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Ombre et lumière

6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 07:30

 

Département :  36 - INDRE

  Je pressens le plaisir de la découverte castrale

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Lys Saint Georges est située à à 22km au Nord-Est d'Argenton sur Creuse, à 20km au Sud-Est de Châteauroux et à 16km au Nord-Ouest de La Châtre (voir son château). 

   Coordonnée du château :

46° 38' 29" N 1° 49' 21.5" E
 46.641389°  1.822639°

 

    Toponymie :   (--> voir initiation)

      * Une légende prétend que ce lieu est l'alliance "provisoire" de Richard coeur de Lion et de Philippe Auguste (voir liste des rois).

 Saint Georges pour l'Angleterre et le Lys de la Royauté Française.

      * La vérité est autre. L'ancien nom de la commune fut : Ollicium. Ce devait être certainement le nom d'un Romain fondateur de la ville. Le nom "Ollicium Sancti Georgi" apparaît dans un texte faisant penser que le bourg fut sous la protection de Saint Georges. Il semblerait que les paysans se rendant au bourg disait : "On va au Lis", raccourci du nom Ollicium .

   La concaténation Lys Saint Georges fut évidente quelques siècles plus tard.

  Le vert entoure la blanche ruine

Le château :  

     L'extérieur :

La découverte

    Cet édifice, situé sur un éperon naturel dominant la vallée du Gourdon, est le but de ma promenade en cette fin d'été dans le Berry.

  La rue du château est mon guide pour arriver proche de mon Graal.

Diantre, qu'il est beau !

 

Le choc

    Ma 1ère surprise est évidemment les vertes douves. Un Chevalier des montagnes comme moi n'est point habitué aux châteaux de plaine entourés d'eau.

   Ma 2ème surprise est évidemment de voir de suite un donjon externe qui semble être vieux de 8 siècles.

  Mais il me faut reprendre mes esprits et notifier mes constatations.

  Les canonnières montrent l'évolution défensive du château

Le donjon

     Avec ses pierres pauvrement taillées et sa rudesse architecturale, ce donjon ressemble à une construction du 12ème siècle, mais de nombreux détails prouvent que ma rapide  conclusion est fausse :

* Il est construit à l'extérieur, ou plutôt inclus dans le système défensif extérieur, ce qui n'est pas l'habitude au 12ème siècle.

* Son plan est ovoïde,

* Il possède de nombeuses canonnières.

* Aucune archère (voir vocabulaire) droite est visible. Ce donjon doit avoir été construit au moins au 15ème siècle.

Avez vous remarqué ce curieux décroché au sommet ?

   Je pressens que ce fut un chemin de ronde.

 

Le rempart

     Bien que partiellement arasé, le rempart possède des canonnières. Proche du donjon, des systèmes d'artillerie compensent les angles morts de la tour maîtresse.

 

Les tours

   A ma grande surprise, ce castel n'est point un simple château mais une véritable forteresse médiévale. En plus du puissant donjon, je vois de multiple tours flanques.

  Ma documentation affirme que le rempart en comportait 11.

Fenêtre de confort et systèmes défensifs s'harmonisent sur les façades

   Archères canonnière sur une tour flanque

Les systèmes défensifs

   En faisant abstraction des fenêtres ouvertes "récemment", des systèmes défensifs de périodes différentes apparaissent :

* Des archères-canonnières,

* De larges canonnières,

* Des "pseudo" mâchicoulis.

  Certaines canonnières protègent les courtines et d'autres visent l'extérieur. Le quadrillage semble optimum.

  L'ensemble étant isolé des attaquants par des douves.

 

Une grille bloque le passage

   La propriété étant privée et logiquement interdite à la visite, en suivant les douves je me heurte à une grille. Mais l'accueil des Béirichons (et surtout des propriétaires) est si renommé qu'une pancarte m'informe que je peux continuer à rêver.

  Les tours se succèdent pour mon plus grand plaisir

Des tours partout !

   Lentement je poursuis ma découverte en empruntant le sentier privé et en suivant les douves. Entre chaque rempart arasé (ne comportant ni archère ni mâchicoulis) des tours défensives agrémentent le paysage.

   Même si elles ne sont pas toujours intactes, elles possèdent des canonnières horizontales trahissant une construction du 15ème siècle.

  Le spectacle est vraiment magnifique !

 

L'entrée fortifiée

    Pour franchir les douves, il y avait évidemment un pont levis. Au 19ème siècle, il a été remplacé par un pont fixe lourdement protégé par une tour aux multiples canonnières.

   Les portes charretière et piétonne portent encore les traces des ponts levi entrant dans leur logement. Les emplacements des flèches de levage ont disparu.

 

Le donjon...encore

   Grâce à mon oeil d'aigle, je peux voir au loin quelques détails architecturaux. Le plus intéressant est évidemment l'entrée du donjon avec :

* L'ouverture à l'étage de la salle des gardes avec ses canonnières,

* Et surtout les logementsdes flèches de levage.

 

     L'intérieur :

         Ce château privé est habité. Les bâtiments et salles ne sont point visitables.

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, construction de l'église. Certains historiens supposent/affirment qu'un premier château  (du 12ème ?) devait exister en ce point stratégique. Mais aucun texte l'atteste.

* Au 14ème siècle, construction de l'actuel château en s'appuyant sur les traces de l'ancienne fortification. Le fief relève du seigneur d'Archambault de Crevant.

* En 1440, Antoinette Archambault de Crevant épouse Jesseaume Bertrand. Apporté en dot, le château change de famille propriétaire qui prend le nom de Bertrand Du Lys (ceci pendant trois siècles).

* Au 15ème siècle, modification du château suite à l'amélioration des armes à poudre.

* En 1498, le château appartient Gilbert Bertrant qui, après avoir été Capitaine des archers du Roi, est gouverneur du Berry.

* Au début du 16ème siècle (1501 ?), dans le donjon, Louis XII (voir liste des rois) met en résidence surveillée Ludovic Sforza, Duc de Milan.

* En 1502, le château est érigé en Châtellenie

* En 1504, Ludovic est transféré au château de Loches.

* Au 16ème siècle, amélioration de confort dans le château.

* En 1737, Paul François Bertrant est l'auteur d'un meurtre. Il s'enfuit en Espagne. Le château est réquisitionné par la justice Royale. Il est vendu à la famille Du Breuil Du Bost.

