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Ombre et lumière

7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 07:05

 

Département 66 - PYRENEES ORIENTALES

  Voyez vous la merveille fortifiée au sommet de la colline ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
    La commune de Prunet et Belpuig se situe 25km au Sud-Ouest de Perpignan,  à 18km au Sud-Est de Prades et à 15km au Nord-Ouest de Amélie les Bains.

     Coordonnées du château :

42° 33' 43.8" N 2° 37' 16.1" E
 42.56217645°  2.62114048°

 

       Toponymie :   (--> Voir initiation)

Belpuig : Il y a quelques siècles, le petit bourg s'écrivait Bellpuig signifiant en Occitan Belle colline ou Beau pic.

 

Le château : 
        L'extérieur :
Il est là-haut

* Après avoir visité l'église fortifiée, mon destrier m'emmène vers l'autre merveille de ce bourg du Roussillon.

* La ruine se situe à 1km au Sud de Prunet et Belpuig.

* Posée sur une colline, la beauté médiévale se lamente du manque de touriste.

* Il est vrai qu'il faut être un fou comme moi pour monter sous une chaleur lourde de fin d'été.

Quelle chance vous avez de  découvrir ce château

bien au frais devant votre écran !

 

L'analyse 

1 - La pente n'est pas très abrupte, mais elle a du fatiguer plus d'un assaillant souhaitant arriver au sommet.

2 - Bien que le rempart soit arasé, il montre encore sa puissance.

3 - Pour plaire aux visiteurs de notre siècle, la ronde tour d'angle s'habille de jolie verdure.

4 - Je suppose qu'il y a plusieurs siècles, des archères protégeaient la courtine.

5 - La piètre qualité de taille des pierres m'informe que ce site ne fut pas habité par un puissant seigneur.

6 - Par endroit, la faible épaisseur du mur mal appareillé est surprenante.

 

1 2 3 4 5 6

 

        L'intérieur :

L'analyse 

11 - Dans cet univers de rondes tours, je suis surpris de voir un "cube".

Etait ce le châtelet d'entrée ?

Sa position "en contrebas du donjon" me le laisse penser (voir carte).

12 - Ce château est un vrai poste de surveillance.

13 - J'avance avec précaution (pierres roulantes et serpents dormeurs) vers une tour d'angle.

14 - Les gravas ainsi que la terre ont remblayé la ronde tour.

15 - En inspectant son extérieur, je m'aperçois que les archéologues auront un travail de déblaiement très important.

16 - La présence d'un rayon de soleil n'éclaircit pas ma connaissance architecturale de cette tour.

 

11 12 13 14 15 16
21 22 23 24 25 26

 

21 - Je me dirige vers le Nord-Ouest, au sommet de la butte.

22 - J'ai l'impression de quitter la basse-cour pour découvrir le véritable château seigneurial.

23 - En approchant, mon impression se confirme

24 - Par ses dimensions, le site est bien le château d'habitation.

25 - Je contourne la courtine et je tente de trouver l'entrée médiévale.

26 - Les murs du château habitable semblent épais. Hélas, je ne peux pas définir la fonction de cette paroi.

 

Il y a tant à voir !

* Il y a quelques minutes, je vous expliquais la grande prudence qu'il faut avoir dans une ruine. Mon propos est véridique.

* En cherchant des indices, je découvre une ouverture dans le sol.

* Ceci n'est point une oubliette ni un piège pour les assaillants mais une salle voûtée, certainement au "rez de chaussée" du château habitable.

* Je continue seul ma visite et je vous laisse admirer la beauté du paysage.

"Au loin, c'est le Royaume de France" affirmait le guetteur

 

Histoire du château :

* Au début du 13ème siècle (?), construction du château contrôlant la vallée.

* Vers 1240, Nunyo Sanç, seigneur de Roussillon et de Cerdagne, vend le château à Guillhem V, Vicomte (voir titre de noblesse) de Castellnou.

* Au 14ème et 15ème siècle, le châtelain reçoit un droit de passage sur ses terres pour les troupeaux transhumant vers les pasquiers de Corsavi.

* Au 17ème siècle, le château est abandonné.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

En ce lieu, les couleurs du plaisir illuminent mes yeux d'enfant gâté !

      Cliquez pour revenir au menu des Châteaux du 66

Vers Menu châteaux des

Pyrénées Orientales

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 08:30

En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

 
    « Simon de Montfort est l'une des figures les plus controversées du Moyen Age. L'homme a laissé à l'histoire le souvenir cruel de l'Inquisition dirigée contre les "ennemis de l'intérieur", hérétiques cathares et albigeois dénoncés par le Saint Siège dans le comté de Toulouse et les principautés voisines.
  Michel Roquebert n'avait encore jamais écrit sur Montfort. Poursuivant ses travaux sur le monde cathare, il brosse le portrait du chevalier grâce aux chroniques du temps. Le journal d'un bénédiction qui a côtoyé Montfort jour et nuit permet de suivre celui-ci pas à pas. Dans cette enquête passionnante et originale, l'auteur ne cherche jamais à se faire l'avocat du diable, mais bien à cerner une figure tristement légendaire..»
 
