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Ombre et lumière

19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 07:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :

       Voyez vous une église fortifiée ?Situation :   (--> le voir sur une carte)

   Le petit bourg de Brie sous Matha est situé à 40km au Nord-Ouest d'Angoulème, à 36km au Nord-Est de Saintes, à 20km au Nord de Cognac et à 8km au Sud-Est de Matha.

 

     Coordonnées de l'église :

45° 49′ 7.98″ N 0° 14′ 57.49″ W
 45.818883°  -0.249301°

 

 

L'église : 

        L'extérieur :

La découverte

* En arrivant dans le petit bourg aux maison peu haute, il est aisé de trouver l'église au milieu de sa blanche place.

* Après avoir déposé mon destrier sous les arbres, je regarde l'église, dont l'architecture Romane ne fait aucun doute.

* Mes doutes sont surtout sur sa capacité défensive.

Voyez vous un "signe" me permettant d'écrire :" Église fortifiée" ?

Les signes de fortification sont nombreux 

Je n'ai plus de doute

    En contournant le bâtiment religieux par la gauche, les preuves de fortification me sautent aux yeux :

1 - Entre les puissants contreforts, de fines fenêtres empêchaient l'entrée des attaquants tout en amenant, par leur position haute, une douce lumière dans la nef.

2 - La rehausse du mur est certainement le signe d'une salle de repli. Ceci n'est que supposition de ma part car je ne vois aucune ouverture de tir.

3 - Située entre la nef et le choeur, une puissante tour ronde doit contenir un escalier. Les ouvertures carrées sont certainement des puits de lumière, pouvant éventuellement permettre la défense.

4 - Au dessus du chevet, la rehausse du 15ème siècle montre deux niveaux d'archère droite ainsi que des ouvertures pour un chemin de ronde.

 

Le chevet

* L'extrémité arrondie de cette église semble être la partie la plus fortifiée.

* Les deux niveaux d'archères droites déjà identifiés précédemment couvrent pratiquement un angle de 200° de la périphérie.

* Le chemin de ronde fait presque le tour de l'abside.

Le bâtiment rectangulaire (chapelle) semble plus récent que l'ensemble de l'église et n'apporte aucune information sur le système défensif.

 

Le portail

  Curieusement, l'entrée ne possède aucune défense. J'avoue que je m'attendais à une bretèche (voir vocabulaire). Au dessus de la corniche comportant quelques modillons, une petite ouverture rappelle la présence d'une salle supérieure.

   Les voussures, portées par quatre colonettes, comportent peu de sculpture, seule celle du bas possède des motifs gérométriques.

 

      L'intérieur :

Quelques détails fascinants

* La nef unique sans transept offre une couleur blanche surprenante. cette teinte se retrouve sur tous les pilliers et les chapiteaux.

* Les années n'ont pas été tendres avec cette église qui a perdu son plafond.

* Avec un peu d'attention, il est possible d'imaginer les traces de dessins et peintures.

 

Vais je visiter les fortifications ?

* Sur un coté, je vois une porte permettant l'accès aux étages.

* Hélas, elle est fermée en cette fin de printemps.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église.

* Au 15ème siècle, fortification de l'église. Le rehaussement de l'église et l'aménagement d'ouvertures pour le passage vers le couvent attenant suppriment des baies romanes.

* En 1890, le cimetière, classiquement  installé devant l'église, est déplacé.

* En 1913, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Durant le 20ème siècle, de nombreux travaux de consolidations sont effectués.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Pierre) est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des fortifications est interdite.

 

Un chevet incroyablement fortifié

 

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 08:40

 

Département :   32 - GERS

 L'angle droit est la base architecturale

Le bourg :

     Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La petite commune d'Espas est située à 55km au Sud-Est de Mont de Marsan (voir ses bâtiments médiévaux), à 50km au Nord-Ouest d'Auch (voir sa tour), à 28km au Nord-Est d'Aire sur Adour et à 9km au Sud de Eauze.

 

  Coordonnées du château :

43° 46' 51.928" N 0° 4' 19.628" E
 43.781091  0.072119

 

 

Le château :

    L'extérieur:

L'arrivée

* A l'extrémité Est de la commune d'Espas, sur une petite motte, est posé un massif bâtiment rouge.

* Mon dictionnaire des châteaux m'indique que cette construction est médiévale.

* Malgré la pluie et le vent, je tente une approche... pour vous.

Ne suis pas merveilleux ?

 Bien que dépourvue de créneaux, les tours sont encore imposantes.

Je suis étonné

* D'habitude les ruines que je visite sont toutes en courbes, en rondeurs ou en formes déchiquetées mais chaotiques.

* J'ai en face de moi une rigueur dans la ligne droite.

Le parallélépipède est roi !  

 

Je suis étonné

* Même sous la pluie, le rouge brique est présent partout avec de légères nuances de teinte. 

* Ayant visité l'Auvergne peu de temps avant, le contraste avec les pierres noires volcaniques est saisissant (voir château de Coppel).

* Le château est un parallélépipède rectangle avec une tour à chaque angle.

* L'architecture semble ancienne (aucune tour ronde) et ne semble pas avoir évolué au 15ème siècle (pas de bouche à feu), ni à la renaissance (pas de décors).

* Le temps semble s'être arrêté au ....... 13ème siècle.

 

Les systèmes défensifs

* Je prends plusieurs minutes pour tourner autour du château.

* Sur le pourtour, de petites fentes verticales sont visibles.

* Ce sont certainement des archères primitives (voir vocabulaire) bien que ces ouvertures puissent être assimilées à des puits de lumière.

 Que sont ces ouvertures devenues ?

Quelques curiosités architecturales

* Plusieurs ouvertures me surprennent.