* Vers 1792, durant la Révolution, Lys-Saint-Georges change de nom : "Lys le Pelletier". Ceci est hommage à monsieur Le Pelletier de Saint Fargeau, révolutionnaire qui a voté la mort de Louis XVI (voir liste des rois).

* En 1877, début des restaurations des bâtiments par Alfred Dauvergne. Durant ces 10 années, quelques éléments d'architecture sont profondément modifiés.

* En 1969, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* En ce 20ème siècle, le château appartient à la famille De Reviers De Mauny.

* En 2006, sur demande des "électeurs", le conseil municipal accepte que les habitants se nomment : Les Olliciens. Ainsi, l'ancienne toponymie réapparaît.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du château est libre et gratuite en respectant le silence du site. La propriété privée est interdite à la visite des intérieurs.

 

Plusieurs siècles séparent ces bâtiments

 

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 07:00

 

 

Département 12 - AVEYRON

  Je pressens un voyage dans le temps !

 

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte

         La commune de Bertholène est située à 40km au Nord-Ouest de Millau, à 15km au Nord-Est de Rodez et à 8km au Sud-Est de Bozouls (voir cette commune).

 

     Coordonnées du château :

44° 25' 9.062" N2° 48' 32.544" E
 44.419184° 2.80904°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

L'arrivée

* Après avoir visité la ruine du château fort de Bertholène, je me rends à 6km au Nord-Est pour découvrir une autre merveille médiévale nommée : Les Bourines.

* De suite, je comprends que cette beauté médiévale va me fasciner durant de longues heures.

 

  Quelle magnifique construction !

La découverte

    J'ai beaucoup de difficulté à imaginer que cette massive construction soit qualifiée, dans ma brochure, de "bâtiment d'un domaine d'élevage".

    Avant d'avoir lu l'historique, j'aurais affirmé que ce fut le château fort principal d'un puissant seigneur.

 

 

L'analyse 

   La première façade qui s'offre à moi est fascinante. Cet enchevêtrement d'architecture différente est certainement causé par des aménagements sur plusieurs siècles.

   D'ailleurs, les différences de pierres sont évidentes :

  - Sur la droite, une imposante tour carrée. Peut être servait elle à la défense de la porte actuelle (sur la droite). Je suis surpris que la tour ne comporte aucune archère ni ouverture de tir. Sous le toit, des consoles trahissent la présence d'anciens mâchicoulis (voir vocabulaire). Quelles belles latrines doubles

  - A gauche de la tour, le mur est soutenu par quatre contreforts à larmier. En constatant qu'un d'entre eux bouche partiellement une ouverture Romane, je suppose qu'ils ont certainement été aménagés quelques temps après. Je subodore aussi que la pièce derrière la fenêtre fut la chapelle. 

  - Au dessus, plusieurs constructions en encorbellement m'informent que des pièces de vie existaient à cet étage. Les habitants "réalisaient" leurs besoins par ces latrines.

 

 

Une ronde surprise

    Au bout du long mur parsemé de latrines haut perchées, je vois une ronde tour. Elle possède quelques évidences médiévales mais aussi des curiosités :

* Au sommet, un chemin de ronde couvert pour le guet et la défense.

* Puis les classiques et efficaces mâchicoulis.

* En dessous, quelques fenêtres de confort prouvant que salles d'habitation (ou de fonction) existaient.

* A mi-hauteur, une pierre sculptée. Une tour médiévale, sans aucun doute !

* Au rez de chaussée, une porte m'intrigue. Ce n'est point habituel pour une tour de défense au moyen âge.

Etait ce la poterne ? 

* Au dessus de la porte, la fente verticale avec un trou pour arme à feu me semble datée du 15ème siècle.

* La base est évasée :

- Pour tenir l'ensemble,

- Diminuer le travail des sapeurs en augmentant l'épaisseur du mur,

- Puis, grâce au plan incliné, faire rouler les pierres du sommet vers l'assaillant.

 

 

L'autre façade

   Lentement je contourne la ronde tour pour découvrir l'autre façade dans l'ombre. L'aspect général semble identique à sa consoeur excepté quelques détails :

* L'absence de contrefort,

* Des ouvertures nombreuses (parfois au niveau du sol) avec souvent des grilles anti-intrusion (16ème siècle ?),

* Des latrines pour une personne.

 

  Deux tours médiévales à la toiture très différente

Une autre tour ronde

    Au bout de cette longue façade dans l'ombre, je vois une ronde tour. Elle me semble identique à la première (Chemin de ronde couvert, mâchicoulis...). Pourtant quelques détails diffèrent :

* Elle est plus haute,

* Sa toiture est plus élevée,

* Elle possède de petites archères droites du 12ème (?) siècle,

* A mi-hauteur, des consoles sont les vestiges de latrines.

 

 

Est ce la fin ?

    Pensant avoir tout vu de cette beauté médiévale, je prends un peu de recul pour l'admirer une dernière fois.

    Et..... C'est le choc.

Voyez vous la raison de mon étonnement ?

 

  Deux styles de tours défensives se regardent

La tour maîtresse

  Au centre du quadrilatère, un puissant donjon me surprend. Que vois je :

* Des angles bien appareillés,

* Sur les parois, des pierres de forme et tailles asymétriques,

* Un chemin de ronde couvert sous le toit,

* Une construction en encorbellement (Latrines ou bretèche pour la défense d'une porte que je ne vois point),

* Des échauguettes d'angle posées sur culots.

 

La porte d'entrée

* Ce château étant si extraordinaire, je me précipite vers le portail d'entrée pour tenter un assaut culturel (bien sur).

* Hélas, la grille ne s'ouvre point.

* Etant sous le feu nourri (virtuellement bien sur) de la ronde tour d'angle, j'esquisse une retraite tactique.... En espérant qu'un jour, visite globale je ferai.

 

 

         L'intérieur :

   La propriété est privée. Il est possible de visiter le château quelques jours dans l'année. Hélas, cette magnifique construction était fermée le jour de ma venue.

 

Massif et élégant

 

 

Histoire du château :

* En 1245, une bulle du pape Innocent IV cite le château des Bourines. Il appartient à la famille Séveyrac.

