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Ombre et lumière

3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 06:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

Voyez vous une église fortifiée ?

 

Le bourg

       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   Le petit bourg de Saint Sauvant est situé à 30km au Sud de Saint Jean d'Angély, à 15km au Nord-Ouest de Cognac et à 10km à l'Est de Saintes.

 

     Coordonnées du bourg :

45° 44′ 24″ N 0° 30′ 9.97″ W
 45.74°  -0.50277°

 

 

L'église :  

        L'extérieur

La découverte

    Le bourg de Saint Sauvant est construit sur un éperon rocheux dominant l'ancienne voie Romaine reliant Clermont Ferrant à Saintes. Il semble logique que :

* Des fortifications aient été construites pour surveiller les "passants",

* Puis que des bâtiments défensifs aient été aménagés pour protéger les habitants.

   Lentement, j'avance vers une église que mon dictionnaire des fortifications médiévales affirme être défensive.

  Un chevet très symbolique !

  L'art Roman

     En abordant le bâtiment religieux par le chevet, je ne remarque aucun système défensif. Dans les fenêtres et les colonnes, l'art Roman s'exprime avec beauté et simplicité. Certains spécialistes en architecture religieuse voient dans cette construction la symbolique de la terre et du ciel, la représentation de l'élévation vers Dieu.

Distinguer vous ceci dans le chevet ?

 

La symbolique 

  A - La partie basse (le symbole de la terre, le monde d'en-bas) ne propose aucun décor. C'est la simplicité.

  B - En intermédiaire, c'est la séparation entre les 2 mondes énnoncée par cette ligne épousant aussi le galbe des fenêtres.

  C - En partie haute, (le symbole du ciel, de Dieu) ce sont de pures bandes Lombardes (lésènes) ornées au dessus de pointes de diamant.

 

Curiosités

   Le chevet ne semblant pas fortifié, j'ôte provisoirement mon heaume de castellologue amateur pour prendre mon chapeau de paille de touriste. C'est ainsi que je vois au moins trois curiosités architecturales :

1 - Les petites arcades des bandes lombardes reposent sur des modillons aux formes très variées (têtes humaines, animaux, symboles). Cela tranche par rapport à celles que je vous ai déjà montrées comme à :

 - Canet en Roussillon --> (clic pour voir l'image),

 - Prunet et Belpuig --> (clic pour voir l'image),

 - Beaurain --> (clic pour voir l'image).

2 - Les marques sur le mur et les colonnes me font penser qu'un petit bâtiment était accolé au chevet.

3De chaque coté de la nef, une construction ressemble à un vestige d'enfeu ou à une pierre tombale.

Conclusion :

L'église a subi de nombreuses modifications durant les siècles.

Ces murs ressemblent plus à une forteresse qu'à une église

 

Mais où sont les défenses ? 

    Pour mieux comprendre l'église, un peu de recul est obligatoire. Je constate que le clocher peut servir de tour de guet, il peut permettre à un défenseur de tirer (évidemment) mais il n'est pas fortifié.

   Par contre, la nef est massive. Au dessus de la ligne de modillons, il me semble que l'église a été rehaussée (renforcée par de puissants contreforts à larmiers) permettant la réalisation d'une salle de repli.

 

L'entrée

   Avec ses 2 puissants contreforts à larmiers encadrant la porte, l'entrée semble bien protégée, solide, inviolable, même si ses renforts rendent la défense délicate (trop d'angles morts). Au sommet, une ouverture me confirme l'existence d'une salle de repli.

  Le portail est sobre avec des voussures aux sculptures géométriques.

 

      L'intérieur :

Rapide analyse

* La nef est d'une grande sobriété, point de pierre sculptée sur les colonnes ni de murs peints.

* La chapelle latérale de style Gothique possède la statut d'une de mes héroïnes préférées.

Vous avez reconnu : Jeanne d'Arc.

 

C'est la fin

* Voyant que la porte menant à l'escalier est fermée, je retourne vers la lumière extérieure, puis je me dirige vers l'autre merveille médiévale de ce bourg : L'ancien château fort.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 15ème siècle, l'église est remaniée (à vérifier).

* En 1914, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Sylvain) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

L'élégance de l'art roman s'exprime dans cette église

 

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 06:06

 

Département 24 - DORDOGNE

 Hooo,  c'est haut ... là haut !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de La Roque Gageac est située à 60km au Sud-Est de Périgueux, à 55km au Nord-Ouest de Cahors et à 5km au Sud-Ouest de Sarlat La Canéda.

   Coordonnées du bourg :

44° 49' 35" N 1° 10' 51" E
 44.8264082°  1.180852400°

 

Le château :

     L'extérieur :

Là haut !

* Après avoir visité la cité de Domme, je me dirige au Nord-Ouest pour voir à quelques kilomètres les châteaux de La Roque Gageac.

* Cette commune inscrite dans la liste des "plus beaux villages de France" est une petite beauté permettant de voyager dans le temps.

* Le site est connu pour ses balades en Gabare et son petit village médiéval.

* Tel un touriste, j'erre dans cette ancienne cité fortifiée quand soudain mon regard est attiré par une paroi avec un escalier moderne.

* Au sommet, je vois un mur; Que dis je : Un rempart.

 Il me faut aller au sommet !

La cité était protégée de toute part : Falaise, châteaux, remparts, tours !

Souvenir

* Je vous ai déjà montré des constructions fortifiées aménagées dans une paroi rocheuse :

- Le château du Diable à Cabrerets,

- Les Spoulgas de Bouan.

