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Ombre et lumière

6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 07:30

 

Département :  36 - INDRE

  Je pressens le plaisir de la découverte castrale

Le bourg

    Situation :   (--> le voir sur une carte)

        La commune de Lys Saint Georges est située à à 22km au Nord-Est d'Argenton sur Creuse, à 20km au Sud-Est de Châteauroux et à 16km au Nord-Ouest de La Châtre (voir son château). 

   Coordonnée du château :

46° 38' 29" N 1° 49' 21.5" E
 46.641389°  1.822639°

 

    Toponymie :   (--> voir initiation)

      * Une légende prétend que ce lieu est l'alliance "provisoire" de Richard coeur de Lion et de Philippe Auguste (voir liste des rois).

 Saint Georges pour l'Angleterre et le Lys de la Royauté Française.

      * La vérité est autre. L'ancien nom de la commune fut : Ollicium. Ce devait être certainement le nom d'un Romain fondateur de la ville. Le nom "Ollicium Sancti Georgi" apparaît dans un texte faisant penser que le bourg fut sous la protection de Saint Georges. Il semblerait que les paysans se rendant au bourg disait : "On va au Lis", raccourci du nom Ollicium .

   La concaténation Lys Saint Georges fut évidente quelques siècles plus tard.

  Le vert entoure la blanche ruine

Le château :  

     L'extérieur :

La découverte

    Cet édifice, situé sur un éperon naturel dominant la vallée du Gourdon, est le but de ma promenade en cette fin d'été dans le Berry.

  La rue du château est mon guide pour arriver proche de mon Graal.

Diantre, qu'il est beau !

 

Le choc

    Ma 1ère surprise est évidemment les vertes douves. Un Chevalier des montagnes comme moi n'est point habitué aux châteaux de plaine entourés d'eau.

   Ma 2ème surprise est évidemment de voir de suite un donjon externe qui semble être vieux de 8 siècles.

  Mais il me faut reprendre mes esprits et notifier mes constatations.

  Les canonnières montrent l'évolution défensive du château

Le donjon

     Avec ses pierres pauvrement taillées et sa rudesse architecturale, ce donjon ressemble à une construction du 12ème siècle, mais de nombreux détails prouvent que ma rapide  conclusion est fausse :

* Il est construit à l'extérieur, ou plutôt inclus dans le système défensif extérieur, ce qui n'est pas l'habitude au 12ème siècle.

* Son plan est ovoïde,

* Il possède de nombeuses canonnières.

* Aucune archère (voir vocabulaire) droite est visible. Ce donjon doit avoir été construit au moins au 15ème siècle.

Avez vous remarqué ce curieux décroché au sommet ?

   Je pressens que ce fut un chemin de ronde.

 

Le rempart

     Bien que partiellement arasé, le rempart possède des canonnières. Proche du donjon, des systèmes d'artillerie compensent les angles morts de la tour maîtresse.

 

Les tours

   A ma grande surprise, ce castel n'est point un simple château mais une véritable forteresse médiévale. En plus du puissant donjon, je vois de multiple tours flanques.

  Ma documentation affirme que le rempart en comportait 11.

Fenêtre de confort et systèmes défensifs s'harmonisent sur les façades

   Archères canonnière sur une tour flanque

Les systèmes défensifs

   En faisant abstraction des fenêtres ouvertes "récemment", des systèmes défensifs de périodes différentes apparaissent :

* Des archères-canonnières,

* De larges canonnières,

* Des "pseudo" mâchicoulis.

  Certaines canonnières protègent les courtines et d'autres visent l'extérieur. Le quadrillage semble optimum.

  L'ensemble étant isolé des attaquants par des douves.

 

Une grille bloque le passage

   La propriété étant privée et logiquement interdite à la visite, en suivant les douves je me heurte à une grille. Mais l'accueil des Béirichons (et surtout des propriétaires) est si renommé qu'une pancarte m'informe que je peux continuer à rêver.

  Les tours se succèdent pour mon plus grand plaisir

Des tours partout !

