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Ombre et lumière

1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 07:30

 

Département  40 - LANDES
 

Le bourg :

La tour médiévale côtoie les maisons modernes   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Roquefort des Landes est située à 22km au Nord-Est de Mont de Marsan et à 16km au Nord de Villeneuve de Marsan.

   Coordonnées du bourg : 

44° 2′ 3″ N 0° 19′ 17″ W
 44.034167°  -0.321389°

 

   Toponymie :   (petite initiation)

      L'explication sur l'origine du nom est évidente. Un château fort sur un roc donne : Roquefort.  

 

Les remparts :

    L'extérieur :

Mes interrogations

    La révolution Française à partir de 1789 a été très destructrice de châteaux, mais le 19ème siècle avec sa révolution industrielle a donné aux responsables des bourgs l'envie de tout moderniser, par conséquent de détruire les vieilles fortifications du passé.

   C'est pour cette raison que je suis toujours sceptique lors de mes visites de bourgs fortifiés.

Reste-t-il quelques traces médiévales dans ce bourg moderne ?

 

L'enquête commence

    En arrivant, je suis heureux de voir une tour ronde. Il parait évident que les maisons peintes étaient des murs de rempart il y a quelques siècles.

    En regardant mieux le sommet de la tour, je crois voir des trous pour arme à feu. J'ai déjà vu ce système défensif dans une autre tour en contrebas du bourg.

  Le temps a égratigné ces vieilles pierres

Les remparts

    Pour voir les fortifications d'un bourg, il faut suivre les traces "rectilignes" et anguleuses laissées par les architectes. Dans le centre ville (situé sur un plateau) les vestiges sont rares, mais en descendant vers la rivière mes yeux clignotent de joie.

  Les murs ont été plusieurs fois réparés, signes de grandes activités guerrières. Pourtant je ne distingue aucune trace de crénelage, mâchicoulis, bretèche ou archère (voir vocabulaire).

   La faible hauteur du rempart me permet de voir son épaisseur. Elle parait faible pour résister à des boulet de canon.

Ses remparts n'auraient donc pas évolué depuis le 12ème siècle ?

 

Ne reste-t-il que des pans de mur ?

     Soudain, peut être pour rendre le site plus bucolique grâce à la présence de la rivière, le mur disparaît au profit de traces au sol. Mais quelques mètres plus loin, l'alignement de pierres construites recommence, sans qu'aucun indice de datation apparaisse. Souvent, les habitations ont remplacé les murs défensifs.

 

    L'intérieur :

        Les remparts ont été transformés en habitation. Ces propriétés privées ne sont pas visitable. Mais il est possible de monter en haut d'un rempart et d'admirer la vue sur la rivière.

 


Histoire du bourg :

* Au 8ème ou 9ème siècle, regroupement de plusieurs maisons créant ainsi le premier village.
* Au 10ème siècle, Laubaner, Vicomte (voir titre de noblesse) de Marsan, fait construire un château sur un petit promontoire rocheux entre les rivières Doulouse et Estampon.
* Au 11ème siècle, un pont est construit facilitant la circulation, le commerce et le paiement d'une taxe (?). Le petit bourg est une des étapes sur la route de Compostelle.
* Au 12ème siècle (1133 ?), création d'un Castelnau. Des fortifications entourent l'ensemble protégeant un château en pierre.
* En 1357, Gaston Phébus, Vicomte de Marsan, établit une bastide.
* En 1526, François Ier (voir liste des rois) visite le bourg.
* En 1660, de retour de son voyage à Saint Jean de Luz, Anne d'Autriche s'arrête à Roquefort.
* En 1808, Napoléon passe à Roquefort.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur des remparts est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des tours du rempart est interdite.

 

Paisible est ce lieu au 21ème siècle

 

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 07:30
     
michel-j-01     Cet article est très spécial : Il est l'oeuvre d'un passionné ayant comme pseudo : " M. J.". Comme moi, il est fou de châteaux, aussi bien d'époque médiévale que renaissance. C'est aussi un passionné d'architecture et d'art. Il m'a proposé d'écrire quelques articles sur mon modeste blog.

     J'ai évidemment accepté. J'adore échanger sur les châteaux forts. Je suis fier de l'avoir dans ce "bateau" qui navigue à travers le temps !

   Croyez moi, vous allez découvrir un monde différent du mien, un ressenti plus architectural.

Faites lui un formidable accueil. 

 

michel-j-02  

 

Département 14 - CALVADOS

 Le rempart ne semble pas imprenable

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

       La commune de Saint Germain de Livet est située à 40km Est-Sud-Est de Caen, à 28km à l'Ouest de Bernay et à 7km au Sud de Lizieux.

   Coordonnées du château :

49° 5' 21.7" N 0° 12' 56.376" E
 49.089361°  0.21566°

 

Le château :

     L'extérieur :

Préambule du Chevalier

  Le but de ce blog est de vous montrer des constructions médiévales fortifiées.

    Evidemment, je visite aussi des châteaux d'époques plus récentes, mais je me suis imposé à ne point les faire figurer dans ce blog.

Pourtant, aujourd'hui, ce château va vous étonner par sa "jeunesse" architecturale.

   Je n'ai pas changé de thème, mais je considère que mes articles sont ouverts à toutes les constructions dont une pierre a été posée avant 1492, date théorique de la fin du Moyen Âge en France. C'est le cas pour ce château.