 
Mon avis :
Bibliographie d'un homme controversé  !!!!!
 
    Lorsque l'on visite les châteaux Cathares, Simon (oui, j'avoue que depuis la lecture du livre, nous sommes devenus intime et nous nous appelons par notre prénom) est considéré comme un envahisseur, stupide et sans conscience.
 
    Les courts articles dans les revues, ou les dépliants le montrent comme un "boucher assassin". "TUEZ LES TOUS, DIEU RECONNAITRA LES SIENS" est la phrase que l'on retient de ce conquérant du pays d'Oc (voir nota).
    Mais j'ai découvert dans ce livre un autre personnage. Il est vrai que Roquebert est un écrivain exceptionnel, un des grands historiens sur cette époque.
    J'avais lu avec délectation son double livre sur "L'épopée Cathare" et j'ai été très heureux de constater qu'il s'était enfin attelé à la biographie de Simon IV de Montfort.
 
     Si cette époque vous intéresse, si les cathares vous interpellent, si vous souhaitez connaître la petite "histoire" d'un des hommes les plus marquants (mais il y en a d'autres, je vous en reparlerais) de la croisade des Albigeois, ne manquez pas ce livre OBLIGATOIRE.
 

Nota : Cette phrase que l'on attribue à Simon aurait été dite par Arnaud Amaury, légat du pape et chef spirituel de la Croisade.


Venez découvrir maintenant les châteaux de l'  ARIEGE  ou  l' AUDE 
 
 
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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 07:30

 

Département  40 - LANDES
 

Le bourg :

Massive et élégante   Situation :   (--> le voir sur une carte

      Le petit bourg de Carcarès-Sainte Croix est situé à 2km à l'Est de Tartas et à 22km à l'Ouest de Mont de Marsan.

   Coordonnées du bourg :

43° 50′ 33″ N 0° 47′ 24″ W
 43.8425°  -0.79°

 

   Toponymie :

       Ce nom composé date de 1821, année du regroupement des 2 paroisses du Vicomté (voir titres de noblesse) de Tartas.

 

L'église :

    L'extérieur :

La découverte

    A l'extrémité Sud-Ouest du bourg, sur une petite colline dominant la rivière Midouze, une église regarde le panorama. La dénivellation n'est peut être pas importante, mais elle suffisait il y a 6 siècles à créer une barrière défensive.

N'y a t il que le dénivelé pour stopper les assaillants ?

 

L'enquête commence

    En laissant mon destrier proche du parking de la mairie, je vois au bout d'une allée ombragée l'église de Carcarès. Avec l'absence de fenêtre centrale (en bout de construction), l'abside polygonale parait massive. Cette sensation est amplifiée par les hauts et larges contreforts à larmiers.

   Le petit bourg de Carcarès Sainte Croix possède 2 églises (fortifiées ?) construites à la même période et distante de 4km. Je suis étonné qu'elles soient si différentes (voir l'autre église ici).

 

Que de contreforts pour une si petite église !Je suis surpris

    Rapidement ces nombreux contreforts m'inquiètent ou plutôt m'interpellent (pff, le vieux Chevalier Dauphinois a chevauché sous le soleil Landais toute la journée, point fraîche est sa tête pleine de mots). 

   Sur chaques faces, ils sont curieusement asymétriques.

Pourquoi ont ils 2 hauteurs ?

 

Le système défensif

    Une partie de la réponse m'est livrée par la nature différente des pierres. Il est évident que les murs de l'église ont été réhaussés.

   En levant les yeux, je découvre des ouvertures carrées (présence d'un chemin de ronde) et de chaque coté, des archères droites et courtes.

   L'autre coté de l'église possède aussi le même système défensif.

 

    L'intérieur :

       Hélas, la porte de l'église n'a pas voulu s'ouvrir pour moi. Je me console en admirant ce magnifique abat-sons, ainsi que dans l'entrée une dalle tombale avec son curieux orthographe.

    Je vais maintenant retrouver mon destrier et de ce pas visiter un château fort à peu de distance de là.

 


Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle (?), construction d'une église dédiée à Saint Girons. Ceci reste une hypothèse : Sa consoeur de Sainte Croix datant de la même époque, et avait la même fonction de surveillance de la vallée de la Midouze.
* Au 13ème siècle, construction d'un chevet polygonal.
* Au 14ème siècle, fortification de l'église par surélévation des murs pour aménager une salle de repli sous le toit.
* Au 17ème siècle, modification de l'architecture du choeur et construction d'une chapelle dédiée à la vierge.
* Au 18ème siècle, un mobilier constitué de tableaux, sculptures, tabernacle et retable est offert à l'église.
* En 2003, le magnifique mobilier est classé aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Laurent) est libre et gratuite. La visite  des fortifications intérieures est interdite.

 

Sur sa petite butte, fière est cette église

 

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fortifiées
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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 07:04

 

Département 30 - GARD

  Je pressens que les ronces vons me griffer les mollets

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune d'Aigaliers est située à 40km à l'Ouest d'Orange, à 28km au Nord de Nîmes, à 20km au Sud-Est d'Ales et à 10km au Nord-Ouest d'Uzès.

