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Ombre et lumière

10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 07:30

 

Département :  36 - INDRE

  Au loin apparaît mon Graal du jour !

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Tendu est située à 90km à l'Est de Poitiers, à 38km à l'Ouest de La Châtre (voir son château) et à 22km au Sud-Sud-Ouest de Châteauroux.

   Coordonnées du château :

46° 38' 6.929" N 1° 34' 41.858" E
 46.635258°  1.578294°

 

   Toponymie :  (voir initiation)

      Mazières serait un dérivé du latin Maceriae.

  Cela signifie : Murailles.

 

Le château :  

     L'extérieur :

La découverte

    Après avoir découvert le donjon du château de Prunget à moins de 2km de là sur l'autre rive, je me rends en direction du hameau de Mazières sur la rive gauche de la rivière Boulzanne. Au bout d'une route légèrement sinueuse apparaît une blanche construction survolant les arbres.

C'est le donjon habitable du château !

 

Que reste il du château ?

    Le château ayant été très transformé par son propriétaire au 19ème siècle,  il ne semble rester que 2 bâtiments d'époque médiévale :

* Le logis de confort avec sa tour escalier.

* L'imposant donjon.

Un puissant donjon Roman

 

Le  donjon

   La haute construction est un véritable cadeau pour tous les passionnés de Moyen Âge. Elle est :

- L'emblème du pouvoir seigneuriale,

- Le lieu de vie et de protection de ses habitants.

Ce donjon est composé :

* D'une base parallélépipédique.

* De 6 étages.

* D'une ouverture (porte) au 1er niveau. Ceci est classique pour améliorer l'anti intrusion des assaillants.

* A la renaissance, une fenêtre à meneau est "aménagée".

* Au sommet, 4 échauguettes d'angle sur culots.

Avez vous remarqué l'absence de contrefort ?

 

Renseignements complémentaires d'après ma brochure :

* Chaque étage mesure 4 mètres

* Un escalier en pierre est aménagé dans l'épaisseur du mur.

* Pour ne pas fragiliser le même mur, l'escalier change de coté à chaque étage.

* La magnifique cheminée sculptée du 2ème étage est actuellement visible au musée de Châteauroux.

* Le donjon était protégé par une courtine comportant 7 tours de défense. Mais il ne reste que les vestiges de 2.

 

     L'intérieur :

         Je n'ai pas tenté d'entrer car c'est une propriété privée non visitable "comme un musée", qui de plus était fermée le jour de mon passage.

  Mais il serait certainement possible de découvrir les entrailles du donjon en louant une chambre dans ce magnifique gîte.

 

 

Histoire du château :

* Vers le 2ème siècle (à vérifier),  une villa Romaine est construite en ce lieu.

* Au 13ème siècle (à vérifier), construction du château.

* En 1381, le donjon est cité dans un texte, mais sa construction semble plus ancienne.

* Au 15ème siècle, le site est/serait possession de Guillaume de Laigue.

* A la fin du 15ème siècle, le site est/serait possession de la famille Montjohan.

* Au 17ème siècle, l'église seigneuriale est décorée de fresques.

* En 1792, les Révolutionnaires récupèrent le château pour le vendre comme Bien National.

* En 1796, le château est acheté par un certain : Sylvain Château.

* A la fin du 19ème siècle, le château appartient à madame Louis Bernard.

* En 1895, à la mort de sa propriétaire, le château est l'enjeu d'un procès de succession.

* Au début du 20ème siècle, le site appartient à la famille Renaud.De nombreux bâtiments sont démolis.

* En 1988, le site est classé aux Monuments Historiques.

* Au début du 21ème siècle, la découverte au loin de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route. La visite de l'intérieur de la propriété privée est interdite pour un visiteur occasionnel. Le donjon est peut être visitable si vous louez une chambre dans ce magnifique logis.

 

Le donjon marque le pouvoir et défend le passage sur la rivière

 

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 07:30

 

   
michel-j-01  
  Cet article est très spécial : Il est l'oeuvre d'un passionné ayant comme pseudo : " M. J.". Comme moi, il est fou de châteaux, aussi bien d'époque médiévale que renaissance. C'est aussi un passionné d'architecture et d'art. Il m'a proposé d'écrire quelques articles sur mon modeste blog.

