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Ombre et lumière

16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 07:30

 

 

Département 31 - HAUTE GARONNE

 L'église semble s'élever vers le ciel !

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Le Plan est située à 60km au Sud-Ouest de Toulouse, à 50km au Nord-Ouest de Foix (voir son château), à 35km au Nord-Est de Saint Gaudens et à 6km au Sud-Est de Cazères.

 

     Coordonnées de l'église :

43° 09' 59" N 1° 07' 16" E
 43.166297221°  1.1212223768°

 

 

L'église : 

        L'extérieur :

La découverte

* Au bout d'une place, trône l'église.

* Elle est dépourvue de transept.

* Avec la finesse des tours, elle semble aérienne.

* Mais point de doute à avoir, cette masse cubique est bien un moutier fortifié.

 

L'analyse

Est ce un crénelage de château fort ?

1- La première observation est évidemment le crénelage au dessus des cloches.

* Je ne suis pas certain qu'il fut très efficace mais il informe l'assaillant potentiel que les habitants ne se laisseront pas prendre sans résistance.

2- La deuxième observation est pour les tours en saillies.

* Chaque tour est surmontée d'un toit polygonal ou d'une petite flèche.

* Elles sont asymétriques en largeur et en nombre de fentes.

Ont elles été construites à des époques différentes ?

3- La troisième observation concerne la façade avec ses hautes arcades ogivales qui élancent encore plus l'église vers le ciel.

* Chacune forme un porche.

L'asymétrie de l'ensemble est fascinante !

 

* Sur certaines parois, les pierres sont parfaitement taillées et jointives.

* Mais sur d'autres faces ou parties de la construction, les dimensions des pierres sont aléatoires ou posées en quinconce.

Est du à des reconstruction hâtives ?

A-t-elle souffert de quelques attaques ?

Savez vous faire la différence entre merlons et créneaux ?
Une tour digne d'un château fort Une tour digne d'un château fort

 

Avec ses fines fenêtres positionnées en hauteur, l'assaillant ne pouvait pas entrer 

Quel curieux ajout !

* Le contraste entre la haute tour blanche et le petit bâtiment rougeâtre est surprenant.

* Cette petite construction doit être un collatéral ajouté "récemment" car :

- Les pierres sont différentes.

- Les contreforts ressemblent à "une imitation".

- Les pierres dans l'angle ne sont point jointives ni encastrées.

- Le mur s'appuie sur les contreforts à larmiers de la nef.

 

Le fascinant chevet

* Après la rigueur des angles droits, la (théorique) rondeur du chevet contracte.

* "Théorique" car les hauts et nombreux contreforts à larmiers cassent l'arrondi.

* J'ai hâte d'entrer dans l'église pour voir si les fenêtres positionnées en hauteur  (donc anti-intrusion) apportent une lumière violente ou diffuse.

 

        L'intérieur :

Que de lumière !

Que la lumière soit, et la lumière.....

* Je pensais que ce serait la pénombre qui sera ma compagne lors de mon entrée dans la nef.

* Que nenni. La lumière est partout.

* Lentement, je marche en ce lieu de prière quand soudain je suis attiré.

* Ce n'est point un appel Divin mais une fenêtre.

* Dans un premier temps, je regarde le vitrail montrant des coquilles Saint Jacques.

Suis je sur l'une des routes vers Compostelle ?

* En prenant un peu de recul, je remarque un escalier.

 

La chance

* Le hasard fait que je suis remarqué par une charmante personne.

* Je lui explique ma curiosité envers les églises fortifiées de notre Royaume.

* Avec une extrême gentillesse, elle me demande si je suis intéressé par une ascension pour voir les systèmes défensifs.

* C'est à ce moment que je cru que l'élu je suis !

 

Je suis aux anges !

 

Je pressens que cette fente fut utilisée pour la défense

* Les marches sont usées.

Combien de pieds sont venus ici ?

 

* Les petites ouvertures font entrer un peu de lumière, mais peuvent aussi servir de système de tir.

 

* Au sommet, je suis en extase :

     - Devant le paysage bien sur.

     - Puis par la hauteur.

 

* Comme je l'avais supposé plus tôt, le crénelage est peu fonctionnel.

 

* Il n'est pas assez haut pour protéger un homme debout.

 

* Je suis surpris de ne pas voir des ouvertures pour mâchicoulis.

 

Plafond intérieur de la tour escalier

Pensez vous que ce puits de lumière ait pu être utilisé comme système défensif ?
Sont ce des guérites de protection ? Le grand Chevalier Dauphinois doit se baisser pour ne point abîmer son heaume

 

 

Il faut déjà partir

* Mon guide m'explique tout :

- Le nom des bourgs, des bois, des collines.

- Il me montre des endroits non encore autorisés à la visite.

- Il est amoureux de son église, cela se sent.

* Mais hélas, "toutes les bonnes choses ont une fin".

* Par cette construction je dois entrer.......

    ....... Pour retrouver l'escalier m'obligeant à descendre du paradis d'un castellologue amateur.

 

Je peux redescendre, point d'assaillant à l'horizon Je vois l'infini... Et même au dela !

 

 

Le diaporama de l'église est ici.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 10ème siècle, le site est dans le Comté de Comminges.

* En 1366, le Comte (voir titre de noblesse) de Comminges autorise la construction d'une bastide fortifiée. La façade antérieure de l'église est incluse dans le mur d'enceinte.

* Au 16ème siècle, aménagement (ou modification ?) de la façade fortifiée.

* En 1950, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Pierre) est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est possible sur invitation du "guide".

 

Si l'ennemi arrive, je sonne le tocsin

 

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 06:10

 

Sentez vous le frémissement du plaisir de découverte d'une église fortifiée ?

 

Département 85 - VENDEE

 

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de La Chaize Le Vicomte est située à 80km au Sud-Est de Nantes, à 70km au Nord de La Rochelle (voir sa tour), à 50km au Sud-Ouest de Cholet et à 11km à l'Est de La Roche sur Yon.

 

     Coordonnées de l'église :

46° 40' 17" N 1° 17' 41" W
 46.6713817°  -1.29460910°

 

 

L'église : 

        L'extérieur :

La découverte

* Un panneau me donne la direction.

* Il n'indique pas que le moutier soit fortifié.

Est ce un indice ?

* Plus loin, une grosse masse en pierre m'informe que je vais voir un imposant bâtiment.