     Coordonnées du château :

44° 03' 40" N 4° 19' 17" E
 44.06116239°  4.321347177°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

* A 3km au Nord d'Aigaliers, au sommet d'une colline apparaît un amas de pierres construites nommé : Castellas de Aquilerio.

* La montée vers cette beauté médiévale ne va pas être longue, mais je pressens que les plantes piquantes et les pierres au sol vont s'amuser à me tendre des pièges.

* C'est donc un Chevalier vigilent mais très motivé qui part à la découverte d'un vieux château fort.

Venez vous avec moi ?

 Quelle coquine.. La ruine se cache de moi

Première analyse

* Dans ce labyrinthe d'arbres, je ne sais pas où je suis.

* Soudain, un mur épais apparaît.

* Il comporte des pierres correctement taillées mais aux dimensions et origines variées.

* Puis, plus loin, une autre paroi de pierres tente de survivre aux attaques de la végétation.

* Sa fonction  m'échappe.

* Les murs sont si arasés que point de système défensif est visible. Je vais donc supputer durant la visite.

 

Je suis perdu !

* Lorsque je ne peux pas faire la lecture d'un bâtiment fortifié, mon astuce est de pendre du recul.

* Hélas, avec les arbres, ma méthode est vaine.

* Soudain, j'ai un éclair de géni. Je vais faire appel à un satellite (plutôt qu'à un ami ou au 50/50 n'est ce pas Jean-Pierre).

* Comme vous le constatez, la végétation est si dense qu'il paraît difficile de distinguer la fonction des murs et surtout.... Je ne sais pas si je suis à l'intérieur ou à l'extérieur.

 Un mur qui ne murmure plus son histoire !

        L'intérieur :

Que voir et que vois je ?

* D'abord un mur épais, très épais. J'ai la sensation que cela eut pu être le portail d'entrée.

* Puis, en me décalant, un pan de mur qui ressemble à une courtine.

* Dans ce royaume de la désolation, je tente d'avancer.

* Au loin, un autre pan de mur m'attend. Son épaisseur est moindre. Je pressens que ce sont les restes d'un bâtiment d'habitation modeste.

* Dans mon périple de recherche d'indice je croise la route d'un bâtiment "presque entier" (il ne lui manque que 2 murs, les étages et la toiture). La piètre qualité des pierres et la petite ouverture me font penser à un commun (entrepôt, grange ?).

* Un peu plus loin, le sol est jonché de petits murs, traces évidentes de salles.

 

La surprise

* Dans mon errance je tombe nez à nez (disons plutôt pierre à heaume) devant une cubique construction.

* Par sa fente j'espionne ses entrailles qui ne m'informent que peu sur le nombre d'étages.

* Mais en me penchant, j'ai un gros penchant pour ce cube.

* J'entre et je vois... Hoooo.. que c'est beau !

* Ne voulant point tout vous dévoiler, je vous laisse devant la porte de sortie.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, probable construction du château par un vassal de la seigneurie d'Uzès.

* En 1209, début de la croisade des Albigeois.

* En 1211, le château est confisqué au profit du Roi de France Philippe Auguste (voir liste). Mais l'administration des biens est inchangée.

* En 1383, le château est attaqué puis endommagé par les Tuchins descendus d'Auvergne.

* En 1635, le Baron (voir titre de noblesse) d'Agaliers se nomme : Jacob de Rossel.

* En 1877, bien qu'en ruine, plusieurs bâtiments du château sont clairement identifiables.

* En 1977, la foudre s'abat sur le site. L'état de ruine sera l'avenir de ce château fort.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est possible avec prudence. Le risque de glisser ou de recevoir une pierre est important. Soyez très prudent.

 

Avec beaucoup d'imagination , il est possible de voir le château comme à son origine

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Aie !... Je me suis cogné sur le mur

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Bozouls est située à 35km Est-Sud-Est de Decazeville, à 30km au Nord-Ouest de Séverac le château et à 20km au Nord-Est de Rodez.

     Coordonnées de la maison forte :

44° 25' 54.361" N 2° 40' 43.889" E
 44.431767°  2.678858°

 

La maison forte : 
        L'extérieur :
L'arrivée

   Après avoir visité le château de Bozoul, puis la maison forte d'Aboul, je me dirige légèrement vers le Sud en direction du hameau de Vayssettes pour découvrir un mur. Lentement je suis sa trajectoire pour arriver dans un angle.

Etait ce le rempart extérieur ?

  La ronde tour est elle médiévale ?

La découverte

  Pour mieux comprendre, je prends un peu de recul. Je vois :

* Un mur entourant la propriété,

* Un parc arboré précédent des bâtiments,

* Un corps de logis à l'architecture ancienne mais "troué" de nombreuses fenêtres récentes,

* Une tour circulaire au bout du logis,

* Puis au fond, comme isolée de l'ensemble, une haute et puissante construction.

 

La ronde tour

         Avec ses pierres pauvrement taillées et peu jointives, j'imagine que cette tour n'a point été un lieu de résidence, mais quelques détails vont me contredire.

    Son diamètre me fait comprendre que la construction n'est point une tour-escalier. Sa fenêtre à meneau me laisse à penser que salle(s) d'habitation elle possède.