     J'ai évidemment accepté. J'adore échanger sur les châteaux forts. Je suis fier de l'avoir dans ce "bateau" qui navigue à travers le temps !

   Croyez moi, vous allez découvrir un monde différent du mien, un ressenti plus architectural.

Faites lui un formidable accueil. 

 

michel-j-02  

 

Département 14 - CALVADOS

 L'entrée est à gauche

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Canapville est située à 40km au Nord-Est de Caen, à 22km au Nord-Ouest de Lisieux, à 20km au Sud de Le Havre et à 7km au Sud-Est de Deauville.

   Coordonnées du manoir :

49° 18' 55.483" N
0° 8' 16.026" E
 49.315412°
 0.137785°

 

Le manoir :

     L'extérieur :

Le plan

     Pour une meilleure compréhension, observons d'abord la disposition des lieux tels qu'ils se présentaient au milieu du 19ème siècle.

A - Le petit manoir, peut-être construit par les évêques de Lisieux.

B - Le grand manoir construit de part et d'autre de la tour primitive conservée (13ème siècle).

C - Un vieux puits actuellement démoli.

D - L'actuelle entrée piétonne.

 Le petit manoir  

Le petit manoir

    Le petit manoir n'a qu'un seul étage et une pièce en comble éclairée par une grande lucarne. Deux portes d'entrée, correspondant à deux logements séparés.

  La tête d'évêque sculptée sur le poteau séparant les deux portes laisse penser que ce manoir a été construit le premier, au début du 15ème siècle, par les évêques eux-mêmes, laissant ce "clin d'œil' sur la façade. 

 

Le grand manoir

   Dans le grand manoir, la tour polygonale en pierre du 13ème siècle abrite actuellement un escalier.

   Ici également, on est conduit à penser que le corps de bâtiment à gauche de la tour est le plus ancien.  Le grand manoir avec la tour polygonale

   Le corps de logis principal, à droite de celle-ci, est davantage typé Renaissance avec ses fenêtres à meneaux et les effets décoratifs de la maçonnerie de remplissage. Il est généreusement protégé par une belle couverture débordante percée de lucarnes ornées d'un décor trilobé.

   Un pavillon formant porche est en nette saillie par rapport à la façade et repose sur de forts piliers de bois. L'ensemble est traité en façade par un très beau colombage.

 

Détail de l'aile de droite

   Sur le soubassement en pierre, on retrouve l'appareillage en damier, typique de la période Renaissance normande.

 

Le parc

   Dans le parc à l'anglaise, sont disséminées divers bâtiments de dépendances, dont cette orangerie installée au 19ème siècle qui sert maintenant de salle d'accueil pour les visiteurs.

 

    L'intérieur :

 

Nous sommes en Normandie

    Dans ce territoire connu entre autre pour ses pommes, il semble logique qu'à l'extrémité du grand manoir, un pressoir à pommes soit installé.

  Les fruits sont d'abord écrasés par cette meule. Puis, le jus de pomme est extrait par le pressoir dans le fond de la pièce.

 

Les pièces de confort

    A l'intérieur, les salles du rez-de-chaussée, un bel ensemble de meubles du 18ème siècle mettant en valeur une collection de porcelaine de Chine et de statuaire du Sud-Est Asiatique.

 

manoir-des eveques-de-lisieux-53 manoir-des eveques-de-lisieux-55

 

 

Histoire du manoir :

* Au 13ème siècle, construction d'un petit château fortifié. La tour en est un des vestiges.

* Au début du 15ème siècle, construction d'un manoir en colombage comportant deux corps de bâtiments. Le domaine est alors la résidence d'été aux évêques de Lisieux.

* Au 15ème siècle, le manoir passe de mains en mains. D'abord les familles de Launoy et de Berteville.

* En 1450, Jehan du Fossey dont la famille est restée de façon plus durable dans les lieux

* En 1635, le manoir appartient à Jean du Fossey "capitaine de cent hommes d'arme".

* Durant la 2ème guerre mondiale, le manoir n'est pas épargné.

* En cette fin de 20ème siècle, le site est restauré, avec le concours des Monuments Historiques, par ses propriétaires : M. et Mme Saint-Loubert-Bié.

