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Ombre et lumière

18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 06:04

 

Département 30 - GARD

  La magnifique ruine attend le beau Chevalier Dauphinois

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Fressac est située à 45km au Nord de Montpellier, à 20km au Sud-Ouest d'Alès et à 12km au Nord-Ouest de Quissac.

 

     Coordonnées du château :

43° 59' 33" N 3° 55' 2" E
 43.992478836°  3.9174132049°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

EIle est là haut

* A moins d'un kilomètre au Sud-Ouest du bourg, sur une colline verdoyante apparaît une construction assise sur le rocher.

* Cette beauté intouchable (pour le moment) est le château de Fressac.

* Comme toutes les damoiselles, la belle a besoin d'être conquise pour se laisser pénétrer.

* C'est donc un chevalier en tenue de conquête (lavé sous les bras et rasé) qui aborde la vieille ruine.

 Un enchevêtrement de remparts aux formes anguleuses

Les préliminaires

* Ses premiers atours sont vraiment minimaux.

* La belle ne me montre que des petits pans de murs avec quelques archères droites.

* En regardant mieux ses ouvertures, je crois voir des fentes de tir pour armes à feu.

 

Elle est grosse !

* Quelques mètres plus haut, une imposante bâtisse sort du bois.

* Elle a la forme d'un pentagone irrégulier.

* Je suis surpris de ne voir que des murs droits sans tour défensive.

* Certains angles possèdent le souvenir (des consoles) d'un système en encorbellement nommé : Echauguettes.

* Les pierres sont souvent pauvrement taillées et de dimensions aléatoires.

* Les parois possèdent des fentes de tir et des trous de boulin alignés et proches me faisant penser à un hourdage (voir vocabulaire).

 Diantre !.... Que voila une entrée sinueuse

Les prémices de la pénétration

* L'entrée est protégée par une succession de chicanes formant un sas.

* Je passe par la petite porte pour arriver devant une seconde.

* Soudain apparaît une tour de forme carrée.

* Elle est posée sur le rocher.

* Ses pierres sont comme celles du rempart : Pauvrement taillées et de dimensions asymétriques.

* L'une des faces possède des nombreuses ouvertures de tir sur plusieurs niveaux.

* La tour est partiellement arasé expliquant l'absence de crénelage.

* Pourtant, comme moi, vous avez remarqué les consoles au sommet.

* Je doute que ce soit les vestiges de mâchicoulis. Donc :

Qu'est ce ?

* Ce ne sont point des latrines, car par grand vent, elles éjecteraient le "produit" dans les fentes de tir.

* Ce sont peut être des bretèches, bien qu'il n'y ait point de porte à protéger en dessous.

 

        L'intérieur :

 

La découverte de l'intérieur du château est ici - clic.

 

Il faut montrer patte blanche pour entrer en cette belle...... ruinée

 

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 06:30

 

Département 83 - VAR

  Vert n'est point ce château pourtant entouré de verdure

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Châteauvert est située à 50km à l'Est d'Aix en Provence, à 40km de Draguignan, à 12km au Nord de Brignoles et à 5km au Sud-Est de Brue-Auriac (voir son château)

 

     Coordonnées du château :

43° 29' 57" N 6° 01' 24" E
 43.4991632639°  6.02335363627°

 

 

L'église : 

        L'extérieur :
Il est là haut

* Avec un tel nom, je m'attendais à un château entouré de verdure et même attaqué par la mousse ou le lierre.

* C'est donc au bord de la rivière que mon attention se porte.

* J'imaginais une fortification entourée de douves.

* Que nenni !

* Le site est bien proche d'une rivière mais il la surplombe.

* Je pressens qu'il va me falloir grimper dans les ronces... vertes évidemment !

 Ce château vert : Est il gris ou... vert de gris ?

L'analyse de loin

* Sur un coté, le site montre une couleur verte.

* Evidemment, la teinte n'est pas causée par des murs peints mais une dense végétation.

* Sur une autre face, c'est le blanc qui domine.

* La couleur est due à la roche calcaire.

 

L'approche

* Depuis le bas de la colline, je remarque que le château est protégé par un à-pic sur 3 cotés.

* Cela facilite évidemment la défense.

* J'ai aussi remarqué (comme vous  je suppose) que le château est en ruine.

* Je fais donc appel à mon satellite personnel pour comprendre l'architecture du lieu.

* Le château, composé de longues courtines, est haut sur la colline.

* En léger contrebas, il me semble voir de petites constructions. Je subodore que cela fut le village médiéval.

* Lentement, je m'approche de ce site millénaire. Je me dois de l'écouter, il me narre son destin.

 Attaqué par la végétation, fissuré par les ans, le château survit

Je suis à ses pieds

* Un long mur qui semble aller vers l'infini.

* Mais son infini se fissure.

* Et même par endroit, il s'écroule.

* Malgré l'oubli des hommes et le massacre du temps, la vieille ruine garde les traces de son passé.

* Le mur possède encore les trous de boulin (voir vocabulaire), ainsi que des systèmes défensifs comme une archère droite.

* Derrière cette paroi, je vois de nombreuses hautes constructions.

* Je me dois de trouver l'entrée.

* Un panneau m'informe que le port du heaume est obligatoire.

* Avec prudence j'entre dans le site castral.

 

 

        L'intérieur :Est ce un tunnel secret ou une salle voûtée ?

Le premier contact

* Je grimpe pour mieux ressentir la ruine.

* Je me retourne pour constater le chemin parcouru.

Pensez vous que cet emplacement

soit une seule pièce ?

* Plus loin, je suis surpris de voir un muret aménagé entre 2 rochers.

Surprenant n'est ce pas !

* Puis je découvre des salles voûtées (entrepôts ?).

* J'arrive au sommet.

* Le plateau semble désert. Pourtant il est rempli de merveilleux indices.

 

Que de surprises !

* Ce pan de mur isolé parait insignifiant :

- Il ne possède pas de système défensif ni de fenêtre.

- Pourtant en approchant, je distingue les vestiges d'un départ d'angle.

- Au sol, les pierres construites m'informent du nombre de salles.

- Puis, à la base du mur, un arc m'interpelle.

