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Ombre et lumière

31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 06:05

 

Département 16 - CHARENTE

  Le vieux château fort se cache derrière des constructions modernes

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Gourville est située à 50km au Nord-Est de Saintes et à 25km au Nord-Est d'Angoulême.

   Coordonnées du château :

45° 49' 44.389" N
0° 0' 54.536" W
 45.828997°
 -0.015149°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

   Je savais que je prenais du bon temps en visitant des châteaux médiévaux, mais j'ignorais que même les panneaux des rues me le suggéraient.

  C'est donc un Chevalier Castellologue Amateur qui sifflote en longeant le mur du château.

  Les constructions s'enchevêtrent

Je devine plus que je vois

     Au début de ma découverte, je ne vois que des toits posés sur des bâtiments aux formes parallélépipédiques. Puis les bâtiments s'offrent à moi.

 

Première analyse

* Une tour carrée sort de l'alignement.

* Elle possède un curieux système défensif, compromis entre fente de tir et gargouille.

* Puis une demi-tour ronde avec :

- Un crénelage refait,

- Des trous de boulin dont je ne m'explique pas la fonction,

- Des "gargouilles" remplaçant les mâchicoulis.

* Puis, des reposoirs à pigeons... Qui en réalité sont des consoles, vestiges d'un mâchicoulis (voir vocabulaire) ou peut être d'une bretèche.

 

Une architecture difficile à analyser

La tour porte

  En prenant un peu de recul puis en me contorsionnant, je vois la porte d'entrée. Comme il se doit pour un château fort, la tour-porte possède plusieurs système défensifs :

* Des archères-canonnières sur plusieurs niveaux,

* Des mâchicoulis (dont il ne reste que les consoles),

* Sur la façade d'entrée, des archères-canonnières encadrant les emplacements pour flèches du pont levis,

* Puis la porte, toujours encadrée par des archères-canonnières.

  Devant tant de bâtiments entremêlés, je consulte le plan pour espérer comprendre.

Est ce plus clair pour vous aussi ?

 

        L'intérieur :
  Hélas, la propriété privée n'est pas visitable. Je me console en regardant les 2 reproductions du domaine :

* Château féodal au 14ème siècle imaginé par les historiens au 19ème siècle.

* Château au début du 17ème siècle représenté par Claude Chastillon.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, Hélie de Gourville possède la terre. Un château en pierre est construit.

* En 1351, Guillaume de Gourville décède sans héritier. Sa soeur Isabelle de Gourville, mariée à Jean II Chasteigner (Seigneur de La Meilleray), hérite du domaine.

* En 1378 Jean II décède. Sa feuve vit toujours au château.

* En 1441, Jeanne Paulhe, Dame de Gourville, épouse Philippe Taveau, fils de Guillaume Taveau Baron (voir titre de noblesse) de Mortemer.

* Au 15ème siècle, des fenêtres à meneaux sont ouvertes.

* Au début du 16ème siècle, Guichard de Roffignac possède le domaine.

* En 1550, la famille de Roffignac vend la seigneurie au Duc Anne de Montmorency.

* En 1579, Henri Ier de Montmorency hérite du domaine.

* Au début du 17ème siècle, Anne de Lévis, Duc de Ventadour, possède la seigneurie.

* En 1609, le Roi de France Henri IV (voir liste des rois) érige la seigneurie en Baronnie.

* Au début du 17ème siècle, le Cardinal de Richelieu ordonne de "raser à hauteur d'infamie" certains bâtiments et tours.

* Au 17ème siècle, de nombreuses fenêtres sont ouvertes. 

* En 1660, Jean Hérault achète le domaine à Henri II d'Orléans-Longueville (époux d'Anne de Bourbon Condé).

* En 1703, Jean Hérauld décède. Le domaine appartient à son neveu François Hérault.

* En 1718, à la mort de François Hérault, le domaine revient par testament à François d'Hauteclaire.

* En 1780, un acte de vente judiciaire attribut le domaine à Jean Valleteau.

* En 1808, les héritiers de Jean Valleteau vendent terres et château à Rouchier Préneuf.

* Durant plus de 150 ans, le château change très souvent de propriétaires.

* En 1974, le nouveau propriétaire entreprend de nombreux travaux de restauration et consolidation.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis les rues en respectant la tranquillité des habitants. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Les systèmes défensifs sont nombreux et variés

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Dans un champ, pousse un château... Curieux !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Bozouls est située à 35km Est-Sud-Est de Decazeville, à 30km au Nord-Ouest de Séverac le château et à 20km au Nord-Est de Rodez.

     Coordonnées de la maison forte :

44° 29' 21.941" N 2° 40' 20.536" E
 44.489428°  2.672371°

 

La maison forte : 
        L'extérieur :
La découverte

   Après avoir visité le château de Bozoul, puis la maison forte d'Aboul, je me dirige au Nord vers le hameau des Molinières pour découvrir ce que j'ose nommer : Une maison forte.

  Soudain, je vois, comme sortie de terre, une construction possédant deux rondes tours.

Est ce mon graal du jour ?

  Des couvertures très asymétriques !

Emotion

    Je suis si ému de voir cette construction médiévale si peu médiatisée que mes yeux se mouille et ma vision se trouble.

 

 

L'analyse 
    De loin il est très difficile de voir et de vous décrire les beautés de cette construction de 600 ans.

    "Si j'ôte" le long bâtiment à gauche assez récent, je remarque une massive construction encadrée de 2 tours rondes.

    Pour comprendre ces tours, il faut faire abstraction des toits. Ces couvertures en ardoises ne sont point médiévales.

    Avec un oeil d'aigle il est possible de voir des consoles ayant fait office de mâchicoulis (voir vocabulaire) . Puis, avec mon imaginaire, je crois distinguer les bases d'un crénelage.

Ces tours m'ensorcellent

 

        L'intérieur :
  La maison forte est dans une propriété privée non visitable. 

 

 

Histoire de la maison forte :

* Au 15ème siècle (à vérifier), la maison forte appartient à la famille Alboy de Peyrelade.

