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Ombre et lumière

21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 06:30

  Mes yeux se troublent devant un rêve

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Wiege-Faty est située à 80km au Nord-Nord-Ouest de Reims, à 40km au Nord-Nord-Est de Laon et à 7km à l'Est de Guise.

   Coordonnées du bourg :

49° 52′ 56″ Nord 3° 43′ 11″ Est 
49.882222° 3.719722°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     L'église de Faty est située à 1,5km au Nord du bourg Wiège-Faty. Dans cette région où les immeubles sont rares, le clocher de l'église survole les toits. Proche du bâtiment religieux je ne suis pas impressionné par sa finesse et je ne vois pas de système défensif.

Cette église a-t-elle-été fortifiée ?

 

L'enquête commence

    Comme souvent quand je découvre une église, je l'aborde par le chevet car il possède parfois une salle de repli sous le toit.

  Mais triste je suis car point de système de protection il y a.

Un clocher droit comme un i 

La nef est elle fortifiée ?

   La nef étant un peu plus haute que le chevet, j'ai le secret espoir d'imaginer une salle de repli avec fentes de tir et même archères (voir vocabulaire).

    Hélas, elle ne m'offre aucune trace de ce qui ferait ma joie. Ses blessures multicolores montrent son ancienneté ainsi que ses multiples modifications et réparations..

 

Le clocher

   En prenant un peu de recul, il semble évident que seul le clocher garde les traces de systèmes défensifs. Les fentes de tir sur 2 niveaux en partie supérieure ne sont point médiévales mais de la période des armes à feu.

Pourquoi avoir construit un contrefort si large ?

 

La surprise du clocher

  Heureux de ma découverte, je ne remarque pas de suite un incroyable vestige.

L'aviez vous vu précédemment ?

    Sur la façade principale du clocher, il y a la date de 1676 (construction du clocher ?), mais c'est surtout les 2 corbeaux qui m'interpellent.

  Avec le "rebouchage" en brique, je suppose que cette blessure fut une bretèche (voir vocabulaire).

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

 

 

Histoire de l'église :

* En 1142, l'abbaye d'Homblières donne le bourg de Wiège au chapitre de Guise.
* Au 12ème siècle (?), construction d'une église à Faty.
* Au 17ème siècle, l'église est fortifiée.
* Au 20ème siècle, l'église et surtout le clocher est consolidée.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite. 

 

Un clocher fortifié est le secret de cette église

 

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 06:30

 

Département  40 - LANDES
 

Le bourg :

Bretêche ou mâchicoulis ?   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Roquefort des Landes est située à 22km au Nord-Est de Mont de Marsan et à 16km au Nord de Villeneuve de Marsan.

     Coordonnées du bourg : 

44° 2′ 3″ N 0° 19′ 17″ W
 44.034167°  -0.321389°

 

Le château :

    L'extérieur :

La découverte

    Les automobilistes pressés franchissant le pont, ne pensent pas regarder les constructions de ce bourg. Mais un Chevalier Dauphinois sur son destrier centenaire a le temps de voir un curieux mur.

Est ce un vestige médiéval ?

 

L'enquête commence

    Avec ses pierres correctement taillées (bien que parfois asymétriques), avec ses joints fins je pressens que ce mur a été construit il y a plusieurs siècles. La présence de corbeaux (dont la fonction m'échappe) est aussi un signe d'ancienne construction.

Mais était ce pour défendre un château, un palais, une maison ou un village ?

 

Il faut prendre du recul

    Plutôt que d'avoir le nez dans les pierres (et me faire mal au heaume  ), je prends un peu de recul. Mais les siècles et ses aménagements de confort n'ont pas épargné ce mur. Portes et fenêtres ont certainement remplacé, archères, mâchicoulis et crénelage (voir vocabulaire).

    Pourtant à son extrémité il y a ....

 

La tour

... Une magnifique tour, haute, haute, haute !

    J'ai un peu exagéré pour sa hauteur en utilisant une astuce de photographe (un objectif grand-angle et un genou à terre), car la tour ne comporte que 2 étages. Mais la "petitesse" peut cacher d'innombrable plaisirs.

   Sur les 2 étages, la tour comporte sur son périmètre, une multitude d'ouvertures pour le tir. Au 1er étage, il y a des fentes horizontales très fines (pour fusil ?) et au dessus  quelques trous ronds en alternance avec les mêmes fentes.

J'opte pour un système défensif du 16ème siècle.

 

Est ce vraiment un château médiéval ?

   En contournant la tour, je vois un curieux indice architectural : Une petite construction en encorbellement. Évidemment, comme moi vous avez deviné les traditionnelles latrines.

 

    L'intérieur :

        La propriété est privée et non visitable.

 


Histoire du château :

* Au 13ème siècle, Gaston VII de Béarn fait construire un château fort qui se nommera : Castérat de la Doze.
* En 1344, Gaston II de Foix (voir son château), aussi nommé Gaston Phoebus, séjourne dans ce château avec sa mère Eléonore de Comminges.
* Quelques années passent et ce château se nomme : Château de Foix. 
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du site est libre et gratuite depuis le petit parking et les ruelles. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Cette tour appartient elle à l'ancien château ?