* En 2004, le manoir est classé aux Monuments historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est payante. Renseignez vous sur les horaires.

 

Pierre et bois font un mariage très esthétique

 

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 07:30

 

 

Département 30 - GARDNe reste-t-il qu'une tour isolée ?

 

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Sauve est située à 40km au Nord-Nord-Est de Montpellier, à 28km au Sud-Ouest d'Alès et à 7km au Nord-Ouest de Quissac.

 

     Coordonnées du château :

43° 56' 13" N3° 56' 52" E
 43.936865931° 3.9477939159°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

La découverte

* Après avoir visité le castellas, une autre construction castrale sur les hauteurs de Sauve, je prolonge mon plaisir en me rendant vers une autre ruine médiévale.

* Pour découvrir le château de Roquevaire, il faut monter en direction de la mer de Rochers de Coutach.

* Dans ce magnifique paysage de pierres ruiniformes et de verte végétation, la balade est un plaisir.

* Soudain apparaît une forme cubique, bien différente des rochers travaillés par le temps.

 

Reste-t-il des traces de ses systèmes défensifs ?

Je ne comprends pas

* Le bâtiment en face de moi ressemble à un château médiéval. Il comporte :

- Des pierres à bossage.

- Des petites fentes ressemblant à un système de tir pour fusil.

* Pourtant, je suis perdu. Je n'arrive pas à me transporter au Moyen Âge.

* Je contourne les constructions. Mais mes poils ne se hérissent point.

 

Je prends du recul

* Ceux qui me suivent depuis plusieurs années (siècles ?) savent que pour lutter contre mon questionnement, je prends du recul.

* Parfois, une vue de loin éclaire l'esprit logique du castellologue amateur.

* Mais je ne vois aucun détail me faisant croire que ce lieu soit encore (ou fut) un château fort.

* Même l'escalier est de style "Renaissance".

 

        L'intérieur :

La propriété privée n'est pas visitable.

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, un bâtiment sert de résidence d'été à l'évêque de Maguelone (c'est ce qu'affirment quelques historiens mais aucun texte fait état de cette possession).

* Au début du 14ème siècle, un petit mas (à vérifier) appartient à Guillaume de Roquevaire.

* Au milieu du 17ème siècle, le site est la propriété de plusieurs familles dont l'abbé Henry Delmas (de l’Abbaye de Saint Pierre de Sauve). Le petit mas s'est transformé en imposante propriété avec écuries, annexes, bâtiments de stockage et grand jardin à thèmes. Le château renferme une grande bibliothèque.

* Vers 1703, Rolland, à la tête d'une troupe de camisards, prend le maquis dans le massif du Coutach. Le château de Roquevaire est incendié.

* En 1712, à la mort de l'abbé, Louis Duranc de Vibrac (gouverneur de Sauve) est le nouveau propriétaire. Il fait démonter tous les morceaux récupérables et les vend.

* En 1725, le château est vendu à une famille Protestante. Le site est transformé en lieu de sépultures. Les nombreux cyprès ont été plantés en cette occasion. Cette curieuse affectation pour un château a duré deux siècles.

* Au 20ème siècle, les nouveaux propriétaires réalisent de nombreux travaux de consolidation.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis le sentier. La visite des fortifications intérieures est interdite. Il semble que le site soit visitable durant le week-end du patrimoine.

 

Gris et vert sont les couleurs en ce site castral Gardois

  

 

 

  
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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 07:30

 

Département 16 - CHARENTE

  Une croix est déjà un symbole d'église

Le bourg :
       Situation :   (--> la voir sur une carte)
   La commune de Challignac est située à 80km au Nord-Est de Bordeaux, à 30km au Sud-Ouest d'Angoulême et à 25km à l'Est de Jonzac (voir son château).

  Coordonnées de l'église :

45° 24' 59.663" N 0° 4' 46.628" W
 45.41661°  -0.079597°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

     En découvrant l'église de Challignac je me peux m'empêcher de penser qu'elle est un compromis entre 2 autres bâtiments religieux du même département : 

* Brossac,

* Mesnac.

  Sera-t-elle à la hauteur de mes rêves médiévaux ?