* En 1289, le site est cédé aux moines d'Aubrac.

* Vers 1335, à quelques distances du château le moulin de Peyrade est construit. Il dépend du fief des Bourines.

* En 1353, les moines d'Aubrac déposent à Brourines leurs titres et richesses en prévision d'une attaque de leur hôpital et résidence principale.

* Au 15ème siècle, un puissant donjon est aménagé.

* A la fin du 15ème siècle, la tour de défense Nord-Ouest est aménagée. Elle porte les armes de la famille d'Estaing.

* En 1547, le portail est modifié. Le nom du Cardinal Evêque de Rodez, Georges d'Armagnac, est gravé.

* En 1562, le château est gardé par le Chevalier (voir titre de noblesse) de Montpeyroux, commandant 12 soldats.

* En 1565, le château est attaqué puis pris par 300 soldats sur l'ordre du Prieur de Caudelz.

* En 1574, durant les Guerres de Religion, les Huguenots assiègent le site.

* En 1663, un recensement prouve l'importance des Bourines. Par exemple, le cheptel comprend 36 boeufs, 50 bêtes à cornes et 1800 bêtes à laine.

* En 1791, les révolutionnaires forcent la vente des Bourines (appartenant aux moines d'Aubrac) à Antoine Marcillac et Louis Gineste.

* En 1794, le site et les terres appartiennent à une association composées des familles :

- Granier,

- Dupin,

- Mourgues.

* Le 19ème siècle voit le début du déclin des Bourines.

* En 1862, la foudre tue plusieurs animaux d'élevage.

* En 1870, la sécheresse force la vente du bétail.

* En 1936, la famille Aubaret habite le château et possède plus de 1300 bêtes.

* En 1952, le moulin de Peyrade est dissocié du fief des Bourines.

* En 1963, le site est classé aux Monuments Historiques.

* A la fin du 20ème siècle, le site est possession de la famille Delmas.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant le silence de la propriété privée. La visite de l'intérieur serait possible quelques jours dans l'année. Veuillez vous renseigner.

 

Un ensemble castral magnifique !

    

 

 

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 12:30

 

 

** Soutenons le patrimoine ! **

 

   Vous connaissez toutes et tous ma passion pour le patrimoine. Par ce blog elle s'exprime pour les édifices fortifiés de l'époque médiévale. Mais mon appareil photo sait que je mémorise tous types de bâtiments.

 

   Le patrimoine, ce n'est pas que des constructions.

Le patrimoine, c'est la mémoire !

 

La mémoire s'exprime par des statuts, des tableaux, des dessins, des gravures dans les grottes montrant un instant de vie.

 

Face à l'histoire de l'humanité, une nouvelle forme de mémoire est apparue : L'écriture.

Cette incroyable invention nous permet de connaître puis de comprendre et enfin de transmettre.

 

    Je souhaite vous faire connaître une petite maison d'édition pleine d'initiatives intelligentes avec des acteurs dynamiques. J'ai entretenu durant plusieurs années une correspondance très instructive avec l'une des membres.

 

Les éditions FRAGILE

 

  Pour se donner plus de moyens, pour nous permettre d'agrandir notre culture et notre mémoire, cette maison d'édition demande votre soutien par le crowdfunding.

Qu'est ce me dites vous ?

   C'est un financement participatif en échange de contreparties. Ceci n'est pas une "arnaque", je soutiens déjà quelques autres projets par ce financement participatif.

 

Imaginez : Si un million de personnes donnent 1 Euro.... Que de piastres cela ferait pour eux (et pour nous, car nous en profiterons).

 

Allez voir leur site et leurs projets : Les éditions FRAGILE

 

Avec eux, tout est sujet à apprendre : clic

 

 

  Si vous pensez qu'un petit coup de pouce serait très utile, pouvez vous participer en cliquant sur le lien ci-dessous :

 

Aidez Les --> clic

 

 

Et n'oubliez pas ... Parlez en autour de vous.

 

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 17:00

 

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Résumé :

 
    « Chef-d'œuvre de broderie sur toile bise finement tissée, la Tapisserie de Bayeux a été réalisée dans le sud de l'Angleterre à la fin du XIe siècle, elle est signalée pour la première fois en 1476 dans l'inventaire de la cathédrale de Notre-Dame de Bayeux.
    Remarquable par son ampleur - elle couvre une surface de 63,88 m de long et de 45,7 à 53,6 cm de large, elle se distingue aussi par le naturalisme de son dessin qui, allié au texte courant en latin naïf, en fait l'un des témoignages les plus dignes de foi sur la conquête de l'Angleterre par Guillaume duc de Normandie, dit le Conquérant, et la bataille d'Hastings. La Tapisserie présente les faits dans l'ordre chronologique.

    Edouard Le Confesseur, Roi d'Angleterre, envoie Harold Godwinson en Normandie pour annoncer à Guillaume qu'il le désigne comme son successeur au trône d'Angleterre. Au terme d'une traversée périlleuse, Harold est fait prisonnier par Guy de Ponthieu, puis libéré grâce à la présence d'un espion à la solde de Guillaume. Bien qu'ayant juré qu'il le soutiendrait, Harold trahit Guillaume et se proclame roi d'Angleterre après la mort d'Edouard.
    Guillaume décide de livrer la bataille d'Hastings pour accéder définitivement au trône. A la fois œuvre d'art universellement appréciée et document historique dont la fiabilité a été reconnue par les spécialistes, la Tapisserie de Bayeux est ici reproduite intégralement et envisagée sous tous ses aspects, pour offrir au lecteur les clefs nécessaires à sa compréhension. Les inscriptions latines sont traduites dans leur totalité.

 
    Un commentaire détaillé analyse le style et l'état de conservation des différentes pièces. L'histoire qu'elles illustrent est racontée dans tous ses développements. Les enjeux plus spécifiquement artistiques font l'objet d'une étude exhaustive. Enfin, ce livre s'attache à dévoiler la mine d'informations que la Tapisserie de Baveux offre sur la civilisation du Moyen Age
. »
   
 
 
   
 
Mon avis :
 
Une vision "Anglaise" de ce chef d'oeuvre !
 