 

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 06:30

 

Département :   50 - MANCHE

 

Quelle puissance dans cette tour !

Le bourg :

   Situation  (--> le voir sur une carte)

        Le bourg de Tréauville est situé à 50km au Nord-Ouest de Carentan, à 20km au Sud-Ouest de Cherbourg et à 4km à l'Est de Flamanville. 

     Coordonnées du manoir :

49° 32′ 24.72″ N 1° 50′ 12.289″ W
 49.5402°  -1.836747°

 

Le manoir :

      L'extérieur

La découverte

     Sur la route départementale 23 en direction du petit port de Dielette, à 2km au Nord-Ouest de Tréauville, je découvre une construction avec une tour qui attire mon attention.

Pensez vous que ce manoir fortifié ait été construit au Moyen Âge ?

 

La tour

    Rapidement je me désintéresse du bâtiment parallélépipédique (qui pourtant possède un chaînage d'angle de belle facture) pour consacrer toute mon attention sur  la tour. Sa forme ronde me la fait dater après le 12ème siècle.

Y a t il des indices pour affiner sa date de construction ?

 

La système défensif

    La tour ne possède aucun crénelage ni mâchicoulis. Seule une ouverture carrée apparaît. Sa fonction m'échappe.

Est ce une petite fenêtre ou un vertige de système de guet ?

   A la base, je vois des fentes verticales ressemblant à des archères. Mais leur petitesse et surtout la présence d'un à 2 trous ronds me font penser à des ouvertures de tir pour fusil.

  Ces ouvertures étant présentes sur toute la hauteur, il semble que plusieurs hommes pouvaient défendre en même temps ce manoir.

 

Conclusion

  Cette construction fortifiée n'est pas un vestige de château mais certainement une maison forte datant peut être de la fin du 15ème siècle. Point de certitude j'ai. Peut être qu'un visiteur me donnera la réponse ou qu'une prochaine lecture sur les fortifications de Normandie me contredira.

 

 

Histoire du manoir :

     Je n'ai aucune information historique sur ce manoir fortifié.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route. La visite de la tour dans la propriété privée est interdite.

 

Comme j'aimerai dormir une nuit dans cette tour !

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Quel incroyable spectacle !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Brousse le château est située à 40km au Sud de Rodez, à 35km Est-Nord-Est d'Albi et à 34km à l'Ouest-Sud-Ouest de Millau.

     Coordonnées du château fort :

44° 59' 49.38" N 2° 37' 28.06" E
 43.99705°  2.624461°

 

Le château fort : 
        L'extérieur :
La découverte

     Armé d'une reproduction du château au 19ème siècle, c'est au triple galop que je me rends dans cette commune proche de la rivière Tarn.

    Devant cette masse de pierres construites, composée de tours et de rempart, mes poils se dressent, mes naseaux vibrent et mon coeur de castellologue amateur s'arrête.

Je vais humer une forteresse mélangeant 6 siècles d'architecture militaire !

 

Première sensation

* La forteresse a été construite sur le rocher.

* La variété des pierres prouvent qu'elle a beaucoup souffert durant ses nombreuses années de conflits (guerre de Cent ans, attaques des Routiers "affamés, guerre de religion).

* Les courtines ont souvent été modifiées. Les marques de jointures en sont la preuve.

 

L'analyse

  Avec un château fort aussi dense, je me dois de réaliser une présentation très visuelle.

1 - Le château comporte une alternance de hautes courtines protégées par des tours flanques.

2 - Certaines tours ont une forme ronde mais certaines, plus grandes et hautes, ont gardé la forme "carrée".

3 - Comme tous les châteaux forts, celui de Brousse possède des crénelages avec des archères droites dans les merlons.

4 - Certains murs possèdent des vestiges de mâchicoulis (voir vocabulaire).

5 - Mais d'autres courtines ont la chance d'avoir conservé de vrais mâchicoulis.

6 - Le plus impressionnant est le nombre d'archères différentes sur plusieurs niveaux.

 

1 2 3 4 5 6
11 12 13 14 15 16

 

11 - Le vieux rempart posé sur le rocher, avec ses multiples réparations, possède sur un seul niveau de nombreux systèmes de tir pour arme à feu (petit canon ou arquebuse).

12 - Les systèmes défensifs pour arme à feu sont très nombreux sur les courtines et tours.

13 - Une curieuse archère-canonnière avec des évasements horizontaux (pour mieux viser ?).

14 - Certaines canonnières ou arquebusières ont été implantées dans la l'épaisseur du mur (à gauche), mais d'autres (à droite) ont été aménagées dans une ancienne archère droite.

15 - A gauche, l'archère-canonnière semble classique. Mais à droite, l'orifice rond a été implanté dans une archère cruciforme.

16 - Les tours possèdent des archère-canonnières proches de leur courtine pour mieux la défendre.

