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Ombre et lumière

8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 06:10

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :
       Voyez vous l'église fortifiée ?Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Courçon est situé à 34km au Sud-Ouest de Niort, à 30km au Nord-Est de La Rochelle et à 15km au Nord de Surgères.

     Coordonnées de l'église :

46° 14′ 37.75″ N 0° 48′ 47.72″ W
 46.243819°   -0.813256°

 

L'église : 
        L'extérieur :
Est ce que je rêve ?

   Il était tard en cette fin mai pour errer à la recherche d'une construction fortifiée dans ce département si loin de mon Dauphiné. Avant de me rendre dans une auberge accueillante, je m'amusais à photographier le vent dans les blés et à tenter des angles de prises de vue peu classiques. Soudain, mon destrier me donne un coup violent sur la nuque :

"Regarde au loin pseudo-Chevalier."

"Toi qui prétends avoir un oeil d'aigle, tu n'as point vu ce qu'admire mon regard d'équidé"

   Il est déjà désagréable d'avoir un cheval qui parle, mais si en plus c'est pour subir des remarques, il serait plus logique la prochaine fois que je parte en vacances à pieds... Même s'il est vrai qu'avec une armure, la marche n'est point facile.

   Mon hongre  avait raison, à une portée de flèche, une construction fortifiée me regarde et surveille les alentours.

 

Elle est là

    Au bout de la Grande rue, je suis en face d'une beauté dans son écrin de verdure. Presque intimidé par cette construction, j'avance lentement pour voir une façade digne d'un donjon médiéval. Au sommet, le crénelage, avec ses archères en bêche intégrées dans les merlons (voir vocabulaire), parait trop neuf.

    Et puis une ouverture trapézoïdale aussi bien en haut qu'en bas de l'archère est une aberration défensive. Je pressens que le 19ème ou 20ème siècle ait créé cette idiotie pour faire croire à une ossature médiévale. Mais :

Pourquoi douterai je de l'existence d'une église fortifiée médiévale en ce lieu ?

Les crénelages sont partout ! 

Rapide analyse
 

   Pour mieux comprendre la construction, je prends un peu de recul.

1 - Pour protéger la porte d'entrée, une puissance bretèche sur consoles a été construite.

2 - Presque qu'au centre de l'église, un haut et imposant clocher me fait penser à une tour défensive de château fort. Comme pour la façade d'entrée, le crénelage me semble trop neuf, presque fictif.

3 - Coté chevet, de chaque coté d'une belle fenêtre Gothique à remplage apparaissent deux tours crénelées.

 

Un système défensif réel

    Doutant un peu de la véracité des crénelages et des pseudo-tours, je reprends ma quête d'indices en approchant de la construction.

4 - Point de fioriture, ni de modillon sculpté, ni de large fenêtre pouvant laisser entrer un ennemi.

5 - Les contreforts à larmier sont puissants et larges. Mais je doute qu'ils aient été construits au Moyen Âge.

6 - Entre les contreforts, il y a des corbeaux encastrés.

Était ce pour soutenir des hourds ?

7 - Puis entre la plupard des contreforts, des fentes sous le toit prouvent l'existence d'une salle de repli défensive.

        Heureux je suis d'être en face d'une vraie église fortifiée ayant sauvé la vie de nombreux habitants il y a plus de 500 ans. 

 

        L'intérieur :
  Hélas, comme beaucoup d'églises, la porte ne s'ouvre pas. Je ne pourrai pas confirmer mes constatations.

 

 

Histoire de l'église :

* A la fin du 11ème siècle, l'église est reconstruite sur les ruines d'un ancien bâtiment religieux.

* Au 14ème siècle, durant la guerre de Cent Ans, l'église est fortifiée par l'ajout d'une salle au dessus de la nef.

* Au 15ème siècle, des chapelles latérales sont aménagées .

* Au 17ème siècle, des contreforts consolident l'ensemble.

* Au début du 19ème siècle, la toiture est refaite.Les murs s'écartant dangereusement, des contreforts sont aménagés.

* Au début du 20ème siècle, le cimetière qui entourait l'église est déménagé. La toiture ayant souffert, elle est refaite et un crénelage est aménagé pour "faire beau".

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

L'église affiche clairement son architecture défensive !

 

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 06:05

 

Département 12 - AVEYRON

 Est ce un mirage ?

 Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Salles la Source est située à 80km à l'Est de Cahors, à 70km au Sud-Ouest de Saint Flour et à 15km au Nord-Nord-Ouest de Rodez.

     Coordonnées du château :

44° 28' 50.1" N 2° 31' 17.25" E
 44.480593°  2.521459°

 

Le château : 
        L'extérieur :
Les nuages deviennent noirs !

   En cette fin de journée, le ciel Aveyronnais devient menaçant. Je pressens que si un orage éclate, mon armure de Castellologue-amateur va attirer les foudres de Zeus. C'est donc la tête baissée et au triple galop que je prends la direction Nord pour rejoindre ma couche du soir.