Devinez vous leur fonction ?

* Evidemment, les multiples petits trous carrés sont d'origine et se nomment : Trous de boulin.

* Au sommet, sous le toit est une belle fenêtre au 21ème siècle.

Mais fut elle une bretèche ?

* Proche d'une tour, 3 portes apparaissent :

    - Les 2 du bas sont évidemment récentes.

    - Celle à l'étage fut peut être l'entrée principale.

* Plus loin l'ouverture en partie basse est évidemment une porte récente, certainement du 20ème siècle. Elle a été ouverte pour le confort de ses habitants. 

* Il m'est difficile de savoir si ces curiosités sont récentes ou d'origine. La brique permet de faire des modifications sans datation architecturale.

 

 

    L'intérieur :

* Hélas pour moi (et aussi pour vous), le château est fermé ce jour.

* Point de seigneur pour m'accueillir.

* Si vous avez eu la chance de le visiter, informez moi par mail.

* Par votre prose, faites moi rêver sur les trésors qui m'ont été impossibles de contempler. 

 

 

  Histoire du "château" :

* A la fin du 12ème siècle, une fortification est construite sur une motte.

* En 1254, un château est cité dans un texte.

* Au début du 17ème siècle, le château est démantelé sur ordre de Richelieu.

* Au 17ème siècle, une habitation confortable est aménagée.

* En 1979, le château est classé aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la route est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est payante, renseignez vous sur les dates d'ouverture.

 

Seule la photo sépia redonne l'âge de cette construction atypique

 

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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 08:35

 

 

La description du château est ici - clic

 

 

Département 09 - ARIEGE

 

Le drame en ce lieu a terni toutes les couleurs

 

 

        Mythes et légendes sur le site de Montségur :

Avant propos

* Tous les lieux ou les signes que le rationalisme ne peut pas (encore) expliquer ou toutes les curiosités que les scientifiques refusent de comprendre (car dénuées de véritable intérêt, exemple : Le carré SATOR) sont évidemment récupérées par les mystiques, les farfelus et les adorateurs du "rien qui est vrai".

* Je pressens qu'en écrivant ceci, les foudres des "spiritualistes" vont s'abattre. Ces "malheureux" pris au piège de leur croyance vont commenter avec vigueur. Mais la vérité est souvent plus logique que le rêve éveillé.

* Qu'importe leur acharnement, j'assume ma vérité !

 

Les curiosités prétendues ou non

1 - Le trésor des Cathares serait enterré dans ou proche du site (aucun texte sérieux mentionne un trésor détenu par les Cathares et encore moins en ce lieu. S'il y en avait eu un, les soldats du Roi de France en poste durant 3 siècles l'auraient certainement récupéré. Les fouilles archéologiques n'ont pas trouvé le moindre indice).

Michel Roquebert a récemment montré que le "trésor des Cathares" composé d'argent (ayant partiellement servi à payer des passeurs) et d'objets du "culte" ont été envoyés en Lombardie quelques semaines avant la reddition.

 

2 - Au solstice d'hiver, en "se levant", le soleil projette ses rayons dans l'alignement du château (je vous rappelle que le château n'est pas linéaire, donc il semble logique qu'étant orienté Nord-Ouest Sud-Est, le soleil éclaire au moins un alignement durant la journée).

 

3 - Au solstice d'hiver, les rayons de Râ passent par les 3 archères (si les fentes avaient été coté Nord, rien ne se serait passé. Mais coté Nord, une attaque semble moins possible, donc les archères sont coté de l'arrivée des assiégeants. Il est donc logique que le soleil les éclaire, comme dans les autres châteaux du Royaume).

 

4 - La coupe dans laquelle Joseph d'Arimathie aurait recueilli le sang du Christ sur le mont Golgoth est nommé : Le Graal.  Ce trésor aurait été la possession d'un Cathare qui fut évidemment à Montségur le jour du début du siège du château par l'armée Royale. Le Graal est caché en Ariège (Mouai !... Et pourquoi pas le linceul, la couronne d'épine et les ossements des enfants du Christ qu'il aurait eu avec Marie de Magdalena. Puisque mythe il y aurait, imaginons le maximum !).

 

5 - En 1307, après la dissolution de l'Ordre du Temple, des Templiers se réfugient au château. Certains farfelus pensent que leur fameux trésor est déposé à Montségur (curieusement, ce site était une des frontières du Royaume de France, des soldats royaux le gardaient).

Pourquoi les Templiers seraient venus dans un château Royal ?

  (Si cette histoire avait été vraie, elle aurait été consignée dans un texte. De plus, après le traité des Pyrénées, Montségur ne fut plus gardé. De nombreux pillards se sont rués dans la garnison vide et n'ont trouvé aucun trésor. Le rêve est là aussi plus fort que la banale réalité, point de trésor en ce lieu).

 

 

Le diaporama du château est visible ici - clic

 

 

Histoire du château :

* Au 1er siècle, les Romains établissent un poste de guet sur la haute butte.

* Au 12ème siècle, un château est aménagé au sommet du pog. Sa forme, ses dimensions et son architecture nous sont inconnus.

* En 1204, proche du premier château déjà ruiné, un village fortifié est bâti à la demande d'Esclarmonde fille du Comte (voir titre de noblesse) de Foix. Les travaux sont "surveillés" par Raymond de Pereille (ou Pereilhe) seigneur du site.

* En 1209, au début de la Croisade des Albigeois mené par Simon de Montfort. La construction du site fortifié de Montségur est achevée.

* De 1209 à 1213, première période de la croisade, le site de Montségur, pourtant connu des Croisés, n'est que très peu inquiété.

