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Ombre et lumière

23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 07:02

 

Département 02 - AISNE (Thiérache)

  Voyez vous un système défensif ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le bourg de Bruyères et Montbérault est situé à 40km au Nord-Ouest de Reims et 4km au Sud-Est de Laon.

   Cordonnées du bourg :

49° 31′ 31″ Nord 49.525278°
3° 39′ 51″ Est 3.664167°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

    En découvrant l'imposante église au centre du village, je suis en admiration devant la multiplicité des styles architecturaux. Plusieurs siècles de construction et d'évolution donnent une ensemble :

* Massif et léger,

* Aux formes rectilignes et douces,

* Aux soutiens par des colonnettes et des contrefort droits.

 

Suis je devenu un touriste ?

  Je suis si captivé que j'en oublie ma  mission. Je ne suis pas venu pour faire du tourisme mais déguster une des nombreuses églises fortifiées de l'Aisne. Je reprends mes esprits et je cherche LE détail justifiant mon déplacement dans ce village.

Le voyez vous ?

  Le clocher est massif. Mais est il fortifié ?

L'enquête commence

    Bien que cette église possède des ouvertures sous les toits, je doute que cela fut pour éclairer une salle de repli. Je jette donc mon dévolu sur le clocher, seule possibilité de système fortifié.

 

Le clocher

   Pour mieux comprendre le clocher, je m'éloigne à quelques dizaines de mètres. Il me faut réfléchir :

  * Ce clocher est massif comme un donjon.

  * Il possède une ouverture à plusieurs mètres du sol faisant penser à une entrée de tour castrale avec accès par une passerelle.

  * Mais je ne vois aucun trou de boulin (voir vocabulaire) pour porte une rampe d'accès.

  * Il comporte sur la plate-forme, des gargouilles pouvant servir à faire couler un liquide chaud et gluant.

Pensez vous que ce clocher soit défensif ?

 

Je suis à ses pieds

    Ne trouvant pas de preuve de loin, je tente une approche "tout contre". Toutes mes constatations de loin se confirment de près mais je ne vois pas d'indice supplémentaire.

   Ma seule surprise est la présence des contreforts plats que l'on retrouve très souvent sur les donjons du 12-13ème siècle. En haut des murs apparaissent quelques fentes que je ne peux identifier :

Puits de lumière ou archères ?

 

Conclusion

   Cette église n'a certainement pas eu comme fonction principale la défense. Mais avec sa puissance, ses étages, ses gargouilles et fentes, elle a/aurait pu servir à abriter les villageois ainsi que leur permettre d'effrayer et même de repousser quelques brigands.

 

    L'intérieur :

  Quelle chance, la porte de l'église s'ouvre et je suis transporté dans un monde d'architecture s'étendant sur 8 siècles. Plutôt que de décrire l'intérieur, je vous laisse le rêve.

 

bruyeres-et-montberault-83 bruyeres-et-montberault-82 bruyeres-et-montberault-84

 

 

Histoire de l'église :

* Vers 630, Sainte Anstrude fait construire une chapelle.
* Au 11ème siècle, le lieu de culte étant trop petit, il est agrandi.
* Au 12ème siècle, le choeur est aménagé puis le clocher est rehaussé.
* A la fin du 12ème siècle, des bas cotés sont construits le long de la nef
* En 1921, l'église est classée aux Monuments Historiques.
* Au 14ème siècle, une chapelle latérale est construite au niveau du transept.
* Au 15ème siècle, une chapelle latérale est aménagée.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Notre Dame) est libre et gratuite. La visite du clocher et des fortifications est interdite. 

 

4 siècles de construction s'offrent à moi

 

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 06:55

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

 

Résumé :

    « Poètes, musiciens, interprètes, les hommes et les femmes troubadours sont des personnages emblématiques des cours méridionales des XIIe siècles français.
   A travers leurs mélodies et leurs chansons en langue d'oc, ils participent à l'éclosion d'une culture laïque, héritière et concurrente de la culture cléricale.
   Cet ouvrage nous propose de les suivre sur les routes du sud de la France, sur les chemins des croisades et des pèlerinages, dans les hasardeux voyages en mer et au sein des festives cours du Midi.
   Il dépeint aussi leur vie mouvementée de grands seigneurs ou de manants et décrit avec minutie leur métier, leurs sources d'inspiration, leur mode de composition et leur conception de l'amour.
   Car, au beau XIIe siècle et à l'époque troublée de l'hérésie cathare et de l'Inquisition qui suivit la croisade albigeoise, c'est tout un art de vivre, d'aimer et de souffrir que reflète la poésie des troubadours. »
 
 
Mon avis :
Si on chantait...... l'amour courtois  !
 