   Soudain, après avoir fait 5km depuis Salles la Source, mon destrier stoppe brusquement.

Qu'a-t-il vu ?Est ce un mirage ?

 

Est ce un donjon ?

   Je lève mon heaume pour découvrir la raison de cet arrêt non prévu. Derrière des hangars modernes une haute construction me rappelle les donjons habitables du moyen âge.

 

Rapide analyse

* Après quelques secondes d'observation, je pressens que cette construction ne fut point un château mais un manoir "fortifié".

* La construction parallélépipédique semble être entourée par un mur extérieur très arasé. Mais il m'est difficile d'affirmer que ce fut un rempart.

* Elle possède 4 étages sur rez-de-chaussée. Les combles semblent aménagés.

* Chaque angle possède une échauguette, mais les traces de système défensif ont été gommées par le confort des fenêtres.

Voyez vous d'autres détails ?

 

        L'intérieur :
  Le site est une propriété privée non visitable. 

 

 

Histoire du château :

* En 1461, le "repaire" de Billorgues appartient à la famille Laborme.

* En 1485, Pierre Raymond Laborme fait construire en ce lieu une fénial (en patois local signifie le "grenier à foin").

* En 1534, le site appartient à Antoine Seguy.

* Au milieu du 16ème siècle, Antoine vend la construction et les terres à Jean Daymes. Le domaine possède de nombreux boeufs, brebis, vaches.

* En cette fin de 16ème siècle, le château appartient successivement :

- A la famille Cat,

- A une branche de la famille Dardenne.

* En 1617, le site est possession de Raymond de Neuffles.

* En 1678, Noble François de Collonges est seigneur de Billorgues.

* Au début du 18ème siècle (à vérifier), le site appartient à la famille Moly. Ses propriétaires réalisent de nombreuses expériences agricoles.

* En 1757, une chapelle privée existe au château.

* Vers 1792, les Révolutionnaires ne semblent pas s'intéresser à la construction ni aux terres.

* Durant la première moitié du 19ème siècle, le château est profondément remanié sur la demande de son propriétaire : Le Général Tarayre. Ce site aurait été l'une des plus belles exploitations agricoles de l'Aveyron.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis les ruelles. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Devant tant de beauté, je me fais peintre !

 

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 06:02

 Nous allons jouer les détectives avec cette église !

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Paussac et Saint Vivien est située à 55km au Sud-Est d'Angoulême (voir son château), à 25km au Nord-Ouest de Périgueux et à 8km au Sud-Est de Cercles (voir son église).

   Coordonnées de l'église de Saint Vivien :

45° 19' 18" N 0° 31' 31" E
 45.321663601°   0.525320023°

 

L'église :

     L'extérieur :

Préambule

    Dans cet article, je souhaite vous montrer (et vous démontrer) qu'une simple église (certes Romane) peut révéler de nombreux indices de son passé tumultueux. Il est donc important, en découvrant une construction, de prendre son temps, de prendre du recul "physiquement" mais aussi intellectuellement. Il est bon de regarder chaque pierre, chaque angle, chaque.....

   Parfois, la chance montre au "regardeur" des détails que le touriste pressé ou le passant sans but ne verrait point.

 Que voyez vous sur ce mur ?

La découverte

   Le bourg de Paussac et Saint Vivien possède 2 églises. Ceci est logique puisque c'est un regroupement de 2 anciennes communes.

  * Le moutier de Paussac est grandiose,

  * Celui de Saint Vivien est plus intime.

 C'est ce dernier que je vais voir ce jour.

 

L'enquête commence

* Lentement, je m'approche de l'église classiquement entourée de son cimetière.

* Le moutier est dépourvu de transept.

* Le mur de la nef n'est pas très haut.

* Ses pierres sont disparates Je pressens que cette église a souffert.

* La fine ouverture de lumière empêche l'assaillant d'entrer.

* Les deux faces ne se ressemblent pas. Des contreforts viennent casser la linéarité.

* Sous le toit, je remarque une fente étroite ne ressemblant pas à une ouverture de lumière.

* L'un des contreforts possède un modillon. Son positionnement est curieux.

  Pour mieux comprendre cette architecture, je prends un peu de recul.

 Soudain, je comprends cette église.

Le chevet

* Je suis en face du classique chevet plat.

* Une verrue (sacristie ?) avec sa fenêtre trilobée a été aménagée plusieurs siècles après la construction originelle.

* En observant ce chevet, je remarque plusieurs détails curieux :

 1 - Les pierres d'origine sont parfaitement taillées et jointives.

 2 - Les multiples réparations ou consolidations n'ont point embelli ce moutier.

 3 - Au centre une ouverture ronde ressemble à un système défensif (mais c'est peut être le vestige d'une ouverture de lumière).

 4 - Sur la droite, une autre ouverture verticale bien plus haute que les fenêtres.

