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Ombre et lumière

13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Est ce une église fortifiée ou un château fort ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Sainte Radegonde est située à 20km au Sud de Bozouls (voir son château), à 9km au Sud-Est de Rodez et à 5km au Nord-Est de Flavin (voir son château).

     Coordonnées de l'église :

44° 18' 26.788" N 2° 39' 19.894" E
 44.307441°  2.655526°

 

L'église : 
        L'extérieur :
Elle m'attend !

    A 5km au Sud-Est de Sainte Radegonde, une curiosité unique m'attend avec impatience. Elle sait que je vais l'immortaliser pour montrer sa beauté au monde (du web).

  Avez vous déjà vu un donjon avec des cloches ?

Est ce un donjon ?

    Il est impossible de ne point voir l'imposante construction survolant les maisons. Durant quelques secondes, j'ai pensé que ce bâtiment était un château et même un donjon.

Etes vous subjugués ?

 

Est ce l'église ?
    Le moment de surprise passé, je constate, en haut de la rectangulaire construction, une série de cloches. Je pressens que le bâtiment fortifié est l'église que je suis venu immortaliser.

   Mais il faut réfréner mes ardeurs, car dans mes croisades, j'ai déjà vu des cloches :

* Sur un beffroi (qui était une ancienne tour d'un château),

* Sur une tour d'un château devenu clocher.

 

Je fais le tour

     Tout en contournant le bâtiment, je me demande où peut être situé l'abside. Evidemment, je pourrai regarder ma boussole (puisque les églises sont orientées Est-ouest), mais je souhaite comprendre l'architecture.

    Dénué de transept et de signe caractéristique d'abside, cette construction m'intrigue encore plus.

 

Fasciné je suis !

  L'autre face me révèle quelques détails : 

* A la base, une construction récente me fait pensé à une sacristie.

* Sur la hauteur, une forme presque ronde qui est une tour-escalier.

 Je guette les échauguettes

Je sais tout maintenant !

* La façade Ouest comporte deux échauguettes sur culots.

* Elles complètent un système défensif basé sur des mâchicoulis (voir vocabulaire).

* Au dessus un chemin de ronde couvert est identifiable. Il est aujourd'hui protégé par un grillage anti-oiseaux.

* La façade Est est dépourvue d'échauguette (qu'elle en est la raison ?).

* Dans la partie supérieure des quatre façades, de nombreuses ouvertures ont été aménagées. Je suis étonné par leur asymétrie d'emplacement et de forme.

* Ces ouvertures sont évidemment des fenêtres pour amener la lumière dans les nombreuses salles nommées : Les chambres.

* Une des ouvertures, avec ses deux trous de boulin en dessous, m'interpelle.

Etait ce une bretèche ?

Ou le fantôme des latrines ?

 

Deux petites curiosités

     Lentement, j'erre autour de la tour (sans tournis) à la recherche de la porte d'entrée de l'église. Soudain une fenêtre basse (sacristie ou petite chapelle récente) attire mon attention.

Savez vous ce qu'est cette gravure ?

 

        L'intérieur :

Sésame : Ouvre toi !
    Dans cette immense masse de pierre, la porte d'entrée (du 21ème siècle) semble invisible. Il me faut un peu de temps pour la remarquer. Il n'y a point de statut de Saint, ni d'ornement sculpté. Le Gothique flamboyant est inconnu en ce lieu

 C'est la première fois que je vois une porte d'église aussi sobre.

     Lentement, je m'avance et je pousse.

  Un arc en ciel de beautés colorées

Colorée

Quel choc !

   L'extérieur était si sobre, si "militaire", que je m'attendais à ne voir que la couleur de la pierre. Hors, l'intérieur est lumineux, coloré, multiple.

* Le choeur évidemment est lumineux grâce aux fenêtres. Mais c'est surtout les formes peintes qui me fascinent.

* Le plafond n'est pas en reste grâce à ses fines nervures peintes et sa rosace colorée au niveau de la clé de voûte.

* Le baptistère a aussi la chance d'être dans un enfeu décoré.

 

Vais je découvrir les entrailles ?

    Derrière la chaire, une porte permet d'accéder à l'escalier. J'espère pouvoir monter les 100 marches vers les "chambres".

  Hélas, la porte est fermée. Je ne connaîtrai jamais les secrets de cette incroyable église.

 

 

Histoire de l'église :

* Au début du 15ème siècle (1442 ?), considérant que les villageois d'Inières ne possèdent pas de fort pour se protéger, l'évêque de Rodez autorise l'aménagement de fortifications pour l'église.

* En 1555, située à l'étage supérieur de l'église, une "chambre" est vendue.

* En 1462, un capitaine est nommé par l'évêque de Rodez.

* En 1468, une tour de défense est ajoutée à l'église.

* En 1587, il semble que des chambres dans la tour soient toujours louées.

* En 1671, certaines chambres sont toujours louées.

* En 1921, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame de la Nativité) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Quelle incroyable église fortifiée !