Quelle fut la fonction de ce vestige ?

* A gauche de ce rocher, un autre pan de mur me fascine :

- Il est long, haut et comporte des trous de boulin.

- C'est surtout le retrait qui m'interpelle.

- Je pressens que ce fut le chemin de ronde de ce type.

- Je doute que ce fut un hourdage comme sur cette église Ariégeoise (la voir ici).

 

La richesse

* Je vous donne un conseil, que j'applique toujours.

* Il ne faut jamais oublier de regarder le paysage depuis une ruine.

* Il est toujours magnifique !

 

 

C'est la fin... pourtant il y a....

*  Lentement je redescends pour retrouver mon destrier dans le bourg.

* Soudain, mon oeil de castellologue amateur est attiré par une ronde construction.

* Un villageois, surpris de voir un touriste (avec un heaume) m'informe que ce fut une tour de guet.

* Surpris je suis car elle est bien trop élégante pour cette fonction.

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du château :

* En 1002, un site fortifié est cité dans un texte sous le nom : Castello qui dicitur verus.

* A la fin du 12ème siècle (?), le site, nommé Castrum viridum, appartient à 2 seigneurs :

- Bertrand de Châteauvert,

- Le sir de Villeneuve, seigneur de Flayocs.

* En 1252, Charles 1er d'Anjou, Comte de Provence, achète la seigneurie.

* En 1257, le Comte (voir titre de noblesse) de Provence cède la seigneurie à l'évêque de Marseille.

* En 1263, avec ses 80 feux (foyers), la seigneurie de Châteauvert est l'une des plus rentables de la province.

* A partir de 1347, la peste noire sévit en Provence. De nombreux villages et bourgs sont décimés.

* Vers 1370, Châteauvert ne compte plus que 18 feux.

* Au 15ème siècle, après plusieurs épidémies, le site est déserté.

* Au 21ème siècle, la découverte des ruines est libre et gratuite en respectant les propriétés privées. Le site n'étant pas sécurisé, veuillez être très prudents. Le risque de recevoir une pierre est important.

 

Comme toujours, la vue est le trésor d'une ruine castrale

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châteaux du Var

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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 06:57

 

Département 74 - HAUTE SAVOIE

 Flâner dans les ruelles piétonnes d'Annecy est un plaisir remarquable !

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune d'Annecy est située à 100km à l'Est de Lyon, à 50km au Sud de Genève et à 40km au Nord-Est de Chambéry.

 

   Coordonnées du château :

45° 53' 50" N 6° 07' 31" E
 45.89736931°  6.1253124475°

 

 

Le château :

     L'extérieur :

L'errance et le changement

* Durant un week-end en amoureux (avec mon destrier bien sur), j'erre dans les ruelles piétonnes de la capitale de Haute Savoie.

* Je pense à Cabrel et sa Dame de ce département quand une petite Damoiselle me hèle.

- "Dis monsieur, tu sais où il est le château là ?" me quémande-t-elle en me montrant une gravure.

- "Evidemment, il est en hauteur. Il suffit de lever la tête !" dis je à la petite, courant déjà dans la montée.

* Mon week-end romantique vient de se casser car je me dois d'ôter mon pourpoint en dentelle pour chausser ma tenue de castellologue amateur.Comme souvent, le château fort est au sommet d'un puissant rocher

Je vais conquérir le château des Comtes de Genève

puis des Ducs de Savoie !

 

 

Que montre ce château ?

* Posé sur un rocher, qui n'est point en chocolat, la masse jaune et blanche du château d'Annecy surprend.

* Il est composé :

- Des tours parallélépipédiques à mâchicoulis (voir vocabulaire) montrant des fenêtres à meneau en croix et des archères droites.

- Des longues courtines dépourvues de système défensif.

- Des bâtiments avec chemin de ronde couvert.

* Force massive et délicatesse de confort se côtoient avec harmonie.

 

 

Que de diversités en cette façade !

La haute construction sans sculpture ni décoration se nomme curieusement : Tour de la Reine* J'arrive au sommet du rocher.

* Je découvre un spectacle étonnant.

* A droite, une rude tour anguleuse, haute et presque borgne (excepté une archère droite par façade). Ses pierres sont jointives et parfaitement taillées.

* A gauche, le blanc châtelet surprend par sa grâce, ses mâchicoulis, son chemin de ronde avec ses ouvertures de guet et de défense.

Quel contraste entre ses 2 bâtiments !

 

    L'intérieur :

La tour de la reine

* Après avoir donné quelques piastres à une damoiselle jouant avec son smartphone, j'entre dans la cour du château de mes "ennemis Médiévaux" : Les Savoyards !

* De suite, je me précipite vers la haute tour pour comprendre son architecture.

* Cette massive construction mesure 15m de coté pour 40m de haut.

* Au 14ème siècle, ce bâtiment se nommait : La haute tour. Sa fonction défensive est indéniable.

* Son nom actuel viendrait d'une légende prétendant que :

La Reine Thiedbergue  (nommée parfois Teutberge) reprochait très souvent à son époux, le Roi Carolingien Lothaire, d'être infidèle (un bel homme l'est il vraiment ?). Lassé par ses reproches répétitifs, ce dernier (vers 862) enferme sa femme dans la Tour (que voila décision impossible à prendre en nostre 21ème siècle !). Avec la complicité de religieux, la Reine s'enfuit et se réfugie à l'abbaye de Talloire.

* De quand date cette tour ?... Puisqu'elle aurait enfermé une Reine au 9ème siècle.

* ..... Je suis dans l'inconnu temporel car certains panneaux indiquent le 13ème siècle et d'autres le 14ème.

* En entrant, mes yeux me quémandent de m'habituer à l'obscurité.

* Après cette adaptation, je vois une cheminée dont le manteau et la hotte sont complètement intégrés dans le mur. Cela m'informe que le mur est épais : 4 mètres d'après ma documentation.

* Point de décoration en ce lieu. La tour fut défensive avec des plafonds en bois.

* Je sors pour mieux admirer la cour, où la cour du Duc de Savoie devait trottiner peut être en s'échangeant des billevesées.