 

 

        L'intérieur :

Une première porte

    Une porte, ressemblant plus à une poterne qu'à une entrée de château fort, se dissimule partiellement dans un décrochage. Elle est défendue par plusieurs archère-canonnières. L'ébrasement intérieur me surprend car il limite la vision du tireur.

 

L'échec

   Hélas, la porte ne s'ouvre point en ce début de printemps. Je ne pourrai pas découvrir les entrailles de cette beauté médiévale. Je me réconforte :

* En volant la vue d'une salle défensive.

* En regardant le château vu du ciel,

* Puis en admirant le panorama sur le Tarn.

 

 

Histoire du château fort :

* Vers 935, première mention d'un château surveillant le passage sur la rivière Tarn. Il appartient au Comte du Rouergue (à vérifier).

* En 975, la Comtesse Garsinde donne le château à son neveu Amelius, évêque d'Albi.

* En 1112, le château est possession du Comte (voir titre de noblesse) de Rodez (voir liste).

* En 1204, par son mariage avec Riques de Cabrière, Bernard Ier d'Arjajon récupère la seigneurie de Brousse.

* En 1344, Jean Ier d'Arpajon, enlève Hélène de Castelnau âgée de 6 ans. Son but : Il l'emprisonne pour l'épouser.

* En 1347, envoyé par le Roi de France pour délivrer la jeune captive, Gérard de la Barthe attaque puis s'empare du château.

* En 1349 (à vérifier), Jean Ier d'Arpajon épouse Hélène de Castelnau.

* En 1404, dans la prison du château, Jean d'Armagnac décède. Il avait été incarcéré par ordre de son frère puis aveuglé à l'aide d'un bassin ardent.

* Vers 1700 (à vérifier), Catherine Françoise d'Arpajon, Comtesse de Roussy, vend le château à Gilles de Grandsaigne.

* En 1785, François Peyrot de Vailhauzy achète le château.

* En 1839, Madame Delauro (fille de François Peyrot de Vailhauzy) vend le château à la commune.

* A partir de 1840, la commune transforme un bâtiment du château en presbytère.

* En 1944, le château est classé aux Monuments Historiques.

* Durant la deuxième moitié du 20ème siècle, de nombreux travaux de consolidation sont réalisés par des associations puis par la commune.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est payante. Renseignez vous sur les dates d'ouverture.

 

Chaque bâtiment est un morceau de notre histoire s'étalant sur 1000 ans

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 06:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  Tel un donjon de château fort, ce clocher montre sa puissance

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village d'Hary  est situé à 33km au Nord-Est de Laon, à 18km au Sud-Ouest de Hirson et à 6 km au Sud de Vervins.

49° 47′ 6.82″ N 3° 55′ 28.64″ E
 49.785227°  3.924622°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

      Je somnolais sur mon destrier quand soudain j'entends une voix :

"Monsieur Potter, tu es chez toi" .

  Ne me nommant point ainsi je cherche à comprendre. En levant la tête je vois le village d'Hary

  "Quelle curieuse introduction dans ce blog consacré aux fortifications médiévales" pensez vous.

   Il fallait bien que j'attire votre attention sur une construction puissante comme un donjon de château. Mais, après quelques minutes, j'ai un doute :

Est ce un château fort ou une église incroyable ?

 Ma vue se brouille devant tant de puissance !

L'enquête commence

    En arrivant dans le village, ce n'est point une église que je vois mais un véritable donjon. S'il n'y avait pas eu d'abat-sons au sommet, doute j'aurais eu.

   En entrant dans le cimetière, je me refuse à regarder le clocher-donjon et je me précipite sur le corps du bâtiment pour voir si une salle de repli ou chemin de ronde existe au dessus de la nef.

  Hélas la "partie religieuse" (sans transept) de cette église ne possède aucune défense. Son architecture un peu chaotique est surprenante.

Le clocher serait donc le seul système défensif ?

  Je prends un peu de recul pour vérifier ma supposition.

 

Le clocher-donjon

Que voyez vous en 1er en regardant ce donjon ?

   Mon regard est attiré d'abord par la tour flanque. Sa forme ronde surprend sur cette église très parallélépipédique. Ce devait être la tour escalier. Il est amusant de voir des dessins géométriques créés par des briques noires vernissées.

Que voyez vous après ?

   Je suis en admiration devant les contreforts d'angle, linéaire et monobloc. Leur position n'est pas idéal pour éviter les angles morts (pour les défenseurs), mais quelle puissance ils donnent à ce clocher-donjon.

Y a t il un détail qui vous surprend ?

    Évidemment, l'absence de fente de tir, d'archère, de mâchicoulis et de bretèche (voir vocabulaire) ne facilite pas la défense. Peut être que leur disparition est due à une récente consolidation.

 

    L'intérieur :

       Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Je me console en regardant la gravure du blason de la famille De Coucy, seigneur de Vervins.