* Un contournement de la construction me confirme que je suis devant l'église du bourg.

* Elle est haute, longue, imposante.

* Mais la question principale que je me pose :

Mon bonheur de la voir déforme ma vision ! Est elle fortifiée ?

 

 

L'analyse 

* Le premier détail qui me frappe est la partie écroulée de l'église.

* Devant moi s'affichent les restes du croisillon nord  et de la travée droite de la nef.

* Les multiples contreforts droits ne semblent pas avoir servi à la défense du moutier.

* Les hautes fenêtres ne sont pas faites pour limiter l'intrusion d'un assaillant.

* Sous le toit, je ne vois point de preuve d'une salle de repli.

* Ma documentation affirme que le site était entouré d'un rempart. Hélas, en notre siècle,ce système défensif a disparu, le temps a certainement gommé les traces guerrière sur l'église.

Vais je revenir bredouille ?

 

 

 Pourvu que le gardien ne me voit pas comme un assaillant... Aie ma tête !

Y a-t-il des systèmes défensifs

* Pour mieux comprendre l'église, je me plante face au portail.

* Mes yeux sont attirés par l'architecture à gauche.

Comprenez vous la raison ?

* L'angle Nord-Ouest de la façade comporte une échauguette.

* Elle est posée sur des contreforts. Ce n'est donc point une tour, bien qu'elle soit munie de mâchicoulis.

* En me décalant, je vois l'imposant clocher de plan carré ressemblant à un donjon.

* Je doute qu'il en fut un car :

- Les parois sont borgnes.

- Il n'y a pas de crénelage ni d'ouverture de guet au sommet.

 

        L'intérieur :

Je vais entrer

* Le portail plein cintre possède plusieurs voussures. Il est entouré de pieds-droits sous forme de colonnes.

* Lentement je pousse la porte.

* L'église est composée d'une nef à cinq travées et de 2 collatéraux.

* L'incroyable lumière est due aux fenêtres supérieures.

 

Que de contraste !

* Le choeur si lumineux contraste avec l'atmosphère sombre du collatéral.

* La rigueur architecturale des contre-allées contraste avec les sculptures de la nef.

 

 

 

Le diaporama de l'église est ici.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 11ème siècle, Aimery IV de Touars demande la construction d'une église jouxtant le château fort.

* En 1093, Aimery IV est inhumé dans l'église.

* A la fin du 11ème siècle, l'église est consacréepar l'évêque de Poitiere. L'église fait partie du prieuré.

* Au 15ème siècle (1426 ?), à cause de la Guerre de Cent Ans, le prieuré est protégé par des remparts, le système défensif de l'église est amélioré. Construction d'une ronde tour flanque.

* En 1568, durant les guerres de Religion, l'église est attaquée puis pillée par les Huguenots.

* Au 16ème siècle, le choeur et le clocher s'effondrent.

Est ce à cause d'une attaque ?

* Au milieu du 18ème siècle, le clocher est aménagé (reconstruit ?).

* Au 19ème siècle, le portail d'entrée est reconstruit.

* En 1908, l'église est classée au Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint Nicolas) est libre et gratuite depuis la place du bourg. La visite des fortifications intérieures est interdite.

 

Bien que modernisée, l'église est toujours massive et fortifiée

 

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châteaux de Vendée

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 06:05

 

Département 30 - GARDLa puissance Royale s'exprime dans cette tour médiévale

 

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Villeneuve lès Avignon est située à 55km au Nord-Ouest de Salon de Provence, à 40km au Nord-Est de Nîmes, à 30km à l'Est d'Uzès et à 20km au Sud d'Orange.

 

     Coordonnées de la tour :

43° 57' 30" N 4° 47' 50" E
 43.95839533°  4.79734003544°

 

 

La tour : 

        L'extérieur :

Un donjon solitaire

* Il y a bien longtemps, dans ma jeunesse (je vous rappelle que j'ai 800 ans) l'imposant donjon était intégré dans une forteresse.

* En "votre" siècle, la tour est seule sur sa butte.

* En voyant sa puissance, je vous laisse imaginer la construction imposante qu'avait fait construire le Roi Philippe le Bel.

* Je me dois de l'approcher et la toucher.

 Sont ce des boutons d'une maladie médiévale qui  décorent les parois ?

Première analyse 

* La tour est construite sur le rocher.

* Les pierres à bossage trahissent son siècle de naissance.

* Son parement d'angle est parfait. Cette tour est bien celle d'un grand du Royaume.

* De nombreuses fentes verticales hautes et fines garnissent les parois.

Sont ce des archères ?

* La réponse me sera certainement donnée en visitant ses entrailles.

* Au sommet, les mâchicoulis (voir vocabulaire) ainsi que les archères forment un duo efficace en cas d'attaque.

 

Deuxième analyse

* Aux pieds de la tour, je n'ai qu'un souhait : "Pourvu qu'un fantôme médiéval ne fasse point tomber un liquide bouillant depuis les mâchicoulis!".

* Par sécurité je regarde en haut.

* Je suis surpris par "la ligne droite" vers le sommet.

N'est point curieux ces pierres sans bossage ?

* En contournant le donjon, je crois comprendre l'ancienne fonction de "la ligne droite".

Pensez vous que cela fut des latrines ?

 

        L'intérieur :

L'angoisse dans l'entrée

* Après avoir donné quelques piastres à la damoiselle de l'accueil, j'entre dans un autre siècle.

* J'apprends qu'il y a 176 marches à gravir.

* J'ôte ma lourde armure Dauphinoise. C'est en pourpoint (et non à brûle pourpoint) que je commence l'ascension.

 

La première salle (propre !)

Avec quelques tapisseries, cette salle devient une aula magnifique !

* Je suis surpris par le calme de la pièce.

* Je ne suis point dans une salle pour soldats mais dans une magnifique pièce à vivre.

* Le plafond voûté d'ogives contribue à la sérénité du lieu.

* Les culs de lampe sont magnifiques.

 

 

* Les larges fenêtres amènent une douce lumière.

* Il suffit de s'asseoir sur les coussièges pour réaliser quelques travaux de couture ou d'écriture.

* Il y a la possibilité de "papoter" à plusieurs sur de longues coussièges dans l'épaisseur du mur.

Avez vous remarqué les fentes verticales ?

 

La deuxième salle (sale ?)

* Une exposition est en préparation dans la deuxième salle.

* Evidemment, elle paraît moins accueillante que sa consoeur.

