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Ombre et lumière

12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Voyez vous cette beauté dépassant des arbres ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
    La commune de Millau est située à 70km au Nord-Ouest de Montpellier, à 60km au Sud-Ouest de Mende et à 45km au Sud-Est de Rodez.

     Le château est situé à 5km à l'Est de Millau, sur le causse Noir, en bordure des gorges de la Dourbie.

 

Le château : 
        L'extérieur :
Elle est là haut !

    Sur la route entre les communes du Massebiau et de Le Monna, perchée sur un rocher du causse, tentant de survivre aux grands arbres, un vieux château solitaire se désespère de ne point voir de touriste feru de ruines médiévales.

C'est pour la consoler que je suis en ce lieu.

 

Mes supputations durant l'effort

    Lentement, je monte dans la pente pour espérer caresser cette beauté d'un autre âge. Tout en soufflant par l'effort, tout en faisant attention aux pierres roulantes et aux épineux, je lis ma petite brochure sur cette ruine. 

    Il semblerait que la tradition populaire nomme ce site : Le château Anglais.

Impossible cela est !

    Le château était (ou aurait été) en ruine avant le début de la guerre de Cent ans, donc avant l'invasion des Maudits Anglois. Si j'avais un téléphone moderne, j'aurai demandé la confirmation grâce à la tour derrière ma tour.

  Bien le bonjour belle dame !

L'arrivée

A ses pieds, c'est le choc !

  * Le choc de la vue sur la vallée de la Dourbie.

  * Le choc de la qualité de construction pour un si vieil ancêtre.

 

L'analyse 

    Ce pan de mur, appartenant à une tour située du coté de l'attaque, est fascinant :

* Bien qu'abîmés sur un coté, les parements d'angle sont correctement ajusté avec des pierres bien taillées (sans être exceptionnelle).

* A mi-hauteur, 2 fentes verticales curieusement très rapprochées. Elle ressemble à des archères primitives.

* Au sommet, une large ouverture dont la fonction semble indéfinissable.

1 - Etait ce la porte d'entrée ?

2 - Ou une simple fenêtre ?

3 - Ou des latrines ?

4 - Ou une bretèche ?

* Je suis aussi très étonné par le linteau (en haut de l'ouverture).

* Sous la porte, des pierres posées en écaille de poisson m'informent que ce mur a certainement été construit au 10ème siècle.

  Un vestige d'archère fascinant

        L'intérieur :

J'entre

   Avec précaution, je contourne la puissante tour pour constater qu'un coté a complètement disparu et que les 2 autres ne sont que partiels.

 

Les systèmes défensifs

    En partie supérieure, je découvre l'intérieur des 2 archères primitives. Ainsi, je mesure l'épaisseur du mur et surtout je constate la faible amplitude de l'ébrasement. Cela confirme que ces systèmes défensifs sont "primitifs".

     Un peu plus loin, à travers le feuillage, une ronde tour montre son fantôme. Elle offre au curieux que je suis les vestiges d'une archère classique. 

 

Les éléments de confort
    Ma surprise est de ne point voir de coussiège aux fenêtres. La raison est évidente : Dans cette ruine, il n'y a plus de fenêtre. 

   Menteur je suis, car une antique ouverture de lumière est visible. Sa petitesse surprend, mais c'est surtout le vestige d'un meneau qui m'interpelle.

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle, construction probable du premier château fortifié.

* Durant les siècles suivants, il semble que certains systèmes défensifs soient améliorés.

* En 1383, un texte affirme que le château est en ruine.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite de loin. La visite de l'intérieur est possible avec grande prudence. Le site n'est pas sécurisé. Le risque de recevoir une pierre est important.

 

La vielle tour surveille toujours la Dourbie

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 06:03

 

La découverte de l'extérieur du château est ici.

 

 La montée des marches n'est point qu'une simple expression en ce château

 

     L'intérieur :

L'escalier

* En entrant, c'est le choc !

* Avec une entrée en style Gothique flamboyant, il est évident que l'intérieur de la tour ne peut pas être classique. J'avoue que la surprise est magnifique.

* Comme il n'y a qu'un seul escalier pour desservir tous les étages, il se doit d'être exceptionnel.

* Il comporte 82 marches.

* Le noyau central est torsadé.

* La largeur des marches est de 2,5m.

* Coté noyau, chaque contremarche est sculptée. L'ensemble réalise une sorte de trompe l'oeil.

* Pour atteindre le 1er étage, l'escalier réalise 1,5 révolution.

* Alors que pour l'étage supérieur et les combles, il ne fait qu'une seule révolution.

 

 

L'escalier défensif

Des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous... lalalala

Avez vous remarqué les trous dans le mur ?

 

Pensez vous que ce soit des ouvertures de lumière ?

* Que nenni !

* Ce sont les ouvertures de tir pour arme à feu.

* Grâce aux nombreuses fenêtres à meneau, l'escalier est très lumineux.

* Toutes les fenêtres ont une fonction défensive.

* Ainsi, les multiples ouvertures de tir permettent une défense sur 180°.

 

 

Le chef d'oeuvre de l'escalier

* Au sommet de l'escalier, c'est le choc !

Je suis conscient que c'est le 2ème de suite.

* L'escalier se termine par un magnifique palmier de pierre.

* Certains architectes nomment cette beauté : Une voûte en étoile.

* A chaque croisée d'ogives, le blason de la famille Calvimont est apposé.

 

 

 

Analyse des façadesVais je aller à droite ou à gauche ?

