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Ombre et lumière

2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 07:52

 

 

Pour découvrir l'extérieur, cliquez ici

 

 

 La herse ne m'a point empêché d'entrer

     L'intérieur :

Ça c'est un sas !

* En passant sous la herse, en poussant le double vantail, j'entre dans un couloir.

* Soudain, je m'entends dire :

"Ça c'est sur, c'est un sas dans lequel je suis".

* Comme moi vous avez remarqué :

- A gauche du tonneau, l'ébrasement intérieur de l'archère que je vous ai montrée ici.

- Au plafond, l'absence d'assommoir.

- Au dessus de la porte, aucune trace d'un mécanisme pour les manœuvres d'un pont levis.

* Je me retourne et un sympathique Audois me quémande quelques piastres pour entrer en ce château.

* Ma bourse ainsi vidée, c'est donc un Chevalier Dauphinois qui entre allégé en cet incroyable site médiéval.

 

 Sans être un astronaute, j'entre dans l'espace !

Vaste étendue

* Pour comprendre mon étonnement devant cette imposant basse cour, je vous propose une vue depuis le sommet du donjon (au fond, la tour-porte).

* Cette vaste étendue quadrangulaire aménagée en 1310 mesure 100m par 40m.

 

 

Les tours défensives --> Les voir sur le plan

   La tour porte : repère 2

* Le 1er étage de la tour-porte abrite la salle des gardes éclairée par une jolie fenêtre trilobée.

* Evidemment depuis cette salle, par une porte latérale, les défenseurs accédaient au chemin de ronde sur le rempart.

 

   La tour carrée : repère 5  En cet escalier, j'ai attrapé le tournis

* Suivant les documents, cette tour carrée se nomme : Des Car ou Gaillarde ou Gualharde.

* Sa hauteur, depuis sa base à l'extérieur, est de 22m. Evidemment, depuis la cour, la tour est moins haute.

* Grâce à la "disparition" du rempart, je peux voir les archères droites sur plusieurs niveaux. Le faible ébrasement intérieur me les fait dater du 13ème siècle.

* Les 3 premiers niveaux possèdent une porte d'accès. Le chemin de ronde communique avec la porte la plus haute.

Comment faisait le défenseur

pour monter sur la plateforme ?

* Logiquement, il prenait un escalier intérieur en colimaçon situé dans un angle.

 

   La tour à bosses ou tour bossue : repère 6  Cette tour a plus de bosse qu'un troupeau de chameaux

* Face à cet espace très cubique où l'angle droit semble être la règle architecturale, la ronde tour surprend.

* Cette tour est talutée sur sa face extérieure.

* Elle possède 3 niveaux planchéifiés (Z) et une plateforme.

* Les niveaux 2 et 3 comportent quatre archères.

* Au niveau 2, les trous de boulin, sous la porte à linteau sur coussinets, facilitaient l'accès au chemin de circulation intérieure.

* En plus d'avoir une forme circulaire, ses pierres possèdent des bossages.

* Le bossage est parfois un ornement de façade (dans sa version "sculptée") utilisé à partir du 16ème siècle. Sur cette tour, le bossage est une caractéristique ayant été réalisée au milieu du 13ème siècle

Nota : Le bossage n'est pas une "invention du 13ème siècle. Certains castellologues supposent que cette taille existait déjà au début du 12ème siècle (dans d'autres provinces).

(Z)---> Pour l'orthographe de ce mot, je vous invite à lire cet article passionnant.

 

A quoi sert un bossage ?

* A cette question, j'ai entendu (et lu dans certains blogs) de nombreuses réponses contradictoires et souvent pauvrement argumentées :

# La fameuse théorie du gain de temps pour la taille est fausse.

- Si cela était vrai, les réparations devraient être en pierre à bossage. Hors, il n'en est rien.

# L'argument que la pierre résiste mieux au boulet est une bêtise.

- La circonférence des boulets était très différente suivant l'engin de jet. Un "petit" bossage n'empêche aucunement d'éclater une partie du mur.

