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Ombre et lumière

20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 07:30

 

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

L'église se fond dans le paysage de la commune    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Saint Privat des Prés est située à 80km au Nord-Est de Bordeaux, à 55km au Sud d'Angoulème et à 40km Ouest-Nord-Ouest de Périgueux.

   Coordonnées du bourg :

45° 13′ 35.04″ N 0° 12′ 56.88″ E
 45.2264°  0.2158°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     Après avoir visité la maison forte de ce bourg Périgourdin, je me dirige vers l'église de l'ancien prieuré Bénédictin.

  La construction au bout de la rue est surprenante :

     * Point de haut clocher pour guetter l'ennemi.

     * Point de tour pour tirer sur l'assaillant.

Suis je réellement devant une église fortifiée ?

 

L'enquête commence

    A une extrémité de l'église, mon imagination débordante de castellologue-amateur croit voir une tour. Les fantômes de modillons me font comprendre que cette ronde construction est le chevet de l'église.

  Je continue ma marche de découverte dans cette rue en légère pente. La paroi ensoleillée me montre :

* Un mur de nef élégante.

* Des fenêtres très esthétiques.

* Des pierres correctement taillées et jointives.

* Des pierres de différentes couleurs (reconstruction ?).

  Mais je ne vois pas de système défensif.

 

Magnifiques surprises !

     Je prends un peu de recul pour regarder dans les yeux  cet énigmatique mur.

J'ai une révélation.

  Sous le toit apparaissent de petites archères cruciforme dont certaines sont avec un trou rond pour fusil"... Surpris je suis. Le système défensif n'est pas homogène ni symétrique. Certains crénelages (voir vocabulaire ) ne possèdent aucun système de tir..... Surpris encore je suis.

   De tous ces détails, je tire une conclusion évidente : Il y avait une grande salle de repli et de défense au dessus de l'église.

Nota : Parfois dans mes proses, je vous mens un peu sur mes recherches, je transforme un peu la découverte, je joue à vous faire croire que je ne trouve pas de suite les indices. Mais en découvrant l'église au centre du bourg, même les non spécialistes peuvent voir au premier regard que l'église est fortifiée.

Me pardonnerez vous ces mensonges d'écrivain ?

  La façade : Sobrité et finesse

La façade : Une oeuvre unique

   Le castellologue-amateur que je suis a de suite remarqué l'ouverture au niveau de la salle de repli, mais le touriste qui sommeille en moi regarde ce fronton différemment.

    Le portail de l'église de Saint Privat des Prés est unique dans le Ribéracois (dernière terre d'Occitanie avant celles de la langue d'Ol). De nombreux architectes voient une influence de la Saintonge dans cette façade.

 

Analyse rapide de la façade et du portail

     Au premier étage, présence d'arcatures romanes appuyées chacune sur deux colonnettes. L'ensemble est surmonté d'une corniche à modillons expressifs, avec des animaux fantastiques et des personnages bibliques.

   Au centre, le portail en plein cintre est en pure style Roman. Il possède neuf voussures surmontées d'une archivolte sculptée.

 

    L'intérieur :

       En entrant, ce ne sont point les peintures murales du Moyen Âge qui m'accueillent mais la blancheur immaculée. Même les 3  coupoles de la nef sont sans couleur.

Quelle sobriété !

  Je suis certain qu'il y a 800 ans l'église n'était pas comme cela. Même les statuts sont "en neige" .

    Curieusement, dans ce monde refait et consolidé, l'abside n'a pas vu d'ouvriers maçons. Son plafond se fissure dangereusement. Craignant que le ciel me tombe sur la tête  , je prends rapidement le chemin sacré de la sortie.

    De retour sous le ciel d'azur, je vérifie que ma "peur" passagère était justifiée. Le chevet se lézarde. Je vais en faire autant, mais à la terrasse d'un petit restaurant. 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.
* Au 13ème siècle, l'église dépend de la commanderie Templière d'Aubeterre (j'ai trouvé cette référence dans une brochure régionale sur l'ordre du Temple....à vérifier).
* En 1562, début des Guerres de Religion. Plusieurs combats endommagent le clocher et les murs de l'église.
* Vers 1651, les voûtes dans l'église sont reconstruites.
* En 1862, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* En 1993, la commune de Saint Privat est renommée en Saint Privat des Prés.
* En 1997, la façade de style Saintongeais est restaurée.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Délicatesse et fortification se marient merveilleusement

 

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Un bijou médiéval dans un écrin de verdure

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Cruéjouls est située à 25km à l'Ouest de La Canourgue, à 20km au Nord-Est de Rodez et à 10km à l'Est de Bozouls (voir son château).

     Coordonnées du château :

44° 26' 42.864" N
2° 51' 24.016" E
 44.44524°
 2.856671°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

    Posée sur un mamelon à la sortie Nord-Ouest du bourg, une construction tout en rondeur domine la vallée du Dourdou située au Nord. Où sont les courtines ?