J'espère que ce choc ne vous sera pas fatal.

 Je laisse maintenant la place à messire M.J.

 

Savoir regarder

     Ce château est une jolie merveille isolée des routes principales et presque anonymement cachée en bordure d'une petite route.

  S'il n'y avait pas un panneau et une porte entrouverte, le touriste non attentif passerait sans prendre le temps de la visite.

5 siècles d'architecture s'offrent à mes yeux de gamin rêveur 

La découverte

   L'arrivée au domaine :

* Sur la droite le pignon du manoir, construit à partir de 1462.

* Au centre le pavillon d'entrée du château Renaissance bâtit de 1560 à 1580,

* Dans son prolongement, le corps de logis.

 

La façade

    Bien que cela ne fût plus de mise en 1560, le pavillon d'entrée était toutefois nanti d'un pont-levis dont on distingue encore l'empreinte des bras.

    C'est en tout cas un remarquable bâtiment, typique de la Renaissance en Pays d'Auge. Maçonné en damier de pierre et brique vernissée de couleur verte, il laisse apparaître les motifs sculptés classiques de la Renaissance :

* Frises et cordons enjolivés de rosaces,

* Niches de part et d'autre de la fenêtre de l'étage

* Surmontée d'une grande lucarne dans le toit en hache,

* Colonnes et entablement encadrant la voûte en plein cintre du rez-de-chaussée.

 Deux minces tourelles, traitées de même manière, soulignent l'élancement de l'édifice.

    Les mêmes matériaux se poursuivent sur la galerie qui lui fait suite sur sa gauche, avec sa couverture en tuiles vernissées. La façade est agrémentée de deux lignes de minuscules fenêtres et d'oculi, alternant avec des niches à l'étage.

   La grosse tour ronde d'extrémité est maçonnée en brique et pierre, coiffée d'un important toit en poivrière reposant sur une corniche à modillons.

 

  Je prends ma récréation dans cette cour

Coté cour

   Coté cour, le bâtiment intermédiaire offre une autre architecture, inspirée de la Renaissance italienne.

   Elle se présente sous la forme de deux galeries superposées. Celle de l'étage est fermée, alors qu'au rez-de-chaussée elle est une suite ouverte d'arcades en voûtes surbaissées.

 

Le manoir

   Raccordé au château par une petite galerie en bois, le manoir de la seconde moitié du 15ème siècle est une belle construction à colombage sur un soubassement de pierre.

   Le mariage de ces deux styles de construction est mis en valeur par son environnement d'eau.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction d'un château de forme pentagonale et entouré de douves. Il est possession du seigneur de Tyrel (à vérifier).

* Au début du 15ème siècle, aux heures les plus noires de la guerre de Cent-Ans, le propriétaire du château, Gilbert Louvet, prend une décision que l'histoire démontra fâcheuse. Il décide de se rallier au roi (voir titre de noblesse) d'Angleterre Henri VI.

* Quelques temps plus tard, le château est investi par les troupes du roi de France (voir liste), Charles VII.

* En 1462, la guerre passée, Jeanne Louvet (fille du Baron de Livet) et son mari, Pierre de Tournebu (seigneur de La Vacherie), s'installent en 1462. Ils font bâtir un grand manoir à pans de bois avec son colombier et dépendances.

* Au milieu du 16ème siècle (1560), leur descendant, Jean de Tournebu et son épouse, Marie de Croismare, y accolent le pavillon d'entrée, une galerie attenante, épaulée à son extrémité par une forte tour circulaire, dans le plus pur style Renaissance.

* En 1580, fin des importants travaux.

* Au 17ème siècle (?), la famille Tournebu vend le château qui passe à la suite en de diverses mains.

* Au début du 20ème siècle, les derniers propriétaires privés, M. et Mme Pillaut, meublent et restaurent le château.

* En 1924, une partie du château est classée aux Monuments Historiques.

* En 1957, les propriétaires lèguent le site à la ville de Lizieux.

* En 1963, certaines parties du château sont inscrites aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route. La visite du parc et de l'intérieur est payante. Renseignez vous sur les jours et horaires d'ouverture.

 

Le miroir des siècles illumine ce vieux château à damiers

 

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 07:05

 

Département 30 - GARD

  Chantez avec moi : "Il m'a dit d'aller siffler là haut sur la colline.."

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Belvézet est située à 30km au Nord de Nîmes, à 25km à l'Est-Sud-Est d'Alès et à 10km au Nord-Ouest d'Uzès.

     Coordonnées du château :

44° 4' 59"  N 4° 21' 23" E
 44.083193058°  4.35640097°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

* Depuis le bourg de Belvézet, en regardant vers le Sud-Ouest, une masse grise apparaît au dessus des grands arbres.

* Il ne m'en faut pas plus pour partir à l'aventure vers cette construction d'un autre temps.

* En cette belle journée de fin septembre, la végétation me renvoie les odeurs agréables qui me font oublier la montée rocailleuse.

* Soudain, comme par miracle, un mur s'approche de moi (à moins que ce soit le contraire).

 Je dois sortir une loupe pour étudier chaque pierre

Des murmures de mur

* Au milieu de ces pans de murs oubliés, je me sens comme chez moi.

* Certains comportent des trous de boulin (voir vocabulaire) me faisant penser à des hourdages ou une passerelle en bois.