   Ne vous méprenez pas sur mon exclamation, il n'y a pas dans ce livre des paroles de chansons médiévales. Ce livre est un concentré du savoir actuel sur les Troubadours.

   J'ai été transfiguré après sa lecture. On y apprend les premiers balbutiements (évidemment c'est un peu plus vieux que les yéyés), les "grands chanteurs", leurs origines sociales (oui, il y avait aussi des seigneur-troubadours), leurs modes de rémunération, leurs besoins d'inspiration, leurs errances de châteaux en protecteurs...... Tout est traité avec simplicité et rigueur.

   Le troubadour sévissait dans le "Langue-d'Oc", le Sud de la France actuelle  (alors que le trouvère parlait la langue d'Oil du Nord de la Loire), donc il y a un chapitre sur l'époque Cathare et la fameuse croisade des Albigeois qui marqua les esprits et changea les paroles de ces poètes-compositeurs.

   On y apprend la définition de l'amour courtois et de ses règles.

 

  Il y a tant de sujets et de chapitres sur ce thème qui paraissait simple qu'il me faudrait de nombreuses lignes pour tout vous décrire. Je terminerais par cette phrase tirée du livre :

" Quand je veux prendre l'air, je vais au 13ème siècle. Je rends visite à ces brutes, ces guerriers, ces troubadours qui caressaient d'une main si légère une branche de cerisier ou le prénom d'une femme aimée. "

 
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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 06:30
Le rôle du château dans la France médiévale

 En cliquant sur l'image, vous pouvez trouver les coordonnées complètes de ce livre sur des sites que je vous propose.

Résumé :

    « Il n'est pas habituel de traiter dans un même ouvrage des formes du pouvoir, des hommes qui l'exercent et des châteaux où ils résident. L'historien de la société s'est, jusqu'à une époque récente, assez peu intéressé aux bases concrètes du pouvoir des seigneurs et des princes. La fortification elle-même semblait abandonnée aux archéologues...
 
    Dans cette perspective, les châteaux médiévaux apparaissaient, au mieux, comme objet des luttes entre les puissants ou comme cadre de la vie familiale de la seigneurie châtelaine. Les progrès réalisés depuis vingt ans en archéologie médiévale obligent à réviser cette manière de voir et à prendre en compte la diversité de l'implantation des sites et la complexité des relations qu'ils entretiennent avec l'espace qu'ils ont modelé.
 
    C'est vers l'an Mil que se cristallisent les effets d'une crise sociale et politique qui voit à la fois l'affirmation de l'aristocratie et l'affaiblissement des structures étatiques carolingiennes. Dès lors, le XIème siècle connaît, dans tous les domaines, des bouleversements fondamentaux : économiques, démographiques et sociaux. Ils se traduisent par un reclassement des hommes, une mainmise directe de l'aristocratie sur le plat-pays et la mise en dépendance de la masse des hommes libres.
 
    Cet ouvrage tente, en s'appuyant sur le progrès de l'archéologie et de l'histoire sociale, de s'interroger sur les moyens qui ont permis à la société féodale de se mettre en place. C'est dire que l'on s'attache à mettre en évidence le rôle des châteaux, mottes, rocas, donjons..., qui couvrent alors le pays, et à intégrer dans l'analyse de cette "révolution féodale" les apports concrets de l'archéologie médiévale.
 
    C'est pourquoi ce livre se situe dans une perspective nouvelle, celle de montrer qu'il n'y a pas de pouvoir sans châteaux...  »
 
 
Mon avis :
Enfin, la fonction du château expliquée par l'exemple !!!
 
 
     Toutes les illustrations de ce livre sont en 'noir et blanc'.
  Mais est ce important ?....
 
  Ce n'est pas un livre d'image comme  le Larousse des châteaux ou  les châteaux d'Alsace.  Il me fait penser à l'ouvrage sur  le village médiéval. Technique, fouillé, détaillé, innovant, mais plus accessible.
     C'est une véritable étude sur les raisons de construction des mottes castrales qui deviendront des châteaux, de leur fonction et de leur évolution architecturale et politique.  Oui, vous avez bien lu, une analyse politique...... mais pas comme dans vos journaux du 21ème siècle.
     Des graphiques, des plans, des photos aériennes, des enluminures viennent appuyer les démonstrations de l'auteur.
 
     C'est un ouvrage facile à lire, mais avec de nombreux détails et explications qui raviront les plus pointilleux des passionnés.
     Je ne connaissais pas cet auteur ni cet éditeur, et j'avoue que leur sérieux me donne envie de regarder d'un peu plus près leur catalogue.
 