* A chaque étage, deux possibilités ("couloirs") me sont offertes.

* Le plan facilite la compréhension.

* J'opte pour la découverte à gauche menant vers les "petites" chambres

 

Les petites pièces numérotées 1

* En entrant, je constate que le temps a fait son travail d'usure. Les plafonds ont disparu.

* Les pièces ont une taille modeste, mais avec l'imposante cheminée par étage, il devait être agréable d'y séjourner.

* Les cheminées des étages ont des piédroits sculptés et un manteau esthétique.

* La cheminée de la salle basse ainsi que les murs et fenêtres sont rustiques car c'était la cuisine.

* Comme pour les autres pièces, les fenêtres à meneaux en croix possèdent à la base une ouverture défensive.

 

 

Des cheminée dans chaque salle

* Toutes les petites salles possèdent une cheminée.

* En fonction de l'importance de la pièce, elle est plus ou moins sculptée.

 Le petit coin est dans un coin

Les latrines

* Je me devais de vous parler des commodités.

* Très souvent je vous les montre.

* C'est un peu "ma" marque de fabrique... Hihihi.

* Excepté qu'elles aboutissent à une fosse (ce qui est assez rare pour cette époque), elles sont classiques dans leur architecture "d'aisance".

 

Les grandes salles numérotées 5

* Avant de pénétrer dans les grandes salles, je me délecte des sculptures d'encadrement des portes.

* En entrant dans la partie composée des plus grandes salles du château, je ne suis point surpris de l'absence des plafonds.

* Mais grâce à cette destruction j'ai un nouveau choc !

* Avant d'admirer chaque cheminée, je me concentre sur les corbeaux blasonnés ayant soutenu les imposantes poutres.

 

 

Les cheminées des grandes salles

* Les monumentales cheminées sont un autre chef d'oeuvre du château de l'Herm.

* Le fait qu'elles soient suspendues donne plus de magie.

 

 

La cheminée du rez de chaussée

* En bas, la cheminée correspond à la salle des repas

* Elle est large pour créer de la chaleur.

* Elle possède le blason de la famille Calvimont.

* C'est la plus sobre des 3.

 

La cheminée du premier étage

* La salle du 1er étage correspond à la salle d'apparat.

* C'est aussi dans cette salle que justice est rendue.

* La cheminée se doit d'être majestueuse et travaillée.

 

 

 

La cheminée du deuxième étage

* Celle du 2ème étage, correspondant à la grande chambre, est magnifique.

* En réalité, c'est la pièce des intimes, la salle permettant d'être en famille, de recevoir des amis et invités proches.

* La cheminée est un peu plus sobre, mais elle se doit de montrer les armoiries du seigneur.

 

 

La plateforme

* Evidemment, depuis le sommet du château, la vue est magnifique.

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle (à vérifier), un construction de guet (?) existe pour surveiller l'axe de passage entre Périgueux et le château de Montignac.

* En 1479, Jean de Calvimont, conseiller du Roi Louis XI (voir liste), possède quelques terres en ce lieu.

* A la fin du 15ème ou début du16ème siècle, la famille de Calvimont fait bâtir ce château Renaissance.

* Au milieu de 16ème siècle, Jean II de Calvimont est ambassadeur du Roi de France François 1er(voir liste).

* En 1557, Jean II décède. Sa renommée est telle que 500 prêtres le portent en son sépulcre.

* En 1605, Marguerite de Calvimont, fille de Jean IV et dernière héritière du château, est assassinée par son mari, François d'Aubusson.

* Quelques annes après, François épouse Marie de Hautefort.

* Devenu veuve, Marie se bat contre la famille Calvimont Saint Martial pour conserver les biens de la seigneurie.

* En cette première moitié du 17ème siècle, l'histoire du château est entachée par de nombreux assassinats.

* En 1652, à l'âge de 70 ans, Marie décède, seule. La seigneurie, sans héritier direct, est mise en vente. Curieusement, une autre Marie de Hautefort achète le château et les terres.

* Durant la fin du 17ème siècle, Marie "l'Aurore de Louis XIII" ne vit pas à l'Herm. Le château inhabité se dégrade.

* Au 19ème siècle, le site est déclaré en ruine.

* En 1899,  Eugène Le Roy publie un roman nommé : Jacquou le Croquant. L'action se passe au château.

* En 1927, le propriétaire tente de vendre les cheminées. Les élus locaux ainsi l'architecte en chef des "beaux arts" déclenchent une procédure de classement. La même année, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* A la fin du 20ème siècle, une association de sauvegarde se crée. Elle organise plusieurs manifestations théâtrales et festives permettant de récolter de l'argent très utile pour la consolidation de ce site magnifique.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en dehors des fouilles. La visite payante de l'intérieur est possible certains jours. Renseignez vous.

 

Je vois presque l'Amérique !

 

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 06:07

 

Département 48 - LOZERE

  Ruiné est ce château fort d'un autre temps !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Canilhac est située à 45km au Nord-Est de Rodez, à 40km au Nord de Millau et à 3km à l'Ouest de La Canourgue.

     Coordonnées du château :

44° 25' 28.178" N 3° 9' 0.403" E
 44.424494°  3.150112°

 

Le château : 
        L'extérieur :
Préambule

   En découvrant la photo du château, vous vous êtes mis à penser :

"Le Chevalier Dauphinois va encore nous amener

dans ses délires de ruine formidable !".

   Il est vrai que je me suis rendu dans ce bourg pour me pâmer devant un site médiéval "un peu" ruiné. Mais...... il faut savoir que ce château fut le siège d'une des 8 Baronnies (voir titre de noblesse) du Gévaudan.