 

Je reviens du passé

* Au début du 21ème siècle, un évènement s'est produit.

* Il semblerait que ce fort soit interdit à la visite suite à des éboulements récents.

* Il est fort probable que cette situation soit définitive.

* Si cela est vrai, cet article devient un souvenir du passé !

 Cette porte m'emporte dans le temps

Je monte vers elle !

* "Il existe de nombreuses passions ne permettant de ne faire aucun effort.

* Mais pourquoi ai je choisi celle qui me fait toujours monter ou griffer par la végétation ?".

* C'est avec cette pensée que je monte, monte, monte.

* Je vous sens glousser derrière votre écran, vous pensez :

"Pfff... Le Chevalier ne sait point grimper quelques marches".

* Que nenni, il y en a beaucoup !

* Lorsque les marches modernes s'effacent, elles laissent la place à des encoches creusées dans la roche.

* Je comprends qu'avec autant de difficultés à grimper, les assaillants n'ont jamais pu prendre ce fort.

* Sur le coté, quelques surprises m'étonnent. Je pressens que certaines entailles devaient porter des poutres.

* Enfin, j'arrive devant la porte.

 

    L'intérieur :Pierres construites et pierres naturelles se marient merveilleusement bien

Pièges et systèmes défensifs

* Derrière la porte, qui devait être défendue par une bretèche (voir vocabulaire), je découvre un sas.

* C'est un rétrécissement ne laissant passer qu'une seule personne.

* L'assaillant se retrouve seul sous le feu des archers bien protégés derrière le mur.

* Puis il y a une une fosse.

* Quelques mètres plus loin, il y en a d'autres plus ou moins profondes et plus ou moins naturelles.

* Evidemment ces puits servaient  de "fossé" ou de "douves".

* Ils devaient aussi avoir la fonction de réserve d'eau.

* Ces profonds pièges étaient recouverts de planches durant les périodes de paix.

  Les couleurs des pierres et la beauté de la rivière doivent inspirer les photographes

Des murs qui murmurent leur histoire

* Marchant dans ce couloir, bloqué par le vide et le rempart fendu d'archères, l'assaillant se retrouvait assez "désarmé".

* De plus, portant son bouclier sur la main gauche, il est moins bien protégé contre des archers tirant à sa droite.

* Les sapeurs ne pouvaient détruire un mur aussi épais sans être protégé.

* De plus, avec si peu d'espace devant la porte, il était impossible d'utiliser un bélier.

* Les murs étant construits sous une corniche naturelle, jeter des boulets depuis le haut est inutile.

* La position en hauteur de ce fort rend inutilisable les catapultes et autres engins de jet de pierre.

* Ce fort est donc imprenable, à moins d'utiliser des centaines de soldats voués à la mort.

 

Vais je pouvoir entrer ?

* Face à tant d'obstacles, je me demande si un Chevalier Dauphinois venant en paix sera autorisé à pénétrer dans ce fort médiéval propriété des évêques de Sarlat durant tant d'années.

* Lentement je m'approche.

* Avec précaution, je toque (virtuellement) à la porte.

* Et.....

 

Pour continuer la visite, veuillez cliquer ici.

 

Tu as vu la vue !

 

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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 07:40

 

Département 83 - VAR

  Je vous narre l'histoire d'un Dauphinois en Provence

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Les Arcs est située à 50km Est-Sud-Est de Cannes, à 25km au Nord-Nord-Ouest de Saint Tropez et à 8km au Sud de Draguignan.

 

     Coordonnées du château :

43° 27' 52" N 6° 28' 40" E
 43.464321237°  6.477904245°

 

 

Le bourg et le château : 

        L'extérieur :
La découverte

* Pour visiter cette commune du Var, il faut revêtir alternativement le chapeau de paille de touriste et le heaume d'un médiéviste, car les deux plaisirs cohabitent dans chaque rue et ruelle.

* Ma première surprise est le nombre important de portes très souvent encadrées par une construction certainement défensive, transformée en notre siècle en habitat.

* Certaines portes possèdent encore sur le coté des archères droites et d'autres des vestiges de bretèche.

 Les enceintes se recoupent

Le plan ... pour mieux comprendre

* Je vous sens perdu, je vais donc vous offrir le plan de la cité.

   1 - Tour Sarrasine.

   2 - Porte du château.

   3 - Porte du Réal.

   4 - Emplacement église primitive.

   5 - Porte Milante.

   6 - Ancienne église paroissiale.

   7 - Porte haute.

   8 - Porte basse

   9 - Tour de l'horloge et campanile.

En trait fort : Enceinte du château du 12ème siècle.

En pointillé rond : Enceinte villageoise du 12ème au 14ème siècle.

En pointillé long : Enceinte villageoise du 15ème au 16ème siècle.

 

 Primitive est cette tour Sarrasine, et pourtant magnifique !

Le sommet de la cité

* Rapidement je passe sous les arcades devant les nombreux bâtiments médiévaux pour arriver sur la place haute.

* Evidement, dans une cité touristique, ce ne sont point des ruines qui m'accueillent mais des constructions très consolidées.

* Même si le site est très solide et très remanié, il a l'avantage de montrer ce que devait être les bâtiments du château il y a plusieurs siècles.

* L'aspect primitif de la tour a été conservé.

* Tour ronde, archères droites, pierre à bossage : Tout montre que le site castral a évolué durant les siècles.

* L'ensemble se laisse admirer avec délectation.