  Curieusement, en fonction des livres et brochures, ce site porte le qualificatif de :

- Château,

- Donjon,

- Manoir.

 

Elle est bien ronde !

    Toutes ses rondeurs me fascinent. L'absence de courtine rectiligne est rare pour une construction médiévale fortifiée.

  Pensez vous que ses rondeurs aient (ou auraient) pu inspirer des artistes comme :

- Régine Fabjanczyk

- ou Caterina Zacchetti ?

 

Y a-t-il des défenses ?
    En avant de cette construction, il y a un petit muret. Sa hauteur n'en fait pas une protection efficace, et son épaisseur me laisse douter qu'il fut construit au Moyen Âge.

     Dans ses formes généreuses, je cherche quelques indices de système défensif. Les parois sont borgnes ou possèdent en étage de petites ouvertures de lumière rectangulaires qui ne sont point défensives. Où est l'entrée ?

   Au sommet, la toiture en faible pente avec des épaisses tuiles calcaire ne laisse point entrevoir un chemin de ronde ni des mâchicoulis (voir vocabulaire). 

Diantre !

N'était ce qu'un habitat de repli ?

 

Je m'approche

   Tout en respectant la propriété privée et le silence du lieu, je m'approche en ne faisant que "couiner en silence" ma lourde armure de Chevalier-Castellologue-Amateur.

J'entends un bruit dans ma chausse gauche

Que vois je ?

 * Sur la hauteur, des pierres dont la dimension diminue avec la hauteur.

 * En partie basse, une fente verticale dont je ne peux affirmer si elle fut défensive ou éclairante.

 * Entre 2 tours, la petite courtine comporte :

- En partie basse, ce que j'imagine être une ancienne porte d'accès.

- Au dessus, un axe de circulation (et peut être de défense si porte il y avait).

Quel énigmatique bâtiment !

  Enigmatique restera cette beauté médiévale !

        L'intérieur :

Porte close

   Lentement, je m'avance vers la porte. Hélas, la propriété privée est interdite à la visite. Je n'aurai aucune réponse à mes doutes.

   Je me console en m'abreuvant de la littérature que j'ai emportée dans ma besace.

Comme je suis un Chevalier, je la partage avec vous.

 

Les écrits

* Le bâtiment comporte :

- Un sous-sol,

- Un rez de chaussée,

- Un étage.

* Chaque niveau est séparé par une voûte en berceau.

* Les murs ont une épaisseur de 1,5m à 2,5m

* Une salle en sous-sol comporte une cheminée prouvant qu'elle fut habitée.

* Une salle en sous-sol possède la margelle d'un puits aujourd'hui comblé.

* L'une des tours possède un escalier de pierre en spirale desservant tous les étages.

* Une salle à l'étage comporte un écusson aux armes de Nogaret de Trélans

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, un seigneur de Cruéjouls est cité. La seigneurie dépend de la Baronnie (voir titre de noblesse) de Calmont d'Olt.

* Au 15ème siècle, il semble que l'actuel château soit construit (à vérifier).

* En 1478, après un siècle et demi de possession, la famille de Cruéjouls abandonne le château au profit des La Panousse.

* Au 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, les Protestants souhaitent que le seigneur de Cruéjouls participe à leur révolte. Mais il ne se laisse pas convaincre.

* En 1581, le site est exploité par Antoine Salving, marchand à Espalion. La famille La Panousse est toujours propriétaire du château et des terres.

* En 1600, la famille La Panousse vend la seigneurie à Claude de Nogaret, Vicomte de Trélans. Ce personnage détient aussi le château de Caylaret à quelques kilomètres de là.

* En 1725, le site appartient à Pierre de Bonhomme, Trésorier général à Montauban.

* En 1779, le château est vendu à Jean Viguier de Grun, ancien Gouverneur des Pages des Grandes Ecuries du Roi.

* En 1788, le Marquis de Pégayrolles baille le site à un avocat, Pierre Gervais, habitant à Caylaret.

* Au milieu du 19ème siècle, le Marquis vend la seigneurie.

* A la fin du 19ème siècle, le site est possession de Sylvain Gervais.

* Vers 1930, le château est occupé par une école libre de jeunes filles.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée et la quiétude de ses habitants. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Fascinantes rondeurs !

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 00:01

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

Résumé :

    « L'une des grandes richesses de l'Auvergne est celle de ses nombreux châteaux forts : quelle butte, quel mamelon ne porte encore à son sommet un château, sentinelle de l'Histoire, imposante et fragile à la fois ? Marie-Claire Ricard et Jacques Raflin vous emmènent, en compagnie du photographe Hervé Monestier, à la découverte de ces trésors du patrimoine historique auvergnat.
  Un voyage passionnant que vous pourrez continuer par vous-même, au cours de randonnées et de visites de ces quelques cent cinquante châteaux que nous vous invitons à découvrir ou mieux connaître.»
 