 5 - A gauche, l'ouverture carrée pourrait être un trou de boulin (voir vocabulaire), mais je me demande s'il n'y a pas tromperie suite à la réparation.

Etait ce le symétrique de celui de droite ?

 6 - Le toit ne semble pas reposer correctement sur les pierres. Je pressens que l'ancien toit était plus haut, ce qui expliquerait l'énigme du modillon perdu dans l'angle

 Conclusion un peu hâtive et sans preuve :

Je pressens qu'une salle de repli défensive a pu exister.

 

Le portail

* En regardant rapidement le portail, ma première envie est de partir rapidement vers une autre église. Mais mon instinct me dit : "Chevalier, regarde avec délectation !".

* Ce portail comporte plusieurs voussures retombant sur des colonnes. Cet architecture est belle mais n'est point exceptionnelle.

* Au sommet, le clocher-mur possède deux ouvertures classiques pour les cloches.

* Soudain, je réalise que sur la droite, énigmes je vois :

  1 - Une ouverture verticale identique à celle du chevet (curieusement inscrite dans un retrait porté par des colonnettes).

  2 - Un trou rond, presque identique à celui du chevet.

Conclusion un peu hâtive et sans preuve :

Je ne sais que penser de cette église, mais le plaisir de la découverte est plus intéressant qu'une vérité... non connue.

 

    L'intérieur :

  Comme souvent en notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci n'échappe pas à la règle.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 13ème siècle, l'église est remaniée (fortification ?).

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Vivien) est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des systèmes défensifs est interdite.

 

Voila une enquête bien menée

 

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 06:00

  Voyez vous le château fortifié ?

Département 12 - AVEYRON

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Creissels est située à 55km au Sud-Est de Rodez et à 2km au Sud-Ouest de Millau.

     Coordonnées du château :

44° 5' 8.383" N 3° 3' 34.218" E
 44.085662°  3.059505°

 

Le château fort : 
        L'extérieur :
Je suis un penseur de notes

    Depuis Millau, où j'ai visité le curieux beffroi, et pendant que mon destrier trottine, je pense à une crécelle, cet instrument du Moyen Âge.

Le site de Creissels va-t-il faire une petite musique

dans mon coeur de Castellologue amateur ?

  Quelle masse impressionnante !

La découverte

  Dominant le bourg et contrôlant le passage sur la rivière Tarn, le vieux château millénaire est posé sur un rocher.

   Les siècles guerriers n'ont pas été tendres avec ce bâtiment. C'est donc une construction très remaniée mais gardant un charme d'antan qui me regarde de loin.

 

L'analyse 

* Du double rempart et du fossé existants au 17ème siècle, il ne reste rien.

* A cause des nombreuses attaques puis de l'incendie, la reconstruction a adouci l'architecture militaire.

* De nombreuses fenêtres à meneau en croix apportent la lumière de confort.

* Mais certaines caractéristiques de château fort sont encore présentes, comme l'arc de décharge soutenant le mur.Une tour défensive stylisée

* Le contraste entre les petites ouvertures quadrilobées et les grandes fenêtres montre les siècles d'architecture.

* Il n'existe point de château sans tour défensive. Bien qu'elle reconstruite, elle comporte les mâchicoulis (voir vocabulaire) et crénelages me faisant rêver.

 

        L'intérieur :
  La propriété privée n'est pas visitable, mais il est possible de réserver une jolie chambre dans ce bel hôtel. Ne pouvant dormir en ce lieu ce soir, je me console en regardant le magnifique clocher.

 

 

Histoire du château fort :

* Au 8ème siècle, un "château" est possession de Leulade, seigneur du Rouergue.

* A la fin du 8ème siècle (à vérifier), Leulade donne le site à Madralde.

* Au 12ème siècle (?), le site appartient à la famille Roquefeuille.

* En 1230, par mariage, le château est rattaché au Comté (voir titre de noblesse) de Rodez.

* En 1358, Jean d'Armagnac échange, avec la famille d'Arpajon, la seigneurie de Creissels contre celle de Castelnau-Montsabert.

* En 1362, le Vicomte de Fezensaguet envoie une troupe de gens d'armes contre le château. Le site est pris.

* En 1372, le capitaine de la garde se nomme : De Peyre.

* En ce dernier quart du 14ème siècle, les Anglais attaquent puis prennent et enfin occupent le château.

* En 1381, les Anglais quittent le site de Creissels.

* En 1397, Guillaume de Solages, émissaire du Comte d'Armagnac, attaque puis s'empare du château.

* Au 15ème siècle, Jean V d'Armagnac, Comte de Rodez (entre autre), possède le château.

* En 1455, le roi de France Charles VII (voir liste des rois), irrité par les "facéties" de son vassal Jean V d'Armagnac lance une armée contre lui. Après la défaite du Comte, la Vicomté de Creissels est donnée à Jean de Montcalm.

* En 1465, le capitaine de la garde se nomme : Jean Ravel.