D'ailleurs, je vous abandonne pour faire une recherche sur le WEB.
 
A tout de suite pour un nouveau conseil.
 
 
 
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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 07:00

 

Département 12 - AVEYRONIl me faut la loupe de Sherlock Holmes

 

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Sainte Juliette sur Viaur est située à 45km au Nord-Ouest de Millau (voir son beffroi), à 18km au Sud-Ouest de Rodez et à 5km au Sud-Est de Baraqueville.

     Coordonnées du château fort :

44° 13' 15.618" N 2° 28' 0.343" E
 44.221005°  2.466762°

 

Le château fort : 
        L'extérieur :
La découverte

   Depuis le bourg de Sainte Juliette sur Viaur, je me dirige à l'Ouest vers le hameau de Sémur. Sur une petite colline boisée surplombant le ruisseau nommée Nauze, une beauté millénaire m'attend.

Va-t-elle se laisser séduire par le Dauphinois Chevalier ?

 

J'erre 

    La montée n'est pas difficile, mais avec la végétation, se repérer n'est pas simple. C'est donc la truffe au sol que je tente de trouver des indices de construction.

  Magnifique est cette ruine, n'est il pas !

Il est là
   Soudain, comme par magie, une forme apparaît. Il est vrai que ces quelques pierres ne prouvent pas que ruine fortifiée médiévale cela est.

 

Recherche d'indices

* La paroi possède un contrefort plat (c'est ce que je crois voir). Si cela est vrai, il semble évidement que ce mur soit ancien.

* Je distingue plusieurs trous de boulin. Cela me confirme que la construction n'est point récente.

* Ma grande déception est de ne point voir d'archère.

 

       L'intérieur :
Des murs

   En contournant la ruine pour voir ses entrailles, je distingue un départ de mur dont j'ignore la fonction. Puis la végétation reprend ses droits, il me faut écarter les branches pour mieux voir un angle de la tour.

 

Est ce vraiment une tour ?

Ce vestige n'est il pas une simple maison abandonnée ?

* La hauteur de la ruine me fait penser à une tour (une maison ou une étable ou une grange  isolée est rarement aussi haute).

* L'épaisseur du mur et le remblai me rappellent une construction médiévale "fortifiée" ou renforcée.

 

Nouvelle découverte

     Pensant avoir tout vu de cette ruine castrale, je tourne la tête pour apercevoir un long mur. Etant réalisé en pierres sèches, je suppose qu'il est plus récent que la ruine du vieux château. Au bout, une paroi avec une ouverture de lumière m'interpelle.

Etait ce une dépendance du château ?

Sont ce des pierres de remploi ?

   C'est dans cette réflexion profonde que je découvre un four à pain.

Diantre !.... Me serais je trompé de lieu ?

 

 

Histoire du château fort :

  Je n'ai hélas aucune information historique sur cette ruine.

* Au 21ème siècle, la découverte de la ruine est libre et gratuite en respectant la propriété privée. La visite est dangereuse car le site n'est pas sécurisé. Le risque de recevoir une pierre existe. Soyez très prudents.

 

Le belle ne m'a pas montrer tous ses secrets

 

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 07:30

 

Livre pour enfants

 

Cliquez sur l'image pour accéder aux sites de libraires du web que je vous ai sélectionnés !

 

Résumé :

 
    « Tournois, croisades, Table ronde et amour courtois. Le monde des chevaliers fascine et intrigue. Quelle est la part entre l'imaginaire et l'histoire?
     De Roland à Lancelot, en passant par Bayard et le roi Arthur, Alain Demurger ressuscite les grandes figures de la chevalerie, explique les codes et les coutumes, les idéaux et les exploits. C'est la vie quotidienne et rêvée des chevaliers, des seigneurs et de leurs dames, des guerriers et de leurs légendes qui est ainsi contée.
    Ceux qui ont autrefois joué aux chevaliers et ceux qui y jouent encore trouveront là un guide du Moyen Ange épique et étonnant.»


Sommaire : 
  • - Un homme, un cheval et des armes.
  • - Des guerriers; la guerre, les tournois.
  • - Seigneurs, nobles et chevaliers.
  • - L'adoubement.
  • - Armoiries et couleurs.
  • - L'éducation chevaleresque; l'honneur, l'amour.
  • - Les chevaliers et Dieu; la croisade, le Temple, le Graal.
  • - L'imaginaire chevaleresque; le roi Arthur, la Table ronde, les Neuf Preux.
  • - Trois chevaliers: Guillaume le Maréchal, Lancelot, Bayard; Et Zorro.
 
 
Mon avis :
 
Quel magnifique livre pour les faire rêver !