 

 

Histoire de l'église :

* A la fin du 12ème siècle (?), construction d'une église.
* Au 17ème siècle (1619 ?), modification de l'église et construction du clocher-donjon.
* En 1989, certaines parties de l'église sont inscrites aux Monuments Historiques.
* En 1994, classement partiel aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Corneille et Saint Cyprien) est libre et gratuite. La visite du clocher est interdite.

 

 

L'immensité de l'Aisne s'offre à moi

 

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 05:55

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

    « En 1139, la papauté condamne l'arbalète, jugée trop meurtrière, sous peine d'anathème ; Anne Comnène, la fille de l'empereur de Byzance, qualifiera l'arme de réellement diabolique. Malgré cet interdit, son emploi se généralise au Moyen Âge : il représente l'une des innovations majeures en matière de tactique militaire par rapport à l'Antiquité et participe à l'émergence de l'infanterie comme force militaire. Même si les combats ont été longtemps dominés par les chevaliers qui constituent l'élite guerrière, ces armes jouent un rôle stratégique déterminant sur les champs de bataille et dans la défense des places fortes.
     L'auteur explore le monde des armes de trait en prenant pour fil conducteur des vestiges archéologiques, des collections inédites de mobilier, des sources textuelles et iconographiques. En effet, du haut Moyen Âge à la diffusion de l'artillerie à poudre, l'arc et l'arbalète révèlent de multiples et riches champs de recherche : l'art de la guerre, la chasse, le jeu et la parade. À partir de données issues de fouilles de forteresses et d'habitats, une classification typologique des fers de trait et des éléments d'armes a été réalisée et constitue pour l'archéologue un document de référence. Les recherches paléométallurgiques en laboratoire ont mis en évidence les techniques de fabrication et de transformation du fer ; les résultats sont ensuite confrontés aux observations ethnographiques et aux données de l'archéologie expérimentale.
     L'abondante documentation iconographique rassemblée permet de proposer une "archéologie du geste", l'utilisation des armes pouvant répondre à des contraintes culturelles plus que techniques ; la confrontation entre l'Occident latin et l'Orient musulman s'est révélée particulièrement fructueuse.
 
     L'archéologie militaire, à partir de l'exemple des forteresses croisées de Syrie, est abordée sous un nouveau regard : les systèmes défensifs suivent la double perspective des progrès en matière d'équipement individuel et de fortification ; leurs caractères fonctionnels et ostentatoires sont analysés dans une perspective d'évolution et d'interaction.
     Les textes apportent une dimension sociale et économique au sujet, comme le statut des archers, des artisans et leurs places dans la société médiévale, les modes d'approvisionnement des armées et des garnisons. L'arme n'est plus seulement considérée comme le vecteur des techniques les plus avancées dans le domaine de la production manufacturière : Armes du diable, par la diversité de ses approches et par la richesse de son propos, renouvelle la vision positiviste de la guerre et nuance celle, linéaire, du progrès technique.
    Dépassant le cadre des études militaires et l'hermétisme de certains ouvrages spécialisés, ce livre s'attache à enrichir, par des informations souvent inédites, plusieurs pans de la connaissance sur la civilisation médiévale. »
 
 
Mon avis :
Livre technique, complet, sans défaut !
     
     Le long résumé du livre explique tout.
Que puis je ajouter ?
 
  L'auteur, Valérie Serdon, est docteur en archéologie médiévale et membre du Centre Interuniversitaire d'Histoire et d'Archéologie Médiévale. Archéologue de terrain et spécialiste des armes, elle participe à de nombreuses fouilles archéologiques nationales et internationales (Europe Centrale, Proche-Orient et Asie).  
  
     Ce CV "explique" la qualité du livre, le sérieux des propos, la profondeur des sujets abordés. J'ai adoré, je m'en suis délecté, je relis avec avidité des passages. Je redécouvre "le médiéval" avec ce livre.
Peut être faut il avoir un grain de folie pour feuilleter ces pages techniques ?
A moins que la folie se déclenche à l'ouverture du livre ?
 
   Si le sujet vous fascine, je vous conseille un autre livre sur les armes médiévales
 
 
 
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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 06:05

 

Département 12 - AVEYRON

 La dômerie est là bas !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Saint Chély d'Aubrac est située à 50km Nord de Millau (voir son beffroi), à 25km au Nord-Est d'Estaing (voir son château) et à 10km au Sud-Est de Laguiole.

 

     Coordonnées de la Dômerie :

44° 37' 20.7" N 2° 59' 12" E
 44.622411° 2.986908°

 

 

La dômerie : 

        L'extérieur :

Le plan

   C'est à cause d'un plan, récupéré dans une brochure trouvée chez un bouquiniste, que je suis en ce lieu.

    Voici la légende :L'hôpital de l'ancien monastère a-t-il toujours la même architecture ?

1 - Porte principale,

2 - Eglise (13ème siècle),

3 - Emplacement du cloître,

4 - Emplacement chapelle du Collège,

5 - Tour des Anglais,

6 - Ancien hôpital des pèlerins,

7 - Ancienne auberge,

8 - Ancien grand corps de logis avec :

- Salle des hommages,

- Boulangerie,

- Etc...