   Lentement je poursuis ma découverte en empruntant le sentier privé et en suivant les douves. Entre chaque rempart arasé (ne comportant ni archère ni mâchicoulis) des tours défensives agrémentent le paysage.

   Même si elles ne sont pas toujours intactes, elles possèdent des canonnières horizontales trahissant une construction du 15ème siècle.

  Le spectacle est vraiment magnifique !

 

L'entrée fortifiée

    Pour franchir les douves, il y avait évidemment un pont levis. Au 19ème siècle, il a été remplacé par un pont fixe lourdement protégé par une tour aux multiples canonnières.

   Les portes charretière et piétonne portent encore les traces des ponts levi entrant dans leur logement. Les emplacements des flèches de levage ont disparu.

 

Le donjon...encore

   Grâce à mon oeil d'aigle, je peux voir au loin quelques détails architecturaux. Le plus intéressant est évidemment l'entrée du donjon avec :

* L'ouverture à l'étage de la salle des gardes avec ses canonnières,

* Et surtout les logementsdes flèches de levage.

 

     L'intérieur :

         Ce château privé est habité. Les bâtiments et salles ne sont point visitables.

 

 

Histoire du château :

* Au 13ème siècle, construction de l'église. Certains historiens supposent/affirment qu'un premier château  (du 12ème ?) devait exister en ce point stratégique. Mais aucun texte l'atteste.

* Au 14ème siècle, construction de l'actuel château en s'appuyant sur les traces de l'ancienne fortification. Le fief relève du seigneur d'Archambault de Crevant.

* En 1440, Antoinette Archambault de Crevant épouse Jesseaume Bertrand. Apporté en dot, le château change de famille propriétaire qui prend le nom de Bertrand Du Lys (ceci pendant trois siècles).

* Au 15ème siècle, modification du château suite à l'amélioration des armes à poudre.

* En 1498, le château appartient Gilbert Bertrant qui, après avoir été Capitaine des archers du Roi, est gouverneur du Berry.

* Au début du 16ème siècle (1501 ?), dans le donjon, Louis XII (voir liste des rois) met en résidence surveillée Ludovic Sforza, Duc de Milan.

* En 1502, le château est érigé en Châtellenie

* En 1504, Ludovic est transféré au château de Loches.

* Au 16ème siècle, amélioration de confort dans le château.

* En 1737, Paul François Bertrant est l'auteur d'un meurtre. Il s'enfuit en Espagne. Le château est réquisitionné par la justice Royale. Il est vendu à la famille Du Breuil Du Bost.

* Vers 1792, durant la Révolution, Lys-Saint-Georges change de nom : "Lys le Pelletier". Ceci est hommage à monsieur Le Pelletier de Saint Fargeau, révolutionnaire qui a voté la mort de Louis XVI (voir liste des rois).

* En 1877, début des restaurations des bâtiments par Alfred Dauvergne. Durant ces 10 années, quelques éléments d'architecture sont profondément modifiés.

* En 1969, le château est inscrit aux Monuments Historiques.

* En ce 20ème siècle, le château appartient à la famille De Reviers De Mauny.

* En 2006, sur demande des "électeurs", le conseil municipal accepte que les habitants se nomment : Les Olliciens. Ainsi, l'ancienne toponymie réapparaît.

* Au début du 21ème siècle, la découverte de l'extérieur du château est libre et gratuite en respectant le silence du site. La propriété privée est interdite à la visite des intérieurs.

 

Plusieurs siècles séparent ces bâtiments

 

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Published by Le Chevalier Dauphinois - dans Châteaux en Berry : 18 36
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commentaires

Alexandre Viale 30/09/2015 22:36

Bonsoir Monsieur,
je viens de tomber sur votre blog par pur hasard en effectuant des recherches hasardeuses sur l'histoire de Lys-Saint-Georges.
Il se trouve que je suis en master d'archéologie et que le but de mon mémoire est d'étudier le développement urbain et architectural de Lys-Saint-Georges. Jusque là je n'avais rien trouvé concernant l'appartenance seigneuriale du château. Auriez-vous quelques références bibliographiques ou numériques à me communiquer ?