     J'ai déjà eu la chance de lire un ouvrage de cet écrivain (voir son livre sur les Templiers) et quand j'ai vu qu'il sortait un livre pour les enfants, j'ai de suite eu envie de le dévorer !

   Quel plaisir !

    Evidemment, si vous être un spécialiste en histoire, ce petit fascicule ne vous apprendra rien. Mais imaginez vous assis devant des petits princes et princesses (blondes aux yeux bleus bien sur) avec ce livre un jour de pluie. Je vous assure qu'ils n'oublieront jamais VOTRE lecture (même si vous ânonnez ).

   Alain Demurger répond simplement à toutes les questions que nous nous posons sur cette période si riche et sur le rôle de chacun. L'approche historique est un jeu.

   Si vous ne me croyez pas, je vous demande de me confier vos "petits diables" le week-end prochain (heu... disons 2 heures), et je vous les rendrais avec des yeux pleins de lumières ! 

  Ce livre étant édité dans une série économique, les quelques euros sont négligeables face aux trésors qu'il comporte.

Allez hop, tous à la librairie !

  
  Vers menu bibliothèque pour enfants
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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 07:05

 

Département 24 - DORDOGNE

 

Le bourg :

Point de défense visible pour cette église !    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      Le petit village de Saint Germain du Salembre est situé à 65km au Sud d'Angoulême, à 40km au Nord de Bergerac et à 30km au Sud-Ouest de Périgueux

   Coordonnées du bourg :

45° 8′ 17″ N 0° 26′ 59″ E
 45.138056°  0.449722°

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

      Avec une hauteur aussi impressionnante, il semble presque évident que cette église ait joué un rôle important pour défendre les villageois contre les assaillants au 15ème siècle. Sans me contrôler, je vole vers le bâtiment.

 

L'enquête commence

   Devant le clocher, je suis pantois. Je m'attendais à des mâchicoulis, bretèches (voir vocabulaire ) et autres systèmes défensifs. Point de tout cela sur ce clocher carré. Je prends un peu de recul pour mieux ressentie la construction religieuse que je pensais fortifiée, mais je ne vois rien.

   Je change de coté espérant un "miracle". Mais le clocher n'est qu'une succession de pierres.

Me serais je trompé de site ?

 

Sont ce les défenses ?

    Tout en reculant, je m'éloigne tristement de cette construction quand soudain, mon sourire revient !

Voyez vous cette beauté ?

   Je me frotte les yeux pensant que mon imagination me montrait un indice virtuel. Il y a sous les toits une salle de repli avec une petite ouverture verticale. Je suis conscient qu'une si petite fente ne fait pas de cette église une construction fortifiée, mais c'est mon 1er indice !

    Je me mets à rêver en pensant que l'ouverture Romane dans le clocher-tout eut pu être le niveau d'accès de la pièce de sauvegarde (flèche grise).

 

Il y en a d'autres !

    La différence de hauteur entre les contreforts me donne à penser que la salle fut une élévation postérieure à la construction de l'église primitive. Je contourne le bâtiment et plusieurs indices m'informent sur l'historique architectural de l'église :

1 - Il y avait bien une salle de sauvegarde sous les toits.

2 - Le temps a fait son travail de destruction et le ciment a remplacé les pierres.

3 - Les puissants contreforts prouvent les aménagements sur plusieurs siècles.

4 - Le remplage partiel de la fenêtre Gothique prouve que l'église a beaucoup souffert.

 

    L'intérieur :

       Comme souvent durant notre siècle, les églises sont fermées. Celle de Saint  Germain du Salembre ne fait pas exception. Je tente de rêver devant les sculptures de l'archivolte, mais les formes géométriques ne m'emportent que... vers une nouvelle aventure Périgourdine.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.
* Au 13ème siècle, aménagement partielle de l'église.
* Au 15ème siècle (1440 ?), l'église fortifiée participe à la défense de la ville.
* Vers 1537, le coté Sud l'église est agrandie en style gothique tardif.
* Au 18ème siècle, sur la carte de Cassini, le village est nommé : Saint Germain du Salambre.
* Au 19ème siècle, le clocher est restauré.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église est libre et gratuite . La visite du clocher est interdite.

 

Force et beauté s'harmonisent

 

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 07:30

 

Département :   32 - GERS

 

Le bourg : 

  Situation :   (--> le voir sur une carte)

    Le bourg de Sainte Mère est situé à 60km à l'Ouest de Montauban, à 30km au Nord-Est de Condom, à 25km au Sud d'Agen et à 10km au Nord de Lectoure. 