9 - Ancien corps de logis avec :

- Cuisines,

- Logement de la communauté.

10 - Vestiges d'une ancienne tour.

 

Est ce une tour médiévale ?

La découverte

     Ma documentation sur ce site est moins que minimale. Certains ouvrages étant anciens, je ne sais pas ce que je vais visiter. C'est donc avec une grande surprise que je découvre une haute tour carrée.

Suis je devant le site médiéval ?

 

 

La  tour
     Son nom est : La tour des Anglais. Evidemment ceci est du à son époque de construction et à "l'occupation" de notre Royaume par les troupes Anglaises (après le mariage d'Eléonore d'Aquitaine avec le futur Roi d'Angleterre). Mais cette tour ne fut point construite par ces Vils ennemis de nostre Royaume, elle a pour fonction de lutter contre l'envahisseur qui harcèle le site.

    Cette construction du 14ème siècle a perdu son aspect défensif suite aux (trop) nombreuses modifications, mais avec ses 30 mètres de haut, sa fonction défensive est évidente.

 

 

Un autre bâtiment

   En prenant un peu de recul pour observer la tour des Anglais, je m'aperçois qu'en arrière, un autre bâtiment existe. En voyant le clocher je pressens que c'est l'église médiévale.

   Hélas, après la révolution Française, ce site fut déserté. L'église n'est plus consacrée.

 

 

        L'intérieur :

  Seule l'église désaffectée est visitable. C'est donc à pas feutrés que je franchis la porte. La lumière est amenée par ces 4 ouvertures. Dans la nef, des tableaux modernes décrivent l'histoire et les évènements importants de la dômerie. Je vous laisse les imaginer.

 

 

Histoire de l'église :

* Vers 1022, une légende affirme qu'un seigneur nommé Adalard, revenant de Compostelle, est attaqué par des brigands proche d'Aubrac.

* Au début du 12ème siècle, l'abbaye de Conque fonde, proche d'Aubrac, un monastère situé sur la route de compostelle. La mission du site est de soigner et protéger les pauvres et les pèlerins.

* En 1198, avec l'affluence des pèlerins, un deuxième monastère est construit. Il mesure 120m par 93m.

* Vers 1203, l'église est bâtie.

* Vers le 13ème siècle, le Dômerie se détache de l'abbaye de Conque et devient rapidement "autonome", riche et puissante.

* En ce 13ème siècle, il semblerait que l'Ordre du Temple ainsi que les Chevaliers de Malte s'intéressent à cette riche Dômerie.

* En 1353, durant la guerre de Cent Ans, la tour dite des Anglais est construite.

* Vers 1792, les Révolutionnaires détruisent le monastère et chassent les religieux. Une partie des bâtiments est mise en vente.

* Au milieu du 20ème siècle, la tour des Anglais assume la fonction d'auberge de jeunesse.

* A la fin du 20ème siècle, la tour des Anglais devient un gîte d'étape.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant le silence du lieu. La visite de l'intérieur des fortifications est interdite.

 

La tour des Anglais est devenue un habitat moderne

 

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Plusieurs siècles de construction se devinent

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Bournazel est située à 27km au Nord-Est de Villefranche de Rouergue, à 20km au Nord-Ouest de Rodez et à 10km au Sud-Est de Decazeville.

     Coordonnées du château :

44° 27' 33.912" N 2° 17' 57.527" E
 44.45942°  2.299313°

 

Le château : 
        L'extérieur :
Questionnement

   Dans la littérature touristique ainsi que les Guides, le site de Bournazel est considéré comme l'un des plus beaux châteaux Renaissance de la France du Sud. L'amateur de châteaux forts et de ruines médiévales que je suis se pose une question :

Que viens je faire en ce lieu ?

   La réponse est évidente. Les premières pierres de ce site furent posées en 10ème siècle. C'est donc un château du Moyen Âge. Mais une question nouvelle me vient :

A-t-il gardé quelques signes de son époque médiévale ?

  Les maisons entourent le château intemporel

La découverte

    Au centre du bourg, proche de l'église, une massive construction me fait signe. Dans ce plat paysage, entouré par de nombreuses maisons, je ne distingue que les toitures du château.

    Une belle tour ronde d'angle avec trou de boulin (voir vocabulaire), petites fenêtres et fentes verticales m'informent que ce château fut fortifié.

 

Courtine

     La haute courtine a été modifiée à la Renaissance, de nombreuses fenêtres à meneau s'offrent à mon regard de Castellologue-amateur.

  Ma mission est simple : Trouver des détails d'origine médiévale.

 

Une autre tour d'angle

    Evidemment, en suivant la courtine je rencontre une autre tour d'angle. Elle possède quelques caractéristiques intéressantes :

* A sa base, une ouverture de tir horizontale me faisant penser à une petite canonnière.

* Puis, une autre ouverture avec un important ébrasement extérieur. Ce n'est point une canonnière mais un système défensif permettant le tir avec une petit arme à feu (fusil).

