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Ombre et lumière

20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 08:30

 

Département 12 - AVEYRON

 Un ensemble fortifié digne des plus grand châteaux forts !

Le bourg :
       Situation :   (--> le voir sur une carte)
   La commune de Pierrefiche est située à 35km au Nord-Nord-Ouest de Millau, à 25km au Nord-Est de Rodez et à 20km à l'Ouest de La Canourgue.

     Coordonnées de la grange :

44° 25' 24" N 2° 54' 5" E
 44.423467°  2.901528°

 

 

La grange : 
        L'extérieur :
Comment nommer ce site ?

     Bien assis sur mon fidèle destrier, je m'abreuve de ma documentation sur Galinières. Dans un ouvrage, le site est nommé "Château fort", mais sur une brochure d'historien il est nommé "grange fortifiée".

    Si ma description oscille parfois entre les 2 termes, sachez qu'elle décrit toujours le même site :

Le château / grange fortifiée monastique de Galinières.

Nota : Je vous ai déjà montré une grange fortifiée dont l'architecture est très différente.

 

  Est ce une église, un château ou une simple tour ?
La découverte

    A 4,5km au Sud-Ouest de Pierrefiche, le hameau de Galinières se fait presque oublier sur sa petite colline où coule en contrebas le ruisseau nommé Serre.

   Avec mon oeil d'aigle (et surtout mon GPS aidé par mon dictionnaire) je remarque rapidement l'imposant site fortifié.

   Je comprends maintenant pourquoi certaines revues et livres le qualifient de château.

 

 

Le plan

   Pour vous faciliter la compréhension de la position des bâtiments, je vous propose le plan réalisé par Henry Pons.

       Contrairement à mon habitude, je ne vais pas le commenter. Je vous donne la chance de vous excercer et de deviner.

 

 

 Les tours crénelées ont du impressionner plus d'un assaillant

Rapide analyse 

* Le site est entouré d'un muret dont la hauteur et l'épaisseur me semblent être une construction non médiévale et non défensive.

* Mais mon jugement est contredit par la présence d'une tour ronde accrochée à un mur plus haut.

* Les bâtiments habités sont nombreux. Leurs ouvertures (portes, fenêtres) sont "modernes" sur certaines façades.

* Sur d'autres façades, les fenêtres possèdent des meneaux en croix ayant au moins 6 siècles.

 

 

Les tours

* Evidemment, ce sont les 3 beautés défensives que l'on remarque en premier.

* La 1ère est une tour quadrangulaire dont un coté est dépourvu de mâchicoulis (voir vocabulaire).

* La 2ème est une tour circulaire comportant aussi des mâchicoulis sur consoles.

* La 3ème est le chef d'oeuvre. Ce serait la grange fortifiée.

Aviez vous déjà vu 2 tours superposées ?

 

 Un donjon composé de 2 tours superposées

L'incroyable donjon

* La grande tour, coté Nord, est remarquable et "unique".

* Sa base mesure 12,8m par 13m.

* Ses murs à la base ont 1,5m d'épaisseur (d'après ma brochure).

* Les contreforts mesurent 2,5m par 2,5m.

* Au sommet de la première partie du donjon, une console à 5 niveaux apparaît. Elle a un ressaut de1,25m.

* Les 4 faces possèdent un ressaut.

A quoi servait cet encorbellement ?

* Evidemment à porter un "chemin de ronde" en bois s'apparentant à un hourdage (voir vocabulaire).

  Pour bien comprendre les dimensions imposantes de ce donjon, je vous propose de les comparer à celles des bâtiments voisins comportant 4 étages sur rez-de-chaussée.

 

 

        L'intérieur :

Je reste dehors

  La propriété privée n'est pas visitable.

 

Quelques précisions

   Ma petite brochure me livre quelques détails :

* La chambre de l'abbé est au second étage du donjon,

* Cette chambre est avec voûte à nervures saillantes.

* Les armes de l'abbé Rigal figurent sur la clé de voûte de cette chambre.

* Les appartements dans ce donjon sont décorés de fresques.

