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Ombre et lumière

18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Un rempart entoure le domaine

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Gabriac est située à 35km au Nord-Ouest de Millau (voir son beffroi), à 20km au Nord-Est de Rodez et à 10km à l'Est de Bozouls (voir son château).

     Coordonnées du château fort :

44° 27' 6.354" N 2° 46' 40.4" E
 44.451765°  2.777889°

 

Le château fort : 
        L'extérieur :
La découverte

   Mon merveilleux destrier, si sensible aux vieilles pierres, trotte sans précipitation depuis Gabriac en direction de l'Ouest. Il sait qu'à 1km, une merveille médiévale m'attend dans le village de Tholet.Le vieille tour défend la courtine d'un autre âge

   Son instinct est si pur qu'il se rend directement en bordure d'un rempart.

 

Le rempart

    Bien que les murs soient partiellement arasés m'empêchant de connaître l'intégralité des systèmes défensifs construits, de nombreux constatations sont possible :

* Les pierres sont pauvrement taillées et peu jointives.

* La faible épaisseur du mur n'en fait pas un rempart très solide contre les armes de jet.

* Sur la longueur, le mur du rempart possède de nombreuses ouvertures de tir.

* La tour d'angle comporte des bouches à feu avec un fort ébrasement  (voir vocabulaire) extérieur prouvant que le site a été modifié au 15ème siècle.

* Il existait 4 tours rondes aux angle et 2 autres sur la plus grande longueur. La vue satellite révèle ces détails.

* En amont du rempart, un fossé existait. Il se devine encore par endroit.

* Evidemment, un pont-levis défendait l'entrée. Cet ouvrage a été détruit avec le temps et l'absence d'entretien. 

 

Les canonnières

   Pour mieux ressenti ce rempart, je prends un peu de recul. Je constate que les canonnières sont aménagées sur 2 niveaux :

* Elles défendent les courtines en tir rasant (le plus meurtrier),

* Elles utilisent la hauteur pour tirer au loin.

  Quel magnifique donjon !

La surprise !
   Mon attention était si prise par le rempart que je n'avais pas remarqué le haut donjon carré.

Pensez vous vraiment que je ne l'avais pas remarqué à mon arrivée ?

Menteur je serais ?

 

Le donjon

* Il semble posséder 4 étages sur rez-de-chaussée.

* En partie basse, les pierres de dimensions asymétriques semblent correctement posées. Le parement d'angle est fini sans être exceptionnel.

* Le parement des pierres en partie supérieure a souffert.

* Une face possède 2 belles fenêtres géminées à colonnette sur deux hauteurs.

* Curieusement, seule la fenêtre supérieure comporte un arc de décharge.

* La face opposée ne semble comporter qu'une belle fenêtre du 14ème siècle.

* Au sommet, la ceinture de corbeaux est magnifique.

* Deux arcs de pierres (sur 2 faces différentes) très gracieux sont les seules traces du mâchicoulis.

* Sous les corbeaux, une grande ouverture verticale me fait penser à des latrines.

* A droite d'une belle ouverture de lumière, une pierre m'interpelle.

Aviez vous déjà vu une telle archère ?

* En bas s'ouvre une porte amenant le visiteur au caveau (voir historique). 

 

Le corps de bâtiment

   A l'écart du donjon, une tour héxagonale du 15ème siècle apparaît. Ce n'est point une tour de défense médiévale mais la tour-escalier d'un bâtiment d'habitation construit au 18ème siècle.

 

        L'intérieur :
  Hélas, la propriété privée n'est point visitable. Avant de retrouver mon destrier, je jette un dernier regard vers le donjon de Tholet.

   Maintenant, je suis prêt pour être emporté vers une autre ruine proche de Gabriac.

 

 

Histoire du château fort :

* Au 11ème siècle, construction d'un château fortifié. il appartient à une famille de Tholet.

* Au 13ème siècle, construction du donjon.

* Au 14ème siècle, le donjon est couronné de mâchicoulis. Des fenêtres de confort sont ouvertes sur 2 niveaux.

* Durant 6 siècles, le château change de propriétaires :

- Solages,

- Arjac-Solages,

- Grolée-Viriville-Montbreton de Peyre

* En 1568, le château est partiellement modifié pour plus de confort.

* En 1665, le château est attaqué puis pillé.

* En 1679, le château est vendu à Jean François de Bessuéjouls-Roquelaure.

* En 1748, Hugues Albanque achète le domaine.

* Au 18ème siècle, par manque d'entretien puis à cause d'un incendie, le château est très détruit.

* En 1764, dans le donjon, des consolidations et aménagements sont effectués. Une cheminée garde la trace de la date.

* En 1768, le château est possession de Marc Antoine de Gaujal, seigneurde la Blaquière.

* A la fin du 18ème siècle, durant la période Révolutionnaire, un représentant du district somme le fermier de Tholet de détruire les murs ruinés du château pour cause de sécurité "du peuple". Ce dernier n'exécute pas l'ordre par manque de moyen financier.