* En 1213, Simon de Monfort tente une attaque, mais il se retire craignant l'hiver.

* En 1212, Guy de Montfort-Castres, frère de Simon de Montfort, tente d'attaquer le site castral. L'hiver approchant, il décide de quitter Montségur.

* En 1215, le concile de Latran affirme que la forteresse Montségur est un repaire d'hérétiques.

* En 1229, le traité de Meaux-Paris confirme la possession de Mirepoix (donc de Montségur) à Guy Ier de Lévis, l'un des importants seconds de feu Simon de Montfort. Ce traité affirme que Montségur est un abri pour l'Église Cathare. Cette même année, de nombreux chevaliers faydits (seigneur locaux dépossédés de leurs terres) se réfugient au castrum de Montségur.

*  En 1232, Raymond de Pereilhe seigneur de Montségur autorise les Cathares à s'installer dans le Castrum. Le château devient le site de la résistance. C'est le dernier et suprême refuge des "Purs" mais aussi de ceux souhaitant l'indépendance de la province face à l'envahisseur du Nord.

* En 1241, après avoir fait allégeance au Roi de France Louis IX, Raymond VII Comte de Toulouse reçoit l'ordre d'attaquer Montségur. Son armée échoue et il se retire avant l'hiver.

* En 1242, Raymond VII est sommé de conquérir Montségur. A nouveau son armée échoue.

* En avril 1243, au concile de Béziers, ordre est donné de faire plier les hérétiques de Montségur. Le castrum comporte 400 personnes aussi bien civils que militaires.

* En mai 1243, sur ordre du Roi de France, Hugues des Arcis, sénéchal de Carcassonne, ainsi que Pierre Amiel, archevêque de Narbonne, entreprennent le siège du site fortifié. Une armée de 6 000 hommes ainsi que des armes de jet se mettent en place.

* L'hiver 1243-1244 est terrible. Les habitants doivent lutter contre la faim, le froid et les attaques des croisés et un siège d'une grande efficacité.

* En mars 1244, les habitants de Montségur négocient une reddition. Mais l'archevêque exige que les Cathares abjurent leur "foi hérétique" et se convertissent au Catholicisme. 220 d'entre eux (hommes et femmes) refusent et préfèrent se jeter dans le bûcher dressé par les croisés. Cette terrible tragédie marque à jamais l'histoire du site.

* En avril 1244, Guy II de Lévis-Mirepoix, seigneur de Mirepoix et de Florensac, récupère le bien acquis par sa famille au traité de Meaux 15 ans plus tôt.

* En 1245, Guy II de Lévis-Mirepoix donne le château de Montségur au Roi de France (voir liste). Ce dernier demande l'installation d'une garnison. Le site partiellement détruit est modifié par les architectes Royaux.

* En 1659, le traité des Pyrénées changeant les frontières du Royaume de France, le château de Montségur ne protège plus la limite du territoire. Il est abandonné. Ruine sera son futur, surtout que les pillards se précipitent.

* En 1862, les ruines du château sont classées aux Monuments Historiques.

* En 1968, des fouilles sont organisées. Elles dureront plusieurs décennies.

* En 1989, les vestiges du castrum et les restes des remparts extérieurs sont classés aux Monuments Historiques.

* Au 20ème siècle, ce site devient la référence de la cruauté Royale.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite de loin. La visite de l'intérieur est payante.

 

Adieu château magique et éternel

 

 

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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 06:07

 

Département 30 - GARD

  Vais je réussir à monter vers cette beauté médiévale ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Cendras est située à 50km à l'Ouest de Bagnols sur Cèze, à 45km au Sud-Est de Florac et à 3km au Nord-Ouest d'Alès.

 

     Coordonnées du château :

44° 9' 4" N 4° 3' 23" E
 44.151093389°  4.0564119816°

 

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

* Sur certaines brochures, le site fortifié est nommé : La tour du Puech.

* Ce nom m'évoque évidemment une butte, donc une montée.

Va-t-elle être difficile et remplie de ronces ?

* En réalité, une petite route grimpe jusqu'au hameau me permettant de laisser mon destrier proche de l'arrivée.

Mais, où est le chemin final pour découvrir cette beauté ?

 

J'avance vers mon graal

* La butte posée sur la rive droite de la rivière Galeizon offre un paysage magnifique durant la montée.

* Soudain, ma progression est stoppée par un mur.

* Au milieu du mur, une gigantesque porte apparaît.

* La propriété étant privée, je ne peux plus monter.

* Je retourne sur mes pas pour prendre un autre embranchement.

 La tour semble "presque" neuve !

Rapide description

* Un mur m'informe que je suis près du but.

* Elle est là, devant moi, aussi belle qu'au premier jour !

* La tour est construite avec des pierres à bossage parfaitement jointives.

* Elle est partiellement arasée m'interdisant de connaître si crénelage et mâchicoulis (voir vocabulaire) existaient.

* Je pressens que la fente fut une archère droite.

Avez vous remarqué le linteau ?

* Curieusement, une autre face ne comporte pas de fente (de tir ?).

Le site n'était il défendu que sur un seul coté ?

* Je contourne la construction pour arriver coté ombre.

* J'aperçois une fente positionnée plus basse que sur la 1ère façade.

* Je me demande si ces ouvertures étaient des puits de lumière éclairant 2 niveaux de salles.

* Tout en réfléchissant à mes supputations, je fais face à la dernière ..... face.

* Elle comporte, à plusieurs mètres du sol, l'entrée de la tour.

 

        L'intérieur :

* Hélas, il n'y a point d'escalier ni d'échelle pour entrer dans cette tour de guet.