   Coordonnées du château :

44° 0' 20.419" N 0° 40' 1.416" E
 44.005672°  0.66706°

 

Le château :  

       L'extérieur

Préambule

     Le Gers ne dispose pas de pog comme le département de l'Aude, ni de haut rocher plat comme l'Alsace, mais cela n'a pas empêché les seigneurs du Moyen Âge de construire des fortifications sur les nombreuses collines.

 

La découverte

    Comme beaucoup de forteresses Gersoises, le château de Sainte Mère, posé sur sa butte, est visible de loin  marquant le territoire du seigneur et surveillant les vallées. Avec ces 2 tours opposées, il me fait penser au château de Mansencome à quelques kilomètres.

 

Un bourg fortifié

   En approchant, je découvre  une autre tour dans un rempart. Sainte Mère ne possédait pas un simple château, c'était un petit village qui devait être fortifié. Et c'est entrant dans la petite cité que je confirme mon hypothèse du bourg fortifié : Voici la Tour-Porte devenue le clocher de l'église.

 

Le petit rempart n'arrête plus les assaillants

Premère analyse

     Quelques mètres plus loin, "la merveille" est là : Haute, solide, grandiose, élancée, robuste, massive......

  Je ne vous montre pas un bâtiment "classique". Regardez bien cette construction. Ce "vestige" semble être l'un des plus anciens châteaux Gascon.

Il faut prendre son temps pour le découvrir et le ressentir !

  Ce bâtiment est entouré d'un mur aujourd'hui peu élevé. Ce devait être le rempart extérieur du château.

 

Le plan

   Avant de vous faire découvrir le château, je préfère vous montrer son plan assez simple et curieux.
     L'architecture est (ou semble) "classique" pour la région; Un haut logis rectangulaire et central avec 2 tours asymétriques de forme carrée et opposées..... Pourtant....

 

Les surprenantes tours

  Avez vous remarqué sur le plan une curiosité  ?

    Les 2 tours ont été construites dans l'alignement de la façade Sud, ce qui va à l'encontre des règles de défense. Normalement, une tour doit être décalée de la courtine pour en assurer la protection.

Les châteaux Gersois m'étonneront toujours !

 

Analyses des tours

     La plus petite mesure environ 3m x 2m de coté pour une hauteur de 20m. Elle comporte peu d'ouvertures exceptée quelques rares archères cruciforme à croix pattée puis une fenêtre à meneau certainement ouverte au 16ème ou 17ème siècle.

     L'autre tour a une hauteur de 26m pour une base presque carrée de 5,5m. De belles archères cruciformes (identiques à celles de la petite tour) ainsi que 2 ouvertures ogivales apportent peu de lumière.

La fonction de défense était la seule raison de ces tours. Mais avez vous remarqué la qualité de construction ? Les pierres ont une taille parfaite et sont si jointives que la végétation n'arrive pas à pousser entre ces blocs de calcaire blanchâtre.

 La fée du logis n'est pas venue, car il reste un peu de poussière !

Le Logis

   C'est un bâtiment rectangulaire de 18m x 11m. Sa hauteur actuelle est de 15m. Il comporte 3 niveaux :
A - Le niveau inférieur semble être réservé à la défense puisque le mur affiche de belles archères droites (voir vocabulaire).

B -  A l'étage supérieur, les ouvertures abîmées sont d'anciennes fenêtres trilobées, certainement ajoutées après la construction d'origine.

   Curieusement, au dessus des fenêtres, sont visibles des corbeaux.

Étaient ce des supports pour des hourds en bois ?

    Sur un des cotés, le mur comporte des trous pour des poutres qui me font penser à un chemin de ronde, cette hypothèse est renforcée par la porte en arc brisé .

   Je vais tenter une "intrusion".

 

       L'intérieur :

    Ce bâtiment est une propriété privée et impossible à visiter. Une vieille brochure (trouvée dans un "pucier") montre son intérieur. Un "passant", surpris de voir un touriste en janvier, me confirme  que :

* Le rez de chaussée a une faible hauteur (3m ?). Ce devait être la réserve.
* Le 1er étage doit être sombre, car seules les archères apportent la lumière.
* Au 2ème étage, les fenêtres rendent les salles habitables. Une grande cheminée prouve que c'était l'étage de vie. Une magnifique corniche comporterait (?) encore des têtes sculptées (peut être un peu comme celle-ci ... retrouvée au château de Wassenbourg en Alsace).

  Si vous disposez de photos de cet intérieur, je serais heureux de les publier.