* Quatre murs comportent l'écusson de Jean Géraud, abbé de Bonneval en 1424.

* L'accès au chemin de ronde se faisait par un escalier à vis aménagé dans le contrefort Sud-Est (voir les fentes de lumière).

 

 

Histoire de la grange :

* Au milieu du 12ème siècle, les familles nobles de la région et les évêques de Rodez font des donations de terres et de fermes à l'abbaye de Bonneval.

* Vers 1162, un acte reconnaît la possession des granges de Galinières à l'abbaye. Ce lieu est parfois nommé : Peyrol.

* En 1370, Jean, fils du Comte (voir titre de noblesse) d'Armagnac, autorise l'abbaye à creuser un fossé de protection entourant le site.

* En 1371, début de construction du grenier-donjon demandé par l'abbé Rigal.

* Durant le dernier quart du 14ème siècle, des fortifications sont aménagées à Galinières.

* Au 15ème siècle, le site devenant la résidence d'été des abbés, les fortifications sont améliorées.

* En 1576, durant les Guerres de Religion, dans le château de Galinières, les états Catholiques du Rouergue signent une trêve avec les Protestants.

* En 1585, la grange est attaquée, saccagée et pillée par les Huguenots.

* En 1636, le site compte 26 serviteurs et un vivier aménagé dans le ruisseau Serre.

* Au 17ème siècle, la grange fortifiée est affermée. Quelques noms de fermier apparaissent dans les textes :

- En 1677, famille Claudel de Coussiergues,

- En 1750, Ignace Girou,

- En 1784, Jean Pierre Séguret.

* Vers 1792, les Révolutionnaires réquisitionnent le site et le vendent au procureur Ayral du Bourg.

* En 1870, le site est vendu à la famille Glandy.

* A la fin du 19ème siècle, la moitié du site est vendu à Emmanuel Payrac.

* En 1921, un incendie détruit partiellement le site. Le mobilier est en cendre.

* En 1928, certains éléments du site sont inscrits aux Monuments Historiques.

* En 1988, d'autres éléments du site sont inscrits aux Monuments Historiques.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur est libre et gratuite en respectant la propriété privée et la tranquillité des habitants. La visite de l'intérieur est interdite.

 

Quelle puissance !

 

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Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Rouergue : 12
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commentaires

Anne la Dauphinoise 22/02/2016 20:29

Pour ma part, dès que j’ai vu l’article, et en mirant ce site imposant, j’avais songé au château des Bourines, pour les même force et puissance démesurées, à mes yeux.
… Il est vrai que ce sont plus des castels que des granges.
… Celle de Fontcalvy est restée gravée dans ma mémoire… bien que l’on n’ait rien pu voir de l’intérieur ! Mais le genre m’avait plu… plus modeste aussi…

Le Chevalier Dauphinois 22/02/2016 20:49

* Raison vous avez, Bourines est plus dans l'esprit architectural, excepté la tour-double.
* De Foncalvy il ne reste que peu. Je l'ai cité pour montrer que ce type de construction (grange fortifiée) a existé, mais leurs architectures sont très différentes.

Anne la Dauphinoise 21/02/2016 18:48

G uère de doute, vous avez encore « frappé
R udement fort », nous offrant à mirer
A typique ensemble si fortifié et
N ul à autre pareil parce qu’il est
G range, peut-être, mais tenant du castel
E n plus de points que d’un grenier !… Est belle

D émesure dans la défense de ce lieu !
E t bien qu’il appartint à religieux,

G rand respect ai-je pour ces hommes qui défièrent
A ssaillants dans nombreuses périodes de guerre ;
L ivrant combats aux bandes de brigands
I mpétueux qui recherchaient argent
N otamment, tout autant que nourriture :
I l est sûr que, jadis, entre ces murs
E taient engrangées moult de céréales,
R entré le bétail, même en temps normal.
E tait-ce nécessité d’avoir alors
S écurités comme dans un castel fort :