* Avant de descendre pour retrouver mon destrier, je me régale du panorama magnifique sur la plaine et les Cévennes.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, probable construction d'un site fortifié. Certains historiens supposent que le château remplace une tour de guet d'époque Romaine.

* En 1576, Hélix Del Puech apporte le site en dot à Jacques de la Fare, Baron (voir titre de noblesse) de Monclar et de Salindranque. Après le mariage, il ajoute à ses titres celui de : Seigneur de la vallée de Cendras.

* Le 31 juillet 1626, par la déclaration de Nantes, Richelieu ordonne la destruction des châteaux qui ne sont pas frontière. Le château del Puech est démantelé.

* Vers 1630, le seigneur de Puech déserte le site au profit du château de La Fare, plus confortable.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée. La visite des fortifications intérieures est interdite. Le risque de recevoir une pierre existe, soyez très prudents.

 

La vieille tour a resistant aux temps et aux guerres

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 06:30

 

 

Département 12 - AVEYRON

  Je pressens que plaisir je vais avoir !

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Brommat est située à 50km au Nord de Rodez, à 38km au Sud-Ouest de Saint Flour et à 20km au Sud-Est de d'Aurillac.

 

     Coordonnées de la maison forte :

44° 50' 52.267" N2° 43' 6.136" E
 44.847852° 2.718371°

 

 

 

La maison forte : 

        L'extérieur :

La découverte

   Après avoir visité la maison forte de Brommat, je me dirige vers le Nord-Ouest pour découvrir une autre maison médiévale fortifiée dans le hameau d'Albinhac.

Aura-t-elle un charme médiéval ?

 

  Un L parfait avec des tours rondes aux angles !

L'arrivée

   Malgré un ciel nuageux et une luminosité minimale, le soleil illumine mes yeux en voyant cette beauté dans son écrin de verdure. 

* La  forme de la maison forte est peu classique.

* Elle est composée de deux corps de logis en angle droit formant un L.

* A chaque extrémité, une puissance tour (avec un joli chapeau pointu ) marque la puissance du lieu.

 

 

Je contourne le site

  Lentement, je m'avance sur la petite route pour mieux humer (et comprendre) cette maison forte.

Quel contraste avec l'autre face !

   Sur ce coté, je vois évidemment les deux tours qui ne comportent plus de système défensif. Les consolidations ont masqué le parement de pierre.

    Mais ce sont surtout les échauguettes qui me fascinent.

 

 

Les échauguettes

* Les échauguettes sont posés en encorbellement sur des culots.

* Elles sont accochées à chaque angle "sous l'actuel toit.

* Certaines possèdent une large ouverture, mais d'autres ne comportent qu'une petite fente pour tir au fusil.

 

 

 

Un logis moderne surveillé par une antique échauguette 

 

        L'intérieur :

  Hélas, la maison forte n'est point visitable. Lentement je m'écarte de l'entrée sur la pointe de mes chausses. 

 

 

Histoire de la maison forte :

* Au 13ème siècle (à vérifier), Albinhac est le prieuré de la paroisse dépendant de l'abbaye de Conques.
* En 1661, le site appartient au sir Pierre de Molinéry. Ce personnage est conseillé du Roi (voir liste), lieutenant principal au siège du présidial du Rouergue.

* En 1798, Marie Marguerite Louise Dumas apporte le site d'Albinhac en dot à son mari Guillaume Raymond de Benoît.

* A la fin du 20ème siècle, le site est devenu le presbytère.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Les années ont adouci cette maison forte

 

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 06:04

 

Département 24 - DORDOGNE

 Haute, massive et anguleuse sont des caractéristiques de cette église !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Saint-Martial-Viveyrol est située à 40km au Sud-Est d'Angoulême (voir son château), à 38km au Nord-Ouest de Périgueux et à 9km à l'Ouest de Cercles (voir son église fortifiée).

 

   Coordonnées de l'église :

45° 21' 26" N 0° 20' 20" E
 45.3571449°  0.33899635°

 

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

   Survolant les maisons du bourg, la massive église de Saint Martial Viveyrol surprend par ses importantes dimensions. Il est rare de voir un si imposant moutier dans une commune si petite.

   Je pressens que cette construction a du être fortifiée, mais ma question est :

A-t-elle gardé des traces ?

 

 Est ce une église ou une immense tour défensive ?

L'enquête commence

* Curieusement, je découvre l'église par le chevet.

* Il possède deux ouvertures.

  1 - En partie médiane, une ouverture de lumière.

  2 - En hauteur, une ouverture correspondant à une salle de repli.

Avez vous remarqué les trous de boulin ?

* Ces trous portaient un hourdage (voir vocabulaire) défensif.

* En partie basse, il y a le fantôme (rebouchage) de l'ancienne fenêtre. Très étroite, elle empêchait l'assaillant d'entrer, mais n'amenait que peu de lumière.

* La façade latérale de l'église est si longue et si haute, que je n'arrive pas à la photographier sans erreur de parallaxe.

* Cette face montre les hautes et fines fentes de lumière.

* Les 3 ouvertures sous le toit m'informent que la salle de repli défensif occupe la longueur de la nef et de l'abside.

Certains historiens supposent que le toit est récent. La salle défensive était à ciel ouvert et les ouvertures dans le mur formaient un crénelage.

 

Le clocher

* Ce clocher ressemble plus à une tour défensive qu'à un emblème religieux.

* Il a une forme rectangulaire.

* L'alignement des ouvertures latérales avec leurs trous de boulin me prouve que la salle de repli couvre toute la longueur de l'église.

* Point d'abat-son au sommet du clocher, la vision des guetteurs-défenseurs aurait été perturbée.

* Sur la façade d'entrée, d'autre trous de boulin me font penser à une passerelle formant bretèche (pour protéger la porte).