* Je jette un dernier regard à la tour Sarrasine, puis je redescends la colline pour une autre aventure Varoise.

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du bourg et du château :

* En 909, le lieu est nommé "Villam Arcus" dans un texte des biens de Foucher, père de Mayeul, futur abbé de Clunny.

* Au 11ème siècle, une famille (prochainement nommée Pontévès) possède la cité.

* En 1150, le Comte (voir titre de Noblesse) Raimond Béranger III (nota : Il est parfois nommé II et non III) possède un quart de la cité.

* En 1201, en remerciement pour ses actes, le Comte de Provence Alphonse II donne la cité à Géraud 1 de Villeneuve. Il s'établit au château et devient le premier seigneur des Arcs.

* Au 13ème siècle, construction du donjon nommé "Tour Sarrasine".

* Vers 1250, Romée de Villeneuve rédige son testament au château.

* En 1263, naissance au château de Roseline de Villeneuve qui deviendra : Sainte Roseline.

- Certaines études récentes affirment que Roseline serait née en 1270.

* En 1270, naissance au château d'Hélion de Villeneuve qui deviendra le 26ème grand maître de l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

* Au 14ème siècle (à vérifier), la seigneurie est élevée au rang de Baronnie. Une deuxième enceinte est construite.

* En 1612, le roi de France Louis XIII (voir liste) élève la Baronnie au rang de Marquisat en faveur d'Arnaud de Villeneuve de Bouliers.

* En 1563, Arnaud décède. Le Marquisat est détenu par son frère : Arnaud de Villeneuve.

* En 1618, Anne de Villeneuve, fille d'Arnaud de Villeneuve, épouse Louis de Raity.

* En 1672, le dernier seigneur de Villeneuve rédige un testament en faveur de Jacques de Raity, son neveu.

* En 1683, Jacques de Raity de Villeneuve décède sans enfant. Le château devient la propriété de la famille Vintimille.

* Vers 1792, les Révolutionnaires détruisent le château.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est interdite. Veuillez respecter les propriétés privées.

 

Si la tour puvait parler, longue serait la narration de son histoire

 

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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 08:35

 

Département 50 - MANCHE

  Chaque implantation de bâtiment est logiquement positionnée

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Pirou est située à 70km au Sud de Cherbourg, à 50km au Nord de Grandville, à 40km à l'Ouest de Saint Lô et à 15km au Sud-Sud-Ouest de La Haye du Puits (voir son château).

 

     Coordonnées du château :

49° 09' 45" N 1° 34' 24" W
 49.16253375°  -1.573319435°

 

Le château : 

        L'extérieur :
Préambule

* Au Moyen Âge, il n'y avait pas beaucoup de puissantes forteresses.

* Notre Royaume si morcelé comportait de nombreuses petites seigneuries.

* Chacune possédait un château dont la taille était modeste.

* Mais face à une petite troupe armée, ce n'est point la taille qui est importante, c'est la dissuasion.

* Un château est aussi un lieu de vie pour les "paysans". De vie signifiant aussi payer l'impôt sur la fabrication puisque les "outils" sont fournis par le seigneur (four, presse etc...).

* Le château de Pirou répond à tout cela. C'est l'exemple parfait de la fortification des petites seigneuries.

 Plan du château de Pirou dans la Manche

Le plan

* Pour vous faciliter la visite, je vous livre de suite le plan du château.

01 - 1ère porte défensive.

02 - 2ème double porte défensive.

03 - 3ème porte défensive.

04 - 4ème porte défensive.

05 - Emplacement de la 5ème porte défensive (disparue).

06 - Boulangerie.

07 - Pressoir.

08 - Tourelle défensive.

09 - Chapelle Saint Laurent.

10 - Salle des plaids reconvertis en salle d'expo de la tapisserie.

11 - Communs.

12 - Pont.

13 - Tour carrée du 15ème siècle.

14 - Vieux château.

15 - Logis "neuf"

16 - Emplacement de l'ancien donjon.

17 - Salle des gardes.

18 - Salle à manger.

19 - Cuisines.

20 - Escalier du chemin de ronde.

21 - Tour du 17ème siècle (au Sud-Ouest).

 Voici l'une des 4 portes fortifiées du château. Vais je les franchir sans problème ?

L'entré - 01

* La première porte (01) ne paraît pas impressionnante en notre siècle. Mais en regardant son encadrement, je subodore qu'elle fut précédée par un pont levis.

* En réalité, cette entrée est une barbacane comportant de chaque coté des casemates.

* Sur la gauche, la salle de garde.

* Evidemment, la façade montre plusieurs ouvertures de guet et de tir pour arme à feu.

 

L'entrée - 02

* La deuxième entrée est un véritable châtelet.

* Certes, la partie supérieure a été arasée mais la puissance se ressent.

* Sa double porte ne facilitait pas l'intrusion des attaquants.

* Evidemment, vous pensez : "Pourquoi entrer par les portes. Il suffit de contourner".

* Ceci est une mauvaise idée, car les cotés devaient être des marais et surtout, un long bâtiment défensif attendait les assaillants. Les ouvertures de tir sont nombreuses.

 

        Les aménagements autour du château :

L'entrée payante

* J'avale rapidement l'entrée 03 (qui n'est qu'un fantôme).

* Pour le droit à la visite, je donne quelques piastres à l'hôte qui m'accueille avec un immense sourire et une agréable gentillesse.

* Puis j'entre dans le circuit de découverte en passant devant la bergerie (propriété privée).

 Imaginez là il y a 500 ans. L'auriez vous affrontée ?

