la renaissance.

* Pourtant bien loin de ses terres, Jeanne la Pucelle m'observe avec passion (et réciproquement).

* Ma brochure affirme que derrière l'autel, un puits existe. Ainsi les "défenseurs" pouvaient résister à un siège.

 

Hors sujet

    J'ai une question :

  Pensez vous que le sculpteur de ce bénitier ait pu imaginé

que les Homo-sapiens du 21ème siècle puissent encore l'admirer ?

 

Je trouve une "consolation"

    Evidemment, n'ayant pas pu visiter les entrailles fortifiées, en sortant j'ai la truffe au sol... de tristesse...

Pensez vous que je sois réellement triste ?

    Que nenni, je suis pensif sur mon prochain lieu de visite.

C'est grâce à cet acte de pensée que mon regard tombe sur des détails que point j'avais vus auparavant : Des sachophages.

   Certains sont cassés et d'autres servent de bac à fleurs. Mais leur présence prouve que certains moines (importants ?) se faisaient (certainement) enterrer proche de l'église.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, le prieuré de Prunières dépend de l'abbaye de la Chaise Dieu.

* Au 13ème siècle, construction de l'église par les moines.

* Au 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, l'église est fortifiée.

* Au 17ème siècle, un retable est intégré dans le mur.

* Au 18ème siècle, des peintures ornent le choeur.

* En 1920, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Caprais) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Etait ce le tombeau d'un Grand Chevalier... comme moi ?

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