   C'est donc pour cette incroyable raison historique que je suis en ce lieu.

  Un parement d'angle très original

Je vais faire des photos
     Sur la vue satellite, le château ainsi que son rempart sont très reconnaissables. C'est donc avec la certitude de ne point revenir bredouille que je me rends dans cette petite commune proche du département de l'Aveyron.

 

Première analyse 

   En découvrant une courtine du château, j'ai plusieurs remarques :

* Point de tour défensive je vois.

* La diversité des pierres et de leur pose m'informe que le mur a été de multiple fois réparé.

* Le montage des pierres en arête de poisson me fait penser que le château est ancien (certains supposent des murs Romains).

* Avec leur rouge couleur, les parements d'angle surprennent. J'ai supposé que localement il n'y avait pas de pierre de grande dimension. Le recours à une autre carrière aurait été la solution. Mais il n'en ai rien. Un lecteur passionné me donne la vérité.

 

Quelle surprise !

    En contournant le site je découvre une curieuse ouverture semi-circulaire. Je prends un peu de recul pour mieux comprendre.

Quelle est donc cette curiosité ?

   Point de bizarerie cela est. Le château étant si ruiné que la commune a consolidé l'ensemble puis aménagé une salle.

Pensez vous que cela soit un petit musée ?

   Une archère très primitive

        L'intérieur :
Classique découverte

   La salle basse n'est point musée mais une pièce pour la mairie. La salle est voûtée, mais il est difficile d'en connaître la fonction originelle.

   N'étant pas visitable, je me dirige vers l'escalier moderne pour découvrir l'étage.

 

Eléments de défense et de confort

    A l'étage, il ne reste que 2 pans de mur très arasés. Ma mission va être de comprendre l'architecture et la fonction des salles et étages.

   L'étage accessible possède :

* Un sol très moderne,

* A gauche de l'escalier une ouverture ressemblant à une petite cheminée,

* A droite de l'escalier une voûte.

* Une archère droite avec un faible ébrasement me la faisant dater de la fin du 11ème siècle ou début 12ème. Ma supposition est peut être faussée par les nombreuses consolidations récentes.

* Un mur reconstruit mais avec la preuve qu'un étage existait.

* La présence d'un étage supérieur est prouvée sur l'autre mur.

* Les vestiges d'une imposante cheminée m'informent que ce niveau était réservé au seigneur.

 

La cheminée de la salle seigneuriale 

C'est la fin

   Ne souhaitant pas vous révéler tous les secrets de cette beauté très abîmée, je vous laisse ici. Je jette un dernier regard sur les brumeuses montagnes.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction du château. Un seigneur nommé Canilhac est cité.

* Au 17ème siècle, le château est en ruine.

* Au 20ème siècle, pour protéger le site, les murs sont rapidement consolidés, le sol est refait avec des matériaux récents et une salle est aménagée pour recevoir la mairie.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible. L'entrée dans la salle de la mairie n'est pas autorisée sans invitation.

 

Pour les passionnés d'histoire, je vous propose la lecture de ce site.

 

L'art moderne ose s'intégrer dans cette forteresse médiévale

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 06:10

 

Département 12 - AVEYRON

  Quel enchevêtrement de bâtiments !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune d'Estaing est située à 40km au Nord-Ouest de Sévérac le Château (voir ce château), à 30km l'est de Decazeville à 20km au Nord-Nord-Est de Rodez et à 10km au Nord-Ouest de Bozouls (voir son château).

     Coordonnées du château :

44° 33' 14.674" N 2° 40' 21.058" E
 44.554076°  2.672516°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte
   Posé sur un roc, en bordure de la rivière Lot, le curieux château survole de sa puissance les petites maisons du bourg. Cet enchevêtrement de bâtiments d'époques différentes (Les façades comportent les styles roman, gothique flamboyant et renaissance) et d'architecture mêlant confort et défense ne va point être facile à décrire.

  Une échauguette sur culots

A ses pieds

    Au pied du rempart extérieur, je suis étonné par la piètre qualité de taille de ce mur défensif partiellement arasé.

  Par contre, les bâtiments en arrière plan possèdent de beaux et classiques systèmes défensifs :

* Des mâchicoulis sous un chemin de ronde aujourd'hui transformé en logements.

* Des échauguette d'angle.

* Des tours de défense.

 

Les éléments religieux
    Il est fascinant de voir depuis l'extérieur les constructions religieuses. Il en existe 2 :

* L'ancienne chapelle castrale du 15ème siècle, englobée dans une ronde tour.

* L'imposante chapelle des religieuses construite au 20ème siècle.

  Aviez vous déjà vu un tel donjon polygonal ?

Le donjon

    Le bâtiment le plus impressionnant est le donjon polygonale, encadré à chaque angle par une échauguette encastrée, placée sur 2 hauteurs.

Magnifique, n'est il pas ?

 

L'entrée fortifiée

  Comme il se doit pour un château toujours habité au 16ème siècle, l'entrée est défendue par de nombreuses ouvertures de tir pour arme à feu (petits canons et fusils).

  Les ébrasements extérieurs et intérieurs permettent de larges angles de tir.

 

        L'intérieur :

Curieuse ambiance

    Dans la cour, je suis surpris par l'opposition entre :

* Les systèmes défensifs et les terrasses avec balustres.

* Les façades avec de multiples fenêtres et les systèmes de tir en encorbellement.

