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Ombre et lumière

21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 07:05

 

Département 24 - DORDOGNE

 Est ce le château de Lostanges ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Sainte Alvère est située à 35km au Nord-Est de Bergerac, à 30km au Sud-Sud-Est de Périgueux et à 20km à l'Ouest de Les Eyzies (voir son église).

   Coordonnées du château :

44° 56' 48" N 0° 48' 32" E
 44.9466842°  0.80905070°

 

Le château :

     L'extérieur :

Le bourg fortifié

      En arrivant proche du centre ville, je remarque une puissante tour. Bien qu'elle n'ait point gardé de système défensif comme fente de tir ou mâchicoulis (voir vocabulaire) je pressens qu'elle eut pour fonction la défense du bourg, à moins que cela fut l'une des défenses externes (rempart) d'un puissant château.

Une tour d'angle nommée : Tour des Dames     Un peu plus loin, bien coincé entre des murs arasés du rempart, son autre consoeur m'attend. Cette construction porte le doux nom de : Tour des Dames.

   Pour vérifier si cela est vrai, je toque à la porte. Malgré mes multiples essais, aucune initiative de la part de reine, princesse, damoiselle, servante ou pucelles à m'ouvrir.

 "Le sein dit castel n'est point ici".

 

L'entrée est un dessert

    Souhaitant comprendre, je prends un peu de recul (ceux qui me suivent depuis plusieurs années savent que c'est par une vision globale que je vois mieux les détails... Incroyable n'est il pas ?).

   Au loin, une haute construction parallélépipédique avec des pierres en retrait m'interpelle. En la découvrant, alignée au rempart, la belle m'explique qu'elle fut l'entrée fortifiée il y a de nombreux siècles. Elle a gardé :

* Ses fentes pour les flèches du pont levis,

* Son rainurage pour la herse,

* L'emplacement du double vantail,

* L'emplacement du garde à l'entrée,

* Les canonnières défensives.

 Même la sculpture est en ruine !

Y a-t-il un château ?

* Je désespère de trouver un château quand soudain, un panneau me redonne d'espoir.

* Mais en regardant devant moi, je ne vois.... que du vide ( avec plein d'arbres certes).

* Je tourne les talons (pour rejoindre l'étalon bien sur), quand une beauté apparaît !

 

Chapeau bas pour le chat-haut

* Je suis médusé de voir ce château ruiné (et inversement hihihihi).

* Du château médiéval, il semble qu'il ne reste qu'une tour.... pourtant si instructive.

* Ceci n'était pas le donjon mais une tour flanque dans la courtine (dont la base est visible).

* Elle possède à l'étage, des ouvertures de lumière et même, une ouverture pour un passage.

* Dans l'épaiseur du mur, elle arbore un trou... dont je ne connais pas la fonction.

- Trou de lumière ?... Je doute.

- Archère droite ?.... Je doute car aucun d'ébrasement à l'intérieur.

* Une archère "cruciforme" avec ouverture pour couleuvrine.

Avez vous remarqué une curiosité architecturale ?

- A l'origine, la fente était une archère cruciforme en bêche (c'est à dire que la partie basse et haute avait un ébrasement extérieur pour faciliter le tir lorsque les assaillants étaient proches du pied de la tour ou de la courtine).

- Hors, la pierre de bas a été retournée puis trouée pour l'arme à poudre.

- Curieusement, même la pierre au sommet de l'archère a subit ce retournement et une taille droite.

 

J'ai du fumer de l'herbe... Je vois des vagues vertes !

    L'intérieur :

La pierre me montre ses entrailles

* Dans la tour, je ne distingue aucun détail caractéristique. Pas de sculpture ni de cheminée.

* Seule les vestiges d'un plafond m'informent qu'un ratier devait exister.

 

Les vagues

* Bien qu'étant loin de la mer, je vois des vagues.

* Ces nombreuses bosses sont les traces de salles.

* Que me dites vous ?

"Chevalier, Ce ne sont que des éboulis recouverts d'herbe !"

* Certainement, raison vous avez pour certaines "bosses".

* Mais je suis sur que d'autres sont les départs de mur des salles voûtées.

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, certains historiens supposent la construction d'un château primitif (à vérifier).

* Au 12ème siècle, construction d'un rempart entourant la ville. Il semblerait qu'une tour exista à l'emplacement de l'actuel château.

* Au 13ème siècle, aménagement d'un château fortifié (à vérifier).

* Au 14ème siècle, "modernisation" du château (à vérifier).

* Au 15ème siècle, "aménagement" probable du château (à vérifier).

* En 1780, restauration du château (à vérifier).

* Vers 1792, les Révolutionnaires rasent les fortifications de la ville.

* Au 19ème siècle, Lakanal ordonne la destruction des ruines du château.

* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine du château est libre et gratuite en respectant les plantations.