 

Première sensation

   L'église, dépourvue de transept, est classiquement composée :

* D'une longue nef,

* D'un clocher carré au dessus du choeur,

* D'un chevet.

   Un auvent a été aménagé "récemment" devant le portail.Les contreforts ont été aménagés à des époques différentes par des architectes improvisateurs

       Le parement est inégal, composé par endroit de pierres symétriques et correctement jointées, puis à d'autres endroits de pierres de "réparation" ou "d'agrandissement".

 

La nef

* La nef possède de nombreux contreforts à larmier.

* Curieusement leurs largeurs, profondeurs et hauteurs ne sont pas identiques.

* Il semble évident que les plus hauts et plus larges ont été aménagés pour la construction d'une salle de repli défensive sous le toit.

* Cela se vérifie en observant la voussure surmontée de fantômes de modillons.

* Un des contreforts possède 2 fentes verticales. Même si elles ont pu être utilisées comme archères, leur fonction me semble être un puits de lumière pour un escalier intérieur.

 

Le clocher

* L'église de Challignac ne possède point un clocher flèche de type Gothique flamboyant.

* C'est une rude construction peu élevée de forme carrée. Je ne distingue aucun abat-son.

* Il semble que l'étage supérieur soit une salle de repli défensif.

  Une question me titille :La forme ronde du chevet surprent face aux rigueurs de l'angle droit du bâtiment

La salle au dessus de la nef communiquait elle avec celle du clocher ?

Si Oui,

La dénivelation étant différente, y avait un quelques marches ?

 

Le chevet
   Sa rondeur Romane est un vrai plaisir des yeux. Point de fioriture pour ce chevet

 

Le portail

  Le temps et les intempéries ont hélas usé la pierre. Ma seule certitude est que l'entrée comportait 3 arcades à voussures. les 2 contreforts d'angle masquent partiellement les 2 arcades borgnes externes.

 

        L'intérieur :
  Hélas, comme beaucoup d'églises, la porte ne s'ouvre pas. Je ne pourrai pas confirmer mes constatations. 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au milieu du 14ème siècle, à cause de la Guerre de Cent Ans, l'église est certainement fortifiée (c'est une supposition que je me permets).

* En 1948, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Sulpice) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Cette église est un plaisir des yeux mais aussi de l'histoire architecturale

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 07:00

 

 

Département 12 - AVEYRON

  

Diantre !.... Quelle beauté secrète

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Firmi est située à 27km au Nord-Est de Villefranche de Rouergue, à 20km au Nord-Ouest de Rodez et à 5km au Sud-Est de Decazeville.

 

     Coordonnées de la maison forte :

44° 31' 35.918" N2° 19' 34.417" E
 44.526644° 2.326227°

 

 

La maison forte : 

        L'extérieur :

La découverte

* Depuis le bourg de Firmi, je me dirige au Sud-Est pour trouver à 3km une maison forte dans une rue nommée : Rue du Château.

* Lentement, je m'engouffre dans cette voie en impasse.

  Cette tour me donne le...tournis

L'analyse 

* C'est un bâtiment reconstruit au 20ème siècle que je distingue à travers les arbres.

* Il a gardé quelques représentations défensives de sa gloire passée.

* En me décalant, je vois 2 rondes tours identiques et diamétralement opposées.

* Elles sont coiffées de leur poivrière, mais curieusement ne comportent aucun signe de système défensif comme une archère ou bouche à feu.

* A la base du toit, il me semble voir les vestiges de mâchicoulis (voir vocabulaire).

 

       L'intérieur :

 * Lentement, je m'avance vers l'entrée du site.

 * La propriété privée n'est pas ouverte à la visite. 

 

 

Histoire de la maison forte :

* Au 13ème siècle, le site fortifié appartient à la famille Adhémar.

* Vers 1432, la propriété appartient à la famille Jouéry.

* Durant 5 siècles le site appartient successivement aux familles :

- D'Alboy,

- Panat,

- De Rampoux,

- De Moret,

- De Balsac.

* Vers 1789, les Révolutionnaires s'emparent du château et pillent les caves.

* En 1920,  M° Arretge, propriétaire du site, fait démolir partiellement les bâtiments. Le haut donjon carré est définitivement détruit.

* Au début du 20ème siècle, Madame Roumégoux possède le site assez ruiné.