 

C'est fini

    Hélas, en ce dimanche de début mai, le château n'est point ouvert à la visite. Il faudra que je revienne pour découvrir les entrailles du château de l'illustre famille d'Estaing.

 

 

Histoire du château :

* En 850, le nom Estaing est cité. Il semble que sur une butte, un château (en bois ?) existe.

# Durant 9 siècles la famille d'Estaing donne au Royaume de France :

- 7 évêques,

- 1 cardinal,

- De nombreux et vaillants hommes d'armes dont certains ont accompagné d'illustres personnages de l'histoire :

~ Guillaume 1er d'Estaing, compagnon de Richard cœur de lion lors de la 3ème croisade.

~ François III d'Estaing lieutenant général des armées du Roi, gouverneur de Douai.

* En 1028, le site est le siège d'une Baronnie (voir titres de noblesse).

* Au 12ème siècle, aménagement d'un puissant château fort.

* En 1214, à la bataille de Bouvines, Tristan Dieudonné d'Estaing sauve la vie du Roi de France Philippe Auguste (voir liste des rois). Il reçoit la permission de porter le Lys de France dans ses armes.

* Au 15ème siècle, construction d'un chapelle.

* Au début du 16ème siècle, le puissant donjon pentagonale est construit.

* Au 17ème siècle, de nombreux aménagements de conforts sont réalisés.

* En 1794, les révolutionnaires guillotinent le vice amiral de France Jean-Baptiste-Charles-Henri d'Estaing. Le château est réquisitionné comme bien national. Il est massacré, saccagé (les blasons sont grattés) puis vendu à des habitants du bourg.

* En 1877, un violent orage de grêle casse 332 vitres du château.

* En 1836, le château est acheté par une congrégation religieuse : Saint Joseph d'Estaing.

* En 1930, construction d'une chapelle proche de l'ancienne chapelle médiévale.

* En 1945, le site est classé aux Monument Historiques.

* Vers 1947 (?), le château devient une maison de retraite pour religieuses.

* En 2000, la ville fait l'acquisition du château.

* En 2005, le château devient la propriété d'une SCI nommée : Château d'Estaing. Elle a été créée par Valéry Giscard d'Estaing, ancien président de la république.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis les rues et ruelles. La visite de l'intérieur est payante.

 

Les encorbellements sont fascinants

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 06:05

 

Département :  11 - AUDE

 

Le bourgMon bonheur est au bout de la flèche

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        Le village de Peyriac de Mer se situe à 15km au Sud de Narbonne  et à 4km au Nord de la réserve Africaine de Sigean, en bordure de l'étang de Bages.

      Coordonnées du bourg :

43° 5′ 16″ N 2° 57′ 31″ E
 43.087778°   2.958611°

 

L'église 

     L'extérieur :

Pourquoi le choix de ce site ?

    Durant ma flânerie dans un vide grenier, j'ai trouvé une petite brochure sur la ville de Peyriac de Mer. C'est avec fascination que je découvre sur papier son église à nef unique avec ses nombreux contreforts. Une copie d'un plan cadastral m'informe que proche de cette église (E) il y a un château fort (C).

   Cette information me frise les moustaches. Hélas, j'avais mal lu, c'est l'emplacement présumé du château, car cette beauté n'existe plus. Mais au dos du prospectus, mes yeux brillent devant le croquis de l'église fortifiée de Peyriac de mer.

Je me dois de la voir !

 

Les Marsiens ont de la chance de voir cette église depuis le cielLa découverte

    En arrivant proche du centre-bourg, un panneau m'indique la direction de l'église du 12ème siècle. Diantre, je pensais qu'elle était plus jeune de 200 ans, je vais donc me régaler.

    En errant dans les petites ruelles de cette ancienne cité, j'ai la surprise de voir des arcs boutant (point 12ème siècle évidemment) s'appuyant sur les maisons.

Incroyable n'est il pas ?

    Voila une cité ayant gardé son architecture médiévale, avec les habitations resserrées autour de son château et utilisant la puissance de son église pour l'inclure dans les rempart. Au détour d'une ruelle ombragée apparaît une incroyable construction religieuse fortifiée.

 

Le système défensif

     Mon 1er regard va sur les nombreux, hauts et puissants contreforts à larmiers. Il crée évidement des angles morts pour les défenseurs, mais l'impression d'invulnérabilité est présente.

    Puis je suis attiré par l'imposante échauguette posée sur un contrefort. son crénelage possède des archères dans les merlons (voir vocabulaire).

Quel spectacle unique.

    Entre chaque contrefort, le crénelage des courtines semble être supporté par des arcs de décharge. Ce système d'architecture me surprend. J'avance donc pour comprendre et là, c'est le choc. Pour la défense de proximité, l'église est équipée de mâchicoulis.

   Le système défensif est homogène et pourrait faire pâlir de jalousie de nombreux petits châteaux forts. La vue aérienne confirme mon ressenti de puissance et d'efficacité.

 

     L'intérieur :

         Il n'y a pas d'escalier accessible pour un Chevalier-castellologue amateur. Je ne peux pas monter dans les tours ni sur le toit. Les fortifications garderont leur secret. Je me console en admirant la forme brute de la nef et du choeur polygonal.

 

 

Histoire de l'église et du château :

* Au 12ème siècle (?),  construction d'une église.

* Vers 1276, il semble qu'un château existe en ce lieu.

* En 1285, un Castrum Petriaco est cité appartenant à l'évêché de Narbonne.

* Au 14ème siècle, construction (ou aménagement ?) d'une église fortifiée.