Quelle surprise !

  En regardant au dessus de la fenêtre, je découvre des consoles sous une petite baie.

Que pensez vous que cela fut ?

1 - Des latrines,

2 - Une bretèche.

 

La magnifique construction
   Derrière la ronde construction, un imposant bâtiment me fascine. C'est une tour parallélépipédique ressemblant à un donjon. Bien que partiellement arasée et très modernisée, elle garde les fantômes de mâchicoulis.

 

        L'intérieur :
   La propriété privée n'est pas visitable. Je tourne les talons pour découvrir une autre beauté médiévale Aveyronnaise quand une gravure attire mon attention.

Quelle est la signification de ces inscriptions ?

 

 

Histoire de la maison forte :

* En 1223, Durant Austruy possède la tour de Vaysettes. Il rend hommage au Comte (voir titre de noblesse) de Rodez.

* Au 14ème siècle, le site fortifié appartient toujours à la famille Austruy.

* A la fin du 14ème siècle, le Comte Bernard d'Armagnac donne en garde la maison forte de Vaysette aux Capitaines Bardet et Foulquier.

* En 1404, Pierre Vernet, héraut d'armes du Roi, exige la restitution du site au Roi.

* Au 15ème siècle, la famille Austruy est toujours propriétaire du site.

* En 1575, le site est cédé à Georges Colomb.

* A la fin du 16ème siècle, la propriété appartient à Antoine Glandières.

* En 1604, Mathieu Guieysse est le nouveau propriétaire.

* En 1725, la famille Rodat-Delon possède le domaine.

* En 1759, le site est possession de la famille Pons de Vaysettes.

* En 1809, le domaine comporte 20 boeufs.

* En 1839, Philippe de Bancarel, veuf de Pauline Pons, vend le domaine à Laurens André habitant Rodez.

* En 1906, la bergerie est détruite par un incendie.

* En 1923, résident préalablement à Marvejols (voir cette cité fortifiée), Henri Castagnié est le nouveau propriétaire de Vaysettes.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Un bâtiment fortifié presque intemporel

 

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 06:10

 

Département 67 - BAS RHIN

 Une ruine castrale jouant avec les verts feuillages

Le bourg :   

      Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Dambach est située à 10 km de la frontière Allemande et à mi-distance entre Bitche et Wissembourg. Le château est positionné à l'Ouest du village.

   En marchant tranquillement sur le chemin du club Vosgien, vous découvrirez la ruine après 25 minutes de plaisir de la forêt et de ses odeurs.

   Coordonnées du château :

49° 0' 11.225" N 7° 36' 51.318" E
 49.003118°  7.614255°

 

Le château : 

    Extérieur :

Préambule

    Voila une ruine castrale qui n'est pas facile à décrire. D'abord parce qu'elle est semi-troglodyte, ensuite parce que son rôle n'était pas très important au point d'avoir des écrits et des plans détaillés. La documentation étant pauvre, je vais donc vous parler de mes sensations.

 

La découverte

     Ce qui surprend lorsque l'on arrive sur le site, c'est l'immense piton rocheux de 80 mètres de long pour une hauteur de 20 mètres. Il est taillé pour recevoir des poutres et des murs. Tout semble en équilibre. Pour faciliter la compréhension de cette rapide visite, je vous présente le plan du château.

Un escalier taillé dans la roche 

    Intérieur :

La basse-cour

   La basse cour est importante, mais il est impossible de deviner les bâtiments qu'elle contenait. Le long de la paroi, un "couloir" et des marches permettent de monter vers une première plate-forme.

 

L'alimentation en eau

   Au milieu de la montée, une curiosité m'attend : une citerne.

     Ce cercle presque parfait est aujourd'hui recouvert d'un couvercle en rondins de bois pour éviter une chute malencontreuse, mais c'est bien la réserve d'eau du château. D'ailleurs, en regardant la paroi, à droite, il est possible de voir les gouttières de récupération d'eau de pluie. Les encoches dans la paroi devaient supporter les poutres pour les poulies, facilitant la remontée d'une outre.

 

Toujours plus haut !

     Il faut encore grimper pour découvrir les autres salles. Hélas, l'escalier est interrompu et je ne peux pas visiter le donjon et l'habitat du seigneur. Il est possible que ce "vide" soit une protection en cas d'attaque. Une sorte de pont amovible isolant le donjon des assaillants. A moins que ce soit le travail de destruction des Français en 1680.

 

C'est fini

  Mais avant de redescendre, une autre surprise m'attend. Une ouverture circulaire pouvant être obstruée par une planche carrée. Que de questions je me pose :

* Est ce une trappe ?

* Était ce l'entrée d'une salle secrète ?

* Était ce une réserve de nourriture en cas de siège ?

  Je vous laisse trouver la réponse et je repars vers de nouvelles, non pas aventures, mais ruines.