* Pourtant, elle bénéficie des mêmes fenêtres à coussièges et des culs de lampe aux décors finement sculptés.

 Au Nord, je vois le Fort Saint André !

La terrasse

* Je suis sur la plateforme.

* Rapidement, je regarde dans une archère cruciforme si point d'ennemi arrive.

* Je vérifie en bas, si point de vils personnages tentent une approche.

* Puis, je décide de monter au sommet (du monde ?).

 

Quelle vue !

* Le choix de cet emplacement pour aménager une tour n'est pas du au hasard.

* Depuis le crénelage, le guetteur contrôlait la région sur 360°.

* La panorama est magnifique sur le fort Saint André, le Ventoux, le Rhône, Avignon et la cité des papes.

 

C'est la fin

* Il est tard, les nuages s'accumulent.

* Il me faut de suite redescendre puis trouver une taverne pour la nuit.

 

Le diaporama de la tour Philippe le Bel est ici.

 

 

Histoire de la tour :

* A la fin du 12ème siècle, une tour défensive est construite.

* En 1226, la primitive tour est détruite suite au siège mené par les troupes du Roi (voir titre de noblesse) Louis VIII.

* En 1293, début des travaux de construction d'une forteresse. Ainsi, le Roi de France Philippe le Bel (voir liste des Rois) souhaite montrer sa puissance aux Avignonnais et contrôler l'entrée du pont reliant les deux rives du Rhône.

* En 1307, le donjon composé d'un étage est achevé.

* Au 14ème siècle, un deuxième étage ainsi que la tourelle sont construits.

* En 1862, la tour est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est payante.

 

La puissante tour surveille la Cité des Papes

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 06:20

 

Département 84 - VAUCLUSE

  Est ce que le château est aussi impressionnant au 21ème siècle ?

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Fontaine de Vaucluse est située à 28km à l'Est d'Avignon, à 28km au Sud-Est de Carpentras et à 15km au Nord-Est de Cavaillon.

 

     Coordonnées du château :

43° 55' 14" N 5° 07' 46" E
 43.9207436838°  5.1294934004°

 

 

Le château : 

        L'extérieur

Touristique est ce lieu

* Fontaine de Vaucluse est un site touristique où musées, boutiques, restaurants ainsi que la résurgence de la rivière Vaucluse attirent de nombreux de visiteurs peu intéressés par la ruine médiévale.

* Bien que votre Chevalier ait chaussé son chapeau de paille pour être dans l'ambiance, il garde précieusement le dessin du château le montrant il y a 2 siècles (?).

* Pour mieux le voir, je lève la tête.

Je suis ébloui !

 

Comme souvent, le château fort est perché sur la colline

Il est là haut

* Survolant les maisons, la ruine solitaire attend le touriste courageux.

* En ce jour où le soleil est violent, il n'y a que moi pour tenter l'ascension (pourtant ce n'est point jeudi... hihihi).

* En voyant cette ruine, ma fascination pour les constructeurs de château est entière.

Quel courage !

Quelle ingéniosité !

* Les murs du châteaux suivent parfaitement les contours du rocher.

* L'ouverture proche de la tour ronde n'est point l'entrée. C'est hélas un éboulement.

Y avait-il un système défensif

fragilisant la courtine ?

 

La montée instructive

 

Archères droites et trous de boulin

 

* A chaque pas, je lève la tête comme pour mieux comprendre cette ruine.

* Les murs arasés ne comportent plus de crénelage ni de mâchicoulis (voir vocabulaire).

* Sur un mur, je remarque des fentes de tir pour arme à feu.

* Sur un autre, ce sont des archères droites qui apparaissent.

* Je suis surpris de ne pas voir de canonnière ni bouche à feu.

 

 

 

Voyez vous l'entrée fortifiée ?

L'entrée

* A l'Ouest, l'entrée est précédée par une large barbacane dont je ne remarque que les fondations.

* Au dessus de la porte, point de bretèche (certainement disparue), mais les traces d'archères (ou peut être de fentes pour fusil).

* Point de trace de pont levis. La position du château sur le rocher et la présence d'une barbacane ne rendent pas ce système nécessaire.

 

        L'intérieur :

Vide et pourtant si riche de détails !
Le vide... (à en tomber)

* En passant la porte, je remarque sur la gauche les traces de verrouillage dans le mur. J'en conclus qu'il n'y avait qu'un seul vantail.

* J'avais affirmé quelques minutes avant que ce château comportait une ronde tour. Ceci est une erreur. Ce n'est qu'un arrondi dans un angle (proche de la courtine partiellement effondrée).

* Les murs m'informent qu'il y avait au moins 2 étages sur rez de chaussée.

* Devant moi, un trou dans le sol. Tel Indiana Jones, j'entre pour voir.

(Je ne vous révèlerait point les secrets de la "grotte")

 

Le vide... (à découvrir)

* Ma petite brochure affirme que ce site comporte les vestiges d'un donjon, d'une chapelle et de bâtiments.

* Je vous laisse deviner où chaque construction se situe dans cette surface de 20m par 50m.

* Je préfère m'intéresser au système défensif en regardant coté Sud.

 

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du château :

* En 1034, l'abbaye Saint Victor de Marseille entre en possession du château (à vérifier).

* En 1216, l'évêque de Cavaillon possède la seigneurie.

* Au début du 13ème siècle, par la "force", le Comte (voir titre de noblesse) de Provence récupère le site.

* En 1224, le château est rendu à l'évêque.

* En 1240, le Comte de Provence s'accapare à nouveau la seigneurie.

* En 1253, l'évêque fait hommage au Comte de Provence et récupère ainsi son château.

* Au début du 14ème siècle, le futur Cardinal Philippe de Cabassole réside souvent au château. Ses échanges intellectuels avec Pétrarque sont fréquents.

* En 1399 jusqu'à 1412, une importante garnison occupe le château pour lutter contre les Grandes Compagnies saccageant la région.

* En 1414, un inventaire est réalisé. Donjon, tour et chapelle sont cités.

* Au 17ème siècle, le château est déclaré en ruine.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est possible. Le site n'étant que partiellement sécurisé, soyez très prudents. Le risque de glisser, de tomber ou de recevoir une pierre existe.

 

"Les touristes passent sans me voir" murmure le vieux château

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du Vaucluse

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 06:06

 

Département 12 - AVEYRON

 Quel magnifique château fort !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Salvagnac-Cajarc est située à 55km au Nord-Ouest de Rodez, à 30km à l'Est de Cahors et à 20km au Sud-Ouest de Figeac.