 
Mon avis :
Les châteaux dans le pays des Volcans  !!!!!
 
L'Auvergne est riche en "pierres construites".
 
  Ce livre ne fait pas la liste complète des sites des puissants seigneurs d'Auvergne, de nombreuses ruines (parfois très ruinées il est vrai), ou mottes castrales sont oubliées; Mais les châteaux décrits sont ceux de notre enfance. Courtines, tours d'angles, archères, échauguettes sont présentes sur toutes les pages. Certaines forteresses ont évolué à la renaissance et ce mélange d'architecture est extraordinaire............. Ces sites n'ont rien à envier aux châteaux de la Loire.
 Voilà un livre indispensable pour:
   * rêver devant de belles photos,
   * vivre comme un châtelain avec un texte court mais agréable,
   * imaginer les prochaines vacances dans ces lieux féériques.
 
   Les catellologues passionnés (comme moi) jugerons cet ouvrage un peu pauvre en détails historiques ou architecturaux, mais c'est un joli livre d'initiation qui se regarde avec plaisir.
 

 
Venez "visiter" maintenant les châteaux de l'  ALLIER  ou  CANTAL  ou  HAUTE LOIRE  ou  PUY de DÔME  ?

 
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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 22:00
Les châteaux savoyards dans la guerre contre le Dauphiné (1282-1355)

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

    « L'histoire de la guerre entre la Savoie et le Dauphiné en Bresse et en Bugey dans la première moitié du XIVe siècle est mal connue, malgré la richesse des sources écrites et des vestiges architecturaux. Cet ouvrage vient combler un manque important de l'histoire des deux régions qui firent partie du comté puis duché de Savoie jusqu'en 1601.
   Il témoigne, par l'étude de la guerre et des châteaux-forts qui défendent et organisent le territoire, d'une principauté (le comté de Savoie) en voie de formation et d'extension, aux structures relativement modernes, efficaces et cohérentes. Il montre à l'œuvre la stratégie savoyarde subtile et pugnace.
   Relevant à la fois de l'histoire et de l'archéologie, cette étude intéresse l'histoire militaire, politique, administrative mais aussi économique et technique. Elle repose sur l'exploitation méthodique et minutieuse d'une documentation en latin, inédite et massive, au caractère avant tout financier.»
 
 
Mon avis :
Technique et complet sur un sujet rarement traité  !!!
 
   Cet ouvrage est d'abord la découverte de comté de Savoie. Puis c'est la découverte des faits politiques et militaires d'une région frontalière avec un ennemi "envahissant" (mais qui envahissait l'autre ?).
 
Si vous souhaitez comprendre :
   * Comment un conflit se gère au moyen age,
   * Quelles raisons poussent les hommes à construire châteaux et forteresses,
   * Combien coûte la "protection".
 
 Voici LE livre technique et historique qui assouvira le besoin de savoir des passionnés ou des amoureux de la guerre Delphino-Savoyarde.
 

   Cet ouvrage est un complément au livre sur  la vallée du Grésivaudan  autre vallée frontière.
  Par contre, si l'architecture et l'histoire des châteaux est votre passion, venez voir les fiches sur  la Savoie, puis la Haute Savoie
 

 
Venez "visiter" maintenant les châteaux de la  SAVOIE  ou de la HAUTE SAVOIE ?
 
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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 09:42

 

La description de l'extérieur de l'église est ici.

 

Un portail Roman extraordinaire

 

Département 24 - DORDOGNE  

 

L'église (suite) :

    Le portail :

Une merveille

    D'après les archéologues, ce portail date du 11ème siècle. Bien que je sois un chevalier-castellologue-amateur amoureux des constructions médiévales fortifiées, je suis en admiration devant cette réalisation religieuse millénaire.

   Elle se décompose en 4 parties :

* Au sommet, un fronton triangulaire à appareil losangé.

* En dessous, une corniche portée par des modillons très expressifs.

* De chaque coté, des colonnettes semblant porter la corniche.

* Au centre, deux voussures sous archivolte ornées en plein cintre.

 

Description des 2 voussures

    Sur la voussure supérieure, les gravures sont comme une bande dessinée ayant pour thème : La rédemption Messianique.

 Pour en comprendre l'histoire et la signification, je vous propose ces 2 images cliquables :

- Les détails sont à droite,

- La numérotation est à gauche.

besse voussure détail de la voussure

1 - Un ange tend à Isaïe un charbon ardent pour la purification des lèvres.C'est la symbolisation de la délivrance de saint Pierre-ès-Liens.

2 - Un ange revêtue de 3 paires d'ailes    montrant la paume de ses mains : Représentation du Séraphin.

3 - Adam et Eve nus encadrent l'arbre de vie. Ils cachent leur sexe avec des feuilles. Adam est retourné pour écouter Yahvé qui lui tend la main.