 

Une archère canonnière trahissant son siècle de construction

 

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 07:02

 

 

Département 66 - PYRENEES ORIENTALES

 

  Je pressens que les fortifications ont été très modernisées et consolidées

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

          La commune de Saint Hippolyte est située à 45km au Sud de Narbonne, à 10km au Nord-Est de Perpignan et à 8km au Nord-Ouest de Canet en Roussillon (voir son château).

 

     Coordonnées du bourg :

42° 47' 5" N2° 58" 1' E
 42.7847095571° 2.96705961°

 

 

Les fortifications : 

        L'extérieur :

La découverte

* Mon destrier me dépose proche d'une ronde tour et me dit : "Va visiter ce Carcassonne miniature !"

* Recevoir des ordres d'un quadrupède n'est point agréable en ce petit matin d'avril un peu frais.

* Ne comprenant point comment une simple tour sans système défensif peut être le symbole d'une cité fortifiée, je prends un peu de recul.

* La tour n'est point ronde mais oblongue.

* En notre siècle, elle sert d'habitat. Aucune archère ni mâchicoulis (voir vocabulaire) n'est visible.

 

 

Je cherche des indices

0 - Plus loin, je vois un mur de faible hauteur.

1 - Il est dépourvu de système défensif.

2 - Pourtant, sa construction n'est point classique (la position en arête de poisson est peu utilisée en notre siècle).

   L'utilisation de galets roulés, de briques et de pierres est surprenante.

3 - Soudain, je remarque un  arc en brique.

Est ce un arc de décharge ?

Ou une ouverture bouchée ?

 

123

 

* Au bout du mur, plusieurs constructions de formes différentes s'agglutinent.

* La première est un grand bâtiment parallélépipédique de 4 niveaux.

* Les remaniements durant plusieurs siècles (par exemple l'escalier en pierre) m'empêchent de connaître la fonction primitive exacte de cette construction datant de plusieurs siècles.

* En m'approchant de l'habitat, je suis en extase devant de nombreux détails.

Les voyez vous ?

Quel enchevêtrement de bâtiments d'origines diférentes !

 

Le grand bâtiment

11 - La base est talutée, comme l'était celle des châteaux forts.

12 - Le pan incliné semble avoir été aménagé dès la construction des remparts

Avez vous remarqué que je me grandi devant une ruine ?

ou du moins, mon ombre !

13 - Plusieurs archères droites sont encore visibles malgré les ouvertures récentes.

14 - Dans l'angle de la tour, une archère protège la courtine.

 

11121314

 

 

Le grand bâtiment

* Souhaitant comprendre l'aménagement de l'angle et des courtines, je prends un peu de recul.

21 - L'ensemble est harmonieux, cela signifie que la tour est de la même époque que les murs de rempart.

Que voyez vous sur la tour ?

22 - Une base talutée renforçant l'assise et une tour arasée partiellement.

23 - Une archère droite. Je suis surpris de ne point voir d'archère plus sophistiquée ni de canonnière.

24 - L'autre courtine (coté église) est très intéressante.

25 - Elle possède comme sa consoeur plusieurs archères droites sur 2 niveaux.

26 - Et elle est protégée par une archère d'angle sur la tour.

 

212223242526

 

 

Histoire du bourg :

* Au milieu du 10ème siècle, une église est construite dédiée à Saint Hippolyte.

* Au 12ème siècle, l'église est possession de l'Ordre du Temple. Il est fort probable que la construction du bourg fortifié date de cette époque.

* En 1312, après la dissolution de l'Ordre du Temple, l'église est à la paroisse. Elle est dédiée maintenant à Saint Michel.

* Au milieu du 17ème siècle, durant les guerres de Religion, l'église est incendiée et le bourg très abîmé.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur des remparts est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des fortifications est interdite.

 

Sous les rayons du soleil, les remparts reprennent vie

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Pyrénées Orientales

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 07:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  Les travaux vont m'empêcher de voir cette beauté

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Vervins est située à 70km au Nord de Reims,  à 40km  à l'Est de Saint Quentin et à 20km au Sud-Est de Guise.

   Coordonnées du bourg :

49° 50′ 9″ N 3° 54′ 36″ E
 49.835833°   3.91°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

    Il y a plusieurs siècles, Vervins s'est construit sur une colline. L'ancien village s'est doté d'une église posée au centre, donc au sommet de la butte.

   Conséquence : En arrivant dans le bourg, il est impossible de ne pas voir l'église tant elle est haute et surplombe les habitations.

   Dans ce pays où la brique est reine, je suis surpris de voir cette imposante architecture en pierres grises. Mais rapidement, le touriste que je fus fait place au castellologue que je suis, recherchant des détails de fortifications.

Distinguez vous un système défensif ?

Tour d'angle ou trompe l'oeil ? 