 

     Coordonnées du château :

44° 28' 29' N 1° 50' 50" E
 44.474915°  1.847339°

 

 

Le château : 
        L'extérieur :

La découverte

* Dans un méandre de la rivière Lot, à la frontière avec le département du Lot, le château de Cajarc m'apparaît comme un diamant dans un écrin de verdure.

* Ses architectures multiples, ses bâtiments imbriqués sont un ravissement.

  La façade Ouest est un assemblage incroyable !

La première façade

Diantre, comme elle est travaillée !

    En découvrant la façade Ouest, je suis surpris par la multiplicité des systèmes défensifs et le manque d'alignement. Voici quelques exemples :

* A gauche, une haute échauguette  (ou tour escalier ?) avec son vestige de mâchicoulis (voir vocabulaire).

* Au dessus de l'échauguette, une ouverture qui me semble être pour un pigeonnier.

* Au centre de la façade, une tour carrée. Bien qu'arasée (le toit en pente me le prouve), elle possède les corbeaux pour mâchicoulis. C'est la plus ancienne construction défensive du château.

* Vous avez remarqué le nombre impressionnant de fenêtres sur cette façade.

* A droite, une curieuse construction en encorbellement me questionne.

Etait ce des latrines ?

- Cela est surprenant. La dimension de la construction est importante.

Etait ce une bretèche ?

- Ne voyant pas si porte il y a en dessous, je ne peux point l'affirmer.

Avez vous une idée ?

 

 

Que de belles rondeurs !

La deuxième façade

  La façade Sud offre un spectacle bien différent. Elle me fascine par ses belles rondeurs (heu.... d'architecture je parle bien sur. Pour la description des Damoiselles, je garde mes secrets).

* La tour de gauche est avancée.

* La ronde construction au centre est une tour flanque.

* Entre la vieille tour carrée et la tour flanque ronde, la construction en encorbellement est un chemin de ronde couvert. Il doit certainement relier les 2 hautes constructions défensives.

Avez vous remarqué que les 3 consoles de droites sont différentes des autres ?

Fascinant n'est ce pas !

 

Le spectacle continue

* A droite de la ronde tour flanque, le bâtiment sans toiture semble plus haute.

* Ses grandes fenêtres à meneaux en croix me font penser au bâtiment seigneurial.

Avez vous remarqué l'angle entre la tour ronde et ce bâtiment ?

* Il me semble que la ronde tour a été construite après l'élévation du bâtiment seigneurial.

* Evidemment, l'échauguette d'angle à gauche confirme mes supputations.

Comme elles sont belles ces échauguettes sur culots !

 

Une grande tour !

* En contournant le bâtiment, je suis surpris de découvrir une haute et fine tour carrée.

* Elle possède à la base des contreforts dont la fonction est la consolidation, non point de la tour, mais de l'église (à gauche).

* L'église seigneuriale est devenue l'église paroissiale.

* L'arc de décharge m'interpelle.

* Sur la hauteur, quelques petites ouvertures m'informent du nombre d'étages.

* Le plus surprenant est le sommet, avec :

- Les vestiges de consoles formant mâchicoulis,

- Les hautes ouvertures verticales parfois obstruées.

* Ces ouvertures ne peuvent pas être un ancien crénelage.

Qu'est ce donc ?

 

Que voila un sommet bien complexe !

 

 

Je m'inviterai bien à boire un hypocras en ce lieu

        L'intérieur :

Fermé mais.....

  La propriété privée n'est pas visitable. Mais le hasard de l'architecture et de ses modifications permet, en respectant le silence du site, de découvrir la cour intérieure.

  Le premier étage et le second semblent intemporels avec ces arcades en anse de panier.

Qu'en pensez vous ?

 

C'est la fin

   Je vous quitte ici. Je vais secrètement rester devant cet incroyable château fort pour en découvrir tous les secrets.

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, construction du château. Le seigneur se nomme Balanguier.

* En 1350, Guillaume Balanguier s'attaque aux biens de son voisin nommé : Raymond d'Ebrard. Il lui détruit son moulin fortifié. En retour, le sir Ebrard s'attaque à quelques biens du seigneur de Cajarc. Il faut l'action du Roi Jean II le Bon (voir liste des rois) pour que le conflit cesse.

* Au 15ème siècle, le château est adapté aux nouvelles armes. Il appartient à la famille Saint Géry.

* Au 16ème siècle, par mariage, une partie du château est possession de la famille Pallagrue.

* Au 17ème siècle, il semble que la famille Pallagrue soit l'unique propriétaire du château.

* Au 18ème siècle, le château appartient à la famille Prune-Montbrun.

* Au début du 19ème siècle, la famille Montvallat est propriétaire des terres et bâtiments.

* En 1840, le site appartient à une société représentée par monsieur Grand.

* A la fin du 19ème siècle, le site appartient aux familles Delmas et Calmettes.

* En 1991, une partie du château est inscrite aux Monuments Historiques.

* En 1994, une autre partie du château est classée aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite. La cour intérieure est partiellement visible. Veuillez respecter le calme du site et la tranquillité de ses habitants.

 

Ancienneté et modernité en harmonie

 

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 07:30

 

Département 83 - VAR

  Mon graal du jour est au sommet de la butte

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Bras est située à 45km à l'Est d'Aix en Provence, à 12km au Nord-Ouest de Brignoles et à 10km au Sud-Sud-Ouest de Barjols.

 

     Coordonnées du château :

43° 28' 22" N 5°57' 11" E
 43.4729244°  5.953066349°

 

Le château : 

        L'extérieur :
La découverte

* Au Nord de la commune, une petite colline porte les traces de vieux bâtiments.

* Comme un chien fou, je galope pour admirer les ruines.

* Mais un panneau calme ma folie de castellologue amateur.

* C'est donc avec précaution que je marche sur le sentier.

 Que vous murmure ce mur ?

Les premières traces

* Au début, il est difficile de différencier les pierres construites des rochers.

* La mise en tas ou en forme par les hommes du 20ème siècle ne facilite pas la lecture du site.

* Puis lentement, la ruine se révèle.

* Elle montre les bases d'habitation.

 

        L'intérieur :

Les pans de mur

* Malgré la végétation, certains murs se laissent voir et même toucher.