* En 1624, une chapelle est aménagée certainement par les nouveaux propriétaires : Les Malhac.

* En 1632, le bâtiment est restauré. Certains murs et salles sont complètement reconstruits.

* En 1672, la maison forte est remaniée.

* En 1695, la maison forte est possession de la famille Caissac.

* En 1714, un incendie ravage les bâtiments.

* En 1729, des modifications sont apportées à la construction par le nouveau propriétaire : Raymond de Jouery.

* En 1737, en épousant un membre de la famille De Maillac de Vessac,  la fille de Raymond apporte la maison forte en dot.

* En 1809, Louis Souques est propriétaire du site.

* En 1835, la maison forte est achetée par Louis Natte.

* En 1854, la famille Donadieu est propriétaire.

* En 1858, le site appartient à Benjamin Laur.

* En 1876, de nouvelles modifications sont apportées à la maison forte par Henri Arnal. Les bâtiments de ferme sont refaits. Une magnifique statut de la Vierge est posée dans une niche nouvellement aménagée.

* Au début du 20ème siècle, le donjon est si fragile que le propriétaire décide de le détruire.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de loin est possible en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est interdite.

 

L'architecture est intemporelle !

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 06:10

 

Département 12 - AVEYRON

  Voyez vous une cité fortifiée ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Sainte Eulalie de Cernon est située à 25km Est-Nord-Est de Saint Affrique, à 15km au Sud-Est de Millau et à 5km au Sud-Ouest de la commanderie Templière de La Cavalerie.

     Coordonnées de la commanderie :

43° 58' 58.699" N 3° 8' 6.767" E
 43.982972 °  3.135213°

 

La commanderie : 
        L'extérieur :
Pourquoi suis je ici ?

   Sur le plateau du Larzac, beaucoup de villages ont été fortifiés durant les longues périodes d'insécurités. Sainte Eulalie de Cernon ne fait point exception.

   En plus de voir des fortifications médiévales, ma présence en ce lieu est importante : Cette cité (à l'époque non fortifié) fut une commanderie de l'Ordre du Temple.

Vais je sentir l'odeur spéciale des Templiers ?

    La vieille tour surveille toujours les collines

La découverte

   Ce site n'est pas une ruine comme je vous en montre souvent, c'est une véritable cité toujours habitée en notre siècle. Huit cents ans d'évolution architecturales se lisent dans les pierres.

     Malgré les améliorations et modernisations, l'ambiance est défensive. L'origine médiévale se ressent dans chaque pan de mur.

 

Mon approche

    Plutôt que de vous faire une visite commentée (suivez le guide messieurs dames... et n'oubliez pas le guide à la sortie), je vais vous montrer mon ressenti par thème... (T'aimes ?).

    Pour mieux comprendre cette commanderie, veuillez regarder le plan.

 

Tours et courtines

  Les premières constructions que l'on remarque sont d'abord les tours :

* Certaines sont carrées sans crénelage mais avec les vestiges des mâchicoulis (voir vocabulaire).

* D'autres sont rondes, mais toujours sans créneau.

* Certaines comportent des ouvertures obstruées, ancien souvenir du chemin de ronde.

* D'autres, en plus de l'accès bouché au chemin de ronde, possèdent des vestiges de latrines en encorbellement.

  L'angle droit n'est pas la priorité de cette tour

Les systèmes défensifs

   En complément du crénelage et des mâchicoulis les tours possèdent différentes fentes de tir :

* Certaines ne sont que de simples archères droites avec un faible ébrasement intérieur.

* D'autres comporte en partie basse une ouverture ronde pour tir au mousquet ou à la couleuvrine.

* Certains trous pour arme à feu semblent avoir été ajoutés sur les bases d'une ancienne archère droite.

* La plupart des tours possèdent sur plusieurs niveaux des systèmes défensifs de périodes différentes.

 

La porte

    Bien que des habitats aient été aménagés dans les courtines, ouvrant de nombreuses fenêtres, l'aspect massif et fortifié est encore visible.

     Positionnée entre deux tours rondes, une haute construction carrée s'impose fièrement :

C'est la tour porte.

  Bien qu'elle semble dépourvue de pont levis, elle possède les classiques systèmes défensifs :

* Salle de garde à l'étage,

* Salle de guet au sommet,

* Fentes de tir, L'archère canonnière a été bouchée pour ne pas faire peur aux touristes

* Mâchicoulis

* Etc....

 

        L'intérieur de la Commanderie :

Les systèmes défensifs

    En franchissent la tour porte, mon instinct de Chevalier regarde vers le haut.

    Un assomoir, au dessus d'un système de tir, attend l'assaillant. Comme je suis un simple touriste et que la salle de garde est vide, avec assurance je pénètre dans la cité.

     Evidemment, toutes les fentes de tir vues à l'extérieur dans les courtines du rempart s'affichent fièrement ici. Certaines avec leur faible ébrasement m'informent de leur ancienneté.

   D'autres systèmes de tir ont été modifiés suite à l'invention des armes à feu.

  Je passe ou je trépasse

Les passages
   Comme souvent dans une cité médiévale, l'espace est utilisé au maximum. Conséquences : Les maisons et bâtiments se touchent, s'emboîtent et se fondent.

   De nombreux passages sont aménagés permettant la circulation mais aussi l'aménagement au dessus. Certains sont évidemment dans les tours.

 

L'église
    Evidemment, dans une cité construite puis occupée par un Ordre Militaire Religieux, il y a une église. Son architecture est confuse car elle a été profondément modifiée par les Hospitaliers.

  Je me questionne sur la rehausse.

Etait elle aussi fortifiée ?

 

Mon errance continue

  Pour que vous ayez de nombreuses surprises en visitant cette cité, je ne vais point tout vous montrer. Je vais donc garder pour moi les maisons, volets, fenêtres, façades, murs si passionnants.

 

La tour... Prends garde à ne point devenir ruine !

 

 

Histoire de la commanderie :

* Au 12ème siècle (1151 ?), l’abbé de Saint Guilhem le Désert, fait don de l’église de Sainte Eulalie aux chevaliers de l'Ordre du Temple.

