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Ombre et lumière

5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 08:00

 

Département 24 - DORDOGNE

 Je pressens que cette église va me passionner

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Bussière-Badil est située à 65km au Nord de Périgueux, à à 50km au Sud-Ouest de Limoges, à 20km à l'Est d'Angoulême (voir son château) et à 15km au Nord-Ouest de Nontron.

   Coordonnées de l'église :

45° 39' 8" N 0° 36' 15" E
 45.65232°  0.604307°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

     Bien que la construction religieuse ne soit pas dotée du classique toit pointé vers le ciel avec une girouette ou une croix, le clocher octogonal m'informe que je suis en face de l'église de Bussière-Badil.

  Sa forme basse, ses angles droits, ses contreforts me font penser à une construction médiévale. Mais ma question primordiale est :

Est elle fortifiée ?

 

Analyse rapide des défenses

Je n'ai pas à réfléchir longuement pour affirmer que ce moutier Périgourdin est fortifié.

* La partie construite au dessus des modillons m'informe que l'église a été rehaussée après sa construction originelle.

* Sur cette face, le salle de repli sous le toit comporte :

- Des fentes de tir (je pressens que le fusil était l'arme dédiée).

- Des ouvertures de guet.

- Une petite bretèche permet d'éloigner l'assaillant trop hardi.

* Même si l'ensemble des dispositifs n'est pas homogène ni symétrique, l'important est que la défense soit assurée.

 

Beautés sculptées et système défensifs

1 - La bretèche surprend par sa petite taille. Mais c'est l'efficacité qui prime.

2 - La console de droite de cette autre bretèche s'appuie sur un modillon.

3 - Les modillons, devenus inutiles, embellissent le mur et même l'angle.

4 - Le mur coté portail d'entrée possède aussi ses fentes de tir.

5 - Le chevet rond possède aussi sa bretèche.

6 - Les architectes ont correctement positionné le trou de la bretèche entre les modillons.

 

1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12

 

7 - Rien est symétrique dans les systèmes défensifs, même la forme des fentes de tir.

8 - Les modillons sont correctement alignés, ce n'est pas le cas des ouvertures de tir.

9 - Un joli trou carré pour guetter.

10 - Est ce un éléphant ou un animal mangeant avec ses pattes ?

11 - Les visages sont très expressifs.

12 - Comme souvent sur les modillons, un singe est présent (pour se moquer des humains ?)

Une église Romange avec des fenêtres gothiques

L'autre coté est-il identique ?

* Bien que les 2 cotés de la nef ne soient pas symétriques en aménagements défensifs, elles se ressemblent par le nombre de contreforts et fenêtres.

* Sur cette face, la partie rehaussée au dessus des modillons est très visible.

* Même s'il semble évident que la bretèche (voir vocabulaire) a été refaite récemment, elle est dans l'esprit de l'église fortifiée.

 Avez vous vu la rosace ?

Le portail

* La façade occidentale est divisée en trois parties.

* Chacune est séparée par des contreforts puissants.

* Les parties extérieures sont pourvues de baies en plein-cintre aveugles.

* Celle de gauche possède un tympan sculpté.

* Le portail central, d'époque Romane, est formé de trois voussures en retrait.

* Il est richement décoré.

* Il est surmonté de sept statues décapitées (à la révolution).

* De chaque coté, des personnages bibliques apparaissent.

 

    L'intérieur :

  Comme souvent en notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci n'échappe pas à la règle.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'un prieuré fortifiée appartenant à l'abbaye piémontaise de la Cluse.

* Au milieu du 12ème siècle, après le mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri II, le futur roi d'Angleterre, la contrée est Anglaise.

* Au 14ème siècle, le portail est rénové (à vérifier).

* A la fin du 15ème siècle, les fenêtres de l'église sont élargies. Une magnifique rosace à 12 branches est aménagée.

* Au 16ème siècle, à cause des guerres de religion, l'église est fortifiée.

* En 1862, l'église est classée aux Monuments historiques.

* A la fin du 19ème siècle, un grand programme de restauration est commencé.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame de la Nativité) est libre et gratuite depuis les rues du bourg. La visite de l'intérieur des fortifications est interdite.

 

Sans posséder des défense originales, l'église est fasinante de diversité

 

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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 07:09

 

Département 30 - GARD

  Ne reste-t-il que ce pan de mur ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Cornillon est située à 50km au Nord-Nord-Est de Nîmes, à 35km au Nord-Est d'Alès et à 15km au Nord-Ouest de Bagnols sur Cèze.

     Coordonnées du château :

44° 13' 28" N 4° 29' 14" E
 44.2245750°  4.487442970°

 

Le château :
        L'extérieur :
La découverte

* En arrivant par la route du Sud, je suis merveilleusement étonné par la vue offerte sur cette commune.

* L'ancien village médiéval a été construit en bordure d'une falaise.

* Il semble logique que le bourg fut fortifié et qu'un château en ait été le point défensif central.

Reste-t-il des preuves de mes supputations ?

 Ce site m'en fait voir de toutes les couleurs !

L'analyse 

* Même si les murs ont été arasés, la puissance de la courtine ne fait aucun doute sur le caractère défensif de la petite cité.

* Les tours carrées indiquent une construction vers le 12ème siècle.

* La modernisation du site ainsi que quelques réparations ont légèrement adouci l'aspect guerrier de Cornillon.

* Les multiples différences de qualité de taille des pierres ainsi que leurs dimensions me font penser à des reconstructions et réparations étagées sur plusieurs siècles.

* Rapidement j'entre dans le bourg.

 

        L'intérieur :

Je ne suis point un touriste !

* Dans le bourg, l'ancienneté des maisons est remarquable.

* Mais je ne suis pas venu  faire du tourisme. Ma mission est  une découverte de castellologue amateur.

 

Les vestiges

* La lecture du site n'est pas facile :

Des bâtiments éventrés difficiles à dater.