  Il m'est impossible de dater correctement ces détails :

Fin 15ème ou début 16ème ?

    J'opte pour la réponse 2.

 

Quel magnifique enchevêtrement de styles !

"Mélange des siècles"

     Soudain, au bout d'une courtine trouée de fenêtres et porte, apparaît une ronde tour arasée. Ce n'est pas sa faible hauteur qui me surprend mais la balustrade "très moderne".

  Pour mieux comprendre ce château, je prends un peu de recul.

Magnifique !

 

Les preuves médiévales
  Solitaire, une haute tour du rempart me donne la lumière médiévale que j'attendais. Avec son vestige de mâchicoulis et sa forme ronde, je pressens qu'elle fut construite au plus tard au 13ème siècle.

 

Le portail d'entrée

  Après la découverte des tours et courtines, j'arrive en face de l'entrée logiquement fortifiée. Encadrée par ses 2 rondes tours hélas arasées, il ne lui manque que le pont-levis (puis crénelage, mâchicoulis, bretèche, assommoir... voir vocabulaire) pour paraître infranchissable.

   Il ne reste du système défensif que 2 rondes ouvertures latérales avec un ébrasement extérieur important pour faciliter le tir d'une arme à feu.

 

Une cour moyenâgeuse

Dans la cour

    La cour montre des bâtiments encore habitables et exploités, mais aussi des constructions consolidées certes mais vide de vie.

   Evidemment, le médiéviste-amateur que je suis a les yeux de Chimène pour les deux imposantes tours.

  Leur architecture me les fait dater du 12ème siècle.

Qu'en pensez vous ?

 

De magnifiques détails

   Le grande tour ronde avec son vestige de mâchicoulis (que je devine grâce aux consoles) et son pinacle protégeant l'escalier intérieur me fascine.

   Mais c'est surtout un couloir de passage entre une tour et le chemin de ronde qui me laisse sans voix.

Diantre, comme ces souvenirs sont émouvants !

 

Le grand logis moderne

    L'architecture Renaissance Italienne se déguste sur 2 bâtiments positionnés en angle. Le plus impressionnant est le Grand Logis avec sa façade très ordonnancée et ses colonnes cannelées qui se superposent les unes sur les autres. Puis, les longues frises sculptées dont certaines sont entrecoupées de magnifiques chapiteaux aux décors rappelant les symboles et oeuvres de l'antiquité.

  Particularité :

     Les métopes des frises (au nombre de 80) ne montrent point les blasons et les ancêtres de la famille De Buisson (voir historique), mais créent une sorte de rébus montrant les principes intellectuels et savants de la culture de ses propriétaires du 16ème siècle.

 

La Renaissance Italienne

   Je vous quitte ici sur la pointe de mes chausses en vous laissant admirer ces sculptures et colonnes. 

 

 

        L'intérieur :

   Le château n'était pas ouvert à la visite le jour de ma venue. Point je pourrai vous montrer les salles meublées avec goût derrière les grandes fenêtres à meneaux en croix.

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle, la Baronnie (voir titre de noblesse) de Bournazel est citée dans un texte (cartulaire de Conques).

* Au 11ème siècle, le château appartient à la famille Mancip.

* Au 13ème siècle, les défenses du château sont renforcées.

* Au 14ème siècle, au début de la guerre de Cent ans les attaques et pillages sont importants. Les villageois se protègent dans leur forteresse. Les défenses du château sont renforcées.

* Au 15ème siècle, la famille Mancip est anoblie.

* Au 16ème siècle, par mariage, la propriété appartient à une famille de banquier-marchand nommée : De Buisson.

* Au milieu du 16ème siècle, Jean de Buisson fait réaliser un magnifique château de type Renaissance par l'architecte Guillaume Lissorgues.

* En 1624, le territoire est érigé en Marquisat.

* En 1754, le 25 mars, le célèbre brigand Mandrin est reçu par le propriétaire. En partant le lendemain matin, il donne à son hôte un superbe couteau de chasse.

* A la fin du 18ème siècle, la population manifeste son mécontentement envers les seigneurs de Bournazel.

* En 1790, les habitants du bourg pénètrent dans le château et le brûle. Ruine semble être son avenir.

* En 1864, la famille Marigny, héritière du Marquis Charles de Buisson, restaure partiellement le château.

* Vers 1935, le Colonel de Martigny est propriétaire du site.

* En 1942, Guilbert Victor, appartenant à une famille de gantiers de Millau, possède le château.

* En 1942, le château est classé aux Monuments Historiques.

* En 1948, le site est propriété des Charbonnages de France. Le site devient un centre de repos et de convalescence pour les mineurs du bassin de Decazeville.

* En 1951, la Sécurité Sociale est propriétaire du site.

* A la fin du 20ème siècle, le site est acheté par un membre du groupe AXA. De nombreux travaux d'aménagement sont réalisés.

* En 2007, le château est acheté par un couple de passionné d'architecture. Ils entament une rénovation incroyable.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite payante de l'intérieur est possible. Renseignez vous sur les horaires.