* En 1481, Creissels appartient à Catherine de Foix.

* Durant 1 siècle, le site est possession successivement :

- De la maison d'Alençon,

- De la famille d'Albret,

- De la famille Vendôme.

* En 1559, le capitaine de la garde se nomme : Arnaud de Méjanès. Il sort victorieux d'une attaque contre le château par les troupes protestantes.

* En 1562; nouvelle attaque des Protestants. Le château est pris.

* En 1569, une troupe Catholique armée attaque puis s'empare du château. Les protestants s'enfuient.

* En 1589, avec l'avènement de Henri IV (voir liste des rois), le site appartient à la couronne de France.

* En 1602, le capitaine de la garde se nomme : Etienne de Crozat d'Arré.

* En 1628, une puissante armée commandée par le Duc de Rohan, attaque le château avec des canons. Les 80 défenseurs de la cité ont la chance de voir arriver les renforts commandés par le Prince de Condé. Le Duc quitte la place. En remerciement pour sa bravoure à défendre, le capitaine de la garde du château reçoit du Roi les "ruines du site de Creissels".

* En 1633, comme pour beaucoup de place forte du Royaume, le Roi ordonne la démolition des fortifications.

* En 1649, le capitaine de la garde se nomme : Etienne de Crozat.

* A la fin du 17ème siècle (1675 ?), le site appartient à la famille De Crozat de La Croix

* En 1706, le site appartient à la famille De Gualy.

* En 1814, un violent incendie dévaste le château.

* Vers le milieu du 19ème siècle, Monsieur de Gissac, descendant de la famille De Gualy, est propriétaire du château.

* En 1936, le château est vendu à madame Marcelle Hubin.

* Durant la deuxième guerre mondiale, les Allemands réquisitionne le site. Comme souvent, les occupants dévastent la propriété.

* A la fin du 20ème siècle, le site appartient à madame Austruy.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est possible en réservant une chambre dans cet hôtel.

 

C'est avec peine que je quitte ce bourg agréable

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 06:10

 

Département 12 - AVEYRONCe 'phare' ne me semble pas médiéval

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
    La commune de Millau est située à 70km au Nord-Ouest de Montpellier, à 60km au Sud-Ouest de Mende et à 45km au Sud-Est de Rodez.

     Coordonnées de la tour :

44° 5' 52.688" N 3° 4' 43.828" E
 44.097969°  3.078841°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

     En marchant dans les ruelles du vieux Millau, il est impossible de ne pas voir la haute construction polygonale. Dans les guides touristiques, elle est nommée : Le beffroi.

Pensez vous que ce site ait gardé des traces médiévales ?

 

Deux tours

    Proche du site, je comprends de suite que le bâtiment est composé de 2 tours superposées d'origine différente. Le Chevalier Castellologue Amateur que je suis s'intéresse d'abord à la partie médiévale, située en bas. 

  Une base médiévale très solide

Le vieux donjon médiéval

    La masse de pierres en partie basse est un donjon de forme carrée mesurant presque 11 mètres de coté pour une hauteur de 21 mètres.

  Sur plusieurs faces je ne vois aucun ouverture de tir et encore moins des fenêtres. Seuls quelques trous de boulins disposés de façon aléatoire sont visibles.

Ce monstre cubique a-t-il été figé dans le temps ?

 

De "mystérieuses" ouvertures

    Une seule façade comporte des ouvertures anciennes. Celle du bas semble être une fenêtre de confort. Par contre, l'ouverture du haut me pose quelques questions :

* Les pierres d'encadrement me font penser à une fenêtre identique à sa consoeur plus bas.

* Mais des pierres bouchent une partie de la surface.

* De plus, les trous de boulin en dessous sont alignés et proches.

L'ouverture donnait-elle accès à une passerelle en bois ?

   Entre ces grandes ouvertures apparaissent, à deux niveaux différents, de fines archères primitives. 

Mon heaume déforme les couleurs du temps

 

La tour octogonale
    Tel un phare, la tour posée au dessus du vieux donjon est lumineuse, élégante. Sa forme et la nature des pierres montrent une construction beaucoup plus récente que le donjon médiéval. Avec ses 21 mètres de haut, la tour octogonale est visible de tous et partout.

   Pour monter, une tour escalier a été aménagée à l'extérieur.

 

        L'intérieur :
  Bien qu'ayant préparé quelques piastres à donner à la préposée de la tour pour en découvrir les entrailles, je ne peux point entrer. Il est trop tard.

  Je vais me reposer dans une taverne du bourg pour partir demain à la découverte d'une ruine magnifique proche de Millau.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, le Comte (voir titre de noblesse) de Barcelone et seigneur de Millau fait construire une puissante tour fortifiée nommée : Donjon. Elle est intégrée à l'enceinte de la ville.

* En 1187, le Roi d'Aragon et Comte de Barcelone et seigneur de Millau, accorde aux Millavois la liberté communale et la constitution d'une administration consulaire.