 

Le plan pour ne point se perdre

* Devant cette diversité de bâtiments aux couleurs multiples, aux architectures de plusieurs siècles, je suis un peu perdu.

* Ne voulant point vous perdre aussi, hooo mes merveilleux lectrices et lecteurs, je vous livre le plan daté.

* Pour mieux comprendre le plan, voici quelques repères :

A - Tour de la Reine.

B - Châtelet d'entrée.

C - Logis Nemours.

D - Vieux logis.

E - Logis neuf.

Puis à l'autre extrémité, le logis Perrière transformé en musée de l'eau.

Nota : La citerne  et le vieux donjon ne sont plus visibles.A la base du logis Nemours, remarquez vous une curiosité ?

 

Curieuse curiosité

Je reprends mon récit.

* Donc, je sors de la tour de la Reine et à gauche je vois le châtelet d'entrée.

Avez vous remarqué qu'il comporte

des mâchicoulis coté cour ?

* En face, le bâtiment blanc est le logis Nemours (voir explication dans l'historique pour ce curieux patronyme) datant du début du 16ème siècle.

* Soudain, à sa base, je remarque un détail architectural assez classique au Moyen Âge.

En connaissez vous la fonction ?

* C'est une gouttière (un caniveau) pour récupérer les eaux de pluie et les amener vers une citerne (à droite sur l'image).

 

Nota : Je ne vous fais pas un descriptif de l'extérieur des autres bâtiments et tours défensives.

 Nombres d'entre eux ne sont pas médiévaux et ont été consolidés puis très remaniés pour transformer ce château en musée moderne.

  Mais si vous êtes un passionné d'architecture, ces pierres peuvent vous parler.

 

Pour découvrir la suite de ce château Savoyard,

veuillez cliquer ici.

 

 

Voici une vue panoramique.... mais presque

 

     

Vers Menu châteaux de Haute Savoie

 

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 06:06

 

Département 12 - AVEYRON

 Je pressens que mes 4 prochaines heures seront magnifiques en ce lieu

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Saint Symphorien de Thénières est située à 130km au Nord-Est de Cahors, à 50km au Nord-Nord-Est de Rodez et à 35km au Sud-Est d'Aurillac.

 

     Coordonnées du château :

44° 45' 19" N 2° 44' 26" E
 44.755461°  2.740577°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

La découverte

* A 3 km au Nord-Nord-Est de Saint Symphorien de Thénières, ma documentation affirme qu'une butte porte les traces d'un château fort du 12ème siècle.

* En arrivant sur le site, je suis en extase devant le spectacle de ces pans de murs tentant de survivre.

* Je pressens que je vais me transformer en Sherlock Holmes.

 

Que voyez vous ?

Que vois je ?

   * Parfois devant une ruine, il m'arrive de tenter de deviner de loin l'architecture passée et présente.

   * Cet exercice n'est pas la méthode rigoureuse des archéologues..... Mais comme je ne le suis point, je fais ce que je veux !

 

Rapide supposition
* La château est posé sur un rocher.

* Bien que sa surface ne soit pas très impressionnante, il est assez étendu pour en faire le château d'un puissant seigneur.

* Il semble qu'un rempart (situé à quelques mètres à l'extérieur) entourait l'actuelle ruine.

* Le mur défensif du château ne mesure qu'un à deux mètres de hauteur. Ses pierres sont asymétriques et pauvrement taillées.

 

Information historique d'importance

* Ce château a été le siège d'une Baronnie (voir titre de noblesse).

* Le seigneur du lieu recevait plus d'une trentaine d'hommages de châtellenies.

* C'est donc une ruine "historiquement importante" que je vous montre !

 Vais je pouvoir déchiffrer le secret des vieux murs ?

        L'intérieur :

Qu'est ce ?

* En  entrant, je suis étonné par les arbres de pierres.

* D'habitude ce sont de vrais arbres en bois qui envahissent les ruines médiévales.

Qu'est ce ?

 

Les bâtiments

   Vous êtes si cultivés en ruines médiévales et si attentifs que vous avez reconnu les contours de bâtiments. Sans détail architectural important, il est difficile d'en connaître la fonction (logis seigneurial, cuisine...).

   Les murs sont composés de lits de pierres dont la taille varie. Même en ruine, il est possible de lire quelques pierres pour comprendre (un peu) l'architecture.

1 - Par exemple, ce joli mur d'angle semble avoir été ... heu... une fenêtre (?).

2 - Autre exemple : Ces belles pierres ont eu comme fonction... heu... une colonne portant le plafond (?).

 Même en ruine, sa puissance se ressent !

Un fantôme
* Un château, même en ruine, sans système défensif est rare.

* Je me mets à la recherche d'une tour.

* En prenant de la hauteur, je crois voir au bout du logis les empreintes d'une ronde tour.

* A base de la tour est évasée me prouvant que ce fut une tour de défense en bordure d'une lisse.

 

La tour

* A l'opposé du fantôme, je vois une vraie tour, certes arasée.

* Elle est située en bordure d'un rempart délimitant (je présume) la basse-cour de la haute-cour.

- La tour est évasée en partie basse,

- Le mur est épais,

- La forme laisse apparaître des marches d'escalier. Mais ceci n'est que le hasard de la destruction de la ruine puis de la consolidation pour conservation. Ces marches ne sont point pour un escalier.

- L'intérieur de la tour a été si détruit puis si consolidée qu'aucun fantôme de décors, ni cheminée se laisse admirer.

 

Les entrailles

   En prenant un peu de recul, je remarque une ouverture à la base de la tour.

Vais je découvrir un trésor ?

* Il fait noir, donc point de fenêtre.

* Les montants du mur m'informent qu'une porte s'ouvrait et se verrouillait de l'extérieur. Donc cette salle n'était point une habitation ni un refuge.

* Curieusement, je vois une niche. Cette salle n'était point une citerne.

* Au plafond, aucun trou permettant de récupérer des "objets". Donc ceci n'était pas un ratier (voir vocabulaire).

 

Est ce que les murs poussent comme l'herbe ?

 

D'autres entrailles

* Je sors en direction de la lumière pour admirer à nouveau les "arbres de pierres".