* Vers 1792, les révolutionnaires réquisitionnent l'église et la confisquent à l'évêché de Narbonne.

* En 1914, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Paul) est libre et gratuite. La visite des fortifications est impossible. 

 

Crènelage, mâchicoulis, archères... Quel attirail !

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 06:30

 

Département 16 - CHARENTE

  Voyez vous un château au loin ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Rancogne est située à 70km Ouest-Sud-Ouest de Limoges, à 20km au Nord-Est d'Angoulême et à 6km au Sud-Est de Rivières.

   Coordonnées du château :

45° 41' 46.396" N 0° 24' 22.064" E
 45.696221°  0.406129°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

     Dans cette belle vallée rafraîchit par la rivière Tardoire je vois au loin un ensemble de bâtiments à l'architecture mixte (ancienne et moderne). Même si je pressens que le site ne sera pas visitable, j'ai plaisir à découvrir une ancienne construction toujours habitée.

  Un donjon fortifié presque intemporel

L'analyse 

    Je passe rapidement devant le pigeonnier, dont ma brochure affirme que les alvéoles sont nombreuses, preuve que le site a appartenu à une grande famille bourgeoise. Je m'intéresse de suite :

* Au donjon carré avec son crénelage et sa tour escalier,

* Accrochée au donjon, une ancienne courtine transformée en jolie galerie (en bois ?) posée sur des piliers en pierre.

* Dans le prolongement, une longue courtine ouverte de nombreuses fenêtre de confort.

Etait ce le lieu de vie ?

* A l'angle, une tour ronde avec des fentes de tir pour arme à feu.

* Puis, une autre courtine en équerre tout aussi emplie de fenêtres.

  Lentement, je devine que ce château a une forme carrée avec 4 tours aux angles.

 

Je continue l'analyse

* L'angle suivant est protégé par une ronde tour cachée par les arbres.

* La troisième courtine est plus complexe. Elle comporte presque au centre un bâtiment parallélépipédique.

* Ce dernier est décalé de l'axe. Il possède 2 petites canonnières avec un fort ébrasement (voir vocabulaire) extérieur.

* Une autre canonnière est aussi sur la façade à sa perpendiculaire.

* Comme je le supposais, le quatrième angle possède une tour de défense.

    Sans entrer, j'examine l'architecture du portail

Le portail d'entrée

   Tout en respectant la propriété privée, j'examine avec mon oeil d'aigle l'entrée fortifiée :

* Deux tours encadrent le châtelet.

* L'entrée est double : charretière et piétonne.

* Au dessus, je ne distingue pas de flèche pour un pont levis.

* Au dessus d'un blason effacé, présence d'une salle "de garde" avec un système défensif pour arme à feu.

* Entre les 2 entrées, le montant possède des entailles rebouchées :

Sont ce des arquebusières obstruées ?

 

        L'intérieur :
  La propriété privée et habitée n'est pas visitable. Je hume une dernière fois l'herbe coupée et je quitte ce lieu paisible où l'histoire ne fut point guerrière.

 

 

Histoire du château :

* Au 15ème siècle (?), un château fortifié est construit ou existe (?).

* Au début du 16ème siècle (1519 ?), le sieur de Cressiec Jean Maindron (ou Mandron) et sa femme Marie-Raymonde décident la construction d'un nouveau château ou plutôt une maison forte pour l'exploitation des terres agricoles.

* En 1548, leur fille, Jeanne Maindron, épouse Jean Devezeau qui devient sir de Rancogne. C'est eux qui donnent l'aspect final au château.

* En 1588, il semble que le donjon soit achevé.

* En 1589, le chai est finalisé.

* Durant la fin du 16ème siècle et une grande partie du 17ème, vivent en ce lieu :

- Jean Jacques Devezeau,

- François I Devezeau,

- François II Devezeau.

* En 1672, Charles de Devezeau naît au château.

* Dans le quatrième quart du 17ème siècle, Charles De Devezeau, seigneur de Rancogne, entre aux services du Roi (voir liste), puis reste 23 ans à Saint Domingue.

* En 1742, Charles de Devezeau achète le Marquisat (voir titre de noblesse) d'Herbault.

* En 1747, naissance à Herbault de Charles François Devezeau.

* En 1797, Charles François Devezeau vend Rancogne à Jean Baptiste Binet.

* Au début du 19ème siècle, la fille de Charles François Devezeau en épousant Joseph Gabriel de Barbazin, apporte le château en dot.

* Durant tout le 19ème siècle, quatre générations de Barbazin occupent le site et entretiennent le château.

* En 1898, le site est possession de la famille Desormeaux.

* Au 20ème siècle, la famille Desormeaux réalise plusieurs travaux d'entretien (entre autre sur le donjon) et de consolidation (la grange). Quelques bâtiments instables sont démolis.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route et le sentier. La visite de l'intérieur est interdite. Veuillez respecter la propriété privée et la tranquillité de ses habitants.

 

Le temps a transformé ce château médiéval

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 06:10

 

Département 33 - GIRONDE

  Quelle magnifique ruine !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Budos à 40km Ouest-Nord-Ouest de Marmande, à 35km au Sud-Est de Bordeaux et à 10km à l'Ouest de Langon.

 

   Coordonnées du château :

44° 32' 17.664" N 0° 22' 53.926" W
 44.53824°  -0.381646°

 

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

      A une portée de flèche au Sud-Ouest de Budos, au milieu des vignes, une magnifique ruine somnole au soleil.