L'entrée - 04

* La quatrième porte  est fascinante.

* Elle possède un crénelage et un chemin de ronde accessible depuis le bâtiment à gauche (devenu en notre siècle l'accueil).

* Je pressens la présence de fentes pour les flèches de mouvement d'un pont levis.

* L'assaillant devait subir le "feu" des défenseurs de cette porte mais aussi du château situé sur la droite.

Pourquoi le château est sur la droite ?

Pourquoi faut il le contourner sur la gauche ?

** La réponse à ses 2 questions est la même. Généralement, l'attaquant est droitier, il porte son bouclier dans la main gauche. Il est donc "sans" protection sur sa droite. Les défenseurs depuis le château peuvent mieux l'atteindre.

* La porte possède 2 entrées :

- A droite, la petite porte piétonne et la guérite pour le garde.

- A gauche, la porte pour les cavaliers, les carrosses et les charrettes.

 

Les communs et utilités

* Le premier bâtiment est la boulangerie (06) magnifiquement restauré avec son pétrin et son four.

* Puis s'offre à moi le pressoir (07) avec sa "machinerie" fonctionnelle.

 

La chapelle - 09

* Point de château sans une chapelle.

* Souvent elle est à l'intérieur du château, dans une des tours.

* Mais à Pirou, c'est un bâtiment faisant partie des remparts.

* Elle a été reconstruite au 17ème siècle.

* La charpente a une forme de carêne de bâteau renversé.

* Les nombreux blasons sur les vitraux sont en l'honneur des différents propriétaires.

 Tout est magique en cette salle

La salle des Plaids - 10

* Dans cette grande salle, chauffée par l'imposante cheminée,  le seigneur recevait les "plaignants".

* Les siècles passant, elle devint une écurie.

* Puis elle fut transformée en étable.

* Ce n'est qu'à la fin du 20ème siècle, après sa restauration, qu'elle prit la fonction de : Salle de la tapisserie.

Pourquoi ce nom ?

* De 1976 à 1992, sur la demande de l'abbé Marcel Lelégard (propriétaire du château) madame Thérèse Ozenne se met à broder (en empruntant le style de la tapisserie de Bayeux) la légende des Oies de Pirou puis la conquète de l'Italie du Sud et de la Sicile par les Normands de Hauteville au 11ème siècle.

58 mètres de broderie sont exposés.

 

La découverte de l'incroyable château

 

Pour découvrir le château, veuillez cliquer ici.

 

Miroir, joli miroir, est ce un beau château ?

 

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 07:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :

       Voyez vous une église fortifiée ?Situation :   (--> le voir sur une carte)

   Le petit bourg de Brie sous Matha est situé à 40km au Nord-Ouest d'Angoulème, à 36km au Nord-Est de Saintes, à 20km au Nord de Cognac et à 8km au Sud-Est de Matha.

 

     Coordonnées de l'église :

45° 49′ 7.98″ N 0° 14′ 57.49″ W
 45.818883°  -0.249301°

 

 

L'église : 

        L'extérieur :

La découverte

* En arrivant dans le petit bourg aux maison peu haute, il est aisé de trouver l'église au milieu de sa blanche place.

* Après avoir déposé mon destrier sous les arbres, je regarde l'église, dont l'architecture Romane ne fait aucun doute.

* Mes doutes sont surtout sur sa capacité défensive.

Voyez vous un "signe" me permettant d'écrire :" Église fortifiée" ?

Les signes de fortification sont nombreux 

Je n'ai plus de doute

    En contournant le bâtiment religieux par la gauche, les preuves de fortification me sautent aux yeux :

1 - Entre les puissants contreforts, de fines fenêtres empêchaient l'entrée des attaquants tout en amenant, par leur position haute, une douce lumière dans la nef.

2 - La rehausse du mur est certainement le signe d'une salle de repli. Ceci n'est que supposition de ma part car je ne vois aucune ouverture de tir.

3 - Située entre la nef et le choeur, une puissante tour ronde doit contenir un escalier. Les ouvertures carrées sont certainement des puits de lumière, pouvant éventuellement permettre la défense.

4 - Au dessus du chevet, la rehausse du 15ème siècle montre deux niveaux d'archère droite ainsi que des ouvertures pour un chemin de ronde.

 

Le chevet

* L'extrémité arrondie de cette église semble être la partie la plus fortifiée.

* Les deux niveaux d'archères droites déjà identifiés précédemment couvrent pratiquement un angle de 200° de la périphérie.

* Le chemin de ronde fait presque le tour de l'abside.

Le bâtiment rectangulaire (chapelle) semble plus récent que l'ensemble de l'église et n'apporte aucune information sur le système défensif.

 

Le portail

  Curieusement, l'entrée ne possède aucune défense. J'avoue que je m'attendais à une bretèche (voir vocabulaire). Au dessus de la corniche comportant quelques modillons, une petite ouverture rappelle la présence d'une salle supérieure.

   Les voussures, portées par quatre colonettes, comportent peu de sculpture, seule celle du bas possède des motifs gérométriques.

 

      L'intérieur :

Quelques détails fascinants

* La nef unique sans transept offre une couleur blanche surprenante. cette teinte se retrouve sur tous les pilliers et les chapiteaux.

* Les années n'ont pas été tendres avec cette église qui a perdu son plafond.

* Avec un peu d'attention, il est possible d'imaginer les traces de dessins et peintures.

 

Vais je visiter les fortifications ?

* Sur un coté, je vois une porte permettant l'accès aux étages.