* Soudain, mon instinct me quémande d'aller vers l'humidité. Une autre salle m'attend.

* Sa forme voûtée me fait penser à une réserve.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, probable construction d'un château.

* A la fin du 12ème siècle ou au tout début du 13ème siècle, le site appartient à la famille de Beaumont. Une légende prétend qu'en 1209 Jean de Beaumont, Baron (voir titre de noblesse) de Thénières,  combat les Albigeois durant la Croisade.

* En 1210, le site est possession de la famille d'Auriac.

* En 1236, le site appartient à la famille Urfé, Baron d'Auriac (ou Aurlhac).

* En 1453, la famille Du Breuil possède la seigneurie.

* Vers 1500, la seigneurie est possession de la famille Sémur.

* En 1582, la famille Fontanges possède la seigneurie.

* En 1666, Jean de Soulage est Baron de Thénières.

* En 1695, la Baronnie est possession de la famille Roure

* Vers 1767, la famille Gromoard de Beauvoir possède le site.

* Vers 1789, le site appartient à Victor Scipion Louis Joseph de Lagarde, Marquis de Chambonas.

* En 1794, le vieux château est vendu (par les Révolutionnaires ?) à Prat de Durbec.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

La vue est le plus riche cadeau d'une ruine médiévale

 

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 07:20

 

Département 84 - VAUCLUSE

  Au sommet du bourg, une ruine se dore au soleil

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Crestet est située à 20km au Nord de Carpentras, à 18km au Sud de Nyons et à 3km au Sud-Est de Vaison la Romaine.

 

     Coordonnées du château :

44° 13' 01" N 5° 05' 08" E
 44.216947622°  5.083555877°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :
Le plaisir d'errer dans les rues

* Crestet est un charmant petit bourg accroché à une colline de 380m d'altitude, proche des Dentelles de Montmirail et du majestueux Mont Ventoux.

* C'est donc avec mon chapeau de paille de touriste que j'aborde ce site Provençal.

* Les voûtes en pierre, qu'elles soient pour le passage ou la sortie des égouts, m'emportent dans la rêverie d'un village fortifié médiéval.

* Les petites constructions en encorbellement m'informent de l'origine "ancienne" de ses bâtiments.

* Même si certaines ruelles possèdent des murs avec un trou rond, je n'ose penser que ce fut un système défensif.

 Il est là... Je peux le toucher

Je suis à ses pieds

* Être aux pieds d'une belle, c'est la mission naturelle d'un Chevalier.

* Lentement, je m'avance pour la comprendre.

* De loin, j'espionne ses rondeurs (car il ne faut point parler de cela à une belle).

* Bien que son efficace lifting soit presque imperceptible, je remarque qu'elle a gardé quelques rides.

 

Plus sérieusement

* Toute trace défensive a soit disparu, soit été gommée (haa, le fameux gommage !).

* Point de crénelage, mâchicoulis (voir vocabulaire) ni fente de tir s'offre à mes yeux de castellologue amateur.

* Pourtant, perdues en hauteur, des pierres en encorbellement semblent avoir fait partie de... latrines (?).

 

Elle m'en met plein la vue !

 

M'ouvrira-t-elle la fenêtre de son coeur ?

* Un escalier magique et millénaire me solicite pour une ascension vers mon Graal.

* Au sommet, je vois au loin les prémices du plaisir.

* Avant de la toucher, elle me quémande de me laver au puits.

* Ce n'est qu'à ce prix que j'ai le droit de la regarder.

* C'est à ce moment qu'elle me dit :

"Veux tu être l'ombre de mon ombre, l'ombre de ma ...."

(heu... Je connais la chanson).

Elle se joue des ombres

 

        L'intérieur :

Close elle est

* Le château n'est pas visitable.

* Bien protégée par un profond fossé, la porte reste close.

* Je vais donc reprendre le chemin du retour.

 

La dernière découverte

* Soudain, je lève la tête.

* La belle me fait de l'oeil et me nargue de sa beauté et de ses rondeurs.

* Mais elle me montre ses systèmes défensifs, m'informant qu'elle ne me cèdera pas facilement.

* N'ayant pont l'esprit belliqueux, je m'éloigne en l'admirant.

 

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du château :

* En 840, une première construction de surveillance (certainement) est aménagée au point le plus haut.

* Au 12ème siècle, construction d'un château fortifié en pierre. Il est possession des évêques de Vaison La Romaine.

* En 1185, après avoir détruit le siège épiscopal de Vaison la Romaine, Raymond VI, Comte (voir titre de noblesse) de Toulouse, assiège le château où réside l'évêque puis s'en empare.

* Au 14ème siècle, une partie du château est reconstruite. Le château possède maintenant des tours rondes de 25m de diamètre et plus de 30m de hauteur.

* En 1574, durant les Guerres de Religion, les Huguenots attaquent le château puis le saccagent.

* En 1686, sur l'ordre du Roi Louis XIV (voir liste des rois) le château est démantelé.

* Vers 1792, les Révolutionnaires attaquent le bourg et le château.

* En 1835, le dernier évêque, nommé par le pape, en charge de Crestet décède.

* Durant la fin du 19ème siècle puis au début du 20ème siècle, le château sert de carrière de pierre.

* En 1947, une interdiction de prendre des pierres est votée (à vérifier).

* En 1968, le site est vendu à un particulier. Lentement, le château reprend forme. Il est restauré et aménagé par le célèbre architecte français Roger Anger et son épouse.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis rues et ruelles est libre et gratuite en respectant la tranquillité du site. La visite de la propriété privée est impossible.

Nota :

Il semblerait que ce château puisse être loué. Ses 6 chambres, ses 5 salles de bain, sa piscine sont un plaisir unique qu'il ne faut certainement pas bouder.

 

Vais je voir une damoiselle dans l'une des ouvertures ?

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du Vaucluse

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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 06:24

 

Département 48 - LOZERE

  Ce château ne semble point massif ni défensif

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de La Canourgue est située à 60km au Nord-Est de Rodez, à 30km au Sud-Ouest de Mende, à 20km au Nord-Est de Séverac le Château (voir sa ruine).