 
    Je suis conscient de vous avoir déjà présenté un livre sur ce sujet, d'ailleurs il est ici, mais cette tapisserie est unique, une merveille, un chef d'oeuvre médiéval. Rien ne sera trop excessif pour comprendre cette réalisation incroyable.
 
Après avoir vu cette tapisserie, votre vision des hommes et de l'histoire sera différente.
 
     Mais revenons à ce livre, il comprend un peu plus de pages et il est plus cher que celui écrit par Lucien Musset. Evidemment, il y a de nombreuses descriptions identiques, mais parfois l'auteur (David Mackenzie Wilson) apporte un éclairage nouveau ou différenciant. Ces 15 années comme directeur du British Museum lui a peut être donné accès à des "livres secrets". Les photos sont nombreuses,  commentées avec détails et expliquées dans le contexte historique.
 
Lequel choisir, le Français, ou le British ?

   Comment puis je vous répondre, je suis tellement fou (de cette époque bien sur) que je les possède tous les 2. Si vous avez un peu moins de folie, prenez celui que votre libraire pourra commander, ils se dévorent de la même façon.
   Je ne pourrais pas me séparer de l'un d'eux, comment puis je vous conseiller ?
 

  Pour vous faire comprendre ce qu'il est possble de voir, de comprendre et de déguster sur cette tapisserie, je vous propose une magnifique vidéo  récupérée sur le site : Koreus.com
 
  D'autres vidéos sont visibles :
 
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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 07:30

 

Département  40 - LANDES

 

Le bourg :Avez vous la coquille pour visiter cette église ?

    Situation  (--> le voir sur une carte)

        Le bourg de Bougue est situé à 9km à l'Est de Mont de Marsan et à 8km à l'Ouest de Villeneuve de Marsan.

   Coordonnées du bourg :

43° 53′ 28″ N 0° 23′ 29″ W
 43.891111°  -0.391389°

 

L'église :

    L'extérieur :

La découverte

    Le chemin vers Compostelle passant par Mont de Marsan possède de nombreuses églises fortifiées. Il me suffit de suivre les Coquilles pour me pâmer à chaque étape devant des merveilles.

Mais où se trouve celle de Bougue ?

   Il est impossible de ne pas voir cette église tant elle est majestueuse et magnifique dans son écrin de verdure.

Mais est elle fortifiée ?

  Les contreforts sont peu puissants, les fenêtres trop basses, les fentes de tir inexistantes. Je pressens un jeu de piste.

 

L'enquête commence 

    Quand j'ai un doute, je prends un peu de recul pour comprendre l'architecture globale. Et ma "logique" est récompensée.

Voyez vous la raison de ma satisfaction ?

    Sur la droite, un clocher curieusement bas possède 2 ouvertures coté nef. Ce ne sont pas des portes à cause de la faible hauteur.

Ne serait ce point un reste de crénelage ou un vestige d'un chemin de ronde ? 

 

Puissance et grâce sont les qualités de cette église fortifiée

Le clocher-donjon

   Je contourne rapidement l'édifice pour découvrir non pas une simple tour de guet mais un puissant "donjon" trapu. Contrairement à de nombreuses églises, ce clocher n'est pas haut dans le ciel mais ramassé sur lui même pour mieux recevoir les coups de buttoir des attaquants. (oups.. désolé, mon imagination m'emporte au Moyen Âge).

Avez vous remarqué les pierres ?

    Évidemment, je n'attire pas votre regard sur la corniche avec les boules, mais des différentes qualités de pierres.

   Je suppose que la tour a été surélevée (position des "modillons" et différence de taille de pierre) puis a été consolidée rapidement après des attaques (moellons de grès de dimensions aléatoires mélangés à de la brique et des galets; L'ensemble est noyé dans un mortier).

 

Interrogation !

"Chevalier, que penses tu de la position du cadran solaire ?".

      Vous avez raison de m'interpeller, savantes lectrices et cultivés lecteurs, un cadran solaire est souvent positionné au Sud. Cela signifie que cette église n'est pas dans le classique Est-Ouest, mais curieusement Nord-Sud.

 

Les défenses

     L'ouverture centrale correspond à un créneau, il est encadré par 2 archères cruciformes dont la partie centrale (horizontale) me semble trop étroite pour être efficace dans le jet de flèche.

Est ce du à une mauvaise reconstruction ?

N'y a t il que cela pour défendre la tour ?  

    Que nenni. En me "penchant" un peu, j'aperçois une fente de tir (je n'ose la nommer archère (voir vocabulaire) car elle est trop petite pour ce type de construction), puis sur la face à 90°, une autre fente de tir. Bien que le nombre de système défensif semble faible, l'ensemble est homogène et sécurise les 3 faces.

La 4ème possède-t-elle un mur vierge de défense ?.

    Évidemment non, cette dernière a son lot de système de tir et de surveillance.

"Chevalier, cette façade est elle avec des petites pierres taillées comme des briques ?"

    Vous avez raison, cette face est construite comme les 3 autres. Étant positionnée à l'Est, elle était à l'ombre lors de ma visite. Conséquence, l'image était terne. J'ai voulu (grâce à un logiciel photo) lui donner un peu de lumière et de vie pour sublimer les défenses. 

 

    L'intérieur :

       Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle, point de porte ouverte il y a.

 


Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église.
* Au 14ème siècle, l'église et l'abbaye sont fortifiées.
* Au 16ème siècle, les protestants attaquent et détruisent l'abbaye. L'église est partiellement ruinée.
* En 1854, l'église est remaniée. La tour de défense est transformée en clocher. Un porche est aménagé. L'auvent est soutenu par des colonnes provenant d'un retable du 18ème siècle.
* En 1997, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Candide) est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher est interdite.

 

Une église unique doit avoir une représentation unique

 

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 07:10

 

Département 02 - AISNE

  Le rayon de soleil matinal me révèle les ombres du château

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Fère-en-Tardenois est située à 37km au Sud-Sud-Ouest de Laon, à 32km à l'Ouest de Reims et à 20km au Sud-Est de Soissons.

  Coordonnée du château :

49° 13' 21.234" N 3° 31' 59.282" E
 49.222565°  3.533134°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

    En arrivant à proximité du château de Fère (situé à 3km au Nord du bourg), j'ai les poils qui se dressent. Mon corps pressent que la visite de ce jour va être exceptionnelle.