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 07:30

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

    « Même si quelques noms ou épisodes fameux sont familiers à beaucoup, entre les temps forts de l'Antiquité romaine et de la Renaissance, le Moyen-Age fait parfois figure d'âge disgracié dans l'histoire de l'Italie. La très grande diversité des structures politiques, des cadres de civilisation et des questions suscitées par leur construction ne facilite pas un discours d'ensemble.
    Cette diversité crée pourtant l'unité de l'Italie médiévale : sa position de carrefour, sa qualité de point d'ancrage de la mémoire romaine, l'omniprésence de la civilisation urbaine dans le Nord et le centre, l'existence de sociétés pluriculturelles au sud ou encore la présence des papes sont autant de facteurs communs à de vastes portions du territoire.
    Le présent ouvrage analyse successivement les héritages romain et carolingien, la mise en place des autonomies urbaines et les reconstructions monarchiques du XIe au XIIIe siècle, les évolutions du système communal aux XIIIe et XIVe siècles ainsi que l'instauration d'un équilibre politique précaire au XVe siècle ; et, enfin, les mutations économiques, sociales et culturelles des deux derniers siècles du Moyen Age.
    Cette synthèse vient ainsi combler une lacune, en tentant de mettre en évidence les "caractères originaux" de l'Italie dans l'histoire de l'Europe médiévale.»
 

 

Mon avis :
L'Italie autrement !
     
   Ma vision de l'histoire de l'Italie était assez simple. Il y eu :

- L'époque Romaine et ses Empereurs,

- Puis 1515 et la victoire Française à Marignan.

- Puis la renaissance avec ces génies en peinture et en architecture.

 Mais de l'époque médiévale..... Rien........ Je ne savais rien. (Et vous ?).
 
Voici LE livre qui m'a permis de combler mon immense inculture sur ce pays si proche de nous.
 
   Cet ouvrage explique merveilleusement bien les provinces, leurs luttes et leurs influences durant 10 siècles. La chronologie des évènements est bien détaillée, les personnages centraux ou décisifs sont décrits avec précision.
   Evidemment, l'auteur n'a pas le style inimitable de J. J. Julaud (voir ici) qui rend l'histoire si agréable, mais l'ouvrage se laisse lire, si l'on prend des notes.
   Avec ce livre, je ne cherche pas à être un prof d'histoire, mais un touriste-médiéviste ayant un peu de connaissance. Ce livre me permet de passer mes prochaines vacances en Italie avec un savoir de base pour comprendre les ruines castrales et leur histoire. Puis de retour, je vous les narrerai pour votre plaisir.
Rendez vous pris dans 1 an ?
 

Venez découvrir maintenant les châteaux forts d'Italie.
 
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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 07:30

 

Département :  36 - INDRE

   Au centre du bourg, une beauté attend ma visite !

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Bouesse est située à 75km au Nord-Ouest de Montluçon, à 25km au Sud de Châteauroux et à 24km à l'Ouest de La Châtre (voir son château).

   Coordonnée du château :

46° 36' 56.473" N 1° 41' 10.964" E
 46.615687°  1.686379°

 

Le château :  

     L'extérieur :

L'arrivéeUne tour défensive du rempart

   En arrivant dans le petit bourg, comme un aimant je suis attiré par une incroyable construction jouant à se cacher dans les grands arbres. Heureusement, en ce mois de mars, les feuilles sont absentes des arbres et je peux me régaler du spectacle médiéval.

 
Le rempart extérieur

    Evidemment, avec la modernisation, la civilisation et la vie tumultueuse, le rempart n'a plus son agressivité médiévale. Il a été aseptisé et ne montre plus de système défensif, ni de crénelage (voir vocabulaire). Pourtant à l'angle une puissante tour apparaît.

 

La tour d'angle

     La tour présente quelques systèmes défensifs variés :

* Une canonnière pour tir rasant,

* Une ouverture ronde pour arme à feu (dans une pierre blanche ajoutée),

* Au sommet, des trous de boulins pour un hourdage peut être.

  Je suis surpris par la piètre qualité de taille des pierres et leurs positionnements peu jointifs.

 

Il y en a d'autres

   Mon aveuglement à décrire la (première) tour d'angle m'a fait oublier la règle d'or d'un Castellologue-Amateur :

Observer avant d'interpréter !

  Car, en ayant une vue d'ensemble, je vois un autre long rempart (dans le même état que le précédent) et une deuxième tour presque sosie de la première.

  Le donjon marque la puissance de son ancien seigneur !

Le corps de logis

   Au centre de l'espace trône le corps de logis divisé en deux parties :

* Sur la droite, un bâtiment Renaissance avec fenêtres à meneau en croix.

* Sur la gauche, un puissant donjon rond.

 

Le donjon

  Avec ses dimensions, cette tour fut habitable (les fenêtres prouvent son habitabilité). Contrairement aux petites tours d'angle, ce donjon a gardé ses attributs défensifs médiévaux :

* Des mâchicoulis sur consoles,

* Un chemin de ronde couvert,

* Des archères canonnières.