L'enquête commence

    Sachant que de nombreuses églises de la Thiérache ont été fortifiées au 16ème et 17ème siècle, je suppose que tout ajout en briques serait susceptible d'avoir été construit pour la défense. J'observe donc ces "curieux triangles" sous les toits. Je suis surpris de voir leur asymétrie par rapport aux fenêtres. Mais il ne semble pas être défensif.

 

Sont ce les défenses ?

    En contournant le bâtiment je vois d'immenses et nombreuses fenêtres peu représentatives d'une église qui se voudrait fortifiée. Dans un angle, mon espoir de castellologue renaît : Il y a une ronde tour d'angle.

  Malgré mon attention et mon envie de trouver archère, fente de tir ou bretèche (voir vocabulaire) je reste bredouille.

Cette église a-t-elle été fortement fortifiée ?

    Située à l'intérieur des remparts, l'église n'avait pas besoin de fortifications importantes et imposantes comme ses homologues des petits villages. Le moutier de Vervins se contentait d'un haut clocher servant pour la vigie.

 

    L'intérieur :

  En entrant dans cette longue église, je comprends de suite que l'accès au clocher ou à la tour d'angle est interdit. J'erre donc dans ce lieu si décoré et si hors du temps.

  Les colonnes très nombreuses sont décorées de motifs variés à la dominante rouge.

vervins-colonne vervins-colonne vervins-colonne

 

     Certains colonnes comportent des peintures religieuses si belles que je me crois transporté en Italie.

 

vervins-colonne vervins-colonnes église colonnes peintes église

 

     En haut des colonnes il y a les arcs en ogive et au dessus la magnifique voûte rappelant le ciel bleu étoilé.

 

vervins-colonne vervins-Voûte de l'église vervins-12

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.
* Vers 1553, l'église est profondément transformée avec entre autre, la construction de bas coté et de la nef.
* En 1870, une abside à 3 pans est construite cachant le magnifique chevet du 12ème siècle,
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite. La visite des tours et du clocher est interdite.

 

Je suis au ciel...hoooo

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 07:04

 

Département 12 - AVEYRON

 Comme les damoiselles, la ruine se cache derrière son éventail de feuilles

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Pont de Salars est située à 60km au Nord-Est d'Albi, à 40km au Nord-Ouest de Millau (voir son beffroi) et à 15km au Sud-Est de Rodez.

     Coordonnées du château :

44° 16' 23" N 2° 41' 0.5" E
 44.273149°  2.68348°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

   A 6km au Sud-Ouest de Pont de Salars le hameau coule une vie tranquille comme sa rivière (Le Viaur) à ses pieds. Le touriste pressé sera plus attentif aux nombreux virages dans cette région vallonnée qu'à la colline à un jet de flèche à l'Est.
   Grâce à mon dictionnaire et une bonne carte IGN, je sais qu'une ruine est posée au milieu des hauts arbres.Mon prénom est Pierres. L'avais tu deviné ?

Vais je trouver le chemin pour la découvrir ?

 

L'analyse 

* Perché sur le roc, le vieux château a souffert du temps et des siècles sans entretien.

* Les rares murs présentant des parements montrent une qualité de finition.

* Pour profiter au maximum d'une assise puissante, les courtines et tours sont posées directement sur les rochers non taillés.

* Les bases épousent la forme du rocher.

 Je ne peux résister à l'appel de déguster les entrailles de ce vieux château fort.

 

        L'intérieur :

Je vous laisse admirer le spectacle

     Parfois, les mots sont inutiles face à la beauté d'une ruine oubliée. Je vous laisse savourer les premières images que j'ai vues. Ainsi vous découvrez la ruine de Camboulas comme moi. 

 

 

Je suis dans le doute

   Tel un navire, j'ai l'impression que la château possède une proue. C'est en réalité le rocher qui a été utilisé jusqu'à l'à-pic. Cela permet de contrôler la rivière et le pont.

 Est ce une cheminée d'usine ou un phare ?

Je suis dans le doute

*  Dans cette ruine, il n'y a pas que des murs effondrés sans trace de système défensif, il est possible de voir "des passages secrets" (évidemment, vous savez que ceci est la voûte d'un couloir).

* Un peu plus loin, une haute consruction m'intrique :

- Ce ne peut pas être une tour escalier, il n'y a pas de fente de lumière.

- Ce n'est point un mur-bouclier, il est trop peu large.

- Ce n'est pas une tour de défense, car sa largeur est faible.

* Sans comprendre ce mystère architectural, je contourne la construction.

 

Que de surprises !Avez vous deviné la fonction de ce bout de ruine ?

* J'ai l'impression d'être Ulysse devant le Cyclope avec comme question : "Que vois tu Chevalier ?".

* Heu....

* Sur la gauche, je vois un vestige de cheminée.

* D'ailleurs son conduit incliné est parfaitement visible, surtout en dessous.

* Sur la droite, il y a... heu...