* Vers 1872, destruction volontaire des charpentes aux étageset de la galerie au sommet du donjon. Puis construction au rez de chaussée de la sépulture de Charles de Gaujal.

* Vers 1818, les héritiers de la famille de Gaujal tente de vendre le site, mais sans succès.

* Au 20ème siècle, le château est possession de la famille Souyri.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la rue en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est interdite.

 

La vieille tour surveille le jeune manoir

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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 06:00

 

Département 16 - CHARENTE

   Les formes Romanes de l'église me titillent les neuronnes

Le bourg :
       Situation :   (--> la voir sur une carte)
   La commune de Brossac est située à 50km au Nord de Libourne, à 35km au Sud-Ouest d'Angoulême et à 30km au Sud-Est de Jonzac (voir son château).

   Coordonnées de l'église :

45° 19' 46.672" N 0° 2' 36.87" W
 45.329631°  -0.043575°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte
    Comme souvent dans les communes de taille modeste situées dans une région plate ou de petites collines, les immeubles sont rares. Conséquence : L'église et surtout son clocher sont visibles de loin.

   C'est donc sans erreur de direction que lentement je me rends vers mon graal du jour. Voila des fortifications qui ne se cachent point !

 

Est elle fortifiée ?

    Parfois, il me faut une longue investigation pour définir si l'église est ou a été fortifiée. Mais face à cette église, je n'ai aucun doute.

 

Analyse de la nef

   La nef possède 2 époques de construction :

* Sur la droite, la partie la plus ancienne avec de petites fenêtres Romanes.

* Elles sont placées en hauteur empêchant les assaillants d'entrer.

* A gauche, une extension.

* Dans la "jointure", un large et haut contrefort à larmier consolide l'ajout.

* Je pressens que le contrefort a aussi été aménagé suite à la construction d'une salle de repli.

  Un bras de transept voulant ressembler à une tour

Un coté du Transept

* Ce bras du transept ressemble plus à une tour défensive qu'à une construction religieuse

* Il possède aux angles des contreforts dignes d'un donjon.

Une salle de repli a été aménagée.

* La présence d'une ligne de modillons prouve que l'élévation s'est faite après la construction de l'église.

 

Le chevet

* Avec sa forme ronde et ses fenêtres à colonnettes latérales, le chevet est séduisant.

* En partie supérieure, les ouvertures correspondent à une salle défensive.

* Cette salle est évidemment reliée au transept.

 

L'autre coté du Transept

* L'autre bras du transept (coté Nord) porte le clocher.

Avez vous remarqué que les contreforts d'angle sont différents de l'autre bras ?

* Une curieuse verrue est accrochée au clocher.

* Les petites ouvertures ont peut être été utilisées pour le tir. Mais leur fonction première est d'amener la lumière dans la tour escalier.

 

        L'intérieur :
  Hélas, comme beaucoup d'églises, la porte ne s'ouvre pas. Je ne pourrai pas confirmer mes constatations.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église sur les bases d'une croix latine.

* Au 14ème siècle (?), l'église est agrandie.

* Au 17ème siècle, la croisée de transept est coiffée d'une voûte d'arête.

* Vers 1800, un fronton néo-classique est construit.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame de la Nativité) est libre et gratuite depuis les rues. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Romane et fortifiée... Que de qualités !

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 09:05

 

Département 12 - AVEYRON

 Est ce la vision d'un Fort

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Saint Jean et Saint Paul est située à 60km à l'Est d'Albi, à 45km au Sud-Ouest de Nant et à 5km au Sud-Ouest de Saint Affrique.

 

     Coordonnées du fort :

43° 55' 40" N 3° 0' 17" E
 43.927912°  3.004712°

 

 

Le fort : 
        L'extérieur :

Je me pose une question

     Dans une brochure dédiée à Saint Jean d'Alcas, je lis que le site est qualifié de fort. Je me suis demandé si j'allais me rendre en ce lieu. Ma pensée primaire est qu'un fort est plus assimilé à une construction de Vauban ou à John Wayne.

    Mais en découvrant la définition dans le Larousse, je décide (en mon for(t) intérieur) de revoir mes "préjugés" (fortement mises en cause) sur ce mot :

"Bâtiment militaire conçu pour la guerre défensive.

Ouvrage de terre ou de maçonnerie ou revêtu de métal, destiné à résister aux attaques de l’ennemi. " 

 

Je suis FORTement impressionné

La découverte

    C'est donc un fort Chevalier toujours aussi fortement curieux (mais avec une forte réserve)  qui découvre de longues courtines protégées aux angles par de rondes tours.

  En voyant ses forts longs murs sans système défensif et ses fortes tours sans crénelage, je suis fortement surpris.

 

L'analyse 

   Le doute n'étant pas mon fort, puis étant fortement perdu devant ce fort, je consulte la carte que j'ai fort heureusement prise dans ma besace.

* Le rectangle mesure 87m x 37m.

* L'épaisseur du rempart atteint par endroit 1m.