Symbole du château fort : Un quadilatère avec 4 tours d'angle    Avec ses 4 tours aux angles et ses longues courtines droites, elle est le symbole parfait du château fort de mon imaginaire.

 

Précision du Chevalier

    Ce n'est pas parce qu'un château est en ruine et semble abandonné qu'il n'appartient pas à une famille.

  Il est important de respecter la propriété privée et les vieilles pierres. Lorsque cela est possible, il est souhaitable de demander l'autorisation pour pénétrer dans un site.

  

Le plan

    Le château fort de Budos ressemblerait au château Pontifical de Villandraut (je vous le montrerai prochainement). Ce type d'architecture n'est pas unique ni rare, de nombreux châteaux ont cette forme :

- En Aveyron, Le Bousquet,

- En Lozère, La Garde,

- En Aude, Arques,

- Dans les Pyrénées Orientales, Salses.

 

L'enquête commence

* Il a la forme d'un quadrilatère de 46m sur 56m. Le plan réalisé par Léo Drouyn au milieu de 19ème siècle le prouve.

* 3 angles comportent une tour circulaire.

* Le 4ème angle possède une tour octogonale.

* Certaines courtines possèdent des constructions en encorbellement. Evidemment, vous avez reconnu les latrines.

* Les tours de défense comportent aussi des latrines pour le confort des soldats durant  leur garde.

  Entre 2 flèches, le défenseur peut aller faire ses besoins rapidement

Les systèmes défensifs

   Même si le temps et les hommes ont fortement abîmé le château fort, il est encore possible de voir de nombreux systèmes de défense :

1 - Le classique fossé entourant le site (même si je ne distingue que son fantôme).

2 - Des archères cruciformes à croix pattée.

3 - Au sommet de certaines tours, un crénelage (voir vocabulaire) est visible.

4 - Les courtines possèdent les consoles des mâchicoulis.

5 - Les archères sur plusieurs niveaux défendent sur 270°.

Est ce mon imagination fertile qui me fait voir une arquebusière dans l'archère supérieure ?

Les systèmes défensifs ont ils évolué avec l'arrivée des armes à feu ?

Voici la réponse....

6 - La tour octogonale à l'Ouest possède de nombreuses bouches à feu et canonnières. Il est amusant de constater que les archères côtoient les armes à feu.

 

Entre 2 flèches, le défenseur peut aller faire ses besoins rapidement

La porte fortifiée

     Située coté Sud-Est, l'entrée du château fort est fortement gardée. Même si les 2 tours d'angle contribuent à sa protection, même si les courtines possèdent des archères, l'entrée a ses propres systèmes de défense :

* Comme il se doit, elle est précédée par un pont enjambant le fossé.

* Le pont est fixe en notre siècle mais je pressens qu'il fut "levis" il y a 6 siècles. D'ailleurs, les empreintes des flèches du système de levage sont visibles.

* Evidemment, des archères sur les cotés.

* Au somment de l'imposante tour, un vestige de mâchicoulis.

* Le plus surprenant est évidemment la "fine" tour carrée (avec archères et crénelage) posée sur la massive tour-porte. Je ne me souviens pas avoir vu une telle curiosité architecturale.

Avez vous remarqué l'ouverture latérale ?

* Cela ressemble à une poterne. Mais il est curieux qu'elle soit coté entrée principale.

 

 

    L'intérieur :

Pour découvrir les entrailles de ce magnifique château fort,

vous devez  cliquer ici.

 

 

 

 

Les oiseaux ont remplacé les gardes armés

 

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  La tour me surveille

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Bozouls est située à 35km Est-Sud-Est de Decazeville, à 30km au Nord-Ouest de Séverac le château et à 20km au Nord-Est de Rodez.

 

     Coordonnées de la maison forte :

44° 26' 26.732" N 2° 42' 37.436" E
 44.440759°  2.710399°

 

 

  Le hameau : 
L'arrivée

    Après avoir visité le château de Bozoul, je me dirige au Sud-Sud-Ouest vers le hameau d'Aboul pour découvrir ce que j'ose nommer : Une maison forte.

   Certaines brochures la qualifient de Manoir. Je vous laisse choisir le terme.

    Pensez vous que l'église soit fortifiée ?

Est ce une église fortifiée ?

     En découvrant le hameau, je me heurte d'abord au bâtiment religieux. Construit en grès rouge, sa forme massive, ses contreforts plats, ses fines ouvertures sont typiques de l'art Roman (12ème siècle), même s'il est vrai que le haut clocher lui est postérieur de 7 siècles.

  Cette église de l’ancien prieuré Saint Jean Baptiste, dépendant de l’abbaye de Vabres.

     Soudain, je remarque une curiosité. Au dessus des bande lombardes, une rehausse en pierre blanche me fait penser à une salle de repli.

Pensez vous que mon imagination soit fertile ?

 

La maison forte : 

        L'extérieur :

La découverte
      En regardant vers le Sud-Ouest, une haute tour survolant les maisons m'informe que la maison forte est à un jet de flèche.

  Au sommet, des consoles forment des mâchicoulis pour la défense rapprochée. Sous le toit, quelques ouvertures permettent le guet et le tir.

  Voyez vous d'autres systèmes défensifs ?

Y a t il d'autres système défensifs ?

   Lentement je m'approche de la tour en longeant un mur aux pierres pauvrement taillées et peu jointives. Dans l'angle, une curieuse échauguette s'accroche au mur refait. Elle est coiffée d'une poivrière et des consoles supportent sa masse formant ainsi des mâchicoulis.

  Je distingue des petits trous pour armes à feu dont certains sont obstrués.

