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Ombre et lumière

13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 06:30
     
michel-j-01     Cet article est très spécial : Il est l'oeuvre d'un passionné ayant comme pseudo : " M. J.". Comme moi, il est fou de châteaux, aussi bien d'époque médiévale que renaissance. C'est aussi un passionné d'architecture et d'art. Il m'a proposé d'écrire quelques articles sur mon modeste blog.

     J'ai évidemment accepté. J'adore échanger sur les châteaux forts. Je suis fier de l'avoir dans ce "bateau" qui navigue à travers le temps !

   Croyez moi, vous allez découvrir un monde différent du mien, un ressenti plus architectural.

Faites lui un formidable accueil. 

 

michel-j-02  

 

 

Département 76 - SEINE MARITIME

  La ferme est identifiée sur la carte IGN 1/250 000ème

Le bourg :

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

      La commune de Saint Martin de Boscherville est située à 8km à l'Ouest de Rouen.

 

  Coordonnées de la ferme :

49° 26' 1.633" N 0° 58' 0.624 E
 49.433787°  0.96684°

 

 

Le site :

     L'extérieur :

Préambule du Chevalier Dauphinois

     Lorsque le qualificatif Templier est cité ou écrit, notre imaginaire, nourri de films, séries télé ou bandes dessinées, rêve à des constructions formidables, des châteaux uniques, des remparts infranchissables.

   Dans les pays des croisades, cela était partiellement vrai, mais dans notre Royaume de France, les bâtiments servant à recueillir et élever des chevaux ou à cultiver/récolter n'avaient point besoin d'être forts et imprenables. Ces lieux étaient pour des "comptables et paysans" attachés à l'Ordre du Temple.

  Voici un site peu décrit dans les récits historiques mais qui avait une fonction importante :

Vous allez découvrir une ferme.

  La vue satellite montre la délimitation ancienne de cette ferme

Approche cartographique du Chevalier Dauphinois

* Aussi bien sur la carte au 1/250 000ème ou celle au 1/100 000ème, et évidemment sur les magnifiques cartes de randonnée au 1/25 000ème, la ferme des Templiers est notifiée.

* Mais comme toujours, une carte ne définit pas l'état actuel du site. J'ai donc recours à la vue satellite.

  Cette présentation faite, je laisse maintenant la place à messire M.J.

 

Matériau

    C'est donc au début du13ème siècle qu'une ferme en pierre blanche de Caumont fut édifiée au Genétey, à la sortie sud de Saint-Martin de Boscherville.

    Usuellement, les fermes cauchoises étaient plutôt construites avec des matériaux moins nobles, en silex et en grès pour les soubassements et pans de bois et galandage en superstructure. L'entorse à cette règle doit probablement être trouvée dans le fait que la carrière de Caumont se trouve à quelques kilomètres de là sur la rive gauche de la Seine.

Corp de logis - Pignon SudQuels en furent les constructeurs ?

 

   Aucune certitude à cet égard. Toujours est-il que l'exploitant de cette ferme fortifiée devait l'hospitalité aux moines de l'abbaye de Saint Georges quand ils se rendaient dans la forêt de Roumare.

 

Le corps de logis

   Le corps de logis est doté d'une tour cylindrique sur sa façade arrière et de murs pignons faisant saillie sur la couverture. Il ne comporte que deux grandes pièces :

   * Celle du rez-de-chaussée était occupée par le fermier. Elle possédait une grande cheminée.

   * Celle de l'étage est accessible par un escalier inclus dans la tourelle. Il n'y avait également qu'une seule pièce dont le volume allait jusqu'à la charpente du toit. Elle était, à l'époque, réservée à l'usage des moines de l'abbaye de Saint Georges où une table garnie les attendait.

 

Les annexes

   Des bâtiments annexes à pan de bois ou moellons ont accompagné le manoir au cours des siècles : Que de matériaux différents dans cette ferme !

* Une longue grange du 18ème où logeaient les vaches et les porcs,

* Une charreterie entièrement ouverte sur un coté pour permettre l'entrée des charrettes à foin sans déchargement.

* Un pressoir du début du 16ème siècle. Un âne y tirait une grosse roue de pierre écrasant les pommes,

* Un chenil (vers 1610), reconnaissable à ses portes surbaissées,

* Un four à pain du 19ème,

* Une volière

 Ces bâtiments limitent la cour centrale de part et d'autre du corps de logis,

     Enfin le potager devant la maison qui a été reconstitué sur son emplacement d'origine et dans l'esprit à la fois naïf et sophistiqué des jardins d'abbaye.

 

 

Histoire de l'église :

* Au 13ème siècle, construction de la ferme.

* Au 16ème siècle, construction en pan de bois de la petite chapelle Saint-Gorgon. Son élément le plus frappant est sa charpente dont le rythme de ses fermes et l'équarrissage des bois est totalement surabondant par rapport au poids des tuiles à supporter.

* En 1610, un chenil est construit.

* En 1611, la chapelle est ornée de vingt-quatre petits personnages peints sur plâtre.

* Au 18ème siècle, aménagement d'une grange.

* Au 19ème siècle, la salle au rez de chaussée du logis est scindée en trois. Un four à pain est aménagé.

* Au 20ème siècle, les actuels propriétaires ont casé les 3 salles établies 1 siècle plus tôt et ont rétabli le rez de chaussée dans son état d'origine.

* Au 21ème siècle, la découverte de l'extérieur depuis le sentier est libre et gratuite en respectant la propriété privée. La visite serait possible avec l'accord des propriétaires.

 

Une construction presque intemporel ne ressemblant pas à une ferme

 

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commentaires

Pierrote 17/09/2016 10:51

F erai-je honneur à l’article d’aujourd’hui.*
E xplications m’ont contentée ici,
R ecelant détails sur l’architecture,
M ais aussi le pourquoi de telles structures.
E vocation de la « vie templière »,

T ant simple, « normale », et pas toujours guerrière.
E n rez-de-chaussée logeait le fermier
M andé pour terres de l’Ordre cultiver.
P uis se réservaient religieux du lieu
L ‘étage… On vivait ainsi bien « à deux »…
I mposant est logis par sa hauteur,
E t mur pignon bien dégagé a l’heur
R enforcer cette impression de puissance.
E st-il, de plus, en saillie : « suffisance »

L ui donne, m’est avis, ce signe distinctif,
E t procure à l’ensemble aspect massif.

G randement défendu ce site ne fut.
E tait-ce inutile, parce que les intrus
N ‘étaient mie nombreux, excepté brigands
E n manque de nourriture, peut-être d’argent.
T outefois, au sommet, tour-escalier
E ut la seule et unique (?) sécurité.
Y pouvait-on de là guetter, tuer.

P our sûr, ferme ne ressemble à un castel…
S ut icelle s’adapter à vie réelle.

* réf. au dernier article de messire M.J. qui n’avait pu m’inspirer.

Le Chevalier Dauphinois 17/09/2016 20:31

* Je me souviens de votre "mécontentement" sur le dernier article de messire MJ dont le château était peu médiéval en apparence, bien qu'il fut construit avant 1492.
* Ce site qui appartint à l'Ordre du Temple sent la pierre presque millénaire ainsi que l'architecture.
* Certes, il n'a point les défenses d'un château fort, mais il en garde une tour qui, à elle seule, nous emporte dans le passé.
* Heureux je suis que vous l'ayez regardé comme une petite cerise sur le gros gâteau de ruines en mon blog.