* A la fin du 13ème siècle, la tour est inféodée par le Roi d'Aragon à plusieurs familles Millavoises.

* En 1292, la tour est inféodée à la famille Bertrand.

* En 1347, la tour est achetée par Raymond de Voncx.

* En 1361, la grande peste décime la population. Toute la famille Voncx décède. La tour est vendue aux enchères.

* En 1382, la tour appartient à la famille Pellegri.

* En 1613, la tour médiévale est achetée par le Consul de Millau à un héritier de la famille Pellegri. Le clocher de l'église s'effondre. L'administration consulaire décide de construire une tour au dessus du vieux donjon pour installer une cloche.

* En 1614, début des travaux de la tour octogonale. Les travaux sont confiés à Jehan Farrières.

* En 1617, fin de construction de la fine tour. Elle comporte une cloche et une horloge communale. Les étages sont séparés par un plancher en bois. Des échelles en bois permettent la montée.

* En 1790, accolée à l'hotel de ville, le vieux donjon sert de prison.

* En 1795, "les révolutionnaires" font voter la suppression de la girouette à fleur de lys (symbole royal).

* En 1811, la foudre s'abat sur la flèche de la tour provocant un incendie. Avec les planches et les échelles en bois, l'incendie dure 3 jours. Pour remplacer les échelles intérieures en bois, un escalier extérieur en pierre est aménagé.

* En 1931, le beffroi est classé aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis les rues et ruelles. La visite de l'intérieur est payante.

 

Plusieurs siècles de constructions se superposent

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 06:10

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

    « Au fil du Rhin, à l'ombre des Vosges, au creux des vallons, au sommet des crêtes, l'Alsace réunit un extraordinaire réseau de châteaux. Aujourd'hui, il ne reste guère que des lambeaux épars de ces armures de pierre. Mais l'archéologie permet de retrouver l'éclat de ces demeures seigneuriales, de redonner vie à ces bastions féodaux. Surgit alors un monde oublié de tous, qui n'a pourtant rien perdu de son enchantement.
   Spécialiste reconnu, Nicolas Mengus offre une histoire nouvelle de ces vestiges d'architecture militaire médiévale. De la genèse des châteaux forts à leur déclin, il fait ressurgir les pièces de la cuirasse : chemins d'accès, fossés, tours, murailles... Pas un détail ne manque, servi par une iconographie appropriée, pour restituer la réalité des forteresses d'antan.
   La vie quotidienne reprend ses droits dans les murs ainsi restitués. Les châteaux forts sont ainsi perçus dans leur dimension humaine et leur environnement social. C'est tout un pan, oublié autant que négligé, de l'histoire de l'Alsace que révèle cet ouvrage de découverte et d'érudition scientifique. »
 
 
Mon avis :
Tous les livres d'initiation devraient lui ressembler !!!!!
 
          Quel livre !

   Bien que le titre comporte le mot ALSACE, ce livre est une mine d'or sur la vie dans toutes les régions AU MOYEN AGE. Les us et coutumes des hommes, des femmes, des soldats, des tailleurs de pierres sont montrés sans trop de détails.
   Bien sur le thème principal est la construction d'un château. Rien n'est oublié sur :
        * les méthodes de défense,
        * les outils, palans etc....

    Mais, pour construire un château ou améliorer ses défenses, il faut parfois plusieurs mois ou années. Une vie s'installe et le livre montre les ustensiles de cuisine, de tissage, de vie (gourde, lampe, éperon .....).
        Photos, dessins détaillent par l'exemple l'intelligence et la créativité de nos ancêtres.

     Si vous avez des enfants, c'est LE livre à leur donner ou à leur lire.   Mais des "grands" (comme moi) prennent un immense plaisir à comprendre toutes les informations, et les petits détails cachés entre 2 graphiques.
   Si vous souhaitez mieux comprendre les ruines castrales lors de vos marches, voici LE "moyen" pour vous apprendre à regarder les pierres. Elles nous parlent et voici le "traducteur" de leur histoire.
 
Vous n'avez aucune excuse.............. Vite, commandez le chez votre libraire ou sur internet !!! 
 

 


 
Venez maintenant "visiter" les châteaux forts du  BAS RHIN  ou  du  HAUT RHIN ?

 

  Vers menu bibliothèque pour enfants
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11 août 2015 2 11 /08 /août /2015 06:05

 

Département 12 - AVEYRON

 Cette tour est source de plaisir pour un amateur de châteaux forts

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Salles la Source est située à 80km à l'Est de Cahors, à 70km au Sud-Ouest de Saint Flour et à 15km au Nord-Nord-Ouest de Rodez.

     Coordonnées du château :

44° 29' 14.6" N 2° 31' 47.7" E
 44.487402°  2.529924°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

    Il est impossible de ne point trouver la route pour visiter du château de Le Colombier car plusieurs panneaux "touristiques" jalonnent les voies depuis Marcillac en direction de cette beauté médiévale.