* La hauteur des murs varie de 18m à 20m.

* Les 4 angles sont pourvus d'une tour ronde.

* Au Nord, l'église fortifiée (antérieure au fort) a été intégrée dans le système défensif.

* Au Sud, la portanelle a la même fonction qu'une poterne (voir vocabulaire).

* De nombreuses fentes verticales (pour arme à feu) sont encore visibles.

* Les tours comportent aussi de petites fentes défensives.

* Des latrines à encorbellement s'affichent encore fièrement.

 Très défendue est cette porte !

La porte principale

    Sur la façade opposée à la portanelle, donc coté Nord, proche de l'église, la large ouverture en arc brisé correspond au pourtal (porte principale du fort). L'entrée étant la partie la plus vulnérable, elle comporte un imposant système défensif :

* De chaque coté, une tour ronde.

* Au sommet du rempart, des mâchicoulis (dont seuls les vestiges des consoles sont visibles).

* Au dessus de la porte, une archère-canonnière.

  Même si la présence d'un double vantail est logique, il est difficile d'affirmer que herse et assommoir existaient.

 

        L'intérieur :

J'entre et je regarde les défenses

    En franchissant le seuil, je marche sur un blason. Quelques mètres plus loin, il apparaît au dessus d'une fenêtre. Je ne sais point quel fut son propriétaire, mais au 21ème siècle, c'est celui du bourg Saint Jean et Saint Paul.

  Les fentes défensives aperçues à l'extérieur sont évidemment visibles depuis l'intérieur aussi bien au dessus de la pourtal que dans les murs. Je suis surpris par l'ébrasement réduit ainsi que la faible hauteur. Cela me confirme que ces fentes étaient pour des armes à feu.

 

Les passages

  Dans un fort, la place au sol est rare, il est donc logique qu'au dessus des ruelles des habitations soient construites. Cela crée des allées couvertes. Ces "tunnels" sont logiquement voûtés d'ogives dont les culs de lampes sont décorés.

 

 

 

Histoire du fort :

* Au 12ème siècle (?), les terres sont possession de l'abbaye de Nonenque.

* Au 14ème siècle, durant la Guerre de Cent Ans, l'église est fortifiée.

* Entre 1440 et 1445, l'abbesse ordonne la construction d'un puissant fort ayant aussi la fonction de grenier pour les récoltes.

* En 1572, lorsque l'abbaye de Nonenque est attaquée par les Huguenots. L'abbesse et les religieuses se réfugient à Saint Jean d'Alcas.

* Vers 1792, les Révolutionnaires réquisitionnent le fort.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur et des ruelles intérieures est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des fortifications est interdite.

 

Pour mieux déguster ce fort du Moyen Âge, voici une vidéo.

 

 

Fortement impressioné je suis

 

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 06:10

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :
       Voyez vous l'église fortifiée ?Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Courçon est situé à 34km au Sud-Ouest de Niort, à 30km au Nord-Est de La Rochelle et à 15km au Nord de Surgères.

     Coordonnées de l'église :

46° 14′ 37.75″ N 0° 48′ 47.72″ W
 46.243819°   -0.813256°

 

L'église : 
        L'extérieur :
Est ce que je rêve ?

   Il était tard en cette fin mai pour errer à la recherche d'une construction fortifiée dans ce département si loin de mon Dauphiné. Avant de me rendre dans une auberge accueillante, je m'amusais à photographier le vent dans les blés et à tenter des angles de prises de vue peu classiques. Soudain, mon destrier me donne un coup violent sur la nuque :

"Regarde au loin pseudo-Chevalier."

"Toi qui prétends avoir un oeil d'aigle, tu n'as point vu ce qu'admire mon regard d'équidé"

   Il est déjà désagréable d'avoir un cheval qui parle, mais si en plus c'est pour subir des remarques, il serait plus logique la prochaine fois que je parte en vacances à pieds... Même s'il est vrai qu'avec une armure, la marche n'est point facile.

   Mon hongre  avait raison, à une portée de flèche, une construction fortifiée me regarde et surveille les alentours.

 

Elle est là

    Au bout de la Grande rue, je suis en face d'une beauté dans son écrin de verdure. Presque intimidé par cette construction, j'avance lentement pour voir une façade digne d'un donjon médiéval. Au sommet, le crénelage, avec ses archères en bêche intégrées dans les merlons (voir vocabulaire), parait trop neuf.

    Et puis une ouverture trapézoïdale aussi bien en haut qu'en bas de l'archère est une aberration défensive. Je pressens que le 19ème ou 20ème siècle ait créé cette idiotie pour faire croire à une ossature médiévale. Mais :

Pourquoi douterai je de l'existence d'une église fortifiée médiévale en ce lieu ?

Les crénelages sont partout ! 

Rapide analyse
 

   Pour mieux comprendre la construction, je prends un peu de recul.

1 - Pour protéger la porte d'entrée, une puissance bretèche sur consoles a été construite.