* Hélas, elle est fermée en cette fin de printemps.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction d'une église.

* Au 15ème siècle, fortification de l'église. Le rehaussement de l'église et l'aménagement d'ouvertures pour le passage vers le couvent attenant suppriment des baies romanes.

* En 1890, le cimetière, classiquement  installé devant l'église, est déplacé.

* En 1913, l'église est classée aux Monuments Historiques.

* Durant le 20ème siècle, de nombreux travaux de consolidations sont effectués.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Pierre) est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des fortifications est interdite.

 

Un chevet incroyablement fortifié

 

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 08:40

 

Département :   32 - GERS

 L'angle droit est la base architecturale

Le bourg :

     Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La petite commune d'Espas est située à 55km au Sud-Est de Mont de Marsan (voir ses bâtiments médiévaux), à 50km au Nord-Ouest d'Auch (voir sa tour), à 28km au Nord-Est d'Aire sur Adour et à 9km au Sud de Eauze.

 

  Coordonnées du château :

43° 46' 51.928" N 0° 4' 19.628" E
 43.781091  0.072119

 

 

Le château :

    L'extérieur:

L'arrivée

* A l'extrémité Est de la commune d'Espas, sur une petite motte, est posé un massif bâtiment rouge.

* Mon dictionnaire des châteaux m'indique que cette construction est médiévale.

* Malgré la pluie et le vent, je tente une approche... pour vous.

Ne suis pas merveilleux ?

 Bien que dépourvue de créneaux, les tours sont encore imposantes.

Je suis étonné

* D'habitude les ruines que je visite sont toutes en courbes, en rondeurs ou en formes déchiquetées mais chaotiques.

* J'ai en face de moi une rigueur dans la ligne droite.

Le parallélépipède est roi !  

 

Je suis étonné

* Même sous la pluie, le rouge brique est présent partout avec de légères nuances de teinte. 

* Ayant visité l'Auvergne peu de temps avant, le contraste avec les pierres noires volcaniques est saisissant (voir château de Coppel).

* Le château est un parallélépipède rectangle avec une tour à chaque angle.

* L'architecture semble ancienne (aucune tour ronde) et ne semble pas avoir évolué au 15ème siècle (pas de bouche à feu), ni à la renaissance (pas de décors).

* Le temps semble s'être arrêté au ....... 13ème siècle.

 

Les systèmes défensifs

* Je prends plusieurs minutes pour tourner autour du château.

* Sur le pourtour, de petites fentes verticales sont visibles.

* Ce sont certainement des archères primitives (voir vocabulaire) bien que ces ouvertures puissent être assimilées à des puits de lumière.

 Que sont ces ouvertures devenues ?

Quelques curiosités architecturales

* Plusieurs ouvertures me surprennent.

Devinez vous leur fonction ?

* Evidemment, les multiples petits trous carrés sont d'origine et se nomment : Trous de boulin.

* Au sommet, sous le toit est une belle fenêtre au 21ème siècle.

Mais fut elle une bretèche ?

* Proche d'une tour, 3 portes apparaissent :

    - Les 2 du bas sont évidemment récentes.

    - Celle à l'étage fut peut être l'entrée principale.

* Plus loin l'ouverture en partie basse est évidemment une porte récente, certainement du 20ème siècle. Elle a été ouverte pour le confort de ses habitants. 

* Il m'est difficile de savoir si ces curiosités sont récentes ou d'origine. La brique permet de faire des modifications sans datation architecturale.

 

 

    L'intérieur :

* Hélas pour moi (et aussi pour vous), le château est fermé ce jour.

* Point de seigneur pour m'accueillir.

* Si vous avez eu la chance de le visiter, informez moi par mail.

* Par votre prose, faites moi rêver sur les trésors qui m'ont été impossibles de contempler. 

 

 

  Histoire du "château" :

* A la fin du 12ème siècle, une fortification est construite sur une motte.

* En 1254, un château est cité dans un texte.

* Au début du 17ème siècle, le château est démantelé sur ordre de Richelieu.

* Au 17ème siècle, une habitation confortable est aménagée.

* En 1979, le château est classé aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis la route est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est payante, renseignez vous sur les dates d'ouverture.

 

Seule la photo sépia redonne l'âge de cette construction atypique

 

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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 08:35

 

 

La description du château est ici - clic

 

 

Département 09 - ARIEGE

 

Le drame en ce lieu a terni toutes les couleurs

 

 

        Mythes et légendes sur le site de Montségur :

Avant propos

* Tous les lieux ou les signes que le rationalisme ne peut pas (encore) expliquer ou toutes les curiosités que les scientifiques refusent de comprendre (car dénuées de véritable intérêt, exemple : Le carré SATOR) sont évidemment récupérées par les mystiques, les farfelus et les adorateurs du "rien qui est vrai".

* Je pressens qu'en écrivant ceci, les foudres des "spiritualistes" vont s'abattre. Ces "malheureux" pris au piège de leur croyance vont commenter avec vigueur. Mais la vérité est souvent plus logique que le rêve éveillé.

* Qu'importe leur acharnement, j'assume ma vérité !

 

Les curiosités prétendues ou non

1 - Le trésor des Cathares serait enterré dans ou proche du site (aucun texte sérieux mentionne un trésor détenu par les Cathares et encore moins en ce lieu. S'il y en avait eu un, les soldats du Roi de France en poste durant 3 siècles l'auraient certainement récupéré. Les fouilles archéologiques n'ont pas trouvé le moindre indice).