 

     Coordonnées du château :

44° 28' 56" N 3° 12' 23" E
 44.48216833°  3.20637971°

 

       Toponymie :   (--> voir initiation)

 * Montjezieu serait la déformation de l'expression : Mont Judéo.

* Certains historiens émettent l'hypothèse que le rocher ou le château était habité par une colonie Juive.

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

La découverte

* Le hameau de Montjézieu est situé à 5kilomètres au Nord de La Canourgue.

* Posé sur une colline surplombant le Lot, le château protège les maisons de l'attaque des... heu.... "mouches (?).

* Avec les modifications des siècles passés, il ne ressemble plus à un château fort du moyen âge.

Reste-t-il quelques signes de fortification ?

 Le confort n'a point défiguré le château médiéval

Première analyse 

* La première construction que je remarque est la tour ronde.

* Les archéologues affirment qu'elle fut construite au 16ème siècle.

* Elle ne possède aucun système défensif.

* Elle est accolée à un bâtiment datant de la même époque.

* Il semble que ce plus petit bâtiment soit le logis de confort d'époque Renaissance.

* Logis et tour s'appuient sur une puissante construction.

* C'est le donjon habitable d'origine médiévale.

A-t-il gardé la rudesse de cette époque

qui me passionne tant ?

 

 

Le donjon est si solide que la ronde tour s'appuie dessus

Le donjon médiéval

* Regardez l'image en fermant les yeux pour imaginer la solide construction débarrassée de ses "verrues" du 16ème siècle.

N'est il pas magnifique ?

* Cette construction a la forme d'un parallélépipède de 2 étages habitable sur rez de chaussée.

* Sur la gauche, à travers les branches, je vois une construction en encorbellement non alignée.

* Cette curiosité est :

   - Soit une bretèche (mais il n'y a pas de porte en dessous).

   - Soit des latrines.

* Je tente de sentir (beurk) mais surtout je me contorsionne pour observer le dessous.

Voyez vous des trous d'évacuation ?

 

Les défenses du donjon

* Au sommet de ce gros cube, il y a un chemin de ronde.

* Le pourtour comporte un mâchicoulis sur consoles.

* Le parapet possède des ouvertures de guet et des fentes de tir pour armes à feu.

Avez vous remarqué la qualité de construction ?

* Pierres des murs et parement d'angle sont "presque" neufs.

* La construction est sobre tout en étant défensive.

Avez vous remarqué le détail qui m'amuse toujours ?

* Sur le mur le plus long, au 1er étage, une construction en encorbellement pour.... l'hygiène.

Quelle puissance et quelle grâce !

     L'intérieur :

* Hélas, la propriété privée n'est pas visitable.

* Je me console en admirant le paysage.

 

 

Histoire du château :

* Au 12ème siècle, le seigneur de Montjézieu rend hommage pour ses terres et son château au Roi d'Aragon.

* Au 13ème siècle, la seigneurie est possession de l'évêque de Mende (à vérifier).

* Au 16ème siècle, un logis et une tourelle ronde sont construits en s'appuyant sur le château médiéval.

* Au 17ème siècle, après les Guerres de Religion, un ordre est donné par les états du Languedoc de détruire le château pour éviter qu'il soit le refuge des Protestants. Cet ordre n'est pas exécuté.

* En 1971, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant les propriétés privées. La visite de l'intérieur est impossible.

 

Malgré les siècles, le château a gardé son allure médiévale défensive

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 07:40

 

Pour découvrir l'extérieur de la tour-porte, veuillez cliquer ici.

 

 

L'étage inférieur est très défensif

        L'intérieur :

La salle basse

* Le contraste entre le puissant soleil Gardois et l'ombre intérieure m'oblige à attendre que mes yeux s'habituent.

* J'adore ce moment où je sens les entrailles sans les voir. C'est le moment où l'imaginaire travaille.

* En regardant la porte coté Sud, je vois les 2 niches contenant une archère.

Avez vous remarqué l'épaisseur des murs ?

* Evidemment, la tour étant symétrique, la porte coté Nord possède aussi les mêmes systèmes défensifs.

* Le coté Est donnant sur la lagune, montre une archère avec un ébrasement (voir vocabulaire) intérieur important.

* Au plafond, un orifice rond m'interpelle.

A quoi vous fait il penser ?

* Bien qu'elle soit obstruée, cette ancienne ouverture me fait penser à un assommoir.

* Ce niveau ne comporte aucune sculpture ni décoration. L'architecture est fonctionnelle et défensive.

 

 

 Il ne faut pas avoir le tournis en cet escalier médiévalLe fameux colimaçon !

* Après avoir regardé les cotés Sud, Nord et Est, que vais je regarder ?

Avez vous une idée ?

* Evidemment, je vais me tourner du coté Ouest.

* Curieusement, il ne ressemble pas à son opposé.

* L'archère coté lagune est bien présente mais une ronde forme occupe une partie de l'espace.

* Vous êtes si intelligents mes fidèles lecteurs (et lectrices bien sur) que vous avez deviné la présence d'un escalier intérieur en colimaçon.

* Vous avez remarqué qu'il tourne sur la droite.

C'est le sens logique pour que l'assaillant tentant de monter ait le bras droit (porteur de l'épée) bloqué par le montant. Ainsi le défenseur a toute la liberté pour toucher son adversaire.

Si vous ne me croyez pas, faites l'essai !

* La lumière dans cet escalier est amenée par les archères droites à faible ébrasement.

* Je suis surpris de voir une archère au raz d'une marche, donc très basse.

Est ce du à la reconstruction récente ?

Ou est ce volontaire pour effectuer un tir au pied de la tour ?

 

 

 Sobre et chaleureuxLa salle du 1er étage

* En cette salle, l'ambiance est différente.

* Je pressens que cette pièce fut la salle des gardes et même la pièce de repos.

* Au fond, une fenêtre à coussiège est obturée. Je vous l'ai déjà montrée ici.

* A droite, l'ouverture lumineuse permettait la surveillance coté Sud.

* Le confort de cette salle est assuré par une petite cheminée coté Ouest.