 

 

 Histoire du château :

* En 1280, Géraud de Montlezun, Evêque de Lectoure, fait construite une fortification. Elle servira de résidence des Evêques durant 499 années.
* Vers 1600, il semble qu'il soit accidentellement incendié (d'après Sérafin).
* Après 1792, les révolutionnaires réquisitionnent le château et le vendent à des marchands de biens. Comme souvent, ces personnages démantèlent les murs pour vendre les pierres, boiseries, poutres etc.....
* En 1943, le château est inscrit aux Monuments Historiques.
* En 1977, le château est classé aux Monuments Historiques.
* Au 20ème siècle, le bâtiments est acheté semble t il par un Anglais qui le restaure.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. Le château est une propriété privée, la visite de l'intérieur est interdite. 

 

  Cliquez pour voir le menu des châteaux forts du Gers Vers Menu châteaux du Gers
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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 07:30

 

Département  40 - LANDES
 

Le bourg :

La tour médiévale côtoie les maisons modernes   Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Roquefort des Landes est située à 22km au Nord-Est de Mont de Marsan et à 16km au Nord de Villeneuve de Marsan.

   Coordonnées du bourg : 

44° 2′ 3″ N 0° 19′ 17″ W
 44.034167°  -0.321389°

 

   Toponymie :   (petite initiation)

      L'explication sur l'origine du nom est évidente. Un château fort sur un roc donne : Roquefort.  

 

Les remparts :

    L'extérieur :

Mes interrogations

    La révolution Française à partir de 1789 a été très destructrice de châteaux, mais le 19ème siècle avec sa révolution industrielle a donné aux responsables des bourgs l'envie de tout moderniser, par conséquent de détruire les vieilles fortifications du passé.

   C'est pour cette raison que je suis toujours sceptique lors de mes visites de bourgs fortifiés.

Reste-t-il quelques traces médiévales dans ce bourg moderne ?

 

L'enquête commence

    En arrivant, je suis heureux de voir une tour ronde. Il parait évident que les maisons peintes étaient des murs de rempart il y a quelques siècles.

    En regardant mieux le sommet de la tour, je crois voir des trous pour arme à feu. J'ai déjà vu ce système défensif dans une autre tour en contrebas du bourg.

  Le temps a égratigné ces vieilles pierres

Les remparts

    Pour voir les fortifications d'un bourg, il faut suivre les traces "rectilignes" et anguleuses laissées par les architectes. Dans le centre ville (situé sur un plateau) les vestiges sont rares, mais en descendant vers la rivière mes yeux clignotent de joie.

  Les murs ont été plusieurs fois réparés, signes de grandes activités guerrières. Pourtant je ne distingue aucune trace de crénelage, mâchicoulis, bretèche ou archère (voir vocabulaire).

   La faible hauteur du rempart me permet de voir son épaisseur. Elle parait faible pour résister à des boulet de canon.

Ses remparts n'auraient donc pas évolué depuis le 12ème siècle ?

 

Ne reste-t-il que des pans de mur ?

     Soudain, peut être pour rendre le site plus bucolique grâce à la présence de la rivière, le mur disparaît au profit de traces au sol. Mais quelques mètres plus loin, l'alignement de pierres construites recommence, sans qu'aucun indice de datation apparaisse. Souvent, les habitations ont remplacé les murs défensifs.

 

    L'intérieur :

        Les remparts ont été transformés en habitation. Ces propriétés privées ne sont pas visitable. Mais il est possible de monter en haut d'un rempart et d'admirer la vue sur la rivière.

 


Histoire du bourg :

* Au 8ème ou 9ème siècle, regroupement de plusieurs maisons créant ainsi le premier village.
* Au 10ème siècle, Laubaner, Vicomte (voir titre de noblesse) de Marsan, fait construire un château sur un petit promontoire rocheux entre les rivières Doulouse et Estampon.
* Au 11ème siècle, un pont est construit facilitant la circulation, le commerce et le paiement d'une taxe (?). Le petit bourg est une des étapes sur la route de Compostelle.
* Au 12ème siècle (1133 ?), création d'un Castelnau. Des fortifications entourent l'ensemble protégeant un château en pierre.
* En 1357, Gaston Phébus, Vicomte de Marsan, établit une bastide.
* En 1526, François Ier (voir liste des rois) visite le bourg.
* En 1660, de retour de son voyage à Saint Jean de Luz, Anne d'Autriche s'arrête à Roquefort.
* En 1808, Napoléon passe à Roquefort.
* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur des remparts est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des tours du rempart est interdite.

 

Paisible est ce lieu au 21ème siècle

 

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 07:30
     
michel-j-01     Cet article est très spécial : Il est l'oeuvre d'un passionné ayant comme pseudo : " M. J.". Comme moi, il est fou de châteaux, aussi bien d'époque médiévale que renaissance. C'est aussi un passionné d'architecture et d'art. Il m'a proposé d'écrire quelques articles sur mon modeste blog.