Michel Roquebert a récemment montré que le "trésor des Cathares" composé d'argent (ayant partiellement servi à payer des passeurs) et d'objets du "culte" ont été envoyés en Lombardie quelques semaines avant la reddition.

 

2 - Au solstice d'hiver, en "se levant", le soleil projette ses rayons dans l'alignement du château (je vous rappelle que le château n'est pas linéaire, donc il semble logique qu'étant orienté Nord-Ouest Sud-Est, le soleil éclaire au moins un alignement durant la journée).

 

3 - Au solstice d'hiver, les rayons de Râ passent par les 3 archères (si les fentes avaient été coté Nord, rien ne se serait passé. Mais coté Nord, une attaque semble moins possible, donc les archères sont coté de l'arrivée des assiégeants. Il est donc logique que le soleil les éclaire, comme dans les autres châteaux du Royaume).

 

4 - La coupe dans laquelle Joseph d'Arimathie aurait recueilli le sang du Christ sur le mont Golgoth est nommé : Le Graal.  Ce trésor aurait été la possession d'un Cathare qui fut évidemment à Montségur le jour du début du siège du château par l'armée Royale. Le Graal est caché en Ariège (Mouai !... Et pourquoi pas le linceul, la couronne d'épine et les ossements des enfants du Christ qu'il aurait eu avec Marie de Magdalena. Puisque mythe il y aurait, imaginons le maximum !).

 

5 - En 1307, après la dissolution de l'Ordre du Temple, des Templiers se réfugient au château. Certains farfelus pensent que leur fameux trésor est déposé à Montségur (curieusement, ce site était une des frontières du Royaume de France, des soldats royaux le gardaient).

Pourquoi les Templiers seraient venus dans un château Royal ?

  (Si cette histoire avait été vraie, elle aurait été consignée dans un texte. De plus, après le traité des Pyrénées, Montségur ne fut plus gardé. De nombreux pillards se sont rués dans la garnison vide et n'ont trouvé aucun trésor. Le rêve est là aussi plus fort que la banale réalité, point de trésor en ce lieu).

 

 

Le diaporama du château est visible ici - clic

 

 

Histoire du château :

* Au 1er siècle, les Romains établissent un poste de guet sur la haute butte.

* Au 12ème siècle, un château est aménagé au sommet du pog. Sa forme, ses dimensions et son architecture nous sont inconnus.

* En 1204, proche du premier château déjà ruiné, un village fortifié est bâti à la demande d'Esclarmonde fille du Comte (voir titre de noblesse) de Foix. Les travaux sont "surveillés" par Raymond de Pereille (ou Pereilhe) seigneur du site.

* En 1209, au début de la Croisade des Albigeois mené par Simon de Montfort. La construction du site fortifié de Montségur est achevée.

* De 1209 à 1213, première période de la croisade, le site de Montségur, pourtant connu des Croisés, n'est que très peu inquiété.

* En 1213, Simon de Monfort tente une attaque, mais il se retire craignant l'hiver.

* En 1212, Guy de Montfort-Castres, frère de Simon de Montfort, tente d'attaquer le site castral. L'hiver approchant, il décide de quitter Montségur.

* En 1215, le concile de Latran affirme que la forteresse Montségur est un repaire d'hérétiques.

* En 1229, le traité de Meaux-Paris confirme la possession de Mirepoix (donc de Montségur) à Guy Ier de Lévis, l'un des importants seconds de feu Simon de Montfort. Ce traité affirme que Montségur est un abri pour l'Église Cathare. Cette même année, de nombreux chevaliers faydits (seigneur locaux dépossédés de leurs terres) se réfugient au castrum de Montségur.

*  En 1232, Raymond de Pereilhe seigneur de Montségur autorise les Cathares à s'installer dans le Castrum. Le château devient le site de la résistance. C'est le dernier et suprême refuge des "Purs" mais aussi de ceux souhaitant l'indépendance de la province face à l'envahisseur du Nord.

* En 1241, après avoir fait allégeance au Roi de France Louis IX, Raymond VII Comte de Toulouse reçoit l'ordre d'attaquer Montségur. Son armée échoue et il se retire avant l'hiver.

* En 1242, Raymond VII est sommé de conquérir Montségur. A nouveau son armée échoue.

* En avril 1243, au concile de Béziers, ordre est donné de faire plier les hérétiques de Montségur. Le castrum comporte 400 personnes aussi bien civils que militaires.

* En mai 1243, sur ordre du Roi de France, Hugues des Arcis, sénéchal de Carcassonne, ainsi que Pierre Amiel, archevêque de Narbonne, entreprennent le siège du site fortifié. Une armée de 6 000 hommes ainsi que des armes de jet se mettent en place.

* L'hiver 1243-1244 est terrible. Les habitants doivent lutter contre la faim, le froid et les attaques des croisés et un siège d'une grande efficacité.

* En mars 1244, les habitants de Montségur négocient une reddition. Mais l'archevêque exige que les Cathares abjurent leur "foi hérétique" et se convertissent au Catholicisme. 220 d'entre eux (hommes et femmes) refusent et préfèrent se jeter dans le bûcher dressé par les croisés. Cette terrible tragédie marque à jamais l'histoire du site.

* En avril 1244, Guy II de Lévis-Mirepoix, seigneur de Mirepoix et de Florensac, récupère le bien acquis par sa famille au traité de Meaux 15 ans plus tôt.

* En 1245, Guy II de Lévis-Mirepoix donne le château de Montségur au Roi de France (voir liste). Ce dernier demande l'installation d'une garnison. Le site partiellement détruit est modifié par les architectes Royaux.