Beaucoup de châteaux forts envient les défenses de cette église du Périgord

    L'intérieur :

Il fait noir

* En entrant, je suis surpris par la faible lumière (ne vous fiez pas à l'image, mon appareil photo est très performant).

* Avec mes remarques sur la petitesse des fenêtres, je pressentais que je ne serais pas dans une cathédrale aux multiples couleurs de vitraux, pourtant l'obscurité est si importante qu'il faut du temps pour que les yeux s'habituent.

* Même les imposants ébrasements ne suffisent pas à illuminer l'imposante nef ni le choeur.

 

La nef

* Elle est composée de 4 travées non symétriques.

* La 1ère supporte le clocher. Elle est barlongue et voûté en arc de cloître ogival.

* Les deux suivantes sont recouvertes de coupoles sur pendentifs.

 

Est ce la porte secrète ?

   Mon instinct de Castellologue amateur est attiré par une porte. Lentement je m'avance. Un message explicite m'informe que mon bonheur est derrière :

* Je pousse la porte.

* Un escalier en colimaçon dans le mur me quémande de monter.

* Je.......

* Je pressens que l'entrée n'est pas autorisée sans invitation.

* Je ne vous dirais pas si mes chausses ont foulé un sol de 8 siècles.

* Je vous dirais simplement :

- L'escalier est borgne.

- Deux salles sont visibles.

- De chaque coté, l'accès est facile vers les ouvertures de tir.

- Les baies du 1er et 2ème étage de la tour portent les traces d'incendie.

 

 

 

Le diaporama de l'église est visible ICI.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 13ème siècle (?), fortification de l'église. En ce siècle, l'église est possession des Chevaliers du Temple dépendant de la commanderie de Soulet, proche du bourg de Gout Rossignol.

* Vers 1313, après la dissolution de l'ordre du Temple, la commanderie appartient à l'ordre de Saint jean de Jérusalem. Il est fort probable que cette église fortifiée soit en leur possession.

* Au 14ème siècle, aménagement du clocher.

* En 1926, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martial) est libre et gratuite. La visite du clocher est/serait possible certains jours. Renseignez vous.

 

La vue est magnifique depuis le parvis de l'église

 

 

 

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 06:35

 

Département 16 - CHARENTE

 Même adoucie par les siècles, la construction ressemble à un château fort

Le bourg :

       Situation :   (--> la voir sur une carte)

   La commune de Vilhonneur est située à 70km au Nord-Ouest de Périgueux, à 20km à l'Est d'Angoulême (voir son château) et à 7km Ouest-Nord-Ouest de Montbron.

 

   Coordonnées du château :

45° 40' 50" N 0° 25' 14" E
 45.680641569°  0.42055696249°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

La découverte

* Dans ma petite brochure datant de quelques "siècles", le site est décrit en ruine.

* En arrivant, je vois de beaux bâtiments solides.

* Même s'il est vrai qu'il a un peu perdu son caractère médiéval, même si le rempart a été remplacé par un muret, le site est intéressant à découvrir.

Lentement, j'approche.

 La haute tour surveille mes agissements

La première tour

* Dépassant les toits des habitations, rivalisant avec les hauts arbres une grande tour consolidée surprend.

* Par sa surface, elle semble habitable.

* Les fenêtres à meneau à chaque étage me le prouvent.

* Par sa hauteur, la tour ressemble à un donjon.

* Le parement d'angle est bien appareillé.

* Par contre, je suis surpris de la variété des dimensions des pierres sur les parois. Certains lits semblent composés de gravas, d'éclats de pierre.

* Le plus étonnant est de ne voir aucun système défensif.

Est ce un château aseptisé ?

* Je contourne le donjon par la droite.

* Les traces sur le mur m'informent qu'un bâtiment de moindre hauteur était accolé.

Etait ce lui qui possédait les systèmes défensifs ?

 

D'autres surprenantes...surprisesLentement, avec patience, le site se révèle à moi

* Je tente de contourner le "donjon" par la gauche espérant découvrir quelques détails médiévaux.

* Sous le toit, dans un angle, une construction en encorbellement apparaît.

Quelle fut sa fonction ?

1 - Une échauguette : Cela paraît surprenant dans un angle fermé.

2 - Des latrines : Cela semble peu probable puisqu'il existe un bâtiment avec terrasse en dessous.

* Le petit bâtiment en dessous, dans l'angle est surprenant.

* Il possède une terrasse semi-couverte.

* Et surtout, il montre un curieux crénelage avec mâchicoulis (voir vocabulaire).

* Le plus surprenant est le double système de console.

* Je pressens que cette coquetterie fut un ajout de l'époque Renaissance.

Qu'en pensez vous ?

 

La porte fortifiéeL'entrée fortifiée est telle que je l'imaginais

* L'entrée est généralement la partie la moins détériorée par le temps (si elle n'est pas détruite bien sur).

* Je la cherche.

N'est elle pas pas fascinante ?

* En partie basse, le portail a perdu sa beauté d'antan.

* L'encadrement garde les traces de retrait pour recevoir un pont levis, prouvant que des douves existaient alimentées par la rivière la Tardoire.

* Au dessus, il y a l'ouverture de lumière pour la salle des gardes.

* Le plus surprenant est la bretèche.

Avez vous déjà vu des pierres ciselées pour un système en encorbellement ?

 

        L'intérieur :

* Hélas, la barrière est fermée, la propriété privée n'est pas visitable.

* Tout en restant à l'extérieur, je tente d'apprécier l'allée vers la porte.

* Puis je hume (virtuellement) l'odeur du bois du vantail et je me délecte des fentes pour les flèches du pont levis, aujourd'hui disparu.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction d'un site fortifié par une famille nommée : Jambes ou Gambes.