* En haut, je vois une partie "plate" et bien appareillée, contrairement au remblai en dessous...
* Donc, je subodore que cela fut :

1 - Soit une archère,

2 - Soit une fenêtre.

* En observant mieux le coté droit, je pressens que la réponse 2 est la bonne.

Avez vous une opinion ?

 

C'est la fin (pour vous)

   Il y a tant de détail à admirer dans cette ruine qu'il me faudrait plusieurs articles. Ne voulant point tout vous montrer je vous abandonne ici, non sans vous avoir montré l'étendu du site castral et la vue magnifique.

 

Le vieux château semble (presque) immortel

 

 

Histoire du château  :

* Au 11ème siècle, une famille nommée Camboulas est citée. La date de construction du château est inconnue.

* En 1176, Hugues II Comte (voir titre de noblesse) de Rodez donne le château à la famille Raustics. Le château est le siège d'une Vicomté comprenant 107 villages.

* En 1372, le capitaine du château se nomme : Guillaume Ebles.

* En 1389, le château devient possession de la famille Héblès.

* Au début du 15ème siècle (?), le site appartient au Comte d'Armagnac.

* En 1450, le capitaine du château se nomme : Jean de France.

* En 1461, le capitaine du château se nomme : Pierre de la Fajolle.
* En 1464, le capitaine du château se nomme : Antoine de Brulhiac.

* En 1465, le Comte donne le château à Bernard de Landorre.

* En cette deuxième moitié du 15ème siècle, durant la Guerre de Cent Ans,  après avoir été Capitaine du Roi de France Charles VII, Jean V d'Armagnac usurpe les droits régaliens et se brouille avec le Roi.

* En 1470, le Roi confisque les biens de la maison d'Armagnac. Comboulas est donné à Marquès de Canillac.

* En 1486, Domengo de Blosson attaque puis s'emparre du château (Curieusement, il semble que ce personnage soit un familier du Comte Charles Ier d'Armagnac).

* En cette fin de 15ème siècle, Comboulas est rendu au Comte d'Armagnac.

* En 1489, le capitaine du château se nomme : Pierre de la Panouse.

* En 1497, Charles Ier d'Armagnac décède. Le Comté appartient à Charles IV d'Alençon, son petit-neveu.

* En 1509, Charles IV épouse Marguerite d'Angoulême (soeur du futur Roi François Ier).

* En 1525, Charles IV décède sans héritier.

* En 1540, le capitaine du château se nomme : Noble Gaspard Teulat.

* En 1572, le capitaine du château se nomme : Bégon de Labro.

* En 1586, le capitaine du château se nomme : Antoine de la Seguinie.

* En 1589, au couronnement d'Henry IV, le Comté de Rodez entre dans le Royaume de France. Comboulas est affermé à plusieurs seigneurs.

* En 1610, le capitaine du château se nomme : Raymond de Saunhac.

* En 1625, le capitaine du château se nomme : François de Saunhac.

* En 1646, le Roi (voir liste) nomme le Sieur de Montel, capitaine au château de Comboulas.

* Au 18ème siècle, le château est dit en ruine.

* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Veuillez être très prudents sur ce site non sécurisé et veillez à ne pas dégrader les vieux murs ni à laisser des déchets en partant.

 

Le vieux château surveille toujours le village et le passage sur la rivière

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 07:03

 

Département 66 - PYRENEES ORIENTALES

  L'église dite des Templiers est elle fortifiée ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Sainte-Colombe-de-la-Commanderie est située à 15km au Sud-Ouest de Perpignan, à 12km au Nord-Ouest de Le Boulou et à 2km au Sud-Ouest de Thuir.

     Coordonnées de l'église :

42° 36' 53" N 2° 44' 50"
 42.614743513°  2.7472579479°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

* Ma documentation affirme que ce bourg est de type Cellera.

* Bien que les bâtiments modernes aient été construits en bordure de la commune, détruisant partiellement l'architecture fortifiée médiévale, le bourg montre encore une ossature rectangulaire autour d'une église centrale.

* Mon instinct de castellologue amateur me quémande de rejoindre de suite le moutier.

Pensez vous que la construction soit encore fortifiée ?

 

Faudra-t-il être un spécialiste pour voir les indices de fortification ?

Première analyse

* La partie principale de l'église est construite en pierre de taille dorée bien appareillée.

* Elle se compose d'une nef unique.

*  Je ne vois aucune sculpture, aucun modillon.

Est du à la rigueur Templière ?

* Le clocher-mur coté Ouest est plus récent. Il est du type classique :

* Ce clocher comporte deux grandes baies campanaires surmontées par une plus petite. Les deux étages sont séparés par un bandeau mouluré et ornés de boules latérales.

* En observant le mur, je remarque 4 fentes décallées.

Sont ce des ouvertures pour tir au fusil ?

* Je me dois d'être vigilent pour trouver d'autres indices.