* En 1159, Raimond Bérenger, Roi d’Aragon et Comte (voir titre de noblesse) de Barcelone donne la totalité du village de Sainte Eulalie ainsi que des terres du Larzac à l'Ordre du Temple. Avec les années, ces derniers fondent l'une des plus importantes commanderies du Sud de la France.

* Le 13 octobre 1307, le Roi de France réalise la plus "Grande opération de police" de l'histoire en capturant presque tous les Templiers du Royaume en un jour.

* En ce 14ème siècle naissant (1312 ?),  les Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem récupèrent les biens des Templiers.

* A partir de 1340, avec le début de la Guerre de Cent ans, les Hospitaliers renforcent la commanderie par la construction de remparts et tours défensives.

* Au 15ème siècle, construction d'une tour défensive (nommée aujourd'hui : Tour de la Commanderie).

* A partir de 1442, début de construction de l'imposante porte fortifiée.

* En 1642, en s'appuyant sur les murs de l'église des Templiers du 12ème siècle, le bailli de Bernuy-Villeneuve réalise une église "moderne".

* Au 17ème siècle, le cimetière situé sur place de l'église est déménagé. De nombreux bâtiments sont modernisés par l'ouverture de fenêtres.

* Au 19ème siècle, des maisons sont construites en s'appuyant sur le rempart.

* En 1976, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* A la fin du 20ème siècle, la municipalité achète plusieurs maisons dans les remparts puis aménage des gîtes.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du bourg et des ruelles est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des bâtiments est interdite ou partiellement autorisée.

 

L'âme des Templiers est encore présente dans ces vieilles pierres

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châteaux des Templiers

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 06:30

 

Département :   50 - MANCHE

 

Cette église m'en fait voir de toutes les couleurs

Le bourg :

   Situation  (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Portbail est situé sur la côte Ouest de la presqu'île du Cotentin, à 36km au Sud-Sud-Ouest de Cherbourg, à 50km au Nord-Ouest de Saint Lô et à 16km au Sud-Ouest de Saint Sauveur le Vicomte (voir son château).

   Coordonnées du bourg :

49° 20′ 10″ N 1° 41′ 41″ W
 49.336111°   -1.694722°

 

L'église :

      L'extérieur

Premières sensations

     Bien que l'église ne soit pas gigantesque, bien que le clocher ne soit pas un géant survolant les maisons, il est aisé de trouver le bâtiment religieux.

  Son architecture massive me rappelle les églises de l'art roman. Son clocher me fait penser à... une tour de château fort.

Un clocher-tour digne d'un château fort 

 La tour

    Parfois, sur des églises fortifiées, je dois redoubler d'attention pour voir des détails du système défensif. Mais à Portbail, la haute tour carrée est LE symbole que je suis venu découvrir.

  S'il n'y avait pas les hautes fenêtres en partie basse, cette puissante tour serait imprenable. Je suis subjugué par ces vielles pierres moyennement taillé et le parement d'angle si solide. pourtant, 2 détails me surprennent.

Les voyez vous ?

 

Curieuses défenses

    Les parois ne comportent aucune archère ni fente de tir. Les très (trop) nombreux trous de boulins ne devaient pas servir à des hourds (voir vocabulaire) ni à une passerelle de défense.

  Le plus surprenant sont les faux mâchicoulis. Cet encorbellement n'est pas creux et ne permet pas une défense rapprochée.

Cette tour ne serait qu'un leurre ?

  En prenant de la distance, je comprends l'effet psychologique de cette construction défensive. Elle est puissante et doit tenir à l'écart quelques malandrins mal équipés ou peu aventuriers.

 

Autres détails

   Cette vieille église est fascinante. Elle possède un chevet plat dont la base du mur est puissamment renforcé. En levant la tête je vois quelques gargouilles à l'aspect parfois naturaliste ou effrayant.

Pensez vous qu'elles aient pu compenser le manque de mâchicoulis ?

  Il est temps d'entrer dans l'église, mais point par cette belle porte hélas fermée.

 

      L'intérieur :

Premières sensations

    En franchissant la porte j'entre dans un univers qui ne m'est point familier et pourtant je m'y sens heureux. Je sais que la tour me sera interdite à la visite mais il y a tant de trésors que mes yeux ne savent plus où regarder. Colonnes sculptées, chapelle avec statuts et placard sculpté... (Je sens que derrière l'écran, certains sont mécontents de la pauvreté de mon vocabulaire sur l'architecture religieuse. Je vous propose la lecture de ce site très documenté).

    Dans la nef, tout en regardant les expositions d'art moderne, je suis en admiration devant l'art roman. Soudain, j'ai l'impression d'être hélé par une voix supérieure. Je lève la tête pour voir... hoooo !

 

Un plafond de 800 ans Est ce une coque de navire inversée ? Voyez vous le blason ?

 

C'est fini

   En ressortant, je sens le sel et la mer. Pour m'imprégner du spectacle je prends un peu de recul et j'admire ce chef d'oeuvre fortifié de l'art roman.

 

 
Histoire de l'église :

* Au 4ème siècle, construction d'un baptistaire.
* Au 11ème siècle, construction de l'église.
* Au 14ème siècle, durant la guerre de Cent Ans, un clocher fortifié est construit.
* En 1968, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église Notre Dame est possible depuis rues et ruelles. La visite de la tour est interdite. La découverte de l'intérieur de l'église et des expositions est un plaisir durant les périodes estivales.

 

Est ce l'Amérique au loin ?

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 06:05

 

Département :  11 - AUDE

Voyez vous cette beauté médiévale ?

 
Le château :

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

  La commune d'Auriac est située à 50km au Sud-Ouest de Narbonne, à 45km au Nord-Ouest de Perpignan, à 50km au Sud-Est de Carcassonne et à 25km au Nord-Est de Quillan (voir son château).

 

Coordonnées du château :

42° 55' 54" N 2° 29' 35" E
 42.93176402°  2.493034154°

 

 

Le château :

     L'extérieur :

L'arrivée

* Heureusement que la route moderne passe près de la ruine, car si j'avais eu à marcher sur l'ancienne route médiévale, en contrebas, il m'aurait fallu grimper vers ce château des cimes.