* L'épaisseur des murs du rempart (?) m'impressionne.

Pourquoi ose je dire : Rempart ?

*  En prenant un peu de recul, je vous donne/montre la réponse.

* Les murs en équerre entourent et protègent une haute tour.

"Nous ne voyons pas correctement la tour, Chevalier" me soufflez vous

"Peux tu mieux nous la faire découvrir ?"

Vos désirs sont des ordres.

La voici (après le plan)

 

Le plan ... inconnu

* Avant de vous faire découvrir la tour, je vous présente un plan du château.

* Je l'ai trouvé par hasard plusieurs années après la visite de la ruine de Belvézet.

* Je n'en connais ni l'auteur ni l'année de création.

* De nombreux bâtiments encerclant la tour m'interpellent.

* Il faudra que je retourne en ce lieu pour mieux comprendre.

 

La rigueur médiévale est la caractéristique de la tour-donjon

La tour, prends garde, j'arrive

* Au sommet, les trous de boulin alignés me font imaginer un hourdage.

* Les seules traces encore visibles de systèmes défensifs sont de petites archères droites. Cette tour n'a donc point évolué après le 13ème siècle.

* L'ouverture à plusieurs mètres du sol semble être l'entrée principale de la tour. L'ascension devait être réalisée par une échelle et une passerelle en bois (dont les multiples trous carrés confirment ma supputation).

 

        L'intérieur :

Hauteur et rigueur

* Par une ouverture au rez de chaussée, la tour m'invite à la découvrir.

*  Le mur a une épaisseur 1,20 mètre.

* La pièce est éclairée par un puits de lumière.

* Les trous de poutre marquent les étages.

* Au plafond de la salle supérieure, l'orifice permettant d'accéder à l'étage supérieure par une échelle.

 

 

C'est la fin

* J'ai faim d'elle, mais elle me quémande de sortir.

* Comme pour toutes les princesses, la tour a besoin de temps pour que je l'apprivoise.

* Je ressors en n'oubliant pas d'admirer l'autre richesse d'une ruine : Le panorama.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 12ème siècle, construction du château. Il est possession des Vicomtes (voir titre de noblesse)  d'Uzès.

* Au 13ème siècle, les Vicomtes d'Uzès séjournent parfois au château pour chasser dans les bois alentours.

* En 1383, le château est attaqué puis détruit partiellement par les Tuchins.

* Au 15ème siècle, le site est abandonné.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en prenant soin de ne pas glisser sur les perres au sol. La visite de l'intérieur est possible en respectant les règles de sécurité. Le risque de recevoir une pierre existe. Soyez très prudents.

 

Ceci n'est point un pont, mais la voûte d'une salle inaccessible

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 07:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Est ce le graal de ma matinée ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Brommat est située à 50km au Nord de Rodez, à 38km au Sud-Ouest de Saint Flour et à 20km au Sud-Est de d'Aurillac.

     Coordonnées de la maison forte :

44° 49' 48.256" N
2° 41' 0.521" E
 44.830071°
 2.683478°

 

La maison forte : 
        L'extérieur :
La découverte

   En arrivant dans le bourg, j'emprunte une route en légère montée en direction du point le plus élevé. Au sommet, je distingue une solide maison. Bien que massive, elle me semble assez banale.

Ma documentation m'aurait elle trahi ?

  Est ce un clocher fortifié ?

Je suis vigilant
    Je contourne l'ensemble par la gauche et mes yeux de castellologue-amateur n'en reviennent pas.

Une église fortifiée !

  Après ce moment de surprise, je me calme et j'observe :

- La nef qui ne semble point posséder d'archère.

- Le chevet qui ne porte point de salle de repli.

- Puis le clocher. Certes sa forme est curieuse, mais cela ne justifie pas qu'il fut fortifié.

  Peut être suis je en face d'une tour de guet pour sonner le tocsin.

 

Derrière l'église

    Le massif bâtiment déjà vu depuis le bas de la commune s'offre maintenant à moi. Il ne semble pas comporter de système défensif.

  De loin, je vois un bâtiment quadrangulaire de 3 étages sur rez de chaussée.  En contournant la construction, je remarque que de nombreuses fenêtres à meneaux en croix cassent la rigueur de la façade.

Ce bâtiment fut soit le donjon modernisé, soit l'habitat.

  Est ce une tour défensive ?

La tour extérieure
    La construction flanque n'est point une tour défensive mais une tour-escalier (c'est ce que je suppose grâce aux ouvertures et à sa position). La qualité du parement d'angle trahit un bâtiment "seigneurial".

 

Un début de vérité

    Ne comprenant pas cette construction et pensant que je me sois fourvoyé dans la recherche de ce site sans système défensif, je plonge dans mon livre pour tenter de comprendre mon erreur.

Diantre... je comprends !

 

Point d'erreur j'ai commise

    En réalité, le bâtiment sous mes yeux semble être le logis du "fermier". Le château (ou la maison forte initiale) ayant été volontairement détruit(e), seuls subsistent les bâtiments annexes.

  Je comprends l'absence d'archère (entre autre).

 

        L'intérieur :
Deux portes

   Pour entrer dans le bâtiment il faut 2 conditions :

1 - Une porte (quelle chance il y en à 2),

2 - Des propriétaires acceptant un visiteur (là est le problème).