- Des vestiges de cheminée.

- Plus loin, des murs indatables pour votre Chevalier.

- Une porte avec arc me rappelle "mon" Moyen Âge.

* Je vous laisse ici et je vais admirer le paysage magnifique à travers ces fenêtres surmontées d'un arc de décharge.

 

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* Vers 1121, le château est cité dans un texte.

* Au 12ème siècle, le site est propriété de l'évêque d'Uzès.

* Au milieu du 14ème siècle, Guillaume I de Beaufort habite le château.

* En 1376 (?) Guillaume I décède au château.

* Vers 1379, Guillaume II Roger de Beaufort, frère du Pape Clément VI, habite le château.

* Vers 1383, les Tuchins attaquent la ville et le château.

* En 1420, Raymond de Beaufort, Vicomte (voir titre de noblesse) de Valernes et seigneur de Cornillon, décède. Le château est transmis à la famille  Canilhac.

* Au 16ème siècle, durant les guerres de Religion, ville et château (possesion de la famille Desmartin) souffrent.

* En 1630, Henri II de Montmorency complote contre le Roi de France Louis XIII.

* En 1632, Henri II est arrêté puis exécuté. En représailles, de nombreux châteaux (dont les seigneurs ont soutenu sa rébellion) sont arasés ou brûlés. Cornillon subit la "vengeance" de Richelieu.

* Au 17ème siècle (1679 ?), la famille de Sibert devient propriétaire du château.

* Vers 1792, les révolutionnaires saccagent puis détruisent le château.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du bourg et du château est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Un village bien protégé par son château médiéval

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 07:30
     
michel-j-01     Cet article est très spécial : Il est l'oeuvre d'un passionné ayant comme pseudo : " M. J.". Comme moi, il est fou de châteaux, aussi bien d'époque médiévale que renaissance. C'est aussi un passionné d'architecture et d'art. Il m'a proposé d'écrire quelques articles sur mon modeste blog.

     J'ai évidemment accepté. J'adore échanger sur les châteaux forts. Je suis fier de l'avoir dans ce "bateau" qui navigue à travers le temps !

   Croyez moi, vous allez découvrir un monde différent du mien, un ressenti plus architectural.

Faites lui un formidable accueil. 

 

michel-j-02  

 

 

Le château est au bout de l'allée

 

Département :  27 - EURE

  

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Grandvilliers est située à 50km au Nord-Ouest de Chartres, à 25km au Sud d'Evreux et à 20km au Nord-Ouest d'Evreux.

 

  Coordonnées du château :

48° 48' 24.156" N 1° 6' 21.478" E
 48.80671°  1.105966°

 

 

Description du château 

     L'extérieur :

La découverte

   Au fond d'une vaste perspective apparaît le château d'Hellenvilliers, composé de trois bâtiments et une construction qui s'est finalement trouvée étagée sur trois siècles.

 Aile Est et la chapelle

 

Le "vieux logis"

   Edifié sur deux niveaux, les façades du "vieux logis", d'époque Renaissance (aile Est), sont en brique de pays avec des appareillages de pierre en encadrements de baies et en cordons.

   La porte principale, donnant sur la cour d'honneur propose une décoration classique, avec ses colonnes corinthiennes détachées, son entablement et son fronton sculptés, qui la situe vraisemblablement postérieure à l'ensemble du logis.

 

 

La chapelle

  La chapelle, en prolongement du vieux logis, date du 15ème siècle.

  C'est la partie la plus ancienne de cet édifice.

  Elle est constituée d'assises alternées de brique, silex et pierre.

  Ailes Sud et Ouest

 

Aile Sud 

    Le corps de bâtiment Sud, ou corps central, date du 17ème siècle. C'était à l'époque une galerie ouverte, ce qui explique ces fenêtres en arcades à R.C., qui reliait le vieux logis à une poterne d'entrée.

 

 

Aile Ouest

    Enfin, la troisième aile Ouest remonte au début du 18ème siècle, réalisée dans un style classique plus sobre.

   C'est de cette époque que date le nouveau dessin du parc attribué à André Le Notre selon une orientation Nord-Sud.

 

 

La façade Sud

   En passant par la façade Sud du château, remarquons son grand pavillon d'angle qui s'est substitué à l'ancienne poterne reliée au vieux logis par la galerie

  La tour d'angle du château primitif

 

La façade arrière

    La façade arrière du vieux logis donne sur la cour Renaissance où se situent les plus anciennes constructions du domaine.

   C'était la cour du château primitif dont reste la Tour d'Angle établie en brique, décorée de croisillons en brique surcuite, sur une base circulaire. Un reste des constructions du 12ème siècle, doté à sa base d'une canonnière.

Sous la corniche court une frise sculptée où se mêlent les emblèmes de François Ier, de Diane de Poitiers et des Mainnemares.

    En vis-à-vis on retrouve le chevet de la chapelle et un bâtiment de dépendance.

 

 

Le pigeonnier

   Un peu plus au Nord, on remarque le pigeonnier ainsi que d'autres dépendances et étables.

      Les trous de nichée (les boulins) indiquaient l'importance du domaine. On en dénombre ici 1364, ce qui signifiait un domaine de près de 700 hectares.

 

La cuisine du vieux logis   

    L'intérieur :

La chapelle

   A voir enfin en quittant Hellenvilliers l'intérieur de la chapelle à la belle voûte en bois.

 

Le "vieux logis"

    Le vieux logis recèle également une intéressante cuisine aux murs de brique et pierre et à la vaste cheminée où l'on imagine en train de rôtir les bêtes abattues dans les forêts voisines.

 

 

Histoire du château :

* Au 9ème siècle, présence d'un poste de défense.

* Au 11ème siècle, Jean II, sire d'Hellenvilliers fait édifier une maison forte sur ce site.