* Le château est situé dans la haute vallée de l'Orbieu.

* Il est merveilleusement planté sur un rocher avancé dominant le petit ruisseau de Laurio.

* La surveillance de la vallée est aisée.

* La présence d'à-pics sur 3 faces (Nord, Est et Ouest) le rend facilement défendable. 

* Il paraît impossible de grimper par les falaises.

 Les remparts suivent le tracé cahotique du rocher

Première impression

* Vue de la route, la ruine parait très compacte.

* Un mur d'enceinte, haut et austère prouve sa construction du haut moyen âge.

 

J'avance

* Proche de l'actuelle route, un haut mur s'appuie sur les imposants rocher isolant ainsi le plateau.

* Ce mur est le vestige du premier rempart.

* Autre ressenti : Bien qu'il soit comblé par la route puis les habitations et l'église, je pressens qu'un fossé faisait le premier système défensif.

* Il devait être franchissable par un pont-levis. 

 

Le long rempart du château Quel curieux angle !

1 -  Un long mur posé sur le rocher, dont les pierres sont pauvrement taillées, de dimensions aléatoires et pourtant magnifiquement alignées.

2 - A un bout, un parement d'angle dont les pierres plus égales sont d'une autre provenance.

3 - A l'autre bout, l'angle liant les 2 murs est partiellement arrondi. Ses pierres ne s'intègrent pas parfaitement dans le mur de gauche.

Est ce un ajout ultérieur ?

Ou une réparation rapide ?

 

L'entrée... sans frapper

* Mon errance m'amène devant une cassure du mur.

* Un panneau m'informe que danger il y a.

* Je baisse la visière de mon heaume, je mets mes gants en fer.

* Avec précaution, j'avance vers l'inconnu.

 

     L'intérieur :

Rapide visite

* En pénétrant dans le château par une porte disparue aujourd'hui, je découvre :

- Un bâtiment d'habitation à l'Est,

- Un donjon au Nord entouré par une chemise,

- Une citerne à l'Ouest,

- Des bâtiments annexes (que je ne commenterai pas par manque d'information).

 Voyez vous toutes les beautés construites ?

Quelques détails

*  Avant d'aborder les nombreux bâtiments "presque" intacts, je souhaite vous montrer les multiples détails qui jalonnent l'errance d'un voyageur du temps :

  - Un mur du rempart coté ravin.

  - Un vestige de tour ronde.

  - Des salles voûtées.

  - Des pierres en encorbellement ayant soutenues les poutres d'un plafond.

  - Les restes d'une tour défensive à moins que ce soit une tour escalier.

Qu'en pensez vous ?

 

Ma sensation

* Une vision rapide du château peut faire penser à un ouvrage médiéval.

* Pourtant, de nombreux détails montrent que si le site est féodal, le château a été modifié fortement.

* Il ne reste à l'intérieur que peu de bâtiments antérieurs au 14ème siècle (mais ceci n'est que mon point de vue).

*  Dans le pays cathare, il y a de nombreux sites dont le château original a été partiellement détruits (croisade contre les Albigeois) puis réaménagés par le nouveau propriétaire ou sur ordre du Roi lorsque le château fut frontière (Termes par exemple).

* Cette ruine me fait penser au château de Saissac, (mais hélas pour elle et tant mieux pour moi, la ruine d'Auriac n'est pas sur un axe touristique important. Elle ne bénéficie pas d'un "ravalement". Cela donne une charmante ruine à découvrir comme un détective).

 Voyez vous le luxe dans cet imposant logis ?

Le donjon

* Il est entouré d'une chemise de 1 mètre d'épaisseur, réalisée par de belles pierres ajustées en grès.

* Par contre, la partie médiane est sommairement réalisée.

Est ce un renforcement tardif ?

Ou une réparation sans "finance" ?

* Ma documentation affirme qu l'on pénétrait dans le donjon à l'Est par une porte à 3 mètres de haut (c'est une défense classique pour ce type de tour maîtresse).

 

La citerne (décrite par ma documentation)

* Elle est appuyée sur la courtine et mesure approximativement 1,50m x 2,50m.

* A sa base, il y a les restes d'un mur d'une habitation ou d'un garde manger.

 

La tour escalier

* Au Nord du logis, une petite tourelle s'accroche encore avec des amorces de marches.

* C'est l'escalier desservant les étages.

* Curieusement, les pierres et la technique de construction suivant les étages ne semblent pas identique.

Est ce la preuve que l'étage supérieur est plus tardif ?

 Cette fenêtre sera-t-elle ici pour l'éternité ?

Le logis principal

* Il est vaste (30m x 10m) et devait comporter 2 étages, en plus du rez-de-chaussée.

* Il est hélas très ruiné et envahi par la végétation.

* Le plan le plus bas ne comporte que 2 petites ouvertures :

- 1 archère assez primitive,

- 1 "arquebusière" assez petite en grés.

* Le 1er étage devait être le logis, en témoigne à l'Est les 4 grandes baies  plein cintre qui tiennent miraculeusement en équilibre.

Pour combien de temps encore ?

* Sur le mur Ouest, je distingue (ou plutôt le devine) les fondations d'une grande cheminée.

* Au 2ème étage, il est difficile de comprendre l'architecture, trop les pierres manquent. Il semble que le coté Ouest possédait des fenêtres.

* Mon imaginatoin croit voir des tuiles en équilibre.

Est ce une élévation très tardive ? 

* Quelques (mais vraiment peu) éléments décoratifs sont visibles aux étages. Ceci est bien un château de seigneur et non une forteresse pour soldats.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château : 

* En 1028, le castellum d'Auriag est donné aux frères d'Auriac au profit du Vicomte (voir titre de noblesse)  Bernard Aton III Trencavel.

* En 1067, Raimondus Ameli et Bertrandus font hommage au Comte Raymond de Barcelone. Malgré cela, le château appartient toujours à la maison de Carcassonne.