* A la fin du 12ème siècle, Guilotto de Chambes marié à mademoiselle de La Rivière possède la propriété.

* En 1256, le Chevalier De Chambes, fils de Guilotto, décède. Son tombeau est placé à l'arrière de l'église.

* Au 16ème siècle, le site est remanié.

* Au 17ème siècle, par mariage, le site quitte la famille De Chambes pour rejoindre celle de Dussault. La propriété possède un logis, de nombreuses salles voûtées, une  tour escalier, une galerie, une chapelle, un colombier, deux écuries et le portail d'entrée.

* En 1718, le site est occupé par un fermier. nommé : Jean Blanchard.

* En 1721, un violent incendie détruit partiellement le château.

* En 1751, le femier se nomme : Jean Marchasson.

* En 1758, le fermier se nomme : Léonard Blanchard.

* Vers 1789, le site est possession de Piere Labatut.

* Au début du 19ème siècle, le Marquis de Nieul, officier des Hussards, est propriétaire du château de Vilhonneur.

* En 1835, le site est acheté par la famille Groulade.

*  A la fin du 19ème siècle, le château appartient à monsieur Meunier.

* Vers 1900, monsieur Rust, de nationalité Suisse, est propriétaire du site.

* Au 20ème siècle, des sondages sont organisés dans les douves. Les archéologues retrouvent des armes de combats : Arquebuses, épées, boucliers, casques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite. Veuillez respecter la propriété privée et le silence du site.

Ne souhaitant point être ennuyé, le château se cache des touristes

 

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 06:25

 

 Vais je devoir utiliser baudrier et cordes pour accéder à la ruine ?

Département 83 - VAR

 

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Châteaudouble est située à 40km au Nord-Est de Brignoles, à 30km au Nord-Ouest de Fréjus et à 8km au Nord de Draguignan.

 

     Coordonnées des châteaux :

43° 35' 46" N 6° 27' 09" E
 43.5961769339°  6.4526505768°

 

      Toponymie :   (--> voir initiation)

* A l'époque médiévale, 2 châteaux protégeaient le petit bourg. Ils se nommaient :

- Castel Diabolicum,

- Castel Duplum.

  * Ultérieurement, il a été décidé de nommer le bourg : Châteaudouble.

 

 

Le ou les château(x) ? Le rocher a-t-il servi de base à un des châteaux ?

        L'extérieur :

La découverte

* En arrivant par le village, je remarque, au sommet de la falaise un mur construit.

* Deux questionnent me viennent à l'esprit :

1 - Ne reste-t-il que cela des 2 châteaux ?

2 - Y a-t-il une échelle de corde pour monter ?

* La réponse 2 m'est apportée par une route en pente douce.

* La réponse 1 m'est suggérée par ce panneau.

- Deux flèches, donc 2 châteaux (?).

 

L'appoche du 1er site : Coté septentrional

* Devant moi, un rocher aplani.

Pensez vous qu'il ait été aplani par l'homme ?

* Au fond, un mur construit portant des traces d'ouverture de tir.

* Ce mur longe la falaise.

* La dimension, la taille et la pose des pierres sont de mauvaise qualité.

* Je vais tenter de franchir la petite clôture pour vérifier mes dires et supputations.

Oups... C'est haut !

* Bien que je sois équipé d'une armure, je préfère ne point prendre le risque de "voler dans les airs".

 Quelle merveille ce donjon !

Le 2ème site : Coté méridional

* "Quel magnifique donjon !" me suis je écrié.

* "Ceci est une simple tour" pensez vous.

* Certes, cela pourrait être qu'une tour de guet puisqu'elle est posée proche de la falaise mais plusieurs indications historiques me prouvent le contraire.

- La Comtesse de Provence donne le site à une des plus puissantes familles de Provence. Cet acte est rare pour une tour de guet.

- Ce site eut plusieurs co-seigneurs. Cela n'est pas traditionnel pour une simple tour.

- Etc...

* Cette haute construction est un carré de 5 mètres de coté.

* Les murs ont une épaisseur moyenne de 0.9 mètre.

* Ce donjon est construit en petit appareil que les archéologues situent d'époque Romane (12ème siècle).

* Par endroit, le chainage d'angle est en pierre à bossage.

* L'actuel donjon possède 2 niveaux.

* Chaque niveau possède une salle voûtée.

* Une échelle en bois amovible devait permettre d'accéder aux étages.

 

 

Le diaporama des châteaux est ici.

 

 

Histoire des châteaux et de la seigneurie :

* Au 11ème siècle (1032 ?), un château nommé  "Castellum Duplum" est cité. Il appartient à une famille éponyme.

* Vers 1200, ce même château est cité.

* En 1240, Giraud  de Villeneuve, membre d'une des plus importantes familles nobles de Provence, en fait aveu auprès du Comte (voir titre de noblesse) de Provence.

* En 1252, le Comte de Provence possède quelques droits sur la seigneurie.

* En 1304, Raimond Rostand vend la seigneurie à Charles II d'Anjou.

* En 1356, la Reine Jeanne le donne à Arnaud de Villeneuve.

* En 1499, Louis de Villeneuve est co-seigneur.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est sous votre responsabilité. Soyez très prudent, sauf si vous savez voler.

 

De là, je vois l'Amérique et même l'Inde !... Est ce que je vois double ?

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châteaux du Var

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 06:05

 

Département :  11 - AUDE Bien qu'en ruine, ce château est imposant... La découverte va être merveilleuse !
 

 

Le bourg :  ( --> le voir sur une carte

  La commune de Termes est située à 45km au Nord-Ouest de Perpignan, à 40km au Sud-Ouest de Narbonne, à 30km au Sud-Est de Carcassonne et à 12km au Sud-Sud-Ouest de Lagrasse.

