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Ombre et lumière

31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 11:05

 

La découverte de l'extérieur du château est ici.

 

 Dans la pénombre se déguste les décors s'étalant sur 10 siècles

Département :  38 - ISERE

 

Le château :  

     L'intérieur :

Avertissement

* Je ne vais pas vous faire une visite guidée de chaque pièce en les situant soit dans le donjon, soit dans l'habitat médiéval.

* Je vais vous montrer des thèmes ou des détails reflétant les entrailles de ce site médiéval, modifié au début du 20ème siècle.

 

Le hall d'entrée

* Comme vous l'avez remarqué, l'entrée actuelle est au rez de chaussée du bâtiment d'habitation construit au 13ème siècle.

* Les éléments les plus remarquables sont :

- L'épaisseur du mur de l'entrée,

- Les 2 portes accédant aux salles habitables,

- La fontaine "récente" avec le Dauphin (symbole du Dauphiné),

- Le puits médiéval de 30m de profondeur,

- L'escalier éclairé par la tour-citerne,

- L'ascenseur.

 La chaleur de plusieurs siècles se ressent dans cette première salle

Quel accueil !

* Cette pièce devait être une antichambre.

* Avec la chaleur des matériaux, l'ambiance de la maison est créée.

* La cheminée suffit à attirer l'oeil et la curiosité.

Qui étaient ces personnages ?

Que dit la belle à son amant ?

 

Rouge elle est

* Tout en paraissant moderne, cette pièce montre un décor d'un siècle.

* Le placard est intégré dans l'épaisseur du mur.

"Quelle épaisseur a le mur ?" me demandez vous ?

* Pour le savoir, il suffit de regarder la fenêtre.

 

Est ce la chambre de Van Gogh ou Monet ?

* Je vous sens surpris par le titre du chapitre.

* Pourtant, c'est la question que je me suis posée en voyant ceci.

 

Un feu d'artifice !

* Toutes les salles ont gardé leur papier peint.

* Chacune semble avoir un thème et une couleur.

* Beaucoup de pièces possèdent une cheminée, mais les radiateurs à eau chaude sont aussi présents.

 Imaginez cette pièce sans les dégradations

Une belle pièce de vie

* Après les salles colorées, voici une luxueuse sobriété.

* Tout est chaleureux en cette grande salle :

- Les murs sont épais.

- La cheminée imposante.

- Le bois est omniprésent.

- Les couleurs chaudes donnent une ambiance de bien être.

* En regardant sur l'autre mur, deux détails m'interpellent :

- Un cabinet de toilette avec de magnifiques panneaux sculptés.

- Un coffre fort dans le mur.

Ne venez pas pour le forcer, j'ai déjà récupéré le trésor  .

 

Les salles de bain

* Vous ayant présenté le château d'eau à l'extérieur, vous me demandez :

"Chevalier, à quoi servait cette immense réserve ?"

* Evidemment, cette eau n'était pas que pour les radiateurs en circuit fermé.

* Le confort au début du 20ème siècle était l'eau courante dans la maison.

* En plus de la cuisine, la toilette demandait beaucoup d'eau.

* De plus, cet ensemble de bâtiments comporte de nombreuses salles de bain, par exemple au bout de cette pièce.

* Certes, les vandales ont quelque peu terni la beauté de cette salle d'eau, mais avez vous remarqué la lumière puis la chaleur apporté par le radiateur.

* Dans une autre salle de bain, la fenêtre médiévale à coussiège a été mise en valeur.

 

En ce lieu de beauté, j'ai envie de me laver

 

Votre découverte se termine ici

* Pour vous, c'est la fin de la découverte.

* Si vous avez la chance d'être invités à une visite, vous n'allez pas vous ennuyer. Je vous assure qu'il y a de nombreux détails à découvrir (car je n'ai point tout montré).

* Avant de partir, sur les terrasses, n'oubliez pas d'admirer le panorama grandiose sur 360°.

* Le massif de la Chartreuse, le Vercors, la chaine de Belledonne et les premières montagnes de Savoie s'offrent aux yeux de ceux qui savent regarder.

 

Le diaporama du château est visible ici.

 

 

Histoire du château :

* Vers 1090, construction d'un site fortifié pour surveiller la vallée du Grésivaudan. Sur cette butte naturelle, la vue sur 360° est remarquable.

* En 1124, Enguelbert est cité comme seigneur de Bernin. Il est le fils de Ardenc Ier seigneur d'Izeron.

* Au 12ème siècle, en contrebas du château, s'établit un prieuré de l'Ordre de Saint Benoît dépendant de celui de Saint Laurent à Grenoble.

* En 1191, naissance au château de Jehan de Bernin. Vingt huit ans plus tard, il sera archevêque de la ville de Vienne (en Dauphiné) et légat du pape Grégoire IX.

* En cette fin du 12ème siècle, naissance d'Aymar de Bernin, frère de Jehan. Il sera abbé du monastère de Saint- Pierre puis évêque de Maurienne et enfin archevêque d'Embrun.