Le Chevalier Dauphinois 01/10/2015 20:49

* Bonjour et merci pour votre passage sur mon modeste blog.
* Comme vous l'avez constaté, le but principal des articles est de montrer des constructions médiévales fortifiées, qu'elles soient intactes ou très ruinées.
* Ainsi j'allie plusieurs passions : La marche, la photographie, la recherche durant la période hivernale et la lecture.
* L'histoire n'est pas la raison de ce blog. Mais comme elle fait partie des vieilles pierres construites, je tente de la résumer ou de marquer les moments importants.
* Je lis tout ce que les bibliothèques, revues, prospectus et panneaux proches des sites me montrent.
* Ne souhaitant point faire une thèse ni devenir universitaire, je ne note pas (en bas de page) mes références.
** Il me semble avoir trouvé une partie de l'historique dans "des livres" de Annie Cosperec et René Pècherat. Il ne faut pas oublier les travaux (de groupe) réalisés par Charles Laurent Salch.
** J'espère que mes maigres informations seront utilisables pour votre étude.
.

Mélanie Lafonteyn 09/05/2015 18:56

Pour une information supplémentaire: je suis la petite-fille de Marie Paul Henri de MAUSSABRÉ de LYS SAINT GEORGES. Ecrivaine, Madrid.

Le Chevalier Dauphinois 11/05/2015 19:25

* Bonjour
* Je vous remercie pour votre passage sur mon blog et votre commentaire.
* Si vous détenez quelques informations sur ce château, je serais très heureux de pouvoir les lire et, avec votre accord, les publier dans cet article.
* Au plaisir de vous lire.

Anne la Dauphinoise 07/03/2015 17:41

L égende est ravissante… J’aurais aimé
Y croire… mais est une autre vérité…
S ait, en tout cas, castel être charmant (

S ans tenir compte des bâtis trop « récents »),
A vec ses douves attirantes à souhait.
I l m’est avis qu’antan moins ne l’étaient !
N e laissaient guère de chance aux ennemis
T enter investir le lieu; pont-levis

G arantissant d’autre part seule voie «
E mergée » pour les hôtes d’autrefois ;
O ù double entrée signifiait la richesse
R éelle des seigneurs de cette forteresse.
G uère de doute que l’imposant châtelet -
E n est une tour manquante, n’est-il point vrai ? -
S ut veiller, et les deux portes protéger…

I ncroyable donjon est une beauté.
N ‘est très âgé ? tant pis ! force est perçue.
D u rempart, canonnières l’ont soutenu.
R equis fut-il pour défense générale
E tant positionné - n’est-ce très banal -

B ien en avant, non pas comme un repli.
E nceinte compta aussi d’autres « appuis » :
R ondes tours, très nombreuses, échelonnées,
R éduisant intrusions de tous cotés.
Y vois-je en elles vraie empreinte du passé.

N e sont point leurs consoeurs - rénovées trop -
O uvrages si « palpitants » à voir, si beaux.
T outefois, n’étant arasées, ont pu
A insi permettre rêver de ce que fut

P rimitif aspect du castel antan.
S ûr, ne m’aurait déplu vivre dedans !

Le Chevalier Dauphinois 11/03/2015 18:53

* En rédigeant cet article, j'ai de suite ressenti les limites du blog et de mon blog.
* En visitant ce château, j'étais accompagné par des oiseaux très présents (leur chant était magnifique).
* Puis, il y eu l'odeur des douves qui variait suivant l'ensoleillement.
* Puis le clapotis de quelques animaux aquatiques.
* Et enfin, les pierres qui crissaient au soleil.
** Ne pouvant faire découvrir cela, je ne me suis attaché qu'à l'architecture qui est magnifique et variée.

Mélanie LAFONTEYN 13/12/2014 12:06

Pourriez-vous m'indiquer le nom du propriétaire du château de Tranzault 36230 ?
Merci. ML

Le Chevalier Dauphinois 13/12/2014 14:38



* Bien le bonjour


* Sauf erreur de ma part, ce château n'est pas d'origine médiévale (but de mon blog).


* Je n'ai hélas pas d'information à vous communiquer.