 

Respectueux je suis

    Lentement je m'approche en quémandant le droit de voir, mais aucune voix me répond. J'ose, sans entrer, pendre quelques images de l'intérieur qui semble être en "reconstruction" :

1 - Deux portes en rez de chaussée facilitent la circulation.

2 - Celle de gauche, entrant dans la tour-escalier, possède un blason abimé.

3 - L'escalier à vis ne tourne pas dans le sens de la sécurité du défenseur.

4 - Deux entrées dans deux salles (caves ?).

5 - Quelques belles sculptures égayent les murs vides.

6 - Dans la cour, un petit puits a du désaltérer ses habitants.

 

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Histoire de la maison forte :

* Au début du 14ème siècle, l'Abbaye de Conques fait construire un "château" ou une maison forte.

* En 1537, après la sécularisation de l'Abbaye de Conques, les abbés ne s'occupent plus des bâtiments mais cherchent simplement à rentabiliser les terres.

* En 1582, durant la Guerre de Religion, les protestants de Mur de Barrez attaquent et pillent Brommat.

* En 1675, Antoine d'Humières, sieur des Palières, habite le site.

* Durant la deuxième moitié du 18ème siècle, le Roi de France (voir liste) autorise la démolition de 4 "châteaux" appartenant à l'Abbaye de Conques : Brommat, Lunel, Sagnes et Tichan. Cette autorisation est assujettie à l'ordre de consolider ou d'aménager un habitat pour les fermiers et un bâtiment pour les récoltes.

* En 1790, le site est partiellement démoli à cause de son état de ruine (par exemple : L'escalier ayant disparu, une échelle est nécessaire pour monter à l'étage).

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur de cette propriété privée est interdite.

 

Visiteur : Ceci est un toit pour toi !

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 07:05

 

Département 24 - DORDOGNE

 Est ce le château de Lostanges ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Sainte Alvère est située à 35km au Nord-Est de Bergerac, à 30km au Sud-Sud-Est de Périgueux et à 20km à l'Ouest de Les Eyzies (voir son église).

   Coordonnées du château :

44° 56' 48" N 0° 48' 32" E
 44.9466842°  0.80905070°

 

Le château :

     L'extérieur :

Le bourg fortifié

      En arrivant proche du centre ville, je remarque une puissante tour. Bien qu'elle n'ait point gardé de système défensif comme fente de tir ou mâchicoulis (voir vocabulaire) je pressens qu'elle eut pour fonction la défense du bourg, à moins que cela fut l'une des défenses externes (rempart) d'un puissant château.

Une tour d'angle nommée : Tour des Dames     Un peu plus loin, bien coincé entre des murs arasés du rempart, son autre consoeur m'attend. Cette construction porte le doux nom de : Tour des Dames.

   Pour vérifier si cela est vrai, je toque à la porte. Malgré mes multiples essais, aucune initiative de la part de reine, princesse, damoiselle, servante ou pucelles à m'ouvrir.

 "Le sein dit castel n'est point ici".

 

L'entrée est un dessert

    Souhaitant comprendre, je prends un peu de recul (ceux qui me suivent depuis plusieurs années savent que c'est par une vision globale que je vois mieux les détails... Incroyable n'est il pas ?).

   Au loin, une haute construction parallélépipédique avec des pierres en retrait m'interpelle. En la découvrant, alignée au rempart, la belle m'explique qu'elle fut l'entrée fortifiée il y a de nombreux siècles. Elle a gardé :

* Ses fentes pour les flèches du pont levis,

* Son rainurage pour la herse,

* L'emplacement du double vantail,

* L'emplacement du garde à l'entrée,

* Les canonnières défensives.

 Même la sculpture est en ruine !

Y a-t-il un château ?

* Je désespère de trouver un château quand soudain, un panneau me redonne d'espoir.

* Mais en regardant devant moi, je ne vois.... que du vide ( avec plein d'arbres certes).

* Je tourne les talons (pour rejoindre l'étalon bien sur), quand une beauté apparaît !

 

Chapeau bas pour le chat-haut

* Je suis médusé de voir ce château ruiné (et inversement hihihihi).

* Du château médiéval, il semble qu'il ne reste qu'une tour.... pourtant si instructive.

* Ceci n'était pas le donjon mais une tour flanque dans la courtine (dont la base est visible).

* Elle possède à l'étage, des ouvertures de lumière et même, une ouverture pour un passage.

* Dans l'épaiseur du mur, elle arbore un trou... dont je ne connais pas la fonction.

- Trou de lumière ?... Je doute.

- Archère droite ?.... Je doute car aucun d'ébrasement à l'intérieur.

* Une archère "cruciforme" avec ouverture pour couleuvrine.

Avez vous remarqué une curiosité architecturale ?

- A l'origine, la fente était une archère cruciforme en bêche (c'est à dire que la partie basse et haute avait un ébrasement extérieur pour faciliter le tir lorsque les assaillants étaient proches du pied de la tour ou de la courtine).

- Hors, la pierre de bas a été retournée puis trouée pour l'arme à poudre.

- Curieusement, même la pierre au sommet de l'archère a subit ce retournement et une taille droite.

 

J'ai du fumer de l'herbe... Je vois des vagues vertes !

    L'intérieur :

La pierre me montre ses entrailles

* Dans la tour, je ne distingue aucun détail caractéristique. Pas de sculpture ni de cheminée.