* Au 13ème siècle, un habitat fortifié est construit à coté de la tour. L'ensemble est précédé par un rempart. Un fossé est aménagé coté Sud (à vérifier).

* Durant presque cinq siècles, le site change souvent de propriétaires :

- Falastrier,

- Bernard,

- Lombard,

- Fontaine,

- D'arces,

- Marc,

- De Vente,

- De Vanchon,

- De Vaujany.

* En 1743, le site est vendu à Etienne Peyraud, riche bourgeois d'une bourgade sur l'autre rive de la rivière Isère nommée : Villard-Bonnot.

* En 1919, Charles-Albert Keller (ingénieur des Arts et Métiers, officier de la légion d’honneur) achète le château pour en faire son lieu de résidence secondaire. Il effectue de nombreux travaux de modernisation et de confort.

* Durant la deuxième moitié du 20ème siècle, le site n'est plus habité. Comme souvent, des vandales entrent par effraction et saccagent l'intérieur.

* En 1995, le site est propriété de la commune. Plusieurs projets d'aménagement culturel et de loisir sont étudiés mais n'aboutissent pas.

* A la fin du 20ème siècle, une association de sauvegarde est créée. Un restaurant avec terrasse est aménagé proche de la tour.

* En 2015, le château de La Veyrie reçoit le label : "Patrimoine en Isère".

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite. La visite des entrailles n'est pas encore autorisée.

 

Dans la vallée du Grésivaudan, le paysage est toujours magnifique

 

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Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Dauphiné : 05 26 38
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commentaires

Anne la Dauphinoise 01/04/2016 12:39

Dans cet article, vous vous demandez bien ce veulent dire les sculptures avec les personnages, ou même ce que peuvent dire ces personnages.
… Je vous expose mon idée à ce sujet :

… Déjà, je n’y vois mie une belle et son amant mais la dame que je suis et mon Chevalier des ruines oubliées que vous êtes… sensé être ! (comme l’on dit : « ça, c’est fait ! », et cela vous donne le ton de la suite).
… Ensuite, je vous précise que j’ai longuement étudié ces sculptures, m’appuyant sur des écrits véridiques et vérifiables (je peux donner leurs références, juste le temps que je retrouve les articles traitant de ce sujet).
… Evidemment, mon commentaire sera long… mais, le sujet est sans fin !

1ère sculpture :

- La dame paraît esquisser un geste, sans doute pour dire : « mais enfin, oyez mi donc, Ô Chevalier des ruines oubliées que vous êtes… sensé être ! ».
- Le Chevalier est impassible, ses traits sont durs.
- M’est avis qu’il tient dans une main son bâton « à vous bannir de mon blog si vous me dites encore que vous n’appréciez point certaines de mes découvertes, non mais ! »
- Il a dû prononcer des paroles aussi dures que ses traits, ou que la dame ne voulait mie ouïr (genre : je sais pertinemment que vous n’allez point aimer ce site, mais j’ai quand même classé les images s’y rapportant, na ! j’ai quand même écrit l’article, na ! et je l’ai quand même publié, na ! parce que je savais que ça allait vous faire râler comme pas possible !*).
- La dame a été touchée au cœur (ça se voit, que le cœur est touché : on voit bien l’impact à gauche… de la sculpture).
- De plus, elle s’est pris une bonne tarte dans la mouille ! (ça se voit aussi !). Peut-être, un rite médiéval ?… comme dans la cérémonie de l’adoubement, pour signifier : « et ça, c’est pour que tu t’en souviennes ! »

2ème sculpture :

- La dame s’est rebellée, il n’y a aucun doute là-dessus : elle a relevé ses manches ! (si, si ! vérifiez par rapport à la 1ère sculpture).
- Elle a dû saisir la seule arme qu’elle possède : ses piques verbales, et a dû en envoyer quelques unes au Chevalier :
- Une ou deux l’ont atteint au cœur (ils se voient, les impacts, juste à cet endroit-là… et l’on ne se moque pas si toutes les piques n’ont mie atteint leur cible !… essayez, vous, et vous verrez qu’il n’est pas si aisé que cela de faire un carreau dans le cœur avec des piques !**).
- On admet que le Chevalier s’est rebiffé (parce que, eh oui, même en ces temps anciens « le mâle orgueilleux » somnolait en tout homme, même en un chevalier… mais où allait-on !… quid de l’esprit chevaleresque, probité, humilité, et tout le tralala ?… ! )
- Et ses yeux ont lancé « des regards qui tuent ».
- Mais… raté !
- La dame ne fut mie atteinte ! (tous les impacts sont à côté de la cible... si, si !… celui que vous croyez voir en bas du cou de la dame est un camé, en fait).
- Le Chevalier semble sonné (d’avoir entendu le gros bourdon de Notre-Dame ?*), abasourdi… parce qu’il se dit : « Diantre ! elle m’a eu ! » ?… ou est-il désabusé, faisant fi de tout ce que la dame a pu dire ? (genre : « tu peux toujours causer ! ») … Le mystère reste entier à la minute où j’écris ces lignes.
- Il semble avoir lâché ce que l’on pense être ses articles en cause… de dépit, peut-être ? (certains jugent que c’est de lassitude… ont-ils raison ?). Là encore, le mystère reste entier, mais, pour ma part, il me semble que la seule chose à retenir est qu’il ait lâché ses articles.