* Au 11ème siècle, une des descendantes de cette lignée épouse Guillaume de Mainnemares, un seigneur de la région de Duclair.

* Au 16ème siècle, c'est l'un des descendants de cette nouvelle famille qui entreprend la construction du "vieux logis".

* En 1585, Marie de Mainemares épouse  Nicolas II de Clinchamp. Le château est apporté en dot.

* En 1590, la famille Clinchamp (il est fort probable que ce soit Gabriel) reçoit au château Henri IV (voir liste des rois) avant la bataille d'Ivry.

* En 1610, Gabriel de Clinchamp, seigneur de Hellenvilliers, épouse Antoinette de Mornay.

* En ce 17ème siècle, un membre de la famille deClinchamps fait construire le corps de bâtiment Sud en retour d'équerre. Ce bâtiment occupe le fond de la cour d'honneur.

* En 1690, la famille de Clinchamp vend le domaine à Louis Jérome d'Erard, conseiller au parlement de Rouen et descendant d'une ancienne famille normande. Le château s'agrandit alors de son aile Ouest. 

* Au 18ème siècle, Armand Aimé d'Erard est marquis (voir titre de noblesse) d'Hellenvillers.

* En 1952, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* A la fin du 20ème siècle, les propriétaires sont les descendants de la famille D'Evrard.

* Au début du 21ème siècle, la découverte du château est possible en été. Veuillez vous renseigner sur les horaires et dates d'ouverture.

 

Vue aérienne de l'ensemble des constructions du domaine - Photo des propriétaires

 

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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 08:04

 

Département 12 - AVEYRONCe mur nous murmure son histoire

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Nant est située à 60km Ouest-Sud-Ouest d'Alès, à 30km au Nord de Lodève et à 20km au Sud-Est de Millau.

 

     Coordonnées du château :

44° 0' 40" N 3° 20' 26" E
 44.011214°  3.34055°

 

 

       Toponymie(voir initiation)

 Nant aurait comme origine un mot Gaulois Nantos signifiant : Cour d'eau.

 

 

Le château : 
        L'extérieur :

La découverteJ'ai envie de faire une ronde proche de cette ronde tour

    Loin de toutes routes principales, à mi-distance entre Nant et Saint Jean du Bruel, le hameau d'Algues est posé sur les flancs d'une petite butte dominant la vallée de la Dourbie.

     Au sommet de la colline, protégé par ce que je crois être des remparts arasés (vous connaissez mon imagination fertile), le vieux château de la famille Roquefeuille somnole.

Je vais de suite le réveiller !

 

 

L'analyse 

* Bien qu'arasée, la courtine est haute.

* Le mur n'est pas très épais, mais la qualité de fabrication se ressent.

* Dans un angle, une ronde tour tente de survivre aux années.

Il me faut maintenant découvrir les entrailles de cette beauté médiévale.

 

 

        L'intérieur :Bien que vide, l'intérieur est rempli d'indices

Voyez vous toutes ses merveilles ?

      Avec précaution, j'entre dans la ruine et je vois :

  * De l'herbe.

Pensez vous que cela

fut le jardin médiéval ?

 

- Cette herbe est évidemment le résultat des siècles sans entretien et surtout des étages qui se sont écroulés.

  * Une citerne.

Pensez vous qu'elle soit médiévale ?

 

- Que nenni. Cette réserve d'eau au dessus du village est une construction classique en notre siècle. Ce n'est point la première fois que je vous montre un château d'eau dans un château fort : Par exemple à Quillan, à Vaour.

  * Une cour ronde.

Pensez vous que cela fut

une cour d'école pour faire une ronde dansante ?

 

- Vous êtes si perspicaces que vous avez reconnu la tour d'angle arasée.

 

 

Une curiosité énigmatique

     Je prends un peu de recul pour observer la surface de château. Même si les arbres faussent un peu la réalité, le périmètre de cette construction devait être important. Soudain, je remarque une curiosité architecturale.

Que pensez vous que cela fut ?

A - Un conduit de cheminée ?

B - Des vestiges de latrines ?

C - Un monte charge ?

D - ....

 

 

C'est à vous de travailler

     Puisque je vous ai donné les bases de lecture de cette ruine, je vous propose de commenter ce que vous voyez dans les 6 images ci-dessous.

Je ramasse les copies dans 2 jours !

 

1 2 3 4 5 6

 

 

Histoire du château et du bourg :

* A la fin du 11ème siècle (à vérifier), un château est construit.

* Au 13ème siècle, un roman écrit en Occitan, cite un seigneur d'Algues. Il est en possession d'un château en ruine. Deux questions se posent :

- Est ce le même site ?

- Le roman s'appuie-t-il sur un fait réel ou narratif ?

* Au 13ème siècle, Nant se développe. Le bourg compte plus de 3000 habitants et organise 4 foires annuelles.

* Au 14ème siècle, la peste noire stoppe le développement de la cité.

* Au 15ème siècle, les Routiers saccagent les fermes et la cité.

* Au 16ème siècle, dans le compoix de Roubiac, le château est dit possession de Dame Marie Gilberte de Roquefeuil.

* En 1560, durant les Guerres de Religion, Saint Jean du Bruel prend le "camp" des Calvinistes alors que Nant est Catholique. Le château se trouve au centre de la dualité.

* Au 16ème siècle, les guerres de Religion stoppent définitivement l'expansion économique de Nant.

* En 1629, le château est détruit.

* En 1782, dans un texte de délibération, le château est nommé : Vieille masure.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant le site et les champs. La visite de l'intérieur est sous la responsabilité de chacun. Le risque de recevoir une pierre existe. Soyez très prudents.

 

Le château d'eau rafraîchit la vieille ruine durant les mois d'été

 

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 07:04

 

Département 30 - GARD

  Ce vestige me fait rêver !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Boucoiran-et-Nozières est située à 25km au nord-Ouest de Nîmes, à 20km à l'Ouest d'Uzès et à 18km au Sud-Est d'Alès.