* Seule les vestiges d'un plafond m'informent qu'un ratier devait exister.

 

Les vagues

* Bien qu'étant loin de la mer, je vois des vagues.

* Ces nombreuses bosses sont les traces de salles.

* Que me dites vous ?

"Chevalier, Ce ne sont que des éboulis recouverts d'herbe !"

* Certainement, raison vous avez pour certaines "bosses".

* Mais je suis sur que d'autres sont les départs de mur des salles voûtées.

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle, certains historiens supposent la construction d'un château primitif (à vérifier).

* Au 12ème siècle, construction d'un rempart entourant la ville. Il semblerait qu'une tour exista à l'emplacement de l'actuel château.

* Au 13ème siècle, aménagement d'un château fortifié (à vérifier).

* Au 14ème siècle, "modernisation" du château (à vérifier).

* Au 15ème siècle, "aménagement" probable du château (à vérifier).

* En 1780, restauration du château (à vérifier).

* Vers 1792, les Révolutionnaires rasent les fortifications de la ville.

* Au 19ème siècle, Lakanal ordonne la destruction des ruines du château.

* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine du château est libre et gratuite en respectant les plantations.

 

Une archère canonnière trahissant son siècle de construction

 

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 07:02

 

 

Département 66 - PYRENEES ORIENTALES

 

  Je pressens que les fortifications ont été très modernisées et consolidées

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

          La commune de Saint Hippolyte est située à 45km au Sud de Narbonne, à 10km au Nord-Est de Perpignan et à 8km au Nord-Ouest de Canet en Roussillon (voir son château).

 

     Coordonnées du bourg :

42° 47' 5" N2° 58" 1' E
 42.7847095571° 2.96705961°

 

 

Les fortifications : 

        L'extérieur :

La découverte

* Mon destrier me dépose proche d'une ronde tour et me dit : "Va visiter ce Carcassonne miniature !"

* Recevoir des ordres d'un quadrupède n'est point agréable en ce petit matin d'avril un peu frais.

* Ne comprenant point comment une simple tour sans système défensif peut être le symbole d'une cité fortifiée, je prends un peu de recul.

* La tour n'est point ronde mais oblongue.

* En notre siècle, elle sert d'habitat. Aucune archère ni mâchicoulis (voir vocabulaire) n'est visible.

 

 

Je cherche des indices

0 - Plus loin, je vois un mur de faible hauteur.

1 - Il est dépourvu de système défensif.

2 - Pourtant, sa construction n'est point classique (la position en arête de poisson est peu utilisée en notre siècle).

   L'utilisation de galets roulés, de briques et de pierres est surprenante.

3 - Soudain, je remarque un  arc en brique.

Est ce un arc de décharge ?

Ou une ouverture bouchée ?

 

123

 

* Au bout du mur, plusieurs constructions de formes différentes s'agglutinent.

* La première est un grand bâtiment parallélépipédique de 4 niveaux.

* Les remaniements durant plusieurs siècles (par exemple l'escalier en pierre) m'empêchent de connaître la fonction primitive exacte de cette construction datant de plusieurs siècles.

* En m'approchant de l'habitat, je suis en extase devant de nombreux détails.

Les voyez vous ?

Quel enchevêtrement de bâtiments d'origines diférentes !

 

Le grand bâtiment

11 - La base est talutée, comme l'était celle des châteaux forts.

12 - Le pan incliné semble avoir été aménagé dès la construction des remparts

Avez vous remarqué que je me grandi devant une ruine ?

ou du moins, mon ombre !

13 - Plusieurs archères droites sont encore visibles malgré les ouvertures récentes.

14 - Dans l'angle de la tour, une archère protège la courtine.

 

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Le grand bâtiment

* Souhaitant comprendre l'aménagement de l'angle et des courtines, je prends un peu de recul.

21 - L'ensemble est harmonieux, cela signifie que la tour est de la même époque que les murs de rempart.

Que voyez vous sur la tour ?

22 - Une base talutée renforçant l'assise et une tour arasée partiellement.

23 - Une archère droite. Je suis surpris de ne point voir d'archère plus sophistiquée ni de canonnière.

24 - L'autre courtine (coté église) est très intéressante.

25 - Elle possède comme sa consoeur plusieurs archères droites sur 2 niveaux.

26 - Et elle est protégée par une archère d'angle sur la tour.

 

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Histoire du bourg :

* Au milieu du 10ème siècle, une église est construite dédiée à Saint Hippolyte.

* Au 12ème siècle, l'église est possession de l'Ordre du Temple. Il est fort probable que la construction du bourg fortifié date de cette époque.

* En 1312, après la dissolution de l'Ordre du Temple, l'église est à la paroisse. Elle est dédiée maintenant à Saint Michel.

* Au milieu du 17ème siècle, durant les guerres de Religion, l'église est incendiée et le bourg très abîmé.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur des remparts est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des fortifications est interdite.

 

Sous les rayons du soleil, les remparts reprennent vie

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 07:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  Les travaux vont m'empêcher de voir cette beauté

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Vervins est située à 70km au Nord de Reims,  à 40km  à l'Est de Saint Quentin et à 20km au Sud-Est de Guise.