* Comme par magie, arbres et plantes s'écartent pour montrer la qualité des murs.

* De hautes et longues parois aveugles s'offrent au marcheur courageux.

* Hélas, les murs sont trop arasés pour définir s'ils servaient de remparts avec crénelage (voir vocabulaire) ou de base à de hauts habitats.

 

La récompense

* Comme toujours dans une ruine médiévale, la récompense est le panorama.

 

Hors sujet :

* En redescendant, j'erre dans la commune.

* Un panneau m'indique que la petite chapelle fut construite par les Templiers au début du 13ème siècle.

* Avec un peu d'attention (et de chance) il est possible de voir un mur de l'ancienne commanderie des Templiers aménagée en habitation.

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du château :

* Vers le 9ème siècle (?), des habitats sont aménagés sur la colline Saint Pierre. Un rempart entoure l'ensemble.

* Au 12ème siècle, le petit bourg fortifié prend de l'expansion. Il est nommé : Castrum de Brachio.

* Le 14ème siècle stoppe la progression du bourg et sa richesse. Les maux sont multiples :

- La peste,

- Les Routiers.

* A la fin du 14ème siècle, les habitants fuient la colline. Le site fortifié est déserté et ne sera plus reconstruit ni occupé.

* Au 16ème siècle, un petit bourg s'établit au pied de la colline.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis les rues du bourg est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est possible en respectant les propriétés privées. Veuillez être très prudents dans ce site non sécurisé.

 

Je vais rester dormir au château

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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 06:01

 

Département 24 - DORDOGNE

 N'est il que l'ombre de lui même ?

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Piégut-Pluviers est située à 65km au Sud-Ouest de Limoges, à 55km au Nord de Périgueux et à 45km à l'Est d'Angoulême (voir son château).

 

   Coordonnées du château :

45° 37' 19" N 0° 41' 13" E
 45.6221218° 0.6870486999°

 

Toponymie : (--> voir initiation)

   A l'époque Romaine, le village se nommait : Podium Accutum.

Podium : Logiquement, ce mot désigne un site élevé.

Accutum : Aigu.

   Lentement, le nom de la cité se transforma en Pic-Aigu, Puy-Aigu et enfin Piégut.

 

 

L'ombre va-t-elle m'apporter la lumière de la connaissance ?

Le château :

     L'extérieur :

La découverte

    Un peu à l'Ouest de l'ancienne commune de Piégut, posée sur un mamelon rocheux, une haute construction me quémande de la découvrir.

 Comme il est agréable d'être hélé par une ruine de plus de 800 ans !

 

Petite précision du Chevalier

- Dans plusieurs brochures touristiques ou pseudo-culturelles, ce site est nommé : Tour de Piégut.

- Je ne suis point en accord avec ce qualificatif réducteur.

- Cette beauté a le droit de se nommer : Château.

1 - Il suffit de lire son historique pour être convaincu.

2 - En regardant le rempart et la haute tour, les preuves confirment le titre de mon article.

  Cette précision étant faite, la découverte du château peut commencer.

 

Le champs de pierres a créé un champ de tours !

L'enquête commence

* Depuis le pied de la petite colline, la construction fortifiée montre :

- Une courtine très arasée,

- Reliant de rondes tours d'angle très arasée.

- L'ensemble ne montre pas de crénelage ni mâchicoulis (voir vocabulaire).

* La plus grande des tours d'angle possède encore 4 niveaux éclairés par une ouverture (défensive ?).

Peut être existe-t-il un ratier en partie basse ?

* Lentement je m'approche de cette tour. Elle a eu la gentillesse de s'effondrer pour que je puisse voir ses entrailles.

* En contournant le site, je constate que les 3 autres courtines et les 2 autres angles ont souffert.

  Pour ne pas faire durer le suspens, j'entre de suite dans ce château.

 

    L'intérieur :

Le secret de la haute tour d'angle

* En entrant, je me précipite sur la haute tour d'angle.

* Elle me montre le fantôme d'un escalier en colimaçon tournant sur la droite. C'est le sens le plus adapté à la défense puisque l'assaillant, en montant, a sa main droite "bloquée" par le "pilier central".

* Les baies à chaque étage sont des ouvertures de lumière avec un ébrasement latéral important. Evidemment, avec précaution (car le tireur est peu protégé), elles peuvent être utilisées pour la défense.

 

Défense et confort

* L'intérieur de la courtine comporte plusieurs vestiges de fente verticale. Avec l'important ébrasement en partie basse, je subodore que ce devait être des ouvertures de lumière.

* Avec les consolidations récentes et le manque d'indice, j'ai quelques réticences à vous donner les fonctions de "certaines salles".

* Pourtant en voyant l'unique piédroit d'une cheminée, j'ose affirmer que je suis dans le logis.

 

Le donjon

 

 

 

* Presqu'au centre du château, une haute tour impressionne

* Elle mesure 23m de haut par 7m de diamètre.

* Ses dimensions ne le rendent pas habitable.

* C'est l'ancien donjon de repli.

* La porte d'entrée est dans la partie basse, mais à plusieurs mètres du sol.

* Le sommet montre encore les vestiges des mâchicoulis.

* Ma documentation affirme que c'est l'un des rares donjons circulaires du Périgord.

Est ce la couronne d'un roi posée sur le sommet ?

 

Histoire du château :

* A l'époque Romaine, construction d'un oppidum pour surveiller les vallées.

* Au 11ème siècle, construction d'un premier château sur une butte, rehaussée avec des blocs de granit.

* Vers 1199, les troupes Anglaises du Roi Richard Coeur de Lion attaquent le château. Il semblerait que cela fut sa dernière victoire avant d'être tué à Châlus.

* Au 16ème siècle, durant les Guerres de Religion, les Huguenots chassent les Catholiques enfermés dans le château.

* Au 17ème siècle, les Croquants attaquent le château.

* Au 20ème siècle, François, Marquis de Malet, donne la ruine à la commune.

* En 1997, la municipalité réalise un magnifique travail de consolidation et de mise en valeur du site.

* Au 21ème siècle, la visite du site est libre et gratuite. Bien que le site soit sécurisé, veuillez être prudent dans une ruine et surtout, respectez cet ancêtre de 1000 ans en ne montant pas sur ses murs.

 

Nom des propriétaires :

- La Goublaye (au15ème siècle),

- Collonge,

- Pompadour (au 17ème siècle),

- Danjeau (au 18ème siècle),

- Duleau,

- Malet.