 

        L'intérieur :
  Je me dirige vers la porte en espérant que "seigneur" il y ait en ce lieu. Hélas pour vous et pour moi, la porte est fermée, point de serviteur pour me faire visiter les entrailles. 

 

 

Histoire de la maison forte :

* Au 12ème siècle, le territoire appartient à la Commanderie du Temple des Canabières.

* Au 14ème siècle, les Dominicains possèdent des droits sur les terres d'Aboul.

* En 1602, Louis du Rieu est seigneur d'Aboul.

* Dans le premier quart du 17ème siècle, le site appartient à Henri de Luguet.

* En 1652, Henri vend le "manoir" à Jacques d'Estaing.

* En 1654, une bande de pillards commandée par des femmes attaque la maison forte et vole de meubles et bétails.

* En 1683, Jacques de Maillan est seigneur d'Aboul.

* Vers 1700, le site est acheté par Lenormand d'Ayssènes

* En 1721, le portail d'entrée est refait.

* En 1792, les révolutionnaires s'emparent du site et le vendent comme bien National à Hugues Albenques.

* En 1835, le site est possession du général Jean-Joseph Passelac.

* En cette fon de 19ème siècle,le site appartient à Pierre Monteillet puis à l'abbé Crayzac et enfin à Marius Chauzy.

* En 1912, Joseph Bousquet est propriétaire du "manoir".

* Au 20ème siècle, le site appartient à la famille Crouzet.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Les constructions se blotissent contre la tour défensive

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Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Rouergue : 12
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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 05:30

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

Résumé :

 
    « Au fil de quarante-deux promenades au nord, au centre et à l'ouest du département, Pauline de la Malène vous emmène à la découverte du patrimoine roman en Rouergue.
   Des cartes détaillées, les descriptifs précis des itinéraires (tous mis au point par l'auteur) et plus de 300 photos vous conduiront d'églises en châteaux forts, de chapelles en croix et de ponts en fontaines à travers certains des plus beaux paysages du nord, du centre et de l'ouest de l'Aveyron. 
   À tout moment, des renvois à la seconde partie de l'ouvrage vous permettront d'accéder à une description détaillée du site visité, d'en découvrir l'histoire, d'en comprendre l'architecture et ainsi de mesurer à quel point l'esprit roman imprègne encore le bâti de cette région.
   Plus qu'un simple livre de promenade, Parcours romans en Rouergue constitue en effet un inventaire exhaustif et l'une des études les plus approfondies jamais entreprises des nombreux vestiges laissés par l'art roman dans cette province entre le IXe et le XIIIe siècle.
   Laissez-vous guider et partez à la rencontre d'un patrimoine d'une richesse exceptionnelle et qui, au fil des siècles, a marqué les paysages de sa magnifique empreinte.»  
 
 
 
Mon avis :
 
INDISPENSABLE pour les voyageurs en quête de vieilles pierres en Rouergue
 
 
 
   * PARCOURS était le premier mot du titre : Etant marcheur, curieux et toujours à la recherche d'endroits à découvrir ou de lieux magiques, ce mot était prometteur. Dans ce livre, de nombreuses cartes proposent des ballades pédestres ou à vélo (VTT ou VTC). Les cartes sont claires, précises et indiquent le dénivelé (faible, je rassure les "non alpins").
 
 
    * ROMANS: C'est une époque qui me séduit et un style architectural qui fait vibrer mon appareil photo (vous vous en doutiez avec le titre de mon blog !). Il n'y a pas que des châteaux (d'ailleurs très rares), mais aussi des églises, calvaires, croix, maisons fortes, fermes fortifiées, villages et ponts au dessus de charmant ruisseaux.
 
 
     * ROUERGUE: C'est une région formidable, historique, mais aussi verdoyante, variée. L'Aveyron est très représenté dans cet ouvrage.
 
 
Le livre est divisé en 3 parties :
  --> Des parcours avec cartes et indication kilométrique (liste  de variantes), descriptifs clairs, avec des suggestions et conseils.
  --> Un dictionnaire (liste) des lieux de mémoire. Description simple et complète sur les villages et lieux traversés, l'histoire, les anecdotes parfois et les détails d'architecture.
  --> Un glossaire technique, géographique et géologique.
 
 
  C'est un livre très aéré, lumineux, simple et technique qui permet d'aborder cette région avec un oeil neuf et différent.
     A acheter obligatoirement pour les amoureux de la pierre et de la vraie France profonde. (si vous en connaissez un identique sur la Bretagne, vite........ écrivez moi).
 
 Grâce à ce livre, ma prochaine destination de vacances sera... le Rouergue 
 
 
Nota :
Un 2ème tome est paru récemment.
Cela vous fait 2 raisons pour acheter ce(s) livre(s).
 


Venez "visiter" maintenant les châteaux de l'AVEYRON.
 
 
 
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Published by Le Chevalier Dauphinois - dans LIVRES sur l'époque médiévale
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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 06:10

 

  La ruine me quémande de mieux la regarder

 

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Villamblard est située à 30km au Sud-Ouest de Périgueux, à 25km au Nord de Bergerac et à15km à l'Est de Mussidan.

 

   Coordonnées du château :

45° 1' 14.232" N 0° 32' 14.464" E
 45.02062°  0.537351°

 

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverteMâchicoulis sur consoles

* En arrivant dans le bourg, je n'ai pas de difficulté à trouver le site car un panneau m'indique la direction.

* En voyant la ruine massive, je pressens que ma journée sera magnifique. 