     J'ai évidemment accepté. J'adore échanger sur les châteaux forts. Je suis fier de l'avoir dans ce "bateau" qui navigue à travers le temps !

   Croyez moi, vous allez découvrir un monde différent du mien, un ressenti plus architectural.

Faites lui un formidable accueil. 

 

michel-j-02  

 

Département 14 - CALVADOS

 Le rempart ne semble pas imprenable

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

       La commune de Saint Germain de Livet est située à 40km Est-Sud-Est de Caen, à 28km à l'Ouest de Bernay et à 7km au Sud de Lizieux.

   Coordonnées du château :

49° 5' 21.7" N 0° 12' 56.376" E
 49.089361°  0.21566°

 

Le château :

     L'extérieur :

Préambule du Chevalier

  Le but de ce blog est de vous montrer des constructions médiévales fortifiées.

    Evidemment, je visite aussi des châteaux d'époques plus récentes, mais je me suis imposé à ne point les faire figurer dans ce blog.

Pourtant, aujourd'hui, ce château va vous étonner par sa "jeunesse" architecturale.

   Je n'ai pas changé de thème, mais je considère que mes articles sont ouverts à toutes les constructions dont une pierre a été posée avant 1492, date théorique de la fin du Moyen Âge en France. C'est le cas pour ce château.

J'espère que ce choc ne vous sera pas fatal.

 Je laisse maintenant la place à messire M.J.

 

Savoir regarder

     Ce château est une jolie merveille isolée des routes principales et presque anonymement cachée en bordure d'une petite route.

  S'il n'y avait pas un panneau et une porte entrouverte, le touriste non attentif passerait sans prendre le temps de la visite.

5 siècles d'architecture s'offrent à mes yeux de gamin rêveur 

La découverte

   L'arrivée au domaine :

* Sur la droite le pignon du manoir, construit à partir de 1462.

* Au centre le pavillon d'entrée du château Renaissance bâtit de 1560 à 1580,

* Dans son prolongement, le corps de logis.

 

La façade

    Bien que cela ne fût plus de mise en 1560, le pavillon d'entrée était toutefois nanti d'un pont-levis dont on distingue encore l'empreinte des bras.

    C'est en tout cas un remarquable bâtiment, typique de la Renaissance en Pays d'Auge. Maçonné en damier de pierre et brique vernissée de couleur verte, il laisse apparaître les motifs sculptés classiques de la Renaissance :

* Frises et cordons enjolivés de rosaces,

* Niches de part et d'autre de la fenêtre de l'étage

* Surmontée d'une grande lucarne dans le toit en hache,

* Colonnes et entablement encadrant la voûte en plein cintre du rez-de-chaussée.

 Deux minces tourelles, traitées de même manière, soulignent l'élancement de l'édifice.

    Les mêmes matériaux se poursuivent sur la galerie qui lui fait suite sur sa gauche, avec sa couverture en tuiles vernissées. La façade est agrémentée de deux lignes de minuscules fenêtres et d'oculi, alternant avec des niches à l'étage.

   La grosse tour ronde d'extrémité est maçonnée en brique et pierre, coiffée d'un important toit en poivrière reposant sur une corniche à modillons.

 

  Je prends ma récréation dans cette cour

Coté cour

   Coté cour, le bâtiment intermédiaire offre une autre architecture, inspirée de la Renaissance italienne.

   Elle se présente sous la forme de deux galeries superposées. Celle de l'étage est fermée, alors qu'au rez-de-chaussée elle est une suite ouverte d'arcades en voûtes surbaissées.

 

Le manoir

   Raccordé au château par une petite galerie en bois, le manoir de la seconde moitié du 15ème siècle est une belle construction à colombage sur un soubassement de pierre.

   Le mariage de ces deux styles de construction est mis en valeur par son environnement d'eau.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, construction d'un château de forme pentagonale et entouré de douves. Il est possession du seigneur de Tyrel (à vérifier).

* Au début du 15ème siècle, aux heures les plus noires de la guerre de Cent-Ans, le propriétaire du château, Gilbert Louvet, prend une décision que l'histoire démontra fâcheuse. Il décide de se rallier au roi (voir titre de noblesse) d'Angleterre Henri VI.

* Quelques temps plus tard, le château est investi par les troupes du roi de France (voir liste), Charles VII.

* En 1462, la guerre passée, Jeanne Louvet (fille du Baron de Livet) et son mari, Pierre de Tournebu (seigneur de La Vacherie), s'installent en 1462. Ils font bâtir un grand manoir à pans de bois avec son colombier et dépendances.