   Coordonnées du bourg :

49° 50′ 9″ N 3° 54′ 36″ E
 49.835833°   3.91°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

    Il y a plusieurs siècles, Vervins s'est construit sur une colline. L'ancien village s'est doté d'une église posée au centre, donc au sommet de la butte.

   Conséquence : En arrivant dans le bourg, il est impossible de ne pas voir l'église tant elle est haute et surplombe les habitations.

   Dans ce pays où la brique est reine, je suis surpris de voir cette imposante architecture en pierres grises. Mais rapidement, le touriste que je fus fait place au castellologue que je suis, recherchant des détails de fortifications.

Distinguez vous un système défensif ?

Tour d'angle ou trompe l'oeil ? 

L'enquête commence

    Sachant que de nombreuses églises de la Thiérache ont été fortifiées au 16ème et 17ème siècle, je suppose que tout ajout en briques serait susceptible d'avoir été construit pour la défense. J'observe donc ces "curieux triangles" sous les toits. Je suis surpris de voir leur asymétrie par rapport aux fenêtres. Mais il ne semble pas être défensif.

 

Sont ce les défenses ?

    En contournant le bâtiment je vois d'immenses et nombreuses fenêtres peu représentatives d'une église qui se voudrait fortifiée. Dans un angle, mon espoir de castellologue renaît : Il y a une ronde tour d'angle.

  Malgré mon attention et mon envie de trouver archère, fente de tir ou bretèche (voir vocabulaire) je reste bredouille.

Cette église a-t-elle été fortement fortifiée ?

    Située à l'intérieur des remparts, l'église n'avait pas besoin de fortifications importantes et imposantes comme ses homologues des petits villages. Le moutier de Vervins se contentait d'un haut clocher servant pour la vigie.

 

    L'intérieur :

  En entrant dans cette longue église, je comprends de suite que l'accès au clocher ou à la tour d'angle est interdit. J'erre donc dans ce lieu si décoré et si hors du temps.

  Les colonnes très nombreuses sont décorées de motifs variés à la dominante rouge.

vervins-colonne vervins-colonne vervins-colonne

 

     Certains colonnes comportent des peintures religieuses si belles que je me crois transporté en Italie.

 

vervins-colonne vervins-colonnes église colonnes peintes église

 

     En haut des colonnes il y a les arcs en ogive et au dessus la magnifique voûte rappelant le ciel bleu étoilé.

 

vervins-colonne vervins-Voûte de l'église vervins-12

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.
* Vers 1553, l'église est profondément transformée avec entre autre, la construction de bas coté et de la nef.
* En 1870, une abside à 3 pans est construite cachant le magnifique chevet du 12ème siècle,
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite. La visite des tours et du clocher est interdite.

 

Je suis au ciel...hoooo

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 07:04

 

Département 12 - AVEYRON

 Comme les damoiselles, la ruine se cache derrière son éventail de feuilles

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Pont de Salars est située à 60km au Nord-Est d'Albi, à 40km au Nord-Ouest de Millau (voir son beffroi) et à 15km au Sud-Est de Rodez.

     Coordonnées du château :

44° 16' 23" N 2° 41' 0.5" E
 44.273149°  2.68348°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

   A 6km au Sud-Ouest de Pont de Salars le hameau coule une vie tranquille comme sa rivière (Le Viaur) à ses pieds. Le touriste pressé sera plus attentif aux nombreux virages dans cette région vallonnée qu'à la colline à un jet de flèche à l'Est.
   Grâce à mon dictionnaire et une bonne carte IGN, je sais qu'une ruine est posée au milieu des hauts arbres.Mon prénom est Pierres. L'avais tu deviné ?

Vais je trouver le chemin pour la découvrir ?

 

L'analyse 

* Perché sur le roc, le vieux château a souffert du temps et des siècles sans entretien.

* Les rares murs présentant des parements montrent une qualité de finition.

* Pour profiter au maximum d'une assise puissante, les courtines et tours sont posées directement sur les rochers non taillés.

* Les bases épousent la forme du rocher.

 Je ne peux résister à l'appel de déguster les entrailles de ce vieux château fort.

 

        L'intérieur :

Je vous laisse admirer le spectacle

     Parfois, les mots sont inutiles face à la beauté d'une ruine oubliée. Je vous laisse savourer les premières images que j'ai vues. Ainsi vous découvrez la ruine de Camboulas comme moi. 

 

 

Je suis dans le doute

   Tel un navire, j'ai l'impression que la château possède une proue. C'est en réalité le rocher qui a été utilisé jusqu'à l'à-pic. Cela permet de contrôler la rivière et le pont.

 Est ce une cheminée d'usine ou un phare ?

Je suis dans le doute

*  Dans cette ruine, il n'y a pas que des murs effondrés sans trace de système défensif, il est possible de voir "des passages secrets" (évidemment, vous savez que ceci est la voûte d'un couloir).

* Un peu plus loin, une haute consruction m'intrique :

- Ce ne peut pas être une tour escalier, il n'y a pas de fente de lumière.

- Ce n'est point un mur-bouclier, il est trop peu large.

- Ce n'est pas une tour de défense, car sa largeur est faible.

* Sans comprendre ce mystère architectural, je contourne la construction.

 

Que de surprises !Avez vous deviné la fonction de ce bout de ruine ?

* J'ai l'impression d'être Ulysse devant le Cyclope avec comme question : "Que vois tu Chevalier ?".

* Heu....