Pourtant, j'ai failli ne pas le voir.

   Ce n'est pas les quelques arbres qui l'ont caché. J'ai tant l'habitude de regarder en haut des collines (implantation naturelle d'une château forts) que baisser la tête dans la combe ne me fut pas logique.

Pourtant, la beauté médiévale est bien là !

 

Rondeur et angle droit se marient merveilleusement bien

Rapide analyse

* En avant du château, je vois un mur. Il est si arasé que tout système défensif est absent. Ce peut être l'emplacement du rempart mais ce fantôme n'en a pas gardé la fonction. Mais je pressens que sa fonction fut autre : Séparation (entre un jardin ou basse-cour) entre la partie noble et la partie plus "fonctionnelle".

* Sur la droite, une tour d'angle avec une forme ronde. Point d'archère ni crénelage (voir vocabulaire) est visible.

* La tour devait défendre la courtine dont la modernité et le confort ont fait ouvrir des fenêtres.

* Sur la gauche apparaît l'ultime beauté construite : Une haute et magnifique tour parallélépipédique. Elle possède encore les traces de mâchicoulis et des archères.

 

        L'intérieur :
  Le site est une propriété privée ouverte à la visite. Il est possible de voir des animaux dans le petit zoo pédagogique, de découvrir les plantes médiévales et de visiter quelques salles dans le château.

  Hélas pour moi, le site était fermé le jour de ma venue.

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, un premier château est construit (c'est ce que suppose les archéologues).

* Au 13ème siècle, construction de l'actuel château (en réalité il ne reste que les tours de cette époque).

* En 1360, le traité de Brétigny cède le Rouergue à l'Angleterre.

* En ce 14ème siècle, de nombreux seigneurs renforcent leurs habitations en prévision des saccages de Routiers à la solde des maudits Anglois.

* En 1437, Amalric de La Panouse (fils de Jean de La Panouse, vainqueur des Anglois en 1369) épouse l'héritière du château : Marguerite de Salles.

* En de 15ème siècle, de nombreuses modifications sont réalisées dans le château et sur les bâtiments.

* En 1930, un descendant de la famille La Panouse possède toujours le château.

* Au 20ème siècle, Annabelle Leigh épouse Paul de La Panouse (directeur du Parc de Thouary). Elle persuade son mari d'aménager le château de Le Colombier qui a été vandalisé.

* A la fin du 20ème siècle, après de nombreux aménagement, le château est ouvert au public.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route. La visite payante du zoo, du jardin et de l'intérieur du château est possible. Renseignez vous sur les dates d'ouverture.

 

Une construction presque intemporelle

 

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 06:08

 

Département 48 - LOZERE

  Au 21ème siècle, la ruine se bat contre la végétation

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Saint Julien d'Arpaon est située à 50km au Nord-Est de Millau (voir son beffroi), à 35km ai Nord-Ouest d'Alès et à 7km au Sud-Est de Florac.

      Coordonnées du château :

44° 17' 54.586" N 3° 40' 1.618" E
 44.298496°  3.667116°

 

Le château : 
        L'extérieur :

La découverte

   Sur une hauteur à l'Est de la commune, une ruine presque irréelle, posée sur le rocher, me quémande de la visiter. C'est donc avec entrain, mais sans me presser, que j'arpente un petit sentier.

 

Plusieurs siècles d'aménagement sont visibles

Aspect général

  * Si l'on excepte la construction avancée, le château a une forme circulaire avec un diamètre impressionnant.

  * Je suis fasciné par le nombre de murs encore debout.

  * Le site est posé sur le rocher dont il a la couleur.

  * De nombreuses ouvertures que j'assimile à des fenêtres sont visibles, mais curieusement, les systèmes défensifs semblent absents.

M'approcher je dois !

 

Je la touche presque
   Les premières tours (ou courtines.. car leur fonction est difficile à déterminer) ne possèdent pas les archères droites ni cruciformes (voir vocabulaire) qui me font rêver.

  Lentement, mon oeil s'habitue à la couleur foncée du matériau. Je je distingue des pierres plus claires légèrement espacées.

Sont ce des fentes pour fusil ?

 

Etait ce un passage secret ?

Coloré ou Noir & Blanc ?

   Le parement n'est pas très beau. Ce défaut d'esthétique est causé par les pierres utilisées dont la taille ne peut point être régulières.

   Pour résoudre le problème aux endroits importants (angles, contour des portes et fenêtres) une autre pierre a été utilisée.

Que pensez vous de ce damier coloré ?

 

En haut, c'est pour ma tête ?

   Lentement je regarde chaque pierre du bas vers le haut espérant trouver :

* Une archère,

* Une fente de tir,

* Un crénelage,

* Une échauguette.