 Voyez vous les quelques indices ?

L'autre coté

* En contournant l'église, je remarque que des bâtiments se sont soudés à ses murs latéraux.

* Au dessus des toits des maisonnettes, le pan de mur m'interpelle.

* Il semble construit en moellons bruts alors que l'église est en belles pierres.

* Je pressens que le moutier fut rehaussé.

 

La découverte

* Lentement, je m'avance vers le chevet.

Voyez vous tous ces détails magnifiques ?

* Des trous de boulins (voir vocabulaire).

* Une fenêtre étroite interdisant la pénétration d'un assaillant.

* Un rehaussement pour l'aménagement d'une salle défensive.

Un chevet fortifié

 

Histoire de l'église :

* Vers 974, un premier site religieux est cité comme dépendance de l’abbaye de Saint Pierre de Rodes.

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 13ème siècle, le bourg est une possession des Templiers de la commanderie du Masdeu.

* Au 14ème siècle, l'église est fortifiée.

* Au 17ème siècle, un clocher-mur est aménagé.

* En 1972, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Sainte Colombe) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Combien de Templiers ont tiré depuis ces archères ?

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 07:30

 

Département 16 - CHARENTE

 

 

Ce panneau est révélateur d'un plaisir imminent

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune Merpins est située à 20km au Sud-Est de Saintes, à 15km au Nord-Est de Pons (voir son donjon) et à 6km à l'Ouest de Cognac.

 

   Coordonnées du château :

45° 40' 36.21" N 0° 23' 47.256" W
 45.676725°  -0.39646°

 

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

* Proche de la frontière entre la Charente et la Charente Maritime, à peu de distance du fleuve nommé Charente, le bourg de Merpins vit tranquillement en notre siècle.

* Curieusement, mon dictionnaire des châteaux forts m'affirme qu'il n'en fut pas autant il y a quelques centaines d'années. 

* C'est donc un Chevalier Dauphinois la truffe au sol qui arrive en ce lieu.

  Sont ce les restes du château fort ?

Où est il ?

     Pour trouver un château, il suffit très souvent de savoir lire les noms des rues (je vous ai déjà montré cette astuce dans l'Aude, puis dans l'Eure). C'est donc avec assurance que j'erre sur la chaussée espérant photographier une beauté fortifiée.

 

N'y a-t-il que des pierres disséminées ?

* Sur un mur récent, je vois des bases de colonnes.

* Plus loin, un mur utilisant de belles pierres taillées.

* Un hangar semble avoir utilisé d'autres belles pierres.

* Puis, proche d'une gouttière, un boulet de pierre.

* Le mur se poursuit sans que des indices probants s'offrent à moi.

Ne reste-il que des fantômes ? Dois je cueillir ces fleurs pour les offrir à la beauté médiévale ?

 

L'espoir renaît !
   Lorsque je suis désemparé, j'ai recours à la technologie du 21ème siècle.

Le château serait devant moi.

   Sur la pointe de mes chausses je me hisse pour voir cette masse herbeuse empierrée.

 

L'analyse
   N'étant pas un jardinier-paysagiste, je ne vais point vous analyser les herbes, plantes, arbres protégeant cette forteresse d'un autre temps.

  Avec un peu d'attention, il est possible de voir des contreforts et des plans de mur réalisés avec des pierres correctement taillées, jointives aux dimensions symétriques.

N'est ce pas magnifique !

  Est ce un contrefort ou une tour défensive ?

Je m'approche
    Les contreforts et des vestiges de tours s'accrochent à la haute blanche paroi.

 

Je vois votre doute

  Derrière l'écran, certains d'entre vous doutent que ces vestiges soient ceux de l'ancienne forteresse de Merpins. Voici les 2 preuves que je vous offre :

* Le panneau d'information,

* La vue satellite.

 

        L'intérieur :
  Hélas, les vestiges sont dans une propriété privée non visitable. De plus, le site n'est pas sécurisé et le risque de recevoir une pierre est important.

 

 

Histoire du château :

* En 1031, Geoffroy, Comte (voir titre de noblesse) d'Angoulême, autorise Foucaud, seigneur de Merpins, à faire une donation d'église. Un château semble existé.

* Au 12ème siècle, la seigneurie appartient à Foucaud d'Archiac.

* En 1176, certains historiens pensent que le château est assiégé puis pris par une troupe menée par Richard Coeur de Lion.

* En 1214, Jean Sans Terre achète la seigneurie de Merpins à Audouin de Barbezieux.

* En 1226, la mère de Henri III Plantagenet récupère la seigneurie de Merpins.

* En  1242, après la bataille de Taillebourg (voir ce château) puis le traité de Saintes, le Roi de France (voir liste) récupère le château de Merpins.

* En 1308, le château de Merpins est sous domination Anglaise.

* En 1360, le traité de Brétigny confirme la possession du château par les Anglais.