2 - Presque qu'au centre de l'église, un haut et imposant clocher me fait penser à une tour défensive de château fort. Comme pour la façade d'entrée, le crénelage me semble trop neuf, presque fictif.

3 - Coté chevet, de chaque coté d'une belle fenêtre Gothique à remplage apparaissent deux tours crénelées.

 

Un système défensif réel

    Doutant un peu de la véracité des crénelages et des pseudo-tours, je reprends ma quête d'indices en approchant de la construction.

4 - Point de fioriture, ni de modillon sculpté, ni de large fenêtre pouvant laisser entrer un ennemi.

5 - Les contreforts à larmier sont puissants et larges. Mais je doute qu'ils aient été construits au Moyen Âge.

6 - Entre les contreforts, il y a des corbeaux encastrés.

Était ce pour soutenir des hourds ?

7 - Puis entre la plupard des contreforts, des fentes sous le toit prouvent l'existence d'une salle de repli défensive.

        Heureux je suis d'être en face d'une vraie église fortifiée ayant sauvé la vie de nombreux habitants il y a plus de 500 ans. 

 

        L'intérieur :
  Hélas, comme beaucoup d'églises, la porte ne s'ouvre pas. Je ne pourrai pas confirmer mes constatations.

 

 

Histoire de l'église :

* A la fin du 11ème siècle, l'église est reconstruite sur les ruines d'un ancien bâtiment religieux.

* Au 14ème siècle, durant la guerre de Cent Ans, l'église est fortifiée par l'ajout d'une salle au dessus de la nef.

* Au 15ème siècle, des chapelles latérales sont aménagées .

* Au 17ème siècle, des contreforts consolident l'ensemble.

* Au début du 19ème siècle, la toiture est refaite.Les murs s'écartant dangereusement, des contreforts sont aménagés.

* Au début du 20ème siècle, le cimetière qui entourait l'église est déménagé. La toiture ayant souffert, elle est refaite et un crénelage est aménagé pour "faire beau".

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

L'église affiche clairement son architecture défensive !

 

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 06:05

 

Département 12 - AVEYRON

 Est ce un mirage ?

 Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Salles la Source est située à 80km à l'Est de Cahors, à 70km au Sud-Ouest de Saint Flour et à 15km au Nord-Nord-Ouest de Rodez.

     Coordonnées du château :

44° 28' 50.1" N 2° 31' 17.25" E
 44.480593°  2.521459°

 

Le château : 
        L'extérieur :
Les nuages deviennent noirs !

   En cette fin de journée, le ciel Aveyronnais devient menaçant. Je pressens que si un orage éclate, mon armure de Castellologue-amateur va attirer les foudres de Zeus. C'est donc la tête baissée et au triple galop que je prends la direction Nord pour rejoindre ma couche du soir.

   Soudain, après avoir fait 5km depuis Salles la Source, mon destrier stoppe brusquement.

Qu'a-t-il vu ?Est ce un mirage ?

 

Est ce un donjon ?

   Je lève mon heaume pour découvrir la raison de cet arrêt non prévu. Derrière des hangars modernes une haute construction me rappelle les donjons habitables du moyen âge.

 

Rapide analyse

* Après quelques secondes d'observation, je pressens que cette construction ne fut point un château mais un manoir "fortifié".

* La construction parallélépipédique semble être entourée par un mur extérieur très arasé. Mais il m'est difficile d'affirmer que ce fut un rempart.

* Elle possède 4 étages sur rez-de-chaussée. Les combles semblent aménagés.

* Chaque angle possède une échauguette, mais les traces de système défensif ont été gommées par le confort des fenêtres.

Voyez vous d'autres détails ?

 

        L'intérieur :
  Le site est une propriété privée non visitable. 

 

 

Histoire du château :

* En 1461, le "repaire" de Billorgues appartient à la famille Laborme.

* En 1485, Pierre Raymond Laborme fait construire en ce lieu une fénial (en patois local signifie le "grenier à foin").

* En 1534, le site appartient à Antoine Seguy.

* Au milieu du 16ème siècle, Antoine vend la construction et les terres à Jean Daymes. Le domaine possède de nombreux boeufs, brebis, vaches.

* En cette fin de 16ème siècle, le château appartient successivement :

- A la famille Cat,

- A une branche de la famille Dardenne.

* En 1617, le site est possession de Raymond de Neuffles.

* En 1678, Noble François de Collonges est seigneur de Billorgues.

* Au début du 18ème siècle (à vérifier), le site appartient à la famille Moly. Ses propriétaires réalisent de nombreuses expériences agricoles.

* En 1757, une chapelle privée existe au château.

* Vers 1792, les Révolutionnaires ne semblent pas s'intéresser à la construction ni aux terres.

* Durant la première moitié du 19ème siècle, le château est profondément remanié sur la demande de son propriétaire : Le Général Tarayre. Ce site aurait été l'une des plus belles exploitations agricoles de l'Aveyron.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis les ruelles. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Devant tant de beauté, je me fais peintre !

 

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 06:02

 Nous allons jouer les détectives avec cette église !