* Bien que l'espace soit minimal, il devrait être agréable de rester quelques heures dans cette pièce au plafond décoré.

Avez vous remarqué la sculpture sur les clés de voûte ?

 

La plateforme sommitale

* Je reprends l'escalier pour arriver..... au sommet du monde !

* Certes, mon propos est un peu exagéré, mais avouez qu'en cette terre si plate, être à 13 mètres de hauteur permet de voir très loin.

 

C'est la fin

* Pour vous la visite est terminée.

* Je vous accompagne jusqu'à l'escalier.

* Je vais rester à me dorer au soleil en espérant voir un vol de flamant rose.

 

 

Le diaporama de la tour est ici.

 

 

Histoire de la tour :

* A la fin du 13ème siècle (à vérifier), début de construction de la tour. Le pont enjambant la rivière Vistre est nommé : Pont de Carbonnière. Logiquement, la tour fortifiée prend ce patronyme.

* Au 14ème siècle, la tour est considérée comme l'une des clés du Royaume de France. Elle sécurise la route terrestre et contrôle la navigation sur la rivière. Evidemment, une taxe est prélevée pour chaque personne et chaque charrette passant en ce lieu.

Remarque : Les (auto)routes à péage ne sont pas une invention moderne.

* En 1562, durant les guerres de religion, après avoir incendié l'abbaye de Psalmodie, le Vicomte (voir titres de noblesse) de Crussol à la tête d'une armée Protestante, attaque et s'empare de la tour. Son but final est de prendre la cité Catholique d'AiguesMortes. Mission qu'il ne réussi pas.

* En 1567, la tour étant à nouveau aux mains du Roi Catholique de France, une armée Protestante s'en empare pensant ainsi conquérir facilement Aigues Mortes. Comme 5 ans auparavant, l'armée des Huguenots ne conquiert point la cité Royale.

* En 1598, trois hommes d'arme sécurisent la tour. Cela peut paraître peu mais Aigues Mortes est proche. Il suffit d'une simple alerte pour que les renforts parviennent par l'unique route.

* En cette fin de 16ème siècle, la plateforme est modifiée pour permettre le tir de canon.

* En 1622, les troupes Huguenotes du Duc de Rohan attaquent la tour. Les boulets des canons détruisent partiellement la construction. C'est par l'un d'eux que périt le capitaine de cette tour.

* En ce 17ème siècle, la tour est réparée et ses défenses sont améliorées.

* A la fin du 18ème siècle, la tour a toujours une fonction défensive.

* En 1780, la porte fortifiée à péage permet d'augmenter les revenus de certains nantis du Royaume comme le Duc de Fleury, Pair de France, Lieutenant Général des armées du Roy et gouverneur de Lorraine qui est nommé : Capitaine de la tour de Carbonnière. (comme pour nos députés actuels à l'assemblé nationale), ce Duc ne se rend pas en ce lieu pour le défendre ni l'inspecter.

* Vers 1792, avec l'abolition des privilèges, la tour devient Bien National.

* En 1810, la tour appartient à la ville d'Aigues Mortes. Les autorités municipales, ne sachant que faire de ce bâtiment, le cèdent au ministère de la guerre.

* Au 19ème siècle, la circulation sur cette route est importante.

* En 1825, l'ingénieur en chef des ponts et chaussées du Gard envisage la destruction de la tour car elle crée un rétrécissement et sa vétusté pourrait occasionner des éboulements dangereux pour les véhicules.

* En 1872, un contournement de la tour est décidé sauvant cette construction historique.

* En 1903, la tour est classée aux Monuments Historiques.

* Au 20ème siècle, la tour est gérée par le Centre des Monuments Nationaux.

* Au début du 21ème siècle, à une centaine de mètres au Sud du bâtiment, un parking est construit permettant la découverte de la tour en longeant la lagune.

* Au 21ème siècle, la découverte de la tour de Carbonnière est libre et gratuite.

 

De cette tour je vois (presque) mon Dauphiné !

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 
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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 06:34

 

Département 30 - GARD

  Mon graal de ce jour est au sommet de la colline

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

   La commune de Saint-Hilaire-d'Ozilhan est située à 30km au Nord-Est de Nîmes, à 25km au Sud de Bagnols sur Cèze et à 15km Est-Sud-Est d'Uzès.

 

     Coordonnées du château :

43° 58' 34" N 4° 35' 51" E
 43.97627159°  4.597697854°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

Il est là bas

* A un kilomètre au Nord-Est du bourg, une verte petite colline porte les stigmates d'un ancêtres médiéval.

* Sur la carte, le site est nommé : Le Castelas.

* Je descends de mon destrier pour marcher sur l'odorant sentier.

* Sur la droite j'aperçois un long mur de pierres ressemblant à un rempart.

* Le sentier m'emportant sur la gauche, je le suis en espérant m'approcher de ce magnifique vestige défensif.

 Est ce un menhir, par Toutatis ?

Une tour pointue

* Je suis toujours fasciné par les ruines, car elles offrent des vestiges aux formes différentes faisant travailler l'imaginaire.

Que voyez vous ici ?

* Avant de conclure de façon hâtive, je vais tenter une analyse (Freudienne ?).

 

L'analyse rapide

* La construction a une forme arrondie. Cela peut être un moulin ou une tour ou un pigeonnier.

* Etant arasée, il est impossible de deviner ni voir une crénelage ou un mâchicoulis (voir vocabulaire).

* Le diamètre de la tour semble faible. J'exclu l'hypothèse d'un moulin.

* En contournant le vestige, je vois qu'il est "accroché" (à sa base) à un mur.

* De plus l'épaisseur de la paroi est importante.

* J'élimine la théorie du pigeonnier et j'ose affirmer (sans avoir réalisé un véritable travail d'archéologue) que je suis en face d'une tour d'angle

Est ce celle du rempart ou du château habitable ?

* J'opte pour le deuxième solution car la "tour" est loin de la pente, donc loin du rempart extérieur.

 Pierre, tu es énigmatique !

Le rempart

* Je vous avais promis de rejoindre le rempart.

Promesse tenue.