  Comme pour les tours d'angle, je suis surpris de la piètre qualité des pierres, surtout pour un donjon.

 Mais en observant mieux cette tour, je vois par endroit de larges et belles pierres taillées. Une reconstruction/consolidation hâtive a donc été effectué sur l'ensemble du château.

 

     L'intérieur :

         Le château est une propriété privée non visitable. C'est en réalité un hôtel restaurant moderne, silencieux et agréable. Ayant un autre logis ce soir là et n'ayant plus faim, je n'ai hélas pas pu profiter de la découverte des lieux.

Mais je reviendrai !

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, construction du château par Eudes de Cluis, vassal du seigneur de Châteauroux.

* En 1239, un acte autorise le seigneur de Bouesse à exercer les droits de basse et haute justice.

* Au 15ème siècle (1443 ?), le château est acheté par une riche famille Picarde: Les Gaucourt. L'architecture du bâtiment est fondamentalement modifiée avec l'ouverture de fenêtres, grandes salles de confort, larges cheminées, mais en respectant les systèmes défensifs de ce siècle.

* Vers 1792, les Révolutionnaires vendent le château.

* En 1855, le château est en mauvais état. Etienne Thimel, son nouveau propriétaire, tente une restauration.

* A la fin du 19ème siècle, le fils de Etienne continue les restaurations du château.

* Au début du 20ème siècle, Georges Poussielgue-Russand, gendre d'Etienne, embellit le château et décore la façade coté parc.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite. Mais peut être qu'en mangeant dans le restaurant ou en dormant dans l'hôtel, certaines caractéristiques architecturales vous seront révélées.

 

Pour entrer en ce lieu, il faut avoir faim ou sommeil !

 

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 07:05

 

Département 12 - AVEYRON

 

Est ce le château au bout de cette ruelle ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Salles la Source est située à 80km à l'Est de Cahors, à 70km au Sud-Ouest de Saint Flour et à 15km au Nord-Nord-Ouest de Rodez.

     Coordonnées du château :

44° 28' 40.372" N 2° 30' 26.935" E
 44.477881°  2.507482°

 

Le château : 
        L'extérieur :
Je suis pressé !

     Il y a tant de châteaux Aveyronnais à voir durant mes congés et il me reste si peu de jours avant mon départ que je ne prends pas le temps de me poser. Après avoir vu un site médiéval dans le bourg de Salles la Source, je galope à 5km au Nord pour voir (trop ?) rapidement le château de Solsac.

  Le "trop" signifie qu'aujourd'hui, je regrette de ne point avoir pris plus d'images. J'espère que cela me servira de leçon.

 Une échauguette modernisée

Minimal mais joli

    L'imposant mur ne révèle aucun indice sur son âge et le comporte aucun signe de système défensif. Mais en levant les yeux, je vois une échauguette sur culots. Si ce bâtiment était mien, j'installerais mon bureau dans cette ronde construction pour rédiger mes articles du blog. Je m'imagine déjà lire des ouvrages médiévaux éclairé par la petite fenêtre.

 

Une autre surprise
    Pour mieux comprendre l'architecture de cette construction fortifiée, je prends un peu de recul. Cette "astuce" que j'utilise souvent me permet de voir :

* Une tour parallélépipédique dépourvue d'archère, de crénelage et de mâchicoulis (voir vocabulaire),

* Une construction en encorbellement.

Quelle fut la fonction de cette construction ?

1 - Une bretèche ?

2 - Des latrines ?

* Ne pouvant point voir si une porte existe en dessous, l'option 1 est difficile à identifier.

* Mais je pressens que l'étage supérieur était l'habitation des propriétaires. Si mon raisonnement est correct, l'option 2 est la bonne.

Quel est votre ressenti ?

 

        L'intérieur :
  Le site est une propriété privée non visitable. 

 

 

Histoire du château :

* En 1295, sur la demande de Guillaume de Bournazel, le maçon P. Cartaillac construit une maison en ce lieu.

* Au 15ème siècle, la maison est la propriété de plusieurs familles dont :

- Arnaud de Montferrant,

- Jean de Sala.

* Au début du 17ème siècle (?),  la maison appartient à la famille Masnaud.

* En 1610, Géraud de Masnaud fait construire une maison (un château ?) avec tour éclairée par 12 fenêtres.

* En 1641, François de Masnau (il semblerait que le D n'exista plus à la fin du nom) achète la seigneurie à Jean de Tullier.

* A la fin du 17ème siècle (?), par mariage, le site appartient à Paul-Jacques de Lordat.

* En 1721, Firmin de Vialar achète la propriété à la famille Lordat.

* Vers 1790, bien que les révolutionnaires ne réquisitionnent point le domaine, Guillaume et Henri Vialar abandonnent le site et émigrent.

* En 1811, un héritier Vilar figure dans les registres d'imposition du département.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis les ruelles. La visite de l'intérieur est interdite.