 

    Coordonnées du château :

43° 0' 8.503" N 2° 33' 23.666" E
 43.002362  2.556574

 

 

Le château : 

      L'extérieur :

Pour arriver en haut de la colline, il faut franchir plusieurs rempartsLa découverte

* Élevé sur une plate-forme entourée sur trois côtés par un profond ravin, le château n'est accessible que par la face méridionale.

* Dans l'ensemble, peu de vestiges sont antérieurs à la croisade :

   - Une partie de la face sud de la première enceinte,

   - La 2ème enceinte,

   - Une partie des bâtiments qu'elle abritait.

* Le reste est l'œuvre des ingénieurs du roi dans la seconde moitié du 13ème siècle et au début du 14ème siècle.

 

La grande enceinte extérieure

* Depuis le village actuel, par un agréable chemin, je découvre les premières pierres.

* Ce sont les vestiges très ruinés de l'enceinte du village médiéval.

* L'oeil averti verra une entrée en chicane en protection le village. 

* Ces murs millénaires me mettent déjà dans l'ambiance.

* A l'époque médiévale, le château avec son village avait fière allure.

 

Le plan

  Avant de vous montrer les images de ce magnifique château Audois, je vous propose ce plan :Le château de Termes épouse les formes tourmanentées du terrain.

0 - Fossé.

1 - Rampe d'accès

2 - Barbacane.

3 - Porte d'entrée.

4 - Salle des gardes.

5 - Rampe d'accès.

6 - Citerne.

7 - Tour défensive Sud.

8 - Chapelle.

9 - Donjon.

10 - Citerne.

11 - Poterne.

 

Le fossé

* Ce puissant château est entouré, par nature, de profondes vallées.

* On ne pouvait y accéder que d'un seul côté, au Sud.

* Conséquence, un fossé est creusé pour créer un obstacle difficilement franchissable.

* Ce fossé a aussi servi de carrière de pierres pour le château.

 

Première enceinte du château

* Relativement bien conservée, elle a une forme de parallélogramme irrégulier.

* Elle mesure 125 mètres de long pour 70 mètres de large.

* L’accès se fait par un sentier en pente (donc limitant la vivacité de l'assaillant).

* L'assaillant, coincé entre la barbacane au Sud-Est et la tour ronde, avait sa progression très contrariée.

* S'il choisissait une autre courtine, de haut murs avec archère, crénelage et échauguettes (voir vocabulaire) l'attendaient.

 

      L'intérieur :

Les premiers bâtiments

* A l'intérieur de l’enceinte subsistent de nombreux bâtiments que l'on discerne parfois grâce aux bases des murs.

* L'angle Nord-Ouest est occupé par une poterne.

* Elle est défendue par une échauguette construite sur 2 contreforts.

* Son épaisseur est due à un escalier intérieur.

* Cette issue permet d'accéder au site du Termenet.

 Est ce une archère cruciforme ou une croix latine ?

Deuxième enceinte du château

* Autour du château, cette enceinte abrite la "maison" des propriétaires. Elle est très ruinée. Seuls apparaissent  partiellement les murs Sud et Est.

* Elle montre les vestiges d'une rampe d'accès de la porte, avec les traces d'une citerne et d'un lavabo.

* Le côté Ouest est occupé par la chapelle castrale, à la voûte écroulée, éclairée par deux fenêtres romanes dont l'une est cruciforme.

* Cette forme est devenue le symbole le plus emblématique de Termes.

 

Au sommet

* Au sommet du site, je distingue les énormes blocs de maçonnerie éparpillés. Ce sont les vestiges du donjon détruit à la poudre en 1654.

* Sur cette butte artificielle, le spectacle est magnifique sur :

- La barbacane,

- Les remparts,

- Les montagnes.

 

      Le site de Termenet :

A l'époque médiévale

* Ce fortin, sur un éperon rocheux à 250m en contrebas du château, est décrit par un chroniqueur de la "Croisade contre les Albigeois".

"Les croisés sentant que la victoire était impossible depuis les faubourgs Sud, décident de déplacer une partie de leurs mangonneaux sur le site de Termenet.

Ils pouvaient ainsi :

- Attaquer Termes par deux cotés, divisant ainsi le nombre de pierriers de défense des Cathares.

- Priver l'accès à l'eau de la rivière pour les défenseurs."

 

Que reste-t-il ?

* Au 21ème siècle, il ne reste du Termenet qu'un fragment de maçonnerie caché dans une anfractuosité, ainsi que de rares aménagements du rocher.

* Depuis ce "fortin", une vue superbe s'étale sur le château, les gorges de Termenet et le moulin de la Buade.

 

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du village et du château :

* En 865, création de la septimanie. La frontière avec l'Espagne est fixée dans les Corbières. Le nom de termes viendrait de "Terminus" (frontière).

* En 1061, apparaît pour la première fois dans les textes le seigneur Olivier-Bernard de la famille de Termes. Cette famille est à la tête d'une vaste circonscription féodale des "Corbières", le Termenès, au sud du comté de Carcassonne à la frontière des possessions des comtes de Cerdagne puis Barcelone.

* En 1093, un castrum est mentionné.

* Au 12ème siècle, cette famille est périodiquement en conflit avec l'abbaye de Lagrasse voisine, notamment pour la possession de mines d'argent de Palairac.

* En 1163, l'acte de partage du château de Termes entre les deux frères, Raimond et Guillaume de Termes, oblige la construction d'une deuxième église. C'est l'édification d'une église fortifiée.