4 - Autour de l'arbre s'enroule le serpent qui montre la pomme à Eve. Elle tend la main pour la saisir. Adam se tient la pomme d'Adam  en guise de refus. Après leur faute  , Adam et Eve sont vêtus. Sur les cotés, une feuille de figuier et de chêne symbolisant le paradis qui s'éloigne.

5 - Symbole de la légende de Saint Eustache :  Un cerf regarde le chasseur lui décocher une flèche.

6 - La Vierge et l'enfant.

7 - Saint Michel portant un bouclier terrasse le Dragon avec sa lance.

8 - Un agneau portant une croix. Il est lui même porté par une angelot.

 

 

 

Pour découvrir l'intérieur de l'incroyable église fortifiée de Besse...

.... Veuillez cliquer ici.

 

 

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 07:30

 

Département  40 - LANDES

Le bourg :

C'est par là, Chevalier !   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Montaut est situé à 20km au Sud-Ouest de Mont de Marsan et à 5km à l'Est de Mugron.

  Le hameau de Brocas est à 2km au Sud du bourg fortifié de Montaut.

      Coordonnée de l'église :

43° 43′ 7.06″ N 0° 40′ 20.56″ W
 43.718629°  -0.672376°

 

L'église :

    L'extérieur :

La découverte

    "Église Romane de Saint Pierre de Brocas" : Ce panneau signifie que l'église a au minimum 8 siècles (comme moi), mais cela ne prouve pas que la construction soit fortifiée.

Vais je revenir bredouille ?

   Que nenni, car heureusement j'ai un secret : Chuuut, je vous le livre ici.

 

L'enquête commence

     En découvrant l'église, je ne remarque que les contreforts. Ils sont présents en nombre le long de la nef et contre le chevet. Il est vrai que les murs composés de pierres petites, pauvrement taillées et  moyennement jointives ont besoin d'un soutient. De plus, cette église a été construite avec de la "pierre de Saint Aubin". Ce matériaux est hélas très fiable et ne résiste pas aux intempérie donc aux années.

    L'enquête continue. Même si des bâtiments ont été ajoutés après la construction de l'église Romane, les contreforts d'angle n'ont pas été enlevés tant ils consolident les mur  si friable.. 

    Pour un médiéviste, le nombre important de contreforts n'est pas une preuve de fortification.

Y a t il un système défensif sur cette église ?

 

J'ai des doutes

    Je cherche   entre les contreforts une trace (même obturée) de fente de tir. Hélas, mes yeux exorbités de Chevalier Castellologue ne voient rien. J'inspecte avec minutie le mur sous le toit espérant voir les vestiges d'un chemin de ronde avec crénelage ou archère. Mais c'est le désespoir qui est mon compagnon.

    Pourtant, je note  une curiosité architecturale (qui aura son importance dans quelques chapitres... Mystérieux je suis n'est il pas ?). Si je fais abstraction du bâtiment rectangulaire devant moi (construit quelques siècles après l'église Romane), la nef semble comporter 2 parties, comme s'il y avait 2 nefs ou 2 absides distinctes de dates de construction différentes. L'une semi-circulaire, l'autre polygonale. 

Un clocher-tour très trapu 

Que de défenses !

    Quand je doute, je prends du recul. Et comme par magie, un immense bonheur m'enflamme au point que je saute de joie !

  J'ai envie de courir vers elle pour la dévorer, mais je sais qu'il faut séduire la belle et la comprendre (voir explication) alors, de loin je la déguste des yeux.

 

1ère analyse de la tour

    Avant de faire l'inventaire du système défensif, j'observe la tour flanque polygonale sur le coté Sud du clocher.

   Ce type de construction extérieur contenant un escalier est assez courante dans la région. Un historien en architecture spécialisé dans l'Aquitaine a affirmé que c'est une caractéristique Anglaise au 14ème siècle.

   

 Analyse globale de la tour

 Nombre de châteaux ne possédaient pas une belle tour !     Si je fais abstraction des bâtiments avancés construits quelques siècles après l'église Romane, je vois une tour carrée avec un puissant et large contrefort. Cela me rappelle certains murs boucliers de châteaux forts.

   Au dessus, 2 fines archères droites à travers lesquelles je crois discerner un important ébrasement (voir vocabulaire). Sur les 2 niveaux supérieurs, les 3 ouvertures ressemblent plus à des fentes de tir pour arme à feu qu'à des archères.

    La différence de taille des pierres et de leur nature me fait penser à une surélévation ultérieure, à moins que cela soit l'aménagement d'un chemin de ronde couvert (mais supposition cela est car je ne vois pas d'ancienne trace de crénelage).

 

 Le crénelage

     Sous un toit à faible pente, le crénelage est très curieux. Il est certes obstrué d'un grillage pour éviter les "attaques" des assaillant à plumes du 21ème siècle, mais :

1 - L'asymétrie merlons-créneaux me surprend. Surtout que l'évidement est très important pour une construction médiévale.