     Coordonnées du château :

43° 59' 44" N 4° 11' 5" E
 43.99569367°  4.184868336°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

* Ma petite documentation affirme qu'en ce bourg, un vestige fortifié de l'époque médiévale existe.

* C'est donc avec certitude que je me rends vers le Nord de la commune, en direction de la rue du château.

* Soudain, mon nez se heurte à une paroi construite. Cela ressemble à un rempart défensif, l'échauguette en est un des symboles.

 

Les découvertes sont nombreuses

* Quelques mètres plus loin, l'angle est pourvu d'une construction en encorbellement.

* Puis une porte (curieusement au rez de chaussée) s'amuse à me poser une énigme :

"Chevalier, quelle fut la fonction de mes 2 ouvertures ?"

* Ne voulant point discuter avec cette questionneuse, je me faufile le long du mur pour  :

- Retrouver une autre porte (moins énigmatique),

- Admirer une fenêtre à meneaux en croix,

- Observer de loin, une petite tour carrée.

* Soudain, je vois une puissante porte défensive, avec un arc intérieur à longs claveaux.

* Je la traverse en contemplant ses belles pierres.

 

Est ce la faim et la fin ?

* Pensant avoir tout vu, je me mets en quête d'une auberge pour me délecter des mets de cette province.

* Est ce à cause de l'instinct du castellologue amateur ou un appel silencieux des "cieux", mais ma tête se tourne pendant que mon corps continue tout droit.

* En général, cet acte permet le heurt d'un poteau ou la chute à cause d'un trottoir mal nivelé. Mais, le miracle de la redécouverte m'empêche d'être la cible de maux sans pour autant être la flèche des mot (ou les mots fléchés).

Les mots me manquent en voyant ceci !

Que de constructions défensives !

 

La tour que je nie me donne le tournis

* Au dessus d'un mur portant des fentes, je vois une haute "cheminée".

* Cheminer proche de la cheminée est un besoin qui me brûle.

* Mais, honte j'ai de vous dire que trompé je me suis.

* Cette si haute construction est une tour médiévale.

* Et même si son sommet porte un "chapeau" moderne, cette belle me séduit.

* Je la contourne espérant la toucher.

* Mais la vieille damoiselle solitaire est enfermée dans une propriété privée.

 

        L'intérieur :

Echec

    Hélas, la propriété privée n'est pas visitable. 

 

Arme ultime : Le plan

* Par un hasard extraordinaire comme seule la chance d'un Chevalier peut avoir, je récupère un plan pour comprendre ce site :

- Le château mesure 75m de long pour 10m de large

- A - Tour carrée improprement nommée : Le Donjon.

- B - Saillant rectangulaire.

- F - Fenêtre à meneaux.

- G - Vestige d'un linteau en accolade.

- P - Porte fortifiée.

* Après la lecture du plan vous me dites :

"Chevalier, tu t'es bien moqué de nous dans ton article"

"Tu n'as point découvert les détails dans l'ordre de ton récit".

* Raison vous avez merveilleuses lectrices et subtils lecteurs, ma prose vous a promenés dans mon rêve et non dans ma vraie découverte du site.

* Je n'ai point triché, j'ai un peu déformé ma vérité.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, un château est construit pour surveiller le passage sur la rivière. il appartient à la famille : Pelet d'Alès.

* En 1210, le site fortifié est mentionné dans un texte.

* En 1310, le site est vendu à Guillaume de Plaisians, conseillé de Philippe le Bel (voir liste des rois).

* En 1386, suite aux mouvements de rébellion des Languedociens contre l'administration Royale, Louis Grimaldi est envoyé par Jean 1er duc de Berry pour attaquer puis prendre le château de Boucoiran.

* En 1387, les Tuchins attaquent et récupèrent le château.

* Au 15ème siècle, le château est en indivision.

* En 1491, une salle du château sert de prison pour une sorcière nommée Martiale.

* En 1566, Jacques de Bozène, un des principaux propriétaires du château, vend le site à Robert de Calvière. Ce dernier entreprend de nombreux travaux de modernisation.

* En 1704, les Camisards attaquent le château, sans succès. Dans cette bataille, la chapelle est incendiée.

* Au 18ème siècle, la famille Calvière-Boucoiran délaisse ce vieux château. Ruine semble être son avenir.

* Au 19ème siècle, des industriels aménagent et utilisent la haute tour pour les tests de résistance des plombs de chasse.

* En 1954, monsieur Colombi achète le château, le restaure partiellement et utilise le site pour une fonderie de plombs de chasse.

* En 2011, la société est en liquidation judiciaire.

Que va devenir le site médiéval ?

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Point cheminée cela est... mais tour !

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 07:30

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

 

Le bourg :

Massif est le clocher-donjon de cette église fortifiée    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Rogny  est située à 40km Est-Sud-Est de Saint Quentin, à18km au Sud-Est de Guise et à 10 km au Sud-Ouest de Vervins.

 

   Coordonnées du bourg :

49° 46′ 10″ N 3° 48′ 38″ E
 49.769444°  3.810556°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

    En bordure du village, une imposante église en brique rouge me regarde : "Viens me voir Chevalier" semble-t-elle dire.

   Lentement, sans la brusquer, je m'approche de cette beauté.

 

Le clocher-donjon

    Accolé à la nef, le rouge donjon carré est si puissant que je ne vois que lui. Avec ses contreforts d'angle à larmier unique, il parait presque indestructible. Mais sa solidité et sa relative puissance ne doivent pas me faire oublier de rechercher les systèmes défensifs obligatoire pour une tour de défense.

Un donjon vraiment imposant   J'ai beau chercher sur chaque brique, je n'en vois aucun.

 

Où sont les défenses ?