 

 

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 07:30

 

Département  40 - LANDES
 

Le bourg :

Voyez vous des systèmes défensifs ?   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Lesperon est situé à 40km à l'Ouest de Mont de Marsan, à 30km au Nord de Dax et à 10km au Nord-Est de Castets.

   Coordonnées du bourg :

43° 58′ 15.96″ N 1° 5′ 32″ W
 43.9711°  -1.092222°

 

   Toponymie :   (petite initiation)

        Lesperon tire son nom de "éperon". Ce bourg est situé sur un petit promontoire protégée par le ruisseau nommé : le Vignacq. 

 

L'église :

    L'extérieur :

Pourquoi suis je venu dans ce bourg ?

    Il y a quelques années, j'avais lu une phrase :

"A Esperon, qui veut tirer à Navarre, faut prendre à main gauche et passer la Biscaye".

   Ne soyez pas effrayé, ceci n'est point une énigme de Nostradamus, ni un envoûtement diabolique. L'explication est rationnelle et médiévale bien sur.

    Au Moyen Âge, les pèlerins se rendant à Compostelle pouvaient bifurquer dans ce bourg pour passer soit par la Navarre puis Ronceveaux, soit par le Labourd.

 

La découverte

    Arrivée dans le bourg, je ne vois que le chevet de l'église. Certes, il possède de nombreux contreforts à larmiers mais cela ne constitue pas un système défensif.

Cette église a t elle été fortifiée ?

 

L'enquête commence

     En prenant un peu de recul, j'aperçois au loin un clocher massif.  En regardant avec attention l'arrière du clocher, il me semble voir une porte (ouverture) avec des tuiles en partie supérieure.

La porte du clocher accédait elle à un chemin de ronde ?

Ou une salle de repli au dessus de la nef (aujourd'hui disparu) ?

Puissance, force, rusticité !

 

Curiosité sur le coté du clocher-tour

    En poursuivant ma recherche d'indice, je suis en admiration devant cette masse avec une verrue quadrangulaire. Je suppose que cette construction avancée est une tour-escalier avec des ouvertures de lumières.

   En regardant mieux, j'ai l'impression que ces carrés pouvaient servir de canonnières.

Avez vous remarquez la curiosité à gauche ?

   Il y a une bretèche qui ne protège rien en dessous  . Les aménagements des siècles ont peut être changer l'architecture de l'église. Deux indices me le prouvent :

  1 - Sous la bretèche, un petit muret arasé n'est pas logique dans cet angle proche de la tour escalier

  2 - Sur une autre façade, le récent parement extérieur est tombé laissant voir la pierre d'origine. L'ouverture sous la bretèche a peut être été cachée par les récentes modernisations esthétiques ?

   

 La puissance du clocher-tour

    Évidemment, je suis en extase (le mot n'est pas assez fort) devant ce "Donjon".

Quelle majesté !

    Avec ses 2 contreforts d'angle et ses deux autres sur la façade, le clocher-tour n'a pas la grâce de ses congénères Gothiques mais il dégage une telle force qu'il fait mon admiration !

   Son asymétrie est surprenante (l'angle différent des 2 contreforts externe et la position à gauche de la porte. Même la bretèche est curieuse en s'appuyant sur un seul contrefort).

   Je ne me l'explique pas.

Avez vous une hypothèse ?

    Évidemment une bretèche défendant un toit est anachronique, mais ceci est du à la construction récente d'un porche avancé.

 Religieux est mon silence en ce lieu

    D'autres curiosités architecturales prouvent des aménagements "récents". Par exemple, les nombreux corbeaux tristes de ne plus soutenir des hourds (voir vocabulaire).

 

   L'intérieur :

      En franchissant le seuil de l'église, je sais que la visite du clocher-tour me sera impossible. L'entrée est gardée par une porte et une "dame" vêtue de blanc me prie de ne point pénétrer.

    Alors, j'erre lentement dans ce lieu de beauté aux couleurs chaudes, aux saints multiples, aux anges prieurs, aux colonnes décorées d'or et à l'autel où trône le vaillant Saint Georges terrassant le dragon.

 

 

Histoire de l'église et du bourg :

* En 1273, un texte mentionne la présence d'un village : Arnoldus de Lesperon de Parrochia, in Borno, reconnaît devoir certaines redevances à Edouard Roi d'Angleterre et Duc (voir titre de noblesse) d'Aquitaine.

* En 1305, Amanieu d'Albret achète la paroisse de Lesperon et fait construire un château (à vérifier).

* Mais durant le premier quart du 14ème siècle, le château devient un repaire de brigands rançonnant les passants et les pèlerins. Edouard II Roi d'Angleterre signale ce fait à Olivier Ingham, sénéchal de Gascogne.

* Au 14ème siècle, construction de l'église.

* Au 15ème siècle, construction du clocher-tour.

* En 1970, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher et des fortifications est interdite.

 

Quelle beauté !

 

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 07:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :

Au loin, l'église me fait signe de venir    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Chaourse est situé à 50km au Nord de Reims, à 15km au Sud-Est de Vervins et à 2km au Nord-Ouest de Montcornet.