Le créneau permettait il plusieurs archers en même temps ?

2 - Peut être que les imposants créneaux comportaient un mantelet en bois (voir vocabulaire).

Dans ce cas, où sont les corbeaux soutenant les axes de rotation ?

3 - La partie vide (créneau) comporte une archère en dessous. A la même époque les architectes construisaient des fentes de tir dans le merlon pour être protégé tout en tirant debout.

Le soldat tirait il en position allongée ?

  Diantre !... Ces curieux Anglois brûleurs de Jeanne d'Arc me font poser beaucoup de questions !

  Mais peut être que la réponse est très simple : Ceci est dû aux modifications durant plusieurs siècles. Cette curiosité me fait penser à cela.

 

 La tour de contrôle de la défense

     Pour mieux apprécier la puissance de ce clocher-tour, je prends un peu de recul. La fonction défensive de la haute tour est évidente. Elle domine et protège l'église romane sans transept. Même un assaillant s'accroupissant et rampant vers le chevet serait vu par un gardien dans la tour.

   Ce système défensif en hauteur est simple mais efficace.

 

Avez vous remarqué sur l'abside de style Roman entre les contreforts à deux redents, les 2 étroites fenêtres plein cintre surmontées d'une arcature. L'encadrement par des colonnettes à tailloir sculpté est du plus bel effet.

    En examinant un peu mieux le mur de la nef, je vois l'entrée (obstruée) d'origine de l'église. Il semble qu'après la construction de la tour, elle fut obstruée et le mur consolidé par un contrefort. L'entrée a donc été déplacée en bas de la tour.

  Quelques années plus tard, un porche a été construit en avant de la tour.

 

    L'intérieur :

Pour découvrir l'incroyable intérieur de cette église fortifiée (ainsi que son histoire),

Veuillez  cliquer  ici.

 

 

 

Transparente va devenir cette église fortifiée

 

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 07:30

 

Département :   50 - MANCHE

 

Le château est il derrière la barrière ?

Le bourg :

   Situation  (--> le voir sur une carte)

        Le bourg de Vauville est situé à 12km au Nord de Flamenville, à 15km à l'Ouest de Cherbourg et à 4km au Sud de Beaumont Hague. 

   Coordonnées :

49° 38′ 6″ N 1° 50′ 42″ W
 49.635°  -1.845°

 

Le château :

      L'extérieur

Première sensation

     Après m'être promené sur le sentier côtier de la Pointe de Jobourg, j'ôte ma tenue de touriste et j'enfile mon armure de Chevalier Dauphinois pour visiter un des rares châteaux de la Péninsule.

  En découvrant cet affichage, je pressens que ce n'est point la construction médiévale qui sera mise en valeur mais un jardin fleuri.

 

La découverte commence

    La petite barrière du 20ème siècle m'informe que le rempart a disparu (Mais a-t-il existé ?). Je pressens que les années n'ont pas épargné cet édifice et que la 2ème guerre mondiale a du faire souffrir cet ancêtre.

   Lentement je m'approche tout en respectant la propriété privée. Au loin, une étroite tour ronde sans  crénelage ni mâchicoulis (voir vocabulaire). La plate-forme ne me permet pas de définir la fonction de cette tour.

 

 Y a t il des traces médiévales évidentes  ?

    Étant à la recherche d'indices, je porte mon attention sur le logis. Hélas, les lucarnes passantes à fronton sont un détail architectural bien éloigné des châteaux forts. Quelques mètres plus au Nord, une imposante tour ronde me redonne de l'espoir surtout en voyant cette ouverture de tir.

  Peut être que la visite du château me donnera les réponses à mes doutes.

 

      L'intérieur

    Le site est fermé ce jour. Je suis dans le brouillard des doutes. Je me console en regardant une vidéo prise sur YouTube.  

 

 
Histoire du jardin et du château :

* En 1163, Richard de Vauville fait construire une demeure seigneuriale (maison forte ?).

* Durant le  14ème siècle, le château et terres appartiennent à la famille de La Haye.

* Au 15ème siècle,  la famille Carbonnel est propriétaire

* Vers le 16ème siècle, la seigneurie appartient à la famille Le Sauvage.

* En 1663, Jeanne Le Sauvage épouse François-César de Costentin. Il ordonne la construction du logis actuellement visible.

* Vers 1720, certaines tours et murs médiévaux sont détruits pour faire plus "moderne".

* Au 20ème siècle,durant la 2ème guerre mondial, les bombardements détruisent une grande partie du château et les soldats libérateur pillent les intérieurs.

* A la fin de la guerre, le propriétaire aménagent un jardin qui s'agrandit et s'embellit chaque année.

* En 1970, le site est partiellement inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte du château depuis ruelles et sentiers est possible. La visite du jardin botanique est payante. Veuillez consulter les horaires et tarifs ici.