  Je vais découvrir et vous montrer une forteresse unique.

  Une motte castrale aménagée par l'homme, puis renforcée de pierres

Une butte

    La butte portant le château est exceptionnelle car elle a été aménagée par d'importants travaux. Ses proportions sont :

* 120 mètres de diamètre,

* Composé de 9 cotés non identiques,

* Une hauteur de 18 mètres,

* Avec une pente avoisinant les 40°,

* La terrasse plane a une forme de polyèdre à 9 cotés asymétriques,

* Avec un diamètre oscillant entre 60 à 80 mètres.

  En observant cette butte, j'ai la sensation de voir une pyramide arasée. Ce type de réalisation semble unique en notre Royaume.

 

Y a-t-il des défenses ?

    Il ne suffit pas de construire un habitat sur une butte pour qu'il soit difficilement prenable par l'assaillant, il faut évidemment des systèmes défensifs actifs et passifs.

  Ce château en possède toute la gamme.

  Un fossé limitant la puissance des attaquants

Les premiers systèmes défensifs

    D'après mes lectures sur les grands stratèges et sur les attaques de bâtiments fortifiés, je peux affirmer qu'aucun château fort est imprenable.

    Le but pour un défenseur est de retarder l'assaut final, d'ajouter des pièges et remparts pour "démoraliser" l'assaillant.

  C'est dans ce but que fut construit le château de Fère :

* A l'extérieur, certains castellologue supposent la présence d'un rempart entourant le fossé.

* Puis en bas de la motte, un large fossé laissant de la distance entre les défenseurs et les armes de jet des assaillants.

* Evidemment, une pente (entièrement parementée de grès) rendant difficile la monter et permettant de faire rouler des pierres rondes (pour écraser l'assaillant).

* A la périphérie haute de la butte, un rempart avec de petites tours semi-circulaires (de 3 mètres de diamètre) isolait le château. Il ne reste que des vestiges arasés mais la sensation de puissance défensive se ressent.

  Ce château m'en fait voir de toutes les couleurs

D'imposantes tours défensives

    Au sommet, les imposantes tours rondes, bien que très ruinées donnent un aspect massif à cette forteresse médiévale.

  Ce plan architectural me surprend :

* Par l'absence de donjon,

* Par le nombre impressionnant de tours (7) pour un espace si réduit,

* Par le diamètre surprenant de ces tours rondes (9 à 10 mètres).

* Par conséquence, la faible largeur des courtines entre chaque tour (une moyenne de 8 mètres).

  Le résultat est très surprenant.

 

Les vieilles tours

   Le temps et les hommes ayant été très cruels avec ces ancêtres de pierres, les tours ne possèdent plus de crénelage ni mâchicoulis (voir vocabulaire). Pourtant elles offrent aux touristes curieux de nombreuses caractéristiques et quelques énigmes.

  Arasée et pourtant si vaillante !

Description des tours

     La qualité de construction des tours prouve que ce site fut un emblème de la puissance de son seigneur. C'est un vrai plaisir éducatif que d'observer ces bâtiments :

* Le parement extérieur est parfait, aussi bien la taille des pierres, leur unicité et la qualité des joints.

Le remblai semble très solide.

* Une chapelle a été aménagée à l'étage dans une tour.

* De hautes archères sont visibles sur plusieurs étages et sur toute la périphérie.

* Certaines archères mesurent plus de 3 mètres.

* En regardant par la fente, je constate que l'ébrasement intérieur n'est pas important mais il est plongeant. Les archers pouvaient aisément tirer en bas.

* Grâce à l'effondrement des courtines, les axes de circulation se révèlent.

  A quoi pouvait servir l'appareillage à la base des tours ?

L'énigme architecturale des tours

    Ma plus grande surprise fut la base des tours. Autant le parement supérieur est lisse, autant la base est "chaotique".

  Le glacis est composée de 2 "étages" différents :

* En bas, des pierres pauvrement taillées, peu jointives aux dimensions aléatoires.

* Je peux admettre que les hommes aient préféré démanteler le château par le bas, ce qui est plus facile que récupérer les pierres en haut.

Mais pourquoi toutes les tours ont cette curiosité ?

* Je compte 8 rangées de pierres. Les récupérateurs de pierres n'ont pas pu faire de la destruction symétrique.

** Au dessus, 4 rangées de pierres finement jointées. Elles font saillie en forme de dent.

**Je vous ai déjà montré ce type d'architecture au château de Bitonto en Italie.

** Mais ici, le glacis est trop court pour être efficace et guider des galets ronds.

Quelle fut la fonction exacte de cette curiosité architecturale ?

  Ceci n'est point le Pont d'Avignon... Mais on y danse quand même !

Le pont

   Comme tout château qui se respecte, lorsque douves ou fossé existent, il faut un pont. Très souvent il est en 2 parties :

* Une fixe nommée : Pont dormant,

* Une relevable nommée : Pont levis.

  Hors, ce château possède un pont de 15 mètres de long totalement fixe.

De plus, il est très élégant.

   La raison est simple, il fut construit au milieu du 16ème siècle. Ce pont était couvert et formait certainement une galerie comme à Chenonceau.

 

Un pilier

   Pourquoi vais je proser sur UN pilier alors qu'il y en a 6. La raison est visible ici. Une ouverture pour arme à feu avec ébrasements extérieur et intérieur.

 

      L'intérieur :

Mon questionnement

   Avant de découvrir l'intérieur, je vous fais part de mes 3 interrogations :

1 - Pourquoi avoir construit un château sur motte au 13ème siècle ?

- Cela faisait au moins 1 siècle que ce type de construction était abandonné.

2 - Pourquoi un château circulaire alors que le style Philippéen s'imposait.

3 - Pourquoi ne point avoir de tour maîtresse ?

 

La suite de la visite

Veuillez cliquer ici pour visiter l'intérieur

du château de Fère-en-Tardenois

 

 

 

Il me faut de suite conquérir ce château fort !