* En 1969, les bâtiments sont possession de monsieur Raymond Lagarrigue qui reconstruit et modernise la vieille maison forte.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la route est libre et gratuite en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est interdite.

 

 

Je pars...Adieu beauté d'un autre âge

  

 

 

  
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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 07:30

 

 

Département 48 - LOZERE

 

  N'est elle pas magnifique la tour des Pénitents ?

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Mende, préfecture de la Lozère, est située à 100km à l'Ouest de Montélimar, à 90km au Nord-Est de Rodez et à 80km au Sud-Ouest de Le Puy en Velay.

 

     Coordonnées des fortifications :

44° 31' 02" N3° 30' 03" E
 44.5174115° 3.5007785999°

 

 

Les remparts : 

        L'extérieur :

Pourquoi suis je ici ?

* Le ville de Mende n'est pas connue pour posséder un château fort ni une église fortifiée.

* Il semble donc curieux que je sois en cette préfecture.

* Ce sont de nombreux détails du passé encore visibles au 21ème siècle qui titillent mon instinct de castellologue amateur.

 

Les traces de l'histoire !

* Sur une carte récente, je vois un centre ville entouré par une route circulaire (rouge). Cela semble être un témoin d'un passé fortifié.

* En regardant mieux, grâce à mon satellite personnel, mes poils de castellologue amateur se hérissent de joie.

Voyez vous les traces des remparts médiévaux ?

* Je vous sens moqueurs ou plain de doutes derrière votre écran.

* Tel H.G. Wells, je prends ma machine à remonter le temps.

* Voici le plan du 12ème siècle de la cité fortifiée.

* Et maintenant, admirer la gravure représentant Mende au 16ème siècle.

Vous ai je convaincu ?

* En résumé : La cité était composée de 5 portes fortifiées et de 16 tours rondes entrecoupées de hautes courtines défensives.

 J'ai envie de composer un sonnet pour ce sommet

Les traces physiques

* Tel un voyageur de l'espace, je regarde le rempart depuis le ciel.

* Hélas, habitats et nombreuses rues ont remplacé les constructions médiévales.

* Seule apparaît une "presque" ronde tour.

 

La tour d'Aurias, aussi nommée tour des Pénitents Blancs

* Cette tour est l'un des rares (le seul ?) vestiges des anciennes fortifications du 12ème siècle.

* Elle protégeait la porte d'Angiran qui était à côté d'elle.

* La haute construction aurait servi de garde pour l'éphémère sénéchaussée de Mende.

* Cette tour possède trois étages et un grenier.

* Des archères droites sont encore visibles.

* En la contournant, je vois coté ville la trace de l'ancienne porte communiquant avec le chemin de ronde ou le châtelet.

 

     L'intérieur :

  * Je tente de gravir les escaliers pour entrer par la modeste porte.

  * Hélas, elle ne s'ouvre pas.

  * Je contourne cet ancêtre pour tenter une entrée par la chapelle des Pénitents Blancs.

  * Hélas, close elle est.

  * C'est un Chevalier obligé de rester dehors qui s'en retourne vers son destrier.

 

 

Histoire de la tour des Pénitents :

* Au 12ème siècle, construction des remparts.

* En 1161, la tour est érigée. Elle se nomme : Tour d'Auriac.

* En 1593, la tour est restaurée sur l'ordre du gouverneur de Mende.

* Au 17ème siècle (1655 ?), une chapelle est construite par les Pénitents Blancs à la base de la tour.  Cette dernière est renommée.

* En 1768, les remparts de la ville sont détruits. La tour des Pénitents survit car elle sert de clocher à la chapelle attenante.

* En 1943, la tour des Pénitents est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Les mâchicoulis sont les souvenirs d'une époque guerrière

 

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 07:30

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgUn blason reflète-t-il la puissance du bâtiment ?

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le bourg de Caunes Minervois est situé à 28km au Nord-Ouest de Lézignan Corbières, à 25km au Sud-Est de Mazamet et à 20km au Nord-Est de Carcassonne.

   Coordonnées de l'abbaye :

43° 19′ 34″ N 2° 31′ 37.99″ E
 43.32611°  2.52722°

 

L'église 

     L'extérieur :

Pourquoi le choix de ce site ?