# La thèse affirmant que le bossage casse les flèches ne pouvant pas être récupérées par l'assaillant est une idiotie.

- Ce n'est pas la partie en bois qui est la plus difficile à fabriquer durant un siège, ce sont les pointes en fer.

# Le bossage rend difficile le travail des sapeurs --> Stupidité !

- Un sapeur cherchant à détruire un mur attaque la paroi au niveau des joints. Son travail n'est absolument pas retardé par des bossages.

* La seule théorie admise par de nombreux spécialistes est la marque du pouvoir Royal.

- Les bossages sont visibles sur de nombreux bâtiments en Provence, en Languedoc et en Alsace. Il existe quelques bâtiments disséminés dans d'autres provinces en notre Royaume, mais ils sont si minoritaires que l'étude ne les prend pas en compte.

- Si j'élimine l'Alsace, qui n'a été intégré au royaume de France qu'en 1648 par les traités de Westphalie sous Louis XIV donc province ayant "vécue" sa propre histoire architecturale médiévale, les autres provinces sont des conquêtes du Royaume de France au Moyen Âge.

* La pierre à bossage aurait été une marque de "possession Française".

* La tour à bosse de Puivert a été aménagée après la croisade des Albigeois. Le roi se nommait : Philippe III le Hardi. (voir liste des rois).

 

 

Le rempart Nord

* Le rempart coté Nord est fascinant. Il montre :

- (avec un peu d'imagination) le chemin de ronde défensif..... certes un peu arasé, point de crénelage est visible.

- Des consoles alignés ayant soutenu une passerelle en bois (axe de circulation).

- Des archères droites avec un faible ébrasement intérieur. Ceci est surprenant pour un rempart construit au 13ème siècle.

 

 

La visite continue

* Pour ne point gâcher votre visite du château lors de vos prochaines vacances en Aude, je ne vais pas tout vous montrer.

* Sachez qu'il y a encore beaucoup à découvrir en cette basse cour.

* Veuillez me suivre, je vais vous montrer les merveilles au bout de la flèche rouge.

 

 

Pour continuer la visite, veuillez cliquer ICI


 

 

La basse cour m'emporte vers des merveilles médiévales

 

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châteaux de l'Aude

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Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Languedoc : 11 30 34
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commentaires

Pierrote 04/06/2017 23:33

P assage franchi, moyennant quelques pièces (
U s moderne pour investir forteresse !),
I mmense basse cour s’est offerte à vos yeux.
V aleur n’est mie dans « remplissage » des lieux…
E tendue incroyable, dans le passé
R efuge pour habitants de la contrée.
T rès en sécurité ont-ils été.

L es hautes murailles entrecoupées de tours
A ssuraient la défense. Si leurs atours
N e sont tous visibles encore aujourd’hui,
G rand nombre d’archères aperçues ne sont mie
U n leurre, que nenni ! J’aime ces fentes de tir.
E lles sont mes préférées,* savent m’éblouir
D ans leur simplicité… M’a étonnée
O uverture de la salle des gardes mirée :
C ombien chanceux furent soldats posséder

A ntan fenêtre si raffinée pour guet !
U ne « aberration »**, mais qui moult me siet.
D émonstration de richesse et pouvoir ?
E n saurons peut-être plus avec l’histoire...

N ous avez porte du passé entrouverte.
B elle ne peut qu’être suite de la découverte !

P récisions sur bossages ne connaissais-je.
S ont-ils donc de nos rois le privilège.

* dans les défenses du Moyen-Âge, après les hourds.
** il est rare de trouver des fenêtres sculptées pour une salle de garde, non ?

Le Chevalier Dauphinois 17/06/2017 19:03

* En nostre siècle, la cour est un peu vide. Il faut l'imaginer avec des chevaux, des chariots, des artisans, des bâtiments, des chemins de circulation en bois et peut être des ateliers (forge, four à pain....). Comme cela devait être animé et coloré.
* Tout en cette surface sent la vie.
** Après la croisade des Albigeois, ce château ayant été possession des "gens du Nord", ce château n'étant plus stratégique, il est fort probable que l'a fenêtre trilobée du corps de garde ait été aménagée pour le confort du "gardien".