   Coordonnées du bourg :

49° 42′ 21.64″ N 3° 59′ 57.66″ E
 49.70601°  3.99935°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

   En arrivant par la route du Nord,le spectacle est surprenant. Je ne vois aucune maison du bourg, pourtant l'église (but de ma chevauchée) semble voler au dessus de la végétation.

Est ce de la sorcellerie ?

 

L'enquête commence

    Point de Diablerie évidemment, l'église est posée sur une petite butte en bordure du village. Les surprises ne font que commencer, car cette église ne possède pas une architecture traditionnelle.

  Sa longueur me surprend et le clocher quadrangulaire posé au centre de l'église est peu classique pour un bâtiment religieux qui se veut fortifié. Mais en observant mieux cette droite construction, je m'aperçois qu'elle n'est point prévu pour la défense.

N'est ce pas curieux ?

  Massive et aérée.. Quelle église !

Roman ou Gothique ?

    Avant de m'atteler à la recherche du système défensif, j'observe le clocher central. L'asymétrie est fascinante :

  * Elle se retrouve dans les contreforts par l'épaisseur et la disposition.

  * Elle se voit aussi dans les ouvertures géminées parfois bouchées faisant penser à des lésènes.

  * Elle est présente dans les piédroits de hauteurs et diamètres si variés.

  * Et elle est visible au dernier niveau par la présence ou non des abats-sons.

Clocher Roman ou Gothique ?

    Pour vous mettre encore plus de doute, voici les fenêtres de la nef et du choeur.

Lesquelles sont de style Roman et/ou Gothique ?

Les rondes tours tirent sur tout ce qui bouge... sauf moi 

Les tours de défenses

    Entourant la porte d'entrée, 2 petites tours rondes semblent être les seuls vestiges du système défensif :

-->  Celle de gauche (en regardant face à la porte) a du souffrir durant sa vie guerrière car elle est faite de pierres avec des  réparations en briques. Elle possède plusieurs ouvertures de tir pour petit canon espacée sur la hauteur.

 Le plus surprenant est la position très basse d'une des fentes. Je suppose qu'avec les années, le sol a été recouvert de terre puis pierres puis goudron.

--> La tour de droite semble moins abîmée par les années, les "raccords" en briques sont rares. Bien que les pierres de la partie supérieure soient en mauvais état, je suis surpris des la taille de celle de la base.

 

Dernière question

  Contrairement à beaucoup d'église fortifiées que j'ai visitées en Thiérache mais aussi dans notre "Royaume" de France,  l'entrée de l'église de Chaourse est magnifiquement sculptée.

Roman ou Gothique ?

 

    L'intérieur :

  Souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Mais celle-ci a une porte qui s'ouvre. Contrairement aux églises médiévales souvent sombres, celle-ci laisse entrer la lumière qui met en valeur l'autel.

   La travée centrale sous le clocher est moins lumineuse, mais elle révèle des portes secrètes... Chut.... Je disparais tel un passe-muraille.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle (?), construction d'une église.
* En 1365, le Roi de France (voir liste) autorise la fortification de l'église.
* Au 15ème siècle (?), modification de l'église.
* Au 16ème siècle, fortification de l'entrée par l'ajout de 2 tours.
* En 1921, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martin) est libre et gratuite. La visite des tours est interdite.

 

L'entrée est fortifiés et le clocher devient vigie

 

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Le château m'a vu avant que je le vois

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Bertholène est située à 40km au Nord-Ouest de Millau, à 15km au Nord-Est de Rodez et à 8km au Sud-Est de Bozouls (voir ce bourg).

     Coordonnées du château :

44° 23' 45.658" N 2° 46' 45.476" E
 44.396016°  2.779299°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

   Sur une butte surplombant le bourg, une ruine médiévale surveille les alentours avec sérieux. La position est idéale pour l'établissement d'un château fort. 

   Même si elle semble ruinée, cette construction de 7 siècles va être mon plaisir de cette fin d'après midi de printemps.

  Les remparts sont posés sur le roc

Les murs

    Ma première approche m'amène vers les murs et remparts extérieurs de cette forteresse. Par endroit, ils ont été posés sur le rocher, rendant l'accès plus difficile pour l'assaillant et augmentant la solidité en limitant ainsi le travail des sapeurs.

   Pour relier certaines parties du rocher initial, des  arcs de décharge ont été aménagés (je vous en avais montré un extraordinaire au château de Roquefixade dans le département de l'Ariège).

 

Le long rempart

    En avant  de la façade principale, le rempart a beaucoup souffert. Il est arasé ne laissant pas deviner la présence d'archère ni de crénelage (voir vocabulaire). Les pierres sont de tailles asymétriques et de provenance diverses.

  Il ne reste que peu, mais quel spectacle

La façade
   Derrière le mur arasé du rempart, une façade moderne et médiévale se dore au soleil.

Pourquoi ai je utilisé ces 2 termes ?