* En 1364 et durant 6 ans, les fortifications du château sont réparées puis améliorées.

* En 1379, les troupes Françaises commandées par le maréchal de Sancerre assiègent le château "Anglais".

* En 1387, le château est volontairement détruit. La seigneurie de Merpins n'existe plus. Le bourg dépend de Cognac.

* Durant 4 siècles, le site sert de champs de culture et partiellement de carrière de pierres.

* En 1860, le propriétaire décide de vendre les pierres du rempart Ouest.

* Au milieu du 20ème siècle, la construction d'une route détruit les fossés et des remparts.

* En 1965 et durant 20 ans, des fouilles sont organisées.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est interdite.

 

La végétation est une arme qui n'est point prévue pour défendre un château fort

 

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 07:05

 

Département 66 - PYRENEES ORIENTALES

  Voyez vous la merveille fortifiée au sommet de la colline ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
    La commune de Prunet et Belpuig se situe 25km au Sud-Ouest de Perpignan,  à 18km au Sud-Est de Prades et à 15km au Nord-Ouest de Amélie les Bains.

     Coordonnées du château :

42° 33' 43.8" N 2° 37' 16.1" E
 42.56217645°  2.62114048°

 

       Toponymie :   (--> Voir initiation)

Belpuig : Il y a quelques siècles, le petit bourg s'écrivait Bellpuig signifiant en Occitan Belle colline ou Beau pic.

 

Le château : 
        L'extérieur :
Il est là-haut

* Après avoir visité l'église fortifiée, mon destrier m'emmène vers l'autre merveille de ce bourg du Roussillon.

* La ruine se situe à 1km au Sud de Prunet et Belpuig.

* Posée sur une colline, la beauté médiévale se lamente du manque de touriste.

* Il est vrai qu'il faut être un fou comme moi pour monter sous une chaleur lourde de fin d'été.

Quelle chance vous avez de  découvrir ce château

bien au frais devant votre écran !

 

L'analyse 

1 - La pente n'est pas très abrupte, mais elle a du fatiguer plus d'un assaillant souhaitant arriver au sommet.

2 - Bien que le rempart soit arasé, il montre encore sa puissance.

3 - Pour plaire aux visiteurs de notre siècle, la ronde tour d'angle s'habille de jolie verdure.

4 - Je suppose qu'il y a plusieurs siècles, des archères protégeaient la courtine.

5 - La piètre qualité de taille des pierres m'informe que ce site ne fut pas habité par un puissant seigneur.

6 - Par endroit, la faible épaisseur du mur mal appareillé est surprenante.

 

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        L'intérieur :

L'analyse 

11 - Dans cet univers de rondes tours, je suis surpris de voir un "cube".

Etait ce le châtelet d'entrée ?

Sa position "en contrebas du donjon" me le laisse penser (voir carte).

12 - Ce château est un vrai poste de surveillance.

13 - J'avance avec précaution (pierres roulantes et serpents dormeurs) vers une tour d'angle.

14 - Les gravas ainsi que la terre ont remblayé la ronde tour.

15 - En inspectant son extérieur, je m'aperçois que les archéologues auront un travail de déblaiement très important.

16 - La présence d'un rayon de soleil n'éclaircit pas ma connaissance architecturale de cette tour.

 

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21 - Je me dirige vers le Nord-Ouest, au sommet de la butte.

22 - J'ai l'impression de quitter la basse-cour pour découvrir le véritable château seigneurial.

23 - En approchant, mon impression se confirme

24 - Par ses dimensions, le site est bien le château d'habitation.

25 - Je contourne la courtine et je tente de trouver l'entrée médiévale.

26 - Les murs du château habitable semblent épais. Hélas, je ne peux pas définir la fonction de cette paroi.

 

Il y a tant à voir !

* Il y a quelques minutes, je vous expliquais la grande prudence qu'il faut avoir dans une ruine. Mon propos est véridique.

* En cherchant des indices, je découvre une ouverture dans le sol.

* Ceci n'est point une oubliette ni un piège pour les assaillants mais une salle voûtée, certainement au "rez de chaussée" du château habitable.

* Je continue seul ma visite et je vous laisse admirer la beauté du paysage.

"Au loin, c'est le Royaume de France" affirmait le guetteur

 

Histoire du château :

* Au début du 13ème siècle (?), construction du château contrôlant la vallée.

* Vers 1240, Nunyo Sanç, seigneur de Roussillon et de Cerdagne, vend le château à Guillhem V, Vicomte (voir titre de noblesse) de Castellnou.

* Au 14ème et 15ème siècle, le châtelain reçoit un droit de passage sur ses terres pour les troupeaux transhumant vers les pasquiers de Corsavi.

* Au 17ème siècle, le château est abandonné.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

En ce lieu, les couleurs du plaisir illuminent mes yeux d'enfant gâté !