 

Pour mieux déguster ce château fort du Moyen Âge complété par des bâtiments de style Renaissance Italienne, voici une vidéo.

 

 

Je deviens un chevalier amateur de monument touristique... hoooo

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 08:50

 

Pour découvrir l'extérieur de ce château,

Veuillez cliquer ici !

 

  Par grand vent, cette niche devait être confortable

Le château :

     L'intérieur

Le châtelet d'entrée

   Le pont-levis étant baissé (il est vrai qu'il n'existe plus, mais laissez moi le plaisir d'y croire), j'enjambe le fossé pour me retrouver devant une herse (à nouveau mon imaginaire est plus fertile que la réalité puisque seul le rainurage prouve mon délire).

  Au plafond du tunnel d'entrée, il me semble voir un assommoir (voir vocabulaire). Lentement je franchis le seuil pour admirer de chaque coté des archères cruciformes défendant le fossé et la courtine.

 

Trois curiosités dans le châtelet d'entrée

1 - La poterne est pour moi une curiosité. En général, elle est située à l'opposé de l'entrée principale.

Etait ce pour attaquer les assaillants proche du mur ?

C'est un exemple vu dans "Le Seigneur de Anneaux"

2 - Une empreinte dans le mur. Ce devait être pour un verrou, mais :

Etait ce une porte pour la poterne ou un deuxième vantail ?

3 - Des rails traversant l'entrée. Il y a bien longtemps, un guide dans un autre château avait affirmé que cela empêchait un chariot de se mettre (volontairement ou pas) en travers de l'entrée bloquant ainsi le passage.

Avez vous une autre hypothèse ?

La théorie d'une canalisation pour les eaux de pluie me semble peu adaptée, surtout que ces "rigoles" se situent de chaque coté.

Etait ce la conséquence de l'expression : "Mettre des bâtons dans les roues" ?

Que de détails sont visibles en cette ruine !

C'est plein de vide !

En entrant, je suis émerveillé !  

Derrière votre écran, je vous sens déçu. Je subodore que cette vision représente pour vous le néant, la minimale ruine.

Que nenni !

   De magnifiques merveilles s'affichent aux yeux de ceux qui ressentent les vieilles pierres et aussi qui savent regarder. Par exemple :

* Au sol, les traces de nombreux bâtiments.

* Sur le mur, les traces des étages, des ouvertures de passage, des systèmes défensifs

 Analyse du coté Nord-OuestUne tour renfermant une magnifique surprise

* Extérieurement, la façade Nord-Ouest comporte de nombreuses latrines. L'accès à ces encorbellements de confort se retrouve donc sur la façade interne. Ce sont les grandes ouvertures verticales (porte ?).

* De nombreux corbeaux et consoles animent la façade. Même si je suppose qu'il y a 5 siècles, ces pierres étaient décorées, elles ne sont point là uniquement pour moi. Ce sont évidemment les supports des poutres des plafonds.

* Au bout de ce long mur (coté gauche) une imposante construction d'angle m'impressionne. Je vous l'ai déjà montrée, c'est la tour polygonale avec ses canonnières.

* De plus, cette tour possède un curieux aménagement dont je vous révèle l'indice.

Avez vous identifié la fonction de cette curiosité ?

* Cette tour renferme un pigeonnier. Au moyen âge, la viande était un met de seigneur. De plus, les oiseaux (proche du ciel donc de Dieu ?) cuisinés étaient plus appréciés que les animaux marchant.

* De retour sur la façade (pour me rendre sur l'autre angle) je remarque au sommet les vestiges du chemin de ronde avec les nombreuses ouvertures de tir.

* A la base du mur, les archères cruciformes avec un large ébrasement (voir vocabulaire) servent de "pot de fleur". Ce n'est point du à une élégante princesse ayant vécu en ce lieu. Les plafonds, toits et murs s'étant écroulés, le sol s'est élevé et la terre a remplacé les gravas.

La courtine coté châtelet d'entréeEn notre siècle, pour tirer il faut être allongé

    Cette courtine montre une architecture différente :

* De nombreuses archères semi-enterrées trouent la paroi.

*** Question :

Au Centre, est ce une archère ?

* En voyant l'inclinaison de la partie basse de cette ouverture verticale puis sa position en hauteur par rapport aux archères, je subodore que cette fente fut un puits de lumière.

* Plus loin à gauche, je me rends pour découvrir un détail architectural de la tour d'angle.

* En voyant les archères droites, je pressens qu'elle n'eut qu'une fonction défensive.

* Dans l'autre angle (coté droit), bien qu'elle soit beaucoup plus abîmée, la tour ressemble à sa consoeur.

* Sur le chemin de ronde, les vestiges d'un pan de mur m'informe que des arquebusières et armes à feu ont défendu le château.

Cette façade est très défensiveC'est la fin

    Avant de quitter cette magnifique ruine, j'analyse une dernière fois la tour-porte. Elle semble composée :

* D'un rez de chaussée,

* D'un étage éclairé par un puits de lumière (salle d'arme ?),

* D'un autre étage avec une  belle fenêtre (salle de repos ?),

* D'une salle borgne bien que des archères apparaissent à l'extérieur,

* D'une plateforme crénelée.