* En 1070 (ou 71 ?), Rangarde Comtesse de Carcassonne vend définitivement ses droits sur le domaine d'Auriag à Raimondus Comte de Barcelone (H.G.L., tome II, Preuve CCXXIII et cartulaire de Foix). La paroisse du village dépend toujours de l'archevêché de Carcassonne.

* En 1107, bulle du pape Paschal II, datée de Privas, confirmant l'archevêque de Narbonne possesseur des terres d'Auriac (Mahul, tome 3, page 371 et Histoire Générale de Languedoc, tome II, Preuves CCCXLVIII, col. 372)

* En 1121, Bernard Aton IV, Vicomte de Carcassonne, rend hommage à l'évêque pour les terres d'Auriag jusqu'au Termenes (territoire proche de Perpignan).

* En 1124, Pierre Raimond d'Auriac, cautionne Raimond de Durfort, pour la paix et trêve conclue avec Bernard Aton IV, Vicomte de Carcassonne (H.G.L., Preuve CCCXCVII, tome II, col. 428 et archives du château de Foix).

* En 1125, Petrus Raimondis d'Aurig après avoir été un seigneur rebelle, fait sa soumission au Vicomte Bernard Aton IV.

* En 1173, le site est possession de la famille de Termes (voir leur château).

* Vers 1211, après la croisade des Albigeois, le château semble être en possession d'un seigneur "du nord" (peut être De Lévis ?).

* En 1227,  l'archevêque de Narbonne écrit une lettre de protestation sur les possessions abusives des "seigneurs des croisades". Il revendique entre autre, les terres d'Auriac.

* Au début du 15ème siècle, il semble que le château soit remanié.

* Au 16ème siècle, les bâtiments intérieurs sont modifiés pour plus de confort. Grandes fenêtres et escaliers en tourelles sont réalisés. Quelques archères sont modifiées pour l'utilisation des armes à feu.

* A la fin du 17ème siècle, il semble que des aménagements architecturaux améliorent encore la vie dans les bâtiments d'habitation.

* Vers le 18ème siècle, le château est abandonné.

* En 1849, la château d'Auriac appartient à Monsieur Laffont de Donos.

* En 1859 Laffont de Donos vend le château à Monsieur Casimir Ducros de Castres par adjudication judiciaire (Mahul, tome 3, page 374).

* En 1948, la ruine est inscrite aux monuments historiques.

* Au 21ème siècle, la visite est libre et gratuite en respectant les propriétés privées. Le risque de recevoir une pierre ou de glisser est important. Le site étant peu consolidés, veuillez être très prudents durant votre découverte..

 

Après tant de beautés, mes yeux déforment la réalité

 

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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 06:06

 

Département 48 - LOZERE

  La puissante forteresse se bronze au soleil couchant

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Saint Alban sur Limagnole est située à 50km au Sud-Ouest de Le Puy en Velay, à 35km au Nord-Nord-Ouest de Mende et à 8km au Sud-Est de Saint Chely d'Apcher.

     Coordonnées du château :

44° 46' 53.18" N 3° 23' 23.039" E
 44.781439°  3.389733°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte
   Un château se situant très souvent en hauteur, il me semble évident que chercher une rue montante soit la solution pour voir le site médiéval de Saint Alban.

    L'ensemble fut modifié au 15ème siècleAu sommet du bourg, une beauté lumineuse attend que je la caresse... du regard bien sur, car je n'ai point fait les préliminaires d'usage pour séduire cette belle (voir mes conseils ici).

 

Première analyse

    De suite je suis en joie car la construction possède encore de nombreux détails architecturaux défensifs :

* Des rondes tours aux angles.

* En haut des courtines, des consoles. Ce sont les vestiges de mâchicoulis (voir vocabulaire).

  D'autres détails m'informent que le château a subi de nombreuses adaptations et modernisations durant les siècles :

* Des canonnières.

Avez vous remarqué leur nombre et leur position ?

* Des fenêtres à meneaux en croix dans les courtines.

  Pour mieux embrasser (Diantre ! J'ose déjà lui donner un baiser) son architecture, je prends un peu de recul.

Quel spectacle incroyable !

 

Voyez vous l'échauguette ?

Que de surprises !  

* L'autre tour d'angle est dépourvue de canonnière.

* Mais elle possède au sommet les traces de mâchicoulis.

* Et surtout, elle a gardé le vestige d'une échauguette.

Surprenant n'est il pas ?

* En observant la base de l'échauguette, je remarque une coquille Saint Jacques. Cela signifie que le château est sur l'une des routes des pèlerins vers Saint Jacques de Compostelle.

 

Une autre tour bien différente

   Plus loin, une autre tour ronde m'étonne. Elle ne possède ni fenêtre, ni système de tir. Seules, les consoles rappellent un système défensif en encorbellement.

 

Défense et modernité se marient merveileusement bienEncore des surprises !

   Lentement je contourne ce quadrilatère en remarquant quelques archères arquebusières pour arriver devant une façade incroyable.

   Plusieurs siècles de construction et reconstruction s'offrent à mes yeux ébahis :

* Au sommet, l'ancien chemin de ronde.

* En dessous, les consoles pour mâchicoulis.

* Des fenêtres très élégantes.

* Et surtout, un portail d'entrée en grès rouge avec un tympan portant un écu. Ma documentation affirme qu'il fut percé sous Henri IV (voir liste des Rois).

 

        L'intérieur :
Je suis "enfermé dehors" ! 

* Je toque à la porte, mais l'immobilisme me répond.

* Je tente de trouver une autre entrée, mais aucune ouverture s'offre à moi.

* Je suis enfermé dans mon questionnement sans ouverture vers mes réponses.

 

Je jette un oeil
   Je pensais jeter l'éponge quand j'eu l'idée de jeter un oeil sous la porte.

Le miracle s'accomplit !

  Je vois une belle cour où il m'aurait été agréable de faire la cour à une damoiselle. Elle serait au balcon et moi, caché dans l'ombre, je lui déclarerai les vers de Cyrano.

 

Une cour intérieur aux décors Italiens

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction du château fortifié. Il est possession de la famille Apchier.