 

 

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 02

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 08:00

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

 

Résumé :

    « Cet ouvrage rassemble 10 poèmes du XIIème au XVème siècle qui constituent une part remarquable de notre patrimoine littéraire. Un livret reproduit ces textes dans leur langue originale : langue d'oc, langue d'oïl et français moyen.
   De Guillaume X à François Villon, plus d'une cinquantaine de poètes représentent les quatre siècles fondateurs de notre poésie. De la délicatesse des premières chansons d'amour au raffinement des ballades, cet ouvrage révèle un univers doué d'une force émotionnelle et d'une liberté d'esprit inattendues ?
   Dans sa préface, Michel Zink, membre de l'Institut, professeur au Collège de France, montre combien ces quatre siècles de lyrique médiévale, tout occupée d'amour, entrent en résonance avec l'art chatoyant de l'extrême fin du Moyen-âge. »
 
 

 

 

 

Mon avis :
La  Perfection !
     
    Voila un livre digne d'un roi. Bien que ne l'étant pas, j'ai osé approcher cette oeuvre :
  • * Fébrile, j'étais devant la couverture,
  • * Petit, je me sentais devant les pages offertes,
  • * Ebahis, mes yeux étaient devant les enluminures colorées,
  • * Grelottante, ma voix était en murmurant les mots des troubadours,
  • * .......
   Dans la librairie, j'étais seul au monde malgré la foule du weekend. Je savais qu'un chevalier errant comme moi ne pouvait acquérir un tel trésor, mais approcher le Graal, n'est ce point déjà vivre l'aventure ?
    Ma maigre fortune de chevalier ne m'autorise pas à posséder un si coûteux livre pour grand seigneur. Mais pouvoir lire en français les poésies des troubadours, puis tenter de comprendre le texte original en langue d'oc, ou d'oil est un plaisir sans équivalent (enfin, pour un fou de Moyen Age bien sur).
 
   Si vous êtes une princesse, vous côtoyer donc un prince. Pour lui faire plaisir, voici LE seul livre à offrir à votre "charmant".
   Et vous monseigneur, si vous avez la chance de lire en entier les mots des troubadours, si vous avez l'honneur d'être possesseur d'un tel chef d'oeuvre, pensez à moi, et mettez vos sensations sur ce modeste blog !..... Par vos mots, je vais revivre cette expérience unique.
 
 
 

Note de l'éditeur :

    " Les Éditions Diane de Selliers célèbrent avec Le Moyen Âge flamboyant, poésie et peinture un idéal de culture française, ramené à sa mystique essentielle, l'amour.

   Ce florilège poétique et pictural, composé de cent vingt poèmes représentatifs de quatre siècles de lyrique médiévale du XIIe au XVe siècle, illustrés par deux cent peintures issues de manuscrits essentiellement français des XIVe et XVe siècles, donnent à découvrir un monde idéaliste épris de luxe et de raffinement.
   L'ouvrage rend hommage à la virtuosité d'une lyrique fondatrice de la poésie moderne, versifiée et subjective : " On ne saurait mieux mettre en lumière le mouvement continu qui, à l'aube des lettres françaises, aboutit à dessiner la figure du poète ", précise Michel Zink dans sa préface.
   De la délicatesse affective des chansons courtoises à la suprême préciosité des ballades, de l'inspiration satirique de pièces pamphlétaires à l'humeur badine, voire burlesque et triviale, de certaines compositions, cette sélection poétique suggère une force émotionnelle et une liberté d'esprit insoupçonnées.
   Chantres d'une fin'amor qui infère l'excellence poétique, troubadours et trouvères créent une lyrique subtile et achevée dans une inédite langue romane. Les troubadours doivent leur nom au verbe trobar qui signifie " trouver " en langue d'oc et dont dérive le terme de " trouvères " pour désigner leurs héritiers de langue d'oïl.
   Le poète est en effet de fait amant à cette époque. Homme lige de sa dame, il n'a de cesse d'exprimer dans ses chansons, sa souffrance, ses craintes, ses désirs, ses joies, avec soumission ou avec impatience, avec sublime ou avec dérision, en tout cas avec une passion toujours aussi intense.
   Ces poètes contribuèrent ainsi à infuser une conception de l'amour aussi nouvelle que fondatrice, la fin'amor : " Cet amour, que nous appelons " courtois " (cultivé dans les milieux de cour), on l'appelait à l'époque fin'amor, amour fin, affiné, épuré, comme l'or fin est épuré par le feu. Rien plus que ce feu de l'amour, ce feu où s'épure l'amour, ne permet de dire le Moyen Âge flamboyant ", observe Michel Zink.
   Cette sensibilité et cette éthique profane et élitiste révolutionnèrent les mœurs de l'Europe toute entière. Au point de faire dire que le Moyen Âge français inventa l'amour.
   Les plus belles peintures à manuscrits du XIVe et du XVe siècle ressortent directement ou indirectement, dans ses figures et ses thèmes, de son imaginaire amoureux. Tandis que la réputation de Paris attire dans la capitale les artistes flamands et italiens, les enlumineurs parisiens déploient un répertoire iconographique aussi original qu'inédit : jardins de déduit, château d'amour, offrande du cœur, etc.
Fruit d'une féconde alchimie entre le réalisme flamand et la rationalité latine, la peinture à manuscrit française révèle ainsi, à l'aube de la Renaissance, une insaisissable singularité.
   La miniature s'ordonne en un microcosme qui se donne à voir dans une irréelle et enchanteresse beauté.
     Cette édition offre pour la première fois à contempler ces miniatures d'une remarquable délicatesse comme d'authentiques tableaux, reproduits en de puissantes pleines pages.
   Certains folios de manuscrits, sublimes au niveau de leurs marges et de leur ornementation, sont parfois reproduits dans leur intégralité, ponctuant l'ouvrage d'un hommage à ces précieux objets d'écriture et de peinture.
   La maquette témoigne, dans son épurement et son élégance, d'un immense savoir-faire et s'orne de marges et de lettrines spécialement créées dans l'esprit de l'époque.
Le spectacle de ces chefs d'œuvre picturaux se révèle d'autant plus exceptionnel que ces manuscrits enluminés, conservés comme d'inestimables bijoux cachés dans les musées et les bibliothèques, sont quasiment inaccessibles du fait de leur extrême fragilité qui interdit qu'on les manipule ou qu'on les expose à la lumière.
   Dispersés à travers le monde entier au gré des acquisitions de riches collectionneurs et bibliophiles, les manuscrits à peinture français demeurent bien souvent invisibles du grand public, même le temps d'une exposition. Ainsi le chef d'œuvre d'un des plus grands artistes français du XVe siècle, Barthélemy d'Eyck, dont le Livre du Cœur d'Amour épris de René d'Anjou, protégé par son statut patrimonial, est immuablement conservé à Vienne. Ce livre le reproduit dans son intégralité.
   Si les traductions en français moderne ont été soigneusement choisies parmi les spécialistes respectifs de langue d'oc, langue d'oïl et français moyen, l'ouvrage s'enrichit d'un livret qui reprend les poèmes dans leur langue originale. Le lecteur peut ainsi découvrir les racines de la langue française et en apprécier la beauté mélodique originelle.
   Un important appareil critique parachève ce livre d'art, depuis les biographies de chaque poète à des notices sur les manuscrits à peintures reproduits, en passant par un répertoire des genres lyriques et une chronologie détaillée de cette France médiévale. "
 