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, construction probable d'un petit château.

* A la fin du 12ème siècle, la Guyenne devient Anglaise après le mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec le futur roi Henri II.

* Au début du 14ème siècle, Edouard II, Roi d'Angleterre et Duc (voir titre de noblesse) d'Aquitaine, autorise Raymond Guilhem de Budos, neveu du pape Clément V, à aménager un château fortifié sur le site existant.

* En 1325, les modifications du château sont terminées.

* Au 14ème siècle, ce château aurait été  la cible de diverses armées durant la Guerre de Cent Ans.

* En 1571, La famille Budos vend la seigneurie et le château à la famille La Roque.

* En cette fin de 18ème siècle, la seigneurie est toujours possession de la famille La Roque.

* Vers 1792, les Révolutionnaires s'emparent du château puis le vendent comme bien National. Meubles, boiserie, plancher et toiture disparaissent.

* En 1830 et durant 10 ans, le château sert de carrière de pierres.

* En 1860, la ruine est achetée par un descendant de la famille La Roque.

* A la fin du 20ème siècle, une association de sauvegarde est créée.

* En 1988, la ruine est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant le vignoble. La visite de l'intérieur est possible en respectant cette propriété privée. Le risque de recevoir une pierre existe, soyez très prudents.

 

Surveilleur de vigne... Quel beau métier !

 

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 07:06

 

Département 48 - LOZERE

  Sentez vous cette bonne odeur de pierre médiévale ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Sainte Enimie est située à 70km à l'Est de Rodez, à 20km au Sud de Mende et à 6km au Sud-Ouest d'Ispagnac.

 

      Coordonnées du château :

44° 21' 2.39" N 3° 27' 33.156" E
 44.350664°  3.45921°

 

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

     A 4km au Sud-Est de Sainte Enimie, sur la rive droite du Tarn bien calme en cette année de sècheresse, le petit bourg de Prades somnole tranquillement loin des touristes mais en étant gardé par son incroyable château d'origine médiévale.

  Ceci est la façade donnant sur la cour intérieure

La façade coté Nord

   En arrivant par le Nord, je vois (sur la droite) un corps de logis parallélépipédique comportant :

* Proche d'un angle coté Tarn, une imposante tour carrée.

* Coté cour, une ronde tour comportant certainement un escalier en colimaçon.

 

Encore des surprises !

    Sur la gauche, je vois 3 bâtiments qui s'entremêlent. Il semble évident qu'ils n'ont point été construits à la même époque.

  Pourtant, un détail me chagrine. Je pressens que 2 d'entre eux sont de la même époque mais avec des aménagements au cours des siècles.

Voyez ces détails ?

 

Deux bâtiments

   Une rapide analyse m'informe que le site, qui n'est point en ruine, possède :

* 2 bâtiments en équerre. Cette beauté me rougeoie les yeux

* Une cour intérieure, me faisant penser que 2 autres cotés ont été détruits complètement.

* Un rempart dont il ne reste que le tracé. 

  Pour mieux vous repérer, voici la vue satellite du château.

 

Façades Est et Sud-Est
   Ce coté est fascinant par sa sobriété tout en possédant quelques caractéristiques architecturales :

* Un arrachement de mur prouvant que le bâtiment-rempart continuait sur la droite.

* En haut, les traces d'une porte.

* 2 archères droites.

* Une haute courtine accrochée au rocher.

* Les vestiges d'une construction en encorbellement : latrines.

  Comme par magie, le château a poussé sur les rochers

Façade Sud

  Au pied du rocher, je suis impressionné par la volonté qu'ont eu les hommes du passé à construire une telle fortification. La fusion entre le rocher et la pierre construite est presque parfaite.

  Cette façade montre :

* Des fenêtres modernes,

* Des ouvertures obstruées,

* Des archères droites ou avec arquebusière,

* Une tour carrée,

* Une archère cruciforme,

* Un curieux arc de décharge.

 

        L'intérieur :
  La propriété privée n'est pas visitable. 

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 12ème siècle (à vérifier), construction du château. Il sécurise l'abbaye de Sainte Enimie en contrôlant l'entrée des gorges du Tarn.

* Au milieu du 15ème, l’abbé du monastère abbatial de Sainte Enimie, seigneur de Prades, habite au château.

* Au 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, le château résiste aux attaques des Protestants commandé par le Capitaine Merle.

* Vers 1792, les Révolutionnaires s'emparent du château puis le vendent comme bien national. Il est transformé en exploitation agricole.

* Au milieu du 20ème siècle, la Caisse des Dépôts devient propriétaire du site. Elle le consolide et l'aménage.

* En 1972, la Caisse des Dépôts vend le site à un particulier.

* En 1974, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route en respectant la tranquillité de ses habitants. La visite de la propriété privée est interdite.

 

La surveillance de la vallée est très aisée

 

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