 

Le château garde ses secrets

 

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 07:00

 

 

La découverte de l'extérieur du  château est ici --> clic

 

 

  Département 02 - AISNE


  Le château :  

   Une entrée digne d'un temple Grec L'intérieur :

Un curieux détail

    Avant d'emprunter le pont pour rejoindre les entrailles de cette forteresse, je me penche sur la gravure du château après ses transformations au 16ème siècle.

   J'observe maintenant l'entrée et un détail me surprend. De chaque coté de la porte, ce ne sont point des rondes tours qui assuraient la défense :

Ce sont des tourelles en éperon.

    Cette forme "cubique" est contraire à l'esprit "tout en rondeur" de ce château. Je pressens une construction tardive.

 Je vous sens perdu !

  Voici le plan expliquant ma surprise.

  Ce pont, c'est le pompon de l'art Renaissance

Franchir le pont

    Evidemment, après les transformations à la Renaissance, l'entrée n'est pas massive et fortifiée comme au Moyen Âge. Même si les sculptures et décors ont été massacrés, l'entrée du pont est magnifique.

 

Je fais le pont

   Dans cette longue galerie, les siècles sans entretien et les hommes ont fait disparaître toutes les statuts, tableaux et décorations. Mais en fermant les yeux, il est possible de les voir.

Entendez vous la musique de Lully ?

 

L'énigme de la porte

   Au bout, m'attend l'entrée de la forteresse avec ses 2 constructions en éperon. Les colonnes et gravures me font oublier que pont-levis il y avait certainement à l'origine. Dans ce tunnel, je ne vous reçois plus... Etes vous toujours là ?

Mais doute il y a !

   Bien que l'emplacement de l'entrée médiévale ne soit point connu précisément, les archéologues pensent que le pont originel (et donc l'entrée) n'était pas à cet endroit. Cela expliquerait la création des deux éperons.

 

Je suis dans le tunnel

   En traversant ce tunnel dont la perfection monotone m'intéresse peu, je consulte le plan du château. Grâce à un inventaire du milieu du 16ème siècle, le nom des tours nous est connu.

 

Nom des tours

    Notre époque a besoin de donner un nom à chaque chose, objet, bâtiment. C'est ainsi que fut attribué à chaque imposante tour ronde un nom (un qualificatif) en fonction de son utilisation passée :

1 - La Garde-Robes,

2 - La Chapelle,

3 - La Prison,

4 - Le Bout des salles,

5 - L'Horloge,

6 - La Vis des cuisines,

7 - Le Fournil.

  La rondeur du plan me fait tourner la tête

Les salles

     Il n'est pas toujours facile d'identifier les fonctions des pièces dans une ruine. Mais quelques détails architecturaux et une brochure spécifique m'ont permis de mieux les appréhender :

B - Un escalier à berceau rampant dans une cage polygonale,

C - Les cuisines,

E - L'escalier à vis,

P - Le puits,

R - La chambre du roi,

S - La grande salle.

 

La chapelle

    A l'extérieur, j'avais identifié de hautes fenêtres me faisant penser à une chapelle. En face de la ruine, il me semble évident que ma supputation fut correcte :

* Fenêtres pour vitrail,

* Départs de voûte,

* Nef (?),

* Cul de lampe sculpté.

 

Les escaliers

   Lorsqu'il y a des tours, donc des étages, des escaliers sont nécessaires. Ce château ayant été modernisé à la Renaissance, il est possible de voir :

* Un escalier droit,

* Un escalier d'apparat,

* Un escalier à vis médiéval.

  Ce dernier desservait tous les étages de la tour ainsi qu'une échauguette.

 

Les bâtiments en ruine

   Avec toutes les informations que je vous ai données, vous avez la possibilité de deviner la fonction de chaque pan de mur sur ces images. 

 

 

Je vous questionne !

    Dans cette série, saurez vous identifier la tour de Garde-robes, une archère avec coussiège, un conduit de cheminée et d'élégantes cheminées (mais dans quelle salle ?).

 

Tour de la Garde-Robes Intérieure d'une archère Conduit de cheminée Cheminées

 

C'est la fin

   J'ai passé plus de 4 heures en ce lieu pour écouter chaque pierre, je n'ai pas vu le temps passer. Par contre, en plus d'avancer, le temps change. La pluie menace.

    Je me dois de quitter ce château unique en empruntant à nouveau le pont galerie.

 

 

Histoire du château :

* En 1152, par son mariage (le 3ème) avec Agnès de Beaudricourt et Braine, descendante des Comtes (voir titre de noblesse) de Champagne, le domaine est reçu par Robert Ier de Dreux, fils du Roi de France Louis VI le Gros (voir liste des rois).

* Au début du 13ème siècle, Robert II de Dreux, fils de Robert Ier, décide la construction d'un château fort en ce lieu.