     Pour trouver les défenses j'ai recours à mon "astuce" : Prendre du recul. Et là, ma vue se trouble. L'église, comme le sont les châteaux forts, semble entourée d'un fossé. La tour n'en paraît que plus gigantesque.mais elle ne comporte aucune archère ni bretèche (voir vocabulaire).

 

La petite tour ronde

    Contrairement aux autres façades, celle coté fossé montre une petite tour ronde. En m'approchant, je me rends compte qu'elle n'est pas si mince que je l'avais pensée. L'imposante masse du donjon déforme toutes mes notions de grandeur.

  Cette tour ronde est si fascinante que mon ombre se précipite devant moi pour la toucher.

 

Sont ce des défenses ?

  Le petite tour est surprenante par la qualité de son arrondi mais aussi par son implantation contre le donjon sans pour autant s'appuyer sur le mur de la nef.

Voyez vous les petites fentes sur la hauteur ?

    Au premier regard, je pensais à des puits de lumière pour l'escalier intérieur, mais elles ont certainement dû servir à la défense.

A quoi sert une fente de tir au 21ème siècle ?

  Curieusement, notre siècle pacifiste a transformé les fentes de tir en.... passage pour câbles électriques.

Curieuse reconversion n'est il pas ?

 

Où est l'entrée ?

   Il est temps de chercher la porte d'entrée pour découvrir les entrailles de cette puissante tour. Contrairement aux nombreuses églises que j'ai visitées (voir Vicq d'Auribat), la tour n'est pas un clocher-porche (voir cet exemple). L'entrée est sur la façade opposée.

Le donjon serait donc la nef de l'église ?

  Devant cette curiosité architecturale, je tente de pousser la porte dont le portail est de style Gothique Flamboyant.

 

    L'intérieur :

  Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Mais grâce aux fenêtres assez basses, je peux voler cette image.

   La nef a été refaite et je ne vois aucune trace de système défensif ni d'escalier intérieur. Par conséquent, je peux affirmer que le donjon était le seul moyen de sécurité des habitants.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 14ème siècle (?), construction de l'église.

* Au 15ème siècle (?), le portail est sculpté.

* Au 16ème siècle (?), amélioration du système défensif de l'église.

* En 1989, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite . La visite du clocher est interdite.

 

Comme un château fort, cette église est posée sur une colline

 

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 08:30

 

Département 12 - AVEYRON

 Un ensemble fortifié digne des plus grand châteaux forts !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Pierrefiche est située à 35km au Nord-Nord-Ouest de Millau, à 25km au Nord-Est de Rodez et à 20km à l'Ouest de La Canourgue.

     Coordonnées de la grange :

44° 25' 24" N 2° 54' 5" E
 44.423467°  2.901528°

 

 

La grange : 
        L'extérieur :
Comment nommer ce site ?

     Bien assis sur mon fidèle destrier, je m'abreuve de ma documentation sur Galinières. Dans un ouvrage, le site est nommé "Château fort", mais sur une brochure d'historien il est nommé "grange fortifiée".

    Si ma description oscille parfois entre les 2 termes, sachez qu'elle décrit toujours le même site :

Le château / grange fortifiée monastique de Galinières.

Nota : Je vous ai déjà montré une grange fortifiée dont l'architecture est très différente.

 

  Est ce une église, un château ou une simple tour ?
La découverte

    A 4,5km au Sud-Ouest de Pierrefiche, le hameau de Galinières se fait presque oublier sur sa petite colline où coule en contrebas le ruisseau nommé Serre.

   Avec mon oeil d'aigle (et surtout mon GPS aidé par mon dictionnaire) je remarque rapidement l'imposant site fortifié.

   Je comprends maintenant pourquoi certaines revues et livres le qualifient de château.

 

 

Le plan

   Pour vous faciliter la compréhension de la position des bâtiments, je vous propose le plan réalisé par Henry Pons.

       Contrairement à mon habitude, je ne vais pas le commenter. Je vous donne la chance de vous excercer et de deviner.

 

 

 Les tours crénelées ont du impressionner plus d'un assaillant

Rapide analyse 

* Le site est entouré d'un muret dont la hauteur et l'épaisseur me semblent être une construction non médiévale et non défensive.

* Mais mon jugement est contredit par la présence d'une tour ronde accrochée à un mur plus haut.

* Les bâtiments habités sont nombreux. Leurs ouvertures (portes, fenêtres) sont "modernes" sur certaines façades.

* Sur d'autres façades, les fenêtres possèdent des meneaux en croix ayant au moins 6 siècles.

 

 

Les tours

* Evidemment, ce sont les 3 beautés défensives que l'on remarque en premier.

* La 1ère est une tour quadrangulaire dont un coté est dépourvu de mâchicoulis (voir vocabulaire).

* La 2ème est une tour circulaire comportant aussi des mâchicoulis sur consoles.

* La 3ème est le chef d'oeuvre. Ce serait la grange fortifiée.

Aviez vous déjà vu 2 tours superposées ?

 

 Un donjon composé de 2 tours superposées

L'incroyable donjon

* La grande tour, coté Nord, est remarquable et "unique".

* Sa base mesure 12,8m par 13m.

* Ses murs à la base ont 1,5m d'épaisseur (d'après ma brochure).

* Les contreforts mesurent 2,5m par 2,5m.

* Au sommet de la première partie du donjon, une console à 5 niveaux apparaît. Elle a un ressaut de1,25m.

* Les 4 faces possèdent un ressaut.

A quoi servait cet encorbellement ?

* Evidemment à porter un "chemin de ronde" en bois s'apparentant à un hourdage (voir vocabulaire).

  Pour bien comprendre les dimensions imposantes de ce donjon, je vous propose de les comparer à celles des bâtiments voisins comportant 4 étages sur rez-de-chaussée.

 

 

        L'intérieur :

Je reste dehors

  La propriété privée n'est pas visitable.