   Pour que votre lecture soit agréable, je ne vais point vous faire une visite guidée, mais une présentation par thème.

 

 

Les systèmes défensifs

* La grosse tour ronde en ruine possède :

- Un contrefort dont le remblai est visible.

- Des mâchicoulis avec des coquilles sculptées. Cela fait référence aux pèlerins de Saint Jacques de Compostelle accueillis au château puis dans un autre bâtiment.

* A l'opposé une autre ronde tour somnole à coté du logis renaissance. La fenêtre du bas montre l'épaisseur du mur. Evidemment le sommet possède le classique chemin de ronde avec mâchicoulis sur consoles.

* Pour protéger l'entrée, il faut un pont levis. Les vestiges de celui-ci sont visibles (avec un peu d'imagination).

 

  A quoi servait cette pierre ?

Le logis

   Coincé entre les tours, un magnifique quadrilatère d'époque Renaissance et moderne tente de résister au temps.

Il possédait 3 étages sur rez-de-chaussée.

  Les fenêtres à meneaux lui donnent une élégance intemporelle. 

 

 

Les pierres sculptées

   Les reconstructions et les consolidations ont un peu masqué les pierres sculptées, mais avec un peu d'attention et de patience, elles se révèlent avec discrétion.

* Au dessus d'une porte, un détail Gothique avec (ce que j'ose nommer, mais peut être me trompe je ?) un fleuron.

* Une fenêtre à remplage obturée (était ce l'emplacement de la chapelle ?).

 

  Plan du château de Barrière

Le plan

   Je vous sens perdu dans ce labyrinthe de bâtiments d'époques différentes. Je vous propose la lecture de ce plan établi en 1808 par le Comte (voir titre de noblesse) de Taillefer. Le texte en italique donne l'état actuel :

a - Fossé disparu (remblayé),

b - Tour ronde (écroulée) + chapelle,

c - Grosse tour ronde (disparue),

d - Tour carrée (vestiges),

e - Cour intérieure, ancienne place d'arme,

f - Portique avec colonnes et galerie,

g - Tour carrée (disparue),

h - Escalier en colimaçon (vestiges),

i - Salle d'apparat,

j - Galerie,

k -Chambre,

l - Chambre,

m - Chambre,

n - Grande salle d'apparat,

o - Pont-levis,

p - Pont d'accès à la terrasse,

q - Fontaine,

r - Buanderie,

s - Barbacane,

t - Portique séparant la terrasse du pont

u - Ecuries,

v - Rampe permettant aux chevaux de boire dans le fossé.

  Imaginez vous l'épaisseur des poutres sur ces consoles ?

 

    L'intérieur :

Poutres et plafonds

* De nombreuses salles comportent des consoles ou des corbeaux ayant soutenu d'imposantes poutres.

* Certaines pièces, réhabilitées par l'association de sauvegarde, possèdent des poutres et solives.

* Les plafonds de certains couloirs ou salles de circulation montrent de magnifiques voûtes d'ogive.

 

 

Curiosités architecturales

   Pour découvrir une ruine, il faut :

* Regarder le sol car les pierres ne sont pas stables,

* Lever les yeux au sommet pour éviter celles qui pourraient tomber,

* Et surtout, observer avec attention chaque pan de mur pour admirer l'architecture.

  C'est ainsi que je vois dans un angle ce que j'ose nommer : Une trompe.

 

Quelle chaleur.... dans cette ruine

 

Les éléments de confort et de beauté

* Dans un château il faut de la lumière. Celle ci est fournie par les nombreuses fenêtres.

* Certaines possèdent des coussièges. D'autres libèrent la place pour un couloir de circulation dans l'épaisseur du mur.

* Evidemment, les fenêtres d'un château ont les pourtours sculptés.

* Mais la pierre est froide en hiver et la nuit, il faut donc des cheminées à chaque étage.

* Et comme pour les fenêtres, à coté des cheminées il y a des couloirs de circulation.

Comment accéder aux étages ?

* Evidemment par des escaliers dont il ne reste que les vestiges.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction d'un petit château fort.

* Au 13ème siècle, agrandissement du château par la famille : Barrière.

* Au 14ème siècle, le site de Barrière relève de la seigneurie de Grignols.

* Au 15ème siècle (1448 ?), le site est aménagé pour plus de confort par la famille : De Lur.

* Au 16ème siècle, Jeanne de Lur, devenue Huguenote, transforme la chapelle en temple. La petite histoire de France prétend que le château eut la visite de Calvin.

* Durant la 2ème moitié du 16ème siècle, le château subit plusieurs sièges des armées Catholiques.

* Au début du 17ème siècle, le château est possession de la famille Taillefer. Cette puissante famille décore avec goût les intérieurs du château.

* En 1761, naissance d'Henri Wlgrin Taillefer .

* A la fin du 18ème siècle, Henri se passionne pour l'archéologie Périgourdine.

* Au début du 19ème siècle, Henri crée un musée archéologique.

* En 1809, ne pouvant assumer les frais importants pour l'entretien du château, le Comte de Taillefer le vend.

* A la fin du 19ème siècle, un incendie ravage le logis renaissance.

* En 1948, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 20ème siècle (1924 ?), le bâtiment est propriété de la commune. Malgré de nombreuses consolidations quelques murs s'effondrent.

* A la fin du 20ème siècle, une association de sauvegarde tente de faire revivre ce beau château.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route. La visite de l'intérieur semble possible en dehors des travaux. Renseignez vous.

 

Avec une ruine, même en étant dehors, je vois l'intérieur

 

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