* Sur la gauche, je vois un vestige de cheminée.

* D'ailleurs son conduit incliné est parfaitement visible, surtout en dessous.

* Sur la droite, il y a... heu...

* En haut, je vois une partie "plate" et bien appareillée, contrairement au remblai en dessous...
* Donc, je subodore que cela fut :

1 - Soit une archère,

2 - Soit une fenêtre.

* En observant mieux le coté droit, je pressens que la réponse 2 est la bonne.

Avez vous une opinion ?

 

C'est la fin (pour vous)

   Il y a tant de détail à admirer dans cette ruine qu'il me faudrait plusieurs articles. Ne voulant point tout vous montrer je vous abandonne ici, non sans vous avoir montré l'étendu du site castral et la vue magnifique.

 

Le vieux château semble (presque) immortel

 

 

Histoire du château  :

* Au 11ème siècle, une famille nommée Camboulas est citée. La date de construction du château est inconnue.

* En 1176, Hugues II Comte (voir titre de noblesse) de Rodez donne le château à la famille Raustics. Le château est le siège d'une Vicomté comprenant 107 villages.

* En 1372, le capitaine du château se nomme : Guillaume Ebles.

* En 1389, le château devient possession de la famille Héblès.

* Au début du 15ème siècle (?), le site appartient au Comte d'Armagnac.

* En 1450, le capitaine du château se nomme : Jean de France.

* En 1461, le capitaine du château se nomme : Pierre de la Fajolle.
* En 1464, le capitaine du château se nomme : Antoine de Brulhiac.

* En 1465, le Comte donne le château à Bernard de Landorre.

* En cette deuxième moitié du 15ème siècle, durant la Guerre de Cent Ans,  après avoir été Capitaine du Roi de France Charles VII, Jean V d'Armagnac usurpe les droits régaliens et se brouille avec le Roi.

* En 1470, le Roi confisque les biens de la maison d'Armagnac. Comboulas est donné à Marquès de Canillac.

* En 1486, Domengo de Blosson attaque puis s'emparre du château (Curieusement, il semble que ce personnage soit un familier du Comte Charles Ier d'Armagnac).

* En cette fin de 15ème siècle, Comboulas est rendu au Comte d'Armagnac.

* En 1489, le capitaine du château se nomme : Pierre de la Panouse.

* En 1497, Charles Ier d'Armagnac décède. Le Comté appartient à Charles IV d'Alençon, son petit-neveu.

* En 1509, Charles IV épouse Marguerite d'Angoulême (soeur du futur Roi François Ier).

* En 1525, Charles IV décède sans héritier.

* En 1540, le capitaine du château se nomme : Noble Gaspard Teulat.

* En 1572, le capitaine du château se nomme : Bégon de Labro.

* En 1586, le capitaine du château se nomme : Antoine de la Seguinie.

* En 1589, au couronnement d'Henry IV, le Comté de Rodez entre dans le Royaume de France. Comboulas est affermé à plusieurs seigneurs.

* En 1610, le capitaine du château se nomme : Raymond de Saunhac.

* En 1625, le capitaine du château se nomme : François de Saunhac.

* En 1646, le Roi (voir liste) nomme le Sieur de Montel, capitaine au château de Comboulas.

* Au 18ème siècle, le château est dit en ruine.

* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Veuillez être très prudents sur ce site non sécurisé et veillez à ne pas dégrader les vieux murs ni à laisser des déchets en partant.

 

Le vieux château surveille toujours le village et le passage sur la rivière

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 07:03

 

Département 66 - PYRENEES ORIENTALES

  L'église dite des Templiers est elle fortifiée ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Sainte-Colombe-de-la-Commanderie est située à 15km au Sud-Ouest de Perpignan, à 12km au Nord-Ouest de Le Boulou et à 2km au Sud-Ouest de Thuir.

     Coordonnées de l'église :

42° 36' 53" N 2° 44' 50"
 42.614743513°  2.7472579479°

 

L'église : 
        L'extérieur :
La découverte

* Ma documentation affirme que ce bourg est de type Cellera.

* Bien que les bâtiments modernes aient été construits en bordure de la commune, détruisant partiellement l'architecture fortifiée médiévale, le bourg montre encore une ossature rectangulaire autour d'une église centrale.

* Mon instinct de castellologue amateur me quémande de rejoindre de suite le moutier.

Pensez vous que la construction soit encore fortifiée ?

 

Faudra-t-il être un spécialiste pour voir les indices de fortification ?

Première analyse

* La partie principale de l'église est construite en pierre de taille dorée bien appareillée.

* Elle se compose d'une nef unique.

*  Je ne vois aucune sculpture, aucun modillon.

Est du à la rigueur Templière ?

* Le clocher-mur coté Ouest est plus récent. Il est du type classique :

* Ce clocher comporte deux grandes baies campanaires surmontées par une plus petite. Les deux étages sont séparés par un bandeau mouluré et ornés de boules latérales.

* En observant le mur, je remarque 4 fentes décallées.

Sont ce des ouvertures pour tir au fusil ?

* Je me dois d'être vigilent pour trouver d'autres indices.

 Voyez vous les quelques indices ?

L'autre coté

* En contournant l'église, je remarque que des bâtiments se sont soudés à ses murs latéraux.

* Au dessus des toits des maisonnettes, le pan de mur m'interpelle.