La réponse n'est que constatation :

 * Sur la droite, une ronde tour défensive rappelle les grandes heures médiévales du château.
 * Mais la tour a été modifiée par l'ouverture de fenêtres.

 * L'imposante courtine n'a plus ses systèmes défensifs. Elle a été assagie par de simples fenêtres en partie médiane et des fenêtres à meneaux en croix à l'étage supérieur.

* Sur la gauche, une tour presque jumelle à la première, a gardé sa rigueur médiévale. Je suis surpris qu'elle ne comporte aucune fente de tir.

Avez vous remarqué la tour semi-circulaire au second plan ?

 

Je veux entrer

    Lentement, je contourne le site pour trouver l'entrée. C'est à ce moment que je rencontre un système de tir classique  la fin du 15ème siècle.

  Je suis aveuglé par la beauté médiévale

        L'intérieur :

Vais je rester dehors ?

    Les hauts remparts m'empêche d'entrer, les maisons collées au château sont infranchissables. La seule porte moderne en bois est fermée. 

Suis je condamné dehors ?

 

L'espoir de la lumière

   Soudain, une lumière traverse les arbres et me donne la direction. Tout en respectant la zone de sécurité, je peux admirer les entrailles de cette beauté de 7 siècles. 

   L'autre coté de la façade montre les fenêtres à coussiège et les axes de circulation.

  Il y a bien d'autres détails à admirer, mais je ne vous les révèlerai pas pour vous permettre de jouer les détectives lorsque vous rencontrerez cette belle ruine Aveyronnaise.

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, présence d'un château fort en pierre.

* Au 14ème siècle, le seigneurie relève du Baron (voir titre de noblesse) de Sévérac et du Comte de Rodez.

* En 1349, le seigneur de Bertholène participe à une joute organisée par le Roi de Majorque.

* En 1345, en présence du seigneur, les habitants de Bertholène et de Laissac s'engagent à garder le château et à l'entretenir.

* En 1349, l'accord signé quatre ans auparavant est reconduit.

* En 1550, le domaine appartient à François d'Hèbles.

* En 1569, le Sieur Hébles ayant épousé la cause des Protestants, le château est attaqué et canonné par les Catholiques.  La construction fortifiée est pillée, tous les défenseurs sont tués. Seule Marie de Bertholène, femme de François, est épargnée.

* En cette fin de 16ème siècle, le domaine appartient à la famille Faramond. Le château est partiellement reconstruit.

* En cette fin de 17ème siècle, la famille Berne devient propriétaire du château. Elle aménage une façade "moderne".

* En 1697, le site est possession de la famille De Vezins.

* En 1792, la famille De Vezins est chassée par les Révolutionnaires.

* En 1839, Edouart Maisonabe, avocat à Rodes, achète le château. Il récupère de nombreux matériaux et pierres pour construire une maison bourgeoise dans la plaine à  La Caze.

* Au milieu du 19ème siècle, une église et un presbytère sont aménagés dans les dépendances.

* Au début du 20ème siècle, l'abbé Triadou (curé du bourg) achète les ruines du château.

* A la fin du 20ème siècle, une association de sauvegarde tente de faire revivre la ruine.

* En 1999, durant les fouilles, plusieurs objets du 17ème siècle sont retrouvés.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur ne semble pas possible.

 

Le drapeau du Rouergue flotte toujours

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 07:30

 

Département 85 - VENDEE

      Voyez vous une église fortifiée ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Thiré est située à 50km au Nord-Ouest de Niort, à 40km au Nord-Nord-Est de La Rochelle (voir les fortifications), à 30km au Sud-Est de La Roche sur Yon.

     Coordonnées de l'église :

46° 33' 0.515" N 1° 0' 29.599" W
 46.550143°  -1.008222°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

   Au centre du bourg, dans la rue de l'église, une haute construction en pierre dans un joli écrin de verdure est le but de ma randonnée en ce petit matin de juin. Un clocher très massif

 La forme de ce clocher me fait penser à une tour, que dis je, à un donjon. Mais il ne faut jamais tirer de conclusion sur une première constatation.

C'est ainsi que l'enquête commence.

 

Le clocher

    Ce clocher en pierres correctement taillées  est haut, massif, renforcé par de puissants contreforts d'angle mais il me déstabilise car il ne possède aucun système défensif.

   Je le contourne espérant voir quelques archères (voir vocabulaire) sur la hauteur. Mais aucune fente apparaît sur les murs blancs.

  Entre les abat-sons, je crois voir une fente verticale. Mais je me ravise rapidement car je pressens que c'est une pierre de coincement qui a disparu.

   Comprenant que le clocher n'est point fortifié, je me transforme en touriste et j'admire quelques modillons.

  Voyez vous ces ouvertures ?

Curiosité sur le clocher 

   Soudain, je remarque une curiosité architecturale que mon empressement à chercher des archères n'avait pas porté à mon oeil d'aigle de Castellologue Amateur.

Comment un larmier de contrefort peut il s'insérer dans les pierres d'angle ?

  La réponse est sous mes yeux ébahis.