 

Quelques précisions

   Ma petite brochure me livre quelques détails :

* La chambre de l'abbé est au second étage du donjon,

* Cette chambre est avec voûte à nervures saillantes.

* Les armes de l'abbé Rigal figurent sur la clé de voûte de cette chambre.

* Les appartements dans ce donjon sont décorés de fresques.

* Quatre murs comportent l'écusson de Jean Géraud, abbé de Bonneval en 1424.

* L'accès au chemin de ronde se faisait par un escalier à vis aménagé dans le contrefort Sud-Est (voir les fentes de lumière).

 

 

Histoire de la grange :

* Au milieu du 12ème siècle, les familles nobles de la région et les évêques de Rodez font des donations de terres et de fermes à l'abbaye de Bonneval.

* Vers 1162, un acte reconnaît la possession des granges de Galinières à l'abbaye. Ce lieu est parfois nommé : Peyrol.

* En 1370, Jean, fils du Comte (voir titre de noblesse) d'Armagnac, autorise l'abbaye à creuser un fossé de protection entourant le site.

* En 1371, début de construction du grenier-donjon demandé par l'abbé Rigal.

* Durant le dernier quart du 14ème siècle, des fortifications sont aménagées à Galinières.

* Au 15ème siècle, le site devenant la résidence d'été des abbés, les fortifications sont améliorées.

* En 1576, durant les Guerres de Religion, dans le château de Galinières, les états Catholiques du Rouergue signent une trêve avec les Protestants.

* En 1585, la grange est attaquée, saccagée et pillée par les Huguenots.

* En 1636, le site compte 26 serviteurs et un vivier aménagé dans le ruisseau Serre.

* Au 17ème siècle, la grange fortifiée est affermée. Quelques noms de fermier apparaissent dans les textes :

- En 1677, famille Claudel de Coussiergues,

- En 1750, Ignace Girou,

- En 1784, Jean Pierre Séguret.

* Vers 1792, les Révolutionnaires réquisitionnent le site et le vendent au procureur Ayral du Bourg.

* En 1870, le site est vendu à la famille Glandy.

* A la fin du 19ème siècle, la moitié du site est vendu à Emmanuel Payrac.

* En 1921, un incendie détruit partiellement le site. Le mobilier est en cendre.

* En 1928, certains éléments du site sont inscrits aux Monuments Historiques.

* En 1988, d'autres éléments du site sont inscrits aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée et la tranquillité des habitants. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Quelle puissance !

 

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 09:30

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

 
    « 1096: Quand Raimond IV, ce grand "oublié de l'Histoire", devient chef d'armée de la première croisade, il a déjà rassemblé autour de Toulouse une immense et riche province. Des Pyrénées au Rhône, ses descendants en défendront les frontières. Toute la France du sud de la Loire devra compter, jusqu'en 1249, avec ce territoire dont une bonne part deviendra le Languedoc. Au XIIe, au XIIIe siècle, les troubadours y font sonner la langue d'oc sur des rythmes poétiques nouveaux. L'art roman s'y épanouit dans ses plus émouvants chefs-d'oeuvre.
   L'extension du commerce international par la Méditerranée enrichit et définit une nouvelle couche sociale: la bourgeoisie, tandis que l'université de Montpellier puis de Toulouse attirent de l'Europe entière des esprits hardis et curieux.
   L' "hérésie" cathare fera exposer en proie cette province convoitée. Les hordes de Simon de Montfort mèneront contre elle la sanglante croisade contre les Albigeois. Devenu presque l'égal du roi de France, Raimond VII, mourant sans descendance mâle, devra céder à Saint Louis un "grand Languedoc" bientôt démantelé. » 
 
 
 
Mon avis : 
Quelle épopée !
 
  Voilà une famille qui eut une puissance incroyable et qui finit curieusement. Leur histoire est un roman, et le livre se lit comme........ un roman.
   J'ai palpité dans les intrigues, j'ai vibré durant les combats, j'ai dévoré les chapitres parlant des troubadours, des femmes, des mariages....
   Ce livre me rappelle une phrase de Voltaire: 
  • "Il faut avouer, quand on lit l'histoire de ce temps, que ceux qui ont imaginé des romans n'ont guère pu aller, par leur imagination, au delà de ce que fournit ici la vérité."
 
    L'histoire des Comtes de Toulouse est tellement dense, riche, variée, vivante, terrible que je me suis demandé parfois si je ne lisais pas une "vérité-romancée".
 Il semble que non (mais point historien je suis).
 
    J'ai trouvé ce livre chez mon bouquiniste, perdu au fond d'une étagère bancale consacrée à la cuisine (ha, ce bouquiniste, passionné mais un peu "distrait"). Mes quelques euros dépensés m'ont donné un plaisir incroyable. J'ai hâte d'aller visiter l'étagère jardinage (hihi, je me moque  un peu) pour trouver un autre livre médiéval sur une épopée aussi passionnante.
Mais y en a t il ?
Peut être m'aiderez vous à en trouver un autre ?
 
 
 
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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 07:05

 

Département 24 - DORDOGNE

 Avez vous déjà vu une si curieuse architecture ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de La Tour Blanche est située à 45km au Sud-Est d'Angoulême (voir son château), à 35km au Nord-Ouest de Périgueux et à 15km à l'Ouest de Brantôme.

   Coordonnées du château :

45° 21' 51" N 0° 26' 53" E
 45.3642911°  0.448043900°

 

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

      Après avoir visité l'église fortifiée de Cercles, je me dirige à l'Ouest pour découvrir l'incroyable château de La Tour Blanche. Les historiens affirment que cette forteresse était une épine Angoumoise en territoire Périgord.

   Même en étant psychologiquement préparé à voir une puissante forteresse, je suis dans un état second en découvrant la masse écrasante.

  Avec une telle couleur, je comprends le nom du site

Première analyse

* La forteresse est posée sur une butte aplanie.