* Il semble construit en moellons bruts alors que l'église est en belles pierres.

* Je pressens que le moutier fut rehaussé.

 

La découverte

* Lentement, je m'avance vers le chevet.

Voyez vous tous ces détails magnifiques ?

* Des trous de boulins (voir vocabulaire).

* Une fenêtre étroite interdisant la pénétration d'un assaillant.

* Un rehaussement pour l'aménagement d'une salle défensive.

Un chevet fortifié

 

Histoire de l'église :

* Vers 974, un premier site religieux est cité comme dépendance de l’abbaye de Saint Pierre de Rodes.

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 13ème siècle, le bourg est une possession des Templiers de la commanderie du Masdeu.

* Au 14ème siècle, l'église est fortifiée.

* Au 17ème siècle, un clocher-mur est aménagé.

* En 1972, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Sainte Colombe) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Combien de Templiers ont tiré depuis ces archères ?

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 07:30

 

Département 16 - CHARENTE

 

 

Ce panneau est révélateur d'un plaisir imminent

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune Merpins est située à 20km au Sud-Est de Saintes, à 15km au Nord-Est de Pons (voir son donjon) et à 6km à l'Ouest de Cognac.

 

   Coordonnées du château :

45° 40' 36.21" N 0° 23' 47.256" W
 45.676725°  -0.39646°

 

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

* Proche de la frontière entre la Charente et la Charente Maritime, à peu de distance du fleuve nommé Charente, le bourg de Merpins vit tranquillement en notre siècle.

* Curieusement, mon dictionnaire des châteaux forts m'affirme qu'il n'en fut pas autant il y a quelques centaines d'années. 

* C'est donc un Chevalier Dauphinois la truffe au sol qui arrive en ce lieu.

  Sont ce les restes du château fort ?

Où est il ?

     Pour trouver un château, il suffit très souvent de savoir lire les noms des rues (je vous ai déjà montré cette astuce dans l'Aude, puis dans l'Eure). C'est donc avec assurance que j'erre sur la chaussée espérant photographier une beauté fortifiée.

 

N'y a-t-il que des pierres disséminées ?

* Sur un mur récent, je vois des bases de colonnes.

* Plus loin, un mur utilisant de belles pierres taillées.

* Un hangar semble avoir utilisé d'autres belles pierres.

* Puis, proche d'une gouttière, un boulet de pierre.

* Le mur se poursuit sans que des indices probants s'offrent à moi.

Ne reste-il que des fantômes ? Dois je cueillir ces fleurs pour les offrir à la beauté médiévale ?

 

L'espoir renaît !
   Lorsque je suis désemparé, j'ai recours à la technologie du 21ème siècle.

Le château serait devant moi.

   Sur la pointe de mes chausses je me hisse pour voir cette masse herbeuse empierrée.

 

L'analyse
   N'étant pas un jardinier-paysagiste, je ne vais point vous analyser les herbes, plantes, arbres protégeant cette forteresse d'un autre temps.

  Avec un peu d'attention, il est possible de voir des contreforts et des plans de mur réalisés avec des pierres correctement taillées, jointives aux dimensions symétriques.

N'est ce pas magnifique !

  Est ce un contrefort ou une tour défensive ?

Je m'approche
    Les contreforts et des vestiges de tours s'accrochent à la haute blanche paroi.

 

Je vois votre doute

  Derrière l'écran, certains d'entre vous doutent que ces vestiges soient ceux de l'ancienne forteresse de Merpins. Voici les 2 preuves que je vous offre :

* Le panneau d'information,

* La vue satellite.

 

        L'intérieur :
  Hélas, les vestiges sont dans une propriété privée non visitable. De plus, le site n'est pas sécurisé et le risque de recevoir une pierre est important.

 

 

Histoire du château :

* En 1031, Geoffroy, Comte (voir titre de noblesse) d'Angoulême, autorise Foucaud, seigneur de Merpins, à faire une donation d'église. Un château semble existé.

* Au 12ème siècle, la seigneurie appartient à Foucaud d'Archiac.

* En 1176, certains historiens pensent que le château est assiégé puis pris par une troupe menée par Richard Coeur de Lion.

* En 1214, Jean Sans Terre achète la seigneurie de Merpins à Audouin de Barbezieux.

* En 1226, la mère de Henri III Plantagenet récupère la seigneurie de Merpins.

* En  1242, après la bataille de Taillebourg (voir ce château) puis le traité de Saintes, le Roi de France (voir liste) récupère le château de Merpins.

* En 1308, le château de Merpins est sous domination Anglaise.

* En 1360, le traité de Brétigny confirme la possession du château par les Anglais.

* En 1364 et durant 6 ans, les fortifications du château sont réparées puis améliorées.

* En 1379, les troupes Françaises commandées par le maréchal de Sancerre assiègent le château "Anglais".

* En 1387, le château est volontairement détruit. La seigneurie de Merpins n'existe plus. Le bourg dépend de Cognac.

* Durant 4 siècles, le site sert de champs de culture et partiellement de carrière de pierres.

* En 1860, le propriétaire décide de vendre les pierres du rempart Ouest.

* Au milieu du 20ème siècle, la construction d'une route détruit les fossés et des remparts.

* En 1965 et durant 20 ans, des fouilles sont organisées.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est interdite.

 

La végétation est une arme qui n'est point prévue pour défendre un château fort

 

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