 

Sont ce des indices de système défensif ?

   Lentement je contourne l'église pour tenter de voir des indices (ou des sculptures car je suis aussi un peu un touriste).

  Sur une façade où la fenêtre à remplage est bouchée, je remarque au sommet des ouvertures m'informant qu'au moins 2 salles existent.

Sont ce des salles de repli ?

  Il semble évident qu'une salle existe sous le toit

Voila LA preuve !

   Tout en m'éloignant pour mieux ressentir l'église, je découvre la nef.

Diantre !... C'est beau !

  Evidemment, mon exclamation n'est point pour le massif de fleur (qui le mériterait aussi) mais pour les ouvertures que je découvre sous le toit.

 

Analyse

* Entre les fenêtres, un puissant contrefort à larmier maintient le mur.

* Au dessus et de chaque coté du contrefort, des ouvertures de tir.

* Et... (je sens que vous grognez derrière votre écran)

Que me dites vous ?

  "Chevalier, les fenêtres sont très grandes et très basses, un assaillant peut entrer facilement."

    Je comprends votre propos très logique. Mais :

Avez vous imaginé que les ouvertures Gothiques puissent être récentes ?

Je vous le prouve par cette image.

Voyez vous l'ouverture Romane positionnée en hauteur empêchant toute intrusion ?

 

La tour escalier

   Evidemment pour monter il faut un escalier. Comme souvent avec ce type de bâtiment, l'escalier est implanté dans une tour extérieure comportant :

* Une archère droite

* Des puits de lumière pouvant aussi être utilisés en système défensif.

 

        L'intérieur :
  Hélas, comme beaucoup d'églises, la porte principale et la porte "secrète" ne s'ouvrent pas. Je ne pourrai pas confirmer mes constatations.

 

 

Histoire de l'église :

* A la fin du 12ème siècle ou au début du 13ème siècle, construction de l'église (à vérifier).

* Au 15ème siècle, modification de l'architecture de l'église.

* En 1927, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Pierre) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Une église Romane avec des fenêtres Gothiques

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Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Poitou : 79 85 86
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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 00:50

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

 
    « La chevalerie, c'est d'abord une image, celle de nobles héros aux armures étincelantes, brandissant des bannières aux couleurs chatoyantes pour se jeter, la lance ou l'épée au poing, au secours de l'affligé, de la veuve et de l'orphelin.
   La réalité est plus complexe et l'évolution plus chaotique. Le mot "chevalier" est d'ailleurs ambigu et plus encore la notion de "chevalerie". Son acception latine, la militia, désigne la force armée au service de l'État.
   Au Moyen Âge, cette fonction publique s'est privatisée et ses caractères aristocratiques et militaires se sont accrus. C'est le renforcement de la cavalerie lourde qui lui donne son impulsion entre le IXe et le XIe siècles. Mais, il faut attendre le XIIe siècle pour que la chevalerie s'affirme, avec la généralisation de la charge à la lance couchée. Elle se donne alors un code déontologique, fondé sur l'honneur, qui va "humaniser" quelque peu les "lois de la guerre".
   Dans le même temps, l'Église tente de lui assigner une mission et une éthique conformes à sa cause. Ainsi s'ébauchent, du XIe au XIIIe siècle, les traits essentiels d'une chevalerie qui se mue peu à peu en confrérie d'élite de la noblesse. »
 
 
 
 
Mon avis :
 
Le vrai visage de la chevalerie  !     
 
    A la lecture de cet ouvrage, j'ai failli changer mon pseudo !....... Comment cela ?
        - Un chevalier n'est point l'être irréprochable qu'Hollywood nous montre dans ses films.
        - Les héros de roman de notre enfance ne le serait il pas ?
 
   L'auteur de ce livre doit être "un rigolo" pour se moquer d'une image aussi belle. Hélas non, point menteur et farfelu est l'auteur. Jean Flori est directeur de recherche au CNRS et au Centre d'études supérieures de civilisation médiévale.
 
   Ce livre n'est pas une destruction de notre mythe comme mon introduction le laisse supposer, c'est une formidable analyse de la chevalerie, de ses règles, de ses devoirs, de ses réalités et des relations humaines.
   Chaque chapitre traite d'un thème différent, et il me semble que tous les sujets sont abordés : La guerre, les romans chevaleresque, les rapports avec l'église.....
   J'ai beaucoup apprécié cette vision du quotidien de nos "héros légendaires et presque mythiques".
 
   Il n'y a aucune photo, ni dessin, ni enluminure pour égayer ces pages pleines de mots. C'est un ouvrage sérieux dans les thèmes, triste dans la présentation, mais riche dans les données. Certains chapitres se lisent comme un roman.
   Ce livre fut un achat rapide un jour de pluie de novembre, mais je ne le regrètte pas.
 
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Published by le chevalier du 38 - dans LIVRES sur l'époque médiévale
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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 07:07

 

     
michel-j-01  
Cet article est très spécial : Il est l'oeuvre d'un passionné ayant comme pseudo : " M. J.". Comme moi, il est fou de châteaux, aussi bien d'époque médiévale que renaissance. C'est aussi un passionné d'architecture et d'art. Il m'a proposé d'écrire quelques articles sur mon modeste blog.