* En 1659, le traité des Pyrénées changeant les frontières du Royaume de France, le château de Montségur ne protège plus la limite du territoire. Il est abandonné. Ruine sera son futur, surtout que les pillards se précipitent.

* En 1862, les ruines du château sont classées aux Monuments Historiques.

* En 1968, des fouilles sont organisées. Elles dureront plusieurs décennies.

* En 1989, les vestiges du castrum et les restes des remparts extérieurs sont classés aux Monuments Historiques.

* Au 20ème siècle, ce site devient la référence de la cruauté Royale.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite de loin. La visite de l'intérieur est payante.

 

Adieu château magique et éternel

 

 

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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 06:07

 

Département 30 - GARD

  Vais je réussir à monter vers cette beauté médiévale ?

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Cendras est située à 50km à l'Ouest de Bagnols sur Cèze, à 45km au Sud-Est de Florac et à 3km au Nord-Ouest d'Alès.

 

     Coordonnées du château :

44° 9' 4" N 4° 3' 23" E
 44.151093389°  4.0564119816°

 

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte

* Sur certaines brochures, le site fortifié est nommé : La tour du Puech.

* Ce nom m'évoque évidemment une butte, donc une montée.

Va-t-elle être difficile et remplie de ronces ?

* En réalité, une petite route grimpe jusqu'au hameau me permettant de laisser mon destrier proche de l'arrivée.

Mais, où est le chemin final pour découvrir cette beauté ?

 

J'avance vers mon graal

* La butte posée sur la rive droite de la rivière Galeizon offre un paysage magnifique durant la montée.

* Soudain, ma progression est stoppée par un mur.

* Au milieu du mur, une gigantesque porte apparaît.

* La propriété étant privée, je ne peux plus monter.

* Je retourne sur mes pas pour prendre un autre embranchement.

 La tour semble "presque" neuve !

Rapide description

* Un mur m'informe que je suis près du but.

* Elle est là, devant moi, aussi belle qu'au premier jour !

* La tour est construite avec des pierres à bossage parfaitement jointives.

* Elle est partiellement arasée m'interdisant de connaître si crénelage et mâchicoulis (voir vocabulaire) existaient.

* Je pressens que la fente fut une archère droite.

Avez vous remarqué le linteau ?

* Curieusement, une autre face ne comporte pas de fente (de tir ?).

Le site n'était il défendu que sur un seul coté ?

* Je contourne la construction pour arriver coté ombre.

* J'aperçois une fente positionnée plus basse que sur la 1ère façade.

* Je me demande si ces ouvertures étaient des puits de lumière éclairant 2 niveaux de salles.

* Tout en réfléchissant à mes supputations, je fais face à la dernière ..... face.

* Elle comporte, à plusieurs mètres du sol, l'entrée de la tour.

 

        L'intérieur :

* Hélas, il n'y a point d'escalier ni d'échelle pour entrer dans cette tour de guet.

* Avant de descendre pour retrouver mon destrier, je me régale du panorama magnifique sur la plaine et les Cévennes.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, probable construction d'un site fortifié. Certains historiens supposent que le château remplace une tour de guet d'époque Romaine.

* En 1576, Hélix Del Puech apporte le site en dot à Jacques de la Fare, Baron (voir titre de noblesse) de Monclar et de Salindranque. Après le mariage, il ajoute à ses titres celui de : Seigneur de la vallée de Cendras.

* Le 31 juillet 1626, par la déclaration de Nantes, Richelieu ordonne la destruction des châteaux qui ne sont pas frontière. Le château del Puech est démantelé.

* Vers 1630, le seigneur de Puech déserte le site au profit du château de La Fare, plus confortable.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée. La visite des fortifications intérieures est interdite. Le risque de recevoir une pierre existe, soyez très prudents.

 

La vieille tour a resistant aux temps et aux guerres

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 06:30

 

Département 12 - AVEYRON

  Je pressens que plaisir je vais avoir !

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Brommat est située à 50km au Nord de Rodez, à 38km au Sud-Ouest de Saint Flour et à 20km au Sud-Est de d'Aurillac.

 

     Coordonnées de la maison forte :

44° 50' 52.267" N 2° 43' 6.136" E
 44.847852°  2.718371°

 

 

La maison forte : 

        L'extérieur :

La découverte

   Après avoir visité la maison forte de Brommat, je me dirige vers le Nord-Ouest pour découvrir une autre maison médiévale fortifiée dans le hameau d'Albinhac.

Aura-t-elle un charme médiéval ?

  Un L parfait avec des tours rondes aux angles !

L'arrivée

   Malgré un ciel nuageux et une luminosité minimale, le soleil illumine mes yeux en voyant cette beauté dans son écrin de verdure. 

* La  forme de la maison forte est peu classique.

* Elle est composée de deux corps de logis en angle droit formant un L.

* A chaque extrémité, une puissance tour (avec un joli chapeau pointu ) marque la puissance du lieu.

 

Je contourne le site

  Lentement, je m'avance sur la petite route pour mieux humer (et comprendre) cette maison forte.

Quel contraste avec l'autre face !

   Sur ce coté, je vois évidemment les deux tours qui ne comportent plus de système défensif. Les consolidations ont masqué le parement de pierre.

    Mais ce sont surtout les échauguettes qui me fascinent.

 

Les échauguettes

* Les échauguettes sont posés en encorbellement sur des culots.

* Elles sont accochées à chaque angle "sous l'actuel toit.