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Pyrénées Orientales

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 08:30

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

 
    « Simon de Montfort est l'une des figures les plus controversées du Moyen Age. L'homme a laissé à l'histoire le souvenir cruel de l'Inquisition dirigée contre les "ennemis de l'intérieur", hérétiques cathares et albigeois dénoncés par le Saint Siège dans le comté de Toulouse et les principautés voisines.
  Michel Roquebert n'avait encore jamais écrit sur Montfort. Poursuivant ses travaux sur le monde cathare, il brosse le portrait du chevalier grâce aux chroniques du temps. Le journal d'un bénédiction qui a côtoyé Montfort jour et nuit permet de suivre celui-ci pas à pas. Dans cette enquête passionnante et originale, l'auteur ne cherche jamais à se faire l'avocat du diable, mais bien à cerner une figure tristement légendaire..»
 
 
Mon avis :
Bibliographie d'un homme controversé  !!!!!
 
    Lorsque l'on visite les châteaux Cathares, Simon (oui, j'avoue que depuis la lecture du livre, nous sommes devenus intime et nous nous appelons par notre prénom) est considéré comme un envahisseur, stupide et sans conscience.
 
    Les courts articles dans les revues, ou les dépliants le montrent comme un "boucher assassin". "TUEZ LES TOUS, DIEU RECONNAITRA LES SIENS" est la phrase que l'on retient de ce conquérant du pays d'Oc (voir nota).
    Mais j'ai découvert dans ce livre un autre personnage. Il est vrai que Roquebert est un écrivain exceptionnel, un des grands historiens sur cette époque.
    J'avais lu avec délectation son double livre sur "L'épopée Cathare" et j'ai été très heureux de constater qu'il s'était enfin attelé à la biographie de Simon IV de Montfort.
 
     Si cette époque vous intéresse, si les cathares vous interpellent, si vous souhaitez connaître la petite "histoire" d'un des hommes les plus marquants (mais il y en a d'autres, je vous en reparlerais) de la croisade des Albigeois, ne manquez pas ce livre OBLIGATOIRE.
 

Nota : Cette phrase que l'on attribue à Simon aurait été dite par Arnaud Amaury, légat du pape et chef spirituel de la Croisade.


Venez découvrir maintenant les châteaux de l'  ARIEGE  ou  l' AUDE 
 
 
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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 07:30

 

Département  40 - LANDES
 

Le bourg :

Massive et élégante   Situation :   (--> le voir sur une carte

      Le petit bourg de Carcarès-Sainte Croix est situé à 2km à l'Est de Tartas et à 22km à l'Ouest de Mont de Marsan.

   Coordonnées du bourg :

43° 50′ 33″ N 0° 47′ 24″ W
 43.8425°  -0.79°

 

   Toponymie :

       Ce nom composé date de 1821, année du regroupement des 2 paroisses du Vicomté (voir titres de noblesse) de Tartas.

 

L'église :

    L'extérieur :

La découverte

    A l'extrémité Sud-Ouest du bourg, sur une petite colline dominant la rivière Midouze, une église regarde le panorama. La dénivellation n'est peut être pas importante, mais elle suffisait il y a 6 siècles à créer une barrière défensive.

N'y a t il que le dénivelé pour stopper les assaillants ?

 

L'enquête commence

    En laissant mon destrier proche du parking de la mairie, je vois au bout d'une allée ombragée l'église de Carcarès. Avec l'absence de fenêtre centrale (en bout de construction), l'abside polygonale parait massive. Cette sensation est amplifiée par les hauts et larges contreforts à larmiers.

   Le petit bourg de Carcarès Sainte Croix possède 2 églises (fortifiées ?) construites à la même période et distante de 4km. Je suis étonné qu'elles soient si différentes (voir l'autre église ici).

 

Que de contreforts pour une si petite église !Je suis surpris

    Rapidement ces nombreux contreforts m'inquiètent ou plutôt m'interpellent (pff, le vieux Chevalier Dauphinois a chevauché sous le soleil Landais toute la journée, point fraîche est sa tête pleine de mots). 

   Sur chaques faces, ils sont curieusement asymétriques.

Pourquoi ont ils 2 hauteurs ?

 

Le système défensif

    Une partie de la réponse m'est livrée par la nature différente des pierres. Il est évident que les murs de l'église ont été réhaussés.

   En levant les yeux, je découvre des ouvertures carrées (présence d'un chemin de ronde) et de chaque coté, des archères droites et courtes.

   L'autre coté de l'église possède aussi le même système défensif.

 

    L'intérieur :

       Hélas, la porte de l'église n'a pas voulu s'ouvrir pour moi. Je me console en admirant ce magnifique abat-sons, ainsi que dans l'entrée une dalle tombale avec son curieux orthographe.

    Je vais maintenant retrouver mon destrier et de ce pas visiter un château fort à peu de distance de là.