Quelle morale faut-il tirer de ces 2 sculptures ? Je n’en sais fichtre rien, pardieu ! sauf que je me suis moult amusée les décrivant, et que j’espère qu’il en sera de même pour vous les lisant, Ô, Chevalier !

NB : Ceci n’est mie un poisson d’avril, vous l’aurez compris. Tout est véridique (bien que ce soit, en outre, un bon moyen de défoulement !).
Ce n’est pas ma faute si l’article est paru hier et qu’il m’a fallu un tant de temps pour y réfléchir et que mon commentaire tombe aujourd’hui, 1er avril.


* référence à votre réponse à mon commentaire dans l’article sur l’extérieur du « castel » de Bernin.
** là, je vous avoue que je me suis souvenu, in extrémis, de ce jeu de mots - pas au mot près, mais dans le même style - que vous aviez fait dans l’une de vos réponses à l’un de mes commentaires, il y a longtemps, et je ne sais plus dans quel article. Je vous l’ai donc.. piqué ! (sans le « trèfle de plaisanterie », parce qu’impossible à intégré ici !).

Le Chevalier Dauphinois 01/04/2016 14:45

* Hihihi.... Que voila idée que je n'aurais point eu et qui me réjouit !
* Il me plait d'imaginer que les personnages parlent du Chevalier Dauphinois.
* Puisque j'ai 800 ans, il est fort probable que mon existence ait été connue des propriétaires et du sculpteur.
* Et il est plausible qu'ils aient anticipé la rédaction de mon article.
* Admiratif je suis... Vous savez lire dans les gravures médiévales.
* Il me tarde de montrer une autre bâtisse du même style... hihihi.

Anne la Dauphinoise 31/03/2016 20:24

L as ! intérieur ne m’a mie convaincue…
A voué-je que de belles choses sont vues.

V ais-je cependant vous dire franchement :
E ut cette maison bien trop d’arrangements.
Y sont, de ce fait, manquants, à mes yeux,
R estes de nos très, très, très lointains aïeux…
I mpossible, là encore, me projeter
E n ce Moyen-Âge… qu’espérais trouver.

B ien sûr, allez me rétorquer qu’on voit
E xquise fenêtre à coussièges; mais pour moi
R ésidence lui donner dans salle de bains
N avrant devient : naturel n’est-ce point…
I l fallait qu’hôtes puissent vivre avec leur temps ?
N ‘était-ce prétexte pour ces « chamboulements »*…

I solés dans cadre qui n’est plus leur,
S ont, dès lors, vestiges sans aucune « saveur ».
E paisseur des murs seule me fait rêver.
R avissantes sculptures, ne puis-je le nier,
E moi provoquent… certaines bien mal placées…

D irai-je que « trésor » du lieu est perdu
A tout jamais, car son âme n’est plus…
U n souffle de vie d’antan, ténu, est
P erçu dans l’entrée, je le reconnais…
H eureuse j’aurais été de moult d’indices
I mprégnés du « vieux temps » faire mes délices.
N e pouvoir mirer aucune défense
E moussé a mes sentiments, mes sens.

N e priserai-je oncques de la vie lieux tels,
O ù rien ne fait plus songer à castel.
T ant pis pour moi !… allez dire, Chevalier.
A vez raison !… Il n’empêche : suis-je iriée !

* à mon avis, bien entendu, ou alors… ne l’aurais-je mie voulu, ce « castel », dans ce blog… On tourne en rond, je le sais… il a une 1ère pierre posée avant 1492… Mais, je vous expliquerai à chaque fois, suivant ce que je découvre, pourquoi je n’en veux pas, toujours et encore… Têtue… comme une Anne, je suis !

Le Chevalier Dauphinois 01/04/2016 08:53

* Sages ont été vos mots, pourtant maux envers ce bâtiment je ressens.
* Je comprends vos reproches. La bâtisse n'a plus pour vous un style médiéval.
* Dans ce blog, il y a tant de ruines que parfois un château entier est un renouveau.
* Ce style de bâtiment visitable est rare en Nostre Royaume, il me fallait le montrer.
* Cette construction médiévale a vécu des changements par un homme "moderne".
* Richelieu a beaucoup détruit, les Révolutionnaires ont beaucoup cassé, cet industriel Isérois a construit tout en gardant les bases. C'est ce que j'ai tenté de montrer : Peut être n'ai je point réussi ?
* Je pense que dans 10 ans, lorsque j'aurai montré plus de 2000 sites, ce bâtiment vous sera plus acceptable.
*** Je vous donne rendez vous dans 10 ans (heu, je ne parodie pas Bruel). ***