 

 

Sont ce les jardins de Versailes ?

 

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 06:30

 

Il faut monter pour découvrir un château fort

Département 12 - AVEYRON

 

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Calmont de Plancatge est située à 45km au Nord-Ouest de Millau, à 40km au Nord-Est d'Albi et à 12km au Sud-Sud-Ouest de Rodez.

 

     Coordonnées du château :

44° 14' 59.471" N 2° 30' 42.606" E
 44.249853°  2.511835°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

La découverte

* Pour me fondre dans le décor médiéval de cette cité du Rouergue, je laisse mon valeureux destrier en bas de la commune.

* Lentement je gravis la petite route pour me retrouver devant un rempart infranchissable.

  Les angles du rempart sont protégés par des tours rondes

Le rempart

     Les siècles ont arasé ce mur de protection correspondant à la première enceinte. Les pierres sont petites, pauvrement taillées et peu jointives.

Est ce le mur du 12ème siècle ?

Ou

Une reconstruction rapide ?

 

Rapide description

     Bien qu'archère et mâchicoulis (voir vocabulaire) aient disparu, la fonction défensive de ce long mur est indéniable.

   Les petites courtines encadrées par des semi-tours rondes comportent un magnifique arc de décharge.

  Quelques mètres plus loin, une ronde construction m'interpelle :

Fait elle partie du rempart extérieur ?

Ou

Est ce déjà le système défensif du château ?

 

  Je pressens un magnifique donjon derrière le rempart

Rempart du château

* Pour comprendre, je me recule.

* Soudain, derrière un mur sans âge (qui est en réalité la véritable courtine du château fort), presque cachée par les grands arbres, une haute construction apparaît sans que je puisse de suite en définir la fonction.

* Tout en me décalant, je prends un peu de recul pour comprendre cette haute bâtisse.

Incroyable !

 

 

Plan du château

* L'architecture globale du château est un polygone irrégulier.

* Chaque angle comporte une tour ronde de défense.

La façade Ouest, la plus exposée à l'attaque, est protégée par un imposant donjon

 Ce puissant donjon marque le territoire de son seigneur !

Le donjon

 * Par sa hauteur, il écrase toutes les constructions autour.

 * Ma documentation affirme que cette construction comporte 6 étages.

Après ma période de surprise, j'entame le moment de l'analyse.

  * Avec ses formes rondes, avec l'absence de contrefort, ce donjon n'a point été construit à l'époque Romane (voir liste des donjons remarquables).

 * Pourtant je suis surpris qu'une tour maîtresse du 14ème siècle soit dépourvu de système défensif élaboré.

 

Un donjon aveugle

* Même si le donjon a été un peu arasé, je ne ressens pas la présence de crénelage ni mâchicoulis.

* Le plus surpressant est l'absence d'archère.

* Les rondes tours aux angles comportent des fentes verticales, mais je pressens que leur fonction était l'éclairage d'un escalier intérieur.

 

Qu'est ce  ?

"Qui cherche, trouve" affirme un dicton populaire.

  C'est donc avec plaisir que je découvre à la base des tours, des ouvertures magiques !.

Questions : Quelle fut leur fonction ?

1 - Des latrines intérieures. Ceci est plausible car les parois ne comporte aucune construction en encorbellement. Il fallait bien que les occupants fassent leurs besoins sans descendre dans la cour.

2 - Des "pseudos" mâchicoulis comme au château d'Arques. Mais doute j'ai, car ces ouvertures semblent trop basses pour correctement défendre le château.

 

 

        L'intérieur :

Fermé

   Hélas, la propriété privée n'est pas visitable. Je me console en admirant une dernière fois la beauté intemporelle de ce site du Rouergue. 

 

Est ce la fin ?

  Lentement je retourne vers mon destrier quand une petite voix me hèle :

"Chevalier, viens me voir !"

  C'est l'église fortifiée du bourg qui me quémande de la découvrir. Ma croisade n'est donc point terminée en ce lieu.

 

Rempart, donjon et église fortifiée : Quel trio !

 

 

Histoire du château :

* Au milieu du 12ème siècle, Bernard Ier d'Arpajon possède les terres de Calmont. Il semble être le constructeur du premier château (à vérifier).

* Au 14ème siècle, le site est le siège de la Baronnie (à vérifier) détenue par la famille d'Arpajon.

* En 1342, le capitaine de la garde du château se nomme : Bregier d'Arpajon.

* En 1364, le Prince Noir, Duc (voir titre de noblesse) d'Aquitaine, séjourne au château.

* En 1380, début des travaux du donjon (à vérifier).

* En 1417, durant la guerre de Cent Ans, le Baron d'Arpajon réside au château. Il semble qu'il réquisitionne tout le blé du fief (pour l'effort de guerre ?).

* En 1419, le Dauphin, futur Roi Charles VII, séjourne au château.

* En 1437, le Roi de France Charles VII (voir liste des rois), séjourne au château.

* En 1440, un texte stipule que le site est composé du château-vieux et du château-neuf (à vérifier).

* En 1474, les gardes sont commandés par le capitaine Jean Guinier.

* A la fin du 15ème siècle, le Roi de France Charles VIII, séjourne au château.

* En 1499, la troupe est commandée par le capitaine Grub.

* Au début du 16ème siècle (1508 ?), Jean III d'Arpajon (plus connu sous le vocable Jean III, Bertrand, seigneur de Montredon) délaisse le château de Calmont et s'établit à Séverac (voir ce château).

* En 1512, Pierre Gui est le capitaine du château.

* En 1519, le capitaine se nomme : Pierre de Rozet.

* En 1545, la garde est commandée par P. Rosset.

* En 1549, le capitaine P. Rozet commande la garde.

Note personnelle : de 1519 à 1549, ne serait ce pas la même personne avec un nom mal orthographié ?

* En 1622, ayant cédé ses terres de Sévérac à son fils Guy Ier, Jean V d'Arpajon se retire au château de Calmont.

* En 1634, Jean V d'Arpajon décède au château.

* En 1655, le site est le siège du Duché.

* En 1706, Catherine Françoise d'Arpajon, mariée à François de Roye de La Rochefoucault, vend le château à Jean de Cadrieu, Baron de Concourès.

* En 1781, le vieux corps de logis est détruit pour construire une maison de confort.

* En 1788, le château appartient à la famille Durfort-Boissière.