  Ma recherche est vaine. Je ne vois que de hautes parois entrecoupées de fenêtres. Lorsque la courtine est cassée, je distingue des couloirs ou des axes de circulation dans l'épais mur. Je commence à douter que ce château fut défensif à l'époque médiévale.

Soudain, je suis en arrêt !

 Que de variantes de couleurs de pierre en ce lieu !

Une installation défensive

   Taillé dans une troisième sorte de matériau, une construction en encorbellement me nargue.

Sont ce des latrines ?

  Que nenni. Vous avez toutes et tous reconnu une échauguette.

   Elle sécurisait l'entrée en dessous dont les traces du système de fermeture se remarquent.

 

Analyse rapide de l'échauguette

   Comme toutes ses consoeurs dans les autres châteaux forts, l'échauguette est portée par des consoles distantes permettant de laisser tomber des "objets" et liquides.

   Je suis surpris par la large et haute fente de chaque coté. Le défenseur est peu protégé des flèches ou balles tirées contre lui. De plus aucun ébrasement intérieur facilite son angle de tir.

  J'ai la sensation d'être à Stonehenge

        L'intérieur :
Je prends du recul
    Sur la pente herbeuse qui devait être la basse-cour, je regarde cette curieuse ruine dont la datation m'échappe.

  Lentement j'avance.

 

Enfin, je vois des rondeurs
   Dans cette ruine où l'angle droit semble être la règle de construction, je suis étonné de voir une voûte pour une salle basse, puis sur le mur opposé, une autre rondeur.

 

Je pense donc je cherche
   Par sa superficie, il semble évident que cette construction ait appartenu à une puissante famille (puissante signifiant riche).
Je décide de chercher des détails architecturaux prouvant ma supputation.

 

Voyez vous les trous sur la droite ?

Une surprise

   Je n'ai pas besoin de longuement chercher En haut de ce qui semble être une tour, je vois de multiples trous.

En connaissez vous la fonction ?

  Vous êtes si perspicaces et si érudits que vous m'avez tous dit :

"C'est un pigeonnier !".

   Ceci est un signe extérieur de richesse, comme pourrait le dire le service des impôts en notre 21ème siècle.

 

Les profondeurs

  Après m'être envolé dans les airs, je plonge dans les salles.

1 - Entrée d'une des salles basses.

Nota : Veuillez être très prudents dans une ruine. Surtout ne grimper sur aucun mur et ne courez pas. Le risque de recevoir ue pierre est important.

2 - Je me sens comme dans une cathédrale, excepté la poussière.

3 - Un joli passage sous voûte avec un arc en tiers point.

4 - Au fond, les ouvertures carrées sont des systèmes de tir avec un faible ébrasement.

5 - Conduit de cheminée.

6 - Des traces dans les murs dont je n'ai pas identifié la fonction.

* Support pour un palan ?

* Etagère ?

Avez vous une suggestion ?

 

1 2 3 4 5 6

 

C'est la fin

   Dans les salles, il y a de nombreux renfoncements de lumière (ou défensif ?). Je quitte cette beauté pleine de mystères et de rêves non sans m'être extasié devant une forme ressemblant à un puits ou une citerne.

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, construction du château. Il est possession du seigneur d'Anduze dont la famille détient la Baronnie (voir titre de noblesse) de Florac.

* En 1266, l'évêque de Mende achète la seigneurie.

* Au début du 17ème siècle, le château est démantelé.

* Au 18ème siècle, la famille Montcalm, nouveau propriétaire, tente de reconstruire une partie du château.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route et le sentier. La visite de l'intérieur est possible en prenant quelques précautions car le site n'est pas sécurisé. Veuillez respecter cette propriété privée.

 

Quelle vue !

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 06:06

 

Département  40 - LANDES
 

Le bourg :

Je suis ici, et non pas là   Situation :   (--> le voir sur une carte

      Le petit bourg de Carcarès Sainte Croix est situé  à 2km à l'Est de Tartas et à 22km à l'Ouest de Mont de Marsan.

    Coordonnées de l'église :

43° 52' 7" 0° 44' 30"
 43.868611  -0.741652

 

   Toponymie :

     Ce nom un peu "complexe" est dû au regroupement (paroisses du Vicomté de Tartas) des 2 communes en 1821 :

* Carcarès,

* Sainte Croix.

 

L'église :

    L'extérieur :

Préambule

    En arrivant sur le site, je suis étonné par un panneau. Il ne me dit pas : "Bonjour Chevalier Dauphinois, je suis heureux de te connaître" mais "Vous êtes ici !".

   Je savais que je n'étais pas las, mais être là, j'en étais certain .

 

La découverte

Je vais me faire sonner les cloches     Rapidement je retrouve un peu de sérénité de castellologue amateur. Je plante mon armure dans le sol et je contemple l'église. Évidemment mon regard est attiré par son clocher-mur.

    Cela ne constitue pas la preuve d'une église fortifiée, mais un amateur d'architecture se doit de comprendre le système de soutien de l'abat-sons qui pourrait s'apparenter à des hourds (voir vocabulaire).