    Le but de ce blog est de montrer la richesse architecturale fortifiée datant du Moyen Âge. Évidemment, le château fort (entier ou en ruine) est l'axe principal de mes proses.

    Mais d'autres articles apparaissent, car pour se défendre, les hommes ont aussi construit des pont fortifiés, des églises fortifiées, des cimetières fortifiés et des abbayes fortifiées.

   Certains vont me reprocher ne n'avoir mis qu'une notation de 1/5 pour cette magnifique construction. L'architecture de l'abbaye de Caunes Minervois est extraordinaire mais ne montre que peu sur ses fortifications, justifiant ma note.

 

La découverte

    En arrivant dans le bourg, je me heurte à un haut mur rectiligne comportant de nombreuses fenêtres. Cette paroi transformée en habitation serait l'ancien rempart (à vérifier). J'erre lentement dans les ruelle et je m'engouffre dans l'avenue de l'abbaye.

Quel choc !

 

Rapide analyse

     Le chevet avec sa forme ronde avec ses colonnes romanes est magnifique. Il est le symbole des constructions du 11ème siècle. En arrière plan, le clocher méridional comporte sur 3 étages des baies géminées soutenues par des chapiteaux romans.

 Les angles droits et les formes rondes  se côtoient avec harmonie.

 

Le système défensif

    Je suis si ébloui par cette architecture si variée que j'en oublie le but de ma visite : Les fortifications défensives.

 C'est ainsi que je découvre une haute tour carrée avec de nombreux trous de boulin (voir vocabulaire). Au sommet, un crénelage primitif est, lui aussi, en harmonie avec cette construction millénaire.

 

     L'intérieur :

         Après avoir donné quelques piastres au guichet, je me retrouve entraîné dans une succession de salles toutes plus belles les unes que les autres. Je suis transporté dans un univers religieux qui n'est point le but de ce blog.

  Je ne vous narrerai pas ses splendeurs et vous invite à visiter cette abbaye dont les fortifications ne se livrent pas mais à l'architecture si pure.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 8ème siècle, l'ordre des Bénédictins fonde l'abbaye de Caunes.
* Durant 3 siècles, les donations permettent l'agrandissement progressif de l'abbaye.
* Au 11ème siècle, création du chevet.
* Au 12ème siècle, création du transept.
* Vers 1209, début de la terrible croisade des Albigeois.
* Au milieu du 13ème siècle, l'abbaye récupère des terres et biens des "hérétiques" (les Cathares).
* Au 14ème siècle, la nef est remaniée.
* En 1916, l'abbaye est classée aux Monuments Historiques.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'extérieur de l'abbaye est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est payante.

 

Mais où sont les systèmes défensifs ?

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 09:22

 

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

 

Résumé :

 
    « La société médiévale, d'essence militaire, a accordé aux phénomènes guerriers et à l'armement une place de choix. Cependant, peu d'études leur ont accordé la reconnaissance et l'éclairage suffisants.
    A la croisée de l'histoire et de l'archéologie, ces études, dispersées dans diverses publications, sont ici mises en perspective et s'articulent autour de sept thèmes : les batailles rangées (ou qui le sont moins), les armées et la tactique, la typologie et l'usage des armes, la fabrication et le commerce des armes, les fortifications, la part des mentalités et l'imaginaire de l'armement.
    Ainsi structuré, l'ensemble de ces sujets constitue une contribution majeure de notre temps à l'historiographie médiévale.»
 
 
 
 
Mon avis :
 
Pour les spécialistes  !!
 
  "Aucune photo, ni gravures, ni dessins". C'est la phrase que j'ai prononcé à la vue de ce livre perdu sur la plus haute étagère de mon libraire. Allais je l'acheter ?    (Oui, évidemment puisque je vous en parle).
   Il existe tellement de revues, de livres (voir celui-ci), de dépliants, de musées sur les armes et les armures de l'époque médiévale, les montrant sous toutes les faces que le manque d'illustration ne devait pas m'arrêter. Le texte est il à la hauteur d'un sujet si riche ?
 