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Paussac et Saint Vivien est située à 55km au Sud-Est d'Angoulême (voir son château), à 25km au Nord-Ouest de Périgueux et à 8km au Sud-Est de Cercles (voir son église).

   Coordonnées de l'église de Saint Vivien :

45° 19' 18" N 0° 31' 31" E
 45.321663601°   0.525320023°

 

L'église :

     L'extérieur :

Préambule

    Dans cet article, je souhaite vous montrer (et vous démontrer) qu'une simple église (certes Romane) peut révéler de nombreux indices de son passé tumultueux. Il est donc important, en découvrant une construction, de prendre son temps, de prendre du recul "physiquement" mais aussi intellectuellement. Il est bon de regarder chaque pierre, chaque angle, chaque.....

   Parfois, la chance montre au "regardeur" des détails que le touriste pressé ou le passant sans but ne verrait point.

 Que voyez vous sur ce mur ?

La découverte

   Le bourg de Paussac et Saint Vivien possède 2 églises. Ceci est logique puisque c'est un regroupement de 2 anciennes communes.

  * Le moutier de Paussac est grandiose,

  * Celui de Saint Vivien est plus intime.

 C'est ce dernier que je vais voir ce jour.

 

L'enquête commence

* Lentement, je m'approche de l'église classiquement entourée de son cimetière.

* Le moutier est dépourvu de transept.

* Le mur de la nef n'est pas très haut.

* Ses pierres sont disparates Je pressens que cette église a souffert.

* La fine ouverture de lumière empêche l'assaillant d'entrer.

* Les deux faces ne se ressemblent pas. Des contreforts viennent casser la linéarité.

* Sous le toit, je remarque une fente étroite ne ressemblant pas à une ouverture de lumière.

* L'un des contreforts possède un modillon. Son positionnement est curieux.

  Pour mieux comprendre cette architecture, je prends un peu de recul.

 Soudain, je comprends cette église.

Le chevet

* Je suis en face du classique chevet plat.

* Une verrue (sacristie ?) avec sa fenêtre trilobée a été aménagée plusieurs siècles après la construction originelle.

* En observant ce chevet, je remarque plusieurs détails curieux :

 1 - Les pierres d'origine sont parfaitement taillées et jointives.

 2 - Les multiples réparations ou consolidations n'ont point embelli ce moutier.

 3 - Au centre une ouverture ronde ressemble à un système défensif (mais c'est peut être le vestige d'une ouverture de lumière).

 4 - Sur la droite, une autre ouverture verticale bien plus haute que les fenêtres.

 5 - A gauche, l'ouverture carrée pourrait être un trou de boulin (voir vocabulaire), mais je me demande s'il n'y a pas tromperie suite à la réparation.

Etait ce le symétrique de celui de droite ?

 6 - Le toit ne semble pas reposer correctement sur les pierres. Je pressens que l'ancien toit était plus haut, ce qui expliquerait l'énigme du modillon perdu dans l'angle

 Conclusion un peu hâtive et sans preuve :

Je pressens qu'une salle de repli défensive a pu exister.

 

Le portail

* En regardant rapidement le portail, ma première envie est de partir rapidement vers une autre église. Mais mon instinct me dit : "Chevalier, regarde avec délectation !".

* Ce portail comporte plusieurs voussures retombant sur des colonnes. Cet architecture est belle mais n'est point exceptionnelle.

* Au sommet, le clocher-mur possède deux ouvertures classiques pour les cloches.

* Soudain, je réalise que sur la droite, énigmes je vois :

  1 - Une ouverture verticale identique à celle du chevet (curieusement inscrite dans un retrait porté par des colonnettes).

  2 - Un trou rond, presque identique à celui du chevet.

Conclusion un peu hâtive et sans preuve :

Je ne sais que penser de cette église, mais le plaisir de la découverte est plus intéressant qu'une vérité... non connue.

 

    L'intérieur :

  Comme souvent en notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci n'échappe pas à la règle.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 13ème siècle, l'église est remaniée (fortification ?).

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Vivien) est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des systèmes défensifs est interdite.

 

Voila une enquête bien menée

 

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 06:00

  Voyez vous le château fortifié ?

Département 12 - AVEYRON

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Creissels est située à 55km au Sud-Est de Rodez et à 2km au Sud-Ouest de Millau.

     Coordonnées du château :

44° 5' 8.383" N 3° 3' 34.218" E
 44.085662°  3.059505°

 

Le château fort : 
        L'extérieur :
Je suis un penseur de notes

    Depuis Millau, où j'ai visité le curieux beffroi, et pendant que mon destrier trottine, je pense à une crécelle, cet instrument du Moyen Âge.

Le site de Creissels va-t-il faire une petite musique

dans mon coeur de Castellologue amateur ?

  Quelle masse impressionnante !

La découverte

  Dominant le bourg et contrôlant le passage sur la rivière Tarn, le vieux château millénaire est posé sur un rocher.