 


Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle (?), construction d'une église dédiée à Saint Girons. Ceci reste une hypothèse : Sa consoeur de Sainte Croix datant de la même époque, et avait la même fonction de surveillance de la vallée de la Midouze.
* Au 13ème siècle, construction d'un chevet polygonal.
* Au 14ème siècle, fortification de l'église par surélévation des murs pour aménager une salle de repli sous le toit.
* Au 17ème siècle, modification de l'architecture du choeur et construction d'une chapelle dédiée à la vierge.
* Au 18ème siècle, un mobilier constitué de tableaux, sculptures, tabernacle et retable est offert à l'église.
* En 2003, le magnifique mobilier est classé aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Laurent) est libre et gratuite. La visite  des fortifications intérieures est interdite.

 

Sur sa petite butte, fière est cette église

 

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 07:04

 

Département 30 - GARD

  Je pressens que les ronces vons me griffer les mollets

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune d'Aigaliers est située à 40km à l'Ouest d'Orange, à 28km au Nord de Nîmes, à 20km au Sud-Est d'Ales et à 10km au Nord-Ouest d'Uzès.

     Coordonnées du château :

44° 03' 40" N 4° 19' 17" E
 44.06116239°  4.321347177°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

* A 3km au Nord d'Aigaliers, au sommet d'une colline apparaît un amas de pierres construites nommé : Castellas de Aquilerio.

* La montée vers cette beauté médiévale ne va pas être longue, mais je pressens que les plantes piquantes et les pierres au sol vont s'amuser à me tendre des pièges.

* C'est donc un Chevalier vigilent mais très motivé qui part à la découverte d'un vieux château fort.

Venez vous avec moi ?

 Quelle coquine.. La ruine se cache de moi

Première analyse

* Dans ce labyrinthe d'arbres, je ne sais pas où je suis.

* Soudain, un mur épais apparaît.

* Il comporte des pierres correctement taillées mais aux dimensions et origines variées.

* Puis, plus loin, une autre paroi de pierres tente de survivre aux attaques de la végétation.

* Sa fonction  m'échappe.

* Les murs sont si arasés que point de système défensif est visible. Je vais donc supputer durant la visite.

 

Je suis perdu !

* Lorsque je ne peux pas faire la lecture d'un bâtiment fortifié, mon astuce est de pendre du recul.

* Hélas, avec les arbres, ma méthode est vaine.

* Soudain, j'ai un éclair de géni. Je vais faire appel à un satellite (plutôt qu'à un ami ou au 50/50 n'est ce pas Jean-Pierre).

* Comme vous le constatez, la végétation est si dense qu'il paraît difficile de distinguer la fonction des murs et surtout.... Je ne sais pas si je suis à l'intérieur ou à l'extérieur.

 Un mur qui ne murmure plus son histoire !

        L'intérieur :

Que voir et que vois je ?

* D'abord un mur épais, très épais. J'ai la sensation que cela eut pu être le portail d'entrée.

* Puis, en me décalant, un pan de mur qui ressemble à une courtine.

* Dans ce royaume de la désolation, je tente d'avancer.

* Au loin, un autre pan de mur m'attend. Son épaisseur est moindre. Je pressens que ce sont les restes d'un bâtiment d'habitation modeste.

* Dans mon périple de recherche d'indice je croise la route d'un bâtiment "presque entier" (il ne lui manque que 2 murs, les étages et la toiture). La piètre qualité des pierres et la petite ouverture me font penser à un commun (entrepôt, grange ?).

* Un peu plus loin, le sol est jonché de petits murs, traces évidentes de salles.

 

La surprise

* Dans mon errance je tombe nez à nez (disons plutôt pierre à heaume) devant une cubique construction.

* Par sa fente j'espionne ses entrailles qui ne m'informent que peu sur le nombre d'étages.

* Mais en me penchant, j'ai un gros penchant pour ce cube.

* J'entre et je vois... Hoooo.. que c'est beau !

* Ne voulant point tout vous dévoiler, je vous laisse devant la porte de sortie.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, probable construction du château par un vassal de la seigneurie d'Uzès.

* En 1209, début de la croisade des Albigeois.

* En 1211, le château est confisqué au profit du Roi de France Philippe Auguste (voir liste). Mais l'administration des biens est inchangée.

* En 1383, le château est attaqué puis endommagé par les Tuchins descendus d'Auvergne.

* En 1635, le Baron (voir titre de noblesse) d'Agaliers se nomme : Jacob de Rossel.

* En 1877, bien qu'en ruine, plusieurs bâtiments du château sont clairement identifiables.

* En 1977, la foudre s'abat sur le site. L'état de ruine sera l'avenir de ce château fort.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible avec prudence. Le risque de glisser ou de recevoir une pierre est important. Soyez très prudent.

 

Avec beaucoup d'imagination , il est possible de voir le château comme à son origine

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