* En 1188, Guérin d'Apcher rend hommage à l'évêque de Mende pour ce château.

* En 1360, signature du traité de Brétigny. Cet acte bien loin du Gévaudan aura pourtant des conséquences pour le château.

* Durant la deuxième moitié du 14ème siècle, pendant la Guerre de Cent Ans, les Routiers à la solde des Anglais saccagent la région. Ils tentent à plusieurs reprises de récupérer le château.

* En 1414, Bernard d'Armagnac et une troupe armée s'emparent du château. Béraud d'Apcher est fait prisonnier. Certains historiens pensent que le donjon est rasé et les fossés sont comblés.

* Au 15ème siècle (en 1440 ?), par son mariage avec Marguerite de Murat (petite fille de Béraud d'Apcher), la famille Louet de Calvisson possède le château.

* Au début du 17ème siècle, par mariage, le château appartient à François de Molette.

* Au milieu du 17ème siècle (à vérifier), par héritage, le château est possession de la famille Morangiès. Ce sont ces nouveaux propriétaires qui façonnent et transforment l'antique forteresse médiévale en château de confort.

* En 1740, après la mort du dernier Baron (voir titre de noblesse) de Canilhac (voir son château), Pierre-Charles, Marquis de Morangiès, achète le titre de Baron. Saint Alban sur Limagnole devient le siège de cette Baronnie.

* Durant la deuxième moitié du 18ème siècle, une bête immonde sévit dans la région. Elle est nommée : La bête du Gévaudan. Le château de Saint-Alban est l'un des points de ralliement pour les battues.

* En 1821, Christophe Théodore de Morangiès a d'important besoin d'argent. Il décide de vendre le château à Sylvain Boissier.

* En ce 19ème siècle de renouveau et d'idéologie humaine, le château est transformé en hôpital psychiatrique. Cette fonction durera plus d'un siècle alternant entre "asile" privé puis départemental (en 1824 ?).

* En 1942, le château est classé aux Monuments Historiques.

* En 1993, le Conseil Général de Lozère achète le site. L'hôpital est déplacé. Des travaux sont entrepris pour moderniser les salles devant accueillir le public.

* A la fin du 20ème siècle, le château abrite l'office de tourisme et un petit musée.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est partiellement possible, renseignez vous.

 

La fière façade a gardé son visage médiéval défensif

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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 06:30

 

Département :  40 - LANDES
 

Le bourg :

L'ombre du château plane en ce lieu   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit bourg de Carcares-Sainte Croix est situé à 22km à l'Ouest de Mont de Marsan et à 2km à l'Est de Tartas.

  Ce nom un peu "complexe" est dû au regroupement (paroisses du Vicomté de Tartas) des 2 communes en 1821.

     Coordonnées du château :

43° 50' 50" 0° 46' 42"
 43.847346  -0.778341

 

Le château :

     L'extérieur  :

La découverte

     Sur la petite route qui me mène de Sainte Croix à Carcarès, à 1km  avant mon terminus, une ronde construction se cache à l'ombre des grands arbres.

  Je pressens que je suis en face de l'ancien château fort de Malet.

  Et j'entends certains visiteuses et visiteurs me souffler :

"Mais comment en es tu si certain Chevalier ?"

  C'est élémentaire mon cher Watson, il suffit de se retourner pour lire en bordure du chemin une inscription sur un appareil de la fée électricité.

 

J'ai des doutes

Même si cette construction est bien le château fort de Malet, reste t il des preuves de ses défenses ?

Cette tour carrée est elle médiévale ?    A travers les feuilles, je tente de voir la plus haute tour. Sa forme carrée et ses petites dimensions ne la rendant pas habitable me fait penser à un donjon du 12ème siècle. Mais l'absence d'archère, de crénelage, de mâchicoulis (voir vocabulaire) ainsi que la présence d'une trop grande ouverture au sommet me font douter de sa "médiévalité" (Quand il doute le chevalier, il invente des mots doute-teux  ).

 

La recherche continue

    Ne trouvant pas de preuve de défense sur la tour carrée, je prends un peu de recul et une tour ronde apparaît.

   Évidemment, ce n'est pas une fortification imprenable comme notre scolarité nous les a montrées, mais cette tour comporte plusieurs indices sachant faire rêver un Chevalier Dauphinois.

   Je vous vois faire la mou. Regardez bien cette beauté.

 

Description de la ronde tour

1 -La base (qui me semble avoir une légère inclinaison - "fruit") montre des pierres pauvrement taillées (moellons dégrossis de grès coquillé).

2 -La partie supérieure a été "cimentée" mais possède quelques traces de fentes verticales. Leur petite dimension me fait penser à des archères primitives.

3 -Mais en observant certaines, il me semble que trop petites elles sont. Ne serait ce point des fentes de tir pour fusil ?

Cette tour (et même ce petit château) aurait il évolué avec l'amélioration des armes à feu ?

  Certainement, et même révolutionnaire il est car il y a une fente de tir unique en France.  Hihihi, moqueur je suis, ceci est évidemment un détérioration du temps.

 

    L'intérieur :

       Hélas pour moi, la visite est impossible. Je me console en jettant un dernier regard sur cette beauté ronde (oui, je les aime très rondes).

 

 

Histoire du château de Malet :

* Au 13ème siècle (1292 ?), construction d'un château fort par des seigneurs "aimant" guerroyer.
* Au 16ème siècle (?), le château se transforme en paisible manoir confortable.
* Au début du 17ème siècle, le roi de France Henri IV (voir liste) séjourne parfois en ce château.
* En 1782, la famille Chapon devient propriétaire du château.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du château est possible depuis la petite route. La propriété étant privée et habitée, elle n'est pas visitable.

Une haie d'honneur pour un château bien paisible

 

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14 juillet 2015 2 14 /07 /juillet /2015 05:30

 

Département :  11 - AUDE Posé sur son éperon rocheux, la ruine admire le paysage

 

Le bourg :    (--> le voir sur une carte

    La commune de Saissac est située à 75km au Sud-Est de Toulouse, à 25km au Nord-Ouest de Carcassonne et à 25km au Nord-Est de Castelnaudary.