* En 1210, après sa victoire sur Carcassonne et Minerve, Simon de Montfort entame en août un siège contre Termes. Raymond, seigneur de Termes est accusé d'hérésie. Il oppose une résistance obstinée pendant 4 mois. Les 2 camps possèdent des "pierrières" qui font de ce siège un cas particulier de la croisade des Albigeois.

* En 1210, en novembre, les assiégés ont attrapé la dysenterie en buvant l'eau des citernes souillées par un fort déluge qui succédait à plusieurs semaines de sécheresse. Ils fuient le château dans la nuit. Resté sur place, Raimond de Termes est fait prisonnier. Il meurt en prison à Carcassonne. Après la capitulation de Termes, nombre de châteaux ne voulurent pas résister à Simon de Montfort.

* En 1211, le domaine est donné par Simon de Montfort à Alain de Roucy. Le village étant détruit, il est reconstruit le long de la rivière.

* En 1221, Alain de Roucy meurt durant la débâcle des croisés. Termes semble être de nouveau occupé par l'ancienne famille seigneuriale.

* En 1228, le château et ses terres sont rattachés à la couronne de France lorsque Amaury, fils de Simon de Montfort, abandonne ses droits sur le Languedoc. Termes devient la frontière du royaume de France face à l'Aragonais.

* En 1241, Olivier de Termes fait sa soumission auprès de Louis IX (voir la liste des rois).

* Vers 1250, le château de Termes est reconstruit, fortifié, puis occupé par une garnison royale. Il est intégré dans la ligne des places fortes gardant la frontière avec l'Aragon.

* Au 13ème siècle, Termes devient le chef-lieu d'une circonscription judiciaire (la viguerie du Termenès) ainsi qu'une circonscription religieuse (l'archiprêtre du Termenès). Termes est qualifié de "ville".

* En 1357, le château de Termes est temporairement "livré" aux Anglais du Prince Noir.

* En 1597, les notables de la région demandent au Roi de France (voir liste) les "écus" pour les réparations du château. Hélas, demande non satisfaite.

* En 1653, suite au recul de la frontière, la forteresse devenue inutile et coûteuse est détruite sur l'ordre du roi. Pendant un an, un maître maçon de Limoux démantèle les murailles à la poudre.

* En 1654, le puissant donjon est abattu.

* Au 17ème siècle, l'importance de la ville diminue considérablement lorsque le siège de la viguerie est établi à Félines-Termenès.

* En 1942, le site en ruine est classé aux Monuments Historiques.

* En 1973, le site est débroussaillé.

* En 1989, les ruines appartiennent à la commune et sont ouvertes au public.

* Au 21ème siècle, la visite est payante. Renseignez vous sur les horaires

 

Après toutes tes aventures, tu as le droit à un peu de repos !

 

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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 14:05

 

Département 12 - AVEYRON

  Voila mon sentier d'entrainement de ce jour

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Naucelle est située à 40km au Nord-Est d'Albi, à 35km au Sud-Est de Villefranche de Rouergue et à 30km au Sud-Ouest de Rodez.

 

     Coordonnées du château :

44° 11' 4" N 2° 21' 5" E
 44.184385° 2.351399°

 

Le château : 

        L'extérieur :

Il faut entretenir sa forme

    Etre un castellologue-amateur demande une forme physique importante car je dois toujours être accompagné :

* D'un très gros livre de châteaux.

* D'un matériel photo adapté,

* D'un trépied solide,

* D'une paire de jumelles,

* D'un GPS puis d'une série de cartes avec boussole (car dans les sous-bois, le signal GPS est parfois peu fiable),

* Enfin d'une armure pour me protéger des chutes de pierres.

  Ceci m'oblige à entretenir ma forme physique en réalisant des parcours de santé, même en vacances.

 

La découverte

    C'est donc un Chevalier Dauphinois tout de sueur vétue qui remonte vers le Nord. Soudain, mon destrier tousse.

Est ce mon odeur ?

   Que nenni, cette bête extraordinaire (comme moi) a flairé une curiosité.

La voyez vous ?

 Un corps de ferme cache la ronde tour

Rapide analyse

* Ce site est parfois nommé "Château" et d'autre fois "Grange".

* Il est composé d'un corps de bâtiment parallélépipédique que je ne peux pas dater avec précision.

* Derrière un hangar moderne en tôle, une ronde tour en brique me surprend.

Dans une région de pierre,

pourquoi avoir utilisé la brique ?

* Ce rond vestige médiéval très remanié et consolidé possède une ouverture en hauteur. Sa taille me fait penser à une porte.

Etait ce l'entrée accessible

uniquement par une échelle rétractable

ou un escalier en bois ?

 

        L'intérieur :

  La propriété privée n'est pas visitable. 

 

 

Histoire du château :

* A l'époque Gallo-Romaine, Bonnefon fait partie du domaine de Monneyrac.

* Au 10ème siècle (?), à Bonnefon, une grange (fortifiée ?) est aménagée. Elle appartient à l'abbaye de Bonnecombe. Autour de cette grange le village de Naucelle se crée.

* Vers 1370, durant la Guerre de Cent Ans, les religieux de Bonnecombe incendient la grange au lieu de la donner aux Anglais.

* En 1427, vers la fin de la Guerre de Cent ans, le château est reconstruit.

ème siècle, le bâtiment d'habitation est modernisé pour plus de confort.

* En 1794, les Révolutionnaires réquisitionnent le château et le vendent à Antoine Lacombe.

* Au milieu du 20ème siècle, le site est possession de la famille Ginistry.

* Les bâtiments étant très ruinés, ils sont démolis et les matériaux aménagent la route d'accès à la ferme.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route en respectant la tranquillité des habitants. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Ceci n'est point une cheminée d'usine !

 

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