   Les siècles guerriers n'ont pas été tendres avec ce bâtiment. C'est donc une construction très remaniée mais gardant un charme d'antan qui me regarde de loin.

 

L'analyse 

* Du double rempart et du fossé existants au 17ème siècle, il ne reste rien.

* A cause des nombreuses attaques puis de l'incendie, la reconstruction a adouci l'architecture militaire.

* De nombreuses fenêtres à meneau en croix apportent la lumière de confort.

* Mais certaines caractéristiques de château fort sont encore présentes, comme l'arc de décharge soutenant le mur.Une tour défensive stylisée

* Le contraste entre les petites ouvertures quadrilobées et les grandes fenêtres montre les siècles d'architecture.

* Il n'existe point de château sans tour défensive. Bien qu'elle reconstruite, elle comporte les mâchicoulis (voir vocabulaire) et crénelages me faisant rêver.

 

        L'intérieur :
  La propriété privée n'est pas visitable, mais il est possible de réserver une jolie chambre dans ce bel hôtel. Ne pouvant dormir en ce lieu ce soir, je me console en regardant le magnifique clocher.

 

 

Histoire du château fort :

* Au 8ème siècle, un "château" est possession de Leulade, seigneur du Rouergue.

* A la fin du 8ème siècle (à vérifier), Leulade donne le site à Madralde.

* Au 12ème siècle (?), le site appartient à la famille Roquefeuille.

* En 1230, par mariage, le château est rattaché au Comté (voir titre de noblesse) de Rodez.

* En 1358, Jean d'Armagnac échange, avec la famille d'Arpajon, la seigneurie de Creissels contre celle de Castelnau-Montsabert.

* En 1362, le Vicomte de Fezensaguet envoie une troupe de gens d'armes contre le château. Le site est pris.

* En 1372, le capitaine de la garde se nomme : De Peyre.

* En ce dernier quart du 14ème siècle, les Anglais attaquent puis prennent et enfin occupent le château.

* En 1381, les Anglais quittent le site de Creissels.

* En 1397, Guillaume de Solages, émissaire du Comte d'Armagnac, attaque puis s'empare du château.

* Au 15ème siècle, Jean V d'Armagnac, Comte de Rodez (entre autre), possède le château.

* En 1455, le roi de France Charles VII (voir liste des rois), irrité par les "facéties" de son vassal Jean V d'Armagnac lance une armée contre lui. Après la défaite du Comte, la Vicomté de Creissels est donnée à Jean de Montcalm.

* En 1465, le capitaine de la garde se nomme : Jean Ravel.

* En 1481, Creissels appartient à Catherine de Foix.

* Durant 1 siècle, le site est possession successivement :

- De la maison d'Alençon,

- De la famille d'Albret,

- De la famille Vendôme.

* En 1559, le capitaine de la garde se nomme : Arnaud de Méjanès. Il sort victorieux d'une attaque contre le château par les troupes protestantes.

* En 1562; nouvelle attaque des Protestants. Le château est pris.

* En 1569, une troupe Catholique armée attaque puis s'empare du château. Les protestants s'enfuient.

* En 1589, avec l'avènement de Henri IV (voir liste des rois), le site appartient à la couronne de France.

* En 1602, le capitaine de la garde se nomme : Etienne de Crozat d'Arré.

* En 1628, une puissante armée commandée par le Duc de Rohan, attaque le château avec des canons. Les 80 défenseurs de la cité ont la chance de voir arriver les renforts commandés par le Prince de Condé. Le Duc quitte la place. En remerciement pour sa bravoure à défendre, le capitaine de la garde du château reçoit du Roi les "ruines du site de Creissels".

* En 1633, comme pour beaucoup de place forte du Royaume, le Roi ordonne la démolition des fortifications.

* En 1649, le capitaine de la garde se nomme : Etienne de Crozat.

* A la fin du 17ème siècle (1675 ?), le site appartient à la famille De Crozat de La Croix

* En 1706, le site appartient à la famille De Gualy.

* En 1814, un violent incendie dévaste le château.

* Vers le milieu du 19ème siècle, Monsieur de Gissac, descendant de la famille De Gualy, est propriétaire du château.

* En 1936, le château est vendu à madame Marcelle Hubin.

* Durant la deuxième guerre mondiale, les Allemands réquisitionne le site. Comme souvent, les occupants dévastent la propriété.

* A la fin du 20ème siècle, le site appartient à madame Austruy.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est possible en réservant une chambre dans cet hôtel.

 

C'est avec peine que je quitte ce bourg agréable

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 06:10

 

Département 12 - AVEYRONCe 'phare' ne me semble pas médiéval

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
    La commune de Millau est située à 70km au Nord-Ouest de Montpellier, à 60km au Sud-Ouest de Mende et à 45km au Sud-Est de Rodez.

     Coordonnées de la tour :

44° 5' 52.688" N 3° 4' 43.828" E
 44.097969°  3.078841°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

     En marchant dans les ruelles du vieux Millau, il est impossible de ne pas voir la haute construction polygonale. Dans les guides touristiques, elle est nommée : Le beffroi.