* Vers 1792, le château est vendu à la famille Teulat.

* En 1836, un membre de la famille Teulat vend le château à un groupement de démolisseurs.

* En 1850, la Société des Lettres Sciences et Arts de l'Aveyron achète le château quelque peu massacré par les précédents propriétaires.

* En cette deuxième moitié du 19ème siècle, la famille Canitrot achète le château.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Ma vue se trouble devant tant de beauté !

 

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 06:05

 

Département 11 - AUDE

 Ho, hisse... Que c'est haut vers le paradis des ruines !

Le château :

   Situation :   (--> le voir sur une carte)

     Padern est une petite commune située à 65km au Sud-Est de Carcassonne, à 30km au Nord-Ouest de Perpignan et à 5km au Nord-Est de Cucugnan (voir ce château) sur la route des châteaux Cathares entre Tuchan et Peyrepertuse.

  Coordonnées du château :

42° 52' 3.036" N 2° 39' 19.552" E
 42.86751°  2.655431°

 

      L'extérieur

La découverte

* Le château est posé sur un rocher escarpé.

* Il domine le village et surveille les gorges du Verdouble.

* En voyant l'impressionnante falaise, je me pose une question :

Est ce que je dois prendre mon équipement de montagne pour grimper ?

 

L'agréable montée

* Evidemment non.

* L'accès est facile par un petit chemin qui serpente au Sud.

* Je pressens déjà que dans l'ascension, je vais manger des mouches (tant la chaleur est lourde en ce mois de juin).

* Le château n'a pas du avoir de visiteurs depuis quelques jours, car des toiles d'araignée me chatouillent durant la marche entre les arbustes.

* En partie basse, je rencontre les ruines d'un premier rempart (flèche rouge)

* Après une petite ascension, le château m'apparaît.

 

J'ai une question

* La sensation est curieuse.

* Il est situé en hauteur comme une forteresse médiévale, il est donc rustique.

* Et pourtant, de grandes ouvertures et des murs peu épais l'entourent parfois. 

* La raison est simple : Au 17ème siècle, le château est aménagé dans un soucis de confort. Mais les bases médiévales sont conservées. 

   Torturée est la forme de ce château qui épouse en partie la falaise.

Le plan

* Pour mieux comprendre la visite, il est préférable de regarder le plan.

* La forme n'est pas conventionnelle.

* Elle est due à l'emplacement du château sur ce pog et aussi par certains aménagements de défense par armes à feu.

 

Première constatations

* A l’Ouest, le mur d’enceinte est d’une épaisseur imposante

* Curieusement, il est borgne dans sa première moitié. Aucune archère ou bouche à feu permet la défense.

Surprenant !

Est ce du à la consolidation du 20ème siècle ?

* A l’Est, en léger contrebas du château, un mur de faible épaisseur s’élève jusqu’à un passage entre deux vestiges de bâtiments.

* L’un est carré et l’autre est triangulaire avec des créneaux.

* L'entrée originale du château est au Sud (E sur le plan), à travers un mur aujourd'hui écroulé.

* Elle devait sûrement être précédée par une barbacane (voir glossaire).

 

      L'intérieur

La cour

* Pour entrer dans le château, il faut d'abord escalader des éboulis très nombreux.

* En franchissant une porte d’entrée "invisible" (repère E sur le plan), j'entre dans une cour (en vert sur le plan, repéré C).

Quelle curieuse sensation !

* Des murs solides sans fissure (sûrement dus à la rénovation du 20ème siècle) côtoient des éboulis au sol, au milieu d'herbes hautes et griffantes.

* L'ensemble étant sécurisé par une courtine avec créneaux reconstruits.

* Pour amplifier la sensation, des "fenêtres" immenses regardent des archères primitives.

* Jamais un château n'a été aussi confus pour moi.

Mais je me régale. Et vous ?

* En regardant le bâtiment central (en jaune sur le plan, repéré D), je comprends que je suis devant le donjon médiéval très remanié.

 

Il n'y a plus de princesse dans ce donjon... à cause du courant d'air je suppose ! Le donjon

* En revenant dans la cour, je décide d'explorer une ouverture à gauche du donjon.

* Il est précédé par un pan de mur arrondi qui est une tour-escalier desservant les 3 étages.

* Il subsiste les vestiges de quatre marches.

* A l'entrée du donjon, sur la droite, deux petites marches descendent vers un étrange orifice.

* Pas si étrange que cela car ce sont les vestiges des latrines bâties sur le vide.

* Le donjon n'est que le fantôme du bâtiment initial, la consolidation a lissé les détails.

* Mais, au fond du donjon, une surprise m'attend (sur le plan, repère V).

* Une porte, quelques marches et j'aboutis dans une pièce munie d’une ouverture rectangulaire de 1,10m sur 0,60 m donnant sur un précipice.

* C'est le vide-ordure. (oui, nos ancêtres jetaient les restes dans "le vide"). 

* Et en me penchant un peu plus, je découvre le vide... disons plutôt, la falaise.

Oups.... j'ai failli tombé.

 Ressentez vous la chaleur de la ruine proche de la cheminée ?

Le Logis

* En revenant dans la cour, je décide d'explorer un "couloir" sur la gauche du donjon (en bleu foncé sur le plan, repéré L).

* Ce n'est pas un simple couloir mais le logis de la famille Vic construit à la fin du 16ème siècle sur la façade Ouest.

* En entrant, sur la gauche, je vois une grande niche soutenue par un arc de décharge.

* Evidemment, vous avez reconnu un évier, avec écoulement de l'eau dans le vide (cela devient une habitude de tout jeter !).

* Juste à coté, à droite, je pressens l'existence d'une cheminée.

Cette pièce était elle la cuisine ?

* Un peu plus loin, une archère très primitive surprend.

* La sensation que j'avais en arrivant dans cette ruine continue.

* Voila un château qui n'a jamais réussi à évoluer "correctement".

C'est très curieux. 

 

Les "communs" (?)

* Au fond (en bleu clair sur le plan), je découvre une pièce qui devait être sombre par manque d'ouverture.

* Avec son sol non aplani, j'imagine que cela devait être les communs et la réserve de nourriture. Mais ce n'est que supposition de ma part.

* Je suis surpris de ne pas voir de corbeau ou de retrait du mur pour soutenir les poutres des planchers aux étages.

Quelle curieuse ruine !