 

Un diaporama de ce château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* En 1155, une famille de petite noblesse est citée. Leurs membres sont vassaux du Duc de Lorraine.
* Vers 1200, il semble qu'un bâtiment fortifié ait été construit sur le rocher par cette famille qui prend le nom de Hohenfels.
* En 1291, le seigneur de Ettenbourg rend hommage pour son château et ses terres.
* Au 13ème siècle, deux puissance familles voisines accaparent tous les territoires par conquêtes et alliances :  les Fleckenstein et les Lichtenberg. Les Ettenbourg n'ont que leur petit château.
* En 1408, la lignée des Ettenbourg s'éteint faute d'héritier male.
* En 1423, le château est détruit par les troupes de Strasbourg et de Haguenau.
* En 1424, le nouveau châtelain, reconstruit partiellement le château. Il est vassal  de l'évêque de Strasbourg.
* En 1451, le château appartient au Comte (voir titre de noblesse) de Lichtenberg.
* En 1480, par héritage le château appartient au Comte de Deux-ponts-Bitche
* Vers 1525, le château est endommagé durant la "guerre des paysans" (voir explication).
* A partir de 1542, il semble que les bâtiments ne soient plus habités.
* En 1570, le dernier Comte Deux-Ponts-Bitche décède sans héritier. Le château appartient maintenant au Comte de Hainau-Lichtenberg.  Il le donne en fief à la famille Eckbrecht de Dürckheim.
* En 1618, début de la guerre de "30 ans". De multiples invasions ravagent le pays.
* En 1630, le château semble être attaqué par les troupes de Louis XIII (voir liste des rois), puis occupé par une petite garnison.
 * En 1648 (le 24 octobre), signature du Traité de Westphalie mettant fin à la guerre de "30 ans". Il semble que les bâtiments ne soient plus habités après cette date.
* Vers 1680, il semblerait que les français conduits par Montclar aient détruit le château (comme d'autres dans la région). Il est toujours la propriété des Eckbrecht de Dürckheim.
* En 1792, le château est vendu comme bien national et semble acheté par la famille Dietrich.
* En 1985, le site est inscrit aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre n'est pas négligeable.

 

600 ans plus tard, les traces creusées par l'homme médiéval sont encore visibles.

 

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 06:30

 

Département 02 - AISNE  (Thiérache)

 

Le bourg :

L'horizon est mon but final !    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Dohis est situé à 40 km au Nord-Est de Laon, à 20km au Sud-Est de Vervins et à 5km au Nord de Rozoy.

   Coordonnées de l'église :

49° 45′ 45.66″ N 4° 8′ 24.64″ E
 49.762684°  4.140177°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

Voyez vous au loin cette merveille ?

Ne me dites pas "Non, Chevalier".

Regardez mieux, là bas.

"Je ne vois rien Chevalier !"

  Diantre, après toutes ces années à partager ensemble les sites les plus reculés et les ruines les plus mystérieuses, vous n'avez pas aiguisé votre 6ème sens !

    Prenez ces jumelles et regardez attentivement.

"Oui, Chevalier, il y a quelque chose !"

 

L'enquête commence

    En arrivant dans le bourg, je n'ai aucun doute sur la présence de systèmes défensifs sur cette église. La vue satellite confirme ma première sensation.  Il y a d'abord cette porte fortifiée qui faisait certainement office de rempart (mais il faut que je me méfie de mon imagination fertile).

Y aurait il une tourelle au dessus ? 

La brique est partout

   Comme beaucoup de constructions en Picardie, la dominante rouge due à la brique s'impose. Mais la pierre n'est pas absente :

  * D'abord autour des canonnières (nombreuses sur plusieurs niveaux).

  * Et sur les arquebusières haut perchées sur les échauguettes (voir vocabulaire).

  * Puis à la base de certaines façades (consolidation ou appui sur le bâtiment primitif ?).

  * Enfin dans l'encadrement des portes et fenêtres (pour les sculptures certainement).

 

Le clocher-donjon

   La puissance de l'église s'exprime surtout par l'imposant clocher carré ressemblant à un donjon de château fort. Cette blanche tour comporte des ouvertures prouvant la présence d'une salle de repli en partie haute.

Et comment accède t on à cette salle ?

  Évidemment par une tour escalier extérieur comportant des fentes de lumière pouvant aussi servir de fentes de tir.

 

Particularité architecturale du clocher

     L'imposant clocher possède une flèche "torsadée" que les architectes nomment  : Clocher Tors ou clocher flamme.

  La petitesse de la toiture crée une illusion de pans toujours parallèles.

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 14ème siècle, construction d'une église (à vérifier).
* Au 16ème siècle, construction de la grosse tour ronde en brique.
* Au 18ème siècle, modification de l'architecture de l'église.
* En 1866, construction des bas cotés longeant la nef.
* En 1932, les tours de défense de l'église sont inscrites aux Monuments Historiques.
* En 1989, façades et toitures sont inscrites aux Monuments Historiques.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à la Nativité-de-la-Sainte-Vierge) est libre et gratuite. La visite du clocher et des fortifications est interdite. 

 

Le dessin tenterait il de cacher la canonnière ?

 

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 06:05

 

Département 12 - AVEYRON

 Que sentez vous ?.. La vieille pierre ou les fleurs ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Salles la Source est située à 80km à l'Est de Cahors, à 70km au Sud-Ouest de Saint Flour et à 15km au Nord-Nord-Ouest de Rodez.