  Oui, riche, dense et technique
 
  Ce livre est vraiment une étude complète sur la raison de chaque arme, l'évolution, la fabrication, le maniement, l'utilisation et leur possesseur.
  L'auteur, docteur en histoire, est un des grands spécialistes mondiaux sur ce sujet. Ce livre ne se lit pas comme un roman, mais comme une source d'inspiration pour d'autre recherche.
 
  Il existe un autre tome, je vais vite voir s'il n'est pas coincé entre les étagères poussiéreuses de mon libraire.
............ Et vous, prince sur mon blog, allez vous le quérir instamment ?........
 
 
Si le sujet vous fascine, je vous conseille un autre livre sur  les armes du "Diable".
 
 
 

 

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Je rêve d'être peintre pour reproduire cette beauté nue

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Compeyre est située à 20km au Sud de Séverac le château et à 9km au Nord de Millau.

     Coordonnées du château :

44° 9' 41.67" N 3° 6' 10.033" E
 44.161575°  3.102787°

 

Le château fort : 
        L'extérieur :
Préambule du Chevalier

    Dernièrement, en regardant mon blog, je me suis aperçu que j'ai décrit beaucoup de ruines et de châteaux-musées non habitables.

  Par ce modeste article, je souhaite vous montrer que les constructions médiévales peuvent être habitées avec le confort moderne tout en gardant et montrant leur origine médiévale.

  L'architecture défensive est presque incompréhensible

La découverte 

   Posé à flanc de colline, les vestiges du vieux château fort se reposent de ses siècles guerriers. Le haut bâtiment est fier et heureux que les maisons s'appuient sur ses remparts et "sa" colline.

 

Rapide analyse 

* Le bâtiment serait le "donjon" de l'ancien château fort.

* Il est construit sur le rocher.

* Des arcs de décharge sont visibles sur plusieurs faces.

* De nombreuses fenêtres à meneaux en croix amènent la lumière dans les salles supérieures d'habitation.

* L'alternance de formes rondes et parallélépipédiques est surprenante.

* La porte basse sur la face la plus étroite semble être un aménagement récent.

* Aucun système défensif est visible.

* La façade coté colline est aussi énigmatique.

* La porte précédée d'un petit pont fixe semble être l'entrée médiévale.

 

Une ruine !

   A peu de distance du "donjon", une ruine attire mon attention. D'après mon fascicule, ce site était l'église dédiée à Saint Vincent. Elle aurait été fortifiée. Au dessus de l'église, il y avait une salle ayant servi de prison.

 

        L'intérieur :
   La propriété privée n'est pas visitable. 

 

Représentation communale du donjon de Compeyre

 

Histoire du château fort :

* Au 11ème siècle, un château fortifié est cité (Il est possible que ce soit un autre fort nommé Avaruejouls, aujourd'hui disparu).

* En 1210, le Chevalier de Henry est cité comme seigneur de Compeyre.

* Au 13ème siècle, la seigneurie appartient au Comte (voir titre de noblesse) de Millau et à la famille de Sévérac.

* A la fin du 13ème siècle,la seigneureie appartient à plusieurs familles.  L'une d'elles se nomme : Henric ou Ahenric.

* Au début du 14ème siècle, la seigneurie appartient à Ricard de Peyrelade et Pons de Montrodat.

* En 1349, le Roi de France (voir liste) donne la seigneurie à Garin d'Apcher.

* Au milieu du 14ème siècle, les Anglais occupent le bourg et le château. Il semblerait que la famille Armagnac de Fesenzaguet soit en possession d'une partie de la seigneurie.

* En 1369, les troupes Françaises chassent les Anglais.

* En 1397, Guillaume de Bolcays est châtelain de Compeyre.

* En 1540, une partie de château est cité en ruine.

* En 1562, le château et la ville sont pris par les Huguenots.

* La même année (1562), une troupe Catholique armée commandée par De Vessin ne parvient pas à déloger les Protestants.

* En 1567, une nouvelle attaque Catholique échoue.

* En 1569, les Catholiques s'emparent enfin du château et libèrent la ville.

* En 1573, les Protestants reprennent le château.

* En 1575, les protestants sont définitivement chassés.

* En 1588, l'un des seigneurs possédant la ville se nomme : Louis de Roquelaure.

* A la fin du 16ème siècle, le sir de Roquelaure vend ses droits partiels à Antoine Pailhas.