     J'ai évidemment accepté. J'adore échanger sur les châteaux forts. Je suis fier de l'avoir dans ce "bateau" qui navigue à travers le temps !

   Croyez moi, vous allez découvrir un monde différent du mien, un ressenti plus architectural.

Faites lui un formidable accueil. 

 

michel-j-02  

  Le château survole le petit bourg

Département 76 - SEINE MARITIME

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

       La commune de Valmont est située à 55km au Nord-Ouest de Rouen, à 45km au Sud-Ouest de Dieppe, à 35km au Nord-Est de Le Havre et à 10km à l'Est de Fécamp.

   Coordonnées du château :

49° 44' 29.789" N
0° 30' 50.969" E
 49.741608°
 0.514158°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

   Un peu au Sud du bourg, proche de l'église, une colline arborée porte une imposante construction. C'est le château médiéval de Valmont, dont les origines remontent à l'époque des Vikings.

  Cela peut vous surprendre, mais cette terre fut donnée à un certain d'Estout par le célèbre Rollon que certains historiens nomme : Le premier Comte de Normandie (voir liste).

 

Le château au 18ème siècle selon une gravure de l'époque

Des bâtiments disparates

    Pour comprendre les vicissitudes subies par le château de Valmont, il convient de se reporter à cette gravure du XVIIIe siècle, avant que cette imposante construction ne soit profondément modifiée durant les siècles suivants..

 

L'aile féodale

     Quand on l'aborde par sa façade Ouest, le château apparaît sous son aspect féodal établi sur un éperon rocheux avec sa puissante tour carrée de 10m de coté et nantie de murs de 2,40m d'épaisseur contrebutés par des contreforts plats, reste d'une ancienne construction du 11ème siècle, l'époque Anglo-Normande du château.

     A la fin de la guerre de Cent-Ans, seul ce donjon a été conservé. Il a bénéficié de modifications au15ème siècle par un couronnement de mâchicoulis (voir vocabulaire ) et la création de rares fenêtres à croisées de pierre, annonciatrices de la Renaissance.

   Le corps de bâtiment, le "Vieux Château", qui s'adosse à ce donjon présente une façade en lits alternés de brique et de pierre, reste d'une construction réalisée au 15ème siècle. 

Pignon de l'aile Renaissance et la façade du vieux château

 

L'aile Renaissance

   Tout autre est l'aspect de cette aile Renaissance du château, réalisée au 16ème siècle qui comportait à l'origine une haute galerie en arcades en plein cintre d'inspiration italienne, quelque peu défigurée au 19ème siècle.

    La galerie et l'étage d'origine ont été remplacés par une façade à trois niveaux, laissant tout de même intactes trois superbes lucarnes Renaissance dans la toiture ainsi que les pilastres de la façade s'ouvrant sur le parc.

 

 

Histoire du château :

* En 911, le Roi (voir titre de noblesse) de France Charles III (voir liste des rois) concède à Rollon (nommé Robert après son baptême) l'actuelle Haute Normandie dans l'espoir que les Vikings, devenus ainsi propriétaires terriens, épargnent le royaume de France.

* Au 10ème siècle, sur ce rocher surplombant la vallée menant à Fécamp, une première forteresse féodale est aménagée.

* En 1415, défaite Française à Azincourt. Le château passe entre les mains des Anglais.

* Au 15ème siècle, le château revient à la couronne de France suite à la reconquête de la Normandie.

* En ce siècle, le château appartient à Jacques d'Estouteville. Il agrandit les bâtiments et améliore les systèmes défensifs car les Bourguignons de Charles le Téméraire saccagent châteaux et terres en Normandie.

* Au 16ème siècle, le calme de la Renaissance permet à la Normandie de transformer les vieilles forteresse en château habitable.

* En 1537,  Adrienne d'Estouteville et son époux construisent l'aile dite "François Ier". Ce nom est donné suite à la visite du roi lors leur mariage en ces lieux.

* Au 17ème siècle,  le château passe de mains en mains sans véritable campagne d'entretien.

* Au 18ème siècle, les multiples propriétaires n'entretiennent pas les vieux murs.

* En 1824, le Comte Hocquart, chambellan de Charles X, achète le château. Certains historiens affirment : "Qu'il s'empresse de défigurer le château en faisant abattre la plus grande partie de son enceinte féodale et, plus grave, "remanier" l'aile François Ier".

* A la fin du 19ème siècle puis au début du 20ème siècle, le château est peu entretenu.

* En 1930, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* A la fin du 20ème siècle,  son nouveau propriétaire fait entreprendre une campagne de rénovation pour redonner son lustre à cette noble demeure.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du château est possible depuis la route. La visite de l'intérieur ou du parc est impossible. Le château est une propriété privée non visitable.

 

Plusieurs siècles de construction se devinent

 

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