 

Coordonnées du château :

43° 21' 28" N 2° 10' 4.8" E
 43.357786466°  2.168002725°

 

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

* Sur une terrasse face à la plaine de Carcassonne et aux collines de la Malepère, dominant le ravin de la Vernassonne, apparaît une imposante bâtisse.
* Le site est certes quelque peu en ruine, mais il offre une multitude de bâtiments identifiables.

 

1ère analyse

* L'ensemble de la construction est réalisé en schiste avec certaines parties (corniches, corbeaux...) en granit. 

 Bien qu'arasée, les tours montrent encore plusieurs systèmes défensifs

L'enceinte

* Cette enceinte forme un quadrilatère irrégulier de 135 mètres de long (axe Nord-Sud) sur 35 mètres de large sur la face Nord et 25 sur la face Sud : Voir le plan.

* Elle est flanquée de tours rondes et d'échauguettes comportant des couleuvrines, bouche à feu, canonnières, etc…

* Excepté le crénelage et les mâchicoulis (voir vocabulaire) disparus, tous les systèmes défensifs sur 4 siècles sont visibles.

 

L'entrée

* A l'époque médiévale, un fossé limitant l'accès au site.

* Le classique mais efficace pont-levis protégeait l'entrée.

* En notre siècle, un pont fixe accueille les visiteurs.

 

     L'intérieur :

La première terrasse

* Dans la première terrasse apparaît en face le donjon.
* Sur la gauche (coté Est) un corps de logis est identifiable.

 

Le donjon

Bien qu'il soit très ruiné, le fantôme du donjon est toujours aussi impressionnant* Le château étant protégé naturellement par un ravin sur 3 cotés, la face Nord est renforcée par un donjon de 20 mètres de haut.

* De forme est polygonale, il daterait du 13ème siècle.

* Durant les 3 siècles suivants, les seigneurs ont consolidé les murs puis ont donné un peu de confort à ce vieil habitat.

* Dans les salles basses, quelques trous de canonnières ou pour arquebuses montrent l'évolution militaire de cette forteresse à partir du 15ème siècle, lors de l'invention des armes à poudre.

 

La deuxième terrasse

* A l'Ouest, une poterne avec rampe permet l'accès à cette terrasse.

* A l'Est un corps de logis du 15ème siècle comporte 4 étages.

 

La troisième terrasse

* C'est la plus récente.

* A l'Ouest, casemate et réduits sont accolés à l'enceinte, protégés par 2 tours d'angle comportant des fentes pour arme à feu.

* Leur construction et leur architecture les rendent plus "primitives" que les imposantes tours Sud décrite plus haut, pourtant, elles sont postérieures.

Encore une "énigme".

 

Conclusion

* Les ruines du château de Saissac ne sont hélas pas Cathare.

* Ce sont celles du château construit probablement au 14ème siècle par les architectes royaux après la croisade des Albigeois.

* Puis au 16ème siècle, les nouveaux propriétaires ont donné un peu de confort.

* L'emplacement exact de l'ancien château est inconnu mais il n'est pas interdit de penser qu'une plus ancienne construction existait déjà à la place du château actuel.

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du village et du château :

* Vers l’An 950, le pape Agapet II envoie une bulle à une villa nommée “Saniaco”. Cette villa se trouvant dans un petit village dont un certain Saxius lui avait donné son nom.

* En 958, Saissac est le chef-lieu d'une viguerie dite de Saissaguès.

* En 960, Saissac est légué par l'évêque de Toulouse à Roger Ier le Vieux, Comte (voir titre de noblesse) de Carcassonne. Un castrum est cité.

* Vers l’an 1000 une fortification actuellement nommée la "Tour Grosse" est édifiée.

* En 1070, le premier seigneur de Saissac, Hugues renforce le château en élevant un puissant donjon, et fait creuser de profondes tranchées. Il renforce les murs exposés aux éventuelles attaques et fait construire plusieurs murs d’enceinte.

* Au 11ème siècle, le château est inféodé à une branche cadette des Comtes de Foix (voir leur château). C'est la création du lignage des Saissac.

* A la fin du 11ème siècle, le lieu appartient à Bertrand de Saissac.

* En 1194, Bertrand est désigné tuteur du jeune Raymond Roger Trencavel, héritier de la Vcomté de Carcassonne, à peine âgé de neuf ans.

* En 1209, début de la terrible croisade des Albigeois.

* En 1229, malgré la stature et la forte personnalité de ce seigneur, Saissac est pris par les croisés commandés par Bouchard de Marly.

* En 1231, le château est donné à un autre compagnon de Simon de Montfort, Lambert de Thury.

* En 1240, lors de la "reconquête", Jourdain de Saissac récupère ses biens.

* En 1242, il les perd à nouveau et définitivement.

* En 1325, Saissac entre dans le patrimoine de la famille des Lévis, nouveaux seigneurs de Mirepoix.

*  En 1331, Saissac devient possession de la famille de l'Isle-Jourdain.

* Vers 1412, le château change encore de propriétaire, avec la famille Caraman. Puis entre en possession de la famille Bernuy, riche marchand.

* En 1565, les bâtiments sont adaptés à l'utilisation de l'artillerie. il s'agit probablement de l'œuvre de Gui de Castelnau, Baron de Clermont-Lodève et sénéchal de Toulouse.

* En 1568, les protestants envahissent la ville et la pillent. La forteresse résiste.

* En 1580, nouvelle attaque des protestants, toujours infructueuse.

* En 1604, le roi Henri IV (voir liste des rois) érige Saissac en Marquisat.

* En 1715, ce marquisat appartient à la famille Luyne qui ne réside pas dans ce château.

* Vers 1792, avec la révolution, le château est vendu comme bien national. Il sert de carrière de pierres.

* En 1862, le mythe du trésor des Cathares lui vaut d'être dégradé (parfois à l'explosif) par des chercheurs de richesse. Cette "chasse au trésor" est infructueuse.