     Coordonnées du château :

44° 27' 50.6" N 2° 33' 33.4" E
 44.464064°  2.559294°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

   A 5km au Nord-Est de Salles La Source, le hameau de Cadayrac offre un calme apaisant. Mais je ne suis pas venu pour une ambiance Zen mais une construction guerrière.

     En arrivant devant cette construction en pierres foncées, je suis sous le charme. Certes, ce bâtiment n'a pas la puissance d'un château Comtal par exemple, ni celle d'un fort de garde, mais elle a su garder son âme médiévale tout en offrant un confort moderne :Chemin de ronde et mâchicoulis

* Les tours d'angle ont été arasées,

* Elles ont perdu leur système défensif,

* La courtine aussi a été modernisée,

* Le sommet comporte des lucarnes à fronton,

* Mais les mâchicoulis avec le chemin de ronde sont encore visibles.

 

Une autre tour

   Lentement je contourne la propriété pour découvrir une autre courtine avec mâchicoulis et à son extrémité gauche, une puissante tour parallélépipédique.

  Bien que les pierres des cotés ne soient pas irréprochables en type de taille et dimensions, les parements d'angle sont (presque) parfaits. Je ne distingue aucun système défensif mais il semble évident (en observant les pierres sous le toit) que la tour a été arasée.

 Mon âme de touriste se laisse bercer par les couleurs

Une entrée fortifiée

   Soudain je me retrouve devant le portail d'entrée. Même si elle n'a point gardé son vantail, sa herse et peut être un pont-levis (bien que cela soit supposition de ma part) quelques détails me prouvent que cette entrée fut fortifiée.

Avez vous remarqué ces encorbellements ?

 Je pressens que cela était une bretèche (voir vocabulaire).

 

Je m'avance respectueusement

    Tout en respectant le silence du lieu et la propriété privée, je me contorsionne pour mieux voir comprendre l'architecture de ce site remarquable.

  Le château est composé :

* De 4 bâtiments en équerre,

* Protégés aux angles par des tours rondes,

* Les bâtiments encerclent une cour intérieure.

   Evidemment, vous avez remarqué qu'un des cotés a disparu. Ce qui est une chance puisque je peux entrapercevoir la cour et ses aménagements.

  Voila un site qui ne renie pas son origine médiévale

La cour vue de loin

   Faire la cour à une cour est un exercice que je me dois de réussir pour mieux la comprendre puis la regarder et enfin l'admirer.

Saviez vous que j'approche les châteaux comme les damoiselles ... Et réciproquement ?

* Sur la gauche, le bâtiment accolé à une tour possède des mâchicoulis intérieurs.

* A sa droite, le bâtiment d'habitation est plus sage avec ses fenêtres à meneaux en croix.

* En observant la globalité de la façade, je remarque 2 hautes ouvertures :

- Celle de gauche mène à l'extérieur (c'est ce que j'imagine).

- Celle de droite montre un escalier droit.

 

        L'intérieur :
  Le site est une propriété privée non visitable. Je me retire sur la pointe de mes chausses en espérant ne point avoir perturbé les propriétaires ainsi que les gentils fantômes peuplant les sites médiévaux.

 

 

Histoire du château :

* A l'époque Romaine, un Temple et un théâtre sont construits à une portée de flèche de là.

* A la fin du 14ème siècle, le château et les terres sont apportés en dot par Richarde de Saint Paul à la famille Moret.

* En 1420, le propriétaire se nomme : Raymont de Murat de Lestang.

* En 1467, Jean Pilos demeure au château.

* A la fin du 15ème siècle, le château est échangé contre le domaine de Vayssette. C'est ainsi que Cadayrac entre dans le domaine Royal.

* En 1485, Hugues Masnau est gardien du château.

* En 1523, Antoine Branguier est seigneur de Cadayrac.

* Au 16ème siècle, les bâtiments sont aménagés pour plus de confort. De lucarnes sot contruites au derniers étages.

* En 1551, Jean de Branguier est seigneur de Cadayrac.

* En 1584, Antoine de Moret  vend le château à Vital d'Izarn.

* En 1587, Antoine de Moret rachète le château.

* Au milieu du 17ème siècle, Isabeau de Séneterre mariée à François de Tullier possède le château.

* Durant le 3ème quart du 17ème siècle, après son veuvage, Isabeau épouse Arnaud de Cadrieu.

* En 1678, Isabeau vend le château à la famille Moly des Ondes (à vérifier).

* Vers 1792, les Révolutionnaires s'emparent du château et le vendent comme Bien National.

* Au 21ème siècle, le château et les terres appartiennent à plusieurs familles en même temps. Cette copropriété est dévastatrice pour le château qui subit de nombreuses modifications et mutilations.

* Au 21ème siècle, la découverte silencieuse de l'extérieur est libre et gratuite depuis les ruelles. La visite de l'intérieur est interdite. Veuillez respecter la tranquillité de ses habitants.

 

Voila une construction massive et élégante... Quel mariage !