* Certaines possèdent une large ouverture, mais d'autres ne comportent qu'une petite fente pour tir au fusil.

 

 

Un logis moderne surveillé par une antique échauguette 

 

        L'intérieur :

  Hélas, la maison forte n'est point visitable. Lentement je m'écarte de l'entrée sur la pointe de mes chausses. 

 

 

Histoire de la maison forte :

* Au 13ème siècle (à vérifier), Albinhac est le prieuré de la paroisse dépendant de l'abbaye de Conques.
* En 1661, le site appartient au sir Pierre de Molinéry. Ce personnage est conseillé du Roi (voir liste), lieutenant principal au siège du présidial du Rouergue.

* En 1798, Marie Marguerite Louise Dumas apporte le site d'Albinhac en dot à son mari Guillaume Raymond de Benoît.

* A la fin du 20ème siècle, le site est devenu le presbytère.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Les années ont adouci cette maison forte

 

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 06:04

 

Département 24 - DORDOGNE

 Haute, massive et anguleuse sont des caractéristiques de cette église !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Saint-Martial-Viveyrol est située à 40km au Sud-Est d'Angoulême (voir son château), à 38km au Nord-Ouest de Périgueux et à 9km à l'Ouest de Cercles (voir son église fortifiée).

 

   Coordonnées de l'église :

45° 21' 26" N 0° 20' 20" E
 45.3571449°  0.33899635°

 

 

L'église :

     L'extérieur :

La découverte

   Survolant les maisons du bourg, la massive église de Saint Martial Viveyrol surprend par ses importantes dimensions. Il est rare de voir un si imposant moutier dans une commune si petite.

   Je pressens que cette construction a du être fortifiée, mais ma question est :

A-t-elle gardé des traces ?

 

 Est ce une église ou une immense tour défensive ?

L'enquête commence

* Curieusement, je découvre l'église par le chevet.

* Il possède deux ouvertures.

  1 - En partie médiane, une ouverture de lumière.

  2 - En hauteur, une ouverture correspondant à une salle de repli.

Avez vous remarqué les trous de boulin ?

* Ces trous portaient un hourdage (voir vocabulaire) défensif.

* En partie basse, il y a le fantôme (rebouchage) de l'ancienne fenêtre. Très étroite, elle empêchait l'assaillant d'entrer, mais n'amenait que peu de lumière.

* La façade latérale de l'église est si longue et si haute, que je n'arrive pas à la photographier sans erreur de parallaxe.

* Cette face montre les hautes et fines fentes de lumière.

* Les 3 ouvertures sous le toit m'informent que la salle de repli défensif occupe la longueur de la nef et de l'abside.

Certains historiens supposent que le toit est récent. La salle défensive était à ciel ouvert et les ouvertures dans le mur formaient un crénelage.

 

Le clocher

* Ce clocher ressemble plus à une tour défensive qu'à un emblème religieux.

* Il a une forme rectangulaire.

* L'alignement des ouvertures latérales avec leurs trous de boulin me prouve que la salle de repli couvre toute la longueur de l'église.

* Point d'abat-son au sommet du clocher, la vision des guetteurs-défenseurs aurait été perturbée.

* Sur la façade d'entrée, d'autre trous de boulin me font penser à une passerelle formant bretèche (pour protéger la porte).

Beaucoup de châteaux forts envient les défenses de cette église du Périgord

    L'intérieur :

Il fait noir

* En entrant, je suis surpris par la faible lumière (ne vous fiez pas à l'image, mon appareil photo est très performant).

* Avec mes remarques sur la petitesse des fenêtres, je pressentais que je ne serais pas dans une cathédrale aux multiples couleurs de vitraux, pourtant l'obscurité est si importante qu'il faut du temps pour que les yeux s'habituent.

* Même les imposants ébrasements ne suffisent pas à illuminer l'imposante nef ni le choeur.

 

La nef

* Elle est composée de 4 travées non symétriques.

* La 1ère supporte le clocher. Elle est barlongue et voûté en arc de cloître ogival.

* Les deux suivantes sont recouvertes de coupoles sur pendentifs.

 

Est ce la porte secrète ?

   Mon instinct de Castellologue amateur est attiré par une porte. Lentement je m'avance. Un message explicite m'informe que mon bonheur est derrière :

* Je pousse la porte.

* Un escalier en colimaçon dans le mur me quémande de monter.

* Je.......

* Je pressens que l'entrée n'est pas autorisée sans invitation.

* Je ne vous dirais pas si mes chausses ont foulé un sol de 8 siècles.

* Je vous dirais simplement :

- L'escalier est borgne.

- Deux salles sont visibles.

- De chaque coté, l'accès est facile vers les ouvertures de tir.

- Les baies du 1er et 2ème étage de la tour portent les traces d'incendie.

 

 

 

Le diaporama de l'église est visible ICI.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 13ème siècle (?), fortification de l'église. En ce siècle, l'église est possession des Chevaliers du Temple dépendant de la commanderie de Soulet, proche du bourg de Gout Rossignol.

* Vers 1313, après la dissolution de l'ordre du Temple, la commanderie appartient à l'ordre de Saint jean de Jérusalem. Il est fort probable que cette église fortifiée soit en leur possession.

* Au 14ème siècle, aménagement du clocher.

* En 1926, l'église est inscrite aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Martial) est libre et gratuite. La visite du clocher est/serait possible certains jours. Renseignez vous.

 

La vue est magnifique depuis le parvis de l'église

 

 

 

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