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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Est ce une église fortifiée ou un château fort ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Sainte Radegonde est située à 20km au Sud de Bozouls (voir son château), à 9km au Sud-Est de Rodez et à 5km au Nord-Est de Flavin (voir son château).

     Coordonnées de l'église :

44° 18' 26.788" N 2° 39' 19.894" E
 44.307441°  2.655526°

 

L'église : 
        L'extérieur :
Elle m'attend !

    A 5km au Sud-Est de Sainte Radegonde, une curiosité unique m'attend avec impatience. Elle sait que je vais l'immortaliser pour montrer sa beauté au monde (du web).

  Avez vous déjà vu un donjon avec des cloches ?

Est ce un donjon ?

    Il est impossible de ne point voir l'imposante construction survolant les maisons. Durant quelques secondes, j'ai pensé que ce bâtiment était un château et même un donjon.

Etes vous subjugués ?

 

Est ce l'église ?
    Le moment de surprise passé, je constate, en haut de la rectangulaire construction, une série de cloches. Je pressens que le bâtiment fortifié est l'église que je suis venu immortaliser.

   Mais il faut réfréner mes ardeurs, car dans mes croisades, j'ai déjà vu des cloches :

* Sur un beffroi (qui était une ancienne tour d'un château),

* Sur une tour d'un château devenu clocher.

 

Je fais le tour

     Tout en contournant le bâtiment, je me demande où peut être situé l'abside. Evidemment, je pourrai regarder ma boussole (puisque les églises sont orientées Est-ouest), mais je souhaite comprendre l'architecture.

    Dénué de transept et de signe caractéristique d'abside, cette construction m'intrigue encore plus.

 

Fasciné je suis !

  L'autre face me révèle quelques détails : 

* A la base, une construction récente me fait pensé à une sacristie.

* Sur la hauteur, une forme presque ronde qui est une tour-escalier.

 Je guette les échauguettes

Je sais tout maintenant !

* La façade Ouest comporte deux échauguettes sur culots.

* Elles complètent un système défensif basé sur des mâchicoulis (voir vocabulaire).

* Au dessus un chemin de ronde couvert est identifiable. Il est aujourd'hui protégé par un grillage anti-oiseaux.

* La façade Est est dépourvue d'échauguette (qu'elle en est la raison ?).

* Dans la partie supérieure des quatre façades, de nombreuses ouvertures ont été aménagées. Je suis étonné par leur asymétrie d'emplacement et de forme.

* Ces ouvertures sont évidemment des fenêtres pour amener la lumière dans les nombreuses salles nommées : Les chambres.

* Une des ouvertures, avec ses deux trous de boulin en dessous, m'interpelle.

Etait ce une bretèche ?

Ou le fantôme des latrines ?

 

Deux petites curiosités

     Lentement, j'erre autour de la tour (sans tournis) à la recherche de la porte d'entrée de l'église. Soudain une fenêtre basse (sacristie ou petite chapelle récente) attire mon attention.

Savez vous ce qu'est cette gravure ?

 

        L'intérieur :

Sésame : Ouvre toi !
    Dans cette immense masse de pierre, la porte d'entrée (du 21ème siècle) semble invisible. Il me faut un peu de temps pour la remarquer. Il n'y a point de statut de Saint, ni d'ornement sculpté. Le Gothique flamboyant est inconnu en ce lieu

 C'est la première fois que je vois une porte d'église aussi sobre.

     Lentement, je m'avance et je pousse.

  Un arc en ciel de beautés colorées

Colorée

Quel choc !

   L'extérieur était si sobre, si "militaire", que je m'attendais à ne voir que la couleur de la pierre. Hors, l'intérieur est lumineux, coloré, multiple.

* Le choeur évidemment est lumineux grâce aux fenêtres. Mais c'est surtout les formes peintes qui me fascinent.

* Le plafond n'est pas en reste grâce à ses fines nervures peintes et sa rosace colorée au niveau de la clé de voûte.

* Le baptistère a aussi la chance d'être dans un enfeu décoré.

 

Vais je découvrir les entrailles ?

    Derrière la chaire, une porte permet d'accéder à l'escalier. J'espère pouvoir monter les 100 marches vers les "chambres".

  Hélas, la porte est fermée. Je ne connaîtrai jamais les secrets de cette incroyable église.

 

 

Histoire de l'église :

* Au début du 15ème siècle (1442 ?), considérant que les villageois d'Inières ne possèdent pas de fort pour se protéger, l'évêque de Rodez autorise l'aménagement de fortifications pour l'église.

* En 1555, située à l'étage supérieur de l'église, une "chambre" est vendue.

* En 1462, un capitaine est nommé par l'évêque de Rodez.

* En 1468, une tour de défense est ajoutée à l'église.

* En 1587, il semble que des chambres dans la tour soient toujours louées.

* En 1671, certaines chambres sont toujours louées.

* En 1921, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame de la Nativité) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Quelle incroyable église fortifiée !