Mais où sont les vrais systèmes défensifs ?

 

 L'enquête commence

    Vous le savez maintenant, quand je me pose des questions, je prends un peu de recul. Le muret ne me semble pas d'origine et ne présente aucun signe de défense.

    Devant mes yeux un peu triste , je regarde une église Romane à nef unique qui a reçu un transept bien bien après sa construction (Voyez vous la différence de pierres et de construction ?).

    Le chevet semi-circulaire, ne comportant qu'une petite ouverture de lumière, possède 2 minces contreforts peu défensifs. Je ne vois aucune trace de chemin de ronde ni ouverture de tir sous le toit.

 

Ai je trouvé ?

    Devant tant d'échecs, je dépose les armes et me transforme en touriste. Mais soudain, sur cette façade très Romane,  un incroyable détail me met en arrêt (je savais que ma muse de castellologie ne pouvait pas m'abandonner).

Voyez vous ce qui me met en joie ?

   Au dessus des fenêtres, des corbeaux s'alignent ou, plus correctement, sont alignés. Normalement, un corbeau se pose sur un support (pfff, bête je suis et même volatile dans mes propos   ), mais ici les corbeaux devaient servir à supporter.... des hourds. Ces pierres en encorbellement sont nombreuses, les faces Nord et Sud en comportent plusieurs.

 

    L'intérieur :

        Il est temps maintenant d'entrer dans l'église. Hélas, la porte est fermée. En sautant, je perçois un peu de ses entrailles. L'église est propre, refaite, sans trace de fortification interne.

   Je me console en regardant le paysage au Nord-Ouest.

 


Histoire de l'église :

* Au milieu du 12ème siècle, construction de la chapelle du château du Baron de Sainte Croix .Sa richesse provenait du droit de péage pour les bateaux sur la rivière Midouze en contrebas au Nord.
* En 1569, l'église souffre durant les guerres de religion et plus particulièrement des troupes du Huguenot Montgomery.
* Vers 1790, le bâtiment devient l'église paroissiale de Sainte Croix Meilhan.
* En 1894, abandon de l'église pour celle de Carcarès (où un presbytère est construit).
* En 1996, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite depuis la place du village. La visite du clocher et des fortifications est interdite. Du château fort, il ne reste que le souvenir d'une motte et une croix de Malte toute proche.

 

Minimales sont les preuves de défense

 

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églises
fortifiées
de France
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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 09:00

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :


« La Messénie fut l'une des régions du Péloponnèse à rester latine pendant plus de deux cents ans, du XIIIe siècle au milieu du XVe. De nombreuses forteresses y furent construites alors, mais la plupart sont aujourd'hui méconnues et en ruines. Or ces châteaux oubliés méritent notre attention...
   Le présent ouvrage fait découvrir ces lieux fortifiés par une approche originale, fondée sur la topographie, le lexique, l'histoire et la castellologie. Les décrire, reconstituer leur histoire, tout cela contribue à réhabiliter le patrimoine de la Messénie médiévale.

  L'exemple messénien illustre aussi ce qu'est la fonction essentielle du château sous la Francocratie: Un lieu de pouvoir militaire et de prospérité économique plus qu'un lieu de vie.» 
 
 
 
Mon avis : 
La Grèce autrement !!!!!
 
  La Grèce, ce n'est pas que les merveilleuses ruines âgées de 5000 ans que l'on visite en car climatisé au mois d'Août.....
       Oui, il existe des châteaux médiévaux en Grèce.
       Oui, il existe un livre écrit en Français sur des ruines d'un lointain pays.
  Plusieurs sujets sont abordés dans cet ouvrage technique mais simple :
     * L'architecture de certaines ruines,
     * La toponymie des lieus,
     * L'histoire,
     * L'équilibre fragile entre sécurité, compromis et économie....
 
- Ce livre n'est pas un dictionnaire des ruines médiévales comme je vous en décrits parfois (clic ici).
- Les photos sont rares et en noir et blanc (contrairement au Larousse),
- Les châteaux  ressemblent plus à un amas de 3 cailloux comme je les aime (clic ici) qu'à un beau château de princesse (clic ici).
 
   Ce n'est pas une histoire "romancée" comme peut l'écrire Régine Pernoud (que j'apprécie d'ailleurs). Cet ouvrage est un vrai travail de scientifique sur un pan de l'histoire que nous ne connaissons pas, et un peu oublié de nos manuels scolaires et des guides touristiques. Bien qu'écrit pas un scientifique, ce livre a une approche simple et compréhensible.
Un exemple de livre médiéval trop rare, que je recommande. 
 

Vous ai je convaincu ?

 

    Si la réponse est OUI, je vous propose un voyage ensemble dans ce beau pays, je fournis les glaces, le livre et la visite guidée, et vous.... la crème solaire car j'ai la peau fragile.

Quand partons nous ?
 
 
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