* Au sommet trône fièrement un puissant château.

* En bas de la pente coule un petit ruisseau nommé : La Julie.

* La château a une forme quadrangulaire.

* Deux des 4 cotés ont gardé une magnifique et massive allure médiévale.

* En avant du quadrilatère existe une plateforme.

Etait ce un jardin aménagé à la Renaissance ?

ou

une plateforme pour canon ?

(Je vous en ai montrée une ici.)

 

La tour d'angle

* A cause de la dimension impressionnante du donjon à droite, la tour d'angle à gauche paraît petite.

* Pourtant ses dimensions sont respectables.

* La taille de la pierre ainsi que la perfection des joints sont impressionnantes.

* Je suis surpris de ne voir aucune archère ni fente de tir.

* Bien qu'arasée, elle a gardé ses consoles triples pour les mâchicoulis (voir vocabulaire).

*  Sous les consoles, deux petites ouvertures m'interpellent

Avez vous une idée de leur fonction ?

* La tour coté Sud-Ouest possède une curiosité en encorbellement.

* Ceci n'est point une bretèche mais un oriel.

Je vous en avais montré un au château de Landsberg.

 

 

La suite : La courtine

* Sans quitter du regard cette droite tour, je me dirige à droite.

* La tour d'angle est reliée à une courtine.

* L'ouverture d'accès au chemin de ronde est visible.

* La courtine semble composée de 2 niveaux habitables.

* Elle a été aménagée à plusieurs reprises. Les traces de piédoits et linteaux d'anciennes fenêtres se devinent.

* Excepté les consoles pour mâchicoulis, je suis surpris de ne voir aucun système défensif comme archère ou fente de tir.

 L'architecture Romane fortifiée s'exprime dans cette tour maîtresse

Le donjon

* La base est en partie empattée par un énorme talutage.

* A mi-hauteur, de fines ouvertures amènent peu de lumière.

* Comme pour sa consoeur, cette tour arasée ne montre que les vestiges des mâchicoulis.

* Les contreforts plats sont reliés par de grandes arcatures aveugles en arcs brisés.

 

Curiosités sur ce donjon

* Une ouverture a été bouchée par des pierres de remploi.

* Dans le talutage, une ouverture apparaît sans que j'en comprenne la raison.

* A la base, une autre ouverture m'intrique.

* Puis des pierres maladroitement inserées bouchent une "porte" à la base du donjon.

Quelle fut sa fonction ?

 

    L'intérieur :

Vais je pourvoir entrer ?

   Lentement, j'approche de l'entrée. Fébrile je suis car ce type de construction est rare en notre royaume. Hélas, je me dois de rester dehors, la propriété privée n'est pas visitable.

 

Le donjon

   L'avantage d'un site partiellement ruiné, c'est que ses entrailles sont visibles. Avec un peu d'attention il est possible de voir (ou deviner) :

* Une ouverture de lumière avec importants ébrasements intérieurs.

* La porte accédant au chemin de ronde.

* L'impressionnante épaisseur des murs.

* Une cheminée.

* Les étages.

Avez vous remarqué la qualité de la taille des pierres et des jointures ?

  Cette construction fut la tour maîtresse et le symbole d'un puissant seigneur.

 

 

 

 

Histoire du château :

* Au 1er siècle, un oppidum existe (à vérifier).

* Au 11ème siècle, probable construction d'une petite fortification (en bois ?).

* Au début du 13ème siècle, construction d'un véritable château fort avec un puissant donjon.

* En 1350, les Anglais attaquent le château puis l'occupent.

* En 1356, pour le compte du Roi de France (voir liste), une armée commandée par Du Guesclin reprend le château.

* En 1369, le site est possession de la famille Bourdeuille.

* Au début du 15ème siècle, le château est le siège d'une Baronnie (voir titre de noblesse).

* Dans la deuxième moitié du 16ème siècle, le célèbre chroniqueur Pierre de Bourdeille dit Brantôme séjourne au château de sa grand-mère.

* Durant la deuxième moitié du 16ème siècle, au cours des Guerres de Religion, les protestants attaquent puis détruisent partiellement le château.

* Au 17ème siècle, un logis de type "Renaissance" est construit.

* Au milieu du 17ème siècle, durant la Fronde, la ville et le château sont attaqués.

* Vers 1792, les Révolutionnaires réquisitionnent le château et le vendent comme bien national à plusieurs familles.

* Au 19ème siècle, le logis Renaissance est détruit au profit d'un bâtiment plus confortable.

* En 1906, le site est classé aux Monuments Historiques.

* En ce début de 20ème siècle, des consolidations et reconstructions sont réalisées pour réhabiliter cette beauté médiévale.

* En 1970, l'intérieur du donjon est incendié accidentellement.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route. La visite de la propriété privée est interdite.

 

Liste des propriétaires :

- Comtes d'Angoulême,

- La Tour,

- Bourdeuil,

- De la Brousse,

- Saint Maure,

- Labrousse Verteillac,

- Dennery.

 

 

Unique est l'architecture cubique de ce château !

 

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 07:01

 

Département 30 - GARD

  Je pressens que cette ruine va être une réjouissante découverte

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Bellegarde est située à 35km au Sud-Ouest d'Avignon, à 15km au Sud-Est de Nîmes, à 14 km au Sud-Ouest de Tarascon et à 12km au Nord-Ouest d'Arles.

     Coordonnées du château :

43° 45' 10" N 4° 30' 35" E
 43.75284980°  4.509898424°

 

 

Le château : 
        L'extérieur :
Je le vois

* A un jet de flèche au Sud-Ouest de Bellegarde, une construction fortifiée apparaît sur sa colline aplanie.

* Bien que le site soit "un peu" ruiné, je pressens que la visite va être passionnante.

* La montée n'est pas pénible car une route a été aménagée.