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fortifiées
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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 07:30

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

    « Même si quelques noms ou épisodes fameux sont familiers à beaucoup, entre les temps forts de l'Antiquité romaine et de la Renaissance, le Moyen-Age fait parfois figure d'âge disgracié dans l'histoire de l'Italie. La très grande diversité des structures politiques, des cadres de civilisation et des questions suscitées par leur construction ne facilite pas un discours d'ensemble.
    Cette diversité crée pourtant l'unité de l'Italie médiévale : sa position de carrefour, sa qualité de point d'ancrage de la mémoire romaine, l'omniprésence de la civilisation urbaine dans le Nord et le centre, l'existence de sociétés pluriculturelles au sud ou encore la présence des papes sont autant de facteurs communs à de vastes portions du territoire.
    Le présent ouvrage analyse successivement les héritages romain et carolingien, la mise en place des autonomies urbaines et les reconstructions monarchiques du XIe au XIIIe siècle, les évolutions du système communal aux XIIIe et XIVe siècles ainsi que l'instauration d'un équilibre politique précaire au XVe siècle ; et, enfin, les mutations économiques, sociales et culturelles des deux derniers siècles du Moyen Age.
    Cette synthèse vient ainsi combler une lacune, en tentant de mettre en évidence les "caractères originaux" de l'Italie dans l'histoire de l'Europe médiévale.»
 

 

Mon avis :
L'Italie autrement !
     
   Ma vision de l'histoire de l'Italie était assez simple. Il y eu :

- L'époque Romaine et ses Empereurs,

- Puis 1515 et la victoire Française à Marignan.

- Puis la renaissance avec ces génies en peinture et en architecture.

 Mais de l'époque médiévale..... Rien........ Je ne savais rien. (Et vous ?).
 
Voici LE livre qui m'a permis de combler mon immense inculture sur ce pays si proche de nous.
 
   Cet ouvrage explique merveilleusement bien les provinces, leurs luttes et leurs influences durant 10 siècles. La chronologie des évènements est bien détaillée, les personnages centraux ou décisifs sont décrits avec précision.
   Evidemment, l'auteur n'a pas le style inimitable de J. J. Julaud (voir ici) qui rend l'histoire si agréable, mais l'ouvrage se laisse lire, si l'on prend des notes.
   Avec ce livre, je ne cherche pas à être un prof d'histoire, mais un touriste-médiéviste ayant un peu de connaissance. Ce livre me permet de passer mes prochaines vacances en Italie avec un savoir de base pour comprendre les ruines castrales et leur histoire. Puis de retour, je vous les narrerai pour votre plaisir.
Rendez vous pris dans 1 an ?
 

Venez découvrir maintenant les châteaux forts d'Italie.
 
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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 07:30

 

Département :  36 - INDRE

   Au centre du bourg, une beauté attend ma visite !

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Bouesse est située à 75km au Nord-Ouest de Montluçon, à 25km au Sud de Châteauroux et à 24km à l'Ouest de La Châtre (voir son château).

   Coordonnée du château :

46° 36' 56.473" N 1° 41' 10.964" E
 46.615687°  1.686379°

 

Le château :  

     L'extérieur :

L'arrivéeUne tour défensive du rempart

   En arrivant dans le petit bourg, comme un aimant je suis attiré par une incroyable construction jouant à se cacher dans les grands arbres. Heureusement, en ce mois de mars, les feuilles sont absentes des arbres et je peux me régaler du spectacle médiéval.

 
Le rempart extérieur

    Evidemment, avec la modernisation, la civilisation et la vie tumultueuse, le rempart n'a plus son agressivité médiévale. Il a été aseptisé et ne montre plus de système défensif, ni de crénelage (voir vocabulaire). Pourtant à l'angle une puissante tour apparaît.

 

La tour d'angle

     La tour présente quelques systèmes défensifs variés :

* Une canonnière pour tir rasant,

* Une ouverture ronde pour arme à feu (dans une pierre blanche ajoutée),

* Au sommet, des trous de boulins pour un hourdage peut être.

  Je suis surpris par la piètre qualité de taille des pierres et leurs positionnements peu jointifs.

 

Il y en a d'autres

   Mon aveuglement à décrire la (première) tour d'angle m'a fait oublier la règle d'or d'un Castellologue-Amateur :

Observer avant d'interpréter !

  Car, en ayant une vue d'ensemble, je vois un autre long rempart (dans le même état que le précédent) et une deuxième tour presque sosie de la première.

  Le donjon marque la puissance de son ancien seigneur !

Le corps de logis

   Au centre de l'espace trône le corps de logis divisé en deux parties :

* Sur la droite, un bâtiment Renaissance avec fenêtres à meneau en croix.

* Sur la gauche, un puissant donjon rond.

 

Le donjon

  Avec ses dimensions, cette tour fut habitable (les fenêtres prouvent son habitabilité). Contrairement aux petites tours d'angle, ce donjon a gardé ses attributs défensifs médiévaux :

* Des mâchicoulis sur consoles,

* Un chemin de ronde couvert,

* Des archères canonnières.

  Comme pour les tours d'angle, je suis surpris de la piètre qualité des pierres, surtout pour un donjon.

 Mais en observant mieux cette tour, je vois par endroit de larges et belles pierres taillées. Une reconstruction/consolidation hâtive a donc été effectué sur l'ensemble du château.

 

     L'intérieur :

         Le château est une propriété privée non visitable. C'est en réalité un hôtel restaurant moderne, silencieux et agréable. Ayant un autre logis ce soir là et n'ayant plus faim, je n'ai hélas pas pu profiter de la découverte des lieux.

Mais je reviendrai !

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, construction du château par Eudes de Cluis, vassal du seigneur de Châteauroux.

* En 1239, un acte autorise le seigneur de Bouesse à exercer les droits de basse et haute justice.

* Au 15ème siècle (1443 ?), le château est acheté par une riche famille Picarde: Les Gaucourt. L'architecture du bâtiment est fondamentalement modifiée avec l'ouverture de fenêtres, grandes salles de confort, larges cheminées, mais en respectant les systèmes défensifs de ce siècle.

* Vers 1792, les Révolutionnaires vendent le château.

* En 1855, le château est en mauvais état. Etienne Thimel, son nouveau propriétaire, tente une restauration.

* A la fin du 19ème siècle, le fils de Etienne continue les restaurations du château.

* Au début du 20ème siècle, Georges Poussielgue-Russand, gendre d'Etienne, embellit le château et décore la façade coté parc.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite. Mais peut être qu'en mangeant dans le restaurant ou en dormant dans l'hôtel, certaines caractéristiques architecturales vous seront révélées.

 

Pour entrer en ce lieu, il faut avoir faim ou sommeil !

 

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