* En 1218, à la mort de Robert II, son fils Pierre Mauclerc hérite du château en construction.

* En 1250, le site échoit à Guy de Lusignan, fils de Yolande de Bretagne, donc petit fils de Pierre Mauclerc.

* En 1260, le château fortifié est terminé. Il aura fallu 54 ans pour le rendre "imprenable".

* A la fin du 13ème siècle, le château est possession de Gaucher de Châtillon.

* En 1395, le château est acheté par Louis Ier  Duc d'Orléans et Comte de Valois (c'est le frère du Roi Charles VI - voir liste).

* En 1420, une troupe Anglaise attaque le château. Dans la forteresse, le Capitaine Alardin de Monzay résiste vaillamment

* En 1424, une attaque Anglaise échoue aussi devant la vigilance de son capitaine.

* En 1445, Jean d'Orléans hérite du château.

* Au début du 15ème siècle, le Roi de France François Ier (voir liste des rois) hérite du château.

* En 1514, le Roi donne le site et ses terres en usufruit à sa mère Louise de Savoie.

* En 1518, Antoine de Bourbon serait né au château.

* En 1528, pour son mariage, le château est offert au Grand Connétable Anne de Montmorency par la mère de François 1er.

* A partir de 1530 (ou 1545 ?), le vieux château fort peu confortable est modifié en profondeur par son propriétaire.

* Vers 1555, le magnifique pont couvert est réalisé par l'architecte Jean Bullant.

* En 1592, le château est récupéré par le Roi Henri IV.

* Vers 1632, Henri II de Montmorency, filleul du Roi Henri IV et petit fils du Connétable Anne de Montmorency, est exécuté pour "traîtrise" à la couronne Royale. Le château est confisqué par le cardinal de Richelieu, puis donné à Henri II de Bourbon Condé.

* Quelques temps après, le château est rendu à l'épouse du Prince de Condé : Charlotte de Montmorency.

* En 1651, le château est possession du Prince de Conti, frère du Grand Condé.

* En 1752, Louise Henriette de Bourbon, descendante du Prince de Conti, apporte  le château en dot à Louis Philippe d'Orléans.

* En 1779, Philippe Egalité, fils de Louise Henriette et de Louis Philippe, a un grand besoin d'argent. Il fait démolir le château pour vendre les pierres.

* En 1862, le site est classé aux Monuments Historiques.

* Au 20ème siècle, un industriel achète les ruines et décide de les consolider. Un association de bénévoles travaillent au déboisement puis à la reconstruction et aux consolidations.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis le sentier et la route est libre et gratuite. La visite de la ruine est possible gratuitement en respectant les vieilles pierres et la tranquillité du lieu.

 

Je vois l'infini et même... plus loin !

 

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 07:30

 

Pays :

 ESPAGNE

Région :

  ANDALOUSIE

 

Le bourg : 

Une colline a surgi portant un château fort !    Situation (--> le voir sur une carte)

      La commune d'Ardales est située à 100km au Sud-Est de Séville, à 35km au Nord-Ouest de Malaga et à 28km au Sud-Ouest d'Antequera (voir son château).

  Coordonnées du château :

36° 52' 34.831" N 4° 50' 40.657" W
 36.876342°  -4.844627°

 

Le château : 

    L'extérieur :

L'arrivée

   Après avoir chevauché durant de longues heures sur une route désertique sous un soleil de plomb, mes yeux sont surpris de voir un bourg aux blanches maisons. Ardales a une physionomie typiquement Andalouse. C'est un petit bourg aux rues étroites et maisons blanches.

  Soudain, mon regard est attiré par une colline foncée portant une construction millénaire.

Est ce un mirage ?

 

  Rêve ou réalité ?

    En me pinçant, je sais que je ne rêve point (heu... personne n'a réagi lorsque j'ose affirmer que je me pince .. Ceci n'est point possible dans une armure... Pfff  point attentifs vous êtes !).

 

-chevalier-00.gif

-chevalier-marche01.gif  

   En m'essuyant les yeux puis en me déplaçant, j'ai la confirmation que ce n'est point un mirage. Je vais découvrir une ruine sur un rocher posé par hasard il y a plusieurs millions d'années.

  Ma documentation affirme  que cette ruine se nomme : Château Rocher.

Un rocher lisse et inaccessible

 

Je le découvre lentement

    En arrivant au pieds du rocher, je constate qu'il semble imprenable. Construire une fortification au sommet  (500m d'altitude) fut une merveilleuse idée pour un château de surveillance et de contrôle des vallées.

 

Je contourne le rocher

    Pour trouver le moyen de monter vers la ruine, je longe la paroi. Au détour d'une ronde surface, je vois à mi-hauteur des trous ayant du porter des poutres.

Y avait-il une construction en encorbellement ?

   Je continue mon périple quand soudain, ma vue se brouille, j'en vois de toutes les couleurs.

Quelle est donc cette magie ?