* Sur l'immense parking, je laisse mon destrier, puis je m'approche de ce château médiéval.

   

La Madone veille sur l'intégrité de la ruine

Analyse rapide

*  Sur cette imposante surface, seule la puissante tour est visible.

* Mais grâce à la vue satellite, je comprends que cette haute construction n'était pas isolée.

* Posée sur cette colline, le château était un formidable point d'observation.

* La base de la tour mesure 11m par 14m.

* Les murs ont une épaisseur moyenne de 2m.

* La partie basse est constituée de pierres lisses avec des joints très fins.

* Curieusement, la partie supérieure est réalisée en pierre à bossage.

* L'ensemble est très soigné prouvant que ce site n'était pas une simple tour d'observation.

* Sur un angle, au sommet, apparaît une vierge. Evidemment, cette représentation n'a point été posée à l'époque médiévale mais au 19ème siècle (voir historique).

  

Je vois la lumière dans la tour. Est elle habitée ?

Des ouvertures

* La tour est ouverte à tous les vents.

* Evidemment, les trous en partie basse sont des dégradations dues à son vieil âge.

* Mais les fentes au dessus m'intriguent :

Sont ce des archères ?

ou des puits de lumière ?

* En regardant en dessous sur la gauche, j'ai une partie de la réponse.

Avez vous remarqué les fantômes

des pierres en encorbellement ?

* Ce doit être les vestiges des consoles ayant certainement portées les mâchicoulis (voir vocabulaire).

* Sur la façade ensoleillée (coté Ouest), une belle fenêtre rappelle/confirme que la tour était habitable.

  

Voyez vous tous ses détails d'une vie passée ?

        L'intérieur :

J'entre

* Lentement, je pousse la porte "virtuelle" et je vois, sur le coté, des trous ayant (peut être) reçu des poutres de blocage.

* Ne me dites point que la ruine est vide !

* Elle comporte de très nombreux indices prouvant sa longue vie.

* La première constatation est la présence de trous alignés marquant les étages.

* Dans l'angle, une jolie pierre en encorbellement devaient porter une poutre.

* Au sol, quelques marches me semblent avoir été aménagées récemment pour la visite des touristes curieux.

 

 

Lumière ou archères ?Puits de lumière et passage secret

* Au plus haut, je retrouve la fenêtre.

* Elle est si peu large qu'elle ne possède qu'un seul coussiège.

* Sur le mur détruit, en haut à gauche, de belles pierres en biais m'informent que des ouvertures (archères ou lumière) existaient.

* L'angle portant la Madone me livre de très nombreux indices :

- Le mur est très épais.

- Le remblai est composé des restes des tailles de pierre.

- A mis hauteur à droite, au dessus des trous pour les poutres, l'ouverture est une archère droite.

- Au dessus, l'ouverture avec un ébrasement est un puits de lumière.

* En prenant un peu de recul, je remarque la hauteur des salles et leur nombre.

* Elles étaient éclairées par les puits de lumière positionnés très haut.

Voyez vous les restes d'une voûte en berceau ?

* Un couloir a été aménagé dans l'épaisseur du mur.

 

 

Vais je partir ?

* Le site est si passionnant que je reste de longs moments à comprendre chaque pierre.

* Ma recherche d'indice est parfois interrompue par le magnifique panorama.

* Le temps s'est peut être arrêté pour le château, mais en mon 21ème siècle, il continue sa route. Conséquence, le soleil quitte lentement le département du Gard et le Royaume de France pour éclairer un autre continent.

 

Le site est il hanté ?

* La nuit tombe, il est temps de laisser la ruine dormir et rêver à ses nombreuses aventures passées.

* Avant de rejoindre mon destrier, je jette un dernier regard à la tour de Bellegarde quand....

.... un détail me surprend dans la trouée.

Sont ce les fantômes du château ?

Qu'est ce ?

* Lentement je m'approche......

Sont ce les fantômes d'une ancienne histoire d'amour ?

* Ne souhaitant pas les déranger, je regagne ma taverne du soir.

 

 

Le diaporama de ce château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction d'un site fortifié (à vérifier).

* En 1208, un "Castrum Bellae-Gardae" est cité dans un texte lors d'une rencontre entre représentant des bourgs de Nîmes et Arles. Quelques historiens supposent que ce n'est point la tour visible en notre siècle.

* En 1209, début de la Croisade des Albigeois.

* En 1216, Simon de Montfort, à la tête de l'armée Royale, assiège puis s'empare du château. Il utilise le site comme base arrière pour l'attaque d'autres châteaux Cathares.

* Au 13ème siècle, les Templiers reconstruisent et occupent le château (c'est ce qu'affirme un historien --> A vérifier).

* Vers 1311, après l'arrestation des Templiers, le Roi (voir liste)  Philippe IV Le Bel donne le territoire de Bellegarde au Baron de Crussol.

* Au 14ème siècle, construction du donjon habitable.

* En 1565, le Baron de Crussol devient Duc (voir titre de noblesse) d'Uzès.

* Dans la 2ème moitié du 16ème siècle, début des Guerres de Religion. Les Protestants récupèrent le château et s'y installent.

* En 1570, Guillaume II de Joyeuse, à la tête d'une armée Catholique, attaque le château puis s'empare des Protestants. La petite histoire affirme qu'ils seront brûlés pour ne pas avoir renier leur nouvelle religion.

* Au 17ème siècle, la vieille forteresse n'a plus d'utilité défensive. Le Duc d'Uzès autorise les habitants à utiliser les pierres du château pour reconstruire l'église paroissiale.

* En 1875, une statut de la vierge est installée au sommet de la ruine. Depuis, ce jour, les habitant nomme le site : La Madone.

* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite. Bien que le site soit sécurisé et consolidé, il est important de respecter les vieilles pierres en ne grimpant pas sur elles.

 

Le panorama est la richesse d'une ruine médiévale

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