Curieusement, 120 ans plus tard, un "trésor" de pièces Capétiennes est trouvé dans la ville durant des travaux de construction immobilière.

* En 1920, Henri Dupuis-Mazuel, écrivain et cinéaste, achète le château.

* En 1926, les ruines du château sont inscrites aux Monuments Historiques.

* En 1994, ses héritiers cèdent les ruines à la commune de Saissac.

* Au 21ème siècle, des travaux importants sont entrepris pour redonner vie à ce fabuleux château. La visite libre est payante. Renseignez vous sur les horaires.

 

 

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 06:30

 

 Voyez vous une église fortifiée ?

Département 12 - AVEYRON

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Sainte Geneviève sur Argence est située à 50km au Nord-Nord-Est de Rodez, à 35km au Sud-Ouest de Saint Flour et à 25km au Sud-Est d'Aurillac.

 

     Coordonnées de l'église :

44° 48' 57.197" N 2° 45' 14.771" E
 44.815888°  2.754103°

 

 

L'église : 

        L'extérieur :

Je me détourne un peu dans ma croisade

      A deux kilomètres au Nord de Sainte Geneviève sur Argence, le village d'Orlhaguet est considéré comme "le Nice de la montagne".  Rien que pour cette appellation, je me dois de faire un crochet dans mon itinéraire de Chevalier en croisade.

  Une tour digne d'un château fort !

La découverte
   En arrivant dans le village, de suite mes yeux sont attirés par une haute et puissante construction. Je suis si surpris que je pense à haute voix :

"Point église cela est !

Château est devant moi !"

 

J'analyse comme pour un château 

* Sur la gauche, un donjon.

* Sa base est soutenue par de petits contreforts à larmier.

* Au dessus du sommet des contreforts, une ligne de corbeaux (ils ne sont pas en plume mais en pierre évidemment).

Etait ce le toit du précédent bâtiment

avant son élévation ?

* Sur plusieurs niveaux, des fentes verticales sont visibles prouvant que des salles sont aménagées dans le donjon.

* Au sommet du donjon, un crénelage permet le guet et la défense.

*  Au centre, une ronde tour semble moulée dans le toit du bâtiment du dessous.

* Sous le toit du bâtiment central, une large ouverture me fait penser à une salle d'habitation ou de repli.

 

Mais....C'est une église !

   Je contourne ce bâtiment défensif quand soudain apparaît une forme reconnaissable.Un clocher peigne

Aviez vous remarqué les cloches

en haut de ce curieux clocher ?

 

Questionnement sur le clocher-tour

   Je suis très intrigué par les multiples consoles triples.

       Si je fais abstraction des cloches (qui aurait été posées" récemment"), je peux imaginer qu'une solide construction en encorbellement facilitait la défense de rapprochée.

     Mon raisonnement est corroboré par la prolongation des consoles sur la tour ronde (à gauche).

   La défense de loin et le guet sont assurés par une sorte de crénelage (ouverture) encore existant sur le petit coté.

 

        L'intérieur :

  Hélas, comme beaucoup d'églises, la porte ne s'ouvre pas. Je ne pourrai pas confirmer mes constatations. 

 

 

Histoire de l'église :

* Au début du 11ème siècle, construction d'une église (évidemment en style Roman).

* Vers 1080, l'église et ses dépendances sont vendues par Géraud d'Amels  et Pons de Turlane à l'abbaye de Conques.

* Au 14ème siècle, à cause de la présence des troupes Anglaises, l'église est fortifiée pour la protection des villageois.

* En 1586, la population du lieu est presque décimée par la peste.

* Au 17ème siècle, l'église est toujours utilisée comme bâtiment défensif.

* En 1647, le capitaine Laurence Vialars commande une troupe "armée" (certainement des villageois désignés) résidant dans l'église.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Etienne) est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Une église ressemblant à un château fort

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 06:30

 

Département  40 - LANDES
 

Le bourg :

J'ai un coup de grisou en cette journée grise   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Saint André de Seignanx est situé à 10km au Nord-Est de Bayonne et à 25km à l'Ouest de Peyrehorade.

     Coordonnées du bourg :

43° 33′ 29.88″ N 1° 21′ 2″ W
 43.5583°  -1.350556°

 

L'église :

    L'extérieur :

La découverte

    Il a plu la veille. En ce jour, les nuages sont encore porteur d'une humidité rendant tous les bâtiments ternes et gris. Mais un Chevalier-castellologue-amateur ne doit pas se laisser influencer par quelques nuages.

    C'est donc avec mon flair habituel que je découvre une construction religieuse au milieu du cimetière.

Y aurait-il d'incroyables fortifications en ce lieu ?

 

L'enquête commence

    La partie la plus impressionnante de cette église est incontestablement le haut mur lisse soutenu par 2 puissants contreforts à 2 niveaux. Sur la façade opposée à l'entrée actuelle, cette construction ressemble à un donjon borgne sur lequel se câline la nef..

    Au sommet, des ouvertures carrées me font penser à un chemin de ronde. Je suis surpris de ne pas voir des archères sur cette haute tour.

 

Que me réserve l'autre façade ?

     Face à l'entrée actuelle, je suis toujours en admiration devant l'imposant contrefort. L'orifice du chemin de ronde est aussi visible mais je ne vois aucune bretèche (voir vocabulaire) protégeant la porte.

  Le plus curieux est la présence d'une tour escalier accolée. Les fentes sont certainement des ouverture de lumières pouvant servir à tirer, mais la largeur trop importante rend vulnérable le défenseur.

 

    L'intérieur :

        Hélas, comme trop souvent au 21ème siècle, les portes de l'église sont closes, je ne pourrai pas vérifier mes théories.

 


Histoire de l'église :

* Au 13ème siècle, création d'un village et construction d'une église.
* Au 14ème siècle, fortification de l'église.
* Au 16ème siècle, modification du portail d'entrée et ajout de vitraux.
* Au 20ème siècle, la rénovation l'église défigure son architecture et sa physionomie.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint André) est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher et des fortifications est interdite. 

 

Grise est cette église trop haute !

 

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