 

Le secret de mon délire visuel

  Point d'ensorcellement j'ai reçu, l'Andalousie regorge de plantes plus ou moins piquantes (et hallucinogène ?) qui, hélas pour moi, servent de défense au 21ème siècle. Je ne peux pas m'approcher ni monter la raide paroi.

  Rocher imprenable

Je contourne le site castral

    Comme souvent, lorsque j'ai un problème, je prends un peu de recul. Je comprends rapidement que ce château ne sera pas visitable car il se situe sur une propriété privé.

  Alors, tel un chasseur (ou un Arsène Lupin), je cherche la faille pour voler ses secrets.

 

Contreforts !

   Les murs épousant les limites du rocher ont été consolidés par de puissants contreforts. La taille des pierres ainsi que la couleur me font supposer que les contreforts datent de la même époque que la courtine.

  Ce style (même épaisseur et forme carrée identique) se remarque sur plusieurs murs. Je suis surpris de ne voir aucun système défensif (archère, bretèche, mâchicoulis etc... voir vocabulaire).

 

C'est la fin

   Comprenant que cette ruine ne me révèlera aucun autre secret, je me retourne pour admirer l'une des richesse d'un château fort : Le panorama.

 

 

  Histoire du château :

* Au 9ème siècle, les Maures construisent un château pour surveiller les vallées.

* Au 13ème siècle, il semble que le château soit reconstruit. Est ce celui de ma gravure ?
* Au 21ème siècle, la découverte extérieure de la ruine est libre et gratuite. La visite de l'intérieur semble impossible. 

 

Je vois presque l'Amérique !

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 08:30

  Au Moyen Âge, point de fil électrique traversait le paysage

Département 12 - AVEYRON

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Coupiac est située à 40km au Sud-Ouest de Millau, 30km Est-Nord-Est d'Albi et à 8km au Sud-Est de Réquista.

     Coordonnées du château :

43° 57' 14.13" N
2° 34' 51.712" E
 43.953925°
 2.581031°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

     Par la route qui serpente au Nord du bourg, dans une trouée je vois à gauche de l'église, la construction fortifiée qui est le terminus de la croisade matinale. Deux tours rondes encadrant une petite courtine

  Je dépose mon destrier sur le parking proche du château et je commence mes observations.

 

Analyse générale 

* Le château de Coupiac a une forme parallélépipédique dont une tour et un pan de courtine ont disparu (voir la cause dans l'historique).

* Il est bâti sur un rocher aplani.

* Sur toutes les constructions rondes, de nombreuses latrines sont visibles et parfois sur plusieurs niveaux.

 

Les systèmes défensifs
     Un château fortifié se doit de posséder des systèmes défensifs. Même si la construction de Coupiac a été modernisée pour plus de confort, elle garde encore les traces de son passé guerrier.

 Que vois je :

* Sur une tour, présence d'une archère droite.

* Sur une courtine, une belle archère cruciforme à croix pattée.

* A mi-hauteur, une arquebusière ou couleuvrine.

* Puis une canonnière.

* Et enfin, en haut de courtine, les vestiges de mâchicoulis.

 

        L'intérieur :
Echec
   Hélas, en cette matinée de printemps, le château n'est point ouvert. Mais en me contorsionnant, je peux admirer à travers les jours de la porte.

 

Que vois je ?

1 - Une longue allée en pente douce amène à une façade modernisée.

2 - Sur la gauche, il devait y avoir une courtine, disparu il y a plusieurs siècles.

3 - Sur la droite, une rigole au sol récupérant les eaux de pluie.

  Pour le reste de la visite, je vous propose de le découvrir par vous même lors de vos prochaines vacances en Rouergue.

 

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, le site est la propriété des Comtes (voir titre de noblesse) d'Armagnac (voir liste).

* En 1372, une bande armée, composée de 70 soldats, attaque le château, mais elle ne parvient pas à le conquérir.

* A la fin du 15ème siècle, le Roi de France Louis XI (voir liste) ordonne la démolition d'une des tours en représailles à la révolte du Comtesd'Armagnac.

* Au début du 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, Jean III de Panat, seigneur de Coupiac, est commandant des troupes de Protestants en Languedoc.

* Au 16ème siècle, la famille Levis de Castelperse est propriétaire du château.

* Au 18ème siècle, le château appartient successivement aux familles :

- Brunet,

- Izarn de Méjanel.

* Vers 1792, les Révolutionnaires brûlent les archives du château.

* Vers le milieu du 19ème siècle, les descendants de la famille Izarn de Méjanel vendent le château à monsieur Bonnet, notaire de profession.

* Au 20ème siècle, la commune est propriétaire du site.

* En 1905, la municipalité quémande des subventions pour la réparation des toitures.

* En 1982, une association de sauvegarde est créée.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est payante. Veuillez vous renseigner sur les heures d'ouverture.

 

Le château survole les toits des maisons

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