* Le mur est si arasé qu'il est difficile d'en tirer quelques enseignements. N'étant point habilité à faire des fouilles, je me contente d'une observation rapide.

* Le rempart est épais. Il est construit de pierres correctement tallées et jointives.

* Classiquement, le remblai est composé des restes de pierre taillée et des cailloux ramassés sur le terrain.

* Sur les quelques mètres encore visibles, je ne constate aucun système défensif.

* Je suis étonné de ne point voir de tour.

 

        L'intérieur :

L'analyse 

* En entrant, je vois..... heu....

* Un petit morceau du rempart du château avec, une archère droite

Magnifique n'est il pas !

* Avec un peu d'attention, mon jugement diffère. Je doute que ce trou soit une archère.... Mais j'ai l'imagination fertile.

 

L'immensité

* L'infini (ou presque) que je ressens au centre de ce château fort est du :

* A la surface du site castral (certes dénudé de ses bâtiments, mais rempli de vert).

* A la vue sans obstacle entourant la colline.

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 11ème siècle (?), construction d'un château fortifié.

* En 1441, le roi Charles VII (voir liste) autorise les habitants à utiliser les pierres du vieux château médiéval pour construire le château de plaine.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est possible en étant très prudent. Je risque de recevoir une pierre ou de glisser est important.

 

Les collines sont magnifiques

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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 06:04

 

Département 12 - AVEYRON

 Ne reste-t-il qu'une tour de l'époque médiévale ?

Le bourg :

       Situation :   (--> le voir sur une carte)

    La commune de Salles Curan est située à 65km au Nord-Est d'Albi, à 28km au Nord-Ouest de Millau et à 27km au Sud-Est de Rodez.

 

     Coordonnées du château :

44° 10' 58" N 2° 47' 17,5" E
 44.182816° 2.788218°

 

 

Le château : 

        L'extérieur :

La découverte

* En arrivant sur les "hauteurs" du bourg, le château apparaît proche d'une petite place.

* Ce n'est donc point un vestige qui s'offre à moi mais une construction très moderne dont il va me falloir découvrir les traces médiévales.

En voyez vous ?

 

 Quel joli chapeau pointu

L'analyse 

* Le site est composé d'une imposante tour encadrée par 2 ailes.

* Les courtines habitables sont très modernes avec leurs multiples fenêtres et des lucarnes à croupe.

* Avec sa couverture de lierre, il m'est impossible de voir des systèmes défensifs sur la tour.

* La base de la tour est évasée.

* Les pierres sont pauvrement taillées et peu jointives.

* Au sommet, je ne vois aucun crénelage ni mâchicoulis (voir vocabulaire).

Vais je trouver mon bonheur vers l'entrée ?

 

 

La porte d'entrée  Vais je tirer la bobinette pour voir la chevillette ?

* Mon oeil de castellologue amateur a de suite repéré la porte de gauche. C'est une ouverture à ogive.

* Evidemment, vous avez remarqué le rainurage de la herse ainsi que son magnifique fantôme.

* Au dessus, dans une rosace flamboyante, apparaît le blason de monseigneur Guillaume de la Tour, évêque de Rodez et premier propriétaire du château actuel.

 

 

        L'intérieur :

  La propriété privée n'est pas visitable. 

 

 

Histoire du château :

* Au 8ème siècle (?), un château primitif est construit (proche de l'actuel presbytère). Il est possession du Comte de Rodez.

* Au 13ème siècle (?), le château appartient à l'évêque de Rodez.

* En 1260, Guy de Séverac dépose une plainte auprès du Comte (voir titre de noblesse) de Rodez, contre l'évêque Vivian. Il le soupçonne d'héberger dans "l'ancien" château (dont la description est inconnu) une bande de brigands.

* En 1442, l'évêque Guillaume de la Tour demande à Pierre Combette les fondations pour un futur château ainsi que la construction de 4 tours et bâtiments.

* En 1447, le chantier est confié à Jean Salgues.

* En 1450, les boiseries sont confiées à Astorg de Firminhac.

* Vers 1450 (?), le château moderne est achevé. Il devient la résidence d'été de l'évêché.

* En 1601, après la destruction de leur couvent par les Calvinistes, les Bénédictines de l'Arpajonie de Millau trouvent refuge au château.

* Au 18ème siècle (1730 ?), le château est modernisé.

* A partir de 1770, l'évêque ne vient plus au château de Salles Curan.

* En 1779, l'évêque Champion de Cicé n'appréciant pas ce château propose de le démolir pour vendre les pierres. Sa décision n'a pas le consentement des habitants.

* En 1795, le château est vendu à Pierre Girard.

* En 1824, une école est ouverte dans les sous-sols..

* Au 20ème siècle, le château est transformé en hôtel.

* Au la fin du 20ème siècle, après avoir pris plusieurs noms, le site se nomme : Hôtel du Levézou.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Au 21ème siècle, la herse n'arrête que le touriste curieux et admiratif

 

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 09:07

 

Département 30 - GARD

  Chantez avec moi : "Là haut sur la montagne, il y a un beau château"

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Molières sur Cèze est située à 60km au Sud-Ouest de Montélimar, à 40km au Nord-Ouest de Bagnols sur Cèze et à 18km au Nord-Est d'Alès.

 

     Coordonnées du château :

44° 15' 56" N 4° 10' 23" E
 44.265601237°  4.1730853915°

 

 

Le château : 
        L'extérieur :
La découverte de loin

* A 1km au Nord-Est de la commune, sur une colline boisée, apparaît une grise construction "presque" neuve.

* La position est idéale pour voir (surveillance des vallées) et être vu (marquer un territoire).

* Avec ses angles droits, le bâtiment ne ressemble pas à un château fort du 14ème siècle.

* Curieusement, la vision de loi me fait penser à un immense cube.

* C'est avec toutes mes interrogations et supputations que je grimpe l'agréable sentier odorant.

 Sont ce des amoncellements de cubes ?

A ses pieds

* Trente minutes plus tard, en arrivant proche de la construction, plusieurs informations me sont données :

- La construction est une ruine.

- Une association de sauvegarde tente de le faire revivre.

- Je vais découvrir une forteresse médiévale (un panneau l'affirme).