* Au milieu du 16ème siècle (1560), leur descendant, Jean de Tournebu et son épouse, Marie de Croismare, y accolent le pavillon d'entrée, une galerie attenante, épaulée à son extrémité par une forte tour circulaire, dans le plus pur style Renaissance.

* En 1580, fin des importants travaux.

* Au 17ème siècle (?), la famille Tournebu vend le château qui passe à la suite en de diverses mains.

* Au début du 20ème siècle, les derniers propriétaires privés, M. et Mme Pillaut, meublent et restaurent le château.

* En 1924, une partie du château est classée aux Monuments Historiques.

* En 1957, les propriétaires lèguent le site à la ville de Lizieux.

* En 1963, certaines parties du château sont inscrites aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite depuis la route. La visite du parc et de l'intérieur est payante. Renseignez vous sur les jours et horaires d'ouverture.

 

Le miroir des siècles illumine ce vieux château à damiers

 

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 07:05

 

Département 30 - GARD

  Chantez avec moi : "Il m'a dit d'aller siffler là haut sur la colline.."

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Belvézet est située à 30km au Nord de Nîmes, à 25km à l'Est-Sud-Est d'Alès et à 10km au Nord-Ouest d'Uzès.

     Coordonnées du château :

44° 4' 59"  N 4° 21' 23" E
 44.083193058°  4.35640097°

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

* Depuis le bourg de Belvézet, en regardant vers le Sud-Ouest, une masse grise apparaît au dessus des grands arbres.

* Il ne m'en faut pas plus pour partir à l'aventure vers cette construction d'un autre temps.

* En cette belle journée de fin septembre, la végétation me renvoie les odeurs agréables qui me font oublier la montée rocailleuse.

* Soudain, comme par miracle, un mur s'approche de moi (à moins que ce soit le contraire).

 Je dois sortir une loupe pour étudier chaque pierre

Des murmures de mur

* Au milieu de ces pans de murs oubliés, je me sens comme chez moi.

* Certains comportent des trous de boulin (voir vocabulaire) me faisant penser à des hourdages ou une passerelle en bois.

* L'épaisseur des murs du rempart (?) m'impressionne.

Pourquoi ose je dire : Rempart ?

*  En prenant un peu de recul, je vous donne/montre la réponse.

* Les murs en équerre entourent et protègent une haute tour.

"Nous ne voyons pas correctement la tour, Chevalier" me soufflez vous

"Peux tu mieux nous la faire découvrir ?"

Vos désirs sont des ordres.

La voici (après le plan)

 

Le plan ... inconnu

* Avant de vous faire découvrir la tour, je vous présente un plan du château.

* Je l'ai trouvé par hasard plusieurs années après la visite de la ruine de Belvézet.

* Je n'en connais ni l'auteur ni l'année de création.

* De nombreux bâtiments encerclant la tour m'interpellent.

* Il faudra que je retourne en ce lieu pour mieux comprendre.

 

La rigueur médiévale est la caractéristique de la tour-donjon

La tour, prends garde, j'arrive

* Au sommet, les trous de boulin alignés me font imaginer un hourdage.

* Les seules traces encore visibles de systèmes défensifs sont de petites archères droites. Cette tour n'a donc point évolué après le 13ème siècle.

* L'ouverture à plusieurs mètres du sol semble être l'entrée principale de la tour. L'ascension devait être réalisée par une échelle et une passerelle en bois (dont les multiples trous carrés confirment ma supputation).

 

        L'intérieur :

Hauteur et rigueur

* Par une ouverture au rez de chaussée, la tour m'invite à la découvrir.

*  Le mur a une épaisseur 1,20 mètre.

* La pièce est éclairée par un puits de lumière.

* Les trous de poutre marquent les étages.

* Au plafond de la salle supérieure, l'orifice permettant d'accéder à l'étage supérieure par une échelle.

 

 

C'est la fin

* J'ai faim d'elle, mais elle me quémande de sortir.

* Comme pour toutes les princesses, la tour a besoin de temps pour que je l'apprivoise.

* Je ressors en n'oubliant pas d'admirer l'autre richesse d'une ruine : Le panorama.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* A la fin du 12ème siècle, construction du château. Il est possession des Vicomtes (voir titre de noblesse)  d'Uzès.

* Au 13ème siècle, les Vicomtes d'Uzès séjournent parfois au château pour chasser dans les bois alentours.

* En 1383, le château est attaqué puis détruit partiellement par les Tuchins.

* Au 15ème siècle, le site est abandonné.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en prenant soin de ne pas glisser sur les perres au sol. La visite de l'intérieur est possible en respectant les règles de sécurité. Le risque de recevoir une pierre existe. Soyez très prudents.

 

Ceci n'est point un pont, mais la voûte d'une salle inaccessible

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