 

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 06:30

 

Département :   50 - MANCHE

 

Survolant la nature, l'église m'appelle

Le bourg :

   Situation  (--> le voir sur une carte)

        Le village Surville est situé à 90km à l'Ouest-Nord-Ouest de Caen, 40km au Sud-Sud-Ouest de Cherbourg et à 30km à l'Ouest de Carentan.

    L'église et son petit cimetière sont situés à 600m au Sud-Ouest de Surville.

   Coordonnées :

49° 17′ 0″ N 1° 38′ 53″ W
  49.283333°   -1.648056°

 

L'église :

      L'extérieur

Préambule

  Durant l'hiver, je lis et ingurgite beaucoup de livres. Parfois, j'en lis tant qu'il m'arrive de confondre les noms des bourgs ou des départements.

   Il existe en France 3 villages portant ce nom, c'est donc un Chevalier Dauphinois plein de doutes qui découvre ce village côtier de la Manche.

 

Premières sensations

     Dans cette terre plate, je distingue sans aucune difficulté au loin le haut clocher dans un écrin de verdure. Sa position éloignée du village est surprenante. Étant proche de la mer, je me pose une question :

Ce clocher était il une vigie surveillant l'immensité bleue ?

  Est ce un clocher fortifié ? 

La découverte commence

      Au croisement de 2 routes, le cimetière entouré d'un petit muret encadre l'église dont l'architecture semble classique.

  Rapidement, je constate que, si le site a été fortifié, il n'en garde aucune trace sur la nef. En dessous du toit, point de de salle de repli est visible.

   Sur le chevet plat a été greffé une sacristie qui ne comporte point de système défensif. Je me demande si, à l'autre extrémité, le clocher n'est pas la construction fortifiée qui m'a fait venir en ce lieu.

 

 Est ce un clocher fortifié ? 

    Je contourne l'église pour mieux admirer le clocher sur tous les angles. La partie basse ne comporte qu'une ouverture de lumière qui semble assez récente. Le plus intéressant est incontestablement en haut du clocher.

Que voyez vous ?

  1 - Des fentes verticales sur 2 niveaux ressemblant à des archères (voir vocabulaire). Mais en observant mieux, je constate qu'elles comportent des morceaux de bois rappelant des abat-sons.

Sont ce des archères recyclées ?

  2 - Une construction en encorbellement rappelant des mâchicoulis (voir vocabulaire). Curieusement il n'y a aucun orifice défensif en dessous.

Est ce une imitation de bandes lombardes ?

  3 - Au dessus des faux mâchicoulis, il y a des pierres plates posées comme des rigoles.

Est ce pour évacuer l'eau de pluie ou pour déverser un liquide bouillant sur les attaquants ?

 

Ai je résolu le mystère ?

    L'archéologue Frédérique Scuvée affirme que cette église est fortifiée. Je regarde mieux le haut du clocher. Je prends un peu de recul pour comprendre et... je crois avoir trouvé.

A - Cette église possède une double plate-forme pour guetter.

B - Ses fentes sur les 4 faces ont du servir à défendre par de rudimentaires systèmes de jet.

C - Les faux mâchicoulis devaient être un trompe l'oeil.

Que pensez vous de ma déduction ?

 

    L'intérieur :

      Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Je me console en regardant le plat pays.. qui est le mien durant ces vacances.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 13ème siècle (?), construction de l'église.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame) est libre et gratuite.La visite du clocher est interdite.

 

Un plat pays qui plairait Brel !

 

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 06:30

 

Département :  36 - INDRE

 

La ville « Sans franchir la porte, on peut connaître le monde.» Lao-Tseu

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune d'Issoudun est située à 35km au Sud-Ouest de Bourges, à 30km au Sud de Vierzon et à 25km au Nord-Est de Châteauroux.

   Coordonnée du château :

46° 56' 52.116" N 1° 59' 23.215" E
 46.94781°  1.989782°

 

    Toponymie :   (--> voir initiation)

Issoudun serait l'association de deux mots Celte : 

  * Dun ou Dunum, signifie "Fortification, enceinte, citadelle".

  * Uxellos, signifie "Elevé".

--> Issoudun aurait donc été une enceinte fortifiée bâtie sur une hauteur.

 

Le bourg fortifié

     L'extérieur :

Le rêve

Saviez vous que votre Chevalier rêve ?

  Je pressens votre réponse : "Evidemment !... Il rêve de châteaux forts et de belles princesses."

     Curieusement, ce ne sont point ces sujets qui ont surgi durant la nuit. Je ne sais pas ce que mon inconscient recèle mais la veille de découvrir la cité d'Issoudun, mes pensées nocturnes furent pour une porte en bois avec des clous fendeurs de fil de hache. Puis, je vis une serrure rouillée dont la clé (du rêve ?) ne m'avait point été donnée.

Etait ce prémonitoire ?

Fortifié fut ce bourg il y a bien longtemps 

Une porte fortifiée

    Pour découvrir cette vieille coté, je laisse mon destrier à l'extérieur et j'arpente rues et ruelles en espérant découvrir les secrets d'Issoudun.

   Cela commence par la rencontre avec une porte fortifiée. Classiquement, cette entrée est protégée par deux tours rondes reliées par un corps de garde sur deux niveaux.