P ourvoir fut d’abord le site d’une enceinte.
I l semble qu’icelle construction ne fut feinte.
E st arasée, certes, muraille de nos jours.
R este, toutefois, un exemple de tour
R évélant qu’antan les remparts ainsi
E taient protégés d’assauts ennemis.
F ossé, de surcroît, put être creusé.
I mpressionnantes furent donc sécurités
C eignant bâtis… Mais ce n’était point tout :
H eur avons-nous de voir encore debout,
E t entières, deux tours maîtresses : j’imagine,

A les voir que ne fut point anodine
V olonté d’ériger deuxième « donjon ».* (
E t bien que je ne sache si j’ai raison…)
Y avait-il urgence à ne point mettre
R etard pour mieux défendre ses biens, peut-être ?**
O n retrouve similaire allure en eux,
N ‘étant grand’force et puissance, à mes yeux,

R ehaussées dans seconde architecture,
O ù ne pouvaient qu’être les intrus, pour sûr -
U ne fois approchés, de loin bien aussi -
E pouvantés par si massif bâti.
R affinement est dans image guerrière
G arantie par peu d’ouvertures : manière
U niverselle de rendre, au Moyen-Âge «
E tanches » les habitats à moult dommages.

P uis énormes contreforts accentuent, là, «
O ppression » dûe à la masse, déjà.
S ont-ils épais au point de posséder,
T out du moins l’un, espace pour escalier !

S urprenantes sont consoles si imposantes !
C omme semblent encore aujourd’hui inquiétantes !
R avissantes, pour moi, songeant à leur fin :
I ndispensable chemin de ronde vint,
P usieurs siècles avant, sur elles se poser.
T ant j’aime cette sécurité du passé !…
U ltime aspect de robustesse, pouvoir,
M arqué est par le fait qu’eurent le vouloir

N antir « donjon », seigneurs, d’une partie
O utrepassant autres en hauteur, ce qui
T émoigne de l’arrogance, aussi richesse
A faire d’un grenier grandiose forteresse !

B ien ai-je apprécié cet ensemble, l’aurez
E videmment, par longue prose, deviné !
N ’ai-je mie honni les aménagements
E ffectués : n’ont gêné sentiment

E tre en présence de vestiges médiévaux
T ant ces derniers sont « écrasants »… et beaux !***

E st plan, pour moi, cadeau empoisonné !
N e reconnais-je « donjon » !… suis-je aliénée ?
C urieux « H » dessiné serait donc lui ?
O ù immense désarroi lors me saisit :
R epérer ne sais-je deuxième tour maîtresse !
E xtrème pitié aurez de ma détresse ?

C ar ronde tour crénelée semble ici «
E merger d’un bâtiment, en saillie**** :
C e ne peut être la deuxième tour carrée «
I ncrustée » là, et non sur le côté…?*****…

* pour moi, la tour carrée, plus petite que le « donjon », servit de grenier et donjon avant que le 2ème ne soit érigé... non ?…
** ce qui, d’après mon imagination, expliquerait le 2ème « donjon »… ?
(***… et heureuse je suis que que mon cinq centième acrostiche soit pour cette merveille !)
**** mais, à l’intérieur de l’ensemble, comme vu sur vos images.
*****… ou alors : le « donjon » est ce carré d’où saillit la ronde tour, et le « H » représenterait l’entrée ?… mais où se situe la 2ème tour carrée qui est en alignement avec le « donjon », d’après les photos ?… ou je n’ai rien compris du tout à tout ?

Le Chevalier Dauphinois 22/02/2016 11:50

* Ravi je suis que cette merveille Aveyronnaise vous donne autan de plaisir.
* Imaginez ma surprise en découvrant cette incroyable construction.
* Ma petite brochure était bien loin de la monter aussi puissante et aussi vaste.
* Notre Royaume possède encore des bâtiments extraordinaires.
** Les deux tours superposées me font penser au châtelet du château de Montbadon en Gironde.
** Pour ce qui est de la fonction de ce "rajout", je ne sais point si cela fut un refuge ultime ou un grenier.
* Pour le plan, j'avoue qu'il me pose des problèmes de compréhension. Je l'ai ajouté pour compléter les images de ce grenier unique, mais sans pour autant l'expliquer.