- Le site est décrit comme l'un des plus vastes châteaux féodaux des Cévennes.

- L'entrée est payante.

 

Premiers ressentis

* Ce château est composé de blocs cubiques imbriqués.

* Il est construit sur le rocher et parfois se "marie" avec lui.

* Les ruptures de terrains l'isolent sur plusieurs cotés.

* Quelle chance, certaines parois sont effondrées permettant de voir ses entrailles sans entrer.

* Ainsi, il est possible d'admirer de magnifiques salles voûtées, ses parements, ses fantômes de portes et fenêtres.

Avez vous remarqué des systèmes défensifs ?

* Je suis étonné de l'absence de canonnières pour un château toujours habité au 15ème siècle.

* Conclusion :

- Ces blocs de bâtiments possèdent trop d'angle mort, trop de courtines droites pour avoir été une forteresse imprenable.

- Ce devait être un symbole plus qu'un château défensif.

 La diversité des pierres m'informe que le château a souffert

        L'intérieur :

Avant propos

* Comme vous le savez, je ne livre que peu d'informations sur les châteaux payants.

* Mon but est de vous titiller pour que vous soyez "obligés" de vous y rendre.

* Mais j'ai une autre raison d'être avare de détails : Cette ruine est mystérieuse, énigmatique par son architecture.

* J'avoue ne pas l'avoir complètement comprise.

* Je vais donc vous montrer mon ressenti de doutes, sans vous donner des explications.

 

Une entrée

* Un long mur comporte des fentes verticales (archères primitives ?) et sous le toit des ouvertures ressemblant à un crénelage couvert.

* Au bout, une porte ressemblant à un châtelet. Je la franchi.

* Derrière, il y a un "cube", c'est à dire un bâtiment anguleux dont la fonction m'interpelle.

* Des étages se devinent, des fenêtres s'imaginent, des placards se soupçonnent.

 Jeux : Veuillez trouver un morceau qui ne soit pas en angle droit ?

Des surprises

* Soudain apparaît un.... heu.... bâtiment cubique et haut !

* En réalité il y en a deux et..... en équerre (évidemment).

* Je pressens que l'architecte de ce château avait oublié son compas. Comme il ne lui restait que son équerre, il en a abusée.

* La tour possède une ouverture horizontale que je pressens être une primitave canonnière

La voyez vous à l'étage inférieur de la fenêtre ?

* Puis à l'étage au dessus de la fenêtre, je remarque 2 ouvertures verticales. Il m'est difficile de choisir entre :

- Puits de lumière (je doute).

- Archère primitive (peut être).

- Fente de tir pour arme à feu (certainement).

* Je me décale sur la droite.

* La profondeur de la tour m'impressionne. C'est un vrai bâtiment.

Voyez vous la surprise dans l'angle ?

* Evidemment, la construction en encorbellement porte : Les latrines.

Voyez vous au dessus des latrines ?

* La fente entre les deux bâtiments m'informe qu'ils n'ont point été construits en même temps.

 C'est un festival... d'escaliers !

L'ai je bien descendu ?

* Bien que je ne sois pas au festival de Cannes durant la montée des marches, je pressens que je vais être une vedette avec tous les escaliers.

* Comme des pans de murs sont tombés, les marches m'invitent... à la marche.

* A l'intérieur, c'est aussi l'angle droit qui prédomine. Point d'escalier en colimaçon.

* Il y a même des escaliers aménagés dans les murs.

 

Je suis enfin à l'air libre

* Toutes ses marches, tous ses angles, toutes ses pierres grises m'ont enfermé dans un labyrinthe magnifique de salles.

* Il y a même une vaste citerne dont les historiens osent affirmer que 200 soldats pouvaient subir un siège sans manquer d'eau.

* Il ne faut pas oublier que cette forteresse est immense.

* Je sors pour voir.... la verdure.

* En ces verts "paturages" ruines (anguleuse bien sur) il y a.

* Trou de boulin (pour des poutres), pierres alignées (même si leurs dimensions diffèrent) prouvent que ces vestiges étaient de grands bâtiments de plusieurs étages.

* Certains bâtiments possèdent des consoles pour d'imposantes poutres.

 

Un gros cube !

Plus haut trône solitaire un cube que je pressens puissant.

* Il semble posséder plusieurs fentes verticales.

* Je devine sa fonction.

L'avez vous trouvée ?

* Un angle possède les vestiges d'une échauguette.

* Je ne vous en montre pas plus... excepté ce dont je raffole : Des latrines en encorbellement.

 

 

Le diaporama du château est ici.

 

 

Histoire du château :

* Au 10ème siècle, construction d'un premier château en surplomb de la vallée de la Cèze.

* En 1120, le château (nommé Castrum de Monte Aleno) et son propriétaire sont "vassaux" du seigneur de Portes.

* En 1180, Arnaud Bérad est cité comme seigneur de Montalet, Saint Ambroix, Poletières, Banassac ainsi que coseigneur d'Alès et de Génolhac.

* Au 13ème siècle, le château est indivis entre la famille Bérard et la famille Guilhafred. Le rempart est protégé par sept tours défensives.

* En 1419, un texte écrit en latin tardif (traduit par Gabrielle Thibout) décrit les différents méfaits de Berard, seigneur de Montalet vassale de Thibaud de Budos, seigneur de Portes. Après son emprisonnement, Bérad fait appel au jugement du Comte de Foix.

* Au 15ème siècle, la famille Bérard de Montalet abandonne la vieille forteresse pour un château plus confortable dans la plaine nommée : Potelières. Certains historiens pensent que cette famille, souvent en conflit avec son suzerain, préfère s'éloigner de la forteresse. D'autres pensent que le château de Montalet a été réquisitionné par le seigneur de Portes.

* En 1703, le château est détruit par la troupe de camisards commandée par Jean Cavalier.

* En 1985, une association de protection est créée. Après avoir dégagé les abords, ces bénévoles consolident cette magnifique forteresse.

* En 1997, le site est inscrit aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des fortifications intérieures est payante. Veuillez vous renseigner sur les horaires et jours de visite.

 

Les montagnes à perte de vue !

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