  J'ai osé écrire "classiquement", mais ce terme n'est point péjoratif pour un amoureux des constructions médiévales comme moi. Cela signifie que les architectes ont prix toutes les astuces connues à leur époque pour empêcher les vils envahisseurs d'ennuyer les habitants.

    Certains d'entre vous vont rétorquer :

"Chevalier, je ne voir point de bretèche, ni de mâchicoulis (voir vocabulaire). Le système défensif est donc minimal !"

   Raison vous avez, le temps et la modernité ont certainement supprimé quelques détails, mais regardez la tour à droite.

 

Analyse de la porte nommée : Le Beffroi

    Sur la hauteur, les rangées de pierres verticales sont magnifiquement appareillées en "carreau et boutisse" avec des joints de lit  parfaits.

  Au dessus des ouvertures carrées, un arc de décharge répartit le poids pour alléger le linteau.

Aviez vous remarqué, sur la hauteur, les trous pour armes à feu ?

  Le vieux rempart tente de survivre à la modernité 

Rempart de la ville

   En me dirigeant vers mon graal, je remarque sur la gauche les restes imposants du rempart médiéval. Même si des fenêtres ont été ouvertes, le mur vertical en pierres et la tour flanque évasée à sa base ne me laissent aucun doute sur la fonction défensive.

   Certaines parties très abîmées ont subi un lifting qui n'a point défloré l'âge de la belle.

Avez vous remarqué la construction en encorbellement ?

Que pensez vous que cela fut ?

1 - Un vestige de latrines ?

2 - Des restes de mâchicoulis ?

3 - Des consoles pour une bretèche ?

 

     L'intérieur :

  Hélas, les tours de la porte fortifiée sont interdites à la visite.

 

 

La tour blanche 

     L'extérieur :

La découverte

    Posée au sommet d'une motte haute de 15 mètres, la Tour Blanche (nom donné pour la couleur de la pierre et non pour une blanche personne enfermée) m'impressionne. Haute de 27 mètres, cette puissante construction a un diamètre extérieur à la base de 15m et aurait des murs de 4 mètres d'épaisseur.

  Pensez vous que cette tour soit ronde ou en fer à cheval ?

Rapide analyse

 * Au sommet, point de crénelage mais des trous de boulin (voir vocabulaire) ayant certainement supporter des hourds.

 * Sur les parois, je suis surpris de ne pas voir d'archère et encore moins de bouche à feu.

 * Les pierres sont correctement taillées et magnifiquement jointives.

 * En contournant la construction, je remarque une "sorte" d'angle.

Point ronde serait la tour ?

 * Je cherche la réponse à cet angle en continuant mon contournement.

Diantre ... Que c'est mystérieux !

   En réalité, point d'énigme il y a. Lorsqu'une construction est face à un ennemi, lorsque l'un de ses cotés est en face du point d'attaque, il est classique de le renforcer.

   Je vous révèle le secret architectural dans ce plan en vue de dessus. La solution pour renforcer cette tour est un "bec".

 

     L'intérieur :

   Hélas, la tour est fermée ce jour, je ne pourrai point monter les 150 marches de l'escalier pour admirer le paysage à 360°.

  Je me console en :

1 - En regardant la vue en coupe transversale de la tour. Elle montre :

* Cinq étages dont 4 planéifiés,

* Les  2 premier ont une forme circulaire

* Les 3 suivants affichent un octogone,

* Le 3ème étage possède une voûte en ogive qui retombe sur des colonnettes.

* La pièce du 3ème étage est éclairée par 2 ouvertures et possède une cheminée.

2 - Puis en admirant le panorama sur 120°.

 

 

Histoire de la ville et du château :

* En 1187, le roi de France Philippe Auguste s'empare d'Issoudun qui est à la frontière avec le Berry des Anglois.

* A la fin du 12ème siècle, construction d'un rempart et d'une tour de défense. 

* En 1195, Richard Coeur de Lion (Comte de Poitiers et Duc d'Aquitaine) s'empare du bourg. Il ordonne la construction d'un rempart autour de la ville. Début de construction de la Tour Blanche.

* En 1199, Richard 1er d'Angleterre décède. Qui règnera sur la ville  ?

Jean Sans Terre ou le Roi de France ?

* En 1200, au traité de Goulet, Issoudun revient à la couronne de France.

* En ce début de 13ème siècle, les travaux de la Tour Blanche sont dirigés/demandés par le Roi de France (voir liste).

* En 1202, la Tour Blanche est terminée.

* Au 15ème siècle, les portes fortifiées sont modifiées pour permettre le tir avec armes à feu.

* En 1840, la Tour Blanche est classée aux Monuments Historiques.

* Durant la 1ère guerre mondiale, les tours de la porte fortifiée sont transformées en prison.

* En 1986, les restes du rempart médiéval de la ville sont inscrits aux Monuments Historiques.
* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de la porte fortifiée puis de la Tour Blanche est libre et gratuite. La visite de l'intérieur de la Tour Blanche est payante. Renseignez vous sur les horaires.

 

Inaccessible est ce donjon en cette fin de 20ème siècle

 

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