* Au 19ème siècle, quelques vestiges du château sont encore visibles.

* En 1835, l'église Saint Vincent est en mauvais état. Le conseil communal décide l'abandon du bâtiment médiéval et le remplace, au centre bourg, par une église "moderne".

* Au 20ème siècle, les propriétaires du "donjon" réalisent des travaux de consolidation et d'aménagement.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Il fallait du courrage pour monter la colline à l'assault du château

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 07:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :

       Voyez vous une église fortifiée ?Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Boresse et Martron est à la limite entre les deux Charentes. Elle est située à 60km au Nord-Est de Bordeaux, à 40km au Sud-Ouest de Angoulème et à 10km à l'Ouest de Chalais.

 

     Coordonnées du bourg :

45° 16′ 23.16″ N0° 6′ 46.08″ W
 45.2731°-0.1128°

 

 

L'église : 

        L'extérieur :

Préambule

     Bien que mon dictionnaire des châteaux forts et fortifications de France soit une bible, il m'arrive parfois que le site de ma découverte ne soit pas tout à fait en rapport avec mes espérances. Les raisons sont multiples, mais l'une d'elles est l'âge de cet ouvrage.

  Ce livre magnifique a été créé vers 1975. Il fait suite à une collecte d'informations des années 50 (je suppose). Hors, durant la 2ème moitié du 20ème siècle, de nombreux bâtiments ont été détruits (volontairement ou non), ont été modifiés ou aménagés.

   Voici un exemple de construction ayant perdu sa puissance d'antan.

800 ans et pas une ride ! 

La découverte
   En découvrant cette petite église presque isolée, je suis partagé entre doute et admiration :

- Admiration devant cette construction de 800 ans.

- Doute car la construction est très refaite, presque impersonnelle et sans fortification apparente.

 

1ères constatations

  A - Le bâtiment plus petit précédent l'église semble être un ajout "récent".

Était-ce un collatéral suite à l'augmentation des paroissiens ?

  B - La forme trapue et la rudesse des contreforts prouvent une construction Romane qui n'a point vue l'arrivée du Gothique.

  C - L'absence de transept confirme ma datation du début de 2ème millénaire.

Mais, où sont les systèmes défensifs ?

 

Je dois regarder chaque pierre

* N'imaginant pas que la nef ait été fortifiée, je me concentre sur le chevet.

* Sa forme ronde me surprend un peu pour une construction si "vieille".

* Les fenêtres sont petites et positionnées en hauteur (facilitant ainsi la défense).

* Je ne vois toujours pas de système de tir. Soudain, un détail me fascine.

L'avez vous remarqué ?

* Sur le clocher, le fantôme d'un toit apparaît me laissant imaginer qu'une salle de repli existait.

* Les consolidations récentes (et peut être le manque de moyen financier) ont rabaissé la hauteur du toit.

 

Y a t il d'autres indices ?

* Pour comprendre l'église, je prends un peu de recul.

* C'est ainsi que je remarque le clocher.

* Il est au centre de l'église et  curieusement peu élevé.

* J'ose écrire "curieusement" car nous sommes tous habitués aux flèches élancées, aux toits coniques ou polygonaux touchant le ciel.

* Ce clocher carré ressemble un peu à une tour de guet avec "crénelage".

* Cette sensation est renforcée par les fines fenêtres ressemblant à des archères (voir vocabulaire ).

 

     L'intérieur :

* Hélas, comme pour beaucoup d'églises durant notre siècle, la porte ne s'ouvre pas.

* Je ne pourrai pas confirmer mes constatations. 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église à Boresse.

* Durant les Guerres de Religion (2ème moitié du 16ème siècle), les protestants attaquent et détruisent partiellement l'église.

* A la fin du 18ème siècle, les communes de Boresse et Martron fusionnent.

* A la fin du 19ème siècle, l'église est partiellement reconstruite.

* En 1949, la façade de l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 20ème siècle, plusieurs campagnes de restauration et consolidation sont entreprises.

* En 2000, plusieurs autres parties de l'église sont classées aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église de la Nativité est libre et gratuite. La visite de l'intérieur serait possible certains jours.

 

L'art Roman donne une église trapue

 

 

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