Pensez vous que ce site ait gardé des traces médiévales ?

 

Deux tours

    Proche du site, je comprends de suite que le bâtiment est composé de 2 tours superposées d'origine différente. Le Chevalier Castellologue Amateur que je suis s'intéresse d'abord à la partie médiévale, située en bas. 

  Une base médiévale très solide

Le vieux donjon médiéval

    La masse de pierres en partie basse est un donjon de forme carrée mesurant presque 11 mètres de coté pour une hauteur de 21 mètres.

  Sur plusieurs faces je ne vois aucun ouverture de tir et encore moins des fenêtres. Seuls quelques trous de boulins disposés de façon aléatoire sont visibles.

Ce monstre cubique a-t-il été figé dans le temps ?

 

De "mystérieuses" ouvertures

    Une seule façade comporte des ouvertures anciennes. Celle du bas semble être une fenêtre de confort. Par contre, l'ouverture du haut me pose quelques questions :

* Les pierres d'encadrement me font penser à une fenêtre identique à sa consoeur plus bas.

* Mais des pierres bouchent une partie de la surface.

* De plus, les trous de boulin en dessous sont alignés et proches.

L'ouverture donnait-elle accès à une passerelle en bois ?

   Entre ces grandes ouvertures apparaissent, à deux niveaux différents, de fines archères primitives. 

Mon heaume déforme les couleurs du temps

 

La tour octogonale
    Tel un phare, la tour posée au dessus du vieux donjon est lumineuse, élégante. Sa forme et la nature des pierres montrent une construction beaucoup plus récente que le donjon médiéval. Avec ses 21 mètres de haut, la tour octogonale est visible de tous et partout.

   Pour monter, une tour escalier a été aménagée à l'extérieur.

 

        L'intérieur :
  Bien qu'ayant préparé quelques piastres à donner à la préposée de la tour pour en découvrir les entrailles, je ne peux point entrer. Il est trop tard.

  Je vais me reposer dans une taverne du bourg pour partir demain à la découverte d'une ruine magnifique proche de Millau.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, le Comte (voir titre de noblesse) de Barcelone et seigneur de Millau fait construire une puissante tour fortifiée nommée : Donjon. Elle est intégrée à l'enceinte de la ville.

* En 1187, le Roi d'Aragon et Comte de Barcelone et seigneur de Millau, accorde aux Millavois la liberté communale et la constitution d'une administration consulaire.

* A la fin du 13ème siècle, la tour est inféodée par le Roi d'Aragon à plusieurs familles Millavoises.

* En 1292, la tour est inféodée à la famille Bertrand.

* En 1347, la tour est achetée par Raymond de Voncx.

* En 1361, la grande peste décime la population. Toute la famille Voncx décède. La tour est vendue aux enchères.

* En 1382, la tour appartient à la famille Pellegri.

* En 1613, la tour médiévale est achetée par le Consul de Millau à un héritier de la famille Pellegri. Le clocher de l'église s'effondre. L'administration consulaire décide de construire une tour au dessus du vieux donjon pour installer une cloche.

* En 1614, début des travaux de la tour octogonale. Les travaux sont confiés à Jehan Farrières.

* En 1617, fin de construction de la fine tour. Elle comporte une cloche et une horloge communale. Les étages sont séparés par un plancher en bois. Des échelles en bois permettent la montée.

* En 1790, accolée à l'hotel de ville, le vieux donjon sert de prison.

* En 1795, "les révolutionnaires" font voter la suppression de la girouette à fleur de lys (symbole royal).

* En 1811, la foudre s'abat sur la flèche de la tour provocant un incendie. Avec les planches et les échelles en bois, l'incendie dure 3 jours. Pour remplacer les échelles intérieures en bois, un escalier extérieur en pierre est aménagé.

* En 1931, le beffroi est classé aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis les rues et ruelles. La visite de l'intérieur est payante.

 

Plusieurs siècles de constructions se superposent

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 06:10

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

    « Au fil du Rhin, à l'ombre des Vosges, au creux des vallons, au sommet des crêtes, l'Alsace réunit un extraordinaire réseau de châteaux. Aujourd'hui, il ne reste guère que des lambeaux épars de ces armures de pierre. Mais l'archéologie permet de retrouver l'éclat de ces demeures seigneuriales, de redonner vie à ces bastions féodaux. Surgit alors un monde oublié de tous, qui n'a pourtant rien perdu de son enchantement.
   Spécialiste reconnu, Nicolas Mengus offre une histoire nouvelle de ces vestiges d'architecture militaire médiévale. De la genèse des châteaux forts à leur déclin, il fait ressurgir les pièces de la cuirasse : chemins d'accès, fossés, tours, murailles... Pas un détail ne manque, servi par une iconographie appropriée, pour restituer la réalité des forteresses d'antan.
   La vie quotidienne reprend ses droits dans les murs ainsi restitués. Les châteaux forts sont ainsi perçus dans leur dimension humaine et leur environnement social. C'est tout un pan, oublié autant que négligé, de l'histoire de l'Alsace que révèle cet ouvrage de découverte et d'érudition scientifique. »
 
 
Mon avis :
Tous les livres d'initiation devraient lui ressembler !!!!!
 