  Elle parait entière (pour une ruine bien sur) mais de nombreux détails manquent.

 

C'est fini

* Il me faut repartir vers une autre croisade (pacifique car point Simon de Montfort je suis).

* Avant de quitter cette curieuse ruine, j'admire le paysage Audois.

* Ce n'est pas à Versailles que je verrais un tel spectacle de la nature.

Comprenez vous maintenant le plaisir

que j'ai à découvrir des ruines médiévales ?

 

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du château :

* Au Ier siècle, à l'époque romaine, exploitation de minerai de cuivre.

* En 899, le roi "Charles le Simple" donne le territoire de Padern à l'abbaye de Lagrasse (qui en sera propriétaire jusqu'en 1579. Longévité de propriété très rare dans cette époque troublée).

* En 1024, l'abbaye de Lagrasse chasse un certain Ginabert qui occupe injustement le lieu (je n'ai pas pu identifié quel lieu).

* En 1026, une motte est mentionnée pour la première fois.

* Vers 1165, une "forcia" (fortification secondaire) est signalée.

* En 1209, début de  la croisade contre les Albigeois.

* En 1210 (?), le château est pris par les troupes de Simon de Montfort.

* En 1211 (?), Alain de Roucy, lieutenant de Simon de Montfort, devient "propriétaire" du château.

* Vers 1216 (?),  le château est l’objet d’un litige entre l'héritier de Alain de Roucy, seigneur de Termes  et  l’Abbaye de Lagrasse. (Ce seigneur Nordiste jouit de tous les impôts et taxes qui aboutissait auparavant dans les caisses de l'abbaye "catholique").

* Vers 1246 (?), Chabert de Barbeira, seigneur faidit de Quéribus, le reprend par la force.

* En 1248, le roi Louis IX (voir liste des rois) ordonne au Sénéchal de Carcassonne de restituer le château à l'abbaye de Lagrasse.

* En 1283, après transaction avec les procureurs du roi de France, puis contre paiement, l’abbaye de Lagrasse récupère la forteresse.

* En 1579, la seigneurie de Padern est confiée à Jean-Pierre Vic capitaine de Termes et originaire de Girona en Catalogne. Il s'y installe et reconstruit le château en lui conservant son caractère fortifié et féodal en raison de l'insécurité qui règne dans la région.

* Durant le 17ème siècle, l'abbaye intente de nombreux procès contre la famille de Vic pour récupérer le château.

* En 1706. Blaise II de Vic le revend à l’abbaye de Lagrasse.

* En 1713, la carte de Roussel, recensant les fortifications, identifie "le château" comme une ruine.

* En 1790, il est abandonné. Comme souvent à la révolution Française, les pierres sont pillées, et l'état de ruine est l'avenir de ces bâtiments.

* Au 20ème siècle, des travaux "rapides" de consolidation sont réalisés.

* Au 21ème siècle, la visite est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre n'est pas nul. Soyez très prudents.

 

Le panorama est le magnifique cadeau d'une ruine médiévale

 

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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 06:30

 

Département 17 - CHARENTE MARITIME

 

Le bourg :

       Voyez vous une église fortifiée ?Situation :   (--> le voir sur une carte)

   Le petit bourg de Cherbonnières est situé à 70km au Sud-Est de La Rochelle, à 40km au Nord de Cognac et à 14km Est-Nord-Est de Saint Jean d'Angély.

 

     Coordonnées de l'église :

45° 57′ 47.88″ N 0° 20′ 16.08″ W
 45.9633°  -0.3378°

 

 

L'église : 
        L'extérieur :

La découverte

* Très souvent dans les villages, l'église est au centre.

* Elle trône fièrement sur une place ou au centre d'un cimetière.

* Curieusement, celle de Cherbonnières est au bout d'une impasse, coincée entre des murs de propriétés privées.

 

Première constatation

* Dans cette curieuse ambiance de bâtiment religieux presque rejeté à l'état de simple construction, je distingue un clocher octogonal.

* Sa corniche et ses ouvertures verticales pourraient me faire croire qu'il s'agît d'une tour de défense.
* Mais mon instinct de castellologue-amateur m'informe qu'il me faut trouver d'autres indices plus fiables.

 

Une fenêtre infranchissable en haut du mur

La recherche commence

    Lentement, je longe les murs de l'église et j'observe chaque pierre :

A - Une fine fenêtre est présente en haut du mur de la nef. Son étroitesse empêche tout assaillant de pénétrer.

B -Un peu plus loin, le mur garde les traces de nombreuses modifications :

  * En bas à droite, la forme me fait penser au fantôme d'un enfeu.

  * Au dessus, une petite fenêtre Romane avec des colonnettes très abîmées.

  * Au centre, une... heu... un... Je vous laisse deviner.

C - Au dessus de cet enchevêtrement de formes en arc, une ouverture carrée me prouve qu'une salle repli a été construite en haut de la nef.

 

  La recherche continue

D - Même si le mur de gauche ne montre pas de système défensif, il est le témoignage (départ de piliers et d'arcades) d'un ancien bâtiment (chapelle seigneuriale) détruit à la révolution Française.

E -Sur le mur du fond, l'ouverture basse avec son large ébrasement (voir vocabulaire) extérieur ne me rappelle aucun système défensif.

F - Par contre, je suis certain qu'il existe sous le toit, une salle de repli avec chemin de ronde.

G - Au pied du chevet circulaire, je vois un curieux contrefort plat à larmier. Sa petite taille ne correspond pas au standard architectural de l'art Roman pour soutenir une paroi. Quel contraste avec la colonne s'appuyant sur le chevet.

H - Au sommet, les ouvertures sont les signes classiques d'une salle de repli et de défense.

 

        L'intérieur :

  Hélas, comme beaucoup d'églises en ce siècle, la porte ne s'ouvre pas. Je ne pourrai pas confirmer mes constatations. 

 

 

Histoire de l'église :

* Au 12ème siècle, construction de l'église.

* Au 15ème siècle, fortification de l'église (à vérifier).

* Vers le milieu du 18ème siècle, de nombreuses consolidations et quelques aménagements sont réalisés.

* Vers 1792, la chapelle seigneuriale est détruite par les révolutionnaires.

* En 1908, la cloche, datée de 1630, est classée monuments historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur de l'église (dédiée à Saint-Saturnin) est libre et gratuite. La visite de l'intérieur des fortifications est interdite.

 

La salle de repli est en haut du chevet

 

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