          Quel livre !

   Bien que le titre comporte le mot ALSACE, ce livre est une mine d'or sur la vie dans toutes les régions AU MOYEN AGE. Les us et coutumes des hommes, des femmes, des soldats, des tailleurs de pierres sont montrés sans trop de détails.
   Bien sur le thème principal est la construction d'un château. Rien n'est oublié sur :
        * les méthodes de défense,
        * les outils, palans etc....

    Mais, pour construire un château ou améliorer ses défenses, il faut parfois plusieurs mois ou années. Une vie s'installe et le livre montre les ustensiles de cuisine, de tissage, de vie (gourde, lampe, éperon .....).
        Photos, dessins détaillent par l'exemple l'intelligence et la créativité de nos ancêtres.

     Si vous avez des enfants, c'est LE livre à leur donner ou à leur lire.   Mais des "grands" (comme moi) prennent un immense plaisir à comprendre toutes les informations, et les petits détails cachés entre 2 graphiques.
   Si vous souhaitez mieux comprendre les ruines castrales lors de vos marches, voici LE "moyen" pour vous apprendre à regarder les pierres. Elles nous parlent et voici le "traducteur" de leur histoire.
 
Vous n'avez aucune excuse.............. Vite, commandez le chez votre libraire ou sur internet !!! 
 

 


 
Venez maintenant "visiter" les châteaux forts du  BAS RHIN  ou  du  HAUT RHIN ?

 

  Vers menu bibliothèque pour enfants
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11 août 2015 2 11 /08 /août /2015 06:05

 

Département 12 - AVEYRON

 Cette tour est source de plaisir pour un amateur de châteaux forts

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Salles la Source est située à 80km à l'Est de Cahors, à 70km au Sud-Ouest de Saint Flour et à 15km au Nord-Nord-Ouest de Rodez.

     Coordonnées du château :

44° 29' 14.6" N 2° 31' 47.7" E
 44.487402°  2.529924°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

    Il est impossible de ne point trouver la route pour visiter du château de Le Colombier car plusieurs panneaux "touristiques" jalonnent les voies depuis Marcillac en direction de cette beauté médiévale.

Pourtant, j'ai failli ne pas le voir.

   Ce n'est pas les quelques arbres qui l'ont caché. J'ai tant l'habitude de regarder en haut des collines (implantation naturelle d'une château forts) que baisser la tête dans la combe ne me fut pas logique.

Pourtant, la beauté médiévale est bien là !

 

Rondeur et angle droit se marient merveilleusement bien

Rapide analyse

* En avant du château, je vois un mur. Il est si arasé que tout système défensif est absent. Ce peut être l'emplacement du rempart mais ce fantôme n'en a pas gardé la fonction. Mais je pressens que sa fonction fut autre : Séparation (entre un jardin ou basse-cour) entre la partie noble et la partie plus "fonctionnelle".

* Sur la droite, une tour d'angle avec une forme ronde. Point d'archère ni crénelage (voir vocabulaire) est visible.

* La tour devait défendre la courtine dont la modernité et le confort ont fait ouvrir des fenêtres.

* Sur la gauche apparaît l'ultime beauté construite : Une haute et magnifique tour parallélépipédique. Elle possède encore les traces de mâchicoulis et des archères.

 

        L'intérieur :
  Le site est une propriété privée ouverte à la visite. Il est possible de voir des animaux dans le petit zoo pédagogique, de découvrir les plantes médiévales et de visiter quelques salles dans le château.

  Hélas pour moi, le site était fermé le jour de ma venue.

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, un premier château est construit (c'est ce que suppose les archéologues).

* Au 13ème siècle, construction de l'actuel château (en réalité il ne reste que les tours de cette époque).

* En 1360, le traité de Brétigny cède le Rouergue à l'Angleterre.

* En ce 14ème siècle, de nombreux seigneurs renforcent leurs habitations en prévision des saccages de Routiers à la solde des maudits Anglois.

* En 1437, Amalric de La Panouse (fils de Jean de La Panouse, vainqueur des Anglois en 1369) épouse l'héritière du château : Marguerite de Salles.

* En de 15ème siècle, de nombreuses modifications sont réalisées dans le château et sur les bâtiments.

* En 1930, un descendant de la famille La Panouse possède toujours le château.

* Au 20ème siècle, Annabelle Leigh épouse Paul de La Panouse (directeur du Parc de Thouary). Elle persuade son mari d'aménager le château de Le Colombier qui a été vandalisé.

* A la fin du 20ème siècle, après de nombreux aménagement, le château est ouvert au public.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route. La visite payante du zoo, du jardin et de l'intérieur du château est possible. Renseignez vous sur les dates d'